
Ce château est situé dans le site classé des gorges du Tarn, dans une position stratégique de contrôle des gorges. L’étude historique et archéologique a mis en valeur la richesse de son histoire en liaison avec le puissant monastère de Sainte Enimie de fondation royale, avec les évêques et avec Urbain V. La présence des armes d’Urbain V sur la cheminée, aujourd’hui bûchées attestées par des écrits, témoigne de sa reconstruction à ce moment là, c’est sans doute à la même époque que fut offerte au prieur la précieuse croix de Prades. Au milieu du XVe siècle, l’abbé du monastère abbatial de Sainte Enimie, seigneur de Prades, administrateur de Julien de la Rovere et futur pape Jules II, vint résider à Prades. Lors des guerres de Religion, le château résiste aux assauts du capitaine Merle mais doit être réaménagé. Vendu comme bien national durant la Révolution, il fut transformé en exploitation agricole, abandonné de 1950 à 60 puis restauré par la caisse des dépôts et consignations, le château est aujourd’hui redevenu une résidence privée.
Planté sur un éperon, l'édifice domine les gorges du Tarn. Il se compose d'un corps de logis au sud et d'une chapelle au nord, tous deux liés par un mur d'enceinte qui existait également au nord et à l'ouest, délimitant une cour intérieure. La façade nord du corps de logis est accostée de deux petits bâtiments bas en appentis. A gauche du porche d'entrée se trouve la tourelle de l'escalier à vis. A l'angle nord-ouest s'élève une grosse tour carrée. A l'intérieur, seul le rez-de-chaussée a conservé des éléments anciens, dont une grande salle voûtée d'ogives. Au-dessous se trouve une salle basse voûtée en arc brisé.
Éléments protégés MH : le château, les terrasses, le jardin et les anciens jardins du château situé à Prades, en totalité: inscription par arrêté du 2 octobre 2009.
château de Prades 48210 Sainte-Enimie