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Château de la Grézille

Le château est édifié au XVe siècle par la famille de la Grézille, qui donne son nom au site. La seigneurie passe ensuite, par alliance, aux comtes de Vihiers. Les bâtiments, construits et remaniés entre le XVe et le XVIIe siècle, associent des éléments défensifs (enceinte, douves) à des aménagements résidentiels. La tourelle d’escalier à pans coupés est le principal vestige conservé. L’ensemble comprend également un édifice religieux associé, situé à proximité immédiate du château, qui fait partie du même périmètre historique et patrimonial. À partir du XVIIIe siècle, le château est progressivement abandonné. Au XIXe siècle, une grande partie des bâtiments est démantelée et utilisée comme carrière de pierres, entraînant la disparition du corps de logis. Aujourd’hui, le site conserve des vestiges significatifs : tourelle, fragments de murs, douves, emprise au sol du château, ainsi que l’édifice religieux associé. 

 Éléments protégés MH : Les façades et les toitures du château font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 avril 1988. L'église, la partie ruinée avec la tourelle d'escalier, les douves et le sol font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 janvier 1992 

 château de la Grézille 49003 Ambillou-Château

 

Château de la Grandière

Le château est bâti sur un terre plein de forme trapézoïdale entouré de douves. Il est reconstruit au XVIIIe siècle et occupe l'emplacement du manoir fortifié de la Giraudière dont il subsiste les douves entourant le terre plein et le châtelet d'entrée, le nom de la Grandière est attesté dès le XIIIe siècle. Dès 1706 la chapelle de la Grandière est transférée à la Giraudière qui prend le nom de Grandière. Le château de la Giraudière a été détruit en 1787. La construction du nouveau château est interrompue par la Révolution et ne fut habité qu'au milieu du XIXe siècle. Les plans du XVIIIe siècle, conservés, ont été dans l'ensemble respectés. Après 1812, destruction d'une aile accolée au châtelet d'entrée et celle d'un autre bâtiment àl'ouest du château, remplacé par la maison du garde. Une écurie a été bâtie à l'est de la plate-forme. Les bâtiments de ferme sont construits à partir de 1895 par l'architecte Dubos.

 Le château est construit sur un terre-plein de forme trapézoïdale entouré de douves. Exposé nord-sud, de plan rectangulaire et doté d'un avant-corps central, il ouvre au sud sur la cour d'honneur et se compose d'un rez-de-chaussée surélevé, d'un étage carré et d'un étage de comble. La façade est composée de neuf travées : la travée centrale est constituée d'un avant-corps orné d'un bossage continu en pierre de taille de tuffeau et doté de deux baies cintrées. L'horizontalité de la façade est marquée par le bandeau qui souligne le premier étage et par la corniche. Les fenêtres rectangulaires sont encadrées de pierres de taille de tuffeau harpées. Les lucarnes sont dotées de frontons triangulaires. La façade postérieure est également organisée selon neuf travées, la travée centrale se distinguant par un léger ressaut et un fronton triangulaire doté d'un oculus. A l'intérieur, de part et d'autre du vestibule et du grand escalier, sont disposées les pièces de réception, à droite, la salle à manger et la bibliothèque, à gauche deux salons. Les cuisines et cellier sont en sous-sol. Le châtelet d'entrée se compose d'un corps de logis central dont les angles extérieurs sont garnis de tours rondes baignant dans les douves. La porte charretière en plein-cintre est cantonnée de deux contreforts qui, autrefois, servaient de cadre aux rainures du pont-levis ; au rez-de-chaussée, le passage couvert donne accès à la cour d'honneur et aux tours et à la tourelle d'escalier en vis. Au premier étage, une grande salle est dotée d'une cheminée en pierre (non vue). Les façades extérieures ont été modifiées au 18e siècle ; les couvertures des tours avec lanternons datent de cette époque. Au 19e siècle, les ouvertures ont été agrandies et un enduit cache les parements en schiste, autrefois apparents. Les défenses consistaient en meurtrières horizontales à canonnières. Les lucarnes à traverses et meneaux en pierre sont ornées des armes de la famille Grandière (d'azur au lion rampant d'argent, armé, lampassé et couronné d'or) Jourdan (d'argent à la fasce de gueules accompagnée de trois roses de même, deux en chef et une en pointe). Les bâtiments de la ferme (logement, séchoir à tabac, cellier avec pressoir, volaillerie, toits à porcs) présentent des encadrements en brique. Les fermes de la Salle Verte, de la Cheminée et de la Grandière (étudiée) , situées à proximité du château en dépendaient.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et du châtelet, l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé, les douves : inscription par arrêté du 19 décembre 1973. 

 château de la Grandière 49220 Grez Neuville 

 

Château du Grand Riou

Le château est un édifice de la seconde moitié du XVe siècle, construit en deux campagnes très proches. Il se compose d'une grande enceinte rectangulaire et était accompagné au XVIIIe d'un parc enclos de murs. Incendié en 1792, il est demeuré depuis à l'état de ruines. De l'enceinte, subsiste la majeure partie de la courtine nord, une partie de la courtine ouest et la tour d'angle sud-ouest qui abrite un pigeonnier. La courtine Est constitue la façade du corps de logis, ce corps de bâtiment, à plan en équerre, possède une tour d'escalier à vis dans oeuvre flanqué d'une tourelle secondaire. Il ne reste rien des aménagements intérieurs, les planchers s'étant effondrés. 

 Éléments protégés MH : les ruines subsistantes du corps de logis en totalité, les vestiges des murs d'enceinte et des tours nord-est et nord-ouest, la tour sud-ouest en totalité, la tour isolée : inscription par arrêté du 19 mai 1988. 

 château du Grand Riou 49540 Tigné

 

Château de Gonnord

Un château existait depuis le XIe siècle à cet emplacement, mais il a été pillé et détruit pendant la Guerre de Cent Ans. Il fut reconstruit sur un plan carré, avec de hautes tours, à partir du XVe siècle. Plusieurs familles s'y succédèrent : les du Bellay ; les Cossé-Brissac, dont Artus de Cossé-Brissac (qui y meurt en 1582) ; les La Forest d'Armaillé. Le château est de nouveau détruit lors des guerres de religion. En 1575, Artus de Cossé-Brissac entreprend sa reconstruction dans le style Renaissance italienne. Il aménage la cour avec des arcades, dont l'une est surmontée de la devise des Cossé : « Avecque le temps… » Charles IX y passe en octobre 1565 et son dernier frère le duc d'Anjou, en 1580. Henri IV y séjourne également en 1589. La gestion du château était confiée à un receveur fiscal, poste occupé pendant des générations par les Dudoyer : Joseph en 1704, puis son fils Joseph et son petit-fils Étienne, le beau-père de l'armateur Jean Peltier Dudoyer. Lors des guerres de Vendée, le château, incendié à deux reprises, n'est pas reconstruit. Au XIXe siècle, il est en ruines ; on vient s'y servir en pierres, et seule la façade sud est encore debout. 

 Éléments protégés MH : Château de Gonnord (restes) : inscription par arrêté du 6 juin 1926 

 château de Gonnord 49670 Chemillé-en-Anjou

   

Château de Gilles de Rays

Un premier château avait été construit au Xe siècle. En 1080, il fut transformé en église et redevint un château par la suite. Au Moyen-âge, il fut la première place forte de la région sur la rive droite de la Loire. Ce château a appartenu à Gilles de Rais, seigneur qui possédait de nombreuses propriétés en Bretagne et en Anjou. Il fut compagnon d’armes de Jeanne d’Arc et obtint le titre de Maréchal de France en 1429. Exécuté à Nantes pour meurtres et sorcellerie. Le château connut trois phases de construction, au XIIIe siècle : l’enceinte s’adaptait alors au terrain rocheux, il ne subsiste de cette période que quelques vestiges d’archères. Au XVe siècle, il fut fortifié à l’initiative des ducs de Bretagne, les transformations eurent pour objectif d’adapter le château aux nouvelles armes. Au XVIe siècle, il prend un caractère plus élégant avec ses bandeaux de tuffeau. Il fut détruit au XVIIIe siècle. Il ne subsiste aujourd'hui qu'une tour fendue et des escaliers intérieurs. 

 Éléments protégés MH : le château de Gilles de Rays dit Barbe Bleue (restes) : inscription par arrêté du 16 juin 1926. 

 château de Gilles de Rais 49123 Champtocé sur Loire 

 Téléphone : 02 41 39 96 32

 

Château de Gastine

Le château est construit en 1590, en pleines guerres de Religion. Sa silhouette initiale est modifiée par la surélévation de l’aile gauche du bâtiment (peut-être au XVIIIe siècle). Édifié sur une plate forme entourée de larges douves, le château d’origine concilie les principes esthétiques acquis au XVIe siècle (façade symétrique axée sur un pavillon central) avec les impératifs d’un système défensif discret adapté à cette période troublée, châtelet avec pont-levis, meurtrières dans les tours, garage à bateau (dispositif très rare). La modestie de la décoration et des espaces intérieurs suggère qu’on est en présence du corps d’entrée d’un logis plus prestigieux prévu sur la plate-forme, mais jamais réalisé.

 Éléments protégés MH : l'ensemble des façades et des toitures : inscription par arrêté du 14 juin 1995.

 château de Gastine 49150 Fougeré 

 Téléphone : 02 41 90 17 57

 

Château du Fresne

Plusieurs propriétaires occupèrent le Fresne depuis le Moyen Âge quand y réside la famille du Fresne jusqu’au mariage, en 1416, de Marie du Fresne avec Pierre d'Anthenaise. En 1639, une nouvelle alliance fait passer cette terre dans la famille Girard de Charnacé dont l’un des membres, Jacques-Philippe, propriétaire du Fresne, passe à la prospérité par ses frasques relatées par Saint Simon avec de savoureux commentaires. Le 31 mai 1724, sa fille Renée de Charnacé, devenue Mme de Ségur de Périval vend le Fresne à Pierre Leclerc de la Manourière, conseiller au parlement de Paris qui n’y réside pas. Le 25 janvier 1758, Claude Guillaume Lambert, conseiller du roi, maître des requêtes ordinaires, qui s’en dessaisit vingt ans plus tard ; c’est cependant à lui que revient la construction de l’actuel château (1768) …Puis, le marquis de Champagné (1727 - Vente le 25 pluviôse an XI. Transmis depuis cette date, par succession à deux anciennes familles d’Anjou: Esnault de la Devansaye puis comte de Jourdan-Savonnières. 

 Éléments protégés MH : la chapelle ; tour dite des prisons qui l'accompagne ; la fuie : inscription par arrêté du 16 mars 1999. 

 château du Fresne 49490 Auverse

   

Château de la Ferrière

Le corps de logis principal, couvert en longs pans, ainsi que les deux pavillons qui le flanque semblent être des constructions du XIVe siècle, il fut rehaussé au cours du XXe siècle afin d'améliorer le logis seigneurial de la famille Villeprouvé : trois travées à meneaux et croisées et deux lucarnes à pignons contribuèrent à éclairer les espaces intérieurs. Le pavillon sud-est fut remanié à la même époque: des baies de mêmes profils venant homogénéiser les élévations. Des travaux ont été entrepris au XVIIe siècle, surtout sur l'aménagement intérieur, au rez de chaussée du logis et à l'étage du pavillon Saint Aubin. La seconde et importante campagne de travaux commence en 1880, date à laquelle l'architecte angevin Auguste Beignet entreprend des restaurations et des agrandissements : à l'est, il recrée l'ancien porche et la chapelle à laquelle on accède depuis une petite tour demi circulaire; à l'ouest il élève un nouveau pavillon à deux étage carrés surélevés et étage de comble en surcroît ; il restitue enfin l'ancien hourd en couronnement de l'élévation sud du pavillon Saint-Aubin. Vers la même époque le paysagiste Chevalier entreprend l'aménagement du parc. L'ensemble des constructions a été réalisé en moellons de schiste; le tuffeau de taille fut utilisé en second oeuvre pour certains chaînages d'angle, les encadrements de baies et les lucarnes ; le pan de bois avec briques en parement a été employé pour la restitution du hourd du pavillon Saint-Aubin.

 Éléments protégés MH : la tombe mégalithique du château de la Ferrière : classement par arrêté du 19 juillet 1989. 

 château de la Ferrière 49500 La Ferrière-de-Flée

 

Château de la Faucille

Ancien fief et seigneurie mentionnés dès le début du XVe siècle, en 1531, Renée de la Faucille y fonde une chapelle. Le château actuel est une construction du XVIIe siècle. Au cours du XVIIIe siècle les travées centrales des élévations nord et sud ont été remaniées, au nord, l'aile reliant le château aux communs a été reprise. En 1895, le propriétaire aménage dans une partie du château un atelier de photo. Le pigeonnier et l'étable datent du XVIIe siècle. Les communs (écuries, remise, logement de palefrenier) ont un gros-oeuvre du XVIIe siècle mais on été remaniés à la fin du XIXe siècle, la chapelle semble avoir été reconstruite au cours du XIXe siècle. Au nord, une longue avenue rectiligne d'environ 800 mètres aboutie à un double bastionnement saillant précédant un pont qui enjambe l'Oudon. Vers le sud, des jardins s'étagent en terrasse : d'ouest en est on trouve un jardin fleuriste, deux pièces de gazon interrompues par une allée et un jardin au bord de l'Oudon.

 Le château comporte un corps de logis central flanqué latéralement de deux courtes ailes. Aux faces nord et sud, les portes d'entrées sont encadrées par des bossages continus et couronnées par des frontons cintrés, le tout en tuffeau. A l'ouest, la chapelle est couverte par une toiture en croupe ; à l'intérieur on trouve un fausse voûte d'arêtes en bois lambrissé et en plâtre. Les dépendances sont rassemblées autour d'une cour, selon un plan en U : au sud, plusieurs bâtiments, accolés les uns aux autres d'est en ouest, abritent une étable, une grange et une remise ; le corps principal, à l'est, est construit en moellons de schiste et comporte des baies couvertes par des linteaux en bois ; la toiture de l'édifice a été probablement transformée : elle est en croupe et abrite vers le sud une orangerie. Le logement du fermier est en schiste avec encadrement des baies et chaînages d'angle en briques. A l'angle nord-ouest de la cour, la fuie construite elle aussi en moellons de schiste est couverte par un toit conique. L'aile orientale comporte un logement, séparé des écuries et des remises par un portail : tous les bâtiments sont en moellons de schiste ; pour les encadrements de baies, le matériau varie suivant l'époque entre le tuffeau et le granite ou la brique.

 Éléments protégés MH : les façades et les toirures, l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé, la chapelle, les façades et les toitures des communs, la fuie en totalité, le pont sur l'Oudon : inscription par arrêté du 27 décembre 1972.

 château de la Faucille 49500 L'Hôtellerie de Flée 

 Téléphone : 02 41 61 60 31

 

Château d'Epinats

Château avec une partie du logis du XVIIe siècle, salle et cheminée à l'ouest et escalier en vis; remaniée et englobée dans un nouveau logis construit en 1780, date portée, par l'entrepreneur Jean Dubois; ferme du XVIIe siècle, puits sans doute du XVe siècle, remanié au XVIIe siècle, ferme et puits remaniés au XIXe siècle, château avec logis en tufeau de pierre de taille; logement de ferme en falun de pierre de taille et le reste de la ferme en appareil mixte: tufeau de moellon et de pierre de taille, logis à deux escaliers: escalier central tournant à retours avec jour et voûte, ouvrage remarquable, et escalier ouest en vis, plus ancien... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé ; la cheminée de la salle à manger : inscription par arrêté du 27 décembre 1973. 

 château d'Epinats 49700 Cizay-la-Madeleine

   

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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