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Château de Troménec

Les vestiges du manoir de Troménec, qui semblent dater du XVIe siècle, s’élèvent au bord d’un lavoir, dans le vallon. Ces ruines, encore assez importantes, ont été acquises par un boucher de Lannilis qui les a exploitées comme carrière, épargnant seulement le pan de façade où s’ouvre un élégant petit portail en anse de panier surmonté d'une contre-courbe et deux autres portes cintrées plus petites. L'hiver ce manoir devait baigner littéralement dans l’eau du ruisseau où trempe encore, un peu plus bas, une tourelle à meurtrières démantelée. Un colombier coiffé de verdure se dresse à côté, dans le courtil, au-dessus d’une sorte de caveau précédé d’une arcade de pierre. Le jardin muré voisin, aux angles garnis de tourelles, dépend de la villa de Bellevue, bâtie par les derniers Le Bihannic de Troménec près de la demeure ruinées de leurs ancêtres. La chapelle est construite sur plan rectangulaire, avec deux pignons et un clocheton. 

 Éléments protégés MH : la chapelle : inscription par arrêté du 18 octobre 1926. 

 château de Troménec 29870 Landéda

 

Château de Trohanet

Le château a conservé une part importante de sa structure du XVIIe siècle. La recomposition des façades sud et est, vers 1880, est une bonne illustration des modernisations du château de Trohanet. Les structures et décors intérieurs reflètent différentes étapes de l'évolution du XVIIe au XIXe siècle. L'aménagement du dernier tiers du XIXe siècle a entraîné la construction de dépendances et la création d'un parc paysager par les frères Bülher. Appartient à M. de la Grandière au début du XXe siècle. Aujourd'hui, il est la propriété d'un de ses arrière petits fils, M. Baudoin de Pimodan. 

 Éléments protégés MH : le château et le parc à savoir; le logis en totalité, les façades et les toitures des communs du XIXe siècle (la grange dans la cour nord du château et la ferme au sud ouest), le parc paysager, le jardin potager, ses murs de clôture et la serre : inscription par arrêté du 9 novembre 2001.

 château de Trohanet 29510 Briec 

 Téléphone : 02 98 59 10 61

 

Château de Trévarez

Bâti sur le modèle de celui de Pan, à la limite de la forêt de Laz, couronnant le versant nord des Montagnes Noires, le château de Trévarez dresse aujourd’hui sa silhouette harmonieuse, en partie mutilée par une bombe alliée, en 1944. Ses sveltes tourelles roses coiffées de bleues poivrières, ses toits pyramidaux et ses cheminées élancées, il les doit à James de Kerjégu qui naquit à Trévarez, en Saint-Goazec, ancienne trêve de Leuhan, le 27 février 1846, fit une belle carrière diplomatique et une non moins belle carrière politique. Tout avait été prévu pour faire jadis de l’ancien château, un séjour aussi agréable que confortable, puisqu'il possédait boulangerie, four à pain avec fournil, volière, vivier où s’ébattaient les salmonidés, pressoir, jardin, vaste cuisine, pavillon pour le carrosse et même bibliothèque. Près du château se dressait, en 1501, une chapelle sous le vocable de Notre-Dame; elle fut reconstruite en 1700 et la tradition veut que le clocher soit l’œuvre de Vauban. Au XIXe siècle, elle fut dédiée au patron des chasseurs, saint Hubert, et c’est normal dans un pays infesté encore de loups à l’époque. La baronne Louise du Grégo-Bonté obtint de l'Empereur un décret, signé à Tilsitt, le 6 août 1807, qui autorisait la chapelle comme oratoire domestique. Le manoir de Trévarez, arrière fief de Laz, était possession de Jehan Droniou, en 1486. Il fut saisi féodalement en 1623 sur les héritiers de Jean de Leinlouet par Anne de Coëtanezre, épouse de Charles. Au début du XVIIIe siècle, Joseph-Luc de Kernezre, marquis de La Roche, fils de Luc, décédé en 1699, laissant quatre enfants de son union avec Anne-Françoise de Robien, s’est fixé à Trévarez, après des études à Paris. Le 21 février 1720, il était arrêté à Nantes où on l’avait prié de se rendre. Il reconnut avoir hébergé à Trévarez Pontcallec et Muzillac, propriétaire du château de Pratulo, en Cléden-Poher, mais se défendit d’avoir conspiré. Il avait, disait-il, vu à la Foire de La Martyre ou à Rennes, des gentilshommes, mais vivant très retiré à Trévarez avec sa mère, il n’avait que peu d’occasions de rencontrer ses pairs. 

Tandis que sur la Place du Bouffay, à Nantes, tombaient les têtes de Pontcallec, Montlouis, Talhouet, Le Moyne et du Couédic, Joseph-Luc de Kernezre voyait la porte de sa geôle s’ouvrir toute grande, lui rendant sa liberté. Il mourut à Trévarez, vers 1737, laissant sa veuve, Françoise de Lescoët, beaucoup plus jeune que lui, aux prises avec le gouvernement central qui la mena à La Bastille. A sa mort, Trévarez revint à sa belle-sœur, Anne-Thérèse, décédée sans alliance, et le château passa alors à Marie-Aude du Châtel, veuve de Hugues-Humbert Huchet de La Bédoyère. Elle délaissa Trévarez, mais son sénéchal ayant eu des démêlés avec ses vassaux de Laz, on parla tout bonnement, au Conseil du Roi, d’exiler les habitants de cette paroisse pour les remplacer par des Canadiens. Depuis lors, dans la région, le courant a été inversé. En 1768, décédait la comtesse de La Bédoyère, laissant sa succession à son petit-fils, Charles-François-Jules, qui partagea son temps entre Quimper, Trévarez et Le Grégo dont il portait le nom à la suite du mariage de sa mère, Jeanne-Charlotte de La Bédoyère, avec Thomas du Bot du Grégo. Il devait épouser Jeanne-Françoise-Thomas de La Caunelaye, qui lui donna une fille, Louise-Exupère-Charlotte, laquelle, en premières noces, convola avec Antoine-Louis d’Amphernet de Pontbellanger, tué près de Merdréac, en 1796, au cours des guerres de la Chouannerie, puis le général Michel-Louis Bonté qui l’aida à élever un fils du premier mariage, Charles-Félix qui fut décoré par l’empereur sur le champ de bataille de St-Dizier, en 1814. L’aîné de ses fils vendit, le 25 juillet 1845, Trévarez à la famille Monjaret de Kerjégu.

Si, abandonnant Trévarez, ses azalées, ses rhododendrons que découvrent aujourd’hui des milliers de promeneurs intéressés, vous vous dirigez vers le petit cimetière de Saint-Goazec, vous avez la surprise d’y dénicher deux tombes à l’abandon que le chevalier de Fréminville remarqua, en 1834, à tel point qu’il releva les inscriptions figurant sur les tombeaux pour les glisser dans ses "Antiquités du Finistère". Sur l’un d’eux, on peut lire "Ici repose haute et puissante dame Louise-Exupère-Françoise-Charlotte du Bot du Grégo, marquise de La Roche, baronne de Laz, comtesse de Gournois, vicomtesse de Curru, décédée en son château de Trévarez, le 17 janvier 1826". L’époux de cette dame, Michel-Louis-Joseph, baron Bonté, lieutenant général des Armées du Roi, commandeur de l’ordre de la Légion d'honneur et de l’ordre impérial de la Couronne de fer d’Autriche, lui a fait élever ce tombeau qui a été posé en 1830. Sur l’autre, qui fut dressé dix ans plus tard, le baron Bonté, dans l'intervalle, avait épousé Elisa de Carlotti, qui, à sa mort, en 1836, dirigea son corps sur Saint-Goazec, on pouvait lire l’épitaphe grandiloquente "Ici repose Michel-Louis-Joseph, baron Bonté, commandeur de la Légion d’honneur, chevalier de Saint-Louis, chevalier de l’ordre de la couronne de fer d’Autriche, né à Coutances, le 25-VII-1766, décédé à Paris, le 6-3-1836. Son bras servit la Patrie et soutint le malheur. Sa voix enhardit les bataillons et encouragea le talent. Sa jeunesse appartint aux braves, son âge mûr au bonheur de tous. Le soldat, l’artiste, l’ami et surtout l’épouse voudraient tracer ici son éloge, mais quels accents prendraient leur reconnaissance pour parler aussi haut que ses bien-faits ?". Avant que la famille Monjaret de Kerjégu n’achète le château, les deux tombes étaient dans la chapelle voisine. James de Kerjégu les expulsa et elles trouvèrent asile dans le vieux cimetière ceinturant l’église. Lorsque celui-ci émigra à son tour, les deux sarcophages de marbre blanc en firent autant et bientôt ils furent la proie des plantes et du lierre envahissant.

Au XIXe siècle, Trévarez appartient à Charles-Félix d’Amphernet qui, à Sa mort, en 1827, le légua à son fils aîné, lequel le vendit à la famille Monjaret de Kerjégu. Famille originaire de Lanvollon, dans les actuelles Côtes-du-Nord, lesMonjaret de Kerjégu vinrent résider dans ce coin de Cornouaille en la personne de François-Marie, négociant à Brest de 1846 à 1870, Président du Tribunal et de la Chambre de Commerce. Il avait, en effet, épousé, à Scaër, le 30 janvier 1838, Marie-Louise Le Guernalec de Kéransquer, fille du conseiller général du canton, et lui-même, devait remplacer celui-ci à son décès. Il fonda alors la ferme expérimentale de Scaër tout comme il avait créé, à Brest, la banque "le comptoir du Finistère" qui ne fut pas une réussite. Il mourut à Paris, le 12 février 1882. De son mariage étaient nés quatre enfants, Césaire, épouse de Jules Rouxel de Villeferon (née à Brest, le 8 novembre 1838), Marie-Françoise, née à Brest, le 18 mai 1842, François-Louis, né à Brest, le 8 décembre 1843, et décédé le 8 mars 1845, et James, né à Saint-Goazec, le 27 février 1846. C’est donc vers cette époque que la famille de Kerjégu s’installe à Trévarez. Mais c’est vraiment James le fondateur du château. De son union avec Laure de Habert, veuve du comte Octave de Béhague, il eut, en 1885, une fille, Françoise. Cette dernière, le 2 février 1906, épousait Henri-Marie-Auguste Ferron, marquis de La Ferronnays. Et c’est ainsi que Trévarez passa dans cette dernière famille. En 1940, le château appartient au marquis de La Ferronnays. Devant le danger des bombardements, on décida de replier à Trévarez des richesses artistiques et des archives venant, en particulier, du nord de la France. Le château servit ensuite de ballon d’oxygène aux sous-mariniers allemands et même japonais, en 1943 lorsqu'ils revenaient de leurs croisières atlantiques. En août, prévenus par le maquis, les alliés vinrent bombarder le château qui fut durement touché. Aujourd’hui, grâce au Conseil général, le château de Trévarez est ouvert au public.

 Éléments protégés MH : l'ensemble des éléments constitutifs, bâtis et paysagers, du domaine de Trévarez, à savoir : les façades et les toitures du château et la totalité des pièces du rez-de-chaussée et du sous-sol y compris l'escalier d'honneur ainsi que les escaliers, les rampes et la balustrade périphérique de la terrasse sud; les façades et les toitures des communs ainsi que les stalles conservées dans l'extrémité sud-est de l'aile sud des écuries et la fontaine du Lion y compris le mur de soutènement sur lequel elle s'adosse, le manoir (ferme expérimentale) : les façades et les toitures du logis, des deux maisons de fonction, de l'ensemble des communes (à l'exclusion du hangar ouest) et des chenils ainsi que les anciens jardins en terrasses, la chapelle et la fontaine Saint-Hubert en totalité, la pavillon de garde de Cavarno pour ses façades et ses toitures, la maison du jardinier pour ses façades et ses toitures, y compris la serre attenante en totalité, les sols et les murs de clôture du verger et du potager, le bassin central du potager, les serres à savoir les serres adossées au mur nord du potager en totalité, dans le verger les trois serres froides et la serre chaude pour leurs façades et leurs toitures, la cressonnière, la parc paysager et les jardins (régulier, classique, d'inspiration Renaissance italienne, pittoresque et asiatique) avec les fabriques qu'ils contiennent, à savoir le bassin de la Chasse et son buffet d'eau du jardin Renaissance, les deux vasques et le cadran solaire du jardin régulier, les deux statues des enfants maîtres-chiens, et les infrastructures hydrauliques, à savoir le réservoir sud-ouest, les canalisations souterraines et dégagées, l'étang, qui, vannes et vivier, les grilles et les piliers des portails d'accès par les pavillons de Cavarno et la maison forestière de Vein Roux : inscription par arrêté du 6 avril 2009.

 château de Trévarez 29520 Saint-Goazec 

 Téléphone : 02 98 26 82 79

 

Château de Trémazan

Présentation : le château fort de Trémazan a été construit par la famille du Chastel dans la première moitié du XIVe siècle et au XVe siècle. En raison de son intérêt architectural et historique, le château a été inscrit au titre des Monuments historiques dès 1926. En 1995, les membres de l’association "SOS Château de Trémazan" se mobilisent en raison de son mauvais état sanitaire et concourent collectivement par des visites, expositions, publications et un colloque organisé à Brest en 2004, à faire connaître et valoriser ce site emblématique du Léon. Le donjon et la première enceinte fortifiée du château ont été acquis par la commune de Landunvez en 1998 et des travaux de consolidation du donjon sont entrepris en 2000. Un panneau d'interprétation a été mis en place à proximité de la plage de Trémazan en 2015.

Historique : le château fort de Trémazan à Landunvez était le chef-lieu du fief des du Chastel, famille de la noblesse mentionnée dès le milieu du XIIIe siècle et dont plusieurs membres se sont illustrés au service des ducs de Bretagne et des rois de France. Le château de Trémazan est mentionné en 1351 alors que Bernard du Chastel en est le propriétaire. La chapelle seigneuriale Notre-Dame, érigée en collégiale en 1518 se trouve au lieu-dit Kersaint, également siège de la juridiction de justice (haute et moyenne). Le donjon du château est vraisemblablement datable de la première moitié du XIVe siècle, vers 1315-1350 (le commanditaire serait alors Bernard du Chastel ou son fils Tanguy). La première enceinte fortifiée est construite peu de temps après le donjon et abrite des bâtiments à usage résidentiel. La seconde enceinte fortifiée, faisant basse-cour, est datable du XVe siècle. Le colombier aurait été construit au XVIe siècle. Délaissé dans la deuxième moitié du XVIe siècle, alors que s’éteignent les derniers seigneurs de Trémazan, le château fort est abandonné et sert de carrière de pierre aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est vendu comme bien national à la Révolution.

Le cadastre parcellaire de 1844 figure le château fort composé de ses deux enceintes fortifiées, la ferme implantée dans la deuxième enceinte fortifiée, un four à pain et un colombier et mentionne le toponyme "Le Castel" (le château en breton). Le donjon aurait été touché par la foudre au XIXe siècle. Des fouilles de sauvetage ont été dirigées en 1978 par Gildas Durand qui dresse à cette occasion un relevé précis du château. Alors qu’une nouvelle partie du donjon s’est effondrée durant l’hiver 1995, l’association "SOS Château de Trémazan" est créée en mars 1995. Le donjon et la première enceinte fortifiée ont été acquis par la commune de Landunvez en 1998 et des travaux de consolidation du donjon sont entrepris en 2000. Un colloque pluridisciplinaire, co-organisé par le Centre de Recherche Bretonne et Celtique et l’association "SOS Château de Trémazan", a été consacré au château de Trémazan en juin 2004 à Brest. Il a permis de partager et d'améliorer les connaissances sur ce château fort du Léon.

Description : distant d’à peine 250 mètres de la mer (actuelle plage de Trémazan et plus largement de l’anse de Portsall), le château fort de Trémazan est implanté dans une cuvette marécageuse près du lieu-dit Kersaint. Le site est traversé par un ruisseau filant vers le nord-ouest et la mer. Le château fort est constitué d’un donjon accolé à une première enceinte fortifiée de plan rectangulaire flanquée de deux tours délimitant une cour, de larges douves et d’une deuxième enceinte fortifiée quadrangulaire flanquée à l’origine de quatre tours délimitant une basse-cour. Les tours et courtines de la seconde enceinte étaient couronnées de mâchicoulis percés de canonnière. Les deux enceintes fortifiées devaient à l’origine être reliées par une passerelle escamotable en bois ou un pont dormant démontable. Les courtines sud-est, sud-ouest et la tour sud-est de la seconde enceinte fortifiée ont été arasées: une ferme composée de plusieurs bâtiments occupe ces espaces. Haut d’une trentaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, le donjon de plan presque carré se compose de cinq niveaux dont le dernier était surmonté de hourds en bois (galerie défensive en encorbellement). On accède au rez-de-chaussée du donjon par une porte étroite en tiers-point défendue par une herse et un assommoir. La courtine nord-est de la première enceinte (accolée au donjon) est percée d’une porte en tiers-point également défendue par une herse (elle est dépourvue de pont-levis). Un colombier de plan circulaire est visible immédiatement à l’est du château fort. 

 Éléments protégés MH : les vestiges du château : inscription par arrêté du 18 mai 1926. 

 château de Trémazan 29840 Landunvez

 

Château de Trébodennic

Le constructeur de ce château s'appelait Alain du Poulpry seigneur de Lanvengat, ecclésiastique du haut clergé du Léon, juriste, conseiller au parlement de Bretagne, décédé en 1599. Il transmit le château à un neveu de la branche aînée de la famille du Poulpry qui s'éteignit en 1789. De ce château daté de 1584, il ne reste que le corps de logis gauche, la partie droite avec deux tours carrées est une reconstruction du XIXe siècle. La façade de style Renaissance a belle allure avec ses trois lucarnes à frontons courbés, sa fine tourelle à encorbellement et sa magnifique entrée encadrée de splendides cariatides ornées de motifs curieux et délicats. Sur le fronton, couronné d'urnes à fleurs, figure une femme et un joueur de tambour, une flûte à la main. Le vantail en chêne, très décoratif, serait une figure de l'original. Pendant la révolution, le château et ses dépendances furent vendus comme biens domaniaux. Un jour, dit-on, monté sur une tourelle afin de l'abattre, un démolisseur fit une chute mortelle, ainsi le tourelle fut sauvée. Le château de Trébodennic connaitra divers propriétaires qui ont entrepris une démolition importante de la demeure, avant d'appartenir depuis 1850 à la famille Croc, celle-ci le remania au XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 10 juin 1932.

 château de Trébodennic 29260 Ploudaniel 

 Téléphone : 02 98 83 65 17

   

Château du Taureau

Placé à l'entrée de la baie de Morlaix, l'îlot du Taureau était d'une importance stratégique pour la défense de celle-ci. Un premier château, construit en 1521, fut rapidement détruit par les Anglais. Reconstruit à partir de 1542, il a subi de nombreuses modifications, reconstruction du donjon en 1614 (tour française), restauration du donjon, démolition, reconstruction et agrandissement de l'ancien fort de 1689 à 1692 sous la direction de Vauban et de Garengeau, agrandissements successifs à la fin du XVIIe siècle et au début du siècle suivant, toujours sous la direction des deux ingénieurs. Par ailleurs, les parties hautes de l'édifice ont été modifiées plusieurs fois pour suivre les progrès de l'artillerie et il a aujourd'hui perdu son couronnement crenelé En 1960, il retrouve un usage civil et accueille jusqu'en 1980 une école de voile. Laissé à l'abandon l'édifice se dégrade, mais dès 1989 l'opinion publique et les collectivités locales se mobilisent, un nouveau projet pour l'édifice est ainsi en marche. En dépit de toutes ces modifications au cours des siècles, il s'agit d'un bâtiment majeur de l'histoire de la construction militaire. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité : classement par arrêté du 29 juillet 1914. 

 château du Taureau 29660 Plouezoc'h (baie de Morlaix) 

 Téléphone : 02 98 62 29 73 

   

Château de Rustéphan

Le château aurait été construit, à l'origine, par Etienne, comte de Penthièvre, au XIIe siècle. Les vestiges actuels remontent à la reconstruction du XVe siècle. Pendant la Révolution l'ensemble a été vendu comme bien national, puis les pierres du château de Rustéphan ont servi à la construction des fermes des alentours. La tour d'angle contient un escalier ayant conservé son noyau intact. Cette tour aurait servi de modèle lors de la construction du château de Keriolet situé à Concarneau. A l'ouest, le pignon est flanqué d'une tourelle en cul de lampe de style Renaissance. 

 Éléments protégés MH : le château de Rustéphan à Nizon (vestiges) : inscription par arrêté du 10 mai 1926. 

 château de Rustéphan 29930 Pont-Aven

   

Château de Rosmorduc

Le château est construit sur une ancienne motte féodale. Le manoir primitif était protégé par une enceinte trapézoïdale cernée de douves, avec une face donnant sur la mer et un talus maçonné le long de l'estuaire. Au manoir primitif a succédé un second manoir fortifié bâtit dans les années 1545 puis restauré après les destructions des guerres de la Ligue et agrandi vers 1648. Le manoir est cité au XIIIe siècle comme étant possession de Salomon de Rosmorduc, apparenté aux sires de Daoulas, cadets des vicomtes de Léon. En 1710, les Rosmorduc établissent leur résidence principale au château de Kerazan près de Quimper, alors le château devient résidence campagnarde réservée à la chasse. Le château, édifié en microgranite ocre blond de Logonna monté en grand appareil, a perdu en partie son corps de logis principal situé au Levant. A l’équerre, l’aile du Midi est ornée de belles lucarnes renaissance. Un portail, datant du XVIIe siècle en Kersanton, défendu par des meurtrières, donne accès à la cour d’honneur par une large porte cavalière, accostée d’une petite porte pour les piétons. Au départ de l’étage du pavillon ouest, une tourelle contient une vis de pierre qui dessert les niveaux supérieurs. Saisi comme bien national à la Révolution, le château est partiellement transformé en exploitation agricole. Au siècle suivant, il est racheté par la famille de Rosmorduc qui entreprend sa restauration avec l’aide de l’architecte Henri Mellet. Ce dernier restaure l’ensemble manorial sur cour fermée et transforme l'ancienne aile de communs sud en corps de logis principal, lui joignant une courte aile en retour préexistante à l'est et en disposant un corps de communs lui faisant face au nord. 

 Éléments protégés MH : le château, à savoir le logis (corps principal et aile en retour) en totalité, le bâtiment de commun lui faisant face pour ses façades et ses toitures ainsi que le portail d'entrée, le mur est prolongeant le commun, les arcades prolongeant l'aile est du logis, les ruines de l'oratoire, le jardin en terrasse sud avec ses murs de soutènement : inscription par arrêté du 7 mars 2007. 

 château de Rosmorduc 29460 Logonna-Daoulas

   

Château de Roch Morvan

La première mention du château date de 1263, mais il est incontestablement plus ancien. Situé sur un emplacement défensif de premier ordre, il était une des plus importantes forteresses des puissants vicomtes de Léon. En juin 1342, Charles de Blois tente, en vain, de s'en rendre maître, occupé par Jeanne de Montfort. Hervé VIII de Léon décède en 1363 et le Léon revient alors à sa soeur aînée, épouse du vicomte Jean Ier de Rohan depuis 1349. Suite à un traité du 4 novembre 1371, entre le roi d'Angleterre et le duc Jean IV de Bretagne, le château est gardé par une garnison anglaise. En mai 1373 Du Guesclin s'en empare, en 1375, le duc Jean IV, aidé par des soldats anglais, reprend l'édifice. En 1472, le duc François II saisit le château sur le vicomte de Rohan pour le punir de tenir le parti du roi de France. La fin du XVe siècle voit commencer le démantèlement de Roc'h Morvan. Après la Révolution française, et en dépit des interdictions, le château est exploité comme carrière de pierre. En 1926, la découverte d'une galerie et de salles souterraines près de l'entrée du château provoque une "chasse au trésor". C'est à partir de son acquisition par le département, en 1987, que d'importants travaux sont entrepris. 

 Éléments protégés MH : les vestiges du château : inscription par arrêté du 18 octobre 1926. 

 château de Roc'h Morvan 29800 La Roche-Maurice 

 Téléphone : 02 98 20 43 57

   

Château de Mesléan

Il y a quelques décades, quand le Brest des Lettres et des Arts, les Mme Perdriel-Vaissière, la délicate poétesse, Saint-Pol-Roux, toujours magnifique, Erwan Marec qui finit administrateur général de l’Inscription maritime, Dufau-Pérez que la caricature a mené à la Cour des Comptes, tout ce Brest était l'hôte de Mme Magda Tarquis et le château connaissait de somptueuses fêtes bretonnes en costumes aussi vieux qu’authentiques. Depuis, la guerre a passé là et bien que les ans soient de "merveilleux embellisseurs" comme disait Ramuz, les pierres ont continué à se déchausser et à tomber dans les folles herbes, d’autant plus que le manoir voisin était particulièrement visé, l’état-major allemand y campant pendant le siège de Brest. Au-dessus du portail arrondi en berceau, on distingue encore, cependant, les armoiries mi-parti des Rivoalen et des Barbier "d’argent à deux fasces de sable" entourées d’un collier de Saint-Michel. Le premier connu des sires de Mesléan, en 1486, fut François Rivoalen dont le fils Jehan comparut en homme d’armes à la montre de l’Evêché du Léon, en 1503. Un autre Jan Rivoalen, chevalier de l’ordre royal, sieur de Mesléan, Lannuzouarn et Pennanech, eut en 1623, des démêlés avec Tanguy Denys, écuyer, son proche voisin puisque sieur du Bois, en Gouesnou, "pour lui faire ôter un banc et un escabeau qu'il a fait mettre depuis peu de temps en l’église paroissiale sans sa permission". En 1638, Gillette Rivoalen, dame de Mesléan et de Lannuzouarn, épousait Vincent, baron de Penmarch, gentilhomme ordinaire de la cour du Roi et le château passait ainsi à la famille de Penmarch de Saint-Frégant.

De leur union naquirent trois enfants, Anne-Louis-Gabrielle, qui épousa François de Poulpry; Françoise-Gabrielle, qui fut unie à Louis du Louët en l’église de Saint-Etienne de Rennes par Révérend Père Isaac de Marbeuf, abbé de Langonnet et Vincent-Gabriel (1655-1717) qui, le 23 mars 1675, devint l’époux de Anne de Kermenguy, en l’église de Cléder. Le 15 janvier 1720, François-Gabriel de Penmarch, né justement à Saint-Frégant, en 1684, et futur commissaire des haras du département du Léon, le vendait, moyennant 115.000 livres à Joachim des Cazeaux du Hallay, conseiller-secrétaire du Roi. Le 15 février 1771, moyennant 12.000 livres, Jean-François Gilart, chevalier de Larhantel, seigneur du Boton, Kerferré, le Colombier, Lanrheuc, le Bois... lieutenant de vaisseau, époux de Josèphe-Louis Thierry, achetait le château aux six descendants des Cazeaux. Josèphe Thierry était apparentée à Pierre-Bernardin de Thierry de La Prévalaye, chef d’escadre des armées navales. Auparavant, le 4 octobre, Gilart de l’Arhantel avait acheté le manoir du Bois, en Gouesnou, à Catherine-Marthe de Sanzay, dame vicomtesse héréditaire du Poitou, et à sa sœur Gillette-Anne de Sanzay, dame de Kériber, demeurant ensemble en leur hôtel de Lesneven, paroisse de Saint-Michel. Selon l’acte de vente de Mesléan "cette terre consiste en un château très indigent de réparations, pourpris et lors, fief et seigneurie, rentes et chef-rentes, rachat, lots et ventes relevant en grande partie du fief de Gouesnou, amorti, et autre partie du Roi, sous son domaine de Brest". Mesléan était alors tenu en ferme selon l’usement du Léon, et le fermier payait, par an, 412 livres. De plus, il devait fournir deux charretées de paille par an. De Mesléan dépendaient aussi deux moulins, l’un avec sa chaussée et son étang était loué annuellement 168 livres, l’autre qui relevait du Roi, le Moulin l’Evêque, était loué 600 livres. Cette terre était décorée de différents droits honorifiques, de patronage concernant, entre autres, la chapelle et chapellenie de Saint-Sauveur et Saint-Pierre, à l’entrée du bourg de Gouesnou. Elle avait aussi des prééminences et droits en l’église des Sept-Saints à Brest, et des droits de vitres armoiriées en l’église Notre-Dame du Folgoët. Le Moulin l’Evêque est dépendant du manoir du Bois, et en 1899, il appartient à Mme Elisabeth de Brossard, veuve de Gabriel Boëlle, qui habita aussi le manoir. En 1911, M. Tarquis, père de l’actuel propriétaire, M. Alexis Tarquis, achetait le château au médecin général de la marine Eugène Barret, époux de Lucie Barthes. En juillet 1969, les ruines du château de Mesléan ont revécu, pour un soir, sous les feux ardents des projecteurs. Et, tandis que les artistes nous ramenaient à l’époque de Charles Le Téméraire, les vieilles pierres que le lichen farde d’or pâle, la galerie à créneaux et à mâchicoulis, ainsi que les deux tours basses flanquant le porche, connaissaient un nouvel éclat. Du château aujourd'hui, il ne reste d'intéressant que les ruines de la façade d'entrée et des tours, les courtines semblent avoir été couvertes d'une charpente et d'une couverture en ardoises dont il ne reste pratiquement plus rien. La courtine située au-dessus de l'entrée est couverte par des dalles de granit et percée de fenêtres et meurtrières sur ses deux faces. Seule la face externe possède des mâchicoulis. L'escalier de la tour d'angle est un escalier circulaire en granit sur pivot central, l'intérêt de ce château est de montrer une façade médiévale comportant un système de défense assez exceptionnel qui en fait une véritable petite place forte. 

 Éléments protégés MH : le château de Mesléan (ruines) : inscription par arrêté du 16 avril 1975.

 château de Mesléan 29850 Gouesnou

 

Château de Maillé

La chapelle de Maillé fait partie de l'ensemble du château de Maillé, classé en 1981. A l'époque, la chapelle n'avait pas été présentée. L'histoire de cette chapelle est particulièrement originale : elle a succédé à l'ancienne chapelle, batie près du manoir de Coatseizploué par Tanguy de Kermavan, grâce à une autorisation de Clément VII. En 1789, elle est vendue comme bien national et rachetée par la belle mère du propriétaire, Nicolas de Cadeville. A son retour d'émigration, celui-ci constate que la chapelle est totalement en ruine, et décide de la remplacer. Il choisit une grange du XVIIe siècle en bel appareil, à quatre pans de toiture. Il en supprime un en élevant le pignon et l'ancienne grange devient chapelle. C'est donc un bâtiment tout à fait original, qui a en grande partie conservé son aspect rural et possède une très belle charpente du XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, le grand et le petit escaliers, la grande salle et la rotonde attenante avec leur décor, la cheminée peinte de la chambre n° 13 et la cheminée sculptée dans la chambre dite chambre Sud. L'ensemble du domaine comprenant la cour d'honneur et les bâtiments, les murs et les douves qui l'entourent, les murs de clôture des jardins, la chapelle, la motte féodale et les allées du Cavalier, de Kerveur, de Morlaix, de Broko et Plouescat : inscription par arrêté du 19 avril 1990. 

 château de Maillé 29430 Plounévez-Lochrist 

 Téléphone : 02 98 61 44 68 

 

Château de Lesquiffiou

Le château de Lesquiffiou a été construit au XVIIe siècle, probablement sur l'emplacement d'un manoir plus ancien dont subsiste le pigeonnier du XVIe siècle. Le corps central, rectangulaire, daté de 1698, a été flanqué dans la première moitié du XVIIIe siècle de deux pavillons carrés prolongés vers l'est par deux ailes en retour d'équerre, ces deux ailes ont été détruites entre 1890 et 1897, et la largeur du corps central a été doublée par la création d'une nouvelle façade d'inspiration Louis XV. Outre le château et le pigeonnier, le domaine comprend une ferme, édifiée de 1861 à 1863 pour le marquis de Lescoët pour faire une ferme modèle pour une école d'agriculture, la guerre de 1870 a fait avorter le projet. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, le salon, la salle à manger, la salle Louis XV, le pigeonnier, le jardin à la française, la cour d'honneur avec sa balustrade et la ferme modèle : inscription par arrêté du 19 novembre 1992. 

 château de Lesquiffiou 29410 Pleyber-Christ 

Château de Lanniron

Le château de Lanniron a été construit au XVIIe siècle pour Mgr François de Coetlogon, à l'emplacement de l'ancienne résidence d'été des évêques de Quimper au bord de l'Odet à proximité immédiate de l'agglomération. M. Emmanuel Calixte Harrington, notable d'origine anglaise, entreprit entre 1824 et 1833 une importante restauration de l'ancien manoir de la fin du XVe siècle et agrandi une première fois dans les années 1760. C'est sous l'aspect d'une construction de style napoléonien que l'édifice apparaît à nos yeux aujourd'hui. Son architecte reste inconnu mais fut vraisemblablement issu du milieu local. Le château est situé sur la plus haute des trois terrasses construites au bord de l'Odet depuis la fin du XVIIe siècle, à l'emplacement des anciens jardins de Monseigneur de Coetlogon dont nous conservons une description précise en 1860. De ces jardins restent plusieurs bassins, une pièce d'eau appelée le Neptune et un ancien canal. Une reconstruction de l'état primitif de ces jardins semble d'ailleurs possible grâce aux documents et aux traces au sol qui ont gardé, par endroits, une grande lisibilité. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, les terrasses, le bassin de Neptune, la grande allée donnant accès au domaine au Nord, la façade sud de l'Orangerie : inscription par arrêté du 6 mai 1988. Le parterre, l'allée des chevaux, le canal et la terrasse de l'orangerie, l'orangerie (à l'exclusion de la façade Nord) et le bâtiment des communs : inscriptpion par arrêté du 23 décembre 1992. 

 château de Lanniron 29000 Quimper 

 Téléphone : 02 98 90 62 02

 

Château de Kervézec

L'origine du manoir de Kervézec est très obscure : on ne retrouve aucune mention de terre noble à cet endroit dans les réformations de 1481 et 1535. La première mention n'apparaît qu'en 1665 à l'occasion de la bénédiction de la cloche de la chapelle, le premier propriétaire connu est François Rolland, riche marchand de Morlaix, en 1667. Le manoir a cependant été construit au XVIe siècle (est daté 1568) et présente des caractéristiques de la demeure noble, malgré les modifications subies au XIXe siècle. Il a en effet été très modifié par Pol de Courcy, l'auteur de l'armorial de Bretagne, entre 1877 et 1879. Le bâtiment prolongeant vers le nord-est le portail d'entrée à mâchicoulis a été détruit, et le manoir s'est étendu vers le sud par la création de deux bâtiments parallèles terminés par une cour. L'intérieur a conservé son décor du XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis, et la chapelle : inscription par arrêté du 19 avril 1990. 

 château de Kervézec 29610 Garlan

   

Château de Kervéatoux

La construction du manoir primitif, selon un plan en L, date au XVe siècle. Premier agrandissement au XVIIe siècle, puis transformation en ferme. L'aile Est devient une étable. Dans les années 1850, travaux de remise en état, l'ensemble est transformé en château, de plan irrégulier, disposé en U autour d'une cour centrale. La transformation aurait été confiée à l'architecte Bernier. Les différents corps de bâtiments, avec tours et pavillons, conservent une unité grâce à une ornementation architecturale inspirée du XVe siècle. La distribution et le décor intérieurs datent de ce remaniement, avec remploi d'éléments (panneaux de bois sculptés, panneaux sculptés polychromes du XVIIe siècle). Les communs sont organisés autour d'une cour. Au nord du château, les jardins en terrasses suivent une composition axiale à partir d'un premier jardin d'agrément et de son bassin central. La première terrasse contient le potager, la seconde le verger. Le parc paysager conserve le tracé d'anciennes allées d'arrivée au château. Cette demeure est un bel exemple de restauration homogène réalisée dans les années 1880, de style néo-gothique. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, l'ensemble du château, à savoir le château proprement dit (corps de logis principal et ailes en retour), l'ensemble des bâtiments de dépendances organisés autour de la cour située à l'ouest du château, le colombier ainsi que le jardin nord organisé en terrasses (jardin d'agrément et jardin potager) : inscription par arrêté du 17 août 2007. 

 château de Kervéatoux 29810 Plouarzel 

 Téléphone : 07 60 05 47 55

   

Château de Keruzoret

Le manoir de Kéruzoret est construit autour de 1500 par Hervé 1er de Kersaintgilly; son descendant, Hervé II, obtient l'autorisation de construire une chapelle en 1537. Au XVIIe siècle, la demeure passe par héritage à la famille Le Borgne; en 1666, Jean Le Borgne de Kéruzoret fait construire le pavillon est. Le domaine comprend alors une pièce d'eau et un moulin, un colombier, une basse-cour permettant l'accès à la cour d'honneur du manoir au-delà d'une porte cochère. En 1785, est projetée la construction d'un château neuf. De retour d'émigration, la famille de Kéruzoret restaure l'ancien édifice et reconstruit la chapelle. En 1865, Amaury de Kerdrel fait appel à l'architecte parisien Henri Parent pour transformer le vieux manoir. Cette importante campagne de travaux, qui s'accompagne du remaniement du parc, se termine en 1887. L'ancien manoir de Kéruzoret présentait un plan en équerre avec tour d'escalier carré dans l'angle. Ce premier édifice est agrandi en 1666 par la construction d'un pavillon à l'est, avec écuries et communs en rez-de-chaussée. Les travaux entrepris par Henri Parent comprennent la destruction et l'éloignement des bâtiments de service, l'agrandissement du pavillon est, l'ouverture de la cour d'honneur sur le parc et la reprise totale des façades anciennes (agrandissement des baies, placage d'un appareil à assises alternées, percement de lucarnes). Le pavillon ouest, la tour centrale ainsi que la galerie sont également transformés. Le parc est remanié avec le percement d'allées et le dégagement de perspectives sur les clochers de l'église paroissiale de Plouvorn et de la chapelle de Lambader. Vers l'ouest, est ménagée une trouée dite "l'allée verte", tandis qu'à l'est, l'ancienne arrivée est conservée.

 La restauration et l'agrandissement de l'ancien manoir de Kéruzoret est exemplaire d'une des principales manifestations du phénomène châtelain au XIXe siècle. Après la Révolution et l'émigration, les familles nobles réinvestissent leurs terres et restaurent leur demeure champêtre en les agrandissant; les constructions neuves permettent généralement le redéploiement des espaces de réception ou l'installation de pièces devenues indispensables au rang d'un château. Ainsi, à Kéruzoret, les agrandissements donnent lieu, en particulier, à l'aménagement d'un grand salon et d'une bibliothèque. La réalisation, confiée à Henri Parent, architecte parisien travaillant pour l'aristocratie, est remarquable par son homogénéité, bâtiments anciens et modernes se complétant harmonieusement. Le caractère de l'ancien manoir est conservé à la fois du point de vue stylistique, mais aussi par le respect des proportions générales et de la composition autour d'une cour d'honneur. En revanche, le remodelage du site suivant les usages du XIXe siècle a entrainé l'éloignement des communs et l'aménagement d'un parc. Edifice de plan irrégulier en U; un corps polygonal demi-hors-oeuvre placé dans l'angle relie le corps de logis principal et l'aile en retour d'équerre à l'ouest, laquelle se termine par un important pavillon de plan rectangulaire. A l'est, le corps de logis est flanqué d'un pavillon sur lequel se greffe une étroite terrasse surélevée en retour sur la cour. Élevé d'un étage carré et d'un étage de comble sur rez-de-chaussée, le bâtiment se caractérise par l'utilisation d'un appareil à assises alternées et d'une ornementation de style néogothique, néo-Renaissance. La chapelle se situe à proximité, au sud-est du château. 

 Éléments protégés MH : le château, à savoir le logis pour ses façades et ses toitures, la chapelle et le colombier en totalité, l'ancien verger, le potager et le parc paysager qui constitue son écrin : inscription par arrêté du 7 mars 2007. 

 château de Keruzoret 29420 Plouvorn

 

Château de Kerriou

Château construit en 1906 par l'architecte rennais Jean-Marie Laloy pour le comte Henri de Legge et son épouse, Cecilia Monteiro de Barros, sur le domaine de l'ancien manoir de Kerriou. Après son occupation pendant la deuxième guerre mondiale, le château change plusieurs fois de main. Il a été restauré à la fin du XXe siècle. Bâtiment de plan massé composé d'un corps de logis rectangulaire cantonné de plusieurs pavillons, l'un en retour d'équerre au nord-est, l'autre sur l'angle nord-ouest, de part et d'autre de l'entrée principale situé au-delà d'un perron. Au sud, la façade plus régulière est animée d'une échauguette sur l'angle ouest. Au-dessus d'un niveau de sous-sol, le corps de logis comporte un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble distribué par un grand escalier situé dans le pavillon ouest. Les maçonneries réalisées en moellon et le soubassement, les bandeaux horizontaux, les encadrements de baies, les allèges et les lucarnes sont en pierre de taille. L'ornementation extérieure est de style néo gothique. Le château de Kerriou est une version plus développée et plus tardive du château de la Haute Dibois à Baguer Lorvan (35) réalisé par l'architecte en 1894, pour un membre de la même famille. Le style de l'édifice témoigne des mutations de l'architecture domestique à la charnière des XIXe et XXe siècles. Le décor intérieur, ensemble homogène de style néo-gothique de belle qualité, est-il conservé ? Jean-Marie Laloy est l'un des architectes majeurs de la fin du XIXe siècle à Rennes; sa production se caractérise par un esprit rationaliste, une recherche de justesse de la composition un souci du détail décoratif et une grande qualité d'exécution. 

 Éléments protégés MH : le logis en totalité, les façades et les toitures de l'ancien manoir et des communs, les ruines de la chapelle, du colombier et de l'allée couverte dite Loch ar Ronfl. Propositions de classement pour le château en totalité. 

 château de Kerriou 29190 Gouézec

   

Château de Kerouzere

Le château de Kerouzere constitue un parfait exemple de ce que le terme château fort décrit; austérité et puissance. Pillé par les paysans il sera restauré dans un style moins médiéval, notamment dans sa partie sud, la façade nord conservant son style d'origine. Le château-fort de Kerouzéré se compose à l'origine d'une série de bâtiments formant une courtine, flanqués de tours et d'un chemin de ronde crénelé pourvu de mâchicoulis. Le château perd sa tour sud ouest et sa courtine sud lors du second siège soutenu contre la Ligue, en 1590. En Bretagne, seuls les châteaux de Brest et de Kérouzéré sont acquis à la cause du roi Henri IV. La famille de Oiséon possède l'édifice jusqu'en 1682. L'un de ses membres, Pierre, est capitaine général de la milice des gardes côtes pour la capitainerie de Saint Pol. La marquise de Piré y demeure pendant la Révolution sans être inquiétée et en 1821, son fils, le général de Piré vend le château à Jean-Baptiste Du Beaudiez. 

 Éléments protégés MH : le château de Kerouzéré en totalité : classement par arrêté du 28 mai 1883.

 château-fort de Kerouzéré 29250 Sibiril 

 Téléphone : 06 73 71 85 92 

Château de Kerousien

Château construit au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle; agrandissement latéral au début du XXe siècle par M. de Carné. Bâtiment de plan symétrique, le corps de logis rectangulaire recevant un avant corps central polygonal sur la façade sur jardin. Dépendance latérale couverte en terrasse. Maçonnerie enduite avec encadrements de baies, bandeaux horizontaux, chaînes d'angle et corniche en pierre de taille. Le parc, l'orangerie ainsi que la cascade sont inscrits comme jardins remarquables. 

 château de Kerouzien 29700 Plomelin 

 Téléphone : 06 67 30 58 23 

Château de Kérouartz

La famille de Keroüartz, entrera dans l’histoire à la époque où légende et merveilleux se confondent en cette journée du 26 mars 1351. De cette héroïque épopée du Combat des Trente, un champion Hennequin Hérouart fera partie du team des chevaliers, aux règles établies par le code de l’honneur. Elle franchira la porte de la renommée en 1376, un autre tournoi donnera l’occasion à Hervé de Keroüartz de mener son blason au Panthéon des "cycles Arthurien". Ce fait d’arme, authentifié et conté par Guillaume de La Penne "Gestes des Bretons en Italie, sous le pape Grégoire XI" sera porté aux "Preuves de l’Histoire de Bretagne" Les clameurs de la révolution écarteront la famille de son sol natal, mais au XIXe siècle, le destin de l’histoire donnera l’occasion au marquis de reconquérir ses biens, pouvait-il ignorer la maxime gravée en 1771 dans le plomb du cadrant solaire du parc, "Afflictis lentas, celeres gaudentibus horae" (le temps passe lentement dans la peine, rapidement dans la joie). Et cette autre devise nobiliaire des Keroüartz " Tout avec le temps" n’est-elle pas d’actualité ? L'édifice, construit au XVIIe siècle, est précédé au sud par une allée d'un kilomètre de long, bordée de part et d'autre d'une double rangée de hêtres. A l'extrémité sud de cette allée le portail d'entrée, dont il ne restent que deux piles rectangulaires en granit surmontées chacune d'un pignon triangulaire. La pile Est est ornée, à son sommet, sur sa face extérieure, des armoiries de la famille de Kerouartz. Ces deux piles comportent sur leur face interne des saillies verticales de taille permettant la pose de portes sur pivots. A l'est de cet ensemble existe un passage à enjamber, constitué de deux marches surmontées d'une dalle de pierre verticale. L'intérêt de cet ensemble est constitué par sa position à l'entrée de l'avenue qui mène au château et forme, avec ce dernier et le parc, un tout indivisible. 

 Éléments protégés MH : le château de Kérouartz et ses dépendances : inscription par arrêté du 18 octobre 1926. 

 château de Kérouartz 29870 Lannilis 

 Téléphone : 02 98 04 10 60 

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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