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Château du Bois-Guignot

Aux XIVe et XVe siècle, le site du manoir est protégé de douves en eau. Au milieu du XVIIIe siècle, reconstruction et remodelage de l'environnement. De cette période date la façade symétrique aux bandeaux horizontaux, mise en valeur par une cour d'honneur s'ouvrant à l'extérieur du domaine par une patte d'oie. En 1836, des aménagements donnent l'état actuel du bâti. A la façade arrière ont été ajoutés des ailes et des pavillons qui cachent la structure du XVIIIe siècle. La chapelle néo-gothique a été ajoutée après 1832. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château; les décors intérieurs du rez-de-chaussée et du premier étage du corps de logis principal ; les décors intérieurs du premier étage de l'aile est ; les communs, la chapelle XIXe siècle et la fuie ; la cour d'honneur avec ses murs, pavillons et grilles de clôture, les douves et la pièces d'eau, le jardin clos de murs avec exèdre, les trois allées de la patte d'oie, la grande allée menant au bourg : inscription par arrêté du 8 mars 2006. 

 château du Bois-Guignot 49370 Bécon-les-Granits

 

Château du Bois Gélin

Dès le XIVe siècle, la famille d'Armaillé possédait les terres de Bois-Gélin ; il existait peut-être déjà un château fort dont il ne subsiste aucune trace. Cette terre fut vendue vers 1570 à Jacques de la Forest, avocat au présidial d'Angers et Conseiller au Parlement de Bretagne en 1576. Il se fit alors appeler La Forest Armaillé. Il semble que les travaux de reconstruction du Château aient débuté vers 1570 sur l'ordre de Jacques Forest, mort en 1618. La façade nord a été repercée et réaménagée à la fin du XVIIe siècle. La lucarne centrale porte la date 1689.

 L'ensemble des bâtiments vient d'être restauré, s'élevant le long de la Verzée qui alimentait les douves, l'édifice se compose d'un corps de logis central de plan rectangulaire flanqué à l'ouest et à l'est de corps latéraux couverts en pavillons. Ceux-ci sont cantonnés sur la façade antérieure par deux tours circulaires et sur la façade postérieure par deux échauguettes, toutes coiffées de toitures coniques. Les élévations sont couronnées par une corniche de dalles de schiste supportées par des modillons en quart-de-rond en tufeau. La façade sud présente des baies à croisées de pierre en grès bleu du XVIe siècle, et plusieurs baies à accolades. Les tours sont percées de meurtrières, celles au nord portent des archères canonnières. La façade antérieure de la fin XVIIe siècle est ordonnancée et présente une élévation régulière de baies et de lucarnes couronnées par des frontons cintrés alternant avec des lucarnes à fronton triangulaire. La porte d'entrée centrale est couronnée par un fronton cintré. L'escalier principal est un escalier rampe-sur-rampe à mur-noyau avec marches en grès bleu. Les cloisons intérieures sont en pans-de-bois hourdés en torchis. La charpente est à caractère médiéval à chevrons-portant-fermes. Les communs se composent, au nord, de deux ailes de part et d'autre de la cour d'honneur et sur le côté sud de deux autres corps de logis. Un pigeonnier circulaire flanque l'aile est ; il comporte lui aussi des éléments défensifs. Sur la face sud du château les lucarnes à baies géminées sont couronnées par un fronton cintré interrompu par un pinacle ; leurs piédroits extérieurs sont ornés d'une console renversée.

 Éléments protégés MH : le château (corps de logis) ; le pigeonnier ; les ailes de communs sur la cour d'entrée ; les façades et les toitures des autres bâtiments de communs : inscription par arrêté du 2 septembre 1991. 

 château du Bois Gélin 49420 Armaillé

 

Château du Bois

Le château du Bois, situé à Soulaire-et-Bourg en Anjou, est un édifice de style classique bâti aux XVIIe et XVIIIe siècles sur les fondations d’une maison forte médiévale attestée dès 1437. Le domaine, initialement propriété de la famille de Portebize, est cité dans des archives royales lors de sa restitution à Jehan de Portebize par Charles VII après la Guerre de Cent Ans. La noblesse de cette lignée, confirmée au XVIIe siècle, marque l’histoire du lieu, notamment avec des figures comme Ambroise de Portebize, mort en 1590 lors des guerres de Religion. Le logis actuel, en tuffeau et ardoise, se caractérise par un corps central flanqué de pavillons, un fronton sculpté et un escalier monumental classé. Au XVIIIe siècle, le château passe par alliances aux familles de Lespinay, de Sorhoët, puis à des négociants angevins comme Jean Jouin. En 1871, il est légué à la commune pour une école de filles, avant de revenir aux Loizeau de Grandmaison après 1905. Acquis en 1957 par le baron de Loture.

 Éléments protégés MH : Façades et toitures, l'escalier intérieur, la cheminée de la cuisine : inscription par arrêté du 13 décembre 1972 

 Château du Bois 49460 Soulaire-et-Bourg

   

château Bocé

Niché dans les douces campagnes du Haut-Anjou, à quelques encablures de la cité de Durtal dont il partage l'histoire, le château Bosset — également nommé château Bocé — est l'un de ces édifices qui parlent à la fois du Moyen Âge finissant et du Grand Siècle. Sa silhouette, composite et attachante, résulte de deux grandes phases de construction distantes de deux siècles, ce qui lui confère une personnalité architecturale singulière que les amateurs de patrimoine trouveront immédiatement reconnaissable.111 

 Ce qui rend ce domaine particulièrement précieux, c'est la persistance de sa chapelle du dernier quart du XVe siècle, fragment gothique d'une intégrité remarquable au sein d'un ensemble largement reconfiguré au XVIIe siècle. Cet édifice religieux privé témoigne de la piété seigneuriale de la fin du Moyen Âge et de l'attachement des familles nobles à disposer d'un lieu de culte intime, loin des paroisses communes.111 

 La demeure du XVIIe siècle, élevée ou profondément remaniée selon les usages de l'époque, traduit la mutation des modes de vie aristocratiques : au château-fort défensif se substitue progressivement la maison de plaisance ouverte sur ses jardins et ses terres. L'architecture plus aérée, les ouvertures plus généreuses, les proportions élégantes marquent cette transition vers un idéal de confort et de représentation propre à la noblesse de province sous l'Ancien Régime. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures du logis du 15e siècle ; porche-pigeonnier ; mur de clôture : inscription par arrêté du 1er juillet 1987 ; Ancienne chapelle : classement par arrêté du 26 janvier 1989

 château Bocé 49430 Durtal

 

château de la Berthière

 

La Bertière était, avant la Révolution, le siège d'une seigneurie dont les terres se partageaient entre les paroisses du Plessis, Pellouailles et Villevêque. Le château dont il ne reste plus qu'une aile, remonte au XIIIe siècle. Les constructions qui subsistent sont plus récentes, vraisemblablement XVIe-XVIIe siècles. C'était une maison forte entourée de douves, aujourd'hui en partie comblées. Cette énorme bâtisse comportait une quarantaine de fenêtres, et on y accédait par deux ponts : à l'est un pont de pierres qui existe toujours, à l'ouest un pont-levis. Sur le plan paroissial, les seigneurs de la Bertière étaient rattachés au Plessis. Mais ils possédaient leur propre chapelle, à l'extérieur des douves, (repère 329 du plan cadastral), située dans la paroisse de Villevêque.

 Furent seigneurs de la Bertière, la famille Tillon, du XlVe au XVIe siècle, puis ensuite, jusqu'à la Révolution, la famille Trouillet. C'était des gens d'origine roturière, anoblis comme ce fut souvent le cas à l'époque, par l'exercice de charges parlementaires, judiciaires ou municipales (noblesse de cloche). Les Trouillet étaient "Conseillers du Roy en son Parlement de Bretagne".La charge exercée par le chef de famille était transmise à sa mort au fils aîné. Les cadets se débrouillaient en servant dans l'armée. Ce fut le cas du dernier seigneur de la Bertière, qui après une carrière militaire dans la marine royale, succéda à son frère aîné, sans toutefois hériter de sa charge de conseiller. Il traversa apparemment sans encombre la période révolutionnaire, et mourut en 1822. Il n'avait pas d'héritier direct. La Bertière fut alors vendue à M. Joubert-Bonnaire, industriel et maire d'Angers. En 1843, celui-ci rétrocéda le château aux ascendants des propriétaires actuels, M. et Mme André Trouillard. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures, ainsi que la cheminée de la grande salle du premier étage du logis : inscription par arrêté du 15 janvier 1980 

 château de la Berthière 49124 Le Plessis-Grammoire

   

Château de Beaulieu

Édifice primitif du XVIIe siècle; reconstruit par Jean drapeau pour lui même entre 1729 et 1754; pavillon ouest et dépendance du quatrième quart XIXe siècle. Ce bâtiment est réputé pour sa très belle architecture, et repose dans un parc calme et arboré. La demeure, de plan régulier, se compose d'un étage carré et étage de comble, le gros-oeuvre en calcaire et pierre de taille, élévation ordonnancée surmontée d'un toit à longs pans brisés, croupe et appentis, couverts d'ardoise. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 10 février 1987.

 château de Beaulieu 49400 Saumur 

 Téléphone : 02 41 50 83 52 

 

Château de Beaufort en Vallée

Château fort construit à partir du XIe siècle sur une butte à la place ancien oppidum gallo-romain. En 1347, Guillaume Roger, seigneur limousin et frère du pape Clément VI devient le premier comte de Beaufort et obtient le château qui n’est que ruines. Il se met en devoir de le reconstruire, ces travaux durent dix ans, jusqu’en 1356. Pendant la guerre de Cent Ans, les anglais s'établissent dans les principaux châteaux de la région, Beaufort, Sablé, le Louroux, etc... Il fallut attendre Du Guesclin et le seigneur de Maillé pour reprendre ses positions. Au milieu du XVe siècle, le roi René d’Anjou acquiert le château et le fait réaménager. Jeanne de Laval, femme de René d’Anjou, complète le château d’une nouvelle tour, la tour octogonale en 1459. On trouve encore des traces des anciens remparts qui ont été détruits au XIXe siècle et seul subsistent deux tours et un pan de murailles. 

 Éléments protégés MH : le château de Beaufort-en-Vallée (ruines) : inscription par arrêté du 27 janvier 1951. 

 château de Beaufort en Vallée 49250 Beaufort en Vallée

   

Château de Beauchesne

Le château de Beauchesne, aussi appelé château de Beauchêne, est un édifice du XVIIIe siècle implanté dans la commune de Champtocé-sur-Loire. Ce monument, typique de l’architecture résidentielle de son époque, s’inscrit dans le paysage ligérien marqué par la présence de nombreux châteaux et demeures seigneuriales. La localisation du château, dans le département de Maine-et-Loire, en fait un élément du patrimoine angevin, région où les constructions aristocratiques du XVIIIe siècle reflètent souvent l’influence des Lumières et des transformations sociales de l’époque. Le château, dont l’adresse exacte est référencée dans la base Mérimée sous le code Insee 49068, illustre l’importance des résidences nobles dans l’organisation territoriale et économique de l’Anjou. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures : inscription par arrêté du 21 novembre 1977 

 Château de Beauchesne 49123 Champtocé-sur-Loire

 

Château de Baugé

Dans l’enceinte fortifiée d’un château à motte primitif, un logis résidentiel est reconstruit en plusieurs phases entre 1430 et 1455 par Yolande d’Aragon, puis par son fils René d’Anjou, dit "le Roi René". Utilisé par les gouverneurs de la ville entre le XVIe et le XVIIIe siècle, il est ensuite profondément remanié à l’intérieur pour un usage administratif. La façade affiche nettement les caractères d’un logis de plaisance du XVe siècle : disposition d’ensemble assez irrégulière, lucarnes passantes avec gâbles à crochets au niveau du toit, tour octogonale en saillie sur la façade, baies à meneaux encadrées de tuffeau, disparition de tout élément militaire dans l’architecture. 

 Éléments protégés MH : les façades, la tourelle d'escalier, l'ensemble des couvertures, les parties intérieures, au premier étage, l'oratoire, les pièces situées à l'extrémité Est et la bibliothèque, au deuxième étage, l'ensemble des pièces sous combles, à l'exception de celle située à l'Ouest : classement par arrêté du 13 avril 1961. 

 château de Baugé 49150 Baugé-en-Anjou 

 Téléphone : 02 41 84 00 74 

 

Château du Bas-Plessis

Le Bas-Plessis est à l'origine un ancien fief et seigneurie relevant de Montrevault. Au XVe siècle, il appartient à la famille Chenu, qui l'obtient par le mariage entre le chevalier Pierre Chenu et Jeanne Bérard, dame du Bas-Plessis, fille de Jean Bérard et Gervaise de Marigny. Pierre Chenu, chevalier de l'Ordre du roi, obtient le 23 décembre 1602 le droit d'ériger la terre en châtellenie, avec droit de prévôté, de sceau, de mesure, de four-à-ban et de moulin. Ce droit lui est donné par son suzerain, Charles Turpin, comte de Montrevault. Le 2 novembre 1666, François de Villoutreys et sa femme, Renée Chenu, en prennent possession. Pendant la guerre de Vendée, le château accueille Lescure, blessé, qui vient y trouver refuge. En 1794, le château féodal est incendié lors d'un combat ; n'en subsistent alors que deux tours, en bordure de l'étang actuel. Le château est reconstruit dans un style néo-classique, en 1845, puis agrandi d'une aile en 1875 pour y accueillir la bibliothèque du marquis de Villoutreys. 

 Éléments protégés MH : Deux tours médiévales et courtine qui les relie ; caves voûtées et emprise de l'ancien château : inscription par arrêté du 29 janvier 1992 ; Les éléments bâtis structurant le parc, tels qu'énumérés et figurés sur le plan annexé à l'arrêté : les fabriques et édicules (dont l'arcade de Cathelineau), les porteries de Botz et de Chaudron, la grille de porterie de Chaudron et le mur d'enceinte, situés d'une part sur la commune de Montrevault-sur-Èvre, et figurant au cadastre de la commune, sur les parcelles ci-dessous : et d'autre part sur la commune de Mauges-sur-Loire, et figurant sur le cadastre de la commune sur les parcelles ci-dessous : inscription par arrêté du 24 octobre 2024.

 Château du Bas-Plessis 49110 Montrevault-sur-Èvre

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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