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Château de Serrières

La maison-forte de Serrières a été fondée à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle par la famille de La Poype. De cette première période date la tour maîtresse et la partie sud de l'édifice actuel. Un premier agrandissement est intervenu dès la fin du XIVe siècle comprenant l'agrandissement de l'enceinte, la construction d'un logis contre la courtine sud, l'amorce d'une aile en retour contre la courtine est et l'aménagement d'une tourelle d'escalier en vis demi-hors-ouvre dans l'angle sud-est, contre la tour maîtresse. Au XVe siècle, un corps de logis a été ajouté à l'ouest, ainsi qu'une galerie de circulation à deux niveaux, aménagée en avant du logis sud. Au début du siècle suivant, la maison forte a été complétée par une aile construite au nord, desservie par un escalier en vis logé dans une tourelle en demi hors-ouvre. Dans un second temps, l'aile est a été prolongée vers l'aile nord et un escalier a été aménagé pour desservir l'étage. Enfin, au XVIIe siècle, un passage voûté a été ouvert dans l'axe de la cour, remplaçant l'ancien accès fortifié. Plusieurs pièces, dont le premier étage de la galerie, ont reçu un décor peint au XVIIe siècle.

La maison forte de Serrières s'organise selon un plan quadrangulaire cantonné d'une tour maîtresse (sud-est), d'une tourelle de plan carré qui s'élève sur un rez-de-chaussée voûté en berceau (sud-ouest), d'une tour de plan circulaire (nord-ouest) et d'une tourelle en échauguette (nord-est). Le chemin de ronde est encore visible sur tout le pourtour de l'édifice. La tour maîtresse et la tour d'escalier sud-est conservent leurs mâchicoulis à arcs sur consoles en tufeau. La tour maîtresse et les ailes est et sud sont desservies par un escalier en vis logé dans une tourelle en demi-hors-ouvre. Les ailes nord et ouest sont desservies par un escalier en vis ménagé dans une tourelle en demi-hors-ouvre sur la porte de laquelle sont sculptées les armes de Claude de La Poype et de son épouse Françoise de La Balme-Vertrieu, mariés vers 1510. Le passage d'entrée est voûté d'arêtes. La maison forte et les dépendances sont entourées d'un vaste parc. Au nord-est se trouve le pigeonnier.

Le mur sud de la galerie du premier étage est décoré d'une peinture illustrant la généalogie des la Poype. Sur le modèle de l'arbre de Jessé, une branche jaillie du nombril d'un homme nu couché : Guillaume de La Poype, et porte les armoiries des membres de la famille jusqu'au XVIIe siècle. En face, le mur nord comprend des médaillons portant les devises des familles alliées aux La Poype, placés en face des armoiries correspondantes. Les armoiries de Claude de La Poype et de Françoise de La Balme-Vertrieu sont sculptées sur la porte de la tour d'escalier nord-ouest. Les armoiries de Jean de La Poype et Alix de Gaste sont sculptées sur la fenêtre du premier étage de la façade sur cour de l'aile ouest. 

 Éléments protégés MH: le château, avec l'ancienne forge, le colombier et les murs de soutènement des terrasses : inscription par arrêté du 18 mai 1992. 

 château de Serrières 38460 Trept

 

Château de Septème

Un château-fort, dont les ruines subsistent encore aujourd'hui, est construit à cet emplacement dès les Xe et XIe siècles. A la fin du XIIIe siècle, le village de Septème est fortifié par les comtes de Savoie qui construisent un mur d'enceinte long d'un kilomètre, percé de nombreuses archères. Le château a pour origine une maison-forte du XIIe siècle, rehaussée par la suite pour devenir le donjon actuel. Au XVe siècle, est édifié entre l'habitat villageois et le donjon, le bâtiment organisé autour d'une cour agrémentée, à la Renaissance, d'arcades et de galeries, on trouve encore la prison, située à côté d'un vieux puits profond de 60 mètres qui servait à ravitailler en eau la ville en cas de siège. Ce château accueillera quelques illustres visiteurs. En juillet 1564, Charles IX et sa mère, Catherine de Médicis, y séjourneront. Propriété du comte André d'Albon, maire de Lyon sous l'Empire, Septème appartient aujourd'hui au descendants de celui-ci, la famille de Kergolay... 

 Éléments protégés MH: les remparts, les restes du chemin de ronde de l'ancienne ville : classement par arrêté du 12 février 1942. Le château, sa conciergerie et son parc : inscription par arrêté du 27 février 1947. 

 château de Septème 38780 Septème 

 Téléphone : 06 58 15 01 01 

Château de Saint Jean de Chépy

Alors que les châteaux et maisons-fortes, sites de défense, étaient édifiés au Moyen-Age sur des mottes ou reliefs naturels élevés, le château de Saint Jean de Chépy, est construit sur une langue de sable, proche de la Fure, dans la plaine de Vourey. On retrouve l'architecture défensive des XIIe et XIIIe siècles, dans le plan carré, les deux tours Nord et Sud équipées de meurtrières comportant des rainures avec bouches à feu pour pistolets ou mousquets. Aux angles Est et Ouest du quadrilatère, deux échauguettes, placées en encorbellement, sont plus récentes, peut-être du XVIe siècle, mais possèdent également des meurtrières. Les fenêtres de la demeure sont simples et ne relèvent pas d'une architecture défensive. C'est Maurice Bressieu qui commanda les peintures de la voûte céleste de la tour Sud, carte du ciel restaurée en 1977. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures (à l'exclusion de la tour Sud classée) ainsi que l'escalier intérieur : inscription par arrêté du 28 mars 1977. La tour Sud avec les peintures murales représentant les signes du Zodiaque et se trouvant dans la pièce du premier étage : classement par arrêté du 28 mars 1977.

 château de Saint Jean de Chépy 38210 Tullins 

 Téléphone : 04 76 07 22 10 

 

Château de Saint Chef

Autour du monastère fondé au VIe siècle, se développa à partir du milieu du Moyen Age une petite bourgade. L'ensemble était protégé par une muraille et un château, détruit en 1576. L'édifice actuel a été reconstruit à la fin du XVIe siècle après les Guerres de Religion, il est restauré dans les années 1830-1840, création de la terrasse se terminant en hémicycle et de différents cheminements. Dans les années 1860-1870, il prend son aspect actuel, construit au bout du promontoire qui domine Saint Chef au nord. Il présente un plan en U avec une cour fermée au sud par un mur dans lequel s'ouvre un portail. Il comporte une partie principale formant un L, sur deux niveaux, flanquée au nord et au sud de trois tours d'angle. La chapelle constitue l'aile sud-est. A l'intérieur, les aménagements datent du XIXe siècle, il subsiste quelques éléments d'origine; cheminée monumentale. Dans le parc, créé au XIXe siècle, ont été édifiées des fabriques de grande qualité de construction. Ce château est aussi connu sous le nom de château Teyssier de Savy. 

 Éléments protégés MH: Château, son parc avec sa terrasse et ses fabriques : inscription par arrêté du 6 juillet 2000 

 château de Saint Chef 38890 Saint Chef 

 Téléphone : 06 01 20 36 31 

Château de Roussillon

Château construit à partir d'une maison forte du XVe siècle, de 1543 à 1548 pour le cardinal François de Tournon. C'est là qu'a été signé l'Edit de Roussillon (fixant le premier jour de l'année au 1er janvier) en 1564. Le château de Roussillon présente un fort caractère italien et on peut en attribuer la conception à Sebastiano Serlio. A l'ouest se trouve une galerie longue de 50 mètres. La maison forte est construite en maçonnerie, le château et la grande galerie en pierres de taille appareillées. Vendu comme bien d'émigré, en 1794, le château a été sauvé de la ruine à la fin du XIXe grâce à l'initiative du maire de la commune qui le racheta pour y installer la mairie... 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures; l'aile ouest; l'ensemble des intérieurs du deuxième étage; l'escalier à mur noyau ajouré du corps central : classement par arrêté du 14 novembre 1997. Le rez-de-chaussée et le premier étage : inscription par arrêté du 14 novembre 1997. 

 château de Roussillon 38150 Roussillon

 

Château des Rollands

Château construit à l'emplacement d'une ancienne maison forte, présentant actuellement ses aspects des XVIIIe et XIXe siècles. Elle devait se composer d'un corps de bâtiment rectangulaire comprenant trois pièces en enfilade. Une tour rectangulaire est attenante à ce bâtiment. Un pressoir prenait place au nord de cet ensemble. Le corps de bâtiment originel est réaménagé au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, l'édifice est agrandi en respectant la symétrie de la façade classique sur jardin. La façade opposée présente une tour polygonale. Celle-ci accueille une chapelle néo-gothique décorée par A. Coltry en 1864. Les encadrements des baies sont réalisés en terre cuite moulée. A l'intérieur, sols en carrés de mosaïque, parquets et boiseries de Hache, chambres avec cheminées, alcôves et cabinets de toilettes. La bibliothèque s'orne de vitraux géométriques du XIXe siècle. Le parc à l'anglaise a été dessiné vers 1900 par le paysagiste Gabriel Luizet. Les fermes ont été détruites au XIXe siècle et remplacées par des communs terminés en 1906. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble du domaine; le logis principal (intérieur et extérieur), les façades et toitures des communs (les écuries, la maison de gardien, le belvédère et autres dépendances) et le parc, à l'exception des constructions récentes destinées au Club hippique : inscription par arrêté du 12 décembre 2006. 

 château des Rollands de Haute-Jarrie 38560 Jarrie

 

Château de Quincivet

Le château de Quincivet, vraisemblablement construit au XVe siècle, a été, jusqu'à la Révolution, la propriété des La Porte de L'Arthaudière qui l'avaient hérité des Bressieux. Il se compose d'un bâtiment trapu en maçonnerie de galets flanquée d'une tour d'angle, couverte d'une toiture à faible pente en tuile canal, caractéristiques fréquentes dans l'ouest de l'Isère et dans la Drôme voisine. L'édifice a conservé des dispositions proches de son état d'origine, avec les pièces nobles à l'étage. Ses façades sont percées de belles fenêtres à meneaux moulurés reposant sur des appuis filants en molasse. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; l'escalier à vis ; la cheminée de la grande salle du premier étage : inscription par arrêté du 28 avril 1980. 

 château de Quincivet 38160 Saint-Vérand

 

Château de Pupetières

Le château de Pupetières est situé dans la vallée de la Bourbre au pied du vallon de Lamartine. Le château a été construit au XIIIe siècle à la suite du mariage de Beatrix de Virieu avec Sibould de Clermont. Le château de Virieu fut donné en dot à la famille de Clermont. La branche cadette fit élever le château qui ressemblait à une maison-forte de cette époque et cette famille demeurait dans cette demeure jusqu'à la révolution Française. Ayant subit les ravages de la Révolution, ce patrimoine a été restauré par Viollet-le-Duc en 1861. Ce château Néo-Gothique est un des chefs-d'oeuvre de l'architecture du XIXe siècle, le célèbre architecte a su associer la pierre, la brique, le pisé, le galet en pesci avec une harmonie parfaite qui donne à ce lieu son âme d'antan. Lamartine, ami de la famille de Virieu, y trouva la source d'inspiration pour écrire son célèbre poème "Le Vallon". Pupetières est un cadre idéal pour toute réception; mariages, soirées, séminaires. Plus de 200 m² de réception. L'atmosphère, le charme, le calme des lieux vous séduiront tout au long de l'année. 

 Éléments protégés MH: Le château et ses communs font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 8 novembre 1972 

 château de Pupetières 38730 Châbons 

 Téléphone : 06 14 30 27 31 

Château de Poizieu

Construite dans la première moitié du XIVe siècle, la maison forte de Poizieu se caractérise par la présence d'une tour circulaire à base talutée surmontée de mâchicoulis sur consoles. L'actuel château conserve également de la maison-forte médiévale une intéressante porte fortifiée et une cheminée monumentale. Le corps de logis a été réaménagé aux XVIIe et XVIIIe siècles. Au XVIIe siècle, l'aile nord est doublée d'un vestibule. En 1835, une chapelle est aménagée au premier étage de la tour ronde.

L'ensemble est constitué de quatre corps de bâtiment couverts d'un toit à longs pans et pignon couvert et d'une tour circulaire couverte d'un toit conique. Les pièces du rez-de-chaussée des ailes nord-est et sud-est sont voûtées en berceau en anse de panier. Dans le vestibule, un escalier tournant permet l'accès aux étages, tandis qu'un escalier droit mène à la cave voûtée en berceau plein-cintre. La chapelle se situe au deuxième étage de la tour circulaire dans une pièce couverte d'une coupole. Les toitures sont en tuiles mécaniques, sauf celle de la tour ronde couverte en dalles de calcaire. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, ainsi que la cheminée de la grande salle : inscription par arrêté du 18 octobre 1979. 

 château de Poizieu 38460 Chozeau

   

Château de La Pierre

En contrebas de la butte qui portait la fortification médiévale, déjà attestée en 1104, l’actuel château de La Pierre est une petite construction du XVe siècle, éclairée par de nombreuses fenêtres à meneau et composée d’un corps de logis flanqué d’une tourelle d’escalier à vis. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; l'escalier à vis ; les vestiges de l'ancien château et des enceintes : inscription par arrêté du 20 octobre 1982. 

 château vieux de La Pierre 38570 La Pierre

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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