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Château de Clermont Dessous

Château probablement implanté dès le XIe siècle, occupant l'extrémité est de l'éperon barré supportant le bourg, dont il est isolé à l'ouest par un fossé. L'église paroissiale du XIIe siècle, associée à l'ensemble, servait également de chapelle castrale. Le site était déjà bien fortifié au début du XIIIe siècle, puisque Clermont est assiégé en vain par Amaury de Monfort en 1221. Le castrum est mentionné pour la première fois dans le Saisimentum de 1271, dans la baylie de Port Sainte Marie. Il n'a semble-t-il conservé qu'un donjon quadrangulaire du XIIIe ou du début du XIVe siècle, éclairé à l'étage par une baie en arc brisé. L'ensemble fut remanié fin XVe siècle, peut-être pour Jérôme Patrice de Monorgon, un des co-seigneur de Clermont-Dessous mort en 1506, ou pour Jacques Izalguier, co-seigneur au tournant du siècle. L'ouvrage d'entrée, composé d'une tour quadrangulaire, paraît contemporain du logis dont il est attenant (le cheminée est comparable à celles du château de Bonaguil). Un deuxième corps de logis, remanié au XVIe siècle, complète le dispositif au nord, constitué d'une salle rectangulaire à l'étage, desservie par une tour d'escalier hors-oeuvre percée d'archères. Château ruiné au XIXe siècle, consolidé en 1969 et partiellement restauré actuellement. 

 Éléments protégés MH : le château de Clermont Dessous (ruines) : inscription par arrêté du 20 juin 1950. 

 château de Clermont Dessous 47130 Clermont Dessous 

 Téléphone : 05 53 66 56 99

Château de Cauzac

XIIIᵉ siècle : le château est attesté comme construction médiévale. Il devient la résidence de plusieurs familles seigneuriales, notamment les Thoiras, puis les Cugnac et les Verduzan. 1595 : pendant les troubles de la fin du XVIᵉ siècle, le château est pillé par les Croquants du Périgord. Après cet épisode, il est laissé dans un état assez dégradé. XVIIᵉ siècle : le château connaît une période de déclin et de mauvais état. Début du XVIIIᵉ siècle : il est profondément réaménagé, notamment ses décors et aménagements intérieurs, afin de devenir davantage une demeure résidentielle qu'une forteresse. 1723 : par mariage, le domaine passe à la famille de Châteaurenard, originaire de Provence. XIXᵉ siècle : le domaine reçoit notamment un jardin à l’anglaise, conçu par l’architecte Poitevin. Le jardin historique s’étend sur environ 3 hectares. 

Éléments protégés MH : le château y compris son décor intérieur, les communs; les écurie; la chapelle; le puits; le four à pain: inscription par arrêté du 28 décembre 1995

 château de Cauzac 47470 Cauzac

   

Château de Castelnoubel

Le château fort comprend une enceinte de remparts renforcée aux angles par quatre grosses tours rondes avec archères et trous de couleuvrines. La base de la construction s'appuie sur le rocher. Un pont-levis enjambe le fossé naturel. Un corps de logis barlong éclairé par des fenêtres à meneaux, se trouve sur la façade d'entrée. L'accès se fait par une porte centrale donnant sur une galerie à deux étages sur croisées d'ogives formant cloître, ornée au premier étage de boiseries du XVe siècle. Au nord, tourelle en encorbellement du XVe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château de Castelnoubel en totalité : inscription par arrêté du 8 août 1966.

 château de Castelnoubel 47240 Bon-Encontre

 

Château de Canabazès

Le château de Canabazès est un édifice du XVIe siècle ayant appartenu à la famille de Lustrac. Devenu bien national, puis entré au domaine foncier de l'ordre de la Légion d'Honneur, il est rentré dans le patrimoine des Lustrac en 1811. C'est à cette période qu'il connut les principales modifications. Cependant, il est un des rares petits châteaux agenais bâti au XVIe siècle à avoir conservé quasiment intacte son enceinte.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis et des communs ainsi que la totalité de l'enceinte avec ses tours : inscription par arrêté du 12 avril 2001. 

 château de Canabazès 47150 Lacaussade

   

Château de Calonges

Un château est mentionné dès 1286. C'était une forteresse qui surveillait l'ancienne voie romaine de Bordeaux à Agen. En 1792, le château fut vendu comme bien national, début de sa ruine. Le deuxième étage fut renversé en 1818. L'édifice actuel est un bâtiment rectangulaire flanqué, à chaque extrémité, de deux pavillons carrés. Une aile perpendiculaire s'élève au nord de la façade postérieure, le château est construit sur une terrasse trapézoïdale dont l'accès se fait par deux poternes. A l'extrémité Est des communs se trouve l'ancien temple protestant. Le corps de logis est en briques et les encadrements des baies font alterner brique et pierre blanche. La porte d'entrée, en plein cintre, est encadrée de bossages alternativement nus et vermiculés. Les pièces du premier étage ont conservé des plafonds peints à petits caissons, et des frises de bois sculpté. 

 Éléments protégés MH : le château de Calonges en totalité : classement par arrêté du 30 septembre 1959. 

 château de Calonges 47430 Calonges

 

Château de Buzet-sur-Baïse

En 1286 le castrum est partagé entre G. R. de Pins, Aymeric de Savignac et Bernard de Rovignan. Il est acquis au début du XIVe siècle par Bernard d'Albret, seigneur de Sainte-Bazeille, puis acheté par le vicomte de Noaillan, seigneur du Fréchou, en 1445. A l'occasion du mariage de Béatrix de Noaillan avec Antoine de Grossoles en 1504, il passe dans la famille de Grossoles de Flamarens, seigneurs de Buzet. Le corps de logis central date peut être du Xe ou du XIe siècle. Dans la première moitié du XVIe siècle, construction de la tour d'escalier et des deux tours d'angles. Au XVIIe siècle, repercements dans l'élévation nord, modification de l'accès à l'escalier, décors peints, construction de deux ailes encadrant la terrasse sud. Au XVIIIe siècle aménagements intérieurs et surtout du jardin. A l'intérieur, la chambre de Madame à l'est et celle de Monsieur à l'ouest, conservent leurs plafonds peints à la française remontant au XVIIe siècle. D'autres traces de peinture existent ailleurs. Le parc s'étend à l'avant, au sud. Il conserve une haute tour ronde, vestige de l'ancien château fort. Plus loin se trouvent des vestiges de "fabriques" : petit pavillon en ruine, grottes artificielles, crypte Saint-Joseph, tracés d'allées. L'ancienne église paroissiale date des XIIIe et XVie siècles.

 L'ancienne église est, avec la vieille tour, le seul témoignage subsistant du vieux bourg médiéval. A la Révolution, elle fut transformée en temple de la Raison. Délaissée, en 1849, au cours de l'office, un gros bloc de mortier se détache de la voûte. L'église est alors définitivement fermée et vendue. Une nouvelle église est bâtie en 1862. Le clocher précède une nef unique à contreforts, terminée par un chevet à pans coupés, percés de hautes fenêtres à remplage. La voûte, qui a disparu, était supportée par un réseau d'arcs à pénétration sur des demi-colonnes engagées. Deux chapelles sont situées de part et d'autre de la nef. Des modifications réalisées au XIXe siècle ont affecté l'aspect de l'ensemble : aménagement d'une chapelle et d'une crypte percée d'un portail ; fermeture du choeur. 

 Éléments protégés MH : l'ancienne église paroissiale (ancienne chapelle du château) : inscription par arrêté du 22 novembre 1989. Château : les façades et les toitures, au rez-de-chaussée : les cheminées de la salle à manger et de la salle de compagnie. La tour ronde au milieu du parc. Les façades et les toitures des communs. Les vestiges architecturaux du parc, y compris le portique à colonnes. Le sol et les vestiges qu'il recèle : inscription par arrêté du 22 novembre 1989. Le plafonds peints des chambres du premier étage : classement par arrêté du 19 septembre 1991. 

 château de Buzet sur Baïse 47160 Buzet-sur-Baïse 

 Téléphone : 06 26 13 93 87

   

Château du Bousquet

L'édifice se dresse au-dessus de la plaine, en surplomb d'une terrasse pourvue de murs de soutènement robustes. Le château, reconstruit dans la première moitié du XVIIIe siècle, fut surélevé dans les années 1840. Vers 1870, un réseau d'eau est aménagé ainsi que différents édifices, telles l'orangerie et la fontaine. A l'intérieur, les pièces ont conservé leurs décors de boiseries et de stucs ainsi que leurs cheminées décorées de motifs d'inspiration antique. Le parc et les jardins sont structurés en terrasses. 

 Éléments protégés MH : le domaine en totalité, c'est-à-dire les parties bâties et non bâties, château, terrasses et ensemble des dépendances (chapelle, orangerie, communs, étable, écuries, pigeonnier, jardins, fontaines) : inscription par arrêté du 21 novembre 2013. 

 château du Bousquet 47130 Clermont-Dessous 

 Téléphone : 06 81 35 16 09 / 05 53 67 93 04

Château de Bournac

Une seigneurie a vraisemblablement existé au Moyen Age : un certain Bernard de Bournac est prieur de la commanderie d'Argentens en 1361. Selon la tradition, fief d'Estienne de Vignolles dit La Hire au début du XVe siècle. En 1488, il appartient à Gabiot de Veyssier. Lors du siège de Nérac en 1581, le château est incendié par Biron, selon G. de Sevin : il a sans doute été reconstruit peu après, soit pour Gabiot de Veyssier, gentilhomme à la cour d'Albret et conseiller au parlement, époux de Suzanne Le Venier, soit pour Vincent de Pédesclaux, anobli par Henri IV en 1590, et dont le testament en 1597 mentionne la propriété du Bournac. De cette époque datent le corps de bâtiment central, le pigeonnier, l'enceinte fermant la cour, une partie des dépendances et le jardin en terrasses descendant vers la Baïse, avec la fontaine. Eléments fortifiés : tour à l'angle sud-ouest, porte cochère surmontée d'une bretèche. Démantelé en 1621, selon G. de Sevin. Propriété des Mazelières à partir de 1738, puis des Galard au début du XIXe siècle. J. de Romas (1713-1776) emploie les pavillons latéraux pour expérimenter des paratonnerres. Importants travaux au début du XXe siècle : décor intérieur, escalier, terrasses, corps de bâtiment entre le logis central et le logement du gardien. Colombier détruit. Tours d'angle de la cour couvertes en pavillon en tuile plate, sauf la tour ajoutée au sud-ouest couverte en tuile creuse ; corps de bâtiment central couvert en croupe en tuile plate, autres bâtiments couverts en longs pans en tuile creuse... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du pavillon central et de l'ancien pigeonnier situé à l'Ouest ; la cheminée du salon du rez-de-chaussée du pavillon central ; les deux cheminées monumentales situées au rez-de-chaussée du logement du gardien à l'extrémité Est du bâtiment central : classement par arrêté du 17 avril 1984. Les façades et les toitures, à l'exclusion de celles qui sont déjà classées : inscription par arrêté du 17 avril 1984.

 château de Bournac 47600 Nérac

 

Château du Bosc

De l'ancien repaire de la famille de Bosc, subsiste une tour quadrangulaire au nord-ouest, datable du XVIe siècle. La résidence, passée dans les biens de la famille Laduguie vers le milieu du XVIe siècle, paraît complétée par un corps de logis et une seconde tour, peut-être dès le XVIIe siècle. L'ensemble est intégré dans l'ambitieux programme de reconstruction du château mis en oeuvre par la famille de Lisleferme, après l'acquisition de la seigneurie en 1765 : c'est vraisemblablement durant le troisième quart du siècle, pour Pierre Romain Nicolas de Lisleferme, parlementaire appartenant au milieu des négociants protestants bordelais, que le château est agrandi et symétrisé. Figurant sur un plan de 1783, ses dispositions sont quasiment identiques à l'état actuel, sauf un jardin régulier disparu depuis. Le cadastre de 1831 montre que le château est au centre d'un important domaine viticole, propriété des Lisleferme jusqu'au milieu du XXe siècle. Des réaménagements intérieurs ont été effectués dans l'Après-guerre pour héberger une colonie de vacances destinée au personnel du Comptoir d'Escompte. L'enduit extérieur a été supprimé et les joints beurrés au ciment durant le troisième quart du XXe siècle.

Le château est établi sur le rebord nord-ouest d'un plateau calcaire, à proximité de la route de Cahors. Le plan général témoigne des remaniements dont il fut l'objet : le plan régulier en U côté cour, dissimule un désaxement du corps principal côté terrasse, qui trahit vraisemblablement des campagnes de constructions distinctes. La tour nord-ouest de trois niveaux, coiffée d'un imposant pavillon à égouts retroussés, conserve un rez-de-chaussée voûté percé d'une canonnière et une petite fenêtre chanfreinée au second étage. Elle est reliée par un corps de logis ordonnancé, d'un étage couvert d'un toit à brisis, à une seconde tour quadrangulaire, de plus petites dimensions. Du côté de la cour d'honneur, le désaxement est racheté par une façade plaquée sur le corps de logis, avec un avant-corps à angles arrondis ; un escalier tournant avec jour en charpente occupe l'espace entre les deux parois. Cette façade est encadrée par des ailes en retours d'équerre d'un étage, également couvertes d'un brisis. deux escaliers extérieurs symétriques avec rampe à balustres de pierre desservent l'étage. L'aile droite recèle un escalier dans-oeuvre rampe-sur-rampe, une cheminée monumentale et une chapelle domestique à son extrémité. L'entrée de la cour fermée par une grille en ferronnerie est précédée d'un pont enjambant un ancien fossé. Des dépendances transformées en préaux et remises sont raccordées obliquement à la tour sud-ouest. Une tour circulaire, peut-être un ancien colombier, est construite sur l'angle externe de ces dépendances. 

 Éléments protégés MH : les façades et les couvertures du château du Bosc : inscription par arrêté du 26 mai 1952. 

 château du Bosc 47370 Masquières

Téléphone : 05 53 40 70 13

    

Château de Bonaguil

Château implanté au XIIIe siècle sur un éperon situé aux confins de l'Agenais et du Quercy, entre 1259 et 1271. Le castrum, peut être entre les mains de la famille Latour qui restitue la dîme de la paroisse Saint Michel de Bonaguil au XIIIe siècle, dépendait de celui de Tournon en 1271. Donjon initial de plan trapézoïdal comportant un bec triangulaire au nord. Logis seigneurial primitif formé d'une salle rectangulaire bâtie limite XIIIe XIVe siècle. Importante campagne de travaux XVe XVIe siècle pour Béranger de Roquefeuil : remaniement complet du système défensif adapté aux techniques alors en usage afin d'éloigner l'ennemi du corps de la place, agrandissement du logis. Dérasement de la fausse-braie ouest et aménagement d'une terrasse à son emplacement au XVIIIe siècle. Nombreuses réparations en 1761 pour Marguerite de Fumel. Destruction des toitures et des planchers pendant la Révolution. Château acquis par la commune de Fumel en 1860. Restaurations menées par Cavailler en 1868 et par l'architecte de l'arrondissement A. Gilles en 1876. Plans dressés par l'architecte des Monuments historiques, Paul Gout qui restaura le donjon entre 1882 et 1896. Réfections entre 1898 et 1900, dont la fenêtre à meneaux donnant sur la cour d'honneur par L. Payen. Série de travaux en 1948-1950 et dé-restauration du donjon en 1956. Chronologie de la construction affinée depuis la campagne de fouilles et de relevés menée par D. Frugieret G. Séraphin à partir de 1972.

 Le système défensif limite XVe-XVIe siècle, les fortifications extérieures constituées d'un ensemble de courtines, braies et poivrières, associées à une barbacane au nord séparée de la cour d'honneur par un fossé. L'esplanade protégée par une courtine basse formant fausse braie dominée par le logis flanqué sur le front ouest d'une tour carrée accotée à la salle seigneuriale, encadrée par la grosse tour sur l'angle nord-ouest et par la tour rouge sur l'angle sud-est. Grosse tour de quatre niveaux surmontée de deux étages de défense, le chemin de ronde inférieur étant supporté par des consoles en pyramide inversée. La cour d'honneur comprenant l'ancienne cuisine, est fermée à l'est par le donjon prolongé au sud en éperon suivant le profil du socle rocheux, il surplombe les communs à l'est. Toit conique couvert en lauzes sur la guette du donjon. Deuxième niveau de la tour carrée et les salles du donjon voutés d'ogives. Salle seigneuriale flanquée d'une tour d'escalier en vis. Escalier demi-hors-oeuvre sur l'angle sud-ouest du donjon. Escalier en vis dans-oeuvre dans la grosse tour. A signaler un détail architecural rare que possède Bonaguil, il s'agit du moineau installé au fond du grand fossé qui, au nord, sépare la barbacane du château. Ce bâtiment bas, hémi-circulaire, est accolé à l'escarpe rocheuse. Il comporte deux niveaux de casemates et est couvert d'une toiture de lauzes reposant sur une solide voûte. Il servait à interdire la circulation au fond du fossé dans le cas ou un assaillant aurait réussit à y descendre. On accède de manière peu ordinaire à ce bâtiment défensif situé à 12 mètres en contrebas du sol du château par un souterrain creusé dans le roc de part en part sous le château. L'entrée de ce passage se fait de l'autre côté, depuis la terrasse d'artlllerie au pied sud du château, ce souterrain utlise une grotte naturelle qui a été surcreusée dans les années 1470/80, par Bérenger de Roquefeuil, afin de déboucher de l'autre côté de l'assise rocheuse. 

 Éléments protégés MH : le château de Bonaguil : classement par journal officiel du 18 avril 1914. La chapelle : classement par arrêté du 12 avril 1963.

 château de Bonaguil 47500 Saint-Front-sur-Lémance 

 Téléphone : 05 53 41 90 71

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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