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Château de Flaugergues

En 1696, Etienne de Flaugergues, conseiller à la Cour des Comptes de Montpellier, fait l'acquisition d'un domaine auquel il donnera son nom. Pendant 45 ans, il agrandit et embellit cette "maison des champs" pour lui donner son aspect définitif. Il semble que la disposition des lieux, où fut construit le château de Flaugergues, ses jardins, la qualité simple et soignée de ses bâtiments, aient servi de modèle à de nombreuses "folies" de la région, ces résidences secondaires, à proximité de Montpellier, aménagées au XVIIIe siècle par des conseillers à la Cour des Comptes qui voulaient pouvoir vivre honorablement à la campagne. En 1811, Flaugergues devient une des résidences de plaisance des Boussairolles propriétaires du château voisin. La demeure est entourée d'un parc à l'anglaise, d'un jardin à la française et de son vignoble. Le château présente une ordonnance architecturale de qualité, avec deux avant-corps, façades enduites, cordons, consoles et encadrements de baies en pierre de taille appareillée. Autour de la porte d'entrée, encadrement de pierre avec motifs d'architecture classique, comportant pilastres, frise et console. Devant le château, le terre-plein d'entrée se développe entre deux avant-corps, avec degrés flanqués de deux statues de pierre. Suivant un axe parallèle au château, commandé par deux allées d'oliviers, se développe une vaste cour d'honneur fermée de deux larges grilles en fer forgé. Cette cour est reliée au jardin à la française, situé en contrebas, par un escalier de pierre à double évolution. Le jardin français se compose sur l'axe principal du château et forme, avec l'axe transversal de la cour d'honneur, un bassin circulaire à l'autre extrémité avec un petit motif en marbre formant cadran solaire. Le jardin se termine en terrasse avec un beau panorama sur l'agglomération urbaine. 

 Éléments protégés MH : le château, avec ses terrasses, ses statues, les grilles en fer forgé, le jardin avec ses bassins, les allées plantées, le parc et l'orangerie : classement par arrêté du 23 avril 1986. Le domaine (à l'exception des parties classées), y compris le sol des parcelles telles que délimitées sur le plan annexé à l'arrêté, notamment les espaces boisés y compris l'allée de platanes d'accès au nord-ouest, l'allée de cyprès au nord longeant l'avenue Albert-Einstein et les bosquets, ainsi que les façades et les toitures des bâtiments, notamment des communs à l'ouest et de la maison du jardinier à l'est (à l'exception du clapier ajouté) et, en totalité, le puits à noria et son bassin-réservoir y compris son réseau hydraulique : inscription par arrêté du 19 décembre 2013. 

 château de Flaugergues 34000 Montpellier 

 Téléphone : 04 99 52 66 37 

Château de l'Engarran

Folie d'amour, le château est un bijou architectural de 1750. Edifié en l'honneur de Suzanne Loïs de Marigny, le domaine est un hymne au printemps, à la vie, et à l'éternel recommencement. Ici, pour les beaux yeux de sa belle, Jean Vassal a en effet uni l'esthétique, l'utile et l'inventif. Du salon aux vignes, l'Engarran est une maison à vivre. Mais avant d'entrer, voici les jardins. Et pour guide d'exception, Florian Grill, héritier direct et copropriétaire avec ses sœurs Diane et Constance, son frère Christophe et ses parents, une famille qu'il compare aux cinq doigts de la main. Du puits, un étroit canal va à l'orangerie, en ruines. Cette "folie" est avant tout le cœur d'un domaine viticole rénové en 1970 par Francine Grill. Maîtresse femme, Francine a du Bordelais dans le sang et du nez pour l'Engarran, en dix ans, elle redore son blason et en fait le fleuron des vins de l'Hérault au pays du Soleil Levant. Voir également le château de Lengarran. 

 Éléments protégés MH : le château et son parc, avec la fontaine monumentale et les oeuvres d'art qui le décorent: classement par décret du 31 mai 1926. 

 château de l'Engarran 34880 Lavérune 

 Téléphone : 04 67 47 00 02

   

Château du Cros

La seigneurie du Cros est restée sous dépendance directe des évêques de Lodève jusqu’en 1562. L’évêque René de Birague vendit la seigneurie du cros à Jacques d’Albesquier, consul de Lodève de 1562 à 1586. Il occupait le rang premier Consul lorsque en octobre 1585, la ville de Lodève fut prise par le duc de Montmorency. Jacques d’Albesquier traita avec le duc, puis complota contre lui et fut ms au secret à la Couvertoirade en 1586. La seigneurie du Cros fut alors vendue à Pierre de Julien qui est à l’origine de la construction du château. Ancienne maison des évêques, la seigneurie du Cros était auparavant une maison à trois étages, une construction fort rare pour l’époque. François de Julien, consul de Lodève, vendit le château du Cros à la famille de La Treilhe en 1627. Jean Jacques de La Treilhe, seigneur de Foziéres et du Cros entreprend d’importants aménagements du château actuel. A partir de la Révolution le château ne représente plus une seigneurie et devient successivement une propriété de familles. 

 château du Cros, place du Château, 34520 Le Cros 

 Téléphone : 04 67 96 39 26

 

Château du Comte de Turenne

Construit sur l'emplacement d'un château plus ancien ce bâtiment, de style Louis XIII, a été réalisé et mené à bien en deux campagnes de 1673 à 1698. On remarquera l'aspect austère, la facture stricte, dans sa rigoureuse géométrie, de la façade primitive. Aussi a t'on pris soin plus tard de le remanier pour le mettre à la mode en lui donnant un air plus gai, en particulier en ajourant les pièces par la destruction de meneaux et en lui apportant des modifications intérieures, jusqu'au Directoire et à l'Empire. Outre le très bel escalier, on est frappé par les caves que l'on prétend d'époque médiévale. En fait pour l'essentiel, elles datent du XVIIe et XVIIIe siècle. Seul un imposant pan de mur, en appareil régulier, est un vestige des remparts construits après 1386 que l'on retrouve à l'extérieur du château, coté parc. En symétrie avec ce grand mur on avait dressé une fort belle orangerie dont on peut voir les restes coté nord.

 Éléments protégés MH : le château et son parc en totalité : inscription par arrêté du 26 décembre 2012. 

 château des Bashy du Cayla, dit du Comte de Turenne 34570 Pignan

 

Château de Clermont-l'Hérault

Le château fort occupe une situation stratégique sur un plateau "le Pioch Castel" qui domine d'une part la vallée de l'Hérault, d'autre part le défilé où passe la route de Bédarieux. La construction de cet imposant château-fort est généralement attribuée au premier membre connu de la famille Guilhem, mentionné en 1130 en tant que seigneur de Clermont. Le Donjon, appelé Tour Guilhem, domine majestueusement cet ensemble fortifié médiéval qui représentait une place forte importante pouvant défier tous les ennemis qui auraient osé s'attaquer à ce bourg. Le premier seigneur de Clermont serait Guillaume de Guilhem, devenu baron en 862. En 880, sa juridiction s'étendait à seize villages; Nizas, Mourèze, Salasc, Liausson, Nébian, Ceilles, Puilacher, Canet, Caux, Paulhan, Bélarga, Tressan, Brignac, Ceyras, Saint Félix et Lacoste. 

 Éléments protégés MH : les restes du château : inscription par arrêté du 28 juin 1927. 

 château de Clermont 34800 Clermont-l'Hérault

 

Château de Cazouls-d'Hérault

Le château est une ancienne commanderie du Temple, dont les fondations remontent au XIIIe siècle. Des modifications sont apportées aux XVe, XVIIe et XVIIIe siècles. Autour d'un quadrilatère, plusieurs corps de bâtiments d'époques différentes s'organisent : deux étages plus un étage de combles sur un rez-de-chaussée des XVe-XVIe siècles et du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, un corps ouest, en retour d'équerre, est ajouté côté jardin régnant sur une haute terrasse construite au-dessus des caves voûtées d'arêtes. La façade principale se situe à l'est, la porte actuelle semble dater du XIXe siècle. La tour ronde demi hors-œuvre à l'angle des façades est et nord, est en grande partie bâtie en basalte et est couronnée de mâchicoulis qui pourraient remonter au XIVe ou XVe siècle. A l'ouest, une tourelle d'angle est suspendue sur un encorbellement à quatre ressauts. La chapelle castrale est accolée au sud; un clocher s'élève sur le mur pignon est. Les communs à l'ouest ont disparu mais l'enceinte a subsisté en partie, entourant un parc arboré. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, le parc et sa clôture: inscription par arrêté du 27 juin 2011. 

 château de Cazouls-d'Hérault 34120 Cazouls-d'Hérault

 

Château de Cazilhac

Placé sur une éminence commandant les gorges et la vallée de l'Orb, l'endroit a été fortifié sans doute très tôt, peut-être dès le XIIe siècle, époque à laquelle il aurait appartenu aux moines de l'abbaye bénédictine de Joncels. Acheté en 1512 par les Peyrottes qui le reconstruisirent au cours du XVIe siècle. Démantelé par Richelieu, le château a dû être en partie refait vers le milieu du XVIIe siècle. Importantes restaurations au début du XXe siècle qui ont respecté l'aspect original. Construction de l'aqueduc probablement dans la première moitié du XIXe siècle. La façade principale du château domine une cour fermée de courtines en partie détruites. Elle est cantonnée par deux tours d'angle rondes. Les tours sont munies de meurtrières-canonnières. L'accès se fait à l'ouest par un terre-plein. En contrebas, au sud, s'étagent des terrasses avec parterre à la française. La cour, autrefois entourée de hauts murs, est aujourd'hui largement ouverte par le percement de deux arcades donnant sur une terrasse. La façade opposée, au nord, est plus haute et plus austère. Il s'agit peut-être de la partie la plus ancienne du château, avec ses deux massifs carrés formant comme de grandes tours en avant-corps. Les pièces au rez-de-chaussée sont voûtées d'arêtes. Le deuxième étage conserve un salon Louis XVI avec cheminée rocaille à trumeau mi-glace, mi-peint. L'ensemble renferme des souvenirs de Michel Chevalier et du saint-simonisme. L'aqueduc a été construit vers 1851 à l'initiative de l'économiste Michel chevalier pour irriguer les terres et amener l'eau à la ferme du château. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, ainsi que les terrasses du jardin : inscription par arrêté du le 9 avril 1987. 

 château de Cazilhac 34260 Le Bousquet d'Orb

   

Château de Caunelles

Le château de Caunelles trouve ses origines au XVIe siècle, bien que des traces d’une chapelle paroissiale nommée « Caunelis » remontent à 1263. Ce lieu de culte, placé sous la protection de Charles d'Aigrefeuille, évolue en 1484 sous le nom de « Caunelas ». Les premières cartes de Cassini, en 1747, officialisent l’appellation château de Caunelle (sans le S final). À la Renaissance, le domaine, incluant terrasses sur la Mosson et terres, est reconnu comme bien noble. Henri IV l’attribue en 1595 à Jean Hucher, médecin ordinaire du roi et écuyer, qui en devient le seigneur. Au XVIIe et XVIIIe siècles, la propriété passe entre les mains de la famille Ducher (ou Duché), marquée par des figures influentes : Pierre Ducher, premier consul de Montpellier en 1647, Henri Ducher, conseiller à la chambre des comptes en 1680, et Jean Duché, avocat général en 1714. Le domaine est vendu en 1790, et la lignée s’éteint en 1802 avec Xavier Duché, procureur général. Le château, transformé en folie montpelliéraine au XVIIIe siècle, conserve des éléments Renaissance comme des fenêtres à meneaux, tout en adoptant des traits classiques (toit à faible pente, symétrie des ouvertures). En 1823, le parc et les jardins (9 ha) sont redessinés par Jean-Marie Amelin, intégrant garrigue, pinède et un cordon humide le long de la Mosson. Le domaine, aujourd’hui dédié à la viticulture (AOC Languedoc), subit en 2014 des inondations record (410 m3/s), causant des dégâts majeurs. 

 Éléments protégés MH : le domaine comprenant le château, ses jardins et le parc (à l'intérieur du mur d'enceinte, y compris ce mur et ses portails) avec le bâti correspondant (chapelle, orangerie, vestiges de la serre, noria et édicules) , la maison du jardinier avec la tour-pigeonnier et le potager, en totalité, avec le sol ainsi que la parcelle du plantier au-dessus du parc (pigeonnier ; remise ruinée ; pinède ; potager) : inscription par arrêté du 20 avril 2006. 

 château de Caunelles 34990 Juvignac

   

Château de Castries

De l'ancien édifice médiéval rasé en 1622, subsistent les vooûtes d'ogives de deux pièces du rez de chaussée de l'aile nord. Dans son état actuel, le château remonte à 1645. Le principal maître d'oeuvre en est Jean Bonnassier, mentionné sur le chantier en 1663 et 1664. L'édifice aurait dû se composer de trois corps en U sur cour, mais seuls deux corps furent construits. L'ordonnance des façades applique le modèle usuel de Montpellier, avec un alignement mécanique de percements dans les limites des doubles cordons d'étage. L'ensemble est cantonné de grands pavillons carrés dont deux coiffés de toits à brisis et terrasson. Ces toits ont presque tous été détruits dès le début du XVIIIe siècle. En 1670, pour l'irrigation du jardin, captage de la source de Fontgrand pour amener l'eau par un aqueduc. L'ouvrage est bâti par Antoine et Jean Arman. L'aménagement du jardin, conçu d'après les modèles classiques, date de 1930. L'immeuble, qui appartenait à l'Institut de France -Académie Française a été vendu en 2013. L'aqueduc qui alimente le château, construit par Pierre-Paul Riquet, l'ingénieur du canal du Midi, est classé MH par arrêté du 8 septembre 1949. 

 Éléments protégés MH : le château, le parc et le jardin : classement par arrêté du 14 mai 2004. 

 château de Castries 34160 Castries 

 Téléphone : 04 67 10 04 06 

 

Château de Cassan

Château édifié entre 1754 et 1758, peut-être par un des Giral. A partir du XVIIIe siècle, diverses utilisations. Au cours des XIXe et XXe siècles, les propriétaires se succèdent, l'État en fait l'acquisition pour héberger des centres de formations administrés par l'Éducation Nationale. L'église est classée Monument historique en 1953. Le château, sa galerie, son escalier, ses boiseries, ses jardins et ses ferronneries le seront un peu plus tard. En 1995, l'édifice retourne dans le domaine privé et retrouve progressivement son caractère et son faste d'origine. 

 Éléments protégés MH : l'aile ouest dite Le Château et aile sud jusqu'au pigeonnier inclus, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 13 janvier 1953. L'église : classement par arrêté du 14 janvier 1953. Les façades et les toitures du prieuré Notre-Dame de Cassan (grand bâtiment dit Château avec ses ailes en retour encadrant la cour de l'ancien cloître, à l'exclusion des anciens bâtiments des hôtes et des communs en prolongement à l'est), y compris les ferronneries, la cour de l'ancien cloître (limitée par le corps central, ses ailes en retour et par son mur de clôture à l'est), sa grande galerie au rez-de-chaussée, le grand escalier avec sa rampe en ferronnerie, le grand salon aux boiseries (ancien réfectoire), les terrasses avec leurs ferronneries, le jardin avec les constructions qu'il abrite, y compris le pavillon sud-ouest : classement par arrêté du 26 janvier 1998. 

 château de Cassan 34320 Roujan 
 
Téléphone : 04 67 24 52 45 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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