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Château de Pralas

Maison-forte caractéristique des habitations seigneuriales médiévales modifiées à l'époque classique. Le mansus de Pralatz est mentionné en 1217. Il s'agit d'un édifice carré à tourelle d'escalier demi hors-oeuvre. A l'origine, la maison-forte se dressait devant une cour fermée à l'est par un portail, disparu aujourd'hui, une bergerie au nord, une ferme avec grange-étable au sud (l'habitation actuelle) et un grand mur fermé par un portail à l'ouest, disparu. Le rez-de-chaussée est constitué de deux salles voûtées, l'une servait de cuisine, et l'autre de chapelle, l'étage était divisé en quatre pièces dont un salon qui était garni de boiseries et d'une cheminée en marbre. 

 Éléments protégés MH : le château de Pralas en totalité : inscription par arrêté du 13 février 1995.

 château de Pralas 43550 Saint-Front

   

Château de Polignac

C’est le berceau d’une puissante famille connue depuis le haut Moyen Âge (Armand de Polignac, 886). Propriétaires du château, les vicomtes héréditaires du Velay en prirent le nom à partir du XIe siècle et en firent leur résidence ordinaire jusqu’au début du XVIIe siècle, date à laquelle ils lui préfèrent le château de La Voûte Polignac. Surnommés "les rois des montagnes", les Polignac se sont opposés fréquemment aux évêques du Puy (bien qu’il y eût un Étienne évêque du Puy de 1073 à 1077 et un Armand de 1255 à 1257) pour la perception des péages sur la route du pèlerinage à Notre-Dame du Puy-en-Velay. Pons II et son frère Héracle II, se liguèrent en 1087 contre l’évêque Adémar de Ponteil, mais s’illustrèrent lors de la première Croisade. Louis le Jeune, futur Louis VII, descendu en Auvergne en 1166, fit prisonnier Pons III et son fils Héracle III, brigands notoires qui s’attaquaient aux pèlerins, aux marchands ey même à Brioude et son abbaye, pour rétablir l’autorité de son père Louis VI le Gros. Le donjon, ou "grosse tour", fut édifié par Randon Armand X (1336), vicomte de 1385 à 1421. Louis XI, encore Dauphin, dut attaquer en 1437 la forteresse acquise aux Anglais (l’histoire se répète) pour rétablir l’autorité de son père contre Louis-Armand. En 1533, François Armand XVI, surnommé le Grand Justicier en raison de son grand nombre de procès, reçut François 1er en route vers Marseille, avant son passage au Puy ; il suivra le roi contre Charles-Quint. Lors des guerres de religion, les Polignac prirent le parti d’Henri IV, faisant du château le bastion des Royalistes face au Puy ligueur. Philiberte de Clermont-Tallard, la deuxième épouse du Grand Justicier, vicomtesse et douairière de Polignac, répara le donjon de 1565 à 1566. Melchior, petit-fils de François-Armand, fut un grand diplomate, archevêque d’Auch et académicien au fauteuil de Bossuet. Son petit neveu Jules François fut marié à Yolande de Polastron, qui fut gouvernante des enfants de France; le couple émigrera en Ukraine et n’en revint pas. Leur fils aîné, Armand devient duc et pair à la mort de son père. Son frère Auguste Jules, ministre des affaires étrangères, puis président du Conseil, fera signer à Charles X les quatre ordonnances qui leur seront fatales. Le prince Charles Marie son fils prendra une part active à la colonisation de l’Afrique du nord.

Le château fort de Polignac occupe un énorme rocher volcanique (dyke) de 200 m x 120 m, à 700 m d’altitude. La plateforme est dotée sur son pourtour d’une enceinte crénelée, cantonnée de tours, avec d’originales huchettes, ailleurs en bois, ici en pierre, édifiées dans le merlon et percées d’une bouche à feu. On y accède par le village, côté nord, à l’origine défendu par une triple ligne de remparts et six portes. Il ne reste que des vestiges des trois premières. La quatrième, défendue à sa gauche par la tour de la Géhenne, du XIIIe, conserve un pont-levis, une herse et une arcade en avancée qui cache un assommoir. Une autre est défendue par des bouches à feu. Flanqué d’une tourelle abritant un escalier en vis de 144 marches. Le donjon est un édifice 16 mètres sur 13 qui surplombe l’abîme du haut de ses 32 mètres. La base des murs est fortement talutée. Sa porte d’entrée, basse et étroite couverte par un arc brisé, s’ouvre à l’est, au rez-de-chaussée. On accède, par un passage très étroit le long du rempart, à une salle voutée, où l’on conserve une tête de divinité, peut être Apollon. La partie supérieure de cette tour-résidence est divisée par des planchers, aujourd’hui disparus en trois étages, chacun doté fenêtres et d’une belle cheminée en pierre. Le couronnement (voûte et mâchicoulis) fut rétabli de 1893 à 1897, d’après des gravures anciennes. Auprès du donjon, les restes d’un logis seigneurial du XVe siècle, et d’un autre logis appuyé au rempart. Dans la cour qui les sépare, un puits profond de 83,50 m. On reconnaîtra une chapelle romane, à nef unique ; sur son transept ouvre une abside flanquée de deux absidioles. À l’extérieur, des tombes sont creusées à même le roc. 

 Éléments protégés MH : le château de Polignac (ruines) : classement par liste de 1840. 

 château-fort de Polignac 43770 Polignac 

 Téléphone : 04 71 04 06 04 

 

Château de Poinsac

A deux kilomètres du village Coubon sur le plateau dominant Coubon et la Loire, en 1390, l'autorisation de construire le donjon fut donnée. A cette époque, existait déjà un logis non défendable. Sous Louis XIII, le château est brûlé en représailles au ralliement du seigneur de Poinsac à la cause du duc d'Orléans. Par la suite, le château est restauré. Au XVIIIe siècle, les travaux extérieurs affectent la façade occidentale, et à l'intérieur, mise en place de boiseries et de stucs de style Louis XIV. Nouveaux aménagements au début du XXe siècle. Dans le donjon, une salle conserve un plafond peint du XVe siècle. Au dessus, un étage de défense ainsi qu'un chemin de ronde sur mâchicoulis en voutains et échauguettes. Une salle, transformée à la fin du XIXe siècle, conserve sa cheminée XVe avec crosses et sommiers. Le hall et la cage d'escalier du XVIIIe siècle sont décorés de stucs avec cariatides. Le grand salon conserve des boiseries, des stucs et des panneaux peints décorés de gypseries. La bibliothèque présente de la menuiserie ancienne, ainsi que des dessus de cheminées en stuc. 

 Éléments protégés MH : le château de Poinsac en totalité : classement par arrêté du 6 avril 1987.

 château de Poinsac 43700 Coubon

   

Château de Paulhac

Ce château est l'un des plus beaux d'Auvergne, il est mentionné dès le Xe siècle. Sur un promontoire rocheux entouré d'un rempart, il domine tout le Brivadois à partir d'un donjon rond du XIIe ou XIIIe siècle. Construction au XVe siècle d'un château articulé en deux ailes perpendiculaires. Aménagements et décors des XVIIe-XVIIIe siècles. Remaniement à la fin du XIXe siècle afin de rendre l'édifice plus confortable tout en accentuant son caractère médiéval par un style néo-gothique. Travaux effectués par l'architecte Honoré Vianne. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, y compris les terrasses, les communs, le jardin et son mur de clôture, les intérieurs avec leur décor, comprenant le grand hall, le grand salon, la bibliothèque, la salle à manger, la cuisine, la chapelle et la chambre aux portes peintes : inscription par arrêté du 11 octobre 2004.

 château de Paulhac 43100 Paulhac 

 Téléphone : 04 71 50 27 76

   

Château d'Ombret

Édifié à la fin du XVIe siècle, ce château est une construction d'esprit encore entièrement médiéval, assez caractéristique de la région. Il est constitué d'un bâtiment de plan rectangulaire flanqué d'une grosse tour et de trois échauguettes d'angle. La plupart des baies à meneaux et croisées paraissent d'époque moderne. La porte principale de la façade Est est de style première Renaissance. Une galerie supérieure présente des mâchicoulis réunis par des linteaux allégés par des arcs en accolade. Cet édifice constitue un bon témoignage des maisons-fortes du Velay. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 3 octobre 1983.

 château d'Ombret 43170 Saugues

   

Château de Montmoirat

Le site de Montmoirat existait déjà au XIIIe siècle. Le château de Montmoirat fut élevé par Jacques du Prat qui acheta la terre après le décès de Jacques Jérôme de la Volpilière, seigneur de Montmoirat, le premier décembre 1635; en 1669 lorsque son fils, Jean du Prat lègue le domaine à son cousin François de Douhet, Montmoirat est inachevé comme l'attestent les pierres d'attente; les deux granges étables alignées datent vraisemblablement du XVIIe siècle; les autres bâtiments agricoles ont été bâtis plus tard, peut-être au XVIIIe siècle, mais figurent sur le plan cadastral de 1843. Encadrement des portes et des fenêtres en lave; lauze de gneiss sur le château, chaume sur les deux granges étables et le travail à ferrer, tuile plate mécanique sur le logis de la ferme, la bergerie, la troisième grange-étable et la porcherie; toit en appentis couvert en lauze de gneiss, toit conique couvert en lauze de gneiss sur les échauguettes.

 Éléments protégés MH : les dépendances, la grange-étable, la bergerie et les bâtiments de communs lui faisant suite : inscription par arrêté du 30 septembre 1991. 

 château de Montmoirat 43450 Autrac

 

Château de Mons

Tour principale du XVe siècle. Travaux de réaménagement dans la seconde partie du XVIe siècle. Le château est dévasté par un incendie en 1683. Portail et oratoire du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, installation des Jésuites de Vals, qui y réalisent de nombreux aménagements : construction de l'aile des dortoirs, de la grande chapelle, de la galerie à étages. 

 Éléments protégés MH : le château à l'exclusion de l'aile sud rajoutée y compris la chapelle, l'exèdre et l'oratoire du parc, et les pièces suivantes avec leur décor : la cuisine, la salle à manger lambrissée, la salle du donjon avec leurs cheminées et le parc : inscription par arrêté du 19 décembre 1995. 

 château de Mons 43000 Le Puy-en-Velay

 

Château de Monistrol

Château mentionné dans les textes à partir du XIIIe siècle, mais existant sans doute avant. L'évêque du Puy, Guillaume de la Roue, en fait l'acquisition en 1270. En 1448, l'évêque Jean de Bourbon y fait construire une grosse tour, amputée de 17 mètres à la Révolution, selon la tradition. Les évêques du Puy y fixent leur résidence d'été au XVIIe siècle. Monseigneur de Béthune fait apporter au château de nombreux embellissements (boiseries, sculptures, statues). Ces éléments ont disparu à partir de 1793. Le château apparaît comme un vaste quadrilatère encadrant une cour intérieure, dont l'intérêt se marque par la façade avec ses tours massives, le corps de bâtiments relie les deux tours, ajouté dans son état actuel au XVIIe siècle. De la même époque datent la galerie méridionale, le grand escalier avec sa rampe en fer forgé, laquelle semble dater du XVIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, les jardins abritaient un musée lapidaire groupant des sculptures gallo romaines, des fragments de l'ancienne cathédrale du Puy entre autre. 

 Éléments protégés MH : le château de Monistrol en totalité : inscription par arrêté du 7 octobre 1935.

 château de Monistrol 43120 Monistrol sur Loire 

 Téléphone : 04 71 61 63 66

Château de Monastier

Au XIVe siècle, les abbés du Monastier durent assurer leur sécurité en faisant construire le château dont les vestiges ne représentent que la base d'un édifice, à l'origine plus élevé, et dénaturé par des percements. Cette décision suivit le siège du Monastier ravagé par les routiers en 1361. Le château resta sans modifications jusqu'au XVIe siècle. La porte de la tourelle d'escalier allie Renaissance et gothique. Vers 1550, des modifications furent apportées à la tour d'entrée, dans les salles du rez de chaussée et les fenêtres avec leur encadrement mouluré sur colonnettes prismatiques, transformèrent la forteresse en une habitation plus confortable. A l'intérieur, une cheminée et deux salles voûtées d'ogives sont les seuls vestiges intéressants. Les tours furent arasées entre 1782 et 1786 pour éviter de les réparer. Au XIXe siècle, le premier étage fut transformé en classes et logement d'instituteur.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château abbatial : classement par arrêté du 28 février 1966. 

 château de Monastier 43150 Le Monastier-sur-Gazeille

 

Tour du Massadou

Elément des défenses de la ville et dominant la cité, cette tour ronde devait servir de guette. On y accédait par une porte en plein cintre à hauteur du premier étage indiquant que l'ouvrage était conçu pour une défense isolée. La porte basse est d'époque récente. Ouvrage de plan circulaire de huit mètres de diamètre et haut de quinze mètres. L'intérieur a été dénaturé lors de la transformation de la tour en pigeonnier. Le second étage est couvert d'une voûte en coupole de pierres maçonnées avec orifice central circulaire de blocs appareillés. 

Tour de guet construite en deux campagnes par le seigneur de Mercoeur pour renforcer la défense de la ville de Blesle, dont la tour du château, située dans un site de plaine, n'était pas assez haute ; la tour ronde n'est connue en Auvergne qu'après la campagne de Philippe Auguste en 1212, et les constructions des donjons de Tournoël et de Montpeyroux ; mais des éléments architecturaux, comme l'arc en plein-cintre de la porte d'accès et la baie en meurtrière dont l'ébrasement est voûte et dont le sol est à degré, plaident pour une datation plus haute ; dans ces conditions, il est raisonnable de dater cet édifice du second quart du XIIIe siècle.

Éléments protégés MH : Tour du Massadou : inscription par arrêté du 16 mars 1976

 tour de Messadou 43450 Blesle 

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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