Rechercher un château

Château de Parthey

Le château fort est en partie détruit en 1479, et mentionné inhabitable en 1525. Il aurait été restauré avec tours, murailles, fossés et pont-levis. Au début du XIXe siècle, il présente un corps de logis avec une tour sur l'angle et un grangeage parallèle supprimé après le développement de la ferme sud en communs. A la fin du XIXe siècle Louis Rouzet est chargé de compléter le parc, développer la partie Est du logis en pavillon et de construire une chapelle de style néo-gothique. Le parc conserve son tracé à l'anglaise et'un certain nombre d'éléments pouvant remonter au XVIIIe siècle. Le logis se compose de trois corps de bâtiments. Le pavillon avec deux tourelles sur les angles et logette sur un pan, présente une élévation de style renaissance. La distribution intérieure est complète et dans son état 1900. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble du château et de son parc en totalité, à l'exclusion de la ferme et des bâtiments au sud du corps principal des communs : inscription par arrêté du 7 novembre 2008. 

 château de Parthey 39100 Choisey


Château d'Ougney

En août 1477, le sire de Craon lieutenant de Louis XI s'attaque aux places fortes autour de Dole qu'il assiège, il commence le 13 août par Ougney et son château. Le capitaine Guy commandant la garnison ne se laisse pas intimider par les Français, refusant tout compromis. L'assaut est ordonné et, après plusieurs jours, une brèche est ouverte dans la muraille offrant un passage aux assaillants. Dépouillant les défenseurs d'Ougney de leurs armes et de leurs vêtements, Craon les fit fouetter en tenue d'Adam, avec des verges sur les remparts de la forteresse, à la vue de la troupe et des villageois. C'est de là que vient le surnom de "culs fouettés" des habitants du village. Vécue initialement comme un déshonneur, cette punition fut ensuite perçue comme un titre de gloire. La place fut assiégée de nouveau lors de la guerre de Dix Ans où elle résista cette fois victorieusement à l'armée du duc de Longueville. Puis une dernière fois au cours de la conquête française de 1674, où le château est pris à la suite d'un malentendu entre le commandant et ses hommes qui évacuèrent, pensant à tort que la place se rendait. 

 Éléments protégés MH : La tour : inscription par arrêté du 22 avril 1963 

 Château d'Ougney 39350 Ougney

 

Château de Nozeroy

Le château de Nozeroy ou palais de Nozeroy est un ancien luxueux palais en ruine du XVe siècle, surnommé à l'époque la « perle du Jura », construit sur un château fort du XIIIe siècle à Nozeroy (capitale durant 300 ans du fief jurassien de la Maison de Chalon-Arlay, Franche-Comté). 

En 1432, Louis II de Chalon-Arlay, prince d’Orange, transforme le château fort en un luxueux palais Renaissance. Surnommé la « perle du Jura », ce palais abrite une cour fastueuse, décorée d’orfèvreries, de tapisseries et de vaisselle précieuse. Il accueille des hôtes illustres comme les ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire, ou le futur roi Louis XI en 1456. L’humaniste Gilbert Cousin en vante le faste dans ses écrits, décrivant des fêtes somptueuses et une vie de cour raffinée. 

 La prospérité du palais décline après 1530, avec la mort sans héritier de Philibert de Chalon, dernier prince de la maison de Chalon-Arlay. Les états de Franche-Comté, siégeant à Nozeroy depuis le XIVe siècle, sont transférés à Dole. Au XVIIe siècle, le château subit pillages et occupations militaires pendant la guerre de Dix Ans (1634-1644). Au XVIIIe siècle, la princesse Élisabeth-Pauline de Gand de Mérode, héritière des lieux, démantèle partiellement le palais pour réutiliser ses matériaux dans son nouveau château d’Arlay, avant d’être guillotinée en 1794. 

 Les ruines, déjà fragilisées par un incendie en 1815 qui pousse les villageois à prélever ses pierres, s’effondrent définitivement en 1868. 

 Éléments protégés MH : Les ruines : inscription par arrêté du 15 juillet 1927 

 Château de Nozeroy 39250 Nozeroy

 

Château de Neublans

Un premier château a été bâti au XIe siècle par le seigneur Raolin. En 1147, Guillaume de Neublans accompagne Louis-le-jeune en Croisade vers la Terre Sainte, comme l'a fait des années auparavant, Etienne de Neublans. Neublans est un fief considérable du Comté de Bourgogne. Jean de Neublans fait donation d'un droit d'usage en 1234 dans la forêt de chapaise qui touchait les murs du monastère de Lancharre. C'est le dernier de Neublans, possesseur de la seigneurie de Neublans, même si le nom des de Neublans lui survivra. En 1240, la maison de Rye possède le château. Celui-ci et le village sont brûlés à deux reprises par les troupes de Louis XI. Le château est ruiné quand le marquis de Froissard l'achète en 1703, et fait reconstruire l'édifice en briques rouges en prolongement de la tour restante. Pendant la Révolution, le dernier propriétaire s’exile et ses biens sont confisqués. Principalement bâti en brique, le château se compose d’un corps de logis, de plan irrégulier allongé, avec des façades rythmées par des pilastres colossaux à chapiteaux corinthiens sous un entablement complet partiellement recouvert de stuc. A l’intérieur, des éléments de décors anciens, notamment le grand salon actuel entièrement lambrissé, sont toujours visibles. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs (notamment le bâtiment des écuries et le pigeonnier) ; les stalles intérieures du bâtiment des écuries : inscription par arrêté du 17 mars 2014. 

 château de Neublans 39120 Neublans-Abergement

 

Château de Nanc les Saint Amour

Au Moyen-Age, la seigneurie était tenue en fief, de la famille suzeraine de Coligny, par les sires de Laubespin qui firent bâtir une maison-forte aux environs de 1450. Le château, parallélogramme massif, modifié par la famille Vuillemenot au XVIIIe siècle, s'élève sur une petite butte au centre du village. Sa façade arrière, flanquée de deux tours carrées, se dégage mal des bâtiments de ferme qui l'enserrent et des moellons de ses vieux murs transpirent les stigmates des incendies subis au long des guerres de l'histoire, la façade principale au bord de la rue, s'ouvre par une grosse tour circulaire percée d'une porte basse en anse de panier. Les fenêtres ont perdu leurs meneaux. La famille Vuillemenot a habité cette demeure de père en fils jusqu'à la mort de Raoul, il y a quelques années seulement. La propriété servait de double residence l'été, l'hiver ses hôtes lui préféraient un hôtel particulier à Saint Amour. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 3 septembre 1934. 

 château de Nanc les Saint Amour 39160 Nanc les Saint Amour

 

Château de Mutigney

Le château a été construit en 1450 par Herman de Vaudrey, seigneur de Mutigney. La famille de Vaudrey s'illustra à la fin du XVe siècle par les exploits du bâtard de Vaudrey, fils naturel d'Herman. La seigneurie de Mutigney fut vendue vers 1530 à Etienne le Moine, conseiller au Parlement de Dole. Par mariage, une partie passa à la famille Mayrot, anoblie en 1544 par Charles Quint, les le Moine et les Mayrot devenant coseigneurs de Mutigney. François Mayrot, conseiller au Parlement de Dole en 1627, épousa au château Jeanne de Brun. Au XVIIIe siècle, François Dagay, avocat général au Parlement de Besançon, acheta la co-seigneurie aux familles Mayrot et le Moine, et fit ériger en 1766 la terre de Mutigney en Comté. Au XIXe siècle, le château de appartenait à M. de Guillaumeau, marquis de Saint Souplet. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; les cinq cheminées : inscription par arrêté du 22 juillet 1971. 

 château de Mutigney 39290 Mutigney

   

Château de Montrond

Otton II comte de Bourgogne, voulut réprimer l’ambition du comte Etienne de Chalon et des seigneurs de Vienne, qui comme lui, aspiraient à la couronne. Il décida d’établir une forteresse sur la montagne de Montrond qui offrait une défense naturelle. A côté, il fit élever un bourg ceint de murs. Le donjon carré, de tois étages, avait 13 m de largeur et recouvrait de profonds souterrains. Les murs d’enceinte du bourg se reliaient au château et suivaient les contours de la montagne. On ne pouvait entrer dans ce bourg qu’en suivant un chemin tortueux qui aboutissait à un pont-levis jeté sur un fossé creusé dans le roc vif et précédant la porterie. Les pentes rapides de la montagne, un fossé large de dix mètres et profond de six mètres, revêtu extérieurement d’un rempart en terre et en pierre, un mur d’enceinte élevé, semblaient devoir rendre cette place imprenable, et cependant il n’en reste que des vestiges. Tombée au pouvoir des troupes de Louis XI, il fut démantelé et servit de carrière de pierres. 

 Éléments protégés MH : les ruines du donjon et vestiges de l'ancien château : classement par arrêté du 5 mai 1986. 

 château de Montrond 39300 Montrond 

 Téléphone : 06.89.33.85.68

Château de Montrambert

Mentionné dès 1260, ce château fait partie d'une série de petites forteresses édifiées au Moyen-Age dans la vallée de l'Ognon. Le corps de logis a été construit au XVIe siècle. Le marquis de Choiseul en devint propriétaire au XVIIIe siècle. Ses biens furent confisqués et vendus comme bien nationaux à la Révolution. Le château fut acheté en 1839 par Paul Grenier, soldat qui deviendra général d’empire et sera anobli. Puis il passe à Jean Menans, riche industriel et maître de forges, sa famille en est toujours propriétaire. Les Familles Grenier et Menans ont efféctué de nombreuses restaurations et transformations dont il ne reste d’origine que la tour octogonale. La chapelle néo-romane date de 1884.

 Éléments protégés MH : la chapelle en totalité, les deux pièces, à l'angle Nord du rez de chaussée du corps de logis, la pièce en appenti au Nord-Ouest et le cabinet de poupée dans la tourelle angulaire, avec leur décor comportant des peintures de Costa : inscription par arrêté du 3 décembre 1987. 

 château de Montrambert 39290 Dammartin-Marpain

 

Château de Montigny lès Arsures

Château construit au début du XVe siècle, tenu en fief des ducs de Bourgogne par Guy Arménier, chancelier au bailliage d'Aval, il fut pillé et saccagé par les troupes de Louis XI. Restauré au XVIe siècle par Jean Lallemand, baron de Bouclans, conseiller de Charles Quint, il passa au XVIIe siècle à Claude Emmanuel de Crécy, seigneur de Chaumergy, qui le reçut en dot et y fit d'importantes transformations. Le château, de plan rectangulaire à quatre tours sur les angles, est entouré d'un fossé en eau avec pont-levis. Si le plan de la maison-forte d'origine est préservé, de nombreux ajouts, restaurations et développements furent apportés au cours des siècles suivants jusqu'au début du XIXe siècle. Ainsi, une aile et la cage d'escalier furent réalisées au XVIe siècle. Une extension, réalisée aux XVIIe et XVIIIe siècles, compléta l'aile nord des communs ainsi que l'aile sud du logis. Enfin, une chapelle fut aménagée au XIXe siècle et de nouvelles écuries et remises furent construites. 

 Éléments protégés MH : le château de Montigny lès Arsures en totalité : inscription par arrêté du 23 août 2013. 

 château deMontigny lès Arsures 39600 Montigny lès Arsures

 

Château de Moissey

Le château appartint aux seigneurs de Moissey jusqu'au milieu du XIVe siècle puis passa à diverses familles. Les guerres de la fin du XVe siècle lui furent fatales, et en 1480 Claude de Chassey le vendit aux frères Renard. Au début du XVIe siècle, Hugues Marmier, sieur de Gastey, président du Parlement de Dole, en était le propriétaire et entreprit de le relever. Puis à nouveau endommagé par les troupes du prince de Condé en 1636. C'est Claude-François Moréal, conseiller au Parlement de Dole, qui s'en porta acquéreur en 1645 et son petit-fils, Pierre Joseph Moréal, baron de Commenailles, en fit sa résidence à la fIn du XVIIe siècle. La restauratIon fut entreprise dans les années 1960 par le nouveau propriétaire, le Dr Preney. L'édifice conserve encore l'allure d'une puissante forteresse quadrangulaire entourée de douves que les arches d'un petit pont de pierre enjambent à l'ouest vers le village. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, ainsi que les trois tours anciennes Est et Nord et les douves : inscription par arrêté du 24 juillet 1985. 

 château de Moissey 39290 Moissey

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

Actualités

Infos Météo