Rechercher un château

Château de Durtal

Fondé par le comte d’Anjou Geoffroy Martel au XIe siècle, le château de Durtal est reconstruit à partir du XVe siècle, et le chantier se poursuit au cours des XVIe et XVIIe siècles. La demeure actuelle fait coexister deux tours de l’ancien château, contemporaines de Langeais et d’une esthétique encore très médiévale (mâchicoulis, lucarne gothique, toits à poivrières, appareil alterné de schiste et de calcaire) avec un corps de bâtiment représentatif des différentes tendances de la Renaissance : élévation, encore verticale, de la galerie Sud de la cour et ordonnances orthogonales des façades extérieures. Les peintures murales du XVIe siècle sont attribuées à Henry de Scomberg. Ce monument redevenu privé, après avoir hébergé une maison de retraite, a connu plusieurs phases de constructions. Les dernières en date sont très récentes, même s'il s'agit de travaux de rénovation. Aujourd'hui, les derniers acquéreurs ont pour volonté de rendre au château ses lettres de noblesse. 

 Éléments protégés MH : le château : classement par arrêté du 22 mai 1900. La porte de Veron de l'enceinte du château : classement par arrêté du 26 juin 1950. 

 château de Durtal 49430 Durtal 

 Téléphone : 02 41 69 92 60

 

Château de Danne

 
Ancienne seigneurie relevant de Chambellay et de la Chouanière. Le domaine appartenait au début du XVIe siècle à la famille d'Orvaux qui fonde une chapelle dédiée à Notre-Dame et Saint Claude en 1501. Un ancien manoir aurait été élevé sur une motte près de l'actuel colombier. Au XVIIe siècle, il fut rasé pour laisser place à un vaste logis comportant trois corps de bâtiments, une chapelle (détruite en 1870) et un jardin double. Il ne reste aujourd'hui que la fuie située au sud-est du château actuel. Ce dernier fut bâti par l'architecte Leblond en 1826, il est probable qu'une partie des communs aient été élevée durant le deuxième quart du XIXe siècle (vers 1840). Les parties agricoles dateraient du 3e quart du XIXe siècle (vers 1860). Le jardin paysager aurait été réalisé au cours des années 1830-1840 par J. Chevalier.

 Depuis la route départementale une avenue conduit vers le château. L'édifice est élevé sur un sous-sol abritant les communs. Depuis ce soubassement, construit en pierre de taille de granit, on accède au rez-de-chaussée surélevé par un escalier en U à l'est, et un escalier droit à l'ouest. Le corps de logis est couvert par une toiture en croupe. Au sud-est, la fuie conservée est construite en moellons de schiste et couverte par un toit conique. Vers l'est le jardin paysager est constitué d'une pelouse avec bosquets et massifs d'arbres. A l'est et à l'ouest les escaliers sont encadrés de massifs, bordés de banquettes de buis. Vers l'ouest, une pelouse se prolonge en une large prairie ornementale agrémentée de part et d'autres de bosquets ou de groupes d'arbres. Au sud, certains communs et les parties agricoles présentent un plan régulier un U : on trouve au nord un corps de bâtiment en tuffeau de taille, couvert en croupe, comprenant écuries et remises, logements et orangerie ; au sud une étable à vaches avec fenil en surcroît ; à l'ouest une boulangerie flanquée de porcheries et un poulailler ; ces derniers bâtiments sont construits en moellons de schiste, les murs recouverts d'enduit ; la pierre de tuffeau est employée en chaînage harpé pour le traitement des angles et l'entourage des baies ; les couvertures utilisées sont des toitures à longs pans débordants. On notera dans la boulangerie l'utilisation de fines pièces de métal dans la poutraison. Vers l'est, la cour s'ouvre sur un grand jardin potager clos, flanqué aux angles nord-ouest et sud-est de tourelles servant d'abris à d'outils ; au nord et au sud les murs adoptent une forme originale à redents. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs et celles des deux tourelles d'angle du potager; la fuie en totalité ; les pièces suivantes du rez-de-chaussée avec leur décor : le grand salon et la salle à manger avec leurs boiseries, l'ancienne salle de billard et les deux chambres avec leur décor de gypserie au premier étage, la cheminée de la bibliothèque au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 11 juin 1980. 

 château de Danne 49500 Saint Martin du Bois

   

Château des Coutures

L'ancien château des Coutures a été détruit en 1837 et à son emplacement a été élevé un logis d'inspiration italienne, achevé en 1841. La construction en est attribuée, par la famille propriétaire, à Charles Joly-Leterme, architecte saumurois. L'aménagement du parc date de la même époque. Les communs, également italianisants, furent construits en 1843 puis augmentés des divers logements et remises en 1885 et 1890. Une serre fut construite en 1901 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments composant le château, le jardin potager et la basse-cour avec les allées qui ouvrent les perspectives sur le château, ainsi que les grilles de clôture : inscription par arrêté du 15 novembre 1996. 

 château des Coutures 49680 Vivy 

Château de la Cour de Cellières

L’histoire du domaine est plus ancienne que celle du château actuel. - Vers le XIe siècle : l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers fonde une église à Cellières. Un prieuré dédié à Saint-Martin se développe ensuite et dépend de cette abbaye. - Vers 1080 : selon les sources historiques locales, le seigneur du lieu aurait fait don de biens à l’abbaye Saint-Nicolas. - Au Moyen Âge : Cellières devient une seigneurie locale. Une famille portant le nom du lieu est attestée jusqu’à la fin du XIIe siècle au moins. - Au XVe siècle : le seigneur de Cellières rend hommage à Jean Bourré pour cette terre, dans le contexte des liens féodaux avec la seigneurie de Cheffes. Le prieuré constitue alors un élément essentiel de la vie religieuse et sociale du village. Le château s’inscrit dans cet environnement, à proximité du centre religieux. Le XVIIIe siècle constitue la principale période de construction du château dans sa forme patrimoniale actuelle. L’ancien ensemble est remanié et reconstruit, dans un style correspondant aux demeures de campagne de l’époque. Le château s’inscrit dans un ensemble comprenant également une maison de domestiques. Ces bâtiments formaient la « Cour de Cellières », un domaine résidentiel organisé autour de sa cour et de ses dépendances. La Révolution marque une rupture importante dans l’histoire de Cellières. À la fin de l’Ancien Régime, Cellières constitue encore une paroisse distincte. En 1791, le village est rattaché à la commune de Juvardeil. L’église Notre-Dame disparaît dans le contexte révolutionnaire, tandis que le prieuré et le château témoignent de l’organisation ancienne du territoire. La propriété des Duverdier de Genouillac prend également fin à cette époque. D’après les notices historiques locales, la terre est vendue comme bien national le 27 prairial an IV, soit le 15 juin 1796 dans le calendrier grégorien. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures ; escalier avec sa rampe en fer forgé et escalier avec sa rampe en bois ; cheminées des petit et grand salons, de la salle à manger, de la chambre du rez-de-chaussée et de trois chambres au premier étage ; trois portes avec leurs ferrures au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 21 décembre 1977 ; Maison de domestiques : inscription par arrêté du 3 juillet 1987 

 château la Cour de Cellières 49170 Juvardeil

   

Château Colbert

Pendant et après les guerres de Religion, la petite ville de Maulévrier connaît le déclin et c'est en 1669 que Edouard François Colbert, soldat des armées du roi Louis XIV, futur lieutenant général et frère du ministre Jean Baptiste Colbert, acquiert le comté de Maulévrier. Entre 1679 et 1683 Edouard François Colbert fait bâtie le château actuel avec comme architecte principal Jules Hardouin Mansart grand architecte du palais de Versailles. Durant les guerres de Vendée, Maulévrier sera un des foyers insurrectionnels et sera incendié à maintes reprises avec le château. Le garde principal du château et du comté de Maulévrier "Jean-Nicolas Stofflet" participera aux combats et deviendra généralissime des armées catholiques et royales. Il sera fusillé à Angers le 25 février 1796. A partir de 1817 Edouard-Victurnien Colbert, réhabilite l'édifice. En 1895, un Maulévrais, Eugène Bergère, devient propriétaire. En 1896, l'architecte parisien, Alexandre Marcel rénove le château. Il épouse en 1899 Madeleine Bergère, fille des châtelains. A partir de 1902 il crée le parc oriental de Maulévrier. Il deviendra en 1913 architecte en chef du gouvernement. C'est en septembre 2001 que les nouveaux propriétaires Jean-Louis et Dominique Popihn acquièrent le château et décident d'en faire un haut lieu de la gastronomie régionale. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs ; la terrasse avec son escalier monumental ; les pièces suivantes du rez-de-chaussée : le grand escalier d'honneur de l'aile ouest, les pièces de réception du corps principal (la grande salle à manger, la salle de billard, le grand salon, le petit salon), le vestibule de l'aile est ; les chambres du premier étage avec leurs décors, dans le corps principalet les deux chambres de l'aile ouest : inscription par arrêté du 6 juillet 1995. 

 château Colbert 49360 Maulévrier 

 Téléphone : 02 41 55 51 33 

Château de la Girottière

Ce château, dont l’histoire détaillée n’est pas précisée dans les sources disponibles, est reconnu pour son inscription au titre des monuments historiques en 1926. Son architecture et son emplacement en font un élément notable du patrimoine local, bien que les informations sur son origine exacte ou ses transformations restent limitées. Dans la région des Pays de la Loire, les châteaux comme celui de la Girottière étaient souvent liés à l’organisation féodale ou seigneuriale, jouant un rôle dans la gestion des terres et des populations locales. À Longué-Jumelles, comme dans d’autres communes angevines, ces édifices pouvaient servir de résidences pour les familles nobles ou bourgeoises, tout en participant à l’économie agricole et artisanale de la région. 

 Éléments protégés MH : Château de la Girottière (ancien) : inscription par arrêté du 16 juin 1926

 Château de la Girottière 49180 Longué-Jumelles

   

Château de la Chouanière

Le site de la Chouanière est constitué d'un manoir ancien transformé en ferme et d'un château construit au XIXe siècle entre 1865 et 1868 (les augmentations et diminutions du cadastre indiquent la date de 1866). Le fief et terre de la Chouanière relevaient du Lion-d'Angers et appartenaient en 1540 à Jean Landivy, prêtre. Sous la corniche de la façade principale, une inscription livre le nom des commanditaires et la date de construction du manoir ancien : "Maistre Michel Bonneau, procureur fiscal du Lion d'Angers et Perrine Hervé, son épouse, m'ont fait bâtir l'An 1702-1713". En 1703, Michel Bonneau fonde une chapelle domestique avec cloche, construite en 1716. Autour du logis et des communs, on trouve d'autres dépendances dont deux étables du XVIe ou du XVIIe siècle remaniées au XIXe siècle et des hangars du XIXe siècle. Au XIXe siècle, le manoir est abandonné et un château néo-gothique est construit à proximité.111

 Le manoir ancien est constitué d'un logis en fond de cour et de communs dans les ailes en retour. La cour est fermée par un mur doté d'un porche d'entrée. Le logis est un bâtiment à étage carré et étage de comble. La façade sur cour s'organise selon quatre travées. Les deux travées centrales avec deux portes au rez-de-chaussée sont couronnées de deux lucarnes à fronton cintré et devanture percée d'un oculus. Les deux autres travées possèdent des lucarnes à fronton triangulaire. Les portes du rez-de-chaussée sont également couronnées d'un fronton triangulaire. Ces encadrements d'ouvertures sont en pierres de taille de tuffeau. Un bandeau entre rez-de-chaussée et étage et la corniche avec une inscription soulignent l'horizontalité du bâtiment. La façade postérieure du logis est dotée d'une tour d'escalier carrée en demi-oeuvre qui abrite un escalier à quartier tournant. Le logis conserve une très belle charpente XVIIIe siècle. La chapelle se situe du côté est de la cour, tandis que des étables sont abritées dans l'aile ouest. Autour de cet ensemble, on trouve d'autres bâtiments de dépendances : étables, remises et hangars. Le château, construit au XIXe siècle à proximité de l'ensemble plus ancien, est un bâtiment composé d'un corps principal et de deux ailes en retour vers l'arrière du château. Il s'agit d'un bâtiment à étage carré et étage en surcroît, auquel on accède par un escalier qui se divise en deux parties, ménageant ainsi une petite terrasse avec balustrade. La façade s'organise selon trois travées couronnées par de hautes lucarnes. La lucarne centrale est dotée d'un garde-corps en pierre sculpté dans le style flamboyant. La façade postérieure encadrée par les deux ailes en retour est dotée d'un balcon sur toute la largeur du corps central. La travée centrale est soulignée par une haute lucarne, tout comme l'extrémité des ailes en retour. On note également la présence de deux tourelles aux toits coniques, encadrant le toit à croupe du corps central. L'architecture est soulignée par un second oeuvre en brique et en pierre (tuffeau) : notons tout particulièrement les motifs de losanges en brique sur le soubassement de la terrasse de l'entrée et sur les pignons des lucarnes. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du manoir et des communs ; le porche d'entrée: inscription par arrêté du 24 octobre 1973. 

 château de la Chouanière 49220 Montreuil-sur-Maine 

 Téléphone : 06 89 87 62 51

Château de Chevigné

Le château de Chevigné est un ancien domaine seigneurial niché dans les bois, près de l’étang de Chevigné et non loin du château de Serrant. Son histoire remonte au Moyen Âge et témoigne de l’évolution de la noblesse angevine, des grandes familles propriétaires et de l’architecture des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. À l’origine, les terres de Chevigné appartiennent aux seigneurs du Plessis. Au XIIᵉ siècle, elles sont données à l’abbaye Saint-Serge d’Angers. - 1369 : Jean de la Bernichère, abbé de Saint-Aubin d’Angers, acquiert le domaine. - Après lui, les terres passent à son successeur, Thibault de Ruffier.

À cette époque, Chevigné est avant tout une seigneurie rurale, dont l’histoire est liée aux institutions religieuses et aux familles qui possèdent les terres environnantes. En 1501, Guillaume Moisant, juriste, acquiert la seigneurie. Le domaine change ensuite de famille par alliance. - 1545 : Pierre Chalopin épouse Jacqueline Moisant. - La propriété passe alors à la famille Chalopin, qui la conserve jusqu’au XVIIIᵉ siècle, avant de passer par alliance à la famille Racapé. Cette période marque l’ancrage du domaine dans l’histoire des familles notables de l’Anjou. C’est à la fin du XVIIᵉ siècle que le château prend l’essentiel de son apparence actuelle. D’importants travaux transforment l’ancienne demeure en un manoir classique, aux lignes régulières et harmonieuses.

Son architecture est parfois attribuée à l’entourage de l’architecte Jules Hardouin-Mansart, et elle s’inscrit dans l’influence du château de Serrant, situé à proximité. Toutefois, l’Inventaire général du patrimoine culturel indique que le maître d’œuvre demeure inconnu. Un événement important se déroule également à cette époque : 5 août 1680 : la chapelle du château, dédiée à saint Louis, est bénite en présence de Guillaume III Bautru, propriétaire de Serrant. Cette chapelle est associée à Louise Chalopin, figure de l’histoire familiale du domaine. Le château passe ensuite entre les mains de propriétaires dont les parcours illustrent les liens entre l’Anjou, le commerce maritime et les grandes fortunes du XVIIIᵉ siècle. Il acquiert le château. Négociant établi à Saint-Domingue, il a fait fortune dans le commerce colonial, auquel était lié le commerce triangulaire. Le château est habité par Antoine Walsh, membre d’une famille d’armateurs d’origine irlandaise également liée au château de Serrant. Cet armateur irlandais installé à Nantes acquiert la propriété. Le domaine reste ensuite dans sa famille jusqu’au XXᵉ siècle, selon l’histoire locale publiée par Saint Georges Patrimoine. 

 Éléments protégés MH : Château (extérieur et intérieur) ; façades et toitures des communs ; portail et douves : inscription par arrêté du 14 octobre 1963

 Château de Chevigné 49283 Saint-Georges-sur-Loire

 

Château de la Chétardière

Le village de Saintes-Gemmes s'est développé à partir du XIIe siècle autour de l'église priorale. Au XVIe siècle la reconstruction du logis du prieur souligne une certaine activité en matière de construction comme en témoignent plusieurs autres maisons probablement édifiées au XVIe siècle, puis reprises ou modifiées aux siècles suivant. La chapelle du cimetière et certains bâtiments, vestiges de l'ancien presbytère, témoignent des réalisations du XVIIe siècle. Des modifications furent apportées au cours du XIXe siècle : outre la reconstruction de l'église et du presbytère, signalons la construction d'un hospice vers 1810 auquel fut annexé en 1813 un pensionnat et une école de jeune filles ; en 1875 deux nouvelles ailes furent ajoutées à cet ensemble transformé au XXe siècle en maison de retraite...

 Le château de la Chétardière apparaît comme une vaste demeure rurale à laquelle on accédait primitivement, depuis le bourg, par une allée longeant la crête escarpée de la rivière de Verzée. Les bâtiments composent un plan traditionnel en U avec un corps de logis en fond de cour et des communs en retour d'équerre; un vivier est creusé près de l'allée principale. Deux pavillons de jardin sont couverts par des toitures à l'impériale : celui situé au sud comporte un pigeonnier. Le logis, avec rez-de-chaussée surélevé sur un niveau de cave, est un corps en simple profondeur flanqué de deux ailes plus basses, couvertes en croupe. Les façades sur jardin présentent plusieurs caractéristiques : le corps central est en retrait par rapport aux ailes latérales prennant la forme de pavillon très larges, couverts par des croupes brisées on notera les nombreuses travées de baies qui scandent les murs, ouvrant largement les espaces intérieurs à la lumière. A l'intérieur de nombreuses pièces conservent leur décoration d'origine; des motifs en stucs sur les trumeaux de cheminée. Dans le jardin des canalisation souterraines en pierre permettent de drainer les eaux pluviales. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité ; le jardin clos de murs de son allée périphérique ; les allées latérale et axiale ; le vivier : inscription par arrêté du 19 septembre 2002. 

 château de la Chétardière 49500 Sainte-Gemmes-d'Andigné 

 Téléphone : 06 15 95 42 04 

Château de Chemillé

Le château de Chemillé est un ancien château fort médiéval situé dans le centre historique de Chemillé, aujourd’hui commune déléguée de Chemillé-en-Anjou. Il constituait autrefois un important point défensif de l’Anjou. De cette forteresse, il ne subsiste aujourd’hui que quelques vestiges, notamment une porte fortifiée du XIIIe siècle et des portions des anciennes murailles. un premier château aurait été construit vers 1030, à l’initiative de Pierre Ier de Chemillé, sur ordre de Foulques Nerra, comte d’Anjou. Son emplacement avait un intérêt stratégique : il se trouvait sur un éperon rocheux, à la confluence du Chizé et de l’Hyrôme. Cette position permettait de surveiller les environs et de renforcer la défense du territoire seigneurial. Cette première forteresse était le centre du pouvoir local et aurait rapidement accueilli une cour seigneuriale. Au cours du Moyen Âge, le château fut détruit lors de conflits, puis reconstruit. Les sources touristiques locales situent une destruction vers 1210, suivie d’une reconstruction attribuée au seigneur Guy de Thouars. Les éléments encore visibles aujourd’hui témoignent principalement de cette période de reconstruction médiévale, notamment la porte fortifiée du début du XIIIe siècle. La forteresse perdit ensuite progressivement de son importance, notamment parce que les seigneurs ne résidaient plus aussi régulièrement sur place. Le vestige le plus remarquable est la porte du château, datée du début du XIIIe siècle. Son architecture particulière, décrite comme évoquant un rucher d’abeilles, la distingue des portes fortifiées plus classiques. Elle est surmontée d’une sculpture représentant un homme lançant des pierres sur des assaillants. Ce personnage est connu sous le surnom populaire de « Bonhomme Chemillé ». La porte conserve également des traces de son ancien système défensif, notamment l’emplacement de la herse. Elle constitue aujourd’hui l’un des témoignages les plus intéressants de l’architecture militaire médiévale locale. Le château et ses remparts ont connu de nouvelles transformations au cours des siècles suivants. D’après les sources patrimoniales locales, les murailles furent détruites à la fin des guerres de Religion, au XVIe siècle. La forteresse perdit ainsi progressivement son caractère défensif. Le développement urbain transforma ensuite son environnement et les constructions anciennes disparurent en grande partie. Aujourd’hui, la porte orientale, la poterne sud et quelques pans de murailles permettent encore de retrouver l’emplacement et l'organisation de l'ancien ensemble fortifié.

 Éléments protégés MH : La porte Est : classement par arrêté du 12 octobre 1976 ; La poterne Sud : inscription par arrêté du 12 octobre 1976 

 château de Chemillé 49092 Chemillé-en-Anjou

 

Châteaux les plus consultés

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


Nombre total de pages vues

compteur internet
```html