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Château de Villotte-Saint-Seine

Le château de Villotte Saint Seine a été construit pour l'essentiel au XVIIe siècle, puis prolongé par deux avant corps édifiés au XIXe siècle. Le colombier, avec lanternon au sommet de la coupole, est plus ancien, il remonte au XVIe siècle. Le parc fut aménagé au XIXe siècle avec les serres et le pavillon de gardien. Éléments protégés MH : le château, le parc, les dépendances, la serre, le colombier, le jardin potager, le verger, le jardin régulier et l'enceinte : inscription par arrêté du 4 mai 1995. 

 château de Villotte Saint Seine 21690 Villotte-Saint-Seine 

   

Château de Villiers le Duc

Première mention en 1153 sur un différend survenu entre Geoffroy, évêque de Langres, et Eudes II : "en notre présence, l’évêque parla ainsi : tout d’abord, je demande à monseigneur le duc, puisqu’il est notre chasé à Saint-Mammès et notre homme, et puisqu’il y tient un bon fief, s’il veut rester notre homme, qu’il nous rende le fief et tout ce qui en dépend. Je lui demande ce qu’il m’a volé à Chatillon, enlevant des prêtres et d’autres hommes et des biens, incendiant le village d’Ocey. Je l’interroge aussi sur tout ce que m’a pris Hugues d’Arceau et ses sbires, tout ce qu’ils sont incendié, nos hommes qu’ils ont tués, et d’autres nombreux torts qu’ils m’ont causés : tout cela, il a promis, par les mains de l’abbé de Clairvaux, de me le rendre quand je lui ai rendu ses hommes que je tenais captifs Je lui demande, conformément à sa promesse. Je demande la moitié des péages qu’il prend à Chatillon, et qui m’appartiennent. Et Varennes et de nombreuses autres choses que lui-même et ses agents prélèvent contre le droit dans ce château à notre détriment. Je demande la villa de Brazey qu’il tient en gage sans notre consentement, alors qu’elle est de mon fief. Je demande qu’il détruise les nouveaux murs de Dijon, qui nous coupent de nos abbayes et qui sont bâties sur nos terres, et contre nos châteaux, à savoir Saulx et Til-Châtel ; et la tour de Villers, qui nous fait du tort, et qui est bâtie sur notre chasement, et contre le château de Gurgy. A quoi répondit le duc : contre ceci, dit-il, je ne répondrai rien, parce que quand cela a été fait, je n’étais pas son homme, et il m’a reçu en hommage plus tard. Et, quand j’ai été son homme, il a refusé de me rendre justice, aussi, j’ai renoncé à être son homme. Mais je lui demande qu’il détruise La Chaume qu’il a fait à Mussy".

 En 1349-1352, Villiers-le-Duc et Maisey : compte de Regnaud Persenier de Cussigny, châtelain. Reconstruction du pont-levis du château de Villiers. Dépenses des chiens et veneurs du duc de Bourgogne. En 1356, comptes de Guiot de Gy, châtelain d'Aisey, Villiers et Maisey. Réparations suite au tremblement de terre. Le 7 septembre 1366, Jean de Bourgogne, seigneur de Montagu et d'Arc-en-Barois, tient en fief du duc à cause du château de Villers-le-Duc le château dudit Arc. Item le château de Courcelles-les-Rangs et les villes appartenant audit château sont du fief de Jean de Bourgogne à cause de son château d'Arc. Compte de Jacquinot d’Angneville, châtelain, nommé par lettres du duc Jean, datées de Paris, le 15 novembre 1405. Payement fait aux habitants de Villiers et Vauvey, "pour les fortifications de la tour et forteresse d'autour la tour du dit Villiers, faites par ordonnance de noble Jean de Foissy, écuyer, et bailli de la Montagne, pour icelle fortifier contre les ennemis du royaulme de France, en laquelle tour il avoit été ordonné faire belles, fossés, pont-leviz, barrières, esciffes couvertes et découvertes etc. Façon de grandes échelles destinées à monter sur les allées des murs pour défendre la forteresse, se besoing estoit, que Dieu ne veuille, et aussi pour y monter des pierres afin de repousser l'ennemi". Compte de Jean de La Rochelle, écuyer de l’écurie du duc de Bourgogne, capitaine châtelain de Villiers et de Maisey, institué par la Chambre des Comptes, en vertu de lettres du duc, datées d’Arras, le 23 avril 1411. Dépenses pour faire "18 manteaux et 18 créneaux qui sont à l’environ de la tour de Villiers".

 Le 6 octobre 1415, prestation de serment de Jean Point-Carré, châtelain de Villiers et Maisey, au lieu de Jean Durupt et à la caution de son frère. En 1427-1430 : compte de Joachim de Montléon. Foin dépensé par les gens d'armes de la garnison de Châtillon, depuis la prise de Larrey "durant le siège et jusqu'à la reddition, qui fut environ en 1430 : c'est assavoir par les gens de Seigneur de Blamont, de Ancey, du Fay, de Chailles, de Sarnelle, les Englois de la garnison de Montigny, qui derechef rompirent la grange et battirent les gens ; au chastelain pour leur vouloir rescourre ledit foin, et aussi par les gens d'armes qui se disoient à Messire le maréchal de Bourgogne au Vaul-de-Bar ; Messire Claude de Chasteluz et plusieurs autres seigneur de Bourgogne qui journellement faisoient mener à chevaulx, en charrioz et en charrettes le dit foing à Châtillon et en leurs logis, tellement que quand le dit Joachim, chastellain, revint du service de Messire le duc en la compaignie de Messire le chancelier, le 8 mars suivant, à châtillon et à Maisey, il ne trouva que peu de foing, car par avant sa venue, pour ce que les gens du chastellain refusèrent es gens de Messire le Maréchal et de Messire Jean de Vergy, et du bailli de Charollois, ils vindrent par ung matin au dit mois d'aoust et rompirent le guichet de la porte de la basse-cour de Villiers et y entrèrent par force et reussonnèrent toutes les bestes et autres biens". En 1452, compte de Joachim de Montléon, vu par maître Louis de Visen et Jean Monnot, de la Chambre des Comptes : réparations exécutées à la tour de Villiers-le-Duc.

 En 1477, le cens du par plusieurs habitants de Villiers et Vanvey ne sont pas payés, étant assis sur plusieurs loges "qui du tout sont habandonnées à cause de la guerre, pour ce que le chastel dudit Villiers a esté bruslé". Le 14 novembre 1573, aliénation pour 25 livres par les commissaires du roi sur André Andinot, de la place de la tour de Villiers-le-Duc avec les fossés. En 1624, la seigneurie a été acheté par Pierre des Barres, président au Parlement de Bourgogne. Au décès de son fils, Bernard des Barres, le fief est passé sous le contrôle de sa belle-fille, Antoinette de Beauclerc, qui l'avait racheté entre temps à Louise d'Orléans en 1676, et c'est à cette époque qu'elle a fait construire le château actuel. Puis par mariage, il est passé à la famille de Beauffremont et vendu en 1720 à Guillaume Le Brun de Dinteville. La propriété appartient en 1748 à Pierre Morel de Bréviande, dont les descendants la possèdent toujours.

 Éléments protégés MH: le château, y compris la chapelle-pont, les dépendances y compris l'orangerie et la salle des archives néo-gothiques, le colombier : inscription par arrêté du 27 janvier 1997. 

 château de Villiers le Duc 21400 Villiers-le-Duc

 

Château de Villers-la-Faye

Le 10 mai 1370, partage entre Jean dit de Villers et Étienne son frère, écuyers, fils de Jean le Gros de Villers, par lequel Jean de Villers emporte la maison forte de Layer et dépendances, terres, pré, bois, hommes (pas de justice). Etienne son frère a la maison de Villers-la-Faye. En 1443, terrier du château de Vergy : sont astreints au guet et garde les habitants de Meuilley, excepté les hommes de messire Jacques de Villers, qui font le guet et retrait au château de Villers-la-Faye. Le 26 août 1460, au registre 2 du syndicat de la chambre des compte, accord entre les gens des trois états au sujet des fortifications (les 29 représentants de la noblesse semblent les possesseurs des principaux châteaux) Jean, seigneur de Villers-la-Faye. Le 5 juin 1546, vente d'une partie de la terre et seigneurie de Villers-la-Faye, par Jean de Damas, écuyer, seigneur de Marey et de Villers en partie, au siège de Nuits, au profit de Sébastien de Villers, écuyer, seigneur de Magny et dudit Villers en partie : dans lequel acte de vente il est dit que les habitants de Villers, Marey, Magny, Meuilley et Chevrey sont sujets au guet et garde du château de Villers, sauve toutefois et réservée que le seigneur de Marey ou les seigneurs venant à faire audit Marey maison suffisante à faire guet et garde, en ce cas lesdits habitants de Marey demeureront à la sujétion de guet et garde de ladite maison de Marey, et déchargés du guet au château de Villers. Par cet acte, il apparaît qu'il y a procès au bailliage de Dijon entre Jean de Damas, écuyer, seigneur de Marey et de partie de Villers, et les officiers du roi, au sujet du fief de la maison forte et château de Villers.

 Le 27 février 1594, "nouvelles que le sieur de Vaulsey, que l'on a jetté hors de Saint-Jean-de-Loone avec ses gens, s'est emparé du château d'Antilly et ravage tous les villages autour, qu'il a failli surprendre la maison de Villers proche d'une lieue, qui est très bonne". En 1617-1625, Comptes : payé 75 livres au maçon Nicolas, à Nuits, pour la façon et la fourniture des pierres des fenêtres de la salle et du pouhelle du château. Construction d'une muraille à sec autour du château. Couverture de la lanterne de la cour carrée : réparation de la grange de la basse-cour ; reconstruction du pont-levis. Chapelle Saint-Rémy au château, fondée par François de Villers et Jaqueline de Pontailler en 1630. Magny-les-Villers y était retrayant en 1260 lorsque Hugues de Rouvres vendit à Arnaud de Poiseul deux portions de la tour de Maigné. La tour au Guépet, ou de la tournelle, ou l'on croit qu'était un fanal, est détruite. Terrier de Villers en 1640. Droit de guet et garde à Villers et Magny ; toute justice à Pernant et Aloxe. Joanne écrit en 1869 : ruines d'un château du XVe siècle.

 Dans l'arrière-côte, à six kilomètres au sud-est de Nuits-Saint-Georges, à l'extrémité occidentale du village qui s'étend sous le site castral du Mont-Saint-Victor. La maison forte de Villers-la-Faye, qui est assez souvent appelée "château" par les textes, se dresse à l'extrémité occidentale du village, sur un léger coteau, un peu en contrebas de la route ; elle est reliée au village et à la route par une chaussée le long de laquelle s'est développé un petit hameau, vraisemblablement issu du développement de la basse-cour. La maison forte est composée de bâtiments autour d'une cour carrée, et son aspect extérieur a beaucoup perdu de son lustre d'antan. Le porche d'entrée, à l'est, face au village, n'a pas gardé de trace de pont-levis, mais est surplombé par les corbeaux d'une bretèche. À gauche de ce porche, un bâtiment à un étage carré est ouvert vers l'est de deux croisées privées de leur croisillon, et d'une archère-canonnière à trou médian. Le même type d'orifice se retrouve au sud, sur le mur-pignon. L'angle sud-ouest est muni d'une puissante tour ronde dont les fenêtres de tir dominent l'ensemble du bâtiment. L'angle nord-ouest était muni d'une tour ronde de dix mètres de diamètre, attestée par le cadastre de 1827, et dont il ne reste que l'attache. Une tour-porche, au nord-est de la maison forte, permettait de passer de la route à la basse-cour. En contraste avec ces extérieurs un peu austère, la petite cour carrée est d'un abord beaucoup plus amène, avec au sud une galerie de colombage sur portique à piliers de pierre, et à l'est un corps de logis agrémenté de deux portes à accolades, deux croisées à linteau droit, un puits, et une grande niche à accolade souligné d'un tore outrepassé, et protégeant aujourd'hui une statue féminine. L'ensemble du bâtiment est entouré de larges terrasses, qui ont vraisemblablement été creusées de fossés. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, la galerie en bois et le puits : inscription par arrêté du 30 décembre 1925. 

 château de Villers la Faye 21700 Villers-la-Faye

   

Château de Villeberny

En octobre 1256, acquet par le duc Hugues sur Messire Guillaume de Marey, chevalier, de tout ce qu'il avait à Salives, tant en forteresse, maison, justice, lesquels étaient du fief du duc ; en échange de ce que le duc a en la ville de Villeberny, lesquelles choses et la forteresse demeurent du fief du duc, jurables et rendables. Le château est sans doute celui de la famille d'Orge qui possédait dès le début du XVe siècle, une partie de la seigneurie et qui semble être parvenue à réunir entre ses mains la totalité de celle ci à la fin du XVIe siècle. Edmée d'Orge, dernière de sa lignée, apporta Villeberny et son château à peine achevé à son mari Gabriel de Saint-Belin en 1600. La chapelle castrale fut fondée par Gabriel de Saint-Belin en 1682. Leurs descendants en restèrent maîtres jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

 Le château est un ensemble complexe, incomplet et remanié, de bâtiments du XVIe et XVIIe siècles. Il est structuré par une cour carrée, ouverte à l'est sur la route, fermée à l'ouest par le corps de logis principal du XVIIe siècle, à un étage carré, et au nord par un bâtiment en retour d'angle. La façade ouest du bâtiment occidental est flanquée de deux pavillons en ruine au centre et sur l'angle sud, et est ouverte d'une unique porte à linteau en accolade : la façade antérieure, à l'est, est flanquée d'une tour carrée sur l'angle sud, d'une tourelle d'escalier demi-hors-œuvre à trois pans au centre, et d'un bâtiment à un étage carré sur l'angle nord. Ce bâtiment est flanqué sur ses angles nord de deux tours carrées. La tour orientale, dont le rez-de-chaussée est voûté d'arête, est munie à l'ouest de deux canonnières au rez-de-chaussée et au premier étage. La tour occidentale possède au moins trois canonnières : deux flanquantes de part et d'autre du premier étage, une frontale au rez-de-chaussée. Le premier étage est également équipé d'une latrine en encorbellement. Les trois tours carrées ont des chaînes d'angle harpées en bossage rustique. Au sud, la cour est doublée par une sorte de basse-cour dont les principaux éléments seigneuriaux sont au sud les portes charretières et cochères plein-cintre, à chaînes d'angles en bossage rustique. 

 Éléments protégés MH: le château en totalité, les façades et les toitures des communs, le puits, le mur de clôture: inscription par arrêté du 1er septembre 1998. 

 château de Villeberny 21350 Villeberny

   

Château de Villars

Né d'un démembrement de la seigneurie de Courcelles-lès-Semur réalisé au XVe siècle pour doter une fille naturelle de Jean de La Trémouille, le domaine de Villars acquit son autonomie à la fin du XVIIe siècle, seulement quand, après de multiples tribulations, Villars fut attribué à Marie-Jacqueline Desgeorges qui épousa François Damoiseau. Vendu à plusieurs reprises au cours du XVIIIe siècle, il fut finalement acheté, en 1767, par François de Chastenay qui entreprit de doter d'une modeste demeure seigneuriale ce petit fief, il se ruina et dut le vendre dès 1791, à Marie-Claude Champion, ancien maire d'Avallon. Le domaine changea de mains à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle, avant d'être acquis en 1921 par René de Burtel de Chassey. Il s'agit d'un édifice classique de plan rectangulaire à un étage carré sous toit à la Mansart pour les ailes et un fronton en milieu de façade . D'après le cadastre de 1823, si le château a le même plan, il manque une grande dépendance, une pièce d'eau et des jardins ordonnancés. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, l'escalier principal avec sa rampe en fer forgé, l'antichambre et le salon au rez-de-chaussée avec leur décor, la cheminée de la chambre deux au premier étage : inscription par arrêté du 30 mars 1979. 

 château de Villars 21390 Dompierre-en-Morvan

   

Château de Vianges

Traité en 1327 entre le chapitre d'Autun d'une part, et le prieur de Bar-le-Régulier, exécuteur testamentaire de M. Hugues de Vianges, chanoines d'Autun, par lequel ledit prieur assoit les rentes dues au chapitre sur les héritages du chanoine. En 1461, Vianges, où il y a parroiche et une forteresse et sont les hommes de l'église de Bar le Régulier et des hoirs de oudot de Cussigny. En 1474, "Noble homme Bernart de Cussigny, seigneur de Vianges, tient en rerefief de mondit seigneur et en fief des vénérables doyen, chappitre d'Ostun, la place et maison fort dudit Vianges, avec les premiers fossés, et les membres et appendances d'icelle place de franc alleuf, en toute justice et jurisdiction". Le 21 février 1589, traité de mariage passé au château de Vianges. En 1646, Pierre Thibaud, mestayer du seigneur, demeure dans la basse-cour du château et qui a deux charrues, est dispensé de la taille. En 1696, contrainte faite aux habitant de Chauvirey à faire le guet et garde au château de Vianges et à contribuer aux menus emparements. En 1729, procédure et mémoire au bailliage de Saulieu et au Parlement entre M. de Morey, seigneur de Vianges, et les habitants dudit lieu retrayant en son château, au sujet des menus emparements. Treize villages et hameaux retrayant du château en 1730, élevé en marquisat par Claude de Morey. En 1750, par mariage avec Charlotte le Belin, dame d'Eguilly, veuve de feu messire Claude de Morey, marquis de Vianges, seigneur de Chauvirey, Viévy, le Deffend, Thoreille, Auxerain etc, Jean-Baptiste Mac-Mahon, médecin du feu mari et chevalier irlandais, devient comte et marquis d'Eguilly, marquis de Mac-Mahon, seigneur du marquisat de Vianges, baron de Voudenay, seigneur de Sully, Sivry, Blangey, Chauvirey, Reuhion, Chappe, Censerey, Barnay, Igornay, Champsigny, Champeculion, le Defend, Thoreilles, merey, la Cave, la Tour, etc. Cette ascention rapide lui vaudra un procès retentissant, pour savoir si un médecin peut hériter de sa victime...

 Situé en terrain plat, à la limite sud du village, le château de Vianges, lourde bâtisse rectangulaire du XVIe siècle, occupe le côté nord d'une plate-forme carrée entourée d'un double fossé en eau à fond de cuve. Le fossé interne est franchi au nord, face au village, par un pont de pierre à deux arches ; le second fossé n'est conservé qu'au nord et à l'ouest ; il est coupé par une chaussée dans l'axe du pont précédant. Entre les deux fossés s'élève une terrasse partiellement chemisée qui s'élève plus haut que le sommet de la plate-forme, et forme donc un rempart. Le corps de logis comporte un étage carré sous comble ; la façade nord est flanquée en son centre d'une tourelle d'escalier hors-œuvre à quatre pans. Le château et les fossés sont précédés au nord et à l'est par des bâtiments de basse-cour avec pigeonnier, et le tout est entouré d'un mur d'enceinte, ouvert au nord face au village par une porte charretière sans défense, et à l'est par un massif d'entrée composé d'une porte charretière avec porte piétonne à droite, le tout flanqué de deux tours rondes sans étage, munies de canonnières. N.B. : En 1999, les doubles fossés de la maison forte ont été remblayés pour laisser place à une pelouse. Les restaurations ont amené le dégagement d'une série de six canonnières aménagées dans les allèges des fenêtres du rez-de-chaussée au sud, et de quatre autres dans le mur ouest : deux à chaque niveau. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, escalier intérieur, porte de l'ancienne enceinte et pigeonnier: inscription par arrêté du 22 février 1980. 

 château de Vianges 21430 Vianges 

 Téléphone : 06 42 32 53 35 

Château de Verrey sous Salmaise

En 1027 première mention du nom "Tetbaldus de Variacco". En 1372, Jean de Ruffey, écuyer, tient en fief du duc à cause de sa femme Marguerite de Verrey, à Verrey-sous-Salmaise une maison, motte, verger et dépendances, et un closeau de pré appelé le vergé, le tout situé entre le bief du moulin et la rivière de Verrey ; la moitié du moulin, toute justice sur ces héritages et la moitié de la justice commune partant avec le duc. En 1413, pas de mention de forteresse à Verrey-sous-Salmaise. En 1450, Rolin de Bournonville, écuyer, tient en fief du duc, à cause de sa femme Marguerite de Quarrière : Premièrement une maison plate assise audit lieu de Verrey, ensemble les meix, clos avec les basses maisons de la cour, tenant au bief du moulin et à la rivière. Item un pré de 7 soiptures entre le bief et la rivière. Item la moitié du moulin avec le duc. Item toute justice haute moyenne et basse partant avec le duc. Le 17 décembre 1683, dénombrement d'Anne d'Anchemont, femme d'André Bizouard, écuyer, seigneur de Giboux, acquéreur du quart de la seigneurie de Verrey appartenant à son père. Premièrement le château dudit Verrey, avec pont-levis et dormant, entouré de fossés et fermé par des murailles. Dans l'enceinte existaient des bâtiments du château, une cour haute et basse, des granges, étables, deux colombiers, un jardin, petit et grand verger, une tour, 6 soitures de prés.... Un quart de toutes justices. Guillaume de Thésut fit construire en 1769 un nouveau château avec chapelle castrale. Il y installa une bibliothèque très riches avec une collection archéologique. Confisqué durant la période révolutionnaire, le château de Verrey passa ensuite entre les mains de plusieurs propriétaires qui en firent disparaître les jardins.

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures des deux tours d'entrée, la porte du logis sur la cour intérieure et le puits: inscription par arrêté du 12 février 1971. 

 château de Verrey 21690 Verrey-sous-Salmaise

   

Château de la Velle à Meursault

Ce castel du XIIIe siècle était également appelé Castel de Villeneuve, du nom de Guéret de Villeuneuve, un de ses propriétaires à la fin du XVIIIe siècle. Il passa dans les mains de nombreux seigneurs jusqu'à ce que les huguenots en prennent possession au XVIe siècle. Sur le mur situé côté rue, on peut voir une biface représentant Janus, qui avait reçu de Saturne le don de ne pas oublier le passé et de lire dans l'avenir. Dans la cour un four à pain ainsi qu'un très beau pressoir dans l'un des bâtiments. On trouve des Darviot à Beaune comme vignerons avant la révolution et des vignes au cadastre de Beaune en 1826. Vos hôtes Bernadette et Bertrand Darviot y sont installés depuis 1973.

 Ensemble de bâtiments implantés autour d'une cour ouverte sur la rue à l'ouest et sur les vignes à l'est. Ensemble composé de tours, de logis et de communs. Présence d'un puits ayant conservé son porte-poulie en pierre à l'entrée de la cour. Au nord les bâtiments comprennent une cave, un rez-de-chaussée et deux à trois étages, dont un étage de comble. Toits à deux versants et en pavillon couverts de tuiles plates. Moellons de pierre apparents jointoyés et/ou partiellement enduits. Baies rectangulaires, dont certaines à linteau délardé, portes charretières en plein-cintre et jours en archère. Bâtiment de communs couvert d'un toit à longs-pans de tuiles plates. Moellons de pierre apparents. Baies rectangulaires et portes charretières en plein-cintre, en arc segmentaire et en anse de panier, avec encadrement en pierre. Four à pain en fond de cour à l'est. Toit à deux versants couvert de laves. Moellons de pierre. Baies rectangulaires avec encadrement en bois (linteau) ou en pierre. 

 Éléments protégés MH: le château, y compris le four et le puits et son porte-poulie: inscription par arrêté du 17 février 1989. 

 château de la Velle 21190 Meursault 

 Téléphone : 06 84 11 19 76 

Château de Thoisy la Berchère

Le 23 novembre 1364, le conseil prévient le duc "qu'il se donnast garde comment il viendroit à Dijon, parce qu'il y avoit glaives des compagnies sur les champs qui avoient cuider embler Toisey à l'evesque d'Ostun". En 1365, Guillaume de Clugny, bailli d'Auxois, fait porter des lettres aux seigneurs, capitaines et habitants de La Motte-Ternant, Thoisy, Biard, Missery, Mont-Saint-Jean, Ogny, Arconcey, Mimeure, Arnay etc., leur annonçant la prise de Villaines et leur prescrivant les mesures nécessaires pour mettre en défense leurs forteresses. Il fut écrit, pour la même cause, aux seigneurs et habitants de Saint-Thibaud, de Saint-Beury, de Gissey-le-Vieil, de Grandchamp, d'Aiguilly, de Pouilly, de Châtellenot... En 1367, compte de Perin, châtelain de Saulieu et Thoisy : "achat d'un raseaul et demi de sel pour donner aux brebis et aux moutons et saler les fromages de la bergerie. Autre pour les maignies de la grange et donner aux boeufs gras de Monseigneur. Achat de colliers pour mettre au col des chiens de Monseigneur. Baillié au berger qui a gardé les troupeaux de Monseigneur, de la Saint-Jean-Baptise à la Saint-Martin, suivant que lesdites troupes seront vendues 8 gros pour sa chaus. Payé 11 gros aux 22 personnes qui ont tondu les moutons et les brebis. Pinte d'huile achetée pour le potager des maignies de la grangeù on mettait le lait de la bergerie, que les ennemis du realme de France avoient mis au feu. On rechausse le soc et le coutre de la charrue de Monseigneur. Dépense pour la fenaiseon et la moisson, réparation aux halles de Saulieu et à la tour de la prison, couverture en aissane d'un ouvreur du côté de la tour Gilette La Boutoillère. Jean de la Boulaye, écuyer, séjourne au château, dépense d'avoine pour le cheval de Monseigneur, durant son séjour à Thoisy.111 

 Nicolas Ier de Toulon-sur-Arroux, évêque d'Autun, meurt le 20 décembre 1400 au château de Thoisy. En 1418, pièce à l'appui des comptes de receveurs de Saulieu et Thoisy. Relèvement de la justice de Thoisy, gages de Guillaume Doyen, écuyer, capitaine de Thoisy. "Estienne Bondemer de Saulieu a confesse avoir eu et reçu de révérend père en dieu monseigneur M. par la grace de dieu evesque d'Autun par la main de messire Jehan Soillenier son chastellain et receveur en ses chastellenies de Thoisy et Saulieu la somme de unze frans quatre gros tant pour cause de trante et huit milliers de choux pris chez le dit Estienne. comme pour aultres denrees prises chez icellui lesquelles ont heues missionees en pavant la cuisine de Thoisy le colombier et les degres de la chambre saint michiel de laquelle somme il se tient pour content". Vingt gros pour cinq queues de chault de laquelle chault ont este pavees les chambres saint michiel et de monseigneur, pour la provision de la semaine advenu que l'on devoit avoir des ouvriers c'est assavoir Guillemin Le Teullier pour paver les deux chambres la chambre saint michiel et la chambre basse, six francs pour ouvrage de charpenterie. Ferry de Grancey, évêque d'Autun, meurt le 2 août 1436 au château de Thoisy. En 1436, compte des dépenses d'Etienne Thibaut, receveur des châtellenies de Saulieu et de Thoisy, au profit du duc Philippe après la mort de l'évêque Ferry de Grancey : repas pris à Thoisy par les commissaires de la régale : attestation de Philibert Daules, écuyer, capitaine de Thoisy, de la validité du compte du châtelain.111 

 Compte d'Etienne Thiébaut, châtelain et receveur de Saulieu et Thoisy rendu à Jean Rolin, évêque d'Autun, pour les années 1442-1443 : réparations de charpenteries, à l'étang de la Guette, aux greniers et aux étables du château de Thoisy : réparation de la ferrure de la porte du chastel : dix saluts d'or donné à Jacquet, cuisinier de Monseigneur, pour payer "sa rançon aux escourcheurs". Compte d'Etienne Thiébaut, châtelain et receveur de Saulieu et Thoisy rendu à Jean Rolin, cardinal d'Autun, pour les années 1450-1451 : marché passé par M. de Bousdemont, chevalier, capitaine de Thoisy, avec un lambroisseur pour faire la porte du pont-levis du chastel, l'huisserie du boulevard neuf, réparer l'huisserie du premier guichet par lequel l'on descend dans la ville. Conduite de prisonniers au château de Touillon. Achat d'un charriot à chevaulx, tout neuf et de quatre harnois pour 17 francs, dépenses pour le fait des moulins et étangs, redevance de trois muids d'avoine à Jean Chassin, maître de la maison de Breul, autre de 15 setiers à Jean Dubois, chapelain de la chapelle de Saint-Denis du château de Thoisy. En 1567, le château passe à Nicolas de Marcilly-Cypierre, qui continue les travaux. En 1630, l'église Saint-Denis, qui était au château, fut transférée sur une éminence sous le vocable de Saint-Pierre. En 1844, Etienne de Beauvau-Craon en hérite et réalise sa restauration et l'aménagement d'un parc à l'anglaise, oeuvre qui fut menée à son terme en 1893 par sa fille Hélène, mariée en 1869 au marquis de Montboisier-Canillac. Les travaux furent dirigés par l'architecte Charles Suisse et par son fils, la décoration par le sculpteur Schanosky, les peintres Leniept et Vernachet. Les jardins dessinés par Friant et Buller. Joanne écrit en 1869 : le château le plus ancien de la Côte-d'Or est celui de Thoisy-la-Berchère, dont quelques parties remontent au XIe siècle.111 

 Le village de Thoisy est installé dans une gorge qui franchi le coteau occidental de la vallée du Serein ; le château est installé sur un éperon de forme rectangulaire dominant faiblement le village au sud. Le château primitif, tel qu'il apparaît sur la gravure de Maillard de Chambure (1833) et sur le cadastre ancien (1819), était constitué de trois corps de bâtiments autour d'une cour trapézoïdale, ouverte à l'est. Depuis la restauration de Charles Suisse en 1824, il ne reste qu'un bâtiment rectangulaire sur le côté nord de l'éperon, face au village. Ce bâtiment est composé d'un long corps de logis à un étage carré accosté d'une tour rectangulaire à l'est, et munie d'une tour ronde sur son angle nord-ouest. L'ensemble des croisées, des fenêtres de tirs, et des aménagements intérieurs, sont dus à la restauration. Au sud du château, dans la cour, une grange occupe le volume de l'ancienne église paroissiale. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, la chapelle et la bibliothèque au rez-de-chaussée et leur décor, la galerie et la chambre dite Henri IV au premier étage et leur décor : inscription par arrêté du 27 juillet 1978. 

 château de Thoisy la Berchère 21210 Thoisy-la-Berchère

   

Château de Thil

La première trace écrite date de 1007 : Miles de Thil donne à Saint-Pierre de Flavigny un alleu à Maiseul. En 1026, Gui de Thil transmet au monastère de Flavigny ce que son père avait légué par testament à cette maison. En 1085, Philippe Ier, roi de France, confirme les biens de l'abbaye de Flavigny, parmis lesquels la chapelle du château de Thil. En 1200, le château du Thil, reconstruit au XIIe siècle, est relié par une allée d'arbres à une ancienne église collégiale abandonnée. Le 24 juin 1310, Jean de Thil, seigneur de Saint-Beury, chevalier, cède à son cousin Guillaume, seigneur de Thil, le château, châtellenie et dépendances de Thil, que Guillaume tenait en fief de lui et en arrière fief du duc, et s'engage à entrer en l'hommage du duc, en échange de quoi le duc lui donne Saint-Thibaut. En 1360, mort de Jean de Thil. En 1361, comptes de Guillaume de Clugny, bailli d'Auxois : "de Estenne le Roussellet de Chenaux, pour ce qu’il fut avec Monseigneur Eude de Turcey, chevalier, qui estoit de la garnison du chastel de Thil, à prendre les beufs et bêtes de Lorant Bourtier, autrement dit Chardasne de Roilley, consideré que ce qu’il en fit fut fait par la force et contrainte de la dicte garnison : XV florins". Le 15 juillet 1364, Arnaud de Cervole envoie de Thil un messager, à propos des menaces de Louis de Navarre, chargé de convoquer les capitaines de La Vevre et de Vésigneux pour aller faire la guerre aux comtois. Le 25 mai 1366, lettres de Philippe le Hardi à Jeanne de Châteauvillain pour lui annoncer la mort d'Arnaud de Cervolles et pour lui recommander la garde de sa forteresse de sorte que les Gascons n'y entrassent.

 En juin 1366, Philippe le Hardi envoie Gaudri de Baleure, Huguenin de Blangy et Tassin le Bougre, avec une bonne garnison, pour protéger le château de Thil. Le 10 novembre 1366, comptes de Guillaume de Clugny, bailli d'Auxois. "A Charboneau de Semur pour porter lettres closes à Til, à la Moute de Toisey, à Misery, à Mont Saint Juhan, à Charny, à Arconcey, Arné, à Bouhes, à Chastelnuef, à Poilley, à Grant Champ, à Aguillei, à Saint Buri, à Saint Thibaut et à Lée d’Avrés à pluseurs nobles seigneurs des forteresses, de faire bon gait et bone garde et auxi pour porter mandement overs pour faire crier de par le roi notre sire et de par Monseigneur le duc que nuns nobles ne partissient du pais ne du royaulme de France : V gros". En 1404-1410, requête au duc par Guillaume, seigneur de Châteauvilain et de Thil, chevalier, son chambellan, portant qu'en 1391, le feu duc ayant fait mettre par le bailli d'Auxois sa main en la terre et châtellenie de Thil lors appartenant à feu Monseigneur Jean son père, seigneur de Thil et de Châteauvilain, lequel bailli commit au gouvernement de la terre Guiot de Maligny qui la gouverna pendant deux ans, et depuis l'an 1396 la terre fut encore saisie sur ledit Messire de Châteauvilain qui était malade, et ce faute de dénombrement de ladite terre, et en fut capitaine Robert de Grancon, écuyer ; supplie de faire cesser les poursuites et qu'on lui rende les comptes de Messire de Maligny.

 Registre des délibérations du conseil ducal en 1424. Commission donnée par le conseil à Jacques de Courtiambles de visiter le château de Thil, de reconnaître les réparations qui y sont nécessaires, et d'imposer pour y constribuer les habitants de Brianny, Roilly, Chenaut, Marcigny, Fontangy, Chausserose, Sainte-Segros, Montlay, Juillenay, Aisy, Vic-sous-Thil, Précy, la Maisons-Dieu, Thil-la-Ville, le Brouillart, retrayants de ce château appartent à Bernard de Châteauvillain. Information en 1439 contre les seigneurs de l'Auxois qui ont favorisé les écorcheurs. Thil-la-Ville fut aussi préservée en faveur du seigneur du lieu. Le 26 août 1460, au registre du syndicat de la chambre des compte, accord entre les gens des trois états au sujet des fortifications (les 29 représentants de la noblesse semblent les possesseurs des principaux châteaux) Jean, seigneur de Châteauvillain, Grancey et Til. En 1461, "Thil et la maison Dieu, ou il a chastel fort, est a M. de Chastel Villain. Prissey sous Thil, au même. Thil la Ville et le Ruault, au même, et sont les hommes sers, taillables et mainmortables". Archives de Semur : " le dit jour 25e octobre 1589, comme les ditz magistratz estoyent assemblés en la dite chambre, ils ont receu advertissement certain que la nuict de ce dit jour, le chasteaul de Thil en Auxois a été surprins par aulcungs tenantz le party contraire au roy, estant de la Ligue, chose important beaucoup à ladite ville et au pays. De quoy incontinant ils ont adverty le sieur de Cypierre, commandant en ce lieu, pour y pourvoir de par après. Et soient les ditz magistratz employéz à départir la ville par quartiers et dresser des expériences pour en cas d'allarme ou force, se rendre aux ditz quartiers pour la tuition et deffense et résister aux incursions de ceulx qui vouldroient attempter à lad. ville, affin de la conserver soubz l'obeyssance du roy et sur ce faict estroictes ordonnances ès habitans d'icelle".

 Le château en ruine fut pris par le comte de Tavannes en mai 1591. En 1596, reprise de fief par Jehan de Conigham, écuyer, seigneur d'Avirey-le-Bois, et Pierre de Conygham, écuyer, coseigenur d'Arcenay, frères, neveux et héritiers de Pierre de Conigham, écuyer, coseigneur d'Arcenay, de tout ce que leur oncle possédait dans l'étendue de la baronnie de Thil. Le seigneur et Léonard Regnard, capitaine du château étant absents, les deux frères ayant déceints leur épées, ôté leurs éperons et fléchissant les genoux et prenant en main la chaîne du pont-levis, firent les solennités accoutumées et en demandèrent acte. Le 3 octobre 1596, traité de mariage passé au château de Thil en Auxois par le fils d'honorable homme Léonard Regnard, capitaine commandant audit châtel. Dénombrement en 1645 par Pierre de Sayve, sire et Baron de Thil "déclaration que donne et représente au Roy et à nos seigneurs de la chambre des comptes à Dijon Pierre de Sayve, sire et baron de Thil, gouverneur pour le roy de la ville de Flavigny et baronnie de Thil... au parlement de Dijon sur dame Alphonsine de Gondy et Messire Charles de Marcilly de fils, mouvant du fief du roy à cause de son duché de Bourgogne, de laquelle il a ci devant fait la déclaration de fief en la dicte chambre. Lequel dénombrement contient les droitz tan de justice censes rentes et autres apertenant à la dicte baronnie, soulz protestation qu’il faict dajouster ou diminué au dit dénombrement et qui viendra cy après à sa congnoissance. Premièrement le château et maison fort du dit Thil composé de donjon, basse cour, fossez et faulses brayes avec le jardin. A la droict d’establir, nommer et instituer un capitaine au dit château du Thil pour la garde d’Iceluy ensemble le droit de garenne par toute la dicte terre et bois et plaine". En 1869 : ancien manoir féodal de Thil, détruit.

 Le château est composé d'une grande enceinte polygonale. L'accès à la cour nord se fait par un pont-levis, actuellement à l'état de traces, flanqué au nord par le bâtiment seigneurial, et au sud par un important bastion en ruine. Le chemin d'accès contourne ensuite le bâtiment seigneurial à main droite et y donne accès par une poterne à l'est. Ce bâtiment pourrait être décrit comme étant composé de huit corps de bâtiments autour d'une cour carrée : les bâtiments les mieux conservés se trouvent à l'est ; il s'agit de deux tours dominant les angles nord-est et sud-est de la cour, entourant la poterne d'accès à cette cour. La tour nord-est, de plan carré, est arasée au dessus du premier étage ; elle est bâtie en grand appareil ; le rez-de-chaussée est ouvert sur la cour d'une porte plein-cintre soulignée d'un tore outrepassé. Le premier étage est équipé d'une cheminée aménagée dans l'épaisseur du mur est, de deux fenêtres à coussiège à baie rectangulaire et à ébrasement voûté d'un arc brisé, et d'une porte haute qui desservait une galerie entre les deux tours orientales. La tour sud-est est accotée à une tour de plus faible surface au sud, avec laquelle elle forme l'actuel corps de logis à trois étages, ouverts de fenêtres tardives et restaurées à l'ouest, desservis par un escalier en vis demi-hors-œuvre sur la façade ouest, à la jonction des deux tours. La moitié sud est la plus ancienne, comme l'atteste ses cheminées à corbeaux chanfreinés ; elle est ouverte de baies rectangulaires tardives sans moulure. La moitié nord est équipée de cheminées gothiques de la fin du XVe siècle, et de croisées à congés. Les quatre bâtiments qui occupaient le sud, le sud-ouest, l'ouest et le nord-ouest de la cour sont quasiment effondrés. Au sud se trouvait la chapelle : on en voit encore le sol dallé et les deux piliers centraux représentés sur la gravure de 1828. Au sud-ouest, le bâtiment qui dominait l'entrée de la basse-cour est arasé jusqu'à hauteur d'appui. Il est flanqué au milieu du côté oriental par un bâtiment dont le rez-de-chaussée était voûté d'arête, dont les nervures s'amortissaient sans chapiteau sur les piliers centraux octogonaux. Le bâtiment de l'angle nord-ouest a gardé son rez-de-chaussée, voûté d'arête lui aussi, mais avec un chapiteau octogonal identique à ceux de Talant (datés de 1207). En saillie sur la façade ouest se dresse l'impressionnante tour de guet, dont les quatre étages sont percés d'archères droites flanquant l'entrée, et couronnée d'un étage de tir à baies rectangulaires. La cour était fermée au sud par un huitième bâtiment dont ne demeure que le mur de courtine, en élévation sur une hauteur de 2 étages, percé de baies rectangulaires et de fenêtres à meneau avec linteaux trilobés. Ce mur est soutenu au sud par deux contreforts, dont l'un supporte encore le culot d'une échauguette. À l'extérieur du château, entre l'enceinte et les talus de la butte, a été aménagé un fossé sec doublé d'une levée externe, dont la dénivellation totale est partout proche de six mètres. 

 Éléments protégés MH: le château de Thil (ruines) : classement par arrêté du 12 septembre 1905. 

 château de Thil 21390 Vic-sous-Thil 

 Téléphone : 06 08 23 24 19 

 

Château de Ternant

Le principal propriétaire et seigneur de la terre de Ternant fut du XI au XVIIe siècle, le chapitre de Vergy, auquel succéda celui de Nuits, qui vendit en 1675 à Louis de Pélissier, déjà propriétaires d'autres biens à Ternant. C'est lui qui est vraisemblablement le constructeur de la "Maison basse seigneuriale", construite sur les fondations d'une demeure détruite en 1560, puis les Pélissier vendirent le fief en 1740 à Amé François Chavansot Berbis. En 1773, le propriétaire en était André-Charles Dubard, conseiller à la cour des comptes, sa veuve dut vendre l'édifice comme bien national à la famille Lagneau. Vestiges repris dans la structure des maisons jouxtant le château. 

 Éléments protégés MH: les deux corps de bâtiment, y compris l'escalier et la galerie de bois les reliant, l'oratoire : inscription par arrêté du 22 décembre 1987. 

 château de Ternant 21220 Ternant

   

Château de Tavannes

Le château de Tavannes a été construit entre 1735 et 1744 pour Charles de Saulx, vicomte de Tavannes, à l'emplacement d'une maison dont la tourelle d'escalier, datant du XVe ou XVIe siècle, fut conservée. Construction de la chapelle entre 1749 et 1751 et des pavillons d'entrée entre 1742 et 1744. Château de plan régulier en L, réutilisant l'étage de soubassement de la demeure précédente, avec sa tourelle d'escalier située dans l'angle et desservant le rez-de-chaussée surélevé, l'étage carré et l'étage de comble. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château, les façades et les toitures des deux pavillons d'entrée, les deux grilles et leurs piliers, les deux perrons d'accès au château : inscription par arrêté du 20 mai 1988. 

 château de Tavannes 21400 Aisey-sur-Seine 

 Téléphone : 06 13 32 33 47 

 

Château de Tanyot

Première mention en 1387 : "Taigniot... en laquelle ville n'a marchié, foire ne forteresse". Les d’Avennes et les Melincourt possédaient ce fief par moitié. Ils le transmirent aux Marey et au chancelier Rolin dont le petit fils François sieur d’Oricourt fit déclaration en 1473. Le 7 janvier 1491, partage des biens de feu noble et puissant seigneur Messire Guillaume Rolin, chevalier, seigneur de Ricey, entre ses trois enfants : François Rolin, chevalier, seigneur de Beauchamps et de Monestoy, Colette Rolin, épouse de Pierre de Bauffremont, chevalier, seigneur de Scey, Isabeau Rolin et noble et puissante dame Marguerite Rolin, dame d'Eslin. François Rolin emporte les seigneuries de Savoisy, Nuis, Ravières, Cry, Quemigny, Quemignerot. Colette Rolin emporte pour 800 livres tournois. les seigneuries de Perrigny, Domois, St-Jean-de-Bœuf et Oigny. Ysabeau Rolin emporte les terres de Courcelles-lès-Rans, Sainte-Colombe, Châtillon. « Et nous lesdits, procureurs de ladite dame Marguerite, avons et emportons la maison qui fut audit feu messire Guillaume Rolin assise à Dijon. Item les rentes dues chascun an au lieu de Fontenne-lès-Dijon. La moitié de la maison fort dudit Fontenne. Item avons et emportons nous lesdits procureurs la terre et seigneurie de Tasnyot en la valeur, produit et extimacion suignant, c'est assavoir la mothe dudit Tasnyot. Plus des rentes à Ruffey et à Vernot.

 Le 12 avril 1553, les habitants doivent guet et garde au château dudit Taniot sans plus être tenu de faire ledit guet et retraite au lieu de Mirebeau, ainsi qu'il a été jugé par sentence rendue au bailliage de Dijon entre Dame Françoise de Longvy veuve de feu amiral Chabot, dame de Mirebeau, et les habitants dudit Taniot et Claude de Rochefort, chevalier, seigneur pour lors dudit Taniot. Le 19 juillet 1594, "le vent impétueux, mêlé avec l'orage, sabbat un pavillon beau que M. Poffier père avoit fait dresser puis quelques temps en sa seigneurie de Tanyot, n'y estant demeuré que les murailles". Un procès-verbal de visite de feux, dressé en 1643, fait état de la maison du seigneur. Vers 1745, Alexandre de Moyria, lieutenant-colonel au régiment de Fouquet, et Elisabeth de Courcelles, son épouse, acquièrent la terre de Taniot et y font construire un château à la "moderne". Pierre François Gauthier s'en porte acquéreur en 1773 et fait bâtir une partie des communs, témoins les dates 1775 et 1776 gravées sur les remises, le chenil et le portail. Au XVIIIe siècle, le domaine échoit à la famille de Masson d'Autume à laquelle il appartient encore aujourd'hui. Aucune modification notable du plan depuis 1838, date du cadastre ancien...

 Bâtiments implantés sur les trois côtés d'une longue parcelle fermée accessible depuis la VC N2 par un portail découvert ; bâtiment d'habitation à l'ouest, dans l'axe du portail, à un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé à l'arrière, un étage carré et un étage de comble ; corps central à neuf travées flanqué de deux corps latéraux à deux travées en avancée sur les murs de long pan ; lucarnes et chaînes d'angle en façade ; plusieurs fausses fenêtres à l'arrière ; corps central simple en profondeur au rez-de-chaussée, semi double à l'étage ; escalier de distribution intérieur tournant à retours avec jour, en maçonnerie ; escalier d'accès au comble tournant rampe sur rampe, en charpente ; toit à longs pans ; croupes ; grange et remise à gauche de la cour ; portes charretières en plein-cintre ; toit à longs pans ; demi croupes ; à droite de la cour, bâtiments situés au même alignement en façade, abritant, d'ouest en est, logement de domestiques, remises et logis, chenils, colombier et volière ; logement de domestiques de plan massé à un étage de soubassement, un étage carré et un comble à surcroît ; toit en pavillon ; bâtiment des remises à un étage carré et un étage de comble ; quatre portes cochères en plein-cintre, dont une murée ; fenêtres à linteau délardé en arc segmentaire, à l'étage ; toit à longs pans ; croupes ; bâtiment bas du chenil à fenêtres de service à l'étage ; toit à longs pans; croupes ; colombier de plan carré à boulins de terre cuite et échelle tournante ; toit en pavillon ; volière ouverte sur la cour, accotée au mur droit du colombier, en renfoncement ; toit à deux pans ; croupes ; citerne au sud-est du logis, à margelle de pierre et superstructure en fer forgé à poulie ; vestiges d'une demi lune dans l'axe du portail. 

 Éléments protégés MH: le château, les douves, les façades et les toitures des dépendances, le portail d'entrée avec sa grille et la demi-lune qui lui fait face, le puits : inscription par arrêté du 22 décembre 1988. 

 château de Tanyot 21310 Tanay

 

Château de Talmay

Vers 1050, les moines de Bèze, à Talmay, accordent aux paroissiens la pemission de construire dans l'atrium de l'église Saint-Vallier pour échapper aux incursions de leurs ennemis. "pour se prémunir contre de telles fourberies, les frères du lieu de Bèse, veillant sous l'autorité de Monseigneur l'abbé Guillaume, nous avons transcrit l'accord passé avec les paroissiens de la Ville de Talmay, à propos de l'aitre de l'église Saint Vallier. En effet, par crainte des attaques de leurs ennemis, ils sont tous venu nous voir, nous demandant de leur donner en secours cet aitre, pour y bâtir leur demeure et y mettre leurs biens en sûreté. C'est pourquoi, vaincu par leur infortune, nous leur avons concédé l'aitre sous l'estimation d'un cens commun, qui a été défini de cette façon : celui qui occupe sur la propriété une mesure de six ou sept pieds paiera à la fête de saint-Bénigne un cens de deux denier ; celui qui en occupera douze ou treize pieds, quatre denier. Mais celui qui dépasserait le terme établi, il devra les rendre avec intérêt, selon la loi". En novembre 1234, Hugues IV déclare qu'en sa présence, Guillaume de Champlitte, vicomte de Dijon, s'est reconnu homme lige de l'évêque de Langres. Ledit Guillaume a reconnu avoir reçu en fief de l'évêque de Langres tout ce qu'il avait à Talmay, et, s'il y construit quelque forteresse, elle sera du fief de l'évêque. En 1292, Guiot de Pontailler, damoiseau, sire de Talmay, fils de Monseigneur Guillaume, seigneur de Pontailler et vicomte de Dijon, a repris en fief de Robert, duc de Bourgogne.

 Le 27 février 1388, Messire Jean Aliston d'Angleterre, chevalier, confesse que comme ja piéça au temps que paix et concorde étaient entre les rois de France et d'Angleterre, il s'associa et s'accompagna avec Messire Gui de Pontailler, chevalier, depuis maréchal de Bourgogne, et avec plusieurs autres seigneurs, pour faire entre eux un voyage à Notre Dame de Nazareth avec promesse de s'aider réciproquement, mais comme ledit Aliston fut prisonnier de Messire Brun, sire de la Haute Ribampierre, chevalier, qui l'a longtemps gardé, et que pour faire plaisir audit Jean Aliston, ledit Messire de Pontailler l'a retiré sous promesse des mains dudit Ribampierre, et l'a fait venir à Talmay, c'est pourquoi ledit Aliston promet sur les saints évangiles de rester prisonnier en la forteresse de Talmay, et de n'en sortir que pour aller à la messe, du congé de Madame de Talmay, ou dans la basse-cour. Madame de Talmay ayant quitté Talmay pour aller résider à Courcelles-lès-Semur, Aliston qui l'accompagnait jure de ne point quitter sa nouvelle prison. Fin janvier 1438, on apprend à Dijon que les écorcheurs du bâtard de Bourbon sont à Talmay, Pontailler et Bèze. Le 26 août 1460, accord entre les gens des trois états au sujet des fortifications (les 29 représentants de la noblesse semblent les possesseurs des principaux châteaux) Guillaume de Pontailler, seigneur de Talmay. Le 8 mars 1468, Guillaume de Pontailler nomme un chapelain à la chapelle contigue à l'église paroissiale de Talmay, dédiée à la Vierge Marie, et fondée par son père Gui de Pontailler.

 Le 25 septembre 1477, confiscation faites sur les rebelles au roi. Lettres patentes du roi portant don à son chambellan Jacques de Dinteville, chevalier, seigneur d'Échannay, des châtels et châtellenie de Frôlois et Antigny qui furent au seigneur de la Batie à cause de Guillemette de Vergy sa femme... Plus le château et seigneurie de Talmay confisqué sur Jean et Guion de Pontailler et ses frères, comme propre héritage sans rien réserver. Le 9 juillet 1515, vente par Claude et Guillaume de Pontailler, frères, chevaliers, seigneurs de Talmay, Chrétienne de Rochefort et Claude de Ternant leurs femmes et dames dudit Talmay, à noble homme Jehan de la Haye, docteur en médecine à Dijon, pour 400 £ tournois, un meix et maison sis à Talmay, anciennement fossoyé, à pont-levis, appelé la Motte, une pièce de terre et 40 journaux de terre, à prendre en l'Hayer au-dessus du Gevenot. Fait et passé au châtel et maison forte de Talmay. En 1541, reconnaissance des habitants de Talmay, d'Heuilley, de Drambon et de Jancigny touchant le guet et garde au château de Talmay. Le 18 juin 1541, dénombrement de la terre de Talmay, donné par Claude de Pontailler, seigneur de Talmay, qui déclare avoir hérité de cette terre de Jean de Pontailler son père, et confesse la tenir en fief du roi, à cause de sa grosse tour de Sens : premièrement le chastel et maison fort dudit Talmay, basty d'une grosse tour carrée, de trois corps de maison et de quatre tours, garni de fossés, une basse-cour où il y a colombier, jardin , vergers, le tout contenant deux arpents de terre... Le 22 juillet 1590, transaction passée au château de Talmay. "En tesmoin de quy le scel de la chastellenye a esté mis à ces presentes, qui furent faites et passées audict Thalmet, au chastel et maison forte dudict Thalmet".

 Le 9 janvier 1600, rachat par les habitants de la mairie d'Heuilley, de l'obligation de curer les fossés et de clore la basse-cour du château de Talmay, moyennnant 25 écus sols. "Nous, Jehan-Louys de Pontaillier, chevallier, seigneur de Thallemey, Dienville, Jancigny, Frecte, Genevrière, Bellefond, etc., quictons, par ceste, tous les habitans de la mairye d'Heulley, de ce qu'ils estoient tenuz pour le regard de la clôture de la basse-court, des barbacanes, ratelotz et aultres menus emparements et curage des foussés de nostre maison dudict Thallemey, dont nous les avons deschargié et deschargeons pour eulx et leurs hoirs, moyennant la somme de 25 escus sol, à nous payé contant, reellement et de fait, par Anthoine Cothon et Claude Fourney, échevins, dudict Heulley, dont nous sommes contant, et pour le regard du guet et garde et du pont dormant, lesdits habitans y sont tenuz comme de tous temps d'ancienneté". En 1637, (invasion de Gallas) garnisons aux châteaux de Talmay, Rosières et Fontaine-Française. Visite de feux de 1643. "Nous ont fait voir quantité de huttes dans la basse-cour du chasteau, ou les dicts habitants ont leur retraite ordinaire… Avons reconnu que dans le chasteau il y a une grande salle haute, remplie de litz, qui leur sert de dortoir, au dessoubz de laquelle y a une autre qui leur sert d'église". En 1737-1740 procédure contre les habitants pour la réparation des ponts et le curage des fossés. L'abbé Courtépée écrivait en 1762 : cette terre, donnée à l'abbaye de Bèze en 630, passa vers 1134 à la maison de Champlitte et de Pontailler qui, de 1269 à 1274, fit construire la forteresse dont il ne reste que la tour, haute de 54 mètres, beau château construit en 1762.

 Le château s'appuie au nord-est sur une imposante tour carrée qui se divise en un rez-de-chaussée voûté, cinq étages carrés contenant chacun une grande salle réaménagée au XVIIIe siècle, et un étage de tir. Les étages habités sont desservis par un escalier en vis en-œuvre dans l'angle sud-ouest, et s'ouvrent à l'est et à l'ouest par de larges croisées. L'étage de tir est percé sur chaque face de deux bretèches et de trois fenêtres de tirs, encore équipées de leur huchette. Après la visite du château, une promenade s'impose dans le jardin à la française créé en 1753 et dans le parc aux charmes centenaires, le parc et le jardin sont classés. D'architecture à la française, le jardin est composé de parterres, de terrasses, d'un labyrinthe et de bassins disposés symétriquement en terrain plat. 

 Éléments protégés MH: le château, les communs, la grille d'accès et le jardin : classement par arrêté du 11 février 1993, rectifié par arrêté du 7 octobre 1993. 

 château de Talmay 21270 Talmay 

 Téléphone : 03 80 36 13 64 

 

Château de Stéphen Liégeard

Le 27 juillet 1322, Mahaud, dame de la Marche et de Chaucin, donne à Henry de Bourgogne son mari sa maison de Brochon ensemble le pressoir, le cellier, les dixmes, et les vineries dudit lieu, lesquelles choses sont du fief du duc. Le 22 juillet 1366, Agnès de Montmoyen, veuve de Jean de la Roichelle, chevalier, tient la maison de Brochon que l'on dit la Roichelle. En 1383, Philippe le Hardi donne à la Chartreuse de Champmol à Brochon "une haute maison de muraille de pierre et crenaux, le meix et appartenance d'icelle en laquelle a toute justice...". En 1390, "A Brochon, on a surélevé les deux maisons de La Rochelle, désignée sous le nom de la Grant maison et de la Maison de Montfaucon, ou l'on a fait une grant sale pour lesdiz Chatreux". On refait à neuf le pressoir. Une partie des fossés qui entourent la maison de La Rochelle a été comblée et nivelée pour en faire un lieu de dépot de matériaux. Une partie fut achetée en 1804 par Etienne Liégeard, puis une autre en 1843 par son fils Jean Baptiste et son petit-fils Stéphen Liégeard acquit le reste auprès de la famille Darcy. Il fit démolir les bâtiments des chartreux pour réaliser le château actuel. Le parc fut dessiné par le paysagiste Bühler qui fixa l'emplacement du château, conçu par Leprince et Perreau. Si l'architecture est de style néo-Renaissance, fortement influencée par les réalisations ligériennes (Azay le Rideau pour la façade Est, Chenonceaux pour ses grandes arcades, Blois et de Chambord pour les cheminées et chiens assis), le décor intérieur s'inspire par contre du XVIIIe siècle, tendance rocaille et Louis XVI tant pour les lambris (par Schanosky) que pour les peintures monumentales (par Cesbron). Le château ne resta pas longtemps dans la famille, car Gaston, le fils de Stephen, mourut en 1953 célibataire et son neveu, seul héritier, le refusa.

 L'Etat hérita du domaine et un lycée fut crée en 1962. La construction du nouveau bâtiment entraîna la disparition de la serre et du potager, dont il ne reste plus que la borne de la fontaine, quant à la roseraie, elle est en voie de reconstitution. C'est un bâtiment en L composé de deux corps d'un étage carré reliés entre eux par un important pavillon de deux étages carrés, sur lesquels sont greffées tours ou tourelles. Le grand hall, éclairé par des verrières géométriques de Didron avec les initiales SL entrelacées, est couvert d'un plafond à caisson. Son escalier d'honneur, à deux volées perpendiculaires, donne accès à une galerie qui distribue le 1er étage. Cinq pièces principales sont desservies au rez-de-chaussée (la bibliothèque, le salon, la salle de billard, la salle à manger et le bureau de Gaston Liégeard) et, au premier étage, une dizaine de chambres (dont celles de Stephen Liégeard et de son épouse Mathilde). Sous les combles, une vingtaine de chambres ont été arrangées mais sans décor particulier. A l'étage de comble du corps principal, une très vaste pièce, destinée aux loisirs, fut aménagée en laissant la charpente apparente. Les matériaux utilisés proviennent pour la plupart de la région (pierre assez tendre du nord de la Côte-d'Or pour les sculptures, pierre plus dure pour le gros oeuvre provenant principalement des carrières de Brochon, Chambolle, Premeaux et Comblanchien). 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, l'escalier d'honneur, le grand salon, la salle à manger avec leur décor: inscription par arrêté du 29 octobre 1975. L'éolienne : classement par arrêté du 4 mai 1984. 

 château de Stéphen Liégeard 21220 Brochon 

 Téléphone : 03 80 52 93 01 

 

Château de Serrigny

Première mention en 1325 : Marguerite de Serrigny, dame de Roncenay, tient à Serrigny en fief de Noyers une maison étant attenante à Jeannin de Serrigny. Le 31 décembre 1348, Jean de Frôlois, seigneur de Molinot, tient en fief lige du duc les choses suivantes : "premièrement en château et la ville de Molinot, Sanvignes, Montricourt, ensemble les appartenances d'icelles, lesquelle choses mouvoient du fief du château de Salmaise ; item les villes de Pernant, de Cussey-la-Colonne ensemble les appartenances, qui meuvent du fief du château de Frôlois ; item la maison forte de Serrigney, ensemble les appartenances et tout ce que j'ai en la ville de Demigney ; item la maison fort de Posange et les appartenances et rerefief, pour ce que Messire Mile de Frolois à qui elle appartient la tient de moi en fief. Lesquelles choses ledit duc ma mis, tout a un seul fief et a un hommage et service a tout jours mais, et ledit Jean et ses hoirs ne pourront être contraints fors que à un seul fief, un hommage et un servie à cause de la duché de Bourgogne tant seulement, lequel fief, hommage et service, ledit duc ote, mue et change de lieux et fiefs d'où ils étaient, et les met au propre domaine et service dudit duché".

 Le 5 octobre 1371, Marguerite de Frolois, dame de Châtillon-en-Basois et de Molinot tient en fief du duc les choses suivantes : premièrement en château et la ville de Molinot, Montricourt, Vernicourt, ensemble les appartenances d'icelles, lesquelle choses mouvoient du fief du château de Salmaise ; item les villes de Pernant, de Cussey-la-Colonne ensemble les appartenances, qui meuvent du fief du château de Frôlois ; item le fié de la terre de Gergey que tiennent en fié de moi les hoirs Guiot de Recep ; item tous les fiés de ladite terre de Gergey ; item la moitié de la maison forte de Bouex ensemble la moitié de la terre appartenant à ladite maison ; item la maison forte de Serrigney, ensemble les appartenances et tout ce que j'ai en la ville de Demigney ; item les Barres d'Orsans et tout ce que j'ai à Charrey et Arconcey ; item la maison fort de Chaurey près Beaune close de fossés ensemble les appartenances : item le fief de la maison fort de Posange que tiennent de moi en rerefié les hoirs Messire Mile de Frolois ; item la ville de Montaigney près Montbart et Montfort, et la vigne de Rougemont. Le 29 avril 1372, jours tenus par Guillaume Ymbert, prévôt de Beaune. Le 29 avril fut baillé le gouvernement du château de Molinot, de la maison forte de Serrigny, terres et justice d'icelles, etc.

 Le 28 octobre 1382, dénombrement par Guichard Dauphin, seigneur de Jaligny, baron de la Ferté Chauderon, sénéchal du Nivernais et seigneur de Molinot, à cause de Marguerite de Frôlois sa femme, de sa terre et château de Molinot, de la maison forte et terre de Sarrigny, de la moitié de la maison fort et terre de Bouhey, de la maison forte et terre de Chorrey près Beaune, de la maison forte de Posanges tenue en arrière fief dudit Guichart Dauphin. Le 4 octobre 1416, dénombrement par Guillaume de Chaumotte, chevalier, de la seigneurie de Sarrigny en partie, et jusqu'à une fontaine qui s'appelle en Gontaul de Charrey, en tirant au grand chemin de Dijon. En 1422, enquête du duc pour savoir si les maisons fortes du pays beaunois sont tenables. Les maisons fortes de Pommard, Nantoux, Monthélie, Bouze, Travoisy, Serrigny et Savigny ne sont pas considérées comme des places fortes pouvant se défendre. En mai 1470, "Serrigny, il ly a chastel qui guère ne vault et sont hommes corveables habonnés de Monseigneur le comte de Charny". En 1474, Marguerite d'Aullier tient à Bouillant un fief mouvant de Madame la comtesse de Charny a cause de son château de Serrigny. Etienne de Montbellet tient à Beaume-lè-Serrigny un fief mouvant de Madame la comtesse de Charny a cause de son château de Serrigny. Serrigny est du fief de la comtesse de Charny.

 Le 16 novembre 1548, dénombrement par Charles de Fussey de la seigneurie de Serrigny, assavoir toute justice à Serrigny, "item le viel chastel dudit Serrigny qui est en ruine. Item la maison de Neuvelle où il fait sa résidence. Item une maison au lieu de la Doix". Le 8 août 1608, dénombrement de la seigneurie de Sarrigny par noble Philibert de Bernard, seigneur de Montessis, et Dame Françoise de Fussey sa femme, à laquelle elle a été donnée pr Dame Yolande de Trestoden sa mère par traité de mariage du 16 juin 1600. Ladite seigneurie consiste en baronnie, terre en toute justice ; les villages qui dépendent sont Serrigny, Neuvelle, La Doix, Notre-Dame du Chemin, Corcelles et Banant ; "il y a un vieux châtel fossoyé qui a été ruiné dès longtemps par les guerres, auquel il ne paroit plus qu'une tour quarrée". Le 13 juillet 1637, dénombrement de la seigneurie de Serrigny et fief de Rancy, en toute justice par demoiselle Anne Thiroux, veuve d'Abraham Grozelier, bourgeois de Beaune ; de laquelle seigneurie dépendent les châteaux de Serrigny et Neuvelle, auxquels lesdits habitants sont retrayants. Château entièrement reconstruit en 1700 par Pierre Brunet de Chailly. L'abbé Courtépée mentionne en 1774 : château dont l'enclos est fort vaste, avec un canal de 1500 pas de long sur 64 de large. 

 Situé au pied de la côte vineuse, à 6000 mètres au nord-est de Beaune, à la limite occidentale du vieux village de Serrigny, le château moderne de Serrigny est construit sur une plate-forme rectangulaire, longue de 85 mètres du nord au sud et large de 45 mètres d'est en ouest ; ces proportions inhabituelles font penser que cette plate-forme est peut-être le fruit de la réunion d'une plate-forme carrée et de sa basse-cour. Sur les angles externes des douves, larges de dix à douze mètres, se dressent deux tourelles néogothiques, qui ne sont signalées que sous forme de parcelles sur le cadastre de 1826 : il pourrait donc s'agir de reconstruction d'éléments anciens. Le château occupe le centre d'un vaste parc, limité par un canal au sud, et le ruisseau au nord. Au nord de ce ruisseau et de la route s'ouvre la cour de la maison basse de Serrigny, qui fait face au château. Cette maison basse de Serrigny était possédée en1366 par Jeanne de Montagu, sœur de Marguerite de Frôlois. Aujourd'hui, la maison basse est une ferme bâtie autour d'une cour carrée. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures des pavillons d'entrée, les deux salons et l'escalier du château, les douves, les ponts dormants, la grille XVIIIe siècle, le parc et le canal : inscription par arrêté du 8 juillet 1992. 

 château de Serrigny 21550 Ladoix-Serrigny 

 

Château de Semur-en-Auxois

Donation en 1193 aux chanoines de Saint-Maurice, chanoine de la chapelle du château de Semur, par le duc Eudes III. Le chapitre prend par la suite le nom de Saint-Jean-l'Evangéliste. En février 1311, acquet par le duc d'une maison et curtil, assis au château de Semur. En 1358-1359, compte de Perrenot de Savigny, châtelain de Semur. Façon de deux guérites, l’une pour la tour carrée du côté de Saint-Jean, l’autre pour la tour ronde. Autres dépenses pour établir d’autres guérites de cinq toises chacune, une en la tour Lourdeau, deux autres, l’une sur la porte Sire Pierre Fournier, au ravelin ; deux autres entre ladite porte et la tour de feu Regnaud de Juilly ; une autre sur le mur de la porte devant le cellier du duc ; une dernière eschiffe contenant toute la tournelle voisine de ladite porte. Établissement de douze autres eschiffes, en bois, le capitaine du château étant Louis Guygnard. Achat de fer pour les prisonniers. Réparation suite au tremblement de terre. En 1360, comptes rendu par les héritiers de Perrenot de Sauvigny, châtelain de Semur. Perrenot de Sauvigny meurt de la peste. Gage des capitaines en 1361 : à Semur, Louis Guillard, chevalier, avec 6 hommes d'arme. Le 10 novembre 1361, le duc de Bourgogne mande au bailli d'Auxois de remettre en liberté Othe d'Éguilly, chevalier, après qu'il aura été en prison en son château de Semur-en-Auxois un ou deux jours. Il avait dit quelques injures à Geliot Froisart, pour lors son prévôt d'Arnay et de Créancey, et l'avoua devant le bailli qui, pour ce, le condamna à 200 florins au mouton d'amende envers le duc. Et le roi Jean lui confirma cette remise, par lettres d'Aignay, le 2 février suivant audit an.

 En 1363-1364, compte de Thibaud Lefort, châtelain. Réparation du pont-levis du château et de la guérite qui était derrière la chapelle du donjon. Le 8 août 1378, le duc de Bourgogne retint prisonnier Messire Jean de Neufchâteau au donjon de Semur, où il trépassa. Le 11 décembre 1391, lettre du duc portant que Mile de Grancey, doyen d'Autun, lui a fait hommage du château de Pisy, mouvant du duc à cause de son château de Semur. Le 10 mai 1408, prestation de serment de Guiot Braudin, châtelain de Semur-en-Auxois. Le 14 mai 1416, deux sous de sens dus au duc pour l'accensement d'une tour assise au château du Semur, tenant à la porte neuve appelée la Porte Sire Pierre Fournier... et la doit maisonner et maintenir. En 1446-1447, compte de Girard Guéritat, châtelain. Dépenses faites sur les deniers produits par l’aide du sel, dans l’intérêt de la fortification. "Salaire de Philippe de Langle et Oudot Le Prince, peintres de Semur, qui avaient peint d’or et d’azur, et d’autres couleurs vives, les armes de mondit seigneur, faites en la pierre blanche, qui est assise au boulevart et marchecoliz du donjon, entre les deux floiches du pont-levis. A l’entour et environ desquelles armes à un bel drap d’or d’azur qui est semé à la devise de mondit seigneur et de Madame, le penon fait à la façon d’estandart. Frais de bouche des prisonniers détenus au donjon, au pain et à l'eau pendant neuf semaines, pour ce que l'on disait l'un d'iceulx empoisonneur, les autres espieurs des bonnes villes et forteresses ; lesquels ont estés pendant ledit temps maintes fois mis en gehenne, et n'a esté trouvé sur eulx choses par quoy ils deussent souffrir mort".

 A la mort du Téméraire en 1477, le château de Semur se range au parti de Marie de Bourgogne. Il est assiégé et pris par les armées françaises. Le 5 octobre 1483, confirmation de la donation de Saulx-le-Duc, Argilly et Semur à Jean, sire de Baudricourt, lieutenant général du roi en Bourgogne. Le 14 février 1502, Claude Brinod, écuyer, reprend de fief pour son château, terre et seigneurie de Juilly relevant du roi à cause du château et donjon de Semur-en-Auxois. En 1517-1522, réparations du pont-levis du côté de la ville. Le 3 juin 1519, reprise de fief de la moitié de la tour de Champ-d'Oiseau mouvant du roi à cause du donjon de Semur-en-Auxois. En 1539-1544, pose de barreaux de fer aux fenêtres de la cuisine du donjon de Semur pour la sûreté et garde de l'archevêque de Valence étant prisonnier du roi audit donjon. Barreaux de 12 pieds de long et 1/2 pied d'écarrure, mis à la porte du chastel. En 1589, Guy de Tavannes prend le château de Semur, qui se rend alors que le pétard est déjà sur la porte. Semur est confié au marquis de Cipierre. Le 25 décembre 1593, "la nuit de Noel, parmi ces grands vents et tonnerre et esclairs qu'il feit, il y tomba du feu du ciel en plusieurs et divers lieux, signamment sur la ville de Semur qui est toute bruslée et demeure deserte, à reste du domjon et de quelques peu de maisons aux faulxbourgs, qui sont restées". La chapelle du donjon de Semur étant ruinée et démolie, la somme portée pour le luminaire reste sans emploi.

 Le bourg castral fortifié de Semur est bâti sur un éperon rocheux pointé vers l'ouest, découpé par un méandre de l'Armançon qui coule vers le nord et le contourne par l'ouest. Le cœur du méandre est occupé par une citadelle appelée "le château", fermée à l'est par le château ducal appelé "le donjon". C'est un bâtiment de plan rectangulaire qui commande l'étranglement du méandre. Un bourg s'est développé à l'est du donjon, sur le plateau, un autre bourg à l'ouest, sous le château, sur les rives de l'Armançon. Sur l'isthme de l'éperon, le donjon ducal était un bâtiment rectangulaire mesurant 50 mètres environ du nord au sud, et 70 mètres d'est en ouest ; il n'en reste que les quatre puissantes tours d'angle rondes, dont les bases prennent appui au pied du rocher, et dont les toits coniques dominent la ville. Au nord-est, la tour Lourdeau, dite de "l'Orle d'Or", est haute de 44,4 m pour un diamètre de 15,70 m. Ses murs sont larges de 6 m à la base et 2,25 m au sommet. Le premier étage de soubassement, au niveau des rives de l'Armançon, est percé d'une porte à sas, qui contrôlait le passage entre la rue qui longe l'éperon au nord et le bourg ; elle s'ouvre à l'ouest par une majestueuse porte plein-cintre, aujourd'hui bouchée, et elle se fermait à l'est par une herse dont on voit encore les rainures. Le second étage de soubassement était séparé du premier par un plancher, et commandait le sas. Au-dessus de cette porte, les quatre étages sont séparés à l'extérieur par un cordon, et à l'intérieur par des planchers de poutres qui les rendaient indépendants (les escaliers internes sont des ajouts du XIXe siècle). Les trois premiers étages sont éclairés par des archères à niche (type Plantagenet), le dernier par des fenêtres de tir à coussinets, dont deux, à l'ouest, ont été remplacées par des fenêtres jumelles. Chaque étage est ouvert par une porte donnant accès aux bâtiments de courtine. À l'ouest, les deux tours jumelles de la Géhenne (au nord) et Margot (au sud), reprennent les dispositions de la tour Lourdeau, à l'exception des cordons extérieurs. Au sud-est, la tour Solobert compte également quatre étages, mais est plus fine que les précédentes. À l'est, le bourg Notre-Dame fut également fortifié ; il en subsiste plusieurs tours et deux portes. 

 Éléments protégés MH: le château de Semur-en-Auxois : classement par liste de 1862. 

 château de Semur en Auxois 21140 Semur-en-Auxois

 

Château de Savigny-lès-Beaune

Le 25 septembre 1273, maître Conon, chanoine de Beaune et recteur de l'église de "Savigne", vend à l'évêque d'Autun "deux maisons de pierre avec leur manse et leur dépendances, situées à Savigny, sous la maison forte du duc de Bourgogne. Le château est construit par Jean de Frolois en 1340. Le 9 septembre 1350, lettres de Renaud de Verrey chevalier, qui tient en fief du roi à Savigny-sous-Beaune une maison fort, un colombier et un champ. En 1366, dénombrement de Guillaume de Sercey, écuyer, seigneur de la forte maison de Savigny-lès-Beaune, de ce qu'il tient à Savigny, savoir les meix et maison qui furent à Messire Regnaut de Sercey, chevalier, son père, assis en la ville de Savigny ; item la maison qui fut Jeannotte de Sercey emprès le meix de Madame de Mussey et le chemin commun, et siet au lieu-dit "sur le terraul" (la maison forte semble un franc alleu). En 1422, enquête du duc pour savoir si les maisons fortes du pays beaunois sont tenables. Les maisons fortes de Pommard, Nantoux, Monthélie, Bouze, Travoisy, Serrigny et Savigny ne sont pas considérées comme des places fortes pouvant se défendre. En 1474, Noble seigneur messire Antoine de Roussillon, chevalier, seigneur de Savigny-lès-Beaune en partie et sa mère tiennent en fief du duc une maison forte à Savigny et la plupart du village en toute justice, dont une partie de la maison forte est du fief du duc. Le châtea fut démantelé en 1478 par Jean d'Amboise, en punition de ce que le seigneur de Roussillon avait pris le parti de Marie de Bourgogne contre Louis XI. 

 Le 19 mars 1524, Jean du Meix, chevalier, seigneur d'Aubigny, et son frère, contre Jeanne et Françoise de Roussillon, etc, à propos des châteaux et seigneuries de Clomot, celles de Cercey-en-Auxois, celle de Savigny-lès-Beaune, et autres terres vendues par feu Guiot de Roussillon en date du 22 décembre 1457 et depuis rachetées par Girard et Antoine de Roussillon. Le 29 décembre 1533, Claude de Fussey, veuve de Philippe de Mipont, chevalier, reprend de fief pour la seigneurie de Savigny-lès-Beaune, comme l'ayant acquis de Claude de Foudey, écuyer, seigneur de Rosier (à la même époque, la maison forte, sans seigneurie, semble aux mains des sires de Jouancey). Le 15 avril 1538, Lazare de Vaux, écuyer, seigneur de Vergoncey, procureur d'Alexandre d'Edouard, écuyer, seigneur de Jouaney, reprend de fief pour la maison forte de Savigny-lès-Beaune aux mains de dame Claude de Fussey. Corabœuf : château brûlé avec celui de Savigny par les Huguenots en 1567. En 1605, le château est acheté par Louise Petit, dame de Savigny. Début de la modernisation du château en 1617. A la mort de Louise Petit en 1622, la terre passe à son gendre Jean Bouhier, conseiller au Parlement, seigneur de Pouilly et de Lantenay. Le 6 janvier 1674, délibération des élus relatives au supplément de 5 sous de fourrage à fournir aux 65 compagnies de cavalerie, cantonnées dans la province, et aux soldats logés dans les châteux de Saint-Seine-l'Église, Saint-Seine-la-Tour, Rosière, Beyre, Montcenis et Savigny. En 1689, Antide de Migieu fait ériger le domaine en marquisat. 

 Le château, au milieu d'un vaste parc qui s'étend à l'est et à l'ouest le long du ruisseau, est un édifice de plan en "U", flanqué de quatre tours rondes aux angles et entouré de fossés. Il est implanté dans un parc traversé par le Rhoin. Edifié en moellons de pierre, le château comprend trois étages. Les tours sont couvertes de toits en poivrière et les corps de bâtiments de toits à croupes. Les toits sont en tuiles plates et percés de lucarnes passantes à fronton triangulaires. Baies rectangulaires et oculi. Le petit château, adoptant un plan convexe, est composé de plusieurs bâtiments, couverts de toits à croupes ou en pavillon de tuiles plates. Les toits sont percés de lucarnes, passantes ou non, à fermettes débordantes et d'oculi. Il comprend un rez-de-chaussée et deux étages. Le bâtiment est édifié en maçonnerie alternant des pierres mureuses et des pierres percées. L'ensemble des façades est percé de différents types de baies avec encadrement reprenant la mise en oeuvre alternant pierres mureuses et pierres percées : oculi, baies de forme ovale, jours en archère. De nombreuses baies se présentent en retrait par rapport à la façade. Les deux tours occidentales sont couronnées d'un feston de consoles à trois ressauts qui portaient des hourds. Les tours sont ouvertes de canonnières à ébrasement externe, de canonnières à fente de visées, et de latrines à niches. L'édifice est entouré de douves revêtues, aujourd'hui sèches, qui sont traversées à l'est et à l'ouest par deux ponts dormants ; le pont dormant postérieur, à l'est, a gardé les marques de l'ahah d'un pont-levis, ainsi que le retrait du tablier et les ancrages des gardes corps. 

Éléments protégés MH: le château avec le petit château du XVIIe siècle : inscription par arrêté du 18 décembre 1940. 

château de Savigny 21420 Savigny-lès-Beaune 

Téléphone : 03 80 21 55 03 

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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