Le 5 octobre 1371, Marguerite de Frolois, dame de Châtillon-en-Basois et de Molinot tient en fief du duc les choses suivantes : premièrement en château et la ville de Molinot, Montricourt, Vernicourt, ensemble les appartenances d'icelles, lesquelle choses mouvoient du fief du château de Salmaise ; item les villes de Pernant, de Cussey-la-Colonne ensemble les appartenances, qui meuvent du fief du château de Frôlois ; item le fié de la terre de Gergey que tiennent en fié de moi les hoirs Guiot de Recep ; item tous les fiés de ladite terre de Gergey ; item la moitié de la maison forte de Bouex ensemble la moitié de la terre appartenant à ladite maison ; item la maison forte de Serrigney, ensemble les appartenances et tout ce que j'ai en la ville de Demigney ; item les Barres d'Orsans et tout ce que j'ai à Charrey et Arconcey ; item la maison fort de Chaurey près Beaune close de fossés ensemble les appartenances : item le fief de la maison fort de Posange que tiennent de moi en rerefié les hoirs Messire Mile de Frolois ; item la ville de Montaigney près Montbart et Montfort, et la vigne de Rougemont. Le 29 avril 1372, jours tenus par Guillaume Ymbert, prévôt de Beaune. Le 29 avril fut baillé le gouvernement du château de Molinot, de la maison forte de Serrigny, terres et justice d'icelles, etc.
Le 28 octobre 1382, dénombrement par Guichard Dauphin, seigneur de Jaligny, baron de la Ferté Chauderon, sénéchal du Nivernais et seigneur de Molinot, à cause de Marguerite de Frôlois sa femme, de sa terre et château de Molinot, de la maison forte et terre de Sarrigny, de la moitié de la maison fort et terre de Bouhey, de la maison forte et terre de Chorrey près Beaune, de la maison forte de Posanges tenue en arrière fief dudit Guichart Dauphin. Le 4 octobre 1416, dénombrement par Guillaume de Chaumotte, chevalier, de la seigneurie de Sarrigny en partie, et jusqu'à une fontaine qui s'appelle en Gontaul de Charrey, en tirant au grand chemin de Dijon. En 1422, enquête du duc pour savoir si les maisons fortes du pays beaunois sont tenables. Les maisons fortes de Pommard, Nantoux, Monthélie, Bouze, Travoisy, Serrigny et Savigny ne sont pas considérées comme des places fortes pouvant se défendre. En mai 1470, "Serrigny, il ly a chastel qui guère ne vault et sont hommes corveables habonnés de Monseigneur le comte de Charny". En 1474, Marguerite d'Aullier tient à Bouillant un fief mouvant de Madame la comtesse de Charny a cause de son château de Serrigny. Etienne de Montbellet tient à Beaume-lè-Serrigny un fief mouvant de Madame la comtesse de Charny a cause de son château de Serrigny. Serrigny est du fief de la comtesse de Charny.
Le 16 novembre 1548, dénombrement par Charles de Fussey de la seigneurie de Serrigny, assavoir toute justice à Serrigny, "item le viel chastel dudit Serrigny qui est en ruine. Item la maison de Neuvelle où il fait sa résidence. Item une maison au lieu de la Doix". Le 8 août 1608, dénombrement de la seigneurie de Sarrigny par noble Philibert de Bernard, seigneur de Montessis, et Dame Françoise de Fussey sa femme, à laquelle elle a été donnée pr Dame Yolande de Trestoden sa mère par traité de mariage du 16 juin 1600. Ladite seigneurie consiste en baronnie, terre en toute justice ; les villages qui dépendent sont Serrigny, Neuvelle, La Doix, Notre-Dame du Chemin, Corcelles et Banant ; "il y a un vieux châtel fossoyé qui a été ruiné dès longtemps par les guerres, auquel il ne paroit plus qu'une tour quarrée". Le 13 juillet 1637, dénombrement de la seigneurie de Serrigny et fief de Rancy, en toute justice par demoiselle Anne Thiroux, veuve d'Abraham Grozelier, bourgeois de Beaune ; de laquelle seigneurie dépendent les châteaux de Serrigny et Neuvelle, auxquels lesdits habitants sont retrayants. Château entièrement reconstruit en 1700 par Pierre Brunet de Chailly. L'abbé Courtépée mentionne en 1774 : château dont l'enclos est fort vaste, avec un canal de 1500 pas de long sur 64 de large.
Situé au pied de la côte vineuse, à 6000 mètres au nord-est de Beaune, à la limite occidentale du vieux village de Serrigny, le château moderne de Serrigny est construit sur une plate-forme rectangulaire, longue de 85 mètres du nord au sud et large de 45 mètres d'est en ouest ; ces proportions inhabituelles font penser que cette plate-forme est peut-être le fruit de la réunion d'une plate-forme carrée et de sa basse-cour. Sur les angles externes des douves, larges de dix à douze mètres, se dressent deux tourelles néogothiques, qui ne sont signalées que sous forme de parcelles sur le cadastre de 1826 : il pourrait donc s'agir de reconstruction d'éléments anciens. Le château occupe le centre d'un vaste parc, limité par un canal au sud, et le ruisseau au nord. Au nord de ce ruisseau et de la route s'ouvre la cour de la maison basse de Serrigny, qui fait face au château. Cette maison basse de Serrigny était possédée en1366 par Jeanne de Montagu, sœur de Marguerite de Frôlois. Aujourd'hui, la maison basse est une ferme bâtie autour d'une cour carrée.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures des pavillons d'entrée, les deux salons et l'escalier du château, les douves, les ponts dormants, la grille XVIIIe siècle, le parc et le canal : inscription par arrêté du 8 juillet 1992.
château de Serrigny 21550 Ladoix-Serrigny

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