Rechercher un château

Château de Bouzols

 
La forteresse connut certainement une période faste à l’époque de la famille de Beaufort entre 1347 et 1427. Antoinette de Beaufort femme de Jean Le Meingre dit Boucicaut, Maréchal de France mort en captivité en Angleterre, y vécut au début du XIVe siècle. Sa qualité de nièce du Pape Clément VI, ancien abbé de la Chaise Dieu lui permit sans doute de faire procéder à d’importants travaux de restauration et notamment d’aménager une petite chapelle intérieure. Au cours de cette période la forteresse eut à subir en 1400, un siècle mémorable de la part de Pons de Langeac, Chambellan du Duc de Berry qui s’opposait à la famille de Beaufort au sujet de certains héritages légués à cette maison par la reine Jeanne épouse de Charles V. Au XVIe siècle, il fut le théâtre de nombreux et vigoureux affrontements entre protestants et catholiques puis entre royalistes et ligueurs. Sa position lui conférait en effet une très grande importance stratégique dans la défense de la cité ponote toute acquise à la ligue. Ainsi le baron de Lestrange, gouverneur du Puy, l’occupait-il avec ses troupes entre 1585 et 1598. Peu à peu négligé puis abandonné au cours du XVIIIe siècle par ses possesseurs qui vivaient à la cour, il fut vendu comme bien national le 21 primaire an V, mais les acheteurs s'en désistèrent en faveur d’Anne Paule Dominique de Noailles, épouse de Montagu (cette dernière était la sœur de Mme De Lafayette).

Composé de deux parties bien distinctes et d'âges différents, la forteresse comprend le château primitif ou donjon et les bâtiments d'habitation, dont la première construction date du XIIIe siècle. A l'entrée, une petite chapelle romane à nef unique voûtée en berceau plein cintre et terminée par une chevet plat, date de la fin du XIe siècle. Immense esplanade, la citadelle offre à la vue un four à pain en très bon état, une cave à provisions et une curieuse citerne creusée dans le roc. Le parc, appelé Faisandier, laisse entrevoir des lieux d'habitation du XIXe siècle. Bouzols appartient depuis 1808 à la famille Beaud de Brive. Jean Louis de Brive entreprend des travaux de sécurisation pour ouvrir l'édifice au public...

 Éléments protégés MH : le château de Bouzols en totalité : inscription par arrêté du 27 février 1926.

 château de Bouzols 43700 Arsac-en-Velay 

 Téléphone : 06 76 58 23 95 

Château de Bosbomparent

Construit au XIVe siècle, le château de Bosbomparent se dégrade au cours du XIXe siècle avant d'être incendié et abandonné jusqu'en 1976. Le bâtiment comprend un logis principal flanqué par une tourelle d'escalier sur cour et une grosse tour d'angle. Le logis est relié par une enceinte à une tour carrée haute et presque aveugle. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité y compris la tour et le donjon : inscription par arrêté du 5 décembre 2001. 

 château de Bosbomparent 43100 Saint-Beauzire 

 Téléphone : 06 07 12 28 93

   

Château du Bos

Propriété rurale de la famille Blanc du Bos, ce château a été construit au XVIIe siècle, à côté d'un château médiéval ruiné et complété au XVIIIe siècle par un bâtiment supplémentaire. L'ensemble se compose d'une maison de maître formant sur le côté nord, une cour intérieure avec une chapelle isolée au sud, et des communs à l'est. Au sud, s'étend une grande prairie sur laquelle a été conservée une tour médiévale, restes de l'ancien château du Bos. Le château lui-même présente un corps de logis rectangulaire flanqué sur l'angle sud ouest d'une tour carrée. Dans le prolongement de cette tour, se positionne le corps de bâtiment du XVIIIe siècle, l'édifice a conservé toute la rusticité et la simplicité de ses décors d'origine, constituant un ensemble avec cheminées, boiseries et dessus de portes peints.

 Éléments protégés MH : le château, y compris la chapelle, la grange, le jardin en terrasses et les pièces suivantes avec leur décor : l'escalier, la cuisine ; au premier étage la salle à manger, le salon, la chambre bleue, la chambre de la tour ; au deuxième étage la bibliothèque, la chambre à alcôve, la chambre aux scènes rustiques : inscription par arrêté du 28 octobre 1993. La tour médiévale du château, ainsi que le logis attenant et le terrain d'assiette : inscription par arrêté du 2 juillet 2010. 

 château du Bos 43450 Blesle

 

Château de la Borie-Chambarel

Construite au XIIIe siècle et typique dans le Velay, cette maison-forte a été modifiée dans ses percements au XVe siècle, puis à diverses autres époques. De plan presque carré, l'édifice est flanqué de quatre tours et prolongé par une aile de communs. L'intérieur a conservé son caractère avec des décors quasiment complets (salle à manger, salon Louis XV, chambre au lit clos). 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de la maison-forte et du grenier attenant ; l'escalier à vis ; l'oratoire ; le salon avec son décor de boiseries au rez-de-chaussée ; la chambre avec lit clos au premier étage : inscription par arrêté du 2 juin 1976. 

 château de la Borie-Chambarel 43270 Céaux-d'Allègre

   

Château de la Borie

Petite construction militaire remaniée aux XVe et XVIe siècles mais qui doit avoir des origines plus anciennes. Cette maison forte a été édifiée après la guerre de Cent ans, contre les Anglais et Routiers qui ravagèrent la région. Les premiers possesseurs connus sont, vers 1600, les Véron de La Borie. Cette famille conserve le château jusqu'au XIXe siècle. A cette époque le marquis de Lenoncourt, époux d'une descendante des Véron de la Borie, devient propriétaire de la maison forte. Il conserve la demeure et une ferme et vend deux autres fermes qui les jouxtent. En 1883, il fait restaurer le château de la Borie, notamment le toit auquel il donne une pente plus forte. Vers 1890, de Lenoncourt vend l'ensemble du domaine. Les principaux bâtiments des trois fermes figurent sur le cadastre de 1830. 

Le château de la Borie est composé d'un corps de logis carré flanqué sur l'angle sud-ouest d'une tour ronde talutée. L'agencement intérieur des niveaux est moderne. Au rez-de-chaussée une souillarde voûtée est dans le prolongement d'une cheminée portant le monogramme I H S et la date de 1616. Au premier étage une petite pièce voûtée est également située dans le prolongement d'une cheminée dans laquelle ouvre une porte desservant un petit cabinet. A l'extérieur les quatre façades sont ponctuées de bretèches. Le toit en pavillon du logis, couvert en basalte, a été légèrement surélevé au XIXe siècle. Cette modification s'est faite en préservant une charpente plus ancienne. La tour est couverte d'un toit conique en basalte. Elle renferme un escalier en vis qui est en maçonnerie jusqu'au premier étage (arkose ?) et ensuite en charpente. Trois bretèches défendent la tour ; une seule est située à l'aplomb d'une ouverture. Entre deux bretèches s'ouvre un pigeonnier. Les trois fermes qui jouxtent le château de la Borie sont très remaniées. Ces bâtiments sont couverts en basalte et en tuile plate mécanique. Une porte de grange porte la date de 1775. Un linteau en trachyte daté de 1752 est remployé sur un logis de ferme. Un parc clos de murs précède le château de la Borie ; certains des arbres sont remarquables (chênes, hêtres, séquoïas). 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : classement par arrêté du 20 juillet 1972.

 château de la Borie 43190 Chenereilles

   

Château de Bonneville

Pas une inscription en langue mi-romane mi-languedocienne mentionne la construction du château en l'an 1326. Des éléments d'arcatures gothiques existent encore au pied du château de Bonneville qui dut être fortement remanié aux XVIe et XVIIe siècles. L'aile ouest a été ajoutée au XVIIIe siècle. Deux tours subsistent du manoir primitif qui, à l'origine, dut être limité au corps central dont l'escalier en vis éclairé par deux oculi limitait l'importance. Le grand salon, aménagé sous Louis XIV, conserve trumeau et plafond. Des cuirs de Cordoue le tendent, avec décor d'oiseaux et rinceaux. La chambre au-dessus du salon porte un décor de toiles peintes du XVIIIe siècle, plafond à la française. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 22 mars 1973. La salle ornée de cuirs de Cordoue au rez-de-chaussée, la chambre décorée de toiles peintes au premier étage : classement par arrêté du 22 mars 1973. 

 château de Bonneville 43260 Saint-Pierre-Eynac

 

Château de la Bilherie

Grande demeure campagnarde comportant une partie de façade du XVIIe siècle, en granit appareillé et une autre du XVIIIe siècle en moellons et pierre de taille. L'accès présente un portail à fronton tronqué appuyé sur deux pilastres. Une pointe de diamant lie pilastres et fronton. La base de chaque pilastre est décorée d'un losange. Cette porte pourrait dater du début du XVIIe. Le bâtiment s'ouvre en façade sud avec cinq travées et trois niveaux. La porte principale est à linteau délardé en arc segmentaire. Un bossage continu anime linteau et piedroits. Une corniche protège la porte à double battant. Cette façade est datable de la fin du XVIIIe siècle par ses fenêtres à linteau cintré. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 28 mai 1979.

 château de la Bilherie 43170 Grèzes

   

Château du Besset

La seigneurie du Besset apparaît dans les textes au milieu du XIIIe siècle. Après avoir peut-être appartenu à la famille d'Usson, Le Besset passe aux La Tour-Maubourg avant 1324, aux Le More en 1519 et aux Luzy de Pélissac en 1551. Ces derniers conservent le domaine du Besset jusqu'au début du XVIIIe siècle. En 1768, Christophe Allouès, seigneur de la Fayette, vend le Besset à Joseph Brioude, chirurgien à Saint-Jeures. La maison forte restera dans la descendance de la famille Brioude jusqu'à une époque récente. La chronologie des différentes parties de la maison forte est incertaine. L'édifice primitif était peut-être composé d'un corps de logis rectangulaire flanqué d'une tour d'escalier circulaire à l'image des maisons fortes de la Borie (commune de Chenereilles) et de Salcrupt (commune de Saint-Jeures). Un tel bâtiment se distingue encore dans l'édifice actuel. Au nord-est de cette première construction s'appuie une importante tour carrée de la fin du Moyen-Age. Enfin, au XIXe siècle (après 1830), le logis primitif a été prolongé de deux travées en direction du nord-ouest. La ferme qui jouxte la maison forte est aujourd'hui une propriété indépendante.

La tour circulaire, bâtie en moellon, est couronnée par trois bretèches et couverte d'un toit conique. Elle renferme un escalier en vis qui distribue l'ensemble de la demeure. Le corps de logis principal, y compris son extension du XIXe siècle, est en moellon à l'exception de sa face sud-est qui est en pierre de taille. Il comprend deux étages. Il est couvert d'un toit à croupes. La tour carrée en pierre de taille est couverte d'un toit en pavillon. Elle renferme trois étages. Son rez-de-chaussée, voûté en arc-de-cloître, est relié au premier étage par un escalier pris dans l'épaisseur d'un mur. Un tourelle sur trompe est à la jonction du corps de logis et de la tour carrée ; elle renferme actuellement des petites pièces.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 30 septembre 1991. 

 château du Besset 43190 Tence

 

Château de la Beaume

Édifice reconstruit aux XVIIe et XVIIIe siècles dans un style médiéval rustique dont le principal élément décoratif est constitué par l'encadrement sculpté de la porte d'entrée. A l'intérieur ensemble de décors des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, caractéristiques des demeures nobles du Velay (enduits, boiseries, plafonds peints...). 

 Éléments protégés MH : le château en totalité avec ses décors intérieurs ; les cuisines, l'escalier, le cabinet voûté orné de scènes peintes, la grande salle, le salon, les chambres avec leurs cheminées à trumeaux, les alcôves et le plafond peint ainsi que les communs et le jardin clos : inscription par arrêté du 18 novembre 2002. 

 château de la Beaume 43580 Alleyras

 

Château de Beaufort

Bâti pour surveiller et dominer la vallée de la Loire, le château de Beaufort constitue un exemple intéressant de l'adaptation d'un château féodal du XIIIe siècle à l'évolution de la construction militaire, notamment l'artillerie. Il a connu durant les guerres de Cent ans et de Religion une grande importance mais a été victime d'un abandon progressif après la Révolution qui l'a réduit à l'état de ruine. L'édifice présente un mur d'enceinte, en partie reconstruit au XVe siècle, qui entourait la forteresse à mi-pente de la butte. Le château était, dès l'origine, de plan carré avec une cour occupée sur le côté sud par un logis adossé. Antoine de la Tour fait ajouter au XVIe siècle une tour sur l'angle nord-ouest, une grosse tour en fer à cheval sur l'angle sud-ouest, une fausse braie dont subsiste le pan nord et une partie du pan sud avec tour d'angle. A l'intérieur de l'enceinte, quelques vestiges au sol laissent deviner les séparations des parties habitées. Au nord-est, restes d'une salle voûtée et d'une cheminée. La tour du XVe siècle était renforcée par un mur de doublure et percée d'archères et de canonnières. 

 Éléments protégés MH : le château, avec ses enceintes et le sol compris dans ces enceintes : inscription par arrêté du 7 février 1994. 

 château fort de Beaufort 43150 Goudet 

 Téléphone : 06 77 19 02 46 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

Actualités

Infos Météo