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Château de Mercuret

Maison forte caractéristique de l'architecture rustique de cette région du Velay à la fin du Moyen-Age, ayant subi des transformation successives, notamment au XVIIIe siècle, qui lui ont fait perdre son caractère médiéval. Il s'agit d'un témoignage de cette typologie architecturale encore très proche de l'aula primitive, encadrée par quatre réductions de tours sous forme de tourelles en échauguette. Pendant la Révolution, en 1793, trois tours furent rasées. Au XIXe siècle, démentellement de la propriété par différentes ventes réalisées par les propriétaires. Dans les années 1940, le château appartenait aux hospices de Retournac. Le domaine se compose d'un enclos formé de différents corps de bâtiments reliés par un mur. Du côté nord le château proprement dit, maison forte rectangulaire à deux tours demi hors-oeuvre au centre des façades sud et nord, dont une d'escalier, et quatre échauguettes d'angles. Une tour ronde s'élève tout près, à l'extérieur d'un mur d'enceinte. Du côté Est se trouve la chapelle. En face s'allonge le corps de bâtiment de la grange. A l'intérieur du château, les pièces sont disposées de part et d'autre du couloir reliant les deux tours. Plafonds à la française, décors peints sur bois, peintures murales, cheminées. La chapelle se compose d'une tour ronde et d'un corps de bâtiment rectangulaire. A l'origine, seule la partie circulaire correspondait à un oratoire, et fut utilisée ultérieurement comme four à pain. L'autre partie correspondant à la nef fut ajoutée aux XVIIe ou XVIIIe siècles. 

 Éléments protégés MH : le château comprenant le logis avec ses décors intérieurs, les deux tours de l'enceinte extérieure et l'emprise au sol de la basse-cour : inscription par arrêté du 25 novembre 1994.

 château de Mercuret 43130 Retournac

   

Château de Mercoeur

Structure d'ensemble médiévale, avec reprise à la Renaissance et au XVIIIe siècle. Au XIIIe siècle, la famille Mercoeur se choisit un site élevé pour bâtir une forteresse. Le donjon fut construit de façon à donner vue sur les deux châteaux de Saint Privat et de Saint Didier d'Allier. Pendant la guerre de Cent ans, le chateau brûle, sans doute du fait des Routiers. A partir de 1764, le propriétaire entreprend une nouvelle construction dont les travaux sont interrompus par la Révolution. Le château n'est plus habité depuis 1914.

Mercoeur occupe une position à flanc de mont, exposée aux attaques venant du sommet, cela pourrait s'expliquer par le rôle de relais optique, plus que de défense joué par le donjon. Le corps de logis est flanqué du donjon rond et d'une tour, il est desservi par une autre tour intérieure à escalier en vis. Il est entouré d'une enceinte quadrangulaire, sans doute réemployée pour la construction de fermes. Le corps de logis comportait un retour en équerre, construit en deux temps, une souche de cheminée et un rez-de-chaussée voûté en berceau sont les seuls vestiges. Le bâtiment noble du XVIIIe siècle, n'a été réalisé que pour moitié. A l'intérieur, le premier niveau du donjon possède une voûte peinte en trois compartiments, avec feuillage, pots à fleurs qui pourrait remonter au XVIIe siècle. Dans le corps de logis écroulé vers 1960, subsistent deux grandes cheminées à moulurations gothiques. 

 Éléments protégés MH : le donjon et la tourelle d'escalier nord y compris la peinture murale de la voûte au rez-de-chaussée du donjon ; les façades et les toitures du château et du bâtiment du XVIIIe siècle ; les deux cheminées interieures du château : inscription par arrêté du 3 octobre 1979. 

 château de Mercoeur 43580 Saint-Privat-d'Allier 

 Téléphone : 04 71 09 38 41

   

Château du Mazigon

Pradelles était un relais important entre le Gévaudan et le Velay. De nombreux saccages eurent lieu au XIVe siècle et au cours des guerres de Religion. Les enceintes et ouvrages de la ville doivent remonter au XIVe siècle, date des grandes campagnes de fortifications du pays, contre les routiers et les invasions étrangères. Le château du Mazigon est un petit manoir rustique construit au XVIIe siècle (1642 gravée sur la porte), agrandi à la fin du XIXe siècle (1899-1900), Mazigon se distingue surtout par la variété et l'authenticité de son décor intérieur. Il subsiste dans le bourg des restes de fortifications comme la tour de Rochelix, du nom de la famille autrefois possessionnée, qui doit remonter au XIVe siècle. Les archères et meurtrières ont aujourd'hui disparu, mais des traces semblent pouvoir en être trouvées dans quelques remplissages de murs. La tour de Rochelix, très proche de la porte de la Verdette, devait être un élément de la défense de celle-ci. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité y compris son parc et le décor des pièces suivantes : le vestibule et la cage d'escalier, la cuisine, la salle à manger au rez-de-chaussée du logis du XVIIe siècle, le salon lambrissé, le salon aux peintures, la chambre au chien, la chapelle situé au premier étage, la bibliothèque et les toilettes situées dans l'aile 1900 : inscription par arrêté du 23 décembre 2009. 

 château du Mazigon 43420 Pradelles

 

Château de Martinas

En 1890, une maison est réalisée à partir d'un château du XVIIIe siècle. Au corps de logis primitif s'ajoute un pavillon carré, des tours et échauguettes, une marquise et un riche décor sculpté. Il se compose d'un vestibule aux verres gravés ; d'un grand salon avec boiseries sculptées, un plafond à caissons et un grand vitrail figuré; un salon néo-rocaille avec un plafond et des dessus de portes peints ; une salle de bain à baignoire en fonte peinte. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, y compris le pavillon d'entrée avec son portail et les intérieurs avec leurs décors : au rez-de-chaussée le vestibule d'entrée avec son passage couvert, le grand salon aux vitraux, le salon carré baroque, le bureau, le petit salon ; la salle de bains du sous-sol ; les chambres du premier étage : inscription par arrêté du 19 mai 2003. 

 château de Martinas 43120 Monistrol-sur-Loire

   

Château de Lespinasse

C'est une construction militaire datant des XIVe et XVe siècles, agrandie principalement au XVIIe siècle, pour s'adapter à des fonctions exclusivement rurales. A l'intérieur, certaines boiseries du XVIIIe siècle, d'un style très local, sont à retenir. En 1358, construction du donjon crénelé avec mâchicoulis et tourelle d'escalier en encorbellement. Il forme le fond de la cour intérieure dont une rampe à escalier irrégulier sur voussures assure la liaison avec le chemin de ronde de la poterne d'entrée et avec un bâtiment ajouté au XVIe siècle avec échauguettes d'angle. Cette construction centrale, couronnée de créneaux, avec accès par la porte en tiers point défendue par une herse est encadrée de deux tours engagées dont le crénelage a été également enlevé en 1793. Le château se poursuit à l'est par un corps de bâtiment construit en 1450, avec deux tours défendues par des meurtrières. Leur intérieur est décoré au rez-de-chaussée de boiseries Louis XV. Un escalier en vis, prenant en face du donjon dans la cour intérieure, donne accès à ce corps de logis. La grande salle du premier étage renferme une cheminée à hotte du XVe siècle, avec écusson sculpté aux armes d'Auvergne. 

 Éléments protégés MH : le château de l'Espinasse (y compris la cour) : inscription par arrêté du 24 avril 1961. 

 château de Lespinasse 43100 Saint Beauzire 

 Téléphone : 04 71 76 82 12

 

Château de Leotoing

Le site a été occupé dès la fin du XIe siècle par une motte placée au centre d'un éperon barré d'un fossé ; l'église paroissiale s'est édifiée au XIIe siècle près de la motte, au coeur de l'espace protégé de l'éperon barré ; au XIIIe siècle, un château en pierre à été édifié à l'extrémité de l'éperon barré, et ce dernier, devenu basse-cour du château, a été donné aux habitants du village, à charge pour eux d'en entretenir les fortifications. Le site actuel comprend donc plusieurs éléments : le château, la basse-cour et son enceinte, ainsi que les bâtiments qui occupent cette basse-cour, l'église paroissiale saint Vincent, la chapelle sainte Catherine, le presbytère et la maison aux dîmes ; château : donjon du premier quart du XIIIe siècle, logis du deuxième quart du XIIIe siècle modifié au XVe siècle, avant-corps du milieu du XIIIe siècle, repris au XVe siècle ; enceinte du troisième quart du XIIIe siècle, ouvrage d'entrée repris au XVe siècle ; église : nef du du XIIe siècle, choeur reconstruit au XIVe siècle, bras nord du transept et chapelle nord du choeur bâtis entre 1374 et 1400, chapelle sud de la nef édifiée au XVIe siècle, sacristie ajoutée entre 1703 et 1854 ; chapelle sainte Catherine du XVe siècle ; presbytère du XVIe siècle ; maison aux dîmes du XVIIIe siècle.

A la suite de dissensions au sein de la famille comtale d'Auvergne, le château de Léotoing fait partie des fiefs donnés par jugement royal à Robert Dauphin, comte de Clermont, qui les lègue à son fils Hugues au début du XIVe siècle. Il donne au château seigneurial un nouveau visage, une tour maîtresse et ses annexes sont bâties en aménageant une terrasse sommitale sur le piton rocheux voisin. La motte primitive est arasée et la basse-cour, close de murs. Vers 1365, un autre Robert Dauphin renforce les défenses du château afin de dissuader toute attaque éventuelle. Au XVe siècle, un programme d'aménagements résidentiels achève de donner au château sa physionomie définitive. Béraud III, dernier représentant des Dauphin, marie sa fille unique à Louis de Bourbon, comte de Montpensier. De cette famille comtale puis ducale des Montpensier, la seigneurie passe aux ducs d'Orléans. Laissé sans entretien le château tombe en ruines à partir du XVIe siècle. Vendu comme bien national à la révolution, il sert alors de carrière pour les habitants du village. Aujourd'hui, les vestiges du château de Leotoing comprennent un donjon à trois étages carrés dont deux voûtés d'une coupole, voûte en berceau brisé dans le couloir d'accès du donjon, un logis avec une cave voûtée en berceau plein-cintre et cinq étages carrés, toit en appentis couvert de tuile creuse, silo voûté d'une coupole à calotte. 

 Éléments protégés MH : les restes du château de Leotoing : inscription par arrêté du 7 décembre 1992.

 château de Leotoing 43410 Leotoing

 

Château de Lavoûte Polignac

Le château de Lavoûte Poligna se situe sur un éperon rocheux dominant l'Allier. A l'est trois lignes de défense successives semblent protéger le point le plus élevé de l'éperon, choisi pour la construction du donjon. De plan rectangulaire, le donjon a perdu sa partie nord. Château presque entièrement reconstruit au XIXe siècle d'après des modèles anciens. Les vastes bâtiments qui entouraient la cour diparurent dans un incendie. En 1793, ne restait debout que l'aile élevée au-dessus du ravin. L'édifice a été vendu comme bien national à la Révolution et entièrement dépecé. Les parties anciennes sont réduites à quelques pans de murs, une porte du XIVe et XVIIe siècle, quelques fenêtres et la chapelle (salle voûtée d'ogives). Le logis central comportant deux étages a été très restauré. Il comprend la porte d'entrée datée de 1634. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 16 février 1967.

 château de Lavoûte Polignac 43800 Lavoûte-sur-Loire 

 Téléphone : 04 71 08 50 02 

Château de Lamothe

Architecture du XVIIe et du XVIIIe siècle issue d'une reconstruction à partir d'une base médiévale du XIVe siècle. Il ne subsiste du bâtiment primitif que l'étage supérieur. Les salles médiévales sont conservées, dont une chambre dite "Chambre Papale" au plafond peint. La reconstruction du XVIIe siècle comprend quelques pièces décorées de la fin du XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château de Lamothe y compris les restes de l'ancienne poterne du XIVe siècle : inscription par arrêté du 21 mars 1988. 

 château fort de Lamothe 43100 Lamothe

 

Château de Lafayette

Maison natale du général de La Fayette. Le château est partiellement détruit par un incendie en 1701. Vaudoyer le restaure en 1791. En 1793 le château est envahi et vendu comme bien d'émigré. La tante de La Fayette le rachète, mais La Fayette n'y revient que rarement après son installation au château de la Grange, près de Paris. Transformations de la demeure après 1920, lors de son achat par le Comité Américain (nouveau donjon en béton et aménagements intérieurs). A l'intérieur du château on peut admirer 14 panneaux posés et encadrés d'une bordure à fleur sur un fond uni vert clair. Ils s'organisent en paires, en fonction de leur iconographie. Composition le long d'un axe vertical. Quatre panneaux aux oiseaux, deux au paon, deux au coq. Décor de guirlandes de fleurs, de rinceaux, au milieu des médaillons rectangulaires décorés d'amours jouant en camaëu bleu, bouquets dans de hautes corbeilles tressées, natures mortes d'instruments de musique. Paire de panneaux à figures, un à la musicienne et un à la bacchante. La composition est plus classique, présence de guirlandes de fleurs et de branches de vigne, présence de cartouches à décor de chérubins en camaïeu gris-bleu. Deux paires de pilastres, panneaux plus étroits, deux au trépied (athénienne), deux au médaillon en losange avec la présence d'une tête. Décor d'arabesques, de vases de fleurs et d'oiseaux. Quatre panneaux dessus-de-porte à figures. Ils sont imprimés sur fond noir (fond étrusque) et ils présentent des scènes mythologiques autour du thème de l'Amour. Deux présentes des tentures bleues. Les 14 panneaux sont entoilés et montés sur châssis et encadrés. Il s'agit de papiers peints traités en couleurs naturelles. Ils sont imprimés à la planche sur des feuilles de papier vergé raboutées avant impression. Ces panneaux sont classés MH en 2010.

 Éléments protégés MH : le château et ses jardins, y compris les éléments intérieurs suivants avec leur décor : le grand escalier d'honneur avec sa rampe en bois ; au rez de chaussée la galerie ornée de peintures murales et la salle à manger Louis XIII, la salle des gardes, la salle de l'écho avec son papier peint chinois, la porte blindée donnant accès au musée, la cachette avec sa trappe secrète; au premier étage le grand salon, la bibliothèque, la chambre de Clèves, la chambre rose, la chambre natale de Lafayette, la chambre Adrienne avec la chambre verte la jouxtant, la chambre Floride et l'appartement à la suite ; au deuxième étage la grande coursière, la chambre Armand, la chambre Persane ; au troisième étage la chambre Gilbert avec sa salle de bain et son sauna, la chambre carton à chapeau ; au quatrième étage le salon de l'amitié franco-américaine : inscription par arrêté du 21 août 1989. 

 château Lafayette 42230 Chavaniac-Lafayette 

 Téléphone : 04 71 77 50 32 

Château de Jonchères

Le château de Jonchères est implanté sur un éperon rocheux limité par un ruisseau, la Tioule, et les gorges de l'Allier qu'il domine. Jonchères était placé sous la mouvance des évêques du Puy par bulles de 1164 et 1267. Dès le début, sans doute, il est co seigneurie. En 1285, Gilbert de Saint Haon rend hommage à l'évêque du Puy pour ce qu'il tient dans le mandement du château de Jonchères, pour la tour et l'eau de l'Allier, de même Ebrard de Pradelles pour la quatrième partie de la tour de Jonchères. La ruine de la baronnie daterait de la période 1769-1806. Les ruines comprennent un château fort des XIe-XIIe siècles, une tour carrée, une tour circulaire, la façade d'un corps de logis reconstruit au XVIIIe siècle. Le château se situe sur un éperon rocheux dominant l'Allier. A l'est, trois lignes de défense successives semblent protéger le point le plus élevé de l'éperon, choisi pour la construction du donjon. De plan rectangulaire, le donjon a perdu sa partie nord. L'intérieur semble avoir comporté trois étages. Au nord, un mur de soutènement a été construit de chaque côté d'un fossé. Le rempart s'appuie sur trois tours dont deux sont encore debout. Celle qui se trouve le plus à l'ouest forme liaison avec le mur de défense ouest. Cette façade a été privilégiée au XVIIIe siècle en raison du panorama. A la muraille nord s'appuie une tour semi-circulaire dont les trois niveaux intérieurs étaient voûtés. Un conduit de latrines a été ménagé dans la paroi même, sur toute la hauteur. 

 Éléments protégés MH : le château de Jonchères (ruines) : classement par arrêté du 14 novembre 1983.

 château de Jonchères 43340 Rauret

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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