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Château d'Agrain

Un acte de saisie du château du XVIIe siècle, décrit un ensemble important de bâtiments dotés de nombreuses cheminées, d'une chapelle, de communs avec des étables, un fournil, un colombier et un jardin. Aujourd'hui, ce qui reste du château est réduit au noyau primitif, composé d'un donjon (partie la plus ancienne), d'un corps de logis allongé, auquel furent adossés plusieurs autres rajouts dont la barbacane d'entrée, le château comportait deux étages nobles et un étage de couronnement pour tourné par un chemin de ronde. Le rez-de-chaussée du donjon comporte une salle voûtée en berceau. Projet de chantiers de jeunes bénévoles pour la restauration du château. 

 Éléments protégés MH : le château d'Agrain en totalité : inscription par arrêté du 14 mai 1992. 

 château d'Agrain 43510 Ouides

 

Château d’Adiac

Maison forte de la fin du Moyen Age qui devait se composer à l'origine d'un donjon présentant une pièce à chacun de ses quatre étages. Dénué d'ouvrages défensifs suffisants le château ne put résister aux Calvinistes qui le prirent en 1574. Mais le baron de Saint Vidal le reprit. Une aile lui a été ensuite ajoutée avec son escalier à refend central. L'ensemble s'ordonne en U autour d'une cour rectangulaire et a conservé son caractère défensif. Il a été remanié au XVIIIe siècle avec repercement des baies de la façade sud. La redistribution des pièces à cette époque a touché l'ensemble du château, excepté le premier étage du donjon. L'intérieur possède un escalier à balustres du XVIIe siècle et un salon dont le décor peint serait du XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; l'escalier avec sa rampe à balustres de bois ; la salle du premier étage et la salle voûtée au premier étage du donjon avec leur décor : inscription par arrêté du 10 juin 1975. 

 château d'Adiac 43800 Beaulieu

 

Château de Vougy

Le château de Vougy, vaste construction de l’époque Louis XV, se compose d’un corps central allongé, percé de deux rangs de fenêtres à linteaux légèrement cintrés, et accosté de deux pavillons carrés faisant retour à ses extrémités. Il se recommande par son ordonnance majestueuse, par les grandioses proportions de sa cour d’honneur et de son parc de cinquante hectares; il passe à bon droit, pour le Versailles roannais. Le regretté comte Michon de Vougy, homme de goût, épris des choses d’art et de curiosité, l'avait à la fin du XIXe siècle, noblement relevé d’un abandon trop prolongé. Il avait notamment reconstitué le grand salon en pur style du milieu du XVIIIe siècle; il est revêtu de boiseries d’une exquise élégance. Une antichambre qui le précède est ornée de tentures d’Aubusson et meublée de quelques riches fauteuils au petit point. Dans le vestibule, plusieurs objets précieux sollicitent l’attention: un portrait équestre du roi Henri IV, de l’école française du commencement du XVIIe siècle et qui proviendrait du château de la Bâtie, un portrait de Cinq-Mars, deux épis de toiture en faïence de Rouen, et un magnifique sarcophage antique en marbre blanc décoré de strigiles et de deux têtes de lions du plus grand caractère. Il provient d’Ecully, où il servait de fontaine dans une cour de l’habitation de M. Jars, ancien député du Rhône, beau-père du comte de Vougy. On remarque dans l’église de Vougy un blason portant une croix ancrée, chargée en cœur d’une rose cantonnée de quatre autres roses. Le château fut commencé en 1736, en 1748 on posa 700 carreaux à 25 croisées, en 1761 on construisit l’aile gauche, la grange à blé, le pressoir, trois écuries et la cave voûtée.

Vicard de Moles est mentionné en 1200. Antoine de Moles, que portait d’argent au sautoir de sable, était seigneur de Vougy, en 1400. Henri et Méraud, ses fils, rendirent hommage de Vougy, en 1406. Henri de Moles, seigneur de Vougy et Claudine de la Palu, sa femme, fondèrent, en 1488, la chapelle seigneuriale de Vougy. Henry de Moles mourut sans enfants, en 1493, et substitua Philippe de Chantemerle, son neveu, fils de sa sœur, aux nom et armes des de Moles. Les armes des Chantemerle étaient d’or à deux fasces de gueules, accompagnées de neuf merlettes du même, rangées en orle. Phillippe donna le dénombrement de Vougy, le 6 mars 1537. Humbert de Louis Michon, devint seigneur de la Farge et Vougy, par son mariage, le 2 janvier 1702, avec Françoise Thévenard de la Farge, fille de Jean-Louis et de Louise de Vaginay, dont Jean-Marie Michon de la Farge, seigneur de Vougy, écuyer du Roi, chevalier de saint Louis, marié le 25 septembre 1731, à Catherine Dauger. De cette union naquit Jean-Louis Michon de Vougy le 27 juin 1732, chevalier de saint-Louis, créé comte de Vougy en1766. Le comte de Vougy avait épousé, le 23 mars 1759, Angélique-Julienne de Gasaubon, fille de Jean-Maurice et de Claude Le Pas de Hureaux, dont Jean-Etienne Michon, comte de Vougy, chevalier de Saint-Louis, député de la Loire, épousa en 1801, Sophie Anglès, dont Jules-Emilien Michon, comte de Vougy, 2° Jeanne-Fran çoise-Elisabeth-Félicie, mariée, le 1er juin 1829, à François- Lucien Souchon du Chevalard, conseiller général de la Loire; 3° Louise-Suzanne-Ernestine, mariée le 6 juin 1832, à Jacques-César-Hélène-Théodore Agniel, comte de Chénelette. Le château de Vougy appartenait au début du XXe siècle à Madame Jules Souchon du Chevalard. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, l'escalier avec sa rampe en fer forgé, les pièces suivantes avec leur décor: le vestibule, la salle à manger, le petit salon et le cabinet attenant, la grande chambre, le salon dit des Tapisseries, le grand salon, le salon chinois : classement par arrêté du 24 décembre 1980. L'ncienne allée d'accès au sud (lieudit Le Four à Chaux), le portail d'entrée avec sa grille, les fossés, la cour d'honneur, côté sud du château: les deux bâtiments des communs à l'ouest et à l'est de la cour, y compris leurs deux pavillons, le parc paysager au nord du château, y compris ses allées, les pièces d'eau et les bosquets, le canal au nord du parc : inscription par arrêté du 21 mars 1997.

 château de Vougy 42720 Vougy

 

Château de Vivert

Le curieux château de Vivert, situé sur le territoire de L'Etrat à moins de cinq minutes du manoir des Joyeaux, assis sur la pente du coteau couronné par Vivert, a conservé son aspect d’autrefois. C’est une maison-forte encore entourée de son mur d’enceinte et défendue par deux tours circulaires avec barbacanes: ce sont des meurtrières utilisées pour la défense et la particularité de celles de Vivert tient à ce qu’elles étaient munies de pierres tournantes qui les masquaient aux assaillants. Tout autour, de vieilles croix, des sentiers pierreux, des maisons de jadis à peine remaniées, de beaux ombrages, ont conservé au paysage de Vivert tout son caractère pittoresque. Le 12 novembre 1389, Jean de la Goutte, curé de la Tour et seigneur de Vivert, fonda avec Guillaume Bayle, seigneur de la Vaure, la prébende de Sainte-Catherine, en l’église de la Tour. Dès la fin du XVIe siècle, Vivert appartenait aux Girard, enrichis dans la fabrication des armes. Pierre Girard, père de Jean-Louis, l’acquéreur de Roche-la-Molière, avait pris l’entreprise de la manufacture royale d’armes de Saint-Etienne, et le 13 mai 1740, il acheta une charge de secrétaire du Roi. De Marguerite Gardieu, Jean-Louis eut un fils donné Barthélemy-Louis Girard de Faverange, qui fut élevé dans la maison de Pierre Girard, son aïeul, et reçut de lui, dans le partage des biens qu’il fit entre ses trois filles, la somme de 10.000 livres que M. et Mme de Saint-Perrieux furent tenus de lui payer à sa majorité; jusque là ils devaient pourvoir à son entretien. Il devint l’un des premiers magistrats de Saint-Domingue, fit partie du Conseil supérieur de Port-au-Prince, fut receveur de l'octroi et des amendes, etc. Le 6 septembre 1791, à Lyon, il fut parrain de Louis-Barthélemy Guilloud de Courbeville. Marie Girard, veuve d’Antoine Thomé, écuyer, avait testé le 1er décembre 1671. Les armes de cette famille sont d'argent à deux palmes de sinople. Au XIXe siècle Vivert fut acquis par Jean-Antoine Piégay, notaire à Saint-Héand; mort le 31 janvier 1887, laissant trois enfants: Antoine, notaire à Saint-Héand; Amédée et Anaïs, héritière de Vivert, morte le 25 août 1915, mariée à Guillaume Sirvanton, mort en 1898, d’où Marie-Claire Sirvanton, qui porta Vivert à son époux, Philibert Baudot-Sirvanton, ingénieur civil des mines, chevalier de la Légion d’honneur, fixé à Saint-Chamond. 

 Éléments protégés MH : les tours avec leurs canonnières tournantes : inscription par arrêté du 6 mars 1946 

 château de Vivert 42580 L'Etrat

 

Château de Virieu

Le château de Virieu, près Pélussin, a été construit presque en entier au XVIe siècle de même que la chapelle renfermée dans son enceinte. Quelques parties cependant, au nord-est, remontent au XVe siècle. A la fin du XVIe siècle, Pierre Benaÿ, bolonais, introduisit à Virieu l’industrie du moulinage des soies. Pour y établir sa première usine, le seigneur, un de Fay, lui concéda un droit de prise d’eau sur le réservoir du château. Virieu (Castrum Viriacunï) est inconnu avant le XIIe siècle. A cette date il fait partie des terres que le comte de Forez abandonna aux Lavieu, lorsque ces vicomtes du Forez prennent possession du Jarez, vers 1107. Gaudemar 1er changea son nom de Lavieu en celui de Jarez, en 1158, selon La Mure, et prit le titre de seigneur de Saint-Chamond et Virieu. Par le traité de 1173, entre le comte de Forez et l’archevêque de Lyon, Virieu, Pélussin et Chavanay furent déclarés comme faisant partie du comté de Lyon, comme dépendances de la seigneurie de Saint-Chamond. En conséquence, Renaud de Forez, archevêque de 1193 à 1226, obligea Briand de Lavieu et Gaudemar de Jarez à faire hommage à son église. Guy II, fils de Gaudemar et seigneur de Virieu, fut père de Gaudemar II, marié à Béatrix de Roussillon, et qualifié seigneur de Saint-Chamond, Pavezin, Virieu et Chavanay. Jacques de Jarez fait hommage le 12 mai 1301 pour Saint-Chamond et Virieu. Il était marié à Béatrix d’Argental et construisit, en l’an 1300, la chapelle de Virieu, sous le vocable de Saint Georges. Pour éteindre ses dettes, il vend à l’église de Lyon, par l’entremise de Thibaud de Vassalieu, au prix de 1.000 livres viennoises, l’un des deux châteaux qu’il avait à Chavanay, en 1302. Par un autre acte du 28 mars 1307, il fait donation, en remboursement des sommes qu’il lui doit, au Dauphin de Vienne, de son château de Virieu et de celui qui lui restait à Chavanay, s’en réservant la jouissance de son vivant. A sa mort, en 1325, le Dauphin en prit possession et les revendit, en 1330, à Renaud de Forez, fils cadet de Jean 1er et d’Alix de Vienne. Renaud, qui avait reçu en apanage la baronnie de Maleval, comprenant six paroisses, se créa ainsi une petite principauté qu’il fit ériger en bailliage, en 1336. Il ne laissa pas de postérité et son domaine revint aux comtes de Forez.

 Le château de Virieu avec son donjon réputé imprenable et son bourg clos et fermé fut alors délaissé et négligé au profit de Maleval. Mais le siège du bailliage ayant été transféré, en 1482, à Bourg-Argental, et Maleval incendié en 1574, Virieu prit la première place dans les trois seigneuries unies. Jean de Fay reconstruisit alors la maison seigneuriale, qui existe encore avec ses deux tours. La chapelle, fondée en 1300, tombant de vétusté, Madame de Morges, veuve de François de Fay, la fit reconstruire de concert avec son fils Gabriel de Fay, en 1633, et obtint que Pierre de Villars, archevêque de Vienne, vint consacrer le nouvel autel et bénir la chapelle le 14 juillet 1652. Le connétable Charles de Bourbon, devenu duc de Bourbon et comte de Forez par son mariage avec Suzanne de Bourbon, fille de Pierre et d’Anne de France, vendit ses trois seigneuries à Antoine de Varey, seigneur de Belmont-sur-Azergues, qui lui donna en échange les seigneuries de Marignan et Gignat, en Provence, qu’il tenait de son parent, René de Cossa, grand sénéchal de Provence. L’acte fut passé à Moulins, le 26 septembre 1517. Les de Varey portent d'azur à trois jumelles en bande d’or; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable. Antoine de Varey avait épousé, le 20 novembre 1522, Méraude de Grolée, dont une fille: Louise de Varey, mariée le 29 mars 1551, à Jean de Fay, fils cadet de Noël, baron de Payraud et de Françoise de Saint-Gelais. Devenu baron de Maleval, Virieu, etc, il servit dans les armées royales, fut fait prisonnier en Allemagne en 1553 et dut payer pour sa rançon 1.100 écus d’or. Il mourut après 1580, et Louise de Varey, le 19 juillet 1615, laissant François, qui suit; 2° Michelle, mariée le 15 mars 1574, à André Harenc de la Condamine; 3° Anne, mariée le 30 juillet 1581, à Claude de Villars; 4° Nicole, mariée à M. de Montpeyroux, palatin de Dio; 5° Marguerite, dame de Grôlée.

 François de Fay épousa d'abord Catherine de Giraud, puis Catherine-Sabine de Morges-la-Motte. Il fut gouverneur de Condrieu sous la Ligue et mourut le 2 octobre 1592, et sa veuve le 6 avril 1641, lui ayant donné Gabriel, qui suit; 2° Jean, mort jeune; 3° Madeleine, mariée le 29 juillet 1635, à Charles Murat de l’Estang, seigneur de Sablon. Devenue veuve, elle se retira chez les Religieuses Sainte Claire d’Annonay où elle mourut en 1656. Gabriel de Fay épousa le 8 août 1631, Marguerite de Murat de l’Estang, dame de Dourlai, en Hainaut. Il testa le 5 mai 1656 en faveur de cette dernière et fonda dans la chartreuse de Sainte-Croix deux cellules qui portent l’une le blason de Fay, l'autre les armes accolées de Fay et de l’Estang. Il mourut le 5 août 1661. Marguerite de Murat de l’Estang fît aveu et dénombrement pour Maleval, Virieu et Chavanay, le 8 mai 1663. Elle mourut le 23 avril 1675, ayant testé en 1665 en faveur de son cousin, Claude de l'Estang, fils de feu Jacques et de Sébastienne-Laurence de Grôlée. Claude renouvela le 1er juillet 1671 l’hommage au Roi et le dénombrement de ses biens. Par son testament du 28 septembre 1699, il les laissa à Joseph-François de Grôlée de Viriville et mourut le 28 juillet 1701, voulant être enterré à 8 heures du soir, dans le cimetière commun, au milieu de tous ses sujets. Murat de FEstang porte d’azur à trois fasces crénelées d’argent, celle de la pointe ouverte à une porte. Les armes des Grôlée sont gironné d’or et de sable. Joseph-François de Grôlée de Viriville était fils de Charles, gouverneur de Montélimar, et de Catherine de Dorgeoire, veuve de Jacques Pourroy. Il recueillit également la succession de François de l'Estang, baron de Montagny.

 Aussi pouvait-il se titrer de comte de Viriville, seigneur de Voiron, Taulignan, Vinay, Beaurepaire, Montagny, Millery, Virieu, Chavanay, l'Estang, Lens l'Estang, la Sône, Marcolin, et autres places, baron de Maleval, premier baron du Lyonnais, gouverneur de la ville et citadelle de Montélimar. Il mourut le 27 septembre 1705, ayant eu de Sabine de la Tour de Gouvernet: Jeanne-Madeleine-Anne, née en 1693; 2° Claude-François, né le 21 décembre 1694, seigneur de Virieu à la mort de son père, et décédé en 1714 ou 1715, laissant sa riche succession à sa sœur. Sa mère avait prêté hommage au Roi, le 14 juin 1716, pour les terres dont elle avait le Douaire. Jeanne de Grôlée épousa le 29 juin 1711, François Olivier de Sénozan, fils de David, baron de la Salle, comte de Sénozan, et de Françoise Aréson, qui devint ainsi baron de Maleval et seigneur de Virieu. François, chevalier de l’Ordre du Roi dès janvier 1708, fut nommé le 27 mai 1727, intendant général du Clergé de France. Il mourut à Paris, le 3 juillet 1740, et sa veuve le 2 septembre 1775, après avoir vendu la baronnie de Montagny et Millery à Charles Ravel, de Saint-Etienne. Il laissa trois enfants dont François-David, né le 23 mars 1712, mort jeune; 2° Jean-Antoine, qui suit; 3° Anne-Sabine, mariée le 9 octobre 1730, à Charles-François-Christiande Montmorency Luxembourg, prince de Tingry, remarié à Madeleine de Fay. Jean Antoine Olivier de Sénozan, seigneur de Virieu, épousa le 17 février 1735, Anne-Marie-Louise Nicole de Lamoignon de Blancmesnil et mourut en 1778. Sa veuve obtint du Directoire de Saint-Etienne, 15 juillet 1791, et de celui de Lyon, 14 avril 1792, deux arrêts qui reconnurent que la chapelle de Virieu était chapelle privée et ne pouvait être vendue comme bien national. Nicole de Lamoignon, sœur de Malesherbes, fut condamnée à mort et subit son martyre avec Madame Elisabeth. Elle avait eu deux fils, dont Antoine François (3 novembre 1736-1759); 2° Jean-François-Ferdinand (6 février 1737-1769), marié le 19 avril 1761, à Claude-Louise de Vienne, dont Madeleine-Henriette-Sabine Olivier de Sénozan, qui fut la dernière à Virieu, de cette grande famille dont les armes sont d’or à l’olivier terrassé de sinople.

 Elevée par sa grand-mère, Madamede Lamoignon, et mariée à 16 ans, à Archambaud-Joseph de Talleyrand-Périgord, frère du trop fameux évêque d’Autun, elle mourut sur l’échafaud, le 26 juillet 1794, laissant trois enfants: Archambaud-Marie-Louis, aide de camp de Berthier, mort à 23 ans (1784-1808); 2° Françoise-Xavier-Mélanie-Honorine, mariée à Antoine-Dominique-Just de Noailles; 3° Alexandre-Edmond, marié en 1808, à la Duchesse de Dino, princesse de Sagan, d’où les Talleyrand, princes de Sagan. Les biens de Sabine de Sénozan furent saisis après son exécution et demeurèrent sous séquestre. Ils furent enfin rendus à ses enfants et après un conseil de famille, tenu le 19 ventôse, an XII, partagés entre eux. Virieu, Pélussin, Chavanay et Bœuf échurent au comte de Noailles qui les vendit, le 22 avril 1813, à MM. Etienne Marlhier et Henri Rousselon, négociants à Lyon, qui les revendirent en lots séparés. Il semble bien que les anciens propriétaires n’avaient conservé que les rentes nobles, nombreuses et variées qui leur étaient dues et que les Jullien, entre autres, payèrent encore à Madame de Sénozan.

 Le 19 septembre 1749, Benoît Jullien du Vivier, fils de noble Antoine et d’Elisabeth Bougier, acquit des créanciers de Pierre-Louis Benaÿ, tous les biens que celui-ci possédait à Virieu, Chavanay, Pélussin et lieux circonvoisins. Ces biens consistaient en domaines, fabriques, moulins à soie, maisons, bâtiments, fonds et rentes nobles. L’habitation de la famille Jullien n’était point le château flanqué de tours, abandonné et à demi ruiné, mais une maison aux vastes proportions, aux salles élevées, ornées de plafonds à la française et de belles tapisseries, qui correspondait mieux aux idées de confort renaissant de l’époque. Située dans l’enceinte de l’ancien château-fort, en face de la chapelle et des grands bâtiments réservés à l’industrie de la soie, la demeure familiale des anciens châtelains de Lupé et de Véranne jouissait d’une vue admirable. Sa terrasse située au levant, au niveau des anciens remparts, dominait en effet les maisons basses du village de Virieu, groupées en cercle concentrique autour du château et de sa première enceinte de murailles. Des pièces de belle apparence permirent aux chefs de famille de remplir dignement au XVIIIe siècle la place toujours occupée depuis le XVe, et devenue à travers les siècles plus difficile à tenir, à mesure que les obligations croissaient et que s’amoindrissait le prestige des fonctions locales. Benoît Jullien du Vivier, né le 11 août 1718, épousa le 9 septembre 1744, Anne Derieu du Villars, fille de François, échevin de Lyon, et d’Anne Henry. C’est dans la de meure du maréchal de Villars, que s’élevèrent leurs enfants: Roch, qui suit; 2° Hélène-Marie, née le 15 novembre 1748, mariée en 1772 à M. Soubeyran de Beauvoir; 3° Marie Anne, née le 23 novembre 1749, mariée à Marius-Félix Chabert, juge d’Annonay, mort le 2 février 1816.

 Roch Jullien, écuyer (28 janvier 1754-19 mars 1818), garde ordinaire du Roi, puis maire de Pélussin, épousa le 4 mai 1779, Marguerite Faure, fille de noble Alexandre et de Pierrette Vouty, dont Benoît, qui suit; 2° Alexandre Jullien du Colombier, fixé au château de ce nom, près de Condrieu (21 juillet 1782-1854), conseiller général de la Loire, maire de Pélussin, marié le 9 avril 1820, à Sabine-Jeanne de Boissieu, fille de Jean-Baptiste et de Françoise-Andréede Valous; 3° Michel (3 août 1786-20 mai 1859), administrateur des hospices de Lyon, marié le 12 octobre 1816 à Françoise-Laure La Sausse, dont Alfred; 4° Benoît-Henri (5 fructidor, an V- 27 janvier 1871), marié le 4 avril 1826, à Alphonsine Aynard, fille de Claude et de Louise Rossary. Benoît-Marie-AlexandreJullien (12 février 1780-11 novembre 1868), conseiller municipal de Lyon jusqu’en 1830, épousa le 26 mai 1812, Françoise-Aglaé La Sausse, fille de Pierre et de Catherine Delorme, dont Alexandre, qui suit; 2° Jean-Marie-Jules, conseiller général de l’Ain, marié en juillet 1852, à Alexandrine Balaÿ, dont entre autres Georges, jésuite; Gaston, marié à N. Beauchamp, dont Etienne et Suzanne; Jules, marié à Juliette Baraban; 3° Michel, né le 24 janvier 1827, jésuite; 4° Marie-Anne-Be noîte, née le 10 janvier 1830, mariée le 27 mai 1850 au baron Joseph Dauphin de Verna, fils de Victor et de Lucie de Ferrus, et remarié à Louise de Pierre de Bernis. Alexandre Jullien (23 juillet 1823-4 février 1898), conseiller général de la Loire, maire de Pélussin, député de la Loire, chevalier de la Légion d’honneur, épousa le 18 juin 1849, Hélène Battant de Pommerol, dont Joseph, 31 juillet 1850, marié le 24 avril 1876, à Louise Guérin, fille de Louis et de Marie-Renée-Louise Desvernay. C’est Alexandre Jullien qui fit construire le château actuel et réparer les tours du vieux manoir, sauvant ainsi d’une ruine fatale ces restes intéressants du passé. M. Gabriel Jullien continue avec son fils aîné François Jullien, les vieilles, nobles et généreuses traditions formées par leurs ancêtres, suivant leur belle devise: "Spes mea in Domino". 

 Éléments protégés MH : le vieux château et la chapelle : inscription par arrêté du 22 février 2001.

 château de Virieu 42410 Pélussin

 

Château de Villechaize

Le château de Villechaise est une vaste construction rectangulaire. C’est en effet Jean-Ferréol du Bessey, qui fit rebâtir le manoir dont la bénédiction eut lieu le 17 octobre 1774. En 1334, le seigneur de Villechaise est Oliver du Bost. Dans la suite, le fief passa aux Mastin de la Merlée. Jacques-Gilbert du Palais prêta hommage de Villechaise le 10 mars 1674 et en donna le dénombrement, reçu le 23 septembre suivant. Son fils, Pierre du Palais la Merlée, laissa Villechaise à sa veuve, Marie-Diane Sayette, fille de Michel, seigneur des Ardillats, gentilhomme de la maison du Roi, procureur du Roi en l’élection de Roanne et de Florence Aubert. Diane épousa, en secondes noces, en 1718, Marc Chassain de la Plasse. Elle mourut en 1737, léguant Villechaise au fils de sa sœur Anne-Florence: François-Joseph Courtin de Saint-Vincent, écuyer, capitaine d’artillerie, chevalier de Saint-Louis. Ce dernier en prêta hommage le 15 décembre 1753 et le vendit en 1760, à Jean-Guy du Bessey, avocat en Parlement, qui rendit hommage le 27 juillet 1771. Il épousa le 11 mai 1753, Marie Gontier-Jobert, fille de Jean-Baptiste, notaire royal, et de Marie Jobert, dont Jean-Ferréol du Bessey, seigneur de Villechaize, né le 17 décembre 1750, épousa le 9 mai 1775, Antoinette Chazellet de Mirabel, fille de Jacques et d’Anne-Marie Viallard, dont Jacques, qui suit; 2° Claudine-Antoinette, né le 9 mai 1780, mariée à Jean-Baptiste Pupier de Brioude, fils de Claude-Antoine et de Madeleine David. Jacques-Just-Claude-Marie du Bessey de Villechaize, né le 2 avril 1798, épousa le 4 janvier 1820, Clotilde-Catherine Tixier, fille de Jean-Marie et de Marie-Anne Chosson, dont Anne-Marie-Désirée (25 janvier 1821-21 avril 1884), mariée le 26 mai 1846, à Jean-Marie-Etienne Jangot, fils de Jean-Claude et de Marie-Antoinette Guillermin, dont postérité; 2° Marie-Anne-Antoinette-Emma (14 juin 1841-1921), mariée le 9 novembre 1858 à Fleury Giraud, fils d’Antoine et d’Antoinette Gonin.

Le domaine se compose d'un bâtiment principal avec les communs, séparés par une cour. L'ensemble est clos de murs. L'avant-corps central est surmonté d'un fronton décoré de lions encadrant un blason qui porte les armes des du Bessey. Certains communs sont plus anciens que le château qui date du XVIIIe siècle. Sur l'arrière d'un commun se trouve une tour arasée vestige de l'ancien château. A l'intérieur du château les pièces possèdent des cheminée, boiseries, soieries, tapisseries, plafonds peints et parquets. Le premier étage contient les chambres. Au premier niveau, chapelle avec décor peint et un vitrail de Georges Nicolas Dufetre. Les décors datent du XIXe siècle. La composition du parc a été établie selon un plan de Gabriel Luizet de 1916, jardin régulier qui se compose d'une succession de trois terrasses. Un mur de soutènement, contre lequel s'appuie une chapelle en ruine, sépare la dernière terrasse des prairies. La statuaire du jardin est riche. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, de l'orangerie, de la chapelle et des communs, les intérieurs des premier et deuxième niveaux du château ainsi que le parc avec sa clôture: inscription par arrêté du 5 septembre 2007 

 château de Villechaize 42440 Saint-Julien-la-Vêtre

 

Château de Villars

Le château de Villars, maison familiale du célèbre maréchal, accroche ses ouvrages de défense aux flancs du Mont Monnet, contrefort du Pilat au même titre que la crête dominée par Virieu. Ce qu’il y a encore de plus remarquable à Villars, c’est le site merveilleux de sa terrasse d’où le coup d’œil embrasse, dans un splendide panorama, l’immense horizon des montagnes du Dauphiné et des sommets neigeux des Alpes. La porte d’entrée surmontée du blason des Villars: d'azur à trois molettes d’or; au chef cousu de gueules, chargé d’un lion passant d’argent, et une cloche qui est sur le perron, ornée aussi de leurs armes, rappellent l’illustre famille qui fut possessionnée en ces lieux. Une chambre porte le nom de l’archevêque, parce que Pierre de Villars, archevêque de Vienne (1626-1662), aimait à venir s’y reposer. Suivant la tradition, il existait autrefois, sur l’emplacement du château actuel, dans ce vallon rustique, tout planté de châtaigniers, qui descend du col de Grenouse, un manoir primitif qui aurait été ruiné par les protestants, peut-être même par les Routiers qui passèrent à Condrieu et à Maleval, en 1360. C’était sans nul doute, le manoir des de Chuyés, chevaliers mentionnés aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles dans le cartulaire de Saint-Sauveur et dans les hommages rendus aux chanoines de Lyon, seigneurs de Condrieu. Déchus ou ruinés peut être, ils quittèrent leur vieille demeure et se fixèrent à Condrieu, où ils devinrent les uns notaires (1480-1600-1630), les autres marchands, vignerons ou contrôleurs du grenier à sel (1600-1630). Claude de Villars acquit ce petit fief, aux environs de 1600, et l’entoura de murs et de tours, dont quelques-unes subsistent encore. Avec ce fief, il acquit la rente noble de Chuyer, c’est-à-dire les droits seigneuriaux, cens, lods, attachés au fief de Chuyer. Il prit, nous ne savons comment, le titre de seigneur de la Chapelle.

 Le territoire de la Chapelle et l’église de Sainte Marguerite étaient annexes de la paroisse des Hayes. Hugues de la Chapelle, possessionné à Condrieu, lorsque son frère Bertrand devint archevêque de Vienne, en 1328, possédait à la Chapelle le domaine de la Couronne, qui porte son blason. C’est donc lui qui donna à ce territoire le nom de la Chapelle. Il est possible que ses successeurs aient réuni à leur propriété le château de Chuyer pour en faire une seule seigneurie. Le château de Villars ne fut jamais qu’une habitation d’été, car les de Villars avaient leur maison d’habitation à Condrieu. Claude de Villars, seigneur de la Chapelle, capitaine-châtelain de Condrieu, était fils de Pierre et de Suzanne Jobert, petit-fils de Barthélemy et de Marie Harenc de la Condamine, arrière-petit-fils de Pierre et de Jeanne Faye d’Epeisses. Pierre était fils de Jean et de Marie Thomassin, petit-fils de Cantien et d’Hélène Palmier, ce dernier, fils de Pierre et de Marie Le Charron et petit-fils de Barthélemy et de Marguerite Thomassin, vivant en 1389. Il épousa en 1542, Charlotte Gavant dont Jeanne, mariée à Nicolas de Gelas de Voisin; 2° Claude, qui suit; 3° Nicolas, évêque d’Agen de 1589 à 1608; 4° François, seigneur de la Garde; 5° Claude, mariée à Philippe Clapisson. Claude de Villars, seigneur dudit lieu et la Chapelle, chevalier des Ordres du Roi, épousa, en 1581, Jeanne de Fay, fille de Jean, dont Claude, qui suit; 2° Pierre, archevêque de Vienne en 1626, mort en 1662. Claude de Villars, seigneur dudit lieu, etc, épousa en 1620, Charlotte de Louet de Nogaret, dont Pierre, qui suit; 2° Henri, archevêque de Vienne en 1662, mort en 1693; 3° Charles, chevalier de Malte en 1650; 4° Louise, mariée à Hector de Charpin; 5° Charlotte, mariée à Jean-André Chasselier de Millieu.

 Pierre, marquis de Villars, baron de Maclas, né en 1622, chevalier des Ordres du Roi, gouverneur de Besançon, ambassadeur, etc, mort en 1698, épousa, en 1651, Marie Gigoult, dont Louis-Hector, qui suit; 2° Félix, abbé de Moustiers, en Argonne, mort à Florence, en 1691; 3° Armand, comte de Villars, tué au siège de Douai en 1712; 4° Thérèse, mariée à Jean de Frétât; 5° Louise, femme de François de Choiseul-Traves; 6° Charlotte, mariée à Louis de Vogué; 7° Agnès, abbesse de Chelles. Louis-Hector, duc de Villars, prince de Martigues, pair et maréchal de France, Grand d’Espagne de Première classe, chevalier des Ordres du Roi et de la Toison d’Or, né le 8 mai 1653, mort le 17 juin 1734, vainqueur de Denain en 1712. Marié, en 1702, à Jeanne-Angélique Roque de Varangeville, fille de Pierre et de Charlotte Courtin, dont Honoré-Armand, qui suit; 2° Louis, né et mort en 1703. Honoré-Armand, duc de Villars, prince de Martigues, brigadier des armées du Roi, gouverneur de Provence (1702-1770), épousa, en 1721, Amable-Gabrielle de Noailles, et n’en eut pas de postérité. Le 13 mars 1735, il vendait Villars à François Dervieu. Ce dernier était fils de Jean Pierre Dervieu, seigneur de Goiffieu, et d’Hélène Fayard, et petit-fils de Jean Dervieu, juge du grenier à sel de Condrieu. Il avait un frère Christophe, qui fut seigneur de Goiffieu, épousa le 20 mai 1711, Jeanne Ruffier, et fit branche; et trois sœurs: Marguerite, mariée le 17 février 1691, à Jean Girard; Marie Catherine, mariée en 1692, à Ennemond Cusset; et Rianche-Thérèse, mariée le 30 avril 1703, à Paul Gondain.

 Le nouveau seigneur de Villars était né le 4 décembre 1668 et mourut le 26 mars 1748. Il avait été Président en l’Election de Lyon, et échevin de cette ville en 1707. Il épousa d'abord Louise Escot, puis le 10 février 1707, Anne Henry, fille de Thomas et de Marie Robert. Du premier lit il eut Marguerite, mariée le 8 juin 1742, à Christophe-Théophile des François. Du second lit: Jean, qui suit; 3° François Roch Dervieu de la Clochetière, né le 18 juillet 1716, capitaine au régiment de Montboissier, puis au régiment de Joyeuse, chevalier de Saint-Louis; 4° Michel Dervieu du Molard, lieutenant au régiment de Biron, marié à Claudine Cirlot; 5° Hélène, née le 3 janvier 1708, mariée le 15 février 1735, à Jean-Charles Compagnon de la Servette, fils de Jean et de Catherine de Quinson; 6° Marie-Anne, née le 23 novembre 1717, mariée le 9 septembre 1744, à Renoît Jullien du Vivier. Jean Dervieu de Villars, seigneur de Villars et Varey (10 juin 1714-4 septembre 1788), recteur de l’Hôtel-Dieu de Lyon en 1756, marié le 13 septembre 1743, à Marie-Pauline Anne Poujol, morte le 10 février 1813, dont Claude, qui suit; 2° Barthélemy-Régis (3 juillet 1750-21 décembre 1837), sous-lieutenant au régiment de Poitou-Infanterie, chevalier de Saint-Louis, capitaine le 24 septembre 1783, chef lyonnais pendant le siège, épousa le 8 février 1791, Louise-Jeanne-Nicole-Arnal-Denis de Kedern de Trobriant, dont trois enfants: Auguste, capitaine de cavalerie; Eugène, mort à Bordeaux, receveur des contributions directes; et Charles, capitaine de cavalerie, cheva lier de la Légion d’honneur. Claude-Jean-Marie Dervieu de Varey, seigneur de Villars (21 juin 1749-26 janvier 1794), martyr de la Révolution, conseiller à la cour des Monnaies, assista à l’assemblée de la noblesse à Lyon, ayant épousé le 26 octobre 1779, Jeanne-Fleurie des Fours, fille de Riaise et de Fleurie du Treuil, dont Barthélemy, qui suit; 2° Jean-Pierre-Alphonse, mort en juin 1849, épousa le 18 décembre 1828, Anne Orset de la Tour, morte le 13 mai 1830; 3° Fleurie-Appo Ionie (1782-29 janvier 1855), mariée à Pierre-Auguste, marquis de Moyria-Châtillon; 4° Claudine-Julie. 

 Rarthélemy-Noé Dervieu de Varey (16 août 1787-21 octobre 1859) épousa le 14 juillet 1817, Rose-Jérôme-Félicité Rona de Pérex, fille de Barthélemy-Marie, et de Sybille-Pauline Trollier de Fontcrenne, dont Charles, qui suit; 2° Paul, mort le 6 novembre 1879; 3° Jeanne-Pauline (2 juin 1824-19 mai 1893), mariée le 23 décembre 1844, à François-Casimir-Charles du Tour, marquis de Salvert-Bellenave, fils d'Augustin Amable et d’Antoinette-Félicité Prouvensal de Saint-Hilaire. Charles-Rose Dervieu de Varey (27 juillet 1818-19 avril 1903) épousa le 8 octobre 1857 Marie-Cécile de Champs de Saint-Léger, fille de Gilbert-Louis et d'Alexandrine Claire Thiroux de Gervillier, dont Jean-Louis-Marie (1864-20 avril 1894). Les armes de cette famille sont d'argent au chevron de sable, enlacé en chef d'un croissant du même et accompagné en pointe de trois étoiles d'azur; au chef de gueules; alias: d'azur, à l'aigle d’argent; au chef du même chargé de trois mouchetures d’hermines de sable. Le château de Villars appartenait au commencement du XXe siècle à M. Joseph Roque, de Lyon, marié à Mademoiselle Piotet. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; les peintures de la coupole au rez-de-chaussée de la tour Nord-Est ; la salle commune avec son décor ; la cheminée de la chambre de l'Archevêque au premier étage ; les peintures murales du corridor central au deuxième étage : inscription par arrêté du 28 décembre 1978. 

 château de Villars 42410 La Chapelle Villars 

 Téléphone : 04 12 39 03 33 

 

Château de Vaugirard

La première mention de la famille Girard, commanditaire du château de Vaugirard, date du XVIe siècle : Jacques Girard, dit "le Vieux", mort en 1593, fut père de Jacques, qui suit; 2° Augier, qui vit en 1587; 3° Mathieu, seigneur de Tiranges. Jacques de Girard, écuyer, conseiller du Roi, anobli en 1609, se signala par son inépuisable charité envers les innombrables victimes de la peste et de la famine, ce qui lui valut les armes: d’azur à trois épis de maïs d’or en pals; au chef cousu de gueules, chargé de trois roses d’argent (supports: deux anges; Devises: Spes altéra vitæ; et On n’a rien sans peine). Jacques épousa Anne de Pouderoux, fille d’Etienne, dont Louis, né le 13 novembre 1583; 2° Etienne, procureur du Roi, Première mention de Grandris, 1er mars 1586, testa le 15 septembre 1617, ayant épousé Jeanne du Saulzey de la Vénérie, fille d’Antoine et de Françoise Dumas; sans postérité; 3° Jacques, qui suit; 4° Mathieu, Doyen de Notre-Dame de Montbrison, de 1611 à 1665; 5° Florie, née le 29 juillet 1587, mariée à Michel du Besset. Jacques de Girard, mort le 7 juin 1644, conseiller et procureur du Roi en l’Election de Forez, seigneur de Grandris, etc, épousa Antoinette Fortuné, puis en secondes noces Catherine Navergnon, fille de Claude et d’Isabeau Viau, dont Jacques-Mathieu, qui suit; 2° et 3° Pierre et François, qui firent branche. Jacques-Mathieu de Girard, écuyer, seigneur de Vaugirard, Trécisses, Villette, Grandris, Châtelneuf, conseiller et procureur du roi au bailliage de Forez, puis président du présidial de Montbrison en 1640, testa le 25 avril 1664, ayant épousé Isabeau Cocquel, dont Gabriel, né le 20 novembre 1646; 2° Pierre, seigneur de Roche, (1647-26 juillet 1703) marié le 8 février 1684, à Claudine Donys, fille d’Hugues, et de Jeanne Pourrat; 3° Claude.

 Claude de Girard, seigneur de Vaugirard, etc, né le 19 avril 1659, épousa, le 20 août 1682, Antoinette Puy du Périer, fille de Pierre et de Madeleine Poculot, dont Pierre, qui suit; 2° Pierre (11 avril 1689-7 décembre 1732); 3° Jeanne-Marie, née le 8 octobre 1685, mariée à Louis Dufèvre, seigneur de Chazourne; 4° Claudine-Catherine, née le 16 mars 1692, mariée le 7 janvier 1729, à Pierre de Girard, fils de Jacques et de Catherine Dupuy. Pierre de Girard, seigneur de Vaugirard, etc, né le 13 octobre 1686, marié le 28 octobre 1728, à Claudine Valette, fille de René et de Catherine Delorme, puis le 17 novembre 1739, à Marie Marthe de Chavagnac, fille de Camille et d’Hilaire Ollagnier. Du premier lit il eut Jean-Baptiste, qui suit; 2° Marie-Guillaume, né le 31 mars 1736; 3° Catherine, née le 18 avril 1729; 4° Charlotte, ursuline. Jean-Baptiste de Girard, seigneur de Vaugirard (9 novembre 1734-8 mai 1819), brigadier des armées du Roi, avait servi dans l’Inde où il fut gouverneur, contre les Anglais, maréchal de Camp, chevalier de Saint-Louis; marié le 2 août 1767, à Marie-Louise Tardy de Rhins, morte martyre de la Révolution, le 23 mars 1794, fille de Benoît et de Jeanne-Marie-Pierre de Saint-Cy, dont Jean-Pierre (12 juillet 1770-15 novembre 1793), mort martyr de la Révolution, officier d’infanterie; 2° Jean-Jacques-Pierre, né le 23 juillet 1771, mort jeune; 3° Jeanne-Marie, née le 13 mars 1769; 4° Catherine-Gabrielle, née le 19 décembre 1774, élève de Saint-Cyr, de 1784 à 1793, mariée le 10 germinal, an VIII, à Antoine-François Compagnon de Ruffieu, fils de Claude-Hélène et de Madeleine-Scholastique Dauphin de Verna; 4° Gabrielle-Catherine, née le 4 novembre 1786, mariée le 21 frimaire, an XII, à Christophe-Marie de la Pierre de Saint-Hilaire, puis à Jean-Charles-François, marquis de Lescure de Puisserguier, auquel elle apporta Vaugirard.

 De son mariage avec Catherine-Gabrielle de Girard de Vaugirard, Jean-Charles-François, marquis de Lescure, eut deux enfants dont Jean-Baptiste, et Jean-Baptiste-Louis, mort célibataire à Lyon, des suites d’un accident. Jean-Baptiste-Waldeck, marquis de Lescure, baron de Vaugirard, épousa Louise Meylan, dont Marie-Joséphine, qui suit; 2° Jules-Benoît, mort célibataire; 3° Jeanne-Agathe, mariée à Victor Rolland, de Sury-le-Comtal, dont deux filles. Marie-Joséphine de Lescure, épousa le 28 avril 1870, Marie-Charles-Alfred Cottel, d’une très ancienne famille de robe du Dauphiné, qui a compté parmi les siens deux abbés mitrés. Petit-fils par sa mère d’un avocat en Parlement et par son père d’un ancien garde du corps de Louis XVI, il fut d’abord juge impérial à Mayotte, où il rendit à la France des services considérables, hélas méconnus, puis juge-président de Chandernagor, où il se rendit avec sa femme qui le suivit dès lors dans ses autres pérégrinations. Nommé conseiller auditeur à la cour d’appel de la Martinique, il obtint enfin de rentrer dans la métropole et accepta le poste de juge à Tizi-Ouzou, en attendant celui d’Alger, auquel il avait droit et qui ne vint pas. A la veille du passage du siège de première classe, étant juge au tribunal civil d’Oran, il dut prendre sa retraite pour raisons de santé et fut nommé président honoraire. Il retourna alors en Forez, où il mourut le 26 avril 1902. Lors de son mariage il fut mis en possession par son beau père, des noms, titre et armes des Vaugirard pour les transmettre à sa descendance, à savoir Dieudonné-Marie-Pierre-Jean-Joseph Cottel de Vaugirard, né au château de Vaugirard, le 19 mai 1876; 2° Marie-Josèphe-Esther, née 20 avril 1881; 3° Marie-Joseph Alfred-Philippe, né le 3 avril 1886. Le château de Vaugirard, vendu, en 1879, à Benoît Charvet, ancien maire de Saint-Etienne, appartienait au début du XXe siècle à M. Henri Charvet, maire de Chandieu, marié à Nicole Philip. 

 Le château présente une plan régulier en U, avec un corps de logis entre cour et jardin, encadré de pavillons rectangulaires contre lesquels sont adossés les ailes latérales plus basses, terminées par des pavillons. Une tour de plan circulaire est greffée sur l'angle nord-est du pavillon nord-est. La cour est fermée au sud par un muret supportant une grille avec dans l'axe un portail monumental avec une grille en fer forgé. Une terrasse bordée d'une balustrade précède le logis côté cour et côté jardin. Les bâtiments ont un étage carré. Les élévations présentent des travées régulières (sauf l'élévation nord du pavillon est). Le corps central est traversé au rez-de-chaussée par un vestibule axial (portes et vantaux) avec à l'ouest la salle, à l'est un escalier rampe sur rampe (colonne engagée à l'extrémité du mur d'échiffre) puis une chambre. Le pavillon oriental est occupé par un salon octogonal et un cabinet, desservis par un vestibule ; la tour, par une bibliothèque. L'aile orientale est divisée en trois pièces en enfilade : la pièce centrale a une porte cochère vers la cour, couronnée des armoiries des Girard. La cuisine (grande cheminée à linteau bois sur colonnette doriques en granite, four à pain déplacé) se trouve dans le pavillon occidental, avec un vestibule d'accès à l'aile ouest, divisée en trois pièces, avec au milieu un passage couvert vers la cour de la ferme. Les pavillons aux extrémités des ailes latérales ouvrent sur la cour par des portes cochères ; ils sont aménagés en écuries à chevaux. A l'étage, la moitié ouest du corps central est occupée par une grande salle (salle des chevaliers). Elle communique avec une chambre d'apparat, dans le pavillon ouest. Des chambres sont aménagées dans le pavillon et l'aile Est, ainsi que dans l'aile ouest, avec un escalier en vis et un couloir dans la partie médiane. Un pigeonnier occupe le dernier niveau de la tour. Les toits sont à longs pans, avec des croupes sur le corps central et les pavillons jouxtant le corps de logis, des toits en pavillon avec clocheton sommital sur les pavillons à l'extrémité des ailes, un toit conique sur la tour. Les toitures sont couvertes en ardoise mécanique.

 Le plan cadastral de 1809 montre l'existence d'éléments structurants des abords du château de Vaugirard, en particulier la grande allée axiale au sud menant à la cour, la parcelle allongée du jardin derrière le château et le canal qui la borde au fond. Lors de la vente par adjudication du château, en 1878, la description du bâtiment mentionne le "massif d'arbres d'essences diverses qui le dérobe aux regards des curieux" et indique que la cour d'honneur est fermée "au midi par un mur auquel sont adossées deux serres vitrées, séparées l'une de l'autre par une arcade en plein cintre, bâtie en pierres de taille dans l'axe de l'avenue du château, à l'entrée de la cour d'honneur"; au sud s'étend un "jardin planté d'arbres à fruits et d'agrément, précédant la cour d'honneur du château également entouré de murs", puis le "grand jardin potager de Vaugirard, s'étendant au midi et au matin des bâtiments du château", confiné au nord par le canal "servant à l'arrosage du jardin", et les allées de desserte (21 décembre 1878. Les éléments subsistant aujourd'hui sont l'allée axiale, dont la double rangée de chênes a été replantée après la tempête de 1999, le portail, un espace de jardin d'agrément au sud, des vestiges de potager à l'est du château, le puits du XVIIe siècle au milieu de la pelouse bordée par le canal au nord. La faisanderie adossée aux bâtiments de la basse cour au sud-est a sans doute été aménagée à la fin du XIXe siècle.

 Le jardin à proprement parler entoure le château sur ses côtés sud, est et nord. Il est clos d'un mur maçonné. Une allée encadrée de deux rangées de chênes conduit du chemin de Champdieu à Barges. Elle est prolongée au sud par un chemin qui rejoint la ferme de Chanry. L'accès principal du jardin se situe au sud, avec un portail (porte cochère et porte piétonne) à vantaux de fer forgé, ans l'axe de l'allée de chênes, prolongée dans la partie sud du jardin, devant la cour d'honneur du château, par une allée découverte allant au portail de la cour d'honneur. Ce jardin, planté de bosquets d'arbres (tilleuls, cèdres séquoïas), s'étend également au sud de la ferme de la chapelle, et à l'est du château. Au nord s'étend une vaste pelouse limitée au nord par un grand bassin rectangulaire maçonné, alimenté par une prise d'eau sur le canal du Forez. Au milieu de cette pelouse (ancien jardin potager) est édifié un puits maçonnée (plan circulaire, un degré, mur de margelle en dalles de granite convexes, tablette en saillie; moulurations toriques), avec un décor d'armoiries en bas-relief. 

 La chapelle a été édifiée dans le quatrième quart du XIXe siècle pour Henri Charvet, propriétaire du château, sous la direction des architectes stéphanois Léon et Marcel Lamaizière. Elle remplacerait "un petit oratoire, dont on voit encore les vestiges dans l'aile droite du château, côté sud". Chapelle adossée aux bâtiments sud-est de la basse-cour, avec au nord une remise et à l'ouest la sacristie mitoyenne de la grande grange-étable. L'entrée est orientée vers l'avant-cour du château, dans le parc. La porte (encadrement en bossage, à pilastres et fronton triangulaire; vantaux en chêne, sculpté) est précédée de quelques marches. Les murs sont en pisé crépi, avec des encadrements en pierre. Le toit est en ardoise, à longs pans, avec un clocheton de plan octogonal en porte-à-faux au-dessus de l'entrée, couvert d'un dôme à pans. La chapelle a un vaisseau de plan rectangulaire, de trois travées, couvert d'une voûte lambrissée en anse-de-panier avec doubleaux reposant sur des consoles ornées de triglyphes et des pilastres. Les murs sont garnis d'un lambris de hauteur à panneaux droits; l'espace entre le lambris et la voûte est percé de fenêtres à deux lancettes en plein-cintre côté sud, et enduit et peint en rouge côté nord. Le sol, couvert d'un parquet à bâtons rompus, est surélevé de quatre marches (degré rentrant dans la nef) protégé par des garde-corps en bois, à arcatures, avec des bénitiers disposés aux extrémités. Le choeur est séparé par une clôture (identique aux garde-corps du degré). L'autel et encadré de deux portes à fronton triangulaire, dont une conduit à la sacristie. Le château est le siège d'une exploitation agricole et d'un élevage de chevaux. Les toitures ont été restaurées en 1992. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; le portail d'entrée ; la chambre dite des chevaliers au premier étage avec son décor ; la cheminée de la pièce attenante : classement par arrêté du 21 mai 1970.

 château de Vaugirard 42600 Champdieu 

 Téléphone : 04 77 58 33 88

   

Château de Vassalieux

A environ un kilomètre au couchant de Notre-Dame-de-Grâces, résidence que M. Mallot a modifiée considérablement, avant de la vendre à M. Duplany, négociant au Chambon, s’élève le magnifique château de Vassalieu. Il est situé, comme Essalois, dont les façades sont ornées, l’une du blason des Sauzéa, l’autre de celui des de Bertrand, sur la paroisse de Chambles, alors qu'Essalois se dresse sur des rochers à pic sur la Loire, Vassalieu au contraire est assis sur un large plateau et entouré d’arbres d’essences diverses, dont le feuillage abondant contraste avec les rares bruyères qui émergent des rochers sur lesquels s’appuie son formidable voisin. Le château de Vassalieu a la forme d’un quadrilatère à trois étages et date des XIVe, XVe et XVIe siècles. La façade orientale est flanquée de deux tours; celle de droite est ronde et se termine par une élégante flèche; celle de gauche est carrée, mais beaucoup plus massive; un toit conique la recouvre, il a dû remplacer un couronnement crénelé, établi au XIVe siècle. Les fossés sont depuis longtemps comblés et remplacés par un jardin. Dans celui-ci et dans les cours voisines, on retrouve les restes d’une première enceinte. De plus, sur la façade orientale du château, se trouve une petite construction en pierres de taille, plaquée devant une ouverture du deuxième étage, perpendiculairement au dessus de la porte d’entrée. Cette construction, supportée par quatre encorbellements, ressemble à un balcon dont la balustrade, haute et pleine, est percée de quelques meurtrières. La porte qu’elle domine est surmontée du blason des Saint-Pol, en coupé avec celui d'Angérieux.

 Sur la tour ronde on lit la date de 1498, qu’accompagne un splendide blason aux armes de Saint-Pol: d'azur à trois pals d’argent; au franc canton de sable chargée d’une croix pattée d’argent. Un escalier déroule ses spirales dans une tourelle, placée derrière le pavillon carré, et conduit à ses différents étages. La porte extérieure de cette tourelle est d’une grâce parfaite, elle est encadrée dans un boudin qui décrit au-dessus de la porte une forme triangulaire, et se termine par un pignon aigu, surmontant le blason des d’Angérieux: Echiqueté d’or et d’azur, avec un lambel à 3 pentes. Dans l’intérieur de cette tour, on retrouve cinq fois le blason de ces derniers, mais avec un lambel tantôt à trois pentes, tantôt à cinq pentes. De splendides cheminées existent encore dans l’intérieur du manoir. L’une d’elles est massive et repose sur d’élégantes colonnes aux chapiteaux délicatement ouvragés, son robuste manteau porte, au centre d’un médaillon très gracieux, un écusson malheureusement effacé. L’autre est un véritable chef-d’œuve; son manteau, finement ouvragé, est chargé au centre d’un écusson, surmonté de la devise: Tues spes mea. A droite et à gauche, des ornements variés, Saint Marc et le lion, Saint Pierre et la clef, etc; aux extrémités, deux têtes de bélier, en saillie. On en retrouve d’autres à la base des colon nettes qui supportent le manteau et que surmontent des chapiteaux d'une finesse d’exécution parfaite. Deux têtes d’anges, d’une richesse d’expression inouïe, sont en saillie sur les montants.

 Un château primitif existait en ce lieu, car nous voyons, en 1290, Ponce de Vassalieu, seigneur dudit lieu. Son fils Ponchon de Vassalieu, frère de Gérenton, prête hommage au comte de Forez, le 15 juillet 1327, pour sa maison de Vassalieu. Thibaud de Vassalieu, chanoine et archidiacre de Lyon, fut enterré, en 1327, à la chartreuse de Sainte-Croix. En 1410, Antoine de Vassalieu est prieur de Notre-Dame de la Platière, à Lyon. Les armes de cette maison sont fascé d’or et d’azur; à la bande de gueules brochante. Dès 1390, Louis de Saint-Pol prête foi et hommage pour Vassalieu et dépendances. Il en était devenu seigneur vers 1370, par son alliance avec Marguerite de Vassalieu, qui appartenait sans doute à la maison d’Angérieux, qui avait succédé aux premiers Vassalieu. Louis était fils de Jean de Saint-Pol, mentionné en 1355 et 1369, et descendait de Hugues de Saint Pol, damoiseau, possessionné en Forez, en 1247, lui-même issu d’autre Hugues de Saint Pol, qui prit part à la croisade de 1096. Louis transmit Vassalieu à son fils Louis II de Saint-Pol, capitaine-châtelain de Saint-Maurice, en 1408, de Châtelneuf et de Marcilly, en 1414, frère sans doute de Catherine de Saint-Pol, femme de Denys Puy. Il fut le père d’Antoine de Saint-Pol, capitaine-châtelain de la Tour-en-Jarez, père lui-même de Sébastien de Saint-Pol, qui reconstruisit Vassalieu en 1497, et testa le 5 juin 1518, laissant, de Catherine de Rochefort, deux fils: Antoine et Pierre. Antoine de Saint-Pol, co-seigneur de la Guilanche, Vassalieu et Chazeletz, épousa le 30 juin 1535, Clauda de Sainte-Colombe de Chazeletz, dont Jean, exempt des tailles le 17 février 1599; 2° Philippe, qui suit; 3° Clauda, mariée à Aymar de Parchas, seigneur de Villeneuve, fils d’Antoine et de Louise Berger; 4° François, qui suivra; 5° Claudine, mariée vers 1555 à Guillaume de Châteauneuf, fils de Pierre et d’Hélips de la Bourange.

 Philippe de Saint-Pol, seigneur de Chazeletz assassiné près de l’Arbresle, en juin 1590, avait épousé le 24 octobre 1569, Anne de la Rivière, fille d’Hector, dont François, co-seigneur de Chazeletz, marié le 5 novembre 1600, à Catherine de Bonlieu, dont: a) Paul, seigneur du Cluzel, capitaine au Régiment de Lyonnais, tué au siège de Montrond, en 1652; b) François, seigneur de la Bruyerette, marié le 27 juillet 1642, à Hélène de Vèze, dont Anne, mariée à Robert d’Allard, seigneur du Breuil; c) Marcellin (1613-19 mai 1693), maintenu en 1667, marié le 7 août 1651, à Françoise de Lombard, dont: a) Catherine, 16 juin 1653, mariée le 16 janvier 1696, à François d’Apchier, fils de Julien et de Jacqueline de Pons, inhumé le 18 mars 1705; puis le 7 mars 1707, à Sylvestre d’Arzon, mort le 24 avril 1708. La branche aînée des Saint-Pol est représentée par le comte de Saint-Pol, marié à Léonie Plaine. Sa mère est une demoiselle Vantard, son aïeule une demoiselle Valette, sa bisaïeule une demoiselle Merchadier, des Deux-Verges. Parmi ses alliances, avant 1789, figurent les de Busset, de Vie, de Brezons d’Apchon, de Cortial, de la Farge-Montcelard, Arnaud de Gironde, Guérin de Châteauneuf de Randon, de Rochemaure, d’Escorailles-Fontanges, de Grôlée, de Dame de Raucoules d’Aubrac, de Rigat, etc. Ils furent écuyers de Roi de Louis XV et Louis XVI. Pierre de Saint-Pol, co-seigneur de la Guilanche et Vassalieu, bienfaiteur de l’église de Chambles, laissa Louis, qui suit; 2° Jean, vit en 1690. Louis de Saint-Pol, seigneur de la Guilanche et Vassalieu, épousa Marcelline Hérail de la Roue, fille de René-Pierre et de Jeanne de la Roue, dont Jeanne, mariée le 10 février 1702, à Jean d’Apchon, fils d’Antoine et de Christine d’Abin; elle eut Vas salieu; 2° Juste, qui porte la Guilanche, en 1730, à son époux Christophe de Navette.

 Il eut aussi un fils naturel, Vital de Saint-Pol qui, le 22 mars 1733, et de concert avec François de Saint-Maurice, acheta de sa sœur Jeanne, le château de Vassalieu et deux domaines à l’entour, appelés du château et du Grand Dollat, moyennant 12000 livres. La vendeuse se réservait les meubles garnissant la tour de Vassalieu, plus une rente noble appelée la Tour, engagée à sa sœur Juste, pour ses droits légitimaires sur Vassalieu. Vital affecta le château au logement de plusieurs orphelins qu’il élevait par charité. Il mourut le 10 novembre 1739, léguant le château aux Oratoriens de Notre-Dame de Grâces qui en firent leur maison de campagne. Vital de Saint-Pol brisait les armes de sa famille, d’un chef d'or chargé de trois cœurs de gueules, et parfois d’un lambel a trois pentes. Le 1er prairial, an II, le château de Vassalieu, volé aux Oratoriens, fut vendu comme bien national au sieur Martin Vial, de Saint-Just-sur-Loire, pour 50.000 livres. Ce dernier le revendit, le 4 janvier 1809, à M. Bénévent-Flachat, de Saint-Etienne, lequel par son testament du 30 juin 1836, en fit don à son neveu, Joseph Bénévent qui le vendit le 27 avril 1853, à M. Agricole Beaumont, qui restaura le manoir déjà à demi ruiné et le transmit à son fils, M. Jean-Marie-Félicien Beaumont, joaillier à Lyon, qui le vendit, le 7 septembre 1897, à M. Auguste Fabry, propriétaire, rue des Archives, à Paris. M. Jean-Baptiste-Louis Deville l’acquit de M. Fabry, le 22 mars 1903, mais il le garda peu de temps. Enfin, le 30 mai 1910, le château de Vassalieu était acquis par M. A. Hugot, ancien directeur de la Société Anonyme des Aciéries et Forges de Firminy.

 château de Vassalieux 42170 Chambles 

 Éléments protégés MH : le pigeonnier : cet édifice a été inscrit par l'arrêté du 18 décembre 1981

 

Château de Teillères

Le château de Teillères, situé au bas de la colline de Saint-Galmier, sur la rive gauche de la Coise, fut construit au milieu du XIVe siècle par le comte Guy VII. Les comptes de Thomas Montaignon, clerc de la Chambre, contiennent de 1349 à 1352 de nombreux détails sur cette construction, sur le lieu d’origine et le prix des matériaux, les salaires aux ouvriers et peintres, etc. Quelques parties intéressantes de ce manoir sont parvenues jusqu’à nous: la galerie, malheureusement détruite par un incendie et réédifiée dans un mauvais style au XVIIe siècle; la chapelle avec sa belle porte et sa grande fenêtre à ogives géminées; la haute et grande salle avec ses baies aux arcs trilobés, type rare en nos pays de l’architecture civile du XIVe siècle, et les vestiges de décoration peinte sur les plafonds à compartiments du rez-de-chaussée et du premier étage, dont l’auteur est le peintre Henri, 1350. Le château de Teillères, dessiné par Guillaume Revel en 1450, s’élevait au centre d’un quadrilatère fermé de hautes murailles. Une porte ogivale, à laquelle on accédait par des degrés, s’ouvrait à l’ouest. Dans cette enceinte, à gauche de la porte de l’ouest, étaient les bâtiments de service: au centre le manoir qui comprenait au sud un bâtiment aux fenêtres à meneaux, flanqué de deux tours carrées. En équerre, orienté est ouest, le corps de logis principal, l’habitation, puis au nord un bâtiment dominant la Coise. Ce dernier a été entièrement remanié, mais on a conservé la belle porte sculptée y donnant accès. L’aile du sud où étaient "les estableries" a été détruite par un incendie avant 1607. La tour du sud-ouest et le bâtiment contigu ont disparu, mais on retrouve la tour sud-est, abaissée d’un étage, dans la construction appliquée contre le mur sud du grand logis et sans liaison avec lui. Le toit qui l’abrite aujourd’hui, simple appentis avec pente au sud, a dû remplacer le toit primitif à quatre rampants du donjon découronné. Cette tour devait contenir comme aujourd’hui l’escalier et le fournil avec la pièce au-dessus.

 Ce fournil, était en 1607 le "fournier" et en 1651 la "panneterie"; le four est placé sur la façade de l’est. Le corps de bâtiment principal, existant, comprend un rez-de-chaussée et un étage couvert jadis d’un comble élevé. Sur la façade ouest, à l’intérieur de la cour, règne un portique surmonté d’une galerie; cinq colonnes de pierre ont remplacé les anciens piliers qui portaient la galerie. On voit encore dans le mur les six corbeaux de pierre, à profils variés du XIVe siècle, qui correspondaient à ces piliers et recevaient les pannes du plancher de la galerie. Au rez-de-chaussée, contre la panneterie, est une première pièce de 8 mètres sur 4,60 mètres, où décéda en 1651 François de Baronnat. La grande salle, aujourd’hui cuisine, a 10,60 sur 8 mètres et 5,07 mètres de hauteur. Déjà divisée en 1607 dans sa hauteur par un plancher, elle était éclairée à l’est par deux fenêtres carrées, encore munies de trois barreaux de fer; enfin une dernière pièce, autrefois la cuisine, en 1607; il y avait encore une pièce contiguë à l’ouest. Une vaste cave existe sous l’ancienne cuisine et la grande salle, un large escalier dont la voûte en plein cintre ouvre sur la cour y conduit. L’intérêt des pièces du rez-de-chaussée réside dans la décoration du plafond lambrissé et peint. Le lambris est formé de poutrelles et de caissons. Sur les chanfreins des poutrelles et des baguettes est une décoration faite de traits noirs disposés en chevrons, laissant de chaque côté de petits triangles peints en blanc et en rouge. La partie plane et médiane des baguettes est peinte en noir, décorée de distance en distance d’une feuille blanche vrillée, répétée et séparée à des intervalles égaux par des points blancs rehaussés de rouge en leur milieu. A l’intérieur du caisson est inscrit un large trait noir formant un carré.

 Les divisions primitives du premier étage sont seules intactes, de simples montants en bois ont remplacé les colonnettes primitives qui soutenaient le toit. Le plafond était formé de pannes chanfreinées comme au rez-de-chaussée. On y accède par un escalier de pierre précédé d’une porte en plein cintre en pierres de taille avec fronton triangulaire reposant sur un entablement porté par des consoles à feuilles sculptées. L’escalier mène à un palier qui donne accès à gauche à la galerie, et en face dans l’ancienne tour à une pièce carrelée, éclairée au sud par une fenêtre avec deux bancs de pierre dans l’embrasure; au fond de cette pièce, de chaque côté de la cheminée, sont deux petits réduits voûtés, où le jour pénètre à l’est et au sud par d’étroites ouvertures. La galerie, au sol carrelé, était un véritable promenoir. Sur cette galerie s’ouvre d’abord la porte élégante de la chapelle, en grès de Saint-Etienne. Cette porte est décorée d’une archivolte à arc en ogive, à triple voussure, qui abrite un tympan aux trilobés fleuronnés et aux écoinçons sculptés. La chapelle avait jadis un lambris ogival dans le style de celui de la Diana, les amorces seules sont visibles. A la base, une frise peinte en rouge rappelle les rinceaux des bandeaux typographiques du XVIe siècle. L’autel était placé face à la porte contre le mur de l’est. Au-dessus est une large et haute fenêtre ogivale aux minces colonnettes, divisée par un meneau portant les arcs brisés de deux baies aux lancettes trilobées, et un quatrefeuille posé en losange. Cette fenêtre fut aveuglée au XVIIe siècle, sur l’enduit qui la recouvre à l’intérieur se lisent les écus de Baronnat, de Platel et du Verney. A droite et à gauche sur la muraille sont quelques vestiges de peintures. De la galerie on pénétrait dans la grande salle qui avait un plafond lambrissé et décoré et était éclairée à l’est par trois fenêtres, deux grandes et une petite. A l’angle nord-est est une cheminée, au manteau de pierre jadis peint en rouge, soutenu par deux consoles à pans coupés. Sur la hotte conique est peint un écusson à demi effacé portant aux 1 et 4 Vécu de Baronnat, aux 2 et 3 celui de Charpin.

 Au commencement du XIVe siècle, Teillères appartenait aux Jomar, riche famille bourgeoise de Saint-Galmier. On trouve en 1289 Pierre Jomar, bourgeois de Montbrison, fils de Pierre, en 1314 Pierre Jomar à Saint-Galmier, en 1317 Barthélemy Jomar, bourgeois de Roanne, qui élit sa sépulture à Saint-Galmier, tombeau de ses prédécesseurs; en 1326, 1329, Pierre et Hugues Jomar; en 1333, Pétronille de Rivoire, veuve de Pierre Jomar, bourgeois de Saint-Galmier; en 1336, 1342 Pierre Jomar, fils de Hugues Jomar; Hugues Jomar, de Saint-Galmier, teste le 2 août 1361, élit sa sépulture au cimetière de Saint-Galmier, fait des legs à Coronne, sa fille, religieuse à Jourcey, à Hugues, son fils. Sa femme, Huguette du Verney, teste le 22 juillet 1362. Pierre Jomar, de Saint-Galmier, avait épousé Jeannette de Montchauvet, qui teste le 1er mars 1373. Cécile, fille de Pierre Jomar, épouse Pierre de Chavanes. Le premier possesseur connu de Teillères est Barthélemy Jomar, chanoine et sacristain de Saint-Just-de-Lyon. Il transmit ce domaine à Hugues Jomar, son neveu, bourgeois de Saint-Galmier,qui le 18 mars 1327 prête foi et hommage au comte de Forez. Peu après, vers 1340, Hugues Jomar, père de Pierre, après avoir fait dresser douze ans plus tôt, en juillet 1328, le terrier de Teillères, vendait cette terre à Guy VII, comte de Forez, lequel, par son testament de 1357, lègue Teillères à son fils Jean. En 1389, 92, 93, Louis de Chalus, châtelain de Saint-Galmier, fit faire au manoir des réparations importantes. Quand, au XVe siècle, les ducs de Bourbon ne vinrent plus à Saint-Galmier, Teillères fut abandonné. En 1456, il était abénévisé à Jean Chalmeyl, au prix de 4 livres par an; puis plus tard à Pierre Chomel et sa femme Marguerite. En 1529, Teillères appartient aux Baronnat, auxquels le connétable l’aurait vendu en 1525, avant la confiscation de ses biens. Jean Baronnat, seigneur de Teillères, était fils de Guillaume et de Françoise du Verney, petit-fils de Jean et de Jeanne Chevrier, arrière petit-fils de Pierre Baronnat, qui teste à Montbrison, le 9 février 1450, et d’Antoinette.

 Jean décéda avant 1560, ayant épousé Marthe Delaye, puis le 16 février 1548, Barbe de Jas, morte en mars 1560. Du premier lit il laissa Catherine, mariée, le 28 février 1551, à François de Saint-Priest. Du second lit: Pierre, qui suit; 3° Antoine, seigneur de la Mure, marié le 11 septembre 1573, à Charlotte de Charpin, fille de Jean. Pierre Baronnat Verney, seigneur de Teillères, testa le 18 mars 1606 et mourut en 1607, ayant épousé Catherine de Charpin, fille de Jean et d’Antonie Rostaing, et secondes noces Louise de Chazeron. Du premier lit il eut François, qui suit; 2° Gabrielle, religieuse à Chazeaux, le 23 novembre 1608. Du second lit: François; 4° Antoine; 5° Catherine. François de Baronnat Verney, seigneur de Teillères, né en 1572, testa le 3 octobre 1650 et mourut le 12 février 1651. Marié à Gabrielle Chalon, qui testa le 3 septembre 1617, puis le 18 novembre 1618, à Eléonore de Platel, et le 14 juin 1623, à Anne Dupré. Du premier lit: Antoine, qui suit; 2° Renée, religieuse à Jourcey, le 30 novembre 1617; 3° Jeanne, religieuse Sainte Claire, à Annonay, le 20 septembre 1620; 4° Marthe, religieuse au même couvent, le 18 mars 1633; 5° Antoine, religieux à Ainay, le 10 octobre 1620; 6° Annet, mort en octobre 1630. Du seconde lit: Balthazar, religieux de Saint Ruf, à Valence, le 1er mars 1639; 8° Lucrèce, mariée, le 10 mai 1643, à Jean Fayeul, sieur de la Grüe; 9° Charlotte. Du troisième lit: François; 11° Pierre; 12° Gabrielle. Antoine de Baronnat-Verney, seigneur de Teillères, testa le 11 août 1712 et fut inhumé le 4 janvier 1714.

 Il épousa Antoinette de Rossillon de la Vernouze, inhumée le 15 juillet 1700; puis Marie Frère de Charfetain. Du premier lit il eut Camille-Joseph, qui suit; 2° Françoise, morte le 2 juillet 1692; 3° Charlotte, morte à 20 ans, le 4 janvier 1703; 4° Jeanne-Louise, baptisée le 11 mai 1688; 5° Hélène, née le 14 décembre 1692; 6° Antoine Bénigne, né le 13 août 1697; 7° Charlotte, mariée, le 11 novembre 1699, à Guillaume Populle, fils de Claude et de Philippe Bochan; 8° Marie-Anne, née le 2 novembre 1698, mariée, le 30 avril 1720, à Antoine Montillet, praticien de Saint-Galmier, et inhumée le 18 février 1762; 9° Pierre-Charles, marié, le 2 février 1717, à Jeanne Rey, fille de Claude, conseiller du Roi, maire de Saint-Galmier; 10° Antoinette; 11° Louise, batisée le 4 juillet 1700. Du second lit: Etienne, baptisé le 8 janvier 1703; 13° Aimé, né le le 11 avril 1704; 14° Antoine-Gabriel, le 30 avril 1705. Camille-Joseph de Baronnat, seigneur de Teillères, mort le 17 février 1756, épousa le 8 juin 1706, Catherine Verd, inhumée le 4 mai 1708, à 21 ans, puis le 16 janvier 1711, Marie-Anne de Séverat, inhumée le 29 mars 1757, dont Jeanne-Marie (9 janvier 1712-25 janvier 1724). Le 29 juillet 1754, en son nom et en celui de sa femme, il vendait Teillères à un petit-neveu de sa femme, Pierre Challaye. Les vendeurs se réservaient leur habitation, leur vie durant, de plus l’acquéreur devait payer 6.000 livres à Balthazar de Séverat, ou si celui-ci décédait avant eux, 1.500 livres à l'Hôtel-Dieu Sainte Anne de Montbrison et la même somme à l'Hôtel-Dieu de Saint-Galmier, à la charge pour les Recteurs de dire à perpétuité, dans leur église, deux messes au jour du décès des donateurs.

 Les armes des Challaye sont Ecartelé aux ïer et 4e losangé d’azur et d’argent, en barre de 6 traits; à la fasce de gueules chargée de trois étoiles d’or; aux 2e et 3e d’or, à deux lions affrontés de gueules; sur le tout d’argent à un bras de carnation paré de gueules, mouvant du flanc dextre de l’écu, et tenant une feuille de fougère feuillée de trois feuilles de sinople; et au soleil de gueules, mouvant en chef du flanc sénestre; au chef d’azur chargé d’un lion léopardé d’argent, lampassé, armé et vilené de gueules. Cette famille remonte à Jean Challaye, père de Jacques (1668-1700), marié à Louise Geney, dont huit enfants, et Joseph Challaye, mort le 26 mars 1721, notaire royal à Montbrison, marié le 1er juin 1683, à Toussainte Chappuis, dont entre autres: Pierre Challaye, conseiller du Roi, acquéreur de Teillères. Il épousa, le 18 mars 1716, Catherine de Séverat, dont Pierre-Joseph, né le 1er juillet 1719; 2° Benoît (1724-1729); 3° Pierre (1726-1729); 4° François; 5° Pierre, qui suit; 6° Catherine, née le 2 septembre 1733. Pierre de Challaye (27 octobre 1730-25 prairial an X), conseiller au Parlement de Dombes, épousa, le 21 février 1757, Nicole Chappuis de la Goutte, dont Joseph-Pierre (1762-1763); 2° Marie, née le 12 août 1758, mariée le 8 septembre 1777, à Claude Ravel, seigneur de Maleval; 3° Bonne, née le 20 juillet 1760, mariée, le 10 octobre 1780, à Gaspard Sémenol, puis à Pierre Joseph Chavanon; 4° Nicole-Marie-Olympe; 5° Marie-Anne, mariée à Joseph-Florimond de Bronac de Vazelhes; 6° Simone (1765-1809), mariée, le 25 prairial an X, à Benoît Boudot, fils de Jean et de Pierrette-Marguerite Chavanis. A la mort de Pierre de Challaye, Teillères fut mis en vente et passa à la famille Thollot.

 Éléments protégés MH : le château de Teillères ou manoir de Teillères : inscription par arrêté du 24 octobre 1929. 

 château de Teillères 42330 Saint-Galmier

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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