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Château de Gizeux

Châtellenie relevant de la seigneurie de Montsoreau, le château passa en 1330 à la maison des Du Bellay, qui bâtirent l'édifice actuel. La première forteresse fut achevée en 1415. Le château est précédé d'une cour d'honneur et de parterres qui s'inclinent vers une prairie limitée sur trois côtés par les douves et où se trouve l'entrée. A gauche se développent les bâtiments des communs ; à droite, une terrasse limitée par un ancien mur d'enceinte, puis le grand canal. En bordure de la cour des communs se trouve une tour cylindrique à mâchicoulis, vestige de la forteresse du XIVe siècle. Le château comprend un corps de logis central et deux ailes en retour sur la cour d'honneur avec, dans les angles rentrants, deux tours polygonales d'escaliers à vis. Un bâtiment bâti à peu près à la même époque en bordure de la terrasse sud, est terminé par un pavillon rectangulaire plus élevé, affecté au logement des fermiers. Un autre bâtiment du XVIIIe siècle relie le précédent au corps principal. Au nord se trouvent les communs avec une grande cour, deux corps de bâtiments en équerre, et une cour secondaire dont l'accès se fait par un passage voûté ouvert dans l'axe du bâtiment principal.

 A l'intérieur du château, le rez-de-chaussée conserve des boiseries du XVIIe siècle. Au premier étage, une salle a conservé les lambris, le plafond et la décoration peinte de l'époque de la construction. Sur les lambris alternent des scènes mythologiques, des bouquets de fleurs et des motifs portant le monogramme des Du Bellay. Subsiste une décoration analogue des pièces de l'aile sud et dans le couloir qui les dessert. Une grande galerie entièrement couverte de peintures occupe le premier étage du bâtiment XVIIIe siècle en retour vers l'est. Sont représentés les châteaux royaux et le château de Gizeux mis en parallèle avec ces constructions. Le château de Gizeux possède de superbes communs dont de magnifiques écuries, aujourd'hui encore, habitées par une quarantaine de chevaux et poneys. 

 Éléments protégés MH : le château ; ses dépendances ; les douves ; les communs et, d'une manière générale, tout le terrain compris à l'intérieur du trait tracé sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 24 mai 1945. château de Gizeux 37340 Gizeux 

 Téléphone : 02 47 96 45 18 

 

Château de Genillé

Le château est la demeure attestée d'Adam Fumée, médecin de Charles VII et Louis XI, dès 1483. De nombreux travaux ont été exécutés à cette époque sur des fondations du XIIe siècle dont les deux tours poivrières en restent des vestiges. Simple fief relevant de Montrichard, Genillé fut érigé en Châtellenie en 1515, avec réunion au domaine des Roches Saint-Quentin. Le château comprend un grand corps de bâtiment accompagné, à ses angles nord ouest et sud ouest, de deux tours cylindriques. Les angles nord-est et sud-est portent des échauguettes sur des culs-de-lampe. Sur la façade orientale fait saillie une tour octogonale logeant une vis. Une aile fut appuyée en retour d'équerre à la façade orientale, entre la tour d'escalier et le mur pignon nord. Cette aile date du XVIIe siècle et fut prolongée postérieurement. Au sud de la cour, une aile en retour vers l'est a disparu. Les douves ont été presque complètement comblées. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, à l'exception de celles du bâtiment moderne prolongeant l'aile Nord : inscription par arrêté du 27 novembre 1951 

 château de Genillé 37460 Genillé

 

Château de la Gaillardière

La Gaillardière est implantée sur un site occupé dès l'Antiquité. On pense qu'une première demeure, aujourd'hui disparue, a précédé le château actuel. Le pigeonnier, datable du XVIe siècle, appartient à cette campagne de construction. Le grand corps de logis a été construit ou fortement remanié vers le milieu du XVIIIe siècle, peut-être en 1743 au moment où François Martineau, conseiller au parlement de Touraine, en était propriétaire. L'architecte n'est pas connu. La Gaillardière figure sur la carte de Cassini ainsi que sur la carte des terres de La Croix dressée vers 1779 par Jean de Chapuiset, écuyer. Sur cette dernière sont représentés le grand corps de logis et une grange au nord, un vivier au sud (aujourd'hui disparu) et une terrasse à l'ouest au sein d'un enclos délimité par un mur. Un acte notarié de 1773 indique que la Gaillardière constitue une closerie avec maison de maître. Le château a été restauré dans les années 1960.

Le grand corps de logis orienté est-ouest est bâti en moellons enduits et est élevé d'un étage carré. Il comprend dix travées dont les deux centrales forment un avant-corps en pierre de taille légèrement saillant à jambages en pilastre, surmonté côté sud d'un fronton triangulaire en pierre de taille, sans décor. Un pavillon bas est accolé au pignon Est. Le toit à longs pans et croupes est couvert en ardoise ; on note l'absence de lucarne au sud. Dans la cour, au nord du corps de logis, s'élève un pigeonnier de plan carré construit en moellons et couvert d'un toit pyramidal en tuile plate (restitué). La présence de boulins sphériques en terre cuite est mentionnée. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château de la Gaillardière : inscription par arrêté du 25 octobre 1971. 

 château de la Gaillardière 37150 La Croix-en-Touraine 

   

Château Gaillard

A l'est de Clos-Lucé, au pied du coteau d'Amboise, sur la rive droite de l'Amasse, se dresse dans un milieu des plus pittoresques la très intéressante demeure de Château-Gaillard. Au Moyen Âge, il y avait en ce lieu une maison noble qui, à l'instar de tant d'autres, doit sa désignation au nom d'un gentilhomme, d'ailleurs assez commun en Touraine. Les agréments du site attirèrent les regards de Charles VIII. En cet endroit abrité par la colline contre le vent du nord et caressé des chauds rayons du soleil du midi, le roi résolut de créer un verger avec des jardins potagers qui manquaient au palais royal installé sur un plateau aride. Il confia ce soin à Pacello de Marcogliano, qu'il avait ramené lors de l'expédition de Naples. De riants bosquets et des serres remplies de plantes rares agrémentèrent ce domaine, où la tradition rapporte que, pour la première fois en France, l'on planta l'oranger sur les bords de la Loire. À la mort de Charles VIII, le roi Louis XII, attiré vers Blois, emmena avec lui Pacello, auquel il fit don de ce fief, au mois de mai 1505, "à la charge de trente sols de rente et autres charges". La partie de l'est se rapporte au règne de Louis XII, dont le porc-épic paraissait jadis dans le pignon oriental, tandis que la façade montrait les armes de France. À l'intérieur, on remarquait les armes de France entourées des lettres L et A, initiales de Louis XII et d'Anne de Bretagne. 

René, dit le grand bâtard de Savoie; frère consanguin de Louise de Savoie, comme fils de Philippe II duc de Savoie qui le reconnut et lui donna le comté de Villars , désirait se rapprocher de sa soeur qui résidait fréquemment au château d'Amboise. Il s'en ouvrit à Pacello, qui lui vendit son domaine, en 1510, et la vente fut ratifiée par lettres royales. René de Savoie, trouvant le logis trop modeste, le fit prolonger du côté de l'ouest. En cela il ne pouvait que complaire à Anne de Lascaris, fille de Jean-Antoine de Lascaris, comte de Tende, et veuve de Louis de Clermont-Lodève, qu'il avait épousée en 1498. L'escalier, à palier droit et en spirale avait sa principale porte d'entrée derrière la maison. La porte est ornée d'une délicate frise d'arabesques, au milieu desquelles le souvenir des nobles seigneurs se perpétue dans leurs armoiries. Le blason, entouré du collier de l'ordre de Saint-Michel, est: écartelé au 1 et 4 d'argent à la croix de gueules, qui est de Savoie, avec la barre de bâtardise, au 2 et 3 contr'écartelé: au 1 et 4 de gueules l'aigle éployée qui est de Lascaris; au 2 et 3 de gueules au chef d'or, qui est de Tende. Le roi de France n'avait pas été oublié, et la salamandre de François Ier fut sculptée dans le pignon de l'ouest.

René de Savoie, après avoir fait vaillamment son devoir à la bataille de Marignan et de la Bicoque, fut blessé à Pavie et mourut des suites de sa blessure. Ses enfants, le second obtint, en 1571, la dignité de maréchal et d'amiral de France, vendirent le domaine à Pierre de Bray, grenetier au grenier à sel; la veuve de ce dernier, Isabelle Chantelou, le revendit, le 6 décembre 1559, pour le prix de 1800 livres. L'acquéreur était le cardinal Charles de Lorraine, fils de Claude, premier duc de Guise, et d'Antoinette de Bourbon. Le cardinal, dont les brillantes qualités exercèrent à cette époque une influence sérieuse sur les affaires du pays, se sentit attiré sur les rives de la Loire par sa nièce. Marie Stuart, fille de Marie de Lorraine et de Jacques V d'Écosse; c'est d'elle qu'il s'agit, venait d'épouser le jeune François, fils aîné de Henri II. Les deux époux, radieux dans leurs quatorze printemps avaient fait leur entrée solennelle à Amboise, le 30 novembre 1559. Le reflet de l'éclat de la cour et des faveurs royales s'était déplacé et se reportait de plus en plus de Clos-Lucé, descendu dans l'ombre, sur Château-Gaillard arrivé à son apogée. Le cardinal de Lorraine agrandit son domaine par l'acquisition de plusieurs pièces de terre, de prés et de vignes, formant une contenance d'environ 19 arpents. Il embellit l'intérieur de sa maison en faisant appel aux artistes dont il aimait à s'entourer; mais ce renouveau devait être de courte durée, comme l'union du roi et de la reine.

François II étant mort en décembre 1560 et Marie Stuart, de si douce mémoire, avait dit "adieu à la France", le cardinal vendit Château-Gaillard, le 12 novembre 1566, moyennant 1000 écus d'or à René Villequier. On sait comment ce gentilhomme, chevalier des ordres du roi, capitaine de cent hommes d'armes et depuis favori de Henri III, tua son épouse Françoise de la Marck, dans un accès de jalousie, et en 1577, épousa Louise de Savonnières. À leur tour, ses héritiers vendirent cette terre, en 1614, pour 3000 livres à Thomas le Large, seigneur de Villefrault. Château-Gaillard fut possédé plus tard par la famille Rouer; puis à la suite de la Révolution, par MM. François Filledier, François Loyau en l'an VII, Fonteneau (1876) Lecomte (1878) et Guibel (1882). Des restaurations et des remaniements furent opérés alors dans la construction, ainsi que l'indique au pignon oriental l'inscription Anno 1882. En 1885, il est la propriété de M. Croupier, lequel apprécie toute la valeur des souvenirs historiques attachés à Château-Gaillard, et tient à coeur de lui conserver la physionomie que le XVIe siècle a marquée sur le manoir et sur le site privilégié qui lui sert de cadre.

L'édifice paraît avoir été très restauré. Sans doute la date de 1882 figurant au sommet du pignon, signe-t-elle cette campagne de travaux. Le corps de logis s'élève sur trois niveaux. Une tourelle d'escalier est visible à l'un des angles de la façade arrière, mais nous ne connaissons pas sa relation avec l'édifice. Notre commentaire se limitera à la seule façade orientale et principale que nous avons pu observer. Implanté à flanc de coteau, l'édifice présente son mur gouttereau est face au jardin, qui se déploie en contrebas. Tandis que les façades secondaires sont construites en moellon enduit, celle-ci montre un moyen appareil de tuffeau. Sur la terrasse dominant le jardin, neuf baies et deux portes ouvrent cette façade régulièrement rythmée et parfaitement ordonnancée en quatre travées. La partie inférieure du mur est séparée des baies du rez-de-chaussée par un appui filant. Celles-ci, à double croisillons, aux angles supérieurs très légèrement arrondis et dont l'encadrement présente un simple quart-de-rond, sont encadrées de pilastres doriques au fût lisse montant depuis le pied de la façade, de part et d'autre de l'allège, et se prolongeant au-dessus du linteau des fenêtres, jusqu'à la corniche sommitale. Les pilastres supportent un délicat cordon mouluré, qui est lui-même surmonté d'un second cordon, identique au premier, constituant l'appui filant des baies du premier étage. Ces baies sont en tout point similaires à celles du rez-de-chaussée. L'espace compris entre les deux cordons constitue une frise, sobre, ponctuée d'écus aux armes de Savoie (et pour certain bûchés) situés à l'aplomb des meneaux qui sont par ailleurs surmontés d'agrafes. Les deux portes ouvrent au-dessus d'un perron de trois marches, entre les travées 1-2 et 3-4. Elles sont également encadrées de pilastres doriques qui supportent un épais linteau simulant un entablement. Il est orné de délicats rinceaux.

Au premier étage, à l'aplomb de l'une des portes (travée 1-2), prend place une petite baie encadrée de pilastres et surmontée d'un entablement à rinceaux et d'une coquille ; mais cette baie semble réinsérée postérieurement dans la maçonnerie. Le toit est percé de quatre lucarnes à frontons curvilignes ornées, selon le modèle des baies inférieures, de pilastres et d'agrafe. La corniche qui souligne la base du toit est très sophistiquée, mêlant, sur trois registres, des motifs de coquilles, de cordes et de fleurons. Dans cette façade, le style renaissant est clairement lisible et l'égalité des travées ne trahit pas la distribution intérieure. Nous n'avons pas retrouvé le coup de sabre que l'abbé Bosseboeuf dit avoir observé au niveau de la corniche. Par ailleurs, la parenté de ce corps de logis avec l'hôtel Joyeuse qu'évoque l'abbé Bosseboeuf ne nous semble pas vraiment convaincante. La recherche qui présida à l'élaboration de la façade de Château-Gaillard reste son ordonnance, sa régularité et son harmonie, ce qui n'existe pas à l'hôtel Joyeuse. Les points de comparaisons avec l'hôtel Joyeuse tiennent essentiellement dans le matériau de construction, le tuffeau, qui est local. 

 Éléments protégés MH : la chapelle et les jardins situés devant le château : inscription par arrêté du 1er octobre 1963. 

 château Gaillard 37400 Amboise 

 Téléphone : 02 47 30 33 29

Château de la Fuye

Le premier seigneur connu du bourg de Chinon est Bouchard, cité dès 885. Un castrum existe dans l'île dès le Xe siècle. Fondation du bourg de Saint-Gilles en 1067. Fondation du prieuré Saint-Léonard en 1067 également. Construction de l'église Saint-Ambroise au XIIe siècle. Construction d'une église dédiée à Saint-Pierre dans l'île en 1080. Construction d'un premier pont en bois sur la Vienne pour relier Saint-Gilles au début du XIIe siècle puis construction d'un pont en pierre au milieu du XIIe siècle attribué à Henri II Plantagenêt. Destruction du quartier Saint-Gilles en 1130 par l'angevin Geoffroy le Bel. Au cours du second quart du XIIIe siècle, construction d'une commanderie de Templiers au lieu-dit "le Temple" aujourd'hui situé sur la commune de Brizay. Construction d'une première église dédiée à Saint-Maurice au XIIIe siècle, détruite puis reconstruite en partie au XIVe siècle. Les Bouchard cessent d'être seigneurs de la châtellenie en 1427. Leur dernière descendante, Catherine de l'Ile, épouse en 1427 Georges de la Trémoille, vicomte de Thouars. Les La Trémoille restèrent barons de L'Ile-Bouchard de 1427 à 1629. En 1483, Louis II de la Trémoille devient baron de L'Ile-Bouchard. C'est à ce personnage exceptionnel et à son épouse Gabrielle de Bourbon que la ville doit son développement et les embellissements apportés au château et aux églises Saint-Gilles et Saint-Maurice. En 1493, réception du roi Charles VIII. En 1519 de grandes fêtes furent données à l'occasion de la naissance du petit prince Henri ; les halles et l'auditoire furent réparés. La ville connaît son plus fort rayonnement artistique de 1490 à 1515, date de la mort de Charles, fils de Louis II. Gabrielle de Bourbon décéda en 1516 et Louis II en 1525 à Pavie. Louis III de la Trémoille, arrière-petit-fils de Louis II, reçut à L'Ile-Bouchard le 5 mai 1560 la visite du roi François II. Durant les guerres de Religion, L'Ile-Bouchard fut une place protestante. En 1629, le cardinal de Richelieu racheta la baronnie de L'Ile-Bouchard à Henri de La Trémoille et interdit l'exercice du culte réformé qui avait lieu dans la chapelle du château. Le 4 février 1638, une crue de la Vienne emporte les ponts de Saint-Gilles et de Saint-Maurice. Ils ne sont reconstruits qu'en 1832 et sont soumis à péage.

 Le fief de la Fuye relevait de Chinon et de Turpenay. En 1559, les propriétaires font fortifier le logis seigneurial. Le manoir présente deux bâtiments en équerre aux hauts pignons dont le rempant en rondelis était orné de crochets. Une tour d'escalier polygonale se place dans l'angle rentrant. Un bandeau sculpté sépare les étages et se décroche pour surmonter l'emplacement de l'écu et les fenêtres de la tour. Des lucarnes ornées de coquilles éclairent les combles. D'importantes tours percées de meurtrières assuraient la défense. Il en subsiste une rectangulaire accolée au château, dont les mâchicoulis sont intacts. Une tour ronde au nord flanquait l'ancienne porte d'entrée. Une autre au sud a perdu sa hauteur primitive. Petite chapelle du XVIIe siècle. Le château est restauré par François Benjamin vers 1970, cheminée en remploi. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments : inscription par arrêté du 13 janvier 1965. 

 château de la Fuye 37500 Chinon 

 

Château de Fromentières

Le premier seigneur connu du bourg de Chinon est Bouchard, cité dès 885. Un castrum existe dans l'île dès le Xe siècle. Fondation du bourg de Saint-Gilles en 1067. Fondation du prieuré Saint-Léonard en 1067 également. Construction de l'église Saint-Ambroise au XIIe siècle. Construction d'une église dédiée à Saint-Pierre dans l'île en 1080. Construction d'un premier pont en bois sur la Vienne pour relier Saint-Gilles au début du XIIe siècle puis construction d'un pont en pierre au milieu du XIIe siècle attribué à Henri II Plantagenêt. Destruction du quartier Saint-Gilles en 1130 par l'angevin Geoffroy le Bel. Au cours du second quart du XIIIe siècle, construction d'une commanderie de Templiers au lieu-dit "le Temple" aujourd'hui situé sur la commune de Brizay. Construction d'une première église dédiée à Saint-Maurice au XIIIe siècle, détruite puis reconstruite en partie au XIVe siècle. Les Bouchard cessent d'être seigneurs de la châtellenie en 1427. Leur dernière descendante, Catherine de l'Ile, épouse en 1427 Georges de la Trémoille, vicomte de Thouars. Les La Trémoille restèrent barons de L'Ile-Bouchard de 1427 à 1629. En 1483, Louis II de la Trémoille devient baron de L'Ile-Bouchard. C'est à ce personnage exceptionnel et à son épouse Gabrielle de Bourbon que la ville doit son développement et les embellissements apportés au château et aux églises Saint-Gilles et Saint-Maurice. En 1493, réception du roi Charles VIII. En 1519 de grandes fêtes furent données à l'occasion de la naissance du petit prince Henri ; les halles et l'auditoire furent réparés. La ville connaît son plus fort rayonnement artistique de 1490 à 1515, date de la mort de Charles, fils de Louis II. Gabrielle de Bourbon décéda en 1516 et Louis II en 1525 à Pavie. Louis III de la Trémoille, arrière-petit-fils de Louis II, reçut à L'Ile-Bouchard le 5 mai 1560 la visite du roi François II. Durant les guerres de Religion, L'Ile-Bouchard fut une place protestante. En 1629, le cardinal de Richelieu racheta la baronnie de L'Ile-Bouchard à Henri de La Trémoille et interdit l'exercice du culte réformé qui avait lieu dans la chapelle du château. Le 4 février 1638, une crue de la Vienne emporte les ponts de Saint-Gilles et de Saint-Maurice. Ils ne sont reconstruits qu'en 1832 et sont soumis à péage. Le château de Fromentières est une demeure seigneuriale construite sous Charles VII, formant fief relevant de Chinon. L'édifice comprenait deux ailes perpendiculaires, limitant la cour à l'ouest. Cette cour était limitée au nord par une aile dont il ne subsiste que le mur pignon. L'aile ouest est accompagnée, à son angle sud-ouest, d'une tour polygonale contenant la vis en pierre reliant les étages. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château de Fromentières : inscription par arrêté du 22 novembre 1949.

 château de Fromentières 37500 Chinon

 

Château de Frau

Gentilhommière du XVIe siècle, composée d'un bâtiment rectangulaire précédé d'une dépendance. Une tourelle est flanquée, à l'ouest, de la façade méridionale donnant sur la cour. Plus loin, accolé et en saillie, se place un pavillon carré avec entablement à modillons, il est lui-même prolongé en arrière par une tour carrée bâtie sur un contrefort à pic, compensant le contrebas de la vallée. Une galerie était à l'origine posée sur un encorbellement et a été soutenue plus tard par trois arcades de la fin du XVIIe siècle. A l'est, se trouve une chapelle à clocher pignon. A l'intérieur du logis se trouve un escalier droit, à l'italienne, marqué d'arcades jumelles. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château de Frau : inscription par arrêté du 18 octobre 1971. 

 château de Frau 37500 Thizay

 

Château de Fourchette

Cet ancien fief relevait du château d'Amboise, à une paire de gants blancs du prix de vingt deniers tournois. Le château de Fourchette a été construit vers 1725-1730 à l'emplacement d'un édifice plus ancien. Le château est composé d'un bâtiment rectangulaire à un étage et un combleà la Mansart avec des lucarnes à fronton courbe. Au sud, se trouve un double escalier en fer à cheval. Un pigeonnier carré bâti au XVIe siècle, avec un toit surmonté d'un lanternon octogonal, se trouve dans le parc. A l'est, la chapelle est devenue une habitation et a été prolongée par un corps de bâtiment. Le château a appartenu successivement à Jean Ardiller de la Brillonnière en 1545, à Marie-Claude Scarron vers 1700, à Marie-Armande-Claude Bergeron de la Goupillère en 1739, femme de Charles-Paul-Jacques-Joseph de Bridieu, à Charles-Marie-Marthe de Bridieu vers 1770, chevalier, seigneur de Saint-Germain, Rouvray, Montreuil, etc, puis en 1789 à Marie-Catherine Le Boucher de Verdun, veuve de Charles-Marie-Marthe de Bridieu et depuis le début des années 1980, le château appartient à Mick Jagger, célèbre chanteur des Rolling Stones. 

 Éléments protégés MH : le corps de logis principal du début du XVIIIe siècle ; le pigeonnier ; la chapelle ; la terrasse : inscription par arrêté du 31 octobre 1934. 

 château de Fourchette 37530 Pocé-sur-Cisse

   

Château de Fontenay-Isoré

Ancien fief relevant de la Tour Isoré et du château de Sennevières. De la forteresse rectangulaire du XVe siècle restent divers éléments. Limitée par des douves, l'enceinte du château devait être flanquée d'au moins quatre tours d'angle. L'entrée au-dessus des douves devait se faire au milieu du côté sud. Au centre de l'enceinte Est, les arrachements de croisées d'ogive, sur la face nord des bâtiments encore existants, laissent voir une salle qui devait relier ceux-ci à la tour nord-est. Le bâtiment sud conserve un sous-sol voûté dont les piliers sont reliés par des arcs surbaissés caractéristiques du XVe siècle et XVIe siècle. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château : inscription par arrêté du 9 août 1949. 

 château de Fontenay-Isoré 37310 Tauxigny-Saint-Bauld 

 Téléphone : 02 47 27 56 10

 

Château de Fontenay

Ancienne châtellenie relevant de Rillé. Construit sur les vestiges d'une villa gallo romaine de plan carré, le manoir occupe l'angle nord-ouest d'une enceinte rectangulaire, dont les courtines ont été garnies d'un chemin de ronde et de merlons vers 1910. Le château de Fontenay comprend deux bâtiments perpendiculaires réunis par une aile percée, à son rez-de-chaussée, d'une porte d'accès à la cour intérieure. Le bâtiment nord, est flanqué, à ses angles nord-est et nord-ouest, de deux tours cylindriques. Cet édifice seigneurial du XVe siècle a conservé intacte sa muraille d’enceinte entourée de douves, le jardin intérieur, intimiste et précieux, évoque les romans courtois du Moyen-Age. 

 Éléments protégés MH : le château de Fontenay : inscription par arrêté du 6 mars 1947 

 château de Fontenay 37130 Lignières-de-Touraine 

 Téléphone : 02 47 96 67 62 / 07 56 98 85 10 

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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