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Château du Boschet

Le château a été construit entre 1660 à 1680 pour Pierre de Lescouët, premier chambellan du duc d'Orléans en remplacement de l'ancien manoir. Il est composé d'un grand corps de logis rectangulaire, de plan double en profondeur, comportant un rez-de-chaussée et un étage avec toiture à la Mansart et quatre pavillons d'angle montés sur trompe. Du côté ouest, le château est bordé de deux bâtiments moins élevés construits en retour d'équerre l'un servant de chapelle, et l'autre d'archives. A l'intérieur se trouve un bel escalier monumental à balustres de pierre blanche. Une deuxième campagne de travaux, entre 1720 et 1740, voit la réfection de l'intérieur, complété par deux ailes indépendantes en retour d'équerre, à l'ouest, se terminant en corps arrondis, avec une chapelle et l'autre un espace de service. Au cours des années 1740-1750 a été créé un jardin ordonnancé, intégrant l'orangerie et les communs, formés de trois ailes disposées en U, témoignant d'un souci d'architecture et d'intégration à l'environnement avec les arcades en plein-cintre intègrant les fenêtres, la charpente en bois est d'origine. Cet ensemble n'a subi que très peu de modifications au XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, à savoir le corps de logis principal, l'aile nord et la chapelle en totalité ; les communs en totalité ; le parc avec ses cours, jardins, terrasses et clôtures en totalité (lieudit Le Boschet) : classement par arrêté du 31 janvier 2011. 

 château du Boschet 35890 Bourg-des-Comptes 

 Téléphone : 09 61 32 55 51 

Château de Bonne Fontaine

Au XIe siècle, Geoffroy Chaudeboeuf fait donation de la terre de Bonnefontaine à l'abbaye de Saint Florent de Saumur. Puis, au XIIIe siècle, Bonnefontaine entre dans la famille de Saint-Brice durant trois générations. Jeanne de Saint-Brice, unique héritière de Bonnefontaine épouse en 1370 Guillaume de Porcon, fils d'Olivier de Porcon, compagnon de Bertrand du Guesclin. En 1488, Arthur de Porcon est Chambellan de la Duchesse Anne de Bretagne et capitaine de Fougères. Propriétaire de la seigneurie de Bonnefontaine durant deux siècles, c’est à cette famille que l’on doit la construction du château. En 1533, Françoise de Porcon épouse Pierre Giffard de La Marzelière. Celuii-ci, gentilhomme de la cour de François 1er, obtient du roi Henri II, le 5 juillet 1547, l'autorisation de transformer Bonnefontaine en place forte. C'est lui qui fera élever la partie sud du château, notamment la grosse tour à mâchicoulis. En 1604 la fille de François de La Marzelière hérite du château, et épouse en 1631 Malo de Coëtquen. A cette époque, les Coëtquen sont également seigneurs de Combourg et gouverneurs de Saint-Malo.

 En 1754 Bonnefontaine est vendu par Louise-Maclovie de Coëtquen, épouse d'Emmanuel de Durfort, Duc de Duras. Bonnefontaine est acheté par Jean de La Motte, seigneur de Lesnage. La terre est vendue comme bien national en l'an VII. Bonnefontaine connait plusieurs propriétaires jusqu’en 1806, date à laquelle Guy Aubert de Trégomain, député d'Ille-et-Vilaine, s'en porte acquéreur. Bonnefontaine est à nouveau vendu en 1858 à François de Guiton, époux de Françoise Hay des Nétumières. Il entreprend d'importants travaux qui donneront au château et au parc leur aspect actuel. En effet, le château est restauré et transformé en 1860 pour les Guitton par l’architecte de la ville de Rennes Jean-Baptiste Martenot (les halles, le Palais du commerce...) : reconstruction de l'aile nord avec ajout d'un corps de logis parallèle au nord-ouest et d'une grosse tour circulaire à l'est, et aménagements intérieurs: reprise des décors sur les deux niveaux avec remploi de boiseries du XVIIIe siècle.

Dans les années 1870, la création d'un parc paysager entraîne la disparition des anciennes dépendances. Ce parc est réalisé par les paysagistes Denis Bülher et Edouard André. La Vicomtesse de Guiton, lègue la propriété à son neveu, Jacques Marquis de Kernier. Béatrix Le Cardinal de Kernier, sa fille, épouse le Comte Léonor de Rohan Chabot. Depuis lors, Bonnefontaine appartient à cette famille. Le château est construit en granite ; les toitures (longs pans, en poivrière) sont couvertes d’ardoise. Il possède un plan régulier et s’élève sur trois niveaux : rez-de-chaussée, premier étage et combles. Au XIXe siècle, il a subi une restauration dans le gout médiéval de l’époque et a été dédié à l'Archange saint Michel. C’est la raison pour laquelle une statue de saint Michel en granite couronne la tour nord. La tour sud, construite au milieu du XVIe siècle, présente un caractère défensif : chemin de ronde à mâchicoulis et canonnières. Une tour polygonale, qui se trouve au centre de la façade, date de la Renaissance, de même que les trois lucarnes du corps de bâtiment sud. Les pilastres de la lucarne centrale portent les initiales F et P de Françoise de Porcon et Pierre de La Marzelière. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; le puits ancien situé en avant de la façade principale : inscription par arrêté du 16 septembre 1943. 

 château de Bonnefontaine 35560 Antrain 

 Téléphone : 02 99 98 31 13 

Château du Bois Glaume

Le domaine, appartenant autrefois à Guillaume, seigneur de Poligné, était une ancienne châtellenie exerçant un droit de haute justice en Bretagne. Le château d'origine était un bâtiment médiéval, remanié à la renaissance. Ses bases ont servi à l'édification du bâtiment actuel. Celui-ci est entouré d'un grand parc, planté principalement de chênes centenaires, et d'un étang. À l'entrée siège un grand pigeonnier, fabriqué en torchis ainsi qu'une boulangerie banale. La chapelle aussi inscrite aux monuments historiques, a été édifiée au début du XVIIIe siècle. Elle présente un retable de marbre remarquable. Le château est resté à l'abandon durant près d'un siècle avant d'être racheté par une famille qui en assure la restauration et l'entretien, il y est proposé des organisations d'évènements. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; la chapelle : inscription par arrêté du 4 juillet 1972. 

 château du Bois Glaume 35320 Poligné 

 Téléphone : 02 99 43 83 05

 

Château du Bois Cornillé

Le château du Bois Cornillé, qui date de la deuxième moitié du XVe siècle, appartenait alors à Pierre Landais, Trésorier et Receveur Général du Duché de Bretagne. Acquis par la famille de Kernier en 1832, il fut remodelé de 1883 à 1887 par les architectes Jules et Henri Mellet dans un style néo-gothique. Le néo gothique est ici décoratif. De l'époque médiévale ne subsiste que la Tour Goyon, en moellons de grès, sur la façade principale. Le parc à l'anglaise a été réalisé par l'architecte paysagiste Denis Bühler en 1876. Le jardin classique, d'un demi ha, jouxtant le château au nord, fut conçu en 1902 pour Jacques de Kernier par l'architecte paysagiste Edouard André, ce site mêle parc agricole et jardin à la française. L'étang encerclé d'hêtres pourpres et traversé par deux ponts de bois, fait de ce parc un beau lieu de rêverie. En traversant le bois Cornillé, vous apercevrez une ancienne porte de prison. La chapelle du Bois Cornillé, dépendant du manoir, était ancienne, dès 1659, mais abandonnée faute de dotation. C'est pourquoi Perronnelle Rabinart, veuve de Louis de la Porte, seigneur du Bois Cornillet, y fonda, par acte du 2 mai 1659, trois messes par semaine pour les dimanches, les mercredis et les vendredis et la dota d'héritages valant plus de soixante livres de rente et présenta Guillaume Busson, prêtre, pour la desservir. La chapelle fut plus tard reconstruite telle qu'elle est maintenant, la bénédiction en fut faite le 29 avril 1721 par Charles Billon, trésorier de la collégiale de Vitré, c'est là que furent déposés sous des pierres armoriées les coeurs de Joseph Geffrard décédé en 1644, et Renée Billon, sa femme, et de Mathurin Geffrard décédé en 1742, et de Françoise Fleuriot, sa femme, tous seigneurs et dames du Bois Cornillet. On y célébra aussi les mariages, en 1659, de Jean de la Filochaye avec Marguerite de la Porte, en 1692, de Jean Geffrard avec Jeanne de la Porte, en 1770, de Charlemagne de Cornulier avec Rose de Gouyon (Pouillé de Rennes). Le château avait un droit de haute justice.

 Éléments protégés MH : le château et sa chapelle : inscription par arrêté du 29 août 1988. Le parc avec notamment le pavillon et l'allée d'accès, l'allée de ceinture, le jardin à la française, les façades et les toitures de l'orangerie et du pavillon du jardinier, l'allée de lauriers, l'étang muré, le rond-point avec ses perspectives : inscription par arrêté du 24 décembre 1992. 

 château du Bois Cornillé 35450 Val d'Izé 

 Téléphone : 06 07 79 11 32 

 

Château du Bois Bide

Ancien château du 18e siècle détruit. Château actuel construit à partir de 1892 et achevé vers 1930 par la chapelle. Remploi dans le décor intérieur des boiseries de l'ancien édifice. Orangerie 18e siècle agrandie au 20e siècle. Ancienne chapelle détruite vers 1913.L'ancien Bois-Bide, construction du milieu du 17e siècle, appartient à la fin du 18e siècle à la famille du Bourg et passe par alliance aux du Pontavice en 1830. A la fin du 19e siècle, Auguste du Pontavice entreprend la reconstruction du manoir familial. Les premiers travaux (1883-1885) sont ceux de la construction du pavillon nord, dit "" pavillon de Flore "". Pendant l'exécution de ces travaux, l'architecte angevin Auguste Beignet fournit deux projets, l'un pour la restauration de la partie ancienne du château, l'autre pour la construction d'un pavillon avec chapelle. Aucune source ne mentionne les circonstances de l'abandon de ces projets, mais une dizaine d'années s'écoule avant qu'Auguste du Pontavice ne reprenne les transformations de sa demeure ; il note simplement : "" un intérim dans les constructions survint alors pendant lequel divers travaux d'embellissement furent néanmoins exécutés, entre autres : le Quinconce, au haut du jardin français, en 1890 ; le bâtiment de servitudes au bas du parc 1891 ; la reconstruction et transfert de la ferme du Bois-Bide actuelle 1894. Enfin le corps de logis fut mis en chantier en 1895 et terminé en 1897 "" .

 Les travaux se poursuivent entre 1898 et 1914 par l'aménagement des abords du château, du parc, des communs et des installations intérieures. La ferme située à l'angle de l'ancienne aile sud de communs et la chapelle sont détruites, la cour devant le château est nivelée. Au début des années 1910, les plans du parc sont fournis par l'architecte paysagiste Nivet. Ces aménagements sont interrompus par la guerre pour reprendre très activement à partir de 1920. La dernière phase de travaux est lancée en 1929 avec la construction de la place "" Kernier "" qui marque l'entrée actuelle du château à l'est, l'achèvement du pavillon sud abritant le grand salon décoré par le peintre Jobbé-Duval entre 1929 et 1930, la chapelle et la construction d'une conciergerie sur la route de Pocé. Orangerie et portail de ferronnerie ouest du 18e siècle.Les aménagement intérieurs du château ont été réalisés entre 1898 et 1930: remploi de boiseries du 18e siècle complétées par des éléments modernes et ensembles plus cohérents de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle. La décoration intérieure de la chapelle n'a pas été achevée mais elle abrite tout de même quelques beaux objets comme un autel du 17e siècle ou encore des statues aux armes des Pontavice. 

 Éléments protégés MH : le château, à savoir le logis en totalité; les façades et les toitures de l'orangerie, du colombier et des écuries ; le parc avec son entrée monumentale située au nord-est, son portail ouest et sa grille, ses terrasses, ses murs, ses fontaines, ses fabriques, ses balustrades et ses allées : inscription par arrêté du 24 août 2007. 

 château du Bois Bide 35500 Pocé-les-Bois

   

Château de Blossac

Château construit de 1672 à 1678 en remplacement d'un manoir restauré au XVe siècle. Ce manoir était la propriété de la famille Beloczac au XVe siècle. De l'ancien manoir il ne subsiste qu'une tourelle. D'importants travaux sont entrepris au cours du XVIIIe siècle, dont la construction de la chapelle, qui est bénie en 1769, et de l'aile attenante, la porte centrale de la façade orientale est datée de 1760, l'ensemble comprend un bâtiment central à quatre travées flanqué de deux pavillons saillants, et deux ailes latérales du XVIIIe siècle formant, par leur avancée, une cour d'honneur. A l'intérieur, les lambris de la bibliothèque proviennent de l'hôtel Julien, à Paris, rue Vivienne. Propriété successive des familles de Beloczac en 1163 et 1427, de Québriac en 1461, du Guémadeuc en 1539, Loaisel seigneurs de Brie en 1655, Marie de Montigny, veuve de Gabriel de Chateaubriand, seigneur de Beaufort en 1666, Amproux, seigneurs de Lorme vers 1669, de la Bourdonnaye, seigneurs de Couëtion en 1671. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 15 mars 1957.

 château de Blossac 35580 Goven

   

Château de la Bélinaye

Construction typiquement bretonne. C'est l'un des rares manoirs de Haute Bretagne possédé pendant cinq cents ans par la même famille. A la Révolution, le château est vendu comme bien national et manque d'être détruit. Au centre, un escalier de pierre est accusé à l'extérieur par un dôme à l'impériale surmonté d'un toit en carène que termine un clocheton à deux coupoles. Le manoir conserve un colombier et une chapelle ruinée. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château de la Bélinaye: inscription par arrêté du 25 septembre 1968.

 château de la Bélinaye 35140 Saint-Christophe-de-Valains

 

Château de Bel Air

 
Le château de Bel Air est construit à l'emplacement d'un ancien manoir. Selon certains témoignages, ce dernier était flanqué d'une tour carrée et d'un pigeonnier. Il était également agrémenté de deux jardins à la française et de nombreuses promenades et charmilles qui le séparaient des champs et des prairies attenantes. Le château actuel de dimension importante a été élevé en deux principales campagnes. La première commencée en 1870 a été confiée par le propriétaire, Louis de Legge, à l'architecte Jacques Mellet, très certainement aidé par son fils aîné Jules. Cette campagne donnera naissance à un petit château néogothique aux allures de villa balnéaire dont il subsiste un pavillon et une tour circulaire d'escalier. La deuxième campagne est décidée en 1910 par Paul de Legge, fils du premier commanditaire. Il charge le fils cadet de Jacques Mellet, Henri avec lequel il est ami, de faire de Bel Air un château moderne, confortable et de prestige. Ce sera chose faite puisque Henri Mellet va tripler la surface de l'édifice en créant une étonnante composition à 135°. De cette réalisation de tonalité de style Louis XIII, se détachent la grande galerie, l'escalier d'honneur et la chapelle néogothique. Dans celle-ci les idées conservatrices de l'époque du commanditaire et de son architecte s'expriment au travers d'un ensemble de chapiteaux qui sont des caricatures des hommes politiques ayant permis l'adoption de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905.

Cette coûteuse réalisation consacre l'ascension sociale d'une famille aristocratique qui avait conclu des alliances avec la puissante famille des Hays des Nétumières. Par ailleurs, l'idéologie qui sous-tend sa construction a fait dire à François Loyer que ce château était une œuvre réactionnaire et qu'il était peut-être le dernier des grands châteaux de l'histoire de France, compte tenu de la date de 1928 pour l'achèvement du parc. Son plan original, une distribution ingénieuse et un aménagement confortable et moderne compensent l'absence d'innovation stylistique. Ce recours aux modèles du XVIIe siècle constitue même un signe supplémentaire de la volonté du commanditaire et de son architecte de faire de ce château un manifeste monarchiste. Par ailleurs, ce château illustre bien la continuité dans le travail du cabinet des architectes Mellet, puisque le père et ses deux fils sont intervenus sur ce chantier qui sera l'un des derniers d'Henri Mellet, et peut-être l'un des plus ambitieux. Cette ample construction s'inscrit également au coeur d'une vaste parcelle qui est aménagée en partie d' un jardin à la française, d'un bois et d'un étang. Le jardin en terrasses est l'oeuvre d'architectes paysagistes, M. de la Villartaye de Vitré et M. Redont de Paris. Les statues qui ornent les plates bandes sont des copies célèbres certaines fondues par les fourneaux du Val d'Osne, comme l'enfant au dauphin et l'enfant porteur d'une corne d'abondance, d'autres proviennent des établissements Bellanger. Château de type complexe. Construction entièrement en granite. Le gros-oeuvre est en petit appareil. Les toits présentent des formes variées : toit à longs pans et croupe, toit en pavillon et toit conique. Ardoise en forme d'écailles. Peu de modénatures en dehors de la chapelle et des blasons armoriés. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, le parc en totalité avec son jardin à la française, sa statuaire, son potager, son bois, son étang et le tracé des avenues, les façades et les toitures de la maison du gardien, de l'ancien manoir rebaptisé "Guinefol", de la porterie, des anciens communs, de l'horloge et du puits : inscription par arrêté du 26 février 2001. 

 château de Belair 35370 Le Pertre

 

Château de Beauvais

Reconstruit par Bonabes Biet à partir de 1587, et au XVIIe siècle par un membre de la famille de Lescu de Runfao conseiller au Parlement de Rennes. Gilles de Lescu, était seigneur de Beauvais à partir de 1670. Le château de Beauvais présente, dans une disposition générale en L, un corps de logis de plan longitudinal animé de deux tours circulaires à toiture en dôme sur les flancs et d'une tour hors oeuvre couverte en pavillon sur le mur nord; ces derniers éléments sont attachés au corps principal par diverses formes de liaison couvertes de toitures bombées ; une aile en retour complète la demeure. Les décors intérieurs sont refaits aux XIXe et XXe siècles. Des communs ou parties agricoles en pans de bois ou terre des XVIIe siècle, XVIIIe siècle et XIXe siècles sont établis à l'est de la demeure. Au sud un pigeonnier en terre en mauvais état mérite la plus grande attention. A noter qu'un grand potager est protégé par un mur de clôture de jardin en terre couvert en ardoise. Une chapelle fondée en 1647 est détruite vers 1870. Logis à élévation ordonnancée ; plan régulier à étage carré et étage de comble ; toit à longs pans, croupe, dôme, toit en pavillon, toit en carène ; escalier dans oeuvre tournant à retours sans jour ; parties agricoles en maçonnerie de terre, à pans de bois et torchis ; colombier en terre ; clôture de jardin en terre. 

 Éléments protégés MH : le château, à savoir les façades et les toitures du logis, le corps principal et l'aile en retour ; la cour d'honneur et le parc avec leurs clôtures et éléments d'architecture ; le potager avec sa clôture et sa remise ; le colombier en totalité ; les anciens communs comprenant la grange en pan de bois, les façades et toitures de la remise et des écuries, de l'étable, de la maison d'habitation et l'allée d'accès au château : inscription par arrêté du 12 juin 2009. 

 château de Beauvais 35850 Gévezé

 

Château de Beaumont

Le château de Beaumont marque le siège de l'ancienne châtellenie du même nom. S'étendant sur une dizaine de paroisses, elle constituait une importante seigneurie au Moyen Age. La première mention des seigneurs de Beaumont date de 1198 avec un certain Hervé de Beaumont témoin d'un accord entre André de Vitré et Guillaume de La Guerche. Au nord du château, une motte castrale subsiste encore aujourd'hui et rappelle l'importance primitive et l'ancienneté du site de Beaumont.La seigneurie resta aux mains de la famille de Beaumont jusqu'en 1422 où elle passa par héritage à la famille Raguenel. En 1433, Jean Raguenel obtint du duc Jean V, l'érection de la seigneurie de Beaumont en haute justice. De cette époque il ne reste que peu de choses de la motte et de son logis selon un aveu de 1636 qui cite ""l'emplacement d'un vieil chasteau tout ruisné auquel il n'y a plus qu'un portail aussi fort ruiné avec des douves alentours"". Le seul témoin de la demeure médiévale de Beaumont est la chapelle édifiée dans la grande basse-cour, initialement dédiée à Saint-André et consacrée depuis 1835 à Marie Immaculée. Le domaine fut vendu en 1654 aux Greffier qui firent construire une nouveau corps de logis durant la seconde moitié du 17e siècle, ""basti à la moderne"" selon un aveu de 1686. Le logis fut complété au 18e siècle par deux pavillons, puis au 19e siècle par des nouveaux communs et une serre. L'intérieur du château a complétement été remanié au 19e siècle tout en conservant en place l'escalier d'origine.

 Éléments protégés MH : le logis, la chapelle, le pavillon de jardin et l'orangerie ; le jardin correspondant à l'ancienne basse-cour avec son étang, ses levées de terre et son système hydraulique ainsi que la motte avec son fossé : inscription par arrêté du 20 mars 1995. 

 château de Beaumont 35310 Mordelles

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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