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Château de la Faucille

Ancien fief et seigneurie mentionnés dès le début du XVe siècle, en 1531, Renée de la Faucille y fonde une chapelle. Le château actuel est une construction du XVIIe siècle. Au cours du XVIIIe siècle les travées centrales des élévations nord et sud ont été remaniées, au nord, l'aile reliant le château aux communs a été reprise. En 1895, le propriétaire aménage dans une partie du château un atelier de photo. Le pigeonnier et l'étable datent du XVIIe siècle. Les communs (écuries, remise, logement de palefrenier) ont un gros-oeuvre du XVIIe siècle mais on été remaniés à la fin du XIXe siècle, la chapelle semble avoir été reconstruite au cours du XIXe siècle. Au nord, une longue avenue rectiligne d'environ 800 mètres aboutie à un double bastionnement saillant précédant un pont qui enjambe l'Oudon. Vers le sud, des jardins s'étagent en terrasse : d'ouest en est on trouve un jardin fleuriste, deux pièces de gazon interrompues par une allée et un jardin au bord de l'Oudon.

 Le château comporte un corps de logis central flanqué latéralement de deux courtes ailes. Aux faces nord et sud, les portes d'entrées sont encadrées par des bossages continus et couronnées par des frontons cintrés, le tout en tuffeau. A l'ouest, la chapelle est couverte par une toiture en croupe ; à l'intérieur on trouve un fausse voûte d'arêtes en bois lambrissé et en plâtre. Les dépendances sont rassemblées autour d'une cour, selon un plan en U : au sud, plusieurs bâtiments, accolés les uns aux autres d'est en ouest, abritent une étable, une grange et une remise ; le corps principal, à l'est, est construit en moellons de schiste et comporte des baies couvertes par des linteaux en bois ; la toiture de l'édifice a été probablement transformée : elle est en croupe et abrite vers le sud une orangerie. Le logement du fermier est en schiste avec encadrement des baies et chaînages d'angle en briques. A l'angle nord-ouest de la cour, la fuie construite elle aussi en moellons de schiste est couverte par un toit conique. L'aile orientale comporte un logement, séparé des écuries et des remises par un portail : tous les bâtiments sont en moellons de schiste ; pour les encadrements de baies, le matériau varie suivant l'époque entre le tuffeau et le granite ou la brique.

 Éléments protégés MH : les façades et les toirures, l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé, la chapelle, les façades et les toitures des communs, la fuie en totalité, le pont sur l'Oudon : inscription par arrêté du 27 décembre 1972.

 château de la Faucille 49500 L'Hôtellerie de Flée 

 Téléphone : 02 41 61 60 31

 

Château d'Epinats

Château avec une partie du logis du XVIIe siècle, salle et cheminée à l'ouest et escalier en vis; remaniée et englobée dans un nouveau logis construit en 1780, date portée, par l'entrepreneur Jean Dubois; ferme du XVIIe siècle, puits sans doute du XVe siècle, remanié au XVIIe siècle, ferme et puits remaniés au XIXe siècle, château avec logis en tufeau de pierre de taille; logement de ferme en falun de pierre de taille et le reste de la ferme en appareil mixte: tufeau de moellon et de pierre de taille, logis à deux escaliers: escalier central tournant à retours avec jour et voûte, ouvrage remarquable, et escalier ouest en vis, plus ancien... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé ; la cheminée de la salle à manger : inscription par arrêté du 27 décembre 1973. 

 château d'Epinats 49700 Cizay-la-Madeleine

   

Château d'Échuilly

Le château d'Échuilly a été construit en 1730 à l'initiative de Jean de La Selle (1712-1795), seigneur d'Échuilly et de Ligné, conseiller du Roi et président-trésorier du bureau des finances de Tours, dont la famille est à ce jour l'une des familles subsistantes de la noblesse d'Anjou. Le château passa successivement, de père en fils, au chevalier Jean-Joseph de La Selle (1741-1818), président de la Cour des Aides de Paris, à Jean de La Selle (1768-1827), magistrat à la cour impériale de Paris, puis au comte Jean-Amédée de La Selle (1802-1880), juge-auditeur au tribunal de Sens, et au comte Raymond de La Selle d'Échuilly (1836-1894).

Il passa ensuite dans la famille de Geoffre de Chabrignac, transmission consécutive au mariage de Jeanne de La Selle d'Échuilly (1865-1919) avec le comte Louis de Geoffre de Chabrignac (1860-1902), officier des dragons, et à la mort du comte Raymond de La Selle d'Échuilly en 1894. Leur fils Jean, marquis de Geoffre de Chabrignac (1889-1971), hérita à son tour du château après la Première Guerre mondiale. Le château, dont les parties les plus anciennes remontent au XIIIe siècle, n’a pris sa forme actuelle qu’au XVIIIe siècle. Le château, tel qu’on peut l'observer aujourd’hui, fut terminé en 1740. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, le marquis Jean de Geoffre de Chabrignac met le château d’Échuilly à la disposition des Beaux-Arts de Reims, Châlons-sur-Marne et Épernay, pour protéger les œuvres qu'il abritait des bombardements et du pillage des Allemands. Ainsi le conservateur des Beaux-Arts Albert Pellus a débarqué du château une importante cargaison d'objets précieux, incluant les vitraux de la cathédrale de Reims et les œuvres du peintre et graveur allemand Lucas Cranach. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments, à savoir : château proprement dit avec ses ailes en retour fermant la cour d'honneur, y compris le pigeonnier et la chapelle en rotonde, ses douves et les ponts qui les franchissent ; deux ailes de communs au Sud du château ; orangerie située dans le parc : inscription par arrêté du 23 septembre 1992

 château d'Échuilly 49700 Les Verchers-sur-Layon

   

Château d'Echarbot

Le château existait déjà au Moyen Âge, mais sa construction telle que présentée aujourd'hui date du début de 17e siècle : un classicisme campagnard avec ses corps de fermes, dépendances en symétrie, ses chapelles. Puis, au 19e siècle, un ministre de la Marine a eu l'impulsion d'un agrandissement harmonieux de la façade côté nord afin de créer une salle de bal et de nouvelles chambres au-dessus pour de grandes réceptions. À l'intérieur, un escalier à la rampe ouvragée du 17e siècle mène aux chambres du premier étage.

Comme le nom de la commune de Saint-Sylvain-d'Anjou l'indique, c'était au tout début une terre forestière de chevalerie avec seigneurie et blason, une terre de chasse avec un château défensif lié aux ducs d'Anjou, puis les 17e et 18e siècles ont vu défiler des conseillers, secrétaires et avocats du roi, des chanoines, des échevins, des procureurs, des écuyers, des généraux de l'armée royale. La duchesse de Sully y serait également passée. Au 19e siècle, émerge la figure de l'amiral Hamelin ministre de la Marine sous Napoléon III. Des archives très intéressantes sont consultables sur place. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures des communs (à savoir le cellier, le colombier, l'orangerie, et la chapelle Sainte-Anne) et de la ferme ; chapelle Saint-Nicolas dans le parc en totalité ; grilles de la cour d'honneur et du jardin potager : inscription par arrêté du 24 décembre 1981 

 château d'Echarbot 49323 Saint-Sylvain-d'Anjou

Téléphone : 06 76 76 49 70 
 
 

Château de Durtal

Fondé par le comte d’Anjou Geoffroy Martel au XIe siècle, le château de Durtal est reconstruit à partir du XVe siècle, et le chantier se poursuit au cours des XVIe et XVIIe siècles. La demeure actuelle fait coexister deux tours de l’ancien château, contemporaines de Langeais et d’une esthétique encore très médiévale (mâchicoulis, lucarne gothique, toits à poivrières, appareil alterné de schiste et de calcaire) avec un corps de bâtiment représentatif des différentes tendances de la Renaissance : élévation, encore verticale, de la galerie Sud de la cour et ordonnances orthogonales des façades extérieures. Les peintures murales du XVIe siècle sont attribuées à Henry de Scomberg. Ce monument redevenu privé, après avoir hébergé une maison de retraite, a connu plusieurs phases de constructions. Les dernières en date sont très récentes, même s'il s'agit de travaux de rénovation. Aujourd'hui, les derniers acquéreurs ont pour volonté de rendre au château ses lettres de noblesse. 

 Éléments protégés MH : le château : classement par arrêté du 22 mai 1900. La porte de Veron de l'enceinte du château : classement par arrêté du 26 juin 1950. 

 château de Durtal 49430 Durtal 

 Téléphone : 02 41 69 92 60

 

Château de Danne

 
Ancienne seigneurie relevant de Chambellay et de la Chouanière. Le domaine appartenait au début du XVIe siècle à la famille d'Orvaux qui fonde une chapelle dédiée à Notre-Dame et Saint Claude en 1501. Un ancien manoir aurait été élevé sur une motte près de l'actuel colombier. Au XVIIe siècle, il fut rasé pour laisser place à un vaste logis comportant trois corps de bâtiments, une chapelle (détruite en 1870) et un jardin double. Il ne reste aujourd'hui que la fuie située au sud-est du château actuel. Ce dernier fut bâti par l'architecte Leblond en 1826, il est probable qu'une partie des communs aient été élevée durant le deuxième quart du XIXe siècle (vers 1840). Les parties agricoles dateraient du 3e quart du XIXe siècle (vers 1860). Le jardin paysager aurait été réalisé au cours des années 1830-1840 par J. Chevalier.

 Depuis la route départementale une avenue conduit vers le château. L'édifice est élevé sur un sous-sol abritant les communs. Depuis ce soubassement, construit en pierre de taille de granit, on accède au rez-de-chaussée surélevé par un escalier en U à l'est, et un escalier droit à l'ouest. Le corps de logis est couvert par une toiture en croupe. Au sud-est, la fuie conservée est construite en moellons de schiste et couverte par un toit conique. Vers l'est le jardin paysager est constitué d'une pelouse avec bosquets et massifs d'arbres. A l'est et à l'ouest les escaliers sont encadrés de massifs, bordés de banquettes de buis. Vers l'ouest, une pelouse se prolonge en une large prairie ornementale agrémentée de part et d'autres de bosquets ou de groupes d'arbres. Au sud, certains communs et les parties agricoles présentent un plan régulier un U : on trouve au nord un corps de bâtiment en tuffeau de taille, couvert en croupe, comprenant écuries et remises, logements et orangerie ; au sud une étable à vaches avec fenil en surcroît ; à l'ouest une boulangerie flanquée de porcheries et un poulailler ; ces derniers bâtiments sont construits en moellons de schiste, les murs recouverts d'enduit ; la pierre de tuffeau est employée en chaînage harpé pour le traitement des angles et l'entourage des baies ; les couvertures utilisées sont des toitures à longs pans débordants. On notera dans la boulangerie l'utilisation de fines pièces de métal dans la poutraison. Vers l'est, la cour s'ouvre sur un grand jardin potager clos, flanqué aux angles nord-ouest et sud-est de tourelles servant d'abris à d'outils ; au nord et au sud les murs adoptent une forme originale à redents. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs et celles des deux tourelles d'angle du potager; la fuie en totalité ; les pièces suivantes du rez-de-chaussée avec leur décor : le grand salon et la salle à manger avec leurs boiseries, l'ancienne salle de billard et les deux chambres avec leur décor de gypserie au premier étage, la cheminée de la bibliothèque au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 11 juin 1980. 

 château de Danne 49500 Saint Martin du Bois

   

Château des Coutures

L'ancien château des Coutures a été détruit en 1837 et à son emplacement a été élevé un logis d'inspiration italienne, achevé en 1841. La construction en est attribuée, par la famille propriétaire, à Charles Joly-Leterme, architecte saumurois. L'aménagement du parc date de la même époque. Les communs, également italianisants, furent construits en 1843 puis augmentés des divers logements et remises en 1885 et 1890. Une serre fut construite en 1901 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments composant le château, le jardin potager et la basse-cour avec les allées qui ouvrent les perspectives sur le château, ainsi que les grilles de clôture : inscription par arrêté du 15 novembre 1996. 

 château des Coutures 49680 Vivy 

Château de la Cour de Cellières

L’histoire du domaine est plus ancienne que celle du château actuel. - Vers le XIe siècle : l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers fonde une église à Cellières. Un prieuré dédié à Saint-Martin se développe ensuite et dépend de cette abbaye. - Vers 1080 : selon les sources historiques locales, le seigneur du lieu aurait fait don de biens à l’abbaye Saint-Nicolas. - Au Moyen Âge : Cellières devient une seigneurie locale. Une famille portant le nom du lieu est attestée jusqu’à la fin du XIIe siècle au moins. - Au XVe siècle : le seigneur de Cellières rend hommage à Jean Bourré pour cette terre, dans le contexte des liens féodaux avec la seigneurie de Cheffes. Le prieuré constitue alors un élément essentiel de la vie religieuse et sociale du village. Le château s’inscrit dans cet environnement, à proximité du centre religieux. Le XVIIIe siècle constitue la principale période de construction du château dans sa forme patrimoniale actuelle. L’ancien ensemble est remanié et reconstruit, dans un style correspondant aux demeures de campagne de l’époque. Le château s’inscrit dans un ensemble comprenant également une maison de domestiques. Ces bâtiments formaient la « Cour de Cellières », un domaine résidentiel organisé autour de sa cour et de ses dépendances. La Révolution marque une rupture importante dans l’histoire de Cellières. À la fin de l’Ancien Régime, Cellières constitue encore une paroisse distincte. En 1791, le village est rattaché à la commune de Juvardeil. L’église Notre-Dame disparaît dans le contexte révolutionnaire, tandis que le prieuré et le château témoignent de l’organisation ancienne du territoire. La propriété des Duverdier de Genouillac prend également fin à cette époque. D’après les notices historiques locales, la terre est vendue comme bien national le 27 prairial an IV, soit le 15 juin 1796 dans le calendrier grégorien. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures ; escalier avec sa rampe en fer forgé et escalier avec sa rampe en bois ; cheminées des petit et grand salons, de la salle à manger, de la chambre du rez-de-chaussée et de trois chambres au premier étage ; trois portes avec leurs ferrures au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 21 décembre 1977 ; Maison de domestiques : inscription par arrêté du 3 juillet 1987 

 château la Cour de Cellières 49170 Juvardeil

   

Château Colbert

Pendant et après les guerres de Religion, la petite ville de Maulévrier connaît le déclin et c'est en 1669 que Edouard François Colbert, soldat des armées du roi Louis XIV, futur lieutenant général et frère du ministre Jean Baptiste Colbert, acquiert le comté de Maulévrier. Entre 1679 et 1683 Edouard François Colbert fait bâtie le château actuel avec comme architecte principal Jules Hardouin Mansart grand architecte du palais de Versailles. Durant les guerres de Vendée, Maulévrier sera un des foyers insurrectionnels et sera incendié à maintes reprises avec le château. Le garde principal du château et du comté de Maulévrier "Jean-Nicolas Stofflet" participera aux combats et deviendra généralissime des armées catholiques et royales. Il sera fusillé à Angers le 25 février 1796. A partir de 1817 Edouard-Victurnien Colbert, réhabilite l'édifice. En 1895, un Maulévrais, Eugène Bergère, devient propriétaire. En 1896, l'architecte parisien, Alexandre Marcel rénove le château. Il épouse en 1899 Madeleine Bergère, fille des châtelains. A partir de 1902 il crée le parc oriental de Maulévrier. Il deviendra en 1913 architecte en chef du gouvernement. C'est en septembre 2001 que les nouveaux propriétaires Jean-Louis et Dominique Popihn acquièrent le château et décident d'en faire un haut lieu de la gastronomie régionale. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs ; la terrasse avec son escalier monumental ; les pièces suivantes du rez-de-chaussée : le grand escalier d'honneur de l'aile ouest, les pièces de réception du corps principal (la grande salle à manger, la salle de billard, le grand salon, le petit salon), le vestibule de l'aile est ; les chambres du premier étage avec leurs décors, dans le corps principalet les deux chambres de l'aile ouest : inscription par arrêté du 6 juillet 1995. 

 château Colbert 49360 Maulévrier 

 Téléphone : 02 41 55 51 33 

Château de la Girottière

Ce château, dont l’histoire détaillée n’est pas précisée dans les sources disponibles, est reconnu pour son inscription au titre des monuments historiques en 1926. Son architecture et son emplacement en font un élément notable du patrimoine local, bien que les informations sur son origine exacte ou ses transformations restent limitées. Dans la région des Pays de la Loire, les châteaux comme celui de la Girottière étaient souvent liés à l’organisation féodale ou seigneuriale, jouant un rôle dans la gestion des terres et des populations locales. À Longué-Jumelles, comme dans d’autres communes angevines, ces édifices pouvaient servir de résidences pour les familles nobles ou bourgeoises, tout en participant à l’économie agricole et artisanale de la région. 

 Éléments protégés MH : Château de la Girottière (ancien) : inscription par arrêté du 16 juin 1926

 Château de la Girottière 49180 Longué-Jumelles

   

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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