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Château de Saint Saturnin

Mentionné au XIIIe siècle parmi les possessions du roi de France, il appartient jusqu'à la fin du XVIe siècle aux comtes de Montferrand, puis de Cénaret, le gros-oeuvre date sans doute du XIIIe ou XIVe siècle. Au milieu du XVIIe siècle, en 1649 (date sur une clef d'arc retrouvée dans les ruines du château en 1968), construction d'un nouveau logis. A l'abandon depuis le milieu du XIXe siècle, le château était à l'état de ruine lors de l'inventaire en 1968 : on pouvait encore voir à l'emplacement du logis dont les planchers étaient effondrés, les vestiges de la cage d'escalier à mur noyau, de l'élévation nord, les encadrements du XVIIe siècle des cheminées. Le linteau de la porte principale a été remployé au château de la Caze. Restauration de l'ensemble et reconstruction du logis à partir de 1993. Château cantonné de trois tours rondes couvertes de toits coniques; une quatrième tour de plan carré est couverte d'un toit en pavillon. Le logis était de plan rectangulaire à deux étages carrés comportant deux salles par niveau éclairées par les baies à croisée percées dans le mur sud. La tour carrée, presque intacte, serait l'unique donjon royal subsistant dans la vallée du Lot.

 Éléments protégés MH : le château de Saint Saturnin en totalité : classement par arrêté du 6 novembre 1995. 

 château de Saint Saturnin 48500 Saint Saturnin

   

Château de Saint-Lambert

L'extension du domaine commence dans les années 1760-1770 et ne s'achève qu'au XIXe siècle. Un plan ancien, avant agrandissement, montre une construction carrée avec une tour ronde au sud, un jardin, un vivier et le moulin. En 1762-63, le château est quasiment doublé. Le propriétaire opte pour un plan consistant à étendre le château en longueur tout en conservant l'alignement des façades nord et sud mais avec un étage supplémentaire. La transformation demeure inachevée (dissymétrique en hauteur et avec des toitures différentes) jusqu'en 1881 où l'architecte Rey reprend le chantier et régularise l'ensemble : la partie ancienne est surélevée, un toit uniforme recouvre le tout, la tour ronde est gardée et les fenêtres sont harmonisées avec celles du XVIIIe siècle. Les aménagements intérieurs sont connus par les inventaires de 1744 et de 1776. Le "salon à manger" a conservé une belle cheminée en gypserie du XVIIe siècle. Les peintures des dessus de portes sont toujours visibles dans le "salon de compagnie" ainsi que les trumeaux dorés et la cheminée en marbre. La chambre (dite aujourd'hui rouge) a aussi conservé ses décors(peintures, cheminée, trumeau). Les murs sont recouverts de damas. Le chantier de la maison en 1762 est suivi de celui de la ferme : la basse-cour est détruite et une aile en retour d'équerre côté nord-ouest est construite en 1777.

Sur le plan de Hugonet de 1837 figurent la terrasse et son escalier central conduisant au "jardin anglais". La parcelle en direction du moulin, appelée "grand jardin" est aménagée avec des allées géométriques et cernée des canaux, toujours en place, pour la drainer. Un kiosque a été placé récemment. Le grand jardin est actuellement en prairie et le vivier est toujours en place. L'ensemble, château, dépendances et décors, compose un témoignage représentatif d'une demeure de province du milieu du XVIIIe siècle.

 Éléments protégés MH : le château en totalité, le jardin avec terrasses, le murs de clôture, portails et toutes les constructions ; les façades et les toitures de la ferme construite en 1777: inscription par arrêté du 22 septembre 2010. 

 château de Saint-Lambert 48100 Marvejols

 

Château de Saint Alban

Le château de Saint-Alban faisait partie de la baronnie d'Apcher. En 1188 il est mentionné pour la première fois dans un hommage de Guérin d'Apcher à l'évêque de Mende Guillaume IV de Peyre. Par le jeu des alliances et des héritages, il passe au XIVe siècle à la famille de Calvisson. En l'absence d 'étude archéologique il est difficile de faire l'histoire de la construction de l'édifice. Un premier château a sans doute été élevé au XIe ou au XIIe siècle pour les barons d'Apcher. Le massif de forme arrondie situé dans l'angle nord-est pourrait être le reste d'un donjon. Le château aurait sans doute été agrandi ou en partiellement reconstruit au XIVe siècle. Au XVIIe siècle, la forteresse médiévale est transformée en une demeure au goût du jour. Le corps de bâtiment sud est aménagé : création d'une façade au sud avec une porte d'entrée monumentale donnant sur un porche voûté, aménagement du corps de bâtiment Est avec son escalier et surtout, la construction des trois galeries superposées au fond de la cour. Le tout fait dans un bel appareil de grès rose, "bigarré" provenant d'une carrière proche de Saint-Alban (pierre de Rouget). Ces aménagements ont peut-être été réalisés pour Aymar de Calvisson qui meurt vers 1626 en laissant une succession compliquée et des dettes importantes. La qualité du décor et des aménagements sont le fait d'un architecte de qualité dont l'identité reste à découvrir. La seigneurie de Saint-Alban ainsi que tous les biens qui en dépendent sont vendus en 1652 à la suite de nombreuses actions en justices devant le Parlement de Toulouse, à Charles de Molette, marquis de Morangiès. Le château restera propriété de cette famille jusqu'au début du XIXe siècle. Il est alors vendu une première fois à Sylvain Boissier en 1621 puis en 1824 au département de la Lozère pour y installer l'asile d'aliénés fondé par Hilarion Tissot. La construction des ailes attenantes au château est sans doute postérieure. En 1971, à la suite d'un incendie qui ravage les combles, les malades sont évacués du château. Classé Monument Historique depuis 1942, d'importants travaux ont été engagés après l'incendie : réfection des combles et des toitures, dégagement de l'élévation nord, démolition d'une chapelle construite au 19e siècle sur le flanc sud, et surtout restauration des élévations du XVIIe siècle et du décor architectural.

 Le château est situé sur une terrasse qui domine la vallée de la Limagnole vers l'ouest. Il était sans doute entouré d'une enceinte dont les soubassements forment l'assise de la terrasse où se trouve le vestige d'une entrée murée. Le château est constitué de quatre corps de bâtiments cantonnés de tours rondes entourant une cour de forme oblongue. Dans le corps de bâtiment sud se trouve le passage d'entrée voûté en berceau surbaissé ; la façade sud à deux travées présente une porte monumentale à deux frontons imbriqués ; à l'étage deux fenêtres surmontées de linteau appareillés à bossages et de frontons triangulaires. Sur la cour, l'élévation Est et celle du corps de passage sont ajourées de fenêtres à croisées à encadrement de pilastres soutenant des entablements ; la porte d'entrée de la cage d'escalier est aussi ornée de pilastres, et couronnée d'un fronton brisée à enroulements. La partie la plus remarquable de cette cour est la façade nord sur laquelle ont été plaquées trois galeries superposées, ouvertes sur la cour et qui relient les parties est et ouest de l'édifice. Le grès rose et jaune (à l'origine pierre de Rouget) à été utilisé pour construire les encadrements de la grande porte, de la porte de la cage d'escalier des fenêtres à décor maniériste et les galeries. A l'intérieur, malgré les transformations importantes du XIXe siècle, on trouve encore de nombreux vestiges de décor : cheminée monumentale en pierre de Rouget, vestiges de peinture médiévale au premier étage. Un ensemble de lambris peints qui constituait le plafond d'une salle du rez-de-chaussée a été déposé et conservé dans une annexe du château. 

 Éléments protégés MH : le château de Saint Alban en totalité : classement par arrêté du 11 juillet 1942.

 château de Saint Alban 48120 Saint Alban sur Limagnole

 

Château du Roure

La seigneurie de Roure appartenait à la maison de Beauvoir. L'ensemble se compose d'un donjon carré et de deux corps de logis formant équerre à l'est. A l'ouest du donjon sont situés les communs qui semblent dater du XVIIIe siècle. Le donjon est la partie la plus ancienne du château. Sur la façade ouest du donjon se voit une ouverture en plein cintre bouchée, sans doute l'ancienne porte d'accès. Le corps de logis principal est formé de deux ailes en équerre, plus tardives que le donjon et semblant dater du XVe siècle. L'aile sud, accolée au donjon, devait être plus haute à l'origine. Une tour ronde, effondrée, défendait cette aile au nord. A l'intérieur, le vestibule d'entrée est voûté d'ogives. Deux portes jumelées permettent d'accéder à la grande salle de l'aile est. Au fond du couloir d'entrée, une porte à linteau en accolade permet d'entrer dans la grande salle de l'aile sud. Dans cette salle se voient des portes qui faisaient communiquer le château et la tour détruite. Il domine de son donjon millénaire les gorges sauvages du Chassezac, face à La Garde Guérin, son prestigieux voisin. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; le vestibule d'entrée ; la grande salle de l'aile Sud ; l'escalier droit voûté: classement par arrêté du 17 juin 1975. 

 château du Roure 48800 Prévenchères

 

Château de Roquedols

Cet édifice est formé de deux corps de bâtiments en équerre délimitant une cour intérieure et cantonnés de tours. Le point fort du château, appareillé en grès gris, est l'entrée avec un arc en plein cintre encadré par des pilastres. Ils sont construits en pierres taillées en pointe de diamant alternant avec des pierres en bossage troué. La pierre qui surmonte l'entrée porte la date de 1534. Un grand escalier rampe sur rampe dessert tous les niveaux ; tous les rampants des volées sont ornés de décors géométriques variés, sculptés dans le grès. Des éléments de décor intérieur sont également dignes d'intérêt, notamment une cheminée en bois du XVIIIe siècle, parquet et plafond à poutres et solives apparentes, décor de stuc et plafond à la française.

 Éléments protégés MH : le château de Roquedols en totalité : inscription par arrêté du 15 février 2012.

 château de Roquedols 48150 Meyrueis

 

Château de Ressouches

Mention d'un manse de Ressouches dépendant de l'évêque de Mende en 1291. Le château du XVIe siècle a été probablement bâti sur les fondations d'une petite maison-forte du XIIIe siècle. En 1635, vente de la seigneurie à Antoine de Buisson qui réalise d'importantes réparations à partir de 1639: en particulier réfection des charpentes et d'une tourelle d'angle en 1640. Entre 1640 et 1643 construction ou reconstruction de la ferme. Le chapelle du XVIIe siècle est englobée dans un bâtiment du XIXe siècle (écurie). Le jardin mentionné en 1711 a été sans doute redessiné au XIXe siècle. Aile ouest du château bâtie au XXe siècle. Logis: deux étages carrés sur rez-de-chaussée voûté en berceau, couvert d'un toit à croupe, cage d'escalier hors-oeuvre, escalier en vis sans jour, tour d'escalier et tour d'angle couvertes de toits coniques; communs: bâtiment en rez de chaussée abritant la chapelle et les écuries couvert d'un toit à longs pans brisés; accès au logis par un escalier de distribution extérieur droit aboutissant à un porche surélevé. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de tous les bâtiments : château, ferme, anciennes bergeries et aile dite le manoir ainsi que la cour ; la chapelle située dans l'aile dite le manoir ; le jardin en terrasses (à l'exclusion des aménagements modernes) avec l'allée de marronniers de l'entrée du domaine : inscription par arrêté du 12 mars 1992. 

 château de Ressouches 48230 Chanac

 

Château de Prades

Ce château est situé dans le site classé des gorges du Tarn, dans une position stratégique de contrôle des gorges. L’étude historique et archéologique a mis en valeur la richesse de son histoire en liaison avec le puissant monastère de Sainte Enimie de fondation royale, avec les évêques et avec Urbain V. La présence des armes d’Urbain V sur la cheminée, aujourd’hui bûchées attestées par des écrits, témoigne de sa reconstruction à ce moment là, c’est sans doute à la même époque que fut offerte au prieur la précieuse croix de Prades. Au milieu du XVe siècle, l’abbé du monastère abbatial de Sainte Enimie, seigneur de Prades, administrateur de Julien de la Rovere et futur pape Jules II, vint résider à Prades. Lors des guerres de Religion, le château résiste aux assauts du capitaine Merle mais doit être réaménagé. Vendu comme bien national durant la Révolution, il fut transformé en exploitation agricole, abandonné de 1950 à 60 puis restauré par la caisse des dépôts et consignations, le château est aujourd’hui redevenu une résidence privée.

 Planté sur un éperon, l'édifice domine les gorges du Tarn. Il se compose d'un corps de logis au sud et d'une chapelle au nord, tous deux liés par un mur d'enceinte qui existait également au nord et à l'ouest, délimitant une cour intérieure. La façade nord du corps de logis est accostée de deux petits bâtiments bas en appentis. A gauche du porche d'entrée se trouve la tourelle de l'escalier à vis. A l'angle nord-ouest s'élève une grosse tour carrée. A l'intérieur, seul le rez-de-chaussée a conservé des éléments anciens, dont une grande salle voûtée d'ogives. Au-dessous se trouve une salle basse voûtée en arc brisé.

 Éléments protégés MH : le château, les terrasses, le jardin et les anciens jardins du château situé à Prades, en totalité: inscription par arrêté du 2 octobre 2009. 

 château de Prades 48210 Sainte-Enimie

 

Château de Montjèzieu

Des vestiges de l'ancien château-fort (porte, murs adjacents) subsistent. La cause de sa destruction est inconnue. Il fut détruit antérieurement à la construction de la résidence seigneuriale, élevée au dehors de l'enceinte. La nouvelle bâtisse fut d'ailleurs pourvue d'un chemin de ronde dont une partie assurait à la fois l'observation et le tir. L'édifice se compose d'une tour barlongue munie d'un chemin de ronde, deux bâtiments adjacents à l'est de la tour et, vers le nord, des murs ruinés auxquels sont accolés des bâtiments. La tour conserve des cheminées. La tourelle d'escalier, située dans l'angle rentrant sud-ouest de la petite cour, s'élève d'un étage au-dessus de la tour et de deux étages au-dessus des bâtiments. La partie haute de la tourelle a été aménagée en pigeonnier. Plus de détails voir la fiche du château fort de La Canourgue 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du donjon et des deux corps de logis ; l'escalier de la cour accolée à l'Est du donjon ; la terrasse : inscription par arrêté du 6 juillet 1971. 

 château de Montjèzieu 48500 La Canourgue

 

Château du Mazel

Bien que cité dès le Moyen-age, ce château se présente comme une construction d'époque moderne (XVIe ou XVIIe siècle), d'allure résidentielle, dont les deux tours circulaires et les deux échauguettes rappellent la fonction défensive. C'est un bâtiment très simple, construit en schiste et pierre calcaire. Le domaine se distingue par l'homogénéité de ses bâtiments de ferme avec son château et par son authenticité puisque demeuré inchangé depuis la fin du XIXe siècle, période à laquelle il était encore habité et exploité. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de tous les bâtiments, ainsi qu'en totalité, le parc, la terrasse du château et la terrasse de l'ancien potager : inscription par arrêté du 20 août 2013. 

 château du Mazel 48110 Molezon

 

Château de Luc

Le château de Luc est mentionné comme fortification au VIe siècle. Il en subsiste un pan de mur, le reste d'une tour à deux étages, des pans de mur d'enceinte, un bâtiment appelé "la prison" du fait de son absence de fenêtre et de son système de fermeture extérieur, un puits, trois piliers qui sont les restes d'une tour d'habitation ou d'une barbacane et un grand bâtiment rectangulaire. La tradition locale désigne ce dernier comme église du château. Les murs de ce bâtiment présentent des assises en "opus spicatum" qui pourraient le faire remonter au VIe siècle. 

 Éléments protégés MH : les vestiges du château : inscription par arrêté du 10 février 1986. 

 château de Luc 48250 Luc

   

Châteaux les plus consultés

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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