Traduction

Château du Hamel

Les seigneurs de Castets-en-Dorthe sont transmis depuis le XIIe siècle. Le roi anglais Édouard II autorisa la construction du château, qui fut pris par les troupes françaises en 1327. Au cours de la guerre de Cent Ans, elle fut reprise par les Anglais en 1442. En 1572, Jean de Fabas, seigneur d’Arès et de Castet, devint propriétaire du château. Protestant, il participa aux guerres huguenotes et fit fortifier le château. Le complexe fut assiégé et détruit lors des affrontements. À partir de 1697, il fut reconstruit par le nouveau propriétaire Charles du Hamel, incluant le donjon est de l’ancien château. Le nouveau bâtiment en forme de lettre « U », ouvert au nord-ouest, est fermé par les anciennes écuries à chevaux sur les côtés nord et ouest. L’ensemble du bâtiment englobe ainsi une zone intérieure bien plus vaste que celle que formeraient les deux ailes latérales du château. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 20 juin 1963.

 château du Hamel 33210 Castets-en-Dorthe

 

Château du Grand-Verdus

Château du XVIe siècle, modifié dans sa structure et ses fortifications au début du quatrième quart du XVIe siècle, date portée 1579 en façade, puis agrandi au XVIIe siècle. Parties agricoles du XVIIIe siècle. Jehan de Bonneau épouse en 1534 l'héritière des Pimpoix. Il succède à son père Arnaud de Bonneau, au Grand Verdus. Le château actuel fût construit sur les restes d'un ancien château fort on peut lire sur l'écusson du haut du chien assis central la date de 1579 et sur la porte d'entée 1580. Au XVIIe siècle, il était toujours dans cette famille. Conseiller au parlement, Pierre Bonneau mourut le 23 juillet 1685, la famille disparue de Sadirac. Au commencement du XVIIIe siècle, le château appartenait au seigneur de Lachenay, Fronton de Cran. M. Charmail, capitaine des Vaisseaux du roi, acheta le château. Il a été transmis par succession à la famille Legrix de La Salle par Claude Deschamps en 1820. Son fils épousa Clotilde Le Grix de la Salle qui laissa le domaine à son frère Charles ancêtre du propriétaire actuel Philippe.

Devant l'habitation, au sud, des murs formant remparts et sur lesquels s'appuient les communs, délimitent une cour intérieure dont l'accès se fait par un portail décoré d'un fronton triangulaire et coiffé d'un moucharabié d'apparat. Les angles est et ouest de ce quadrilatère défensif sont cantonnées de petites tours rondes. Dans l'angle formé par les bâtiments en retour d'équerre paraît plaqué un avant-corps surmonté d'un fronton à courbes et contre-courbes et constituant une sorte d'entrée monumentale. Accolée à cette élévation est accrochée dans l'angle une tourelle en surplomb à deux niveaux. Les angles sud-ouest et nord-est de l'ensemble de la construction sont également garnis chacun d'une tourelle en surplomb à un niveau. Le bâtiment principal est flanqué à l'est et à l'ouest de deux tours rectangulaires dont l'une possède une logelle sur-le-pan. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château du Grand Verdus: inscription par arrêté du 16 juin 1978 

 château du Grand-Verdus 33670 Sadirac 

 Téléphone : 05 56 30 50 90 

 

Château de Génissac

Le 20 mai 1354, Edouard III d'Angleterre autorise Pierre Amanieu de Moissac à bâtir une maison forte à Génissac et à y tenir garnison. A la fin du 15e siècle, Michel de Chassaigne possède la seigneurie et fonde en 1500 le chapitre de Génissac pour obtenir de Dieu le rétablissement de la santé de son frère, abbé de la Sauve-Majeure. La chapelle qui subsiste devait dépendre de ce couvent. A la Révolution, le château fut amputé d'une tour d'angle puis abandonné. La forteresse présente un quadrilatère cantonné de trois tours d'angle (dont une a été démolie), le quatrième côté étant occupé par le donjon carré. Les tours sont reliées entre elles et au donjon par des courtines avec chemin de ronde. La cour centrale est occupée par un puits, une salle souterraine voûtée et un souterrain d'évacuation. Le donjon conserve une salle voûtée du 3e quart 14e siècle, 15e siècle. Sur la face nord, des bâtiments ont été ajoutés au 18e siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de la tour ronde et de la tour carrée ; la salle voûtée du donjon : inscription par arrêté du 9 juillet 1978. La chapelle : la travée de choeur subsistant avec sa voûte d'ogives. Les vestiges du mur Sud de la nef et terrain correspondant à l'emplacement des deux travées de la nef (à l'exclusion des bâtiments postérieurs accolés au chevet de l'édifice) : inscription par arrêté du 22 décembre 1987. L'intérieur de la tour Sud-Ouest et l'extension de la protection aux étages intérieurs du donjon (le rez-de-chaussée étant déjà protégé). Les façades et les toitures de la tour Nord-Est. La courtine Ouest (reliant la tour ronde Sud-Ouest au donjon) et son châtelet d'entrée (façades et toitures). Les Façades et les toitures côté cour du logis en équerre du XVIe siècle et son ancienne tour d'escalier polygonale : inscription par arrêté du 16 mars 1988 

 château de Génissac 33420 Génissac 

 Téléphone : 05 57 24 48 41

   

Château de Gajac

Château construit au XIVe ou au XVe siècle, acquis entre 1541 et 1573 par Pierre Ayquem de Montaigne, oncle de l'écrivain. L'édifice fut attaqué pendant les guerres de Religion. La famille de Montaigne le conserva jusqu'à la Révolution et en modifia l'aspect primitif aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il fut vendu comme bien national à la Révolution. C'est un bâtiment de plan carré flanqué de quatre tours d'angle et ceint de douves sur trois côtés. Un petit pont enjambe le fossé ouest. Trois des tours sont circulaires et la quatrième est carrée. Elles ont toutes perdu leurs toitures pendant la Seconde guerre mondiale. Les dépendances sont au nord. Cet édifice demeure l'un des rares châteaux forts dans le Bordelais, la plupart ayant disparu. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité (pont et terrasse, emprise des anciennes douves) : inscription par arrêté du 26 avril 2013. 

 château de Gajac 33160 Saint-Médard-en-Jalles

   

Château de Franquinotte

Historiquement, Franquinotte veut dire "lieu-franc" c'est à dire dispensé de toutes redevances et d'impôts. La porte à chanfrein biseauté qui, dans une cave, ne débouche plus sur rien, est l'ultime vestige d'une construction plus ancienne (sans doute du XVIe siècle). L'édifice actuel a été érigé à la fin du XVIIIe siècle. Deux dépendances disparues au XIXe siècle encadraient la façade sud qui présente une porte centrale coiffée d'un fronton courbe. La façade nord est encadrée de deux ailes perpendiculaires à deux niveaux. Le petit côté Est du logis est prolongé par l'aile Est. L'ensemble est juché sur un soubassement bordé d'une terrasse soutenue par des piles sur lesquelles retombent des arcs cintrés. Au centre se trouve un escalier à trois volées droites. L'ancien jardin Est est un quadrilatère qui devait mêler la fonction utilitaire à une fonction d'agrément rehaussée par un décor de qualité. L'intérieur conserve un ensemble de décors stuqués. Les caves, qui offrent la même surface que celle du bâtiment, illustrent l'importante activité viticole du domaine à partir de la fin du XVIIIe siècle.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, le décor de la salle à manger, les terrasses Est de l'ancien jardin, les murs de clôture, le mur de soutènement nord et les épaulements de terre qui délimitent ce jardin, la fontaine et le vivier : inscription par arrêté du 13 septembre 1996.

 château de Franquinotte 33420 Grézillac

 

Château de Fargues

Après la bataille de Taillebourg, Henri III, roi d'Angleterre, fuyant devant saint Louis, se retira à Bordeaux où le roi de France et son armée, arrêtés par une maladie contagieuse, ne purent le poursuivre. Henri resta quelque temps à Bordeaux et dans les environs pour refaire son armée et réveiller l'enthousiasme quelque peu refroidi des Gascons. Pendant qu'il était à Bordeaux, il fit, le 28 août 1242, un traité d'alliance avec Raimond, comte de Toulouse. Les premiers barons de l'Aquitaine jurèrent d'observer ce traité. Parmi eux se trouvait un Guillaume de Fargues. C'est jusqu'à présent le plus ancien seigneur connu de cette localité. Il ne possédait pas cette seigneurie en totalité, puisque, le 25 septembre et le 12 novembre de la même année, le roi d'Angleterre donna rendez-vous aux seigneurs de Fargues dans la ville de Sainte-Bazeille. On trouve dans les actes de la même époque un Gaillard de Fargues, damoiseau, qui paraît avoir été frère de Guillaume. Au commencement de novembre 1256, Gaillard et Guillaume de Fargues, et d'autres grands seigneurs de Gascogne, se portèrent garants du serment de fidélité que Gaillard de Solers avait fait au roi d'Angleterre. Gaillard de Fargues s'engagea de nouveau, en 1262, à maintenir un traité passé entre le roi d'Angleterre et Garcias-Arnaud de Navailles. Gaillard, qui était en 1277 seigneur d'Arbanats et de Portets, devait, en 1286, faire hommage pour certaines terres et dîmes à l'archevêque de Bordeaux, au nom de sa femme Marquèze; il fit aussi hommage au sénéchal d'Agenais pour certaines terres qu'il possédait dans cette sénéchaussée. En 1294, il reçut du roi d'Angleterre une lettre semblable à celle qui fut écrite à Arnaud de Blanquefort. Guillaume et Gaillard de Fargues ne furent pas les seuls personnages de ce nom connus au XIIIe siècle; on trouve encore un Assant de Fargues, qui le 19 mars 1274, avoua tenir du roi d'Angleterre ce qu'il possédait dans les paroisses de Sauternes, de Bommes et de Pujols, et reconnut qu'il devait le suivre à la guerre.111 

 Vers le milieu du XIIIe siècle, une sœur de Clément V épousa Guillaume de Fargues, qui eut, entre autres enfants, Raymond-Guillaume de Fargues créé cardinal par le pape en 1310. Raymond-Guillaume succéda à son père, au moins pour une portion, dans la seigneurie de Fargues; et désirant avoir une habitation à lui, à l'exemple de son oncle et de ses cousins, il fit bâtir, en 1306, à côté du vieux manoir qu'avaient habité ses ancêtres, une nouvelle demeure qu'on appela, par comparaison, castet Neu. Le cardinal de Fargues dut avoir un frère portant le même nom que lui. C'est du moins ce que paraissent prouver les Actes de Rymer; car nous y voyons que, dès le 14 février 1312, Édouard II écrit une lettre semblable à ces deux personnages: le premier est qualifié cardinal de Sainte-Marie la Neuve, et l'autre est appelé seigneur Guillaume-Raymond de Fargues. En outre, dans ces mêmes Actes de Rymer, le cardinal ne porte que le prénom Raymond, et l'autre qui était aussi neveu de Clément V, porte deux prénoms, Guillaume-Raymond. Ceci donne à penser que le château vieux fut habité par ce dernier, qui était le vrai seigneur de Fargues. Le cardinal suivit presque toujours le pape, fut très souvent en voyage, et possédait des domaines considérables en Angleterre, ainsi que le prouvent encore ces mêmes Actes de Rymer, où nous voyons aussi que cette seigneurie était divisée, probablement entre les frères, puisque, le 17 juillet 1315, le roi Édouard II écrivit, non au seigneur, mais aux seigneurs de Fargues. Le cardinal de Fargues mourut le 5 octobre 1346. Le 1er juin 1342, Édouard III fit payer à Raymond de Fargues les gages qu'il lui devait pour lui et pour les hommes qu'il avait fournis. En 1340, un Amanieu de Fargues était doyen de Saint-André de Bordeaux. Un autre Amanieu de Fargues avait eu une fille dont Auger de La Mote, chevalier, était tuteur. A partir de 1352, le seigneur de Fargues ne prend plus que le prénom de Raymond; il est assez probable que Guillaume-Raymond n'avait pas tardé à rejoindre dans la tombe son frère le cardinal, et que son fils lui avait succédé.

 Le 9 juillet 1363, il vint faire hommage au prince de Galles dans la cathédrale de Saint-André de Bordeaux; il se trouve aussi parmi les députés que la ville de La Réole envoya pour la même cérémonie. Nous trouvons, dans la même année, un Bertrand de Fargues, seigneur de Mauvesin, qui se rendit le 4 août à Sainte-Foy pour faire hommage au même prince. Il était déjà seigneur de Mauvesin en 1359. La famille des Fargues du Bazadais s'éteignit dans la personne de Raymond, ou bien le roi d'Angleterre lui confisqua son château, qu'il donna, le le, octobre 1380, à Pierre de La Mote. Cette seigneurie était, le 14 juin 1435, au pouvoir de Gaston de Faix, comte de Longueville et de Bénauges, captal de Buch, qui la donna en dot, avec les deux châteaux, le vieux et le neuf, à Jeannette, sa fille naturelle, qui épousait Jeannot de Montferrand, fils de François de Montferrand, seigneur d'Uza. Il paraît qu'alors cette seigneurie était encore divisée, car Charles d'Albret, dans l'hommage qu'il fit, en 1470, à Charles, duc de Guienne, de tout ce qu'il tenait dans la sénéchaussée de Bazadais, se qualifie seigneur, pour un tiers, de Fargues. Pierre de Lur ayant épousé, par contrat passé au château de Ribérac le 21 août 1472, Isabelle de Montferrand, vicomtesse d'Uza, dame de Fargues et autres lieux, devint seigneur de Fargues. Depuis cette époque, cette seigneurie n'est pas sortie des mains de la famille de Lur-Saluces, et Fargues appartenait encore à la fin du XIXe siècle à M. Romain Bertrand, marquis de Lur-Saluces, descendant en ligne directe de Pierre de Lur et d'Isabelle de Montferrand. Comme on le voit, l'histoire de Fargues se réduit à la succession de ses seigneurs. Aucun fait intéressant ne paraît s'y rattacher. On raconte cependant que, pendant les guerres de religion et pendant celles de la Fronde, la ville de Langon ayant été assiégée, les habitants apeurés se retirèrent dans le château de Fargues et dans l'abbaye du Rivet. On raconte aussi que le château de Fargues devint la proie des flammes par l'imprudence d'un domestique, pendant la nuit du 24 au 25 mai 1687. Il était depuis cette époque inhabitable, et n'eut par conséquent rien à souffrir des vandales de 1793. Cependant, vers 1750, deux prêtres, l'un nommé Minvielle et l'autre Dutasta, qui desservaient l'église paroissiale, logeaient dans le château de Fargues et occupaient des chambres dont le feu avait sans doute respecté la couverture. A cette époque, la juridiction de la baronnie de Fargues ne s'étendait que sur cette paroisse.

 Nous avons vu que les anciens titres signalent, dans la paroisse de Fargues, deux châteaux de ce nom, le vieux et le nouveau; nous avons vu également que, après la construction du nouveau, le vieux ne fut pas abandonné puisqu'il subsistait encore au milieu du XVe siècle. Le "nouveau château" est une masse à peu près carrée, dont trois angles sont flanqués de tourelles octogones, et le quatrième d'une grosse tour carrée, qui devait servir de donjon. Des fossés, dont il ne reste plus qu'une portion au sud-ouest, protégeaient trois côtés de ce carré. Une terrasse, au niveau du fond de ces fossés, existe encore devant le quatrième côté, celui du nord-est; elle sépare le château d'une vaste basse-cour, entourée elle-même de courtines crénelées, contre lesquelles s'appuient les bâtiments d'exploitation. Une tour ronde à l'angle oriental, à l'angle nord une petite chapelle carrée, et au milieu de la courtine qui les relie une porte surmontée d'une tour carrée à un étage, sont les seuls ornements de cette basse-cour. De hautes terrasses, qui cachent la base des murs sud-est et sud-ouest du château jusqu'à la hauteur du premier étage, relient entre eux des bastions carrés placés en face des tourelles. Un de ces bastions, celui du sud, servait de chapelle. Les murs de la basse-cour, les bastions et les hautes terrasses, sont d'une époque bien plus récente que le corps du château, bâti par le cardinal Raymond de Fargues au commencement du XIVe siècle. La porte de la basse-cour est en plein-cintre, accostée de deux pilastres à bossages, et surmontée d'une fenêtre cruciforme ouverte sous un fronton brisé et éclairant le premier étage où se rendait la justice, et que, pour cela, on appelle l'Audience. La tour ronde est percée de meurtrières pour armes à feu. L'ouverture de la petite chapelle carrée de l'angle nord fait face à une belle allée d'ormes qui, de l'église de Fargues, se dirige en ligne droite vers le château. Elle est maintenant abandonnée. On y voit cependant encore un autel privé, depuis longtemps, de sa pierre sacrée. Le bastion de l'est servait de prison. Dans le donjon, un escalier à vis dessert les étages qui sont dotés de latrines et de cheminées. Un puits est creusé à gauche de l’entrée. À l’intérieur de l’édifice sont disposées des salles qui servent probablement de magasins. Ces ruines témoignent de l'un des plus beaux exemples d'architecture militaire de la fin du Moyen-Age. 

 Éléments protégés MH : les vestiges du logis, les communs, l'allée de pins et le nymphée du château : inscription par arrêté du 11 décembre 2007. 

 château de Fargues 33210 Fargues 

 Téléphone : 05 57 98 04 20 / 05 57 98 04 21 

Château d'Eyrans

La seigneurie apparaît au XIVe siècle. Le droit d'édifier une maison forte est donné en 1348. Il ne subsiste rien du bâtiment médiéval. La tour ronde est le vestige d'une maison-forte du XVIe siècle, remplacée vers la fin du XVIIe siècle, par un corps de logis sans étage encadré de deux pavillons. Les communs paraissent remonter au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, le logis est exhaussé d'un étage et l'intérieur remanié. Le château consiste en un ensemble de bâtiments organisés autour d'une cour rectangulaire. A l'est s'étend le corps de logis flanqué à ses extrémités de deux pavillons plus élevés. La façade ouest est encadrée par deux ailes perpendiculaires de dépendances qui abritaient jadis les logements du personnel et des paysans, les remises, granges, chais et celliers. Une grille ferme le quatrième côté de la cour. A l'extrémité de la dépendance sud subsiste une tour ronde possédant une cave voûtée et des embrasures de tir. L'intérieur du logis comporte des pièces à décor néo-classique au rez-de-chaussée. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis, des deux ailes et de la tour ronde ; le portail d'entrée avec sa grille et la fontaine avec son bassin entouré de balustrades : inscription par arrêté du 12 avril 1988. 

 château d'Eyrans 33650 Saint-Médard-d'Eyrans 

 Téléphone : 05 56 65 51 59 

Château Dillon

Château Dillon doit son nom à un noble Irlandais, Robert Dillon, qui acheta ce domaine dit "de Terrefort" en 1754. Il faisait partie de la vague des émigrés catholiques Irlandais qui se sont installés à Bordeaux au début du XVIIIe comme négociants ou propriétaires et qui ont largement contribué à la richesse de la région. Au XIXe siècle, sont construits l'aile nord-est, la grille et le portail de la cour d'honneur et divers aménagements intérieurs sont réalisés (cheminées, boiseries). Le château est précédé par une vaste cour entourée de servitudes et bordé par un grand parc. Le corps de bâtiment rectangulaire est à pavillon central saillant faiblement sur les façades. Des corniches séparent les niveaux. La corniche inférieure s'arrondit et forme un fronton courbe au-dessus de la porte d'entrée rectangulaire, encadrée de bossages et d'un tore. L'intérieur conserve encore des éléments : escalier orné d'une rampe en fer forgé 18e ; une cheminée à hotte sculptée de petits personnages et d'instruments de musique... La notoriété de la propriété viticole ne commence qu’à partir de 1829, lorsque François Seignouret, riche bordelais développa le vignoble pour alimenter un commerce florissant avec La Nouvelle Orléans. C’est lui, d’ailleurs, qui donna le nom de château Dillon à son domaine, on peut considérer cette décision comme la première opération de marketing. La vicomtesse Arlot de Saint Saud, dernière propriétaire privée, vendît le domaine au Ministère de l’Agriculture en 1956, les terres étaient louées depuis 1923 à l’école d’Agriculture qui est devenue, dans les années 1960, le Lycée Agricole de Bordeaux-Blanquefort.

 Éléments protégés MH : le portail d'entrée avec sa grille, le puits, les façades et les toitures du château, l'escalier avec sa cage et sa rampe en fer forgé, la cheminée dans la pièce n° 1 du rez-de-chaussée et la pièce n° 5 au premier étage avec son décor de stucs : inscription par arrêté du 5 décembre 1984. 

 château Dillon 33290 Blanquefort 

 Téléphone : 05 56 95 39 94 

Château de la Dame Blanche

Le château perpétue une vieille légende selon laquelle Blanca, fille d'un chef maure vaincu à Poitiers par Charles Martel, séduite par le calme des lieux, décida de s'y fixer et y fit bâtir une forteresse, dont les documents officiels font mention au XIIe siècle. Le château actuel fut construit au XVIIIe siècle. De plan rectangulaire avec une petite aile en retour, le château comporte un étage sur rez-de-chaussée. La façade principale, à l'ouest, présente une légère avancée sur le reste du bâtiment avec, au centre de celle-ci, une seconde avancée sur le reste du bâtiment avec, au centre de celle-ci, une seconde avancée formant entrée couronnée d'un fronton triangulaire avec motif sculpté en guirlande ronde accostée d'ailes. Les angles sont chaînés de pierres à refends. La cour d'honneur sur cette face est limitée par une balustrade de pierre rappelant celle du château. La face Est ne présente, en son centre, qu'une avancée arrondie. Même balustrade interrompue sur l'avancée et remplacée par des tableaux sur lesquels sont placés trois pots à feu. Près du château se trouve un chai du XVIIe siècle avec, sur l'un des grands côtés, des arcatures arrondies retombant sur des piliers carrés et fermés par une balustrade. A l'extrémité d'une grande allée et la terminant, se trouve un fond d'autel en pierre et marbre gris et rose du 18e siècle, qui provient d'une église détruite de Bordeaux. Le panneau central, avec deux angelots aux coins du cadre, est encadré de deux colonnes de marbre à chapiteaux composites. De part et d'autre de ce panneau, deux autres comportent une ascension d'angelots présentant les instruments de la Passion. Un grand motif en accolade encadre l'ensemble. Au sommet du panneau central, une gloire avec au centre une colombe en vol et sur le pourtour une suite de têtes d'angelots. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, le chai, le retable en pierre se trouvant dans le jardin : classement par arrêté du 23 novembre 1964. 

 château de la Dame Blanche 33320 Le Taillan-Médoc 

 Téléphone : 05 56 57 47 00 

 

Château de Curton

Le premier membre de la famille de Curton cité par les textes officiel est Raimond de Curton dès le XIe siècle. Il apparaît ensuite comme seigneur dès le début du XIIe siècle. Dès la fin du XIIe siècle, Régin de Curton semble proche du pouvoir royal anglais et signe un traité à Londres. Au XIIIe siècle, on trouve la mention du château de Curton et de son seigneur, Amanieu de Curton.

 Au début de la guerre de Cent Ans, Édouard III d'Angleterre demanda à Arnaut de Curton de lui rester fidèle et de défendre la Guyenne contre les attaques des Français. Pour le remercier, il lui confia la juridiction sur les quatre paroisses entourant le château de Curton, Daignac, Espiet, Grézillac et Tizac-de-Curton. 

 Plus tard, deux des descendants de ce seigneur de Curton s'illustrèrent : Petiton de Curton, véritable héros de roman et toujours présent là où il y avait coup à férir et Sénebrun de Curton, fils d'Arnaut et seigneur de Curton, qui combattit au côté du Prince Noir. 

 Au début du XVe siècle la seigneurie de Curton passa dans les mains de la maison navarraise de Beaumont avec le mariage de Charles de Beaumont et d'Anne de Curton. Leur fils Louis de Beaumont hérita du château, avant que ce dernier soit pris par les Français puis donné à Jacques Ier de Chabannes de La Palice, seigneur de La Palice et de Madic, qui devait y mourir des suites de blessures reçues à la bataille de Castillon.

 La seigneurie de Curton resta dans la famille de Chabannes de la Palice dont les membres s'illustrèrent plus ou moins. En 1563, la baronnie de Curton fut érigée en marquisat, à la faveur de François de Chabannes.

 Le château, confisqué à la Révolution fut vendu comme bien national au citoyen Rabeau et fut transmis depuis cette période par ventes et alliances successives.

 Le « gisant de Curton » a longtemps été conservé dans le parc du château de Tustal à Sadirac, avant d'être déposé en 2000 au musée d'Aquitaine à Bordeaux pour l'étudier et le restaurer. Le personnage représenté a été identifié potentiellement grâce au lion couronné décorant son bouclier : il s'agit probablement d'un seigneur de Curton du XIIIe siècle. Avec son épée et son bouclier il est revêtu de sa tenue de combat. À ses pieds, l'animal, qui a perdu sa tête, devait être un lion. 

 Éléments protégés MH: le château de Curton en totalité : inscription par arrêté du 7 janvier 1926.

 château de Curton 33420 Daignac 

 Téléphone : 05 57 24 25 42

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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