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Château de Mothes

La tour, édifiée à mi pente d'un vallon sur la route d'Agen, est actuellement englobée dans les bâtiments d'une ferme attenante à une maison de maître datant du début du XIXe siècle. Elle est dominée par la tour de l'escalier qui fut transformée par la suite en pigeonnier. Elle fait partie du réseau de forteresses édifiées aux XIIIe et XIVe dans cette région de Gascogne, rattachée en partie au royaume des Plantagenêts. La couverture et les planchers n'existent plus. 

 Éléments protégés MH : les murs, la toiture et l'escalier : inscription par arrêté du 7 décembre 1987. 

château de Mothes 32100 Condom
   

Château de Monbrun

Ce château du XIXe siècle, bâti selon un plan quadrangulaire, et flanqué de quatre tours octogonales, présente une élévation à deux étages et combles sur un soubassement à demi enterré. Le parc actuel a été dessiné par Edouard André, à partir de 1896. Les abords immédiats du château sont traités à la française. Le parc paysager se déploie au nord en utilisant la topographie. Les vues lointaines, plus fermées aujourd’hui qu’à l’origine, permettaient, au nord de la propriété, la découverte de l’ancien moulin. Moulin à vent de type tour, à une entrée, supposé dater de 1820. Il abrite les mécanismes en place, notamment le hérisson, portant l'inscription "fait par Garros l'année 1829". L'escalier suspendu, sans rampe d'appui, demi-circulaire et en madriers de chêne, mène à l'étage où sont les meules. Le moulin en brique et enduit avec une couverture provisoire, est équipé de sa guivre directionnelle, il dépend du château de Monbrun et est classé MH par arrêté du 11 mai 1981. 

 Éléments protégés MH : le château, son parc, sa chapelle funéraire, ses communs (à l'exception du garage construit à l'extrémité nord-ouest de ce bâtiment) et l'église paroissiale Saint-Sabin avec son terrain d'assiette, en totalité : inscription par arrêté du 31 décembre 2014. 

 château de Monbrun 32600 Monbrun

 

Château de Mérens

Le noyau du château correspond à un château gascon de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. La tour carrée sud-ouest appartient à la construction d'origine. Au début du XVIIe siècle, le château de Mérens est doté d'un nouveau système de défense (éléments du chemin de ronde). A la même époque, les percements et la distribution intérieure sont modifiés. Le chai comporte des éléments de l'enceinte médiévale. Des travaux sont menés entre 1604 et 1613, touchant à l'ouverture des fenêtres à meneau et le bâtiment qui double la façade est. Transformé en exploitation agricole. 

 Éléments protégés MH : le château de Mérens en totalité : inscription par arrêté du 21 mai 2003.

 château de Mérens 32360 Mérens

 

Château de Mazères

Une église est mentionnée à Barran dès la fin du XIe siècle. Un premier habitat s'est groupé auprès d'elle probablement au cours du XIIe siècle de manière plus ou moins radioconcentrique. En 1279, la bastide de Barran est fondée à côté de ce premier noyau d'habitat par paréage entre le comte d'Armagnac et l'archevêque d'Auch. Cette même année, des coutumes sont octroyées aux habitants. Il y est question de la "bastitae de Stella de Barrano". Il ne semble pas prévu de fortifier la bastide dès cette période. Un dénombrement des places de la bastide a été effectué en 1303. La bastide est alors protégée par un fossé et cinq portes permettent d'accéder à l'intérieur (porte d'Auch au nord, de Condom au nord-ouest, de Lias à l'ouest, de Lespiet à l'est et de l'Isle au sud). Il n'est alors question ni de mur d'enceinte, ni de halle, ni de couverts. Un registre de reconnaissances daté des années 1474-1480 permet d'avoir un nouvel éclairage sur la bastide à cette période, au lendemain des crises de la fin du Moyen Age. La bastide est alors amputée d'environ un tiers de sa surface, au sud. Les quartiers abandonnés correspondent aux abords de la porte de l'Isle et au quartier comtal. La densité dans la bastide est moindre malgré une réduction de sa surface. On ne compte plus qu'environ 300 unités fiscales. Celles-ci sont réparties pour moitié de part et d'autre de la rue principale. Les autres sont concentrées autour de l'église et de la place du marché. Celle-ci est alors munie d'une halle en son centre et de couverts tout autour, appelés "garlande". La fortification est constituée d'un mur d'enceinte doublé d'un fossé et percé de deux portes, la "porta debat" au nord et la "porta dessus" au sud. La rétractation de la bastide de Barran est sans doute intervenue dès le XIVe siècle comme en témoignent les vestiges visibles de la fortification qui enserre la partie réduite de la bastide. La plupart des vestiges médiévaux repérés dans la bastide date du XIVe siècle : église, fortification, et certaines maisons.

Selon la légende, le château aurait été à l'origine une forteresse érigée contre les Anglais. Au XVe siècle, il fut donné à Jean de la Trémoille, archevêque d'Auch. Il fut probablement transformé, surtout au XVIIe siècle, par tous les archevêques d'Auch qui en avaient fait leur résidence d'été. Au XVIIIe siècle, Monseigneur de Martillet y fit des aménagements luxueux. A la Révolution il fut vendu comme bien national. Quelques transformations intérieures furent réalisées au XIXe siècle. L'édifice comprend, dans un quadrilatère entouré de fossés, le château et deux bâtiments de communs. Le château s'articule autour d'une cour avec, au rez-de-chaussée, sur deux côtés, des arcades et des fenêtres rectangulaires aux étages. Un donjon domine à l'angle sud-ouest. A l'intérieur, le décor de la chapelle a été repris. Les gypseries de la chambre de l'archevêque et du salon sont conservées. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des communs : inscription par arrêté du 1er septembre 1981. Les façades et les toitures du château avec sa galerie à arcades, y compris les deux pavillons ; les douves avec leurs ponts ; le portail d'entrée avec sa grille ; la chapelle avec ses peintures au rez-de-chaussée ; l'escaliers Est et Ouest ; la galerie, la chambre de l'archevêque et le salon au premier étage avec leur décor de gypserie : classement par arrêté du 21 septembre 1981. Le château, sauf parties déjà classées, y compris le vivier et le nymphée dans le parc : classement par arrêté du 9 mai 1989. 

 château de Mazères 32350 Barran

 

Château de Mas d'Auvignon

Le territoire de l'actuelle commune du Mas d'Auvignon dépendait au Moyen Age de la seigneurie de Fimarcon. L'église date en partie du XIIe siècle. Le village est plus tardif. Il s'agit d'un castelnau installé par les seigneurs de Fimarcon probablement au XIIIe siècle. Hormis le château relativement bien conservé, quelques vestiges du XIIIe ou du XIVe siècle sont repérables dans le village. Il s'agit essentiellement de la fortification dont les vestiges de deux portes sont visibles à l'est et au nord-ouest, mais aussi d'un vaste bâtiment au coeur du village. Le château de Mas d'Auvignon est mentionné dans un texte de 1337. Il appartenait à Bernard Trencaléon, très lié au roi Edouard Ier, ce qui expliquerait les analogies architecturales avec des constructions anglaises de l'époque. Le bâtiment présente un quadrilatère irrégulier délimitant une cour centrale dont le niveau est élevé par rapport aux fossés. Les courtines subsistent jusqu'au niveau du chemin de ronde, le mur d'enceinte est cantonné aux angles de quatre tours hexagonales et d'une quadrangulaire jouant le rôle de donjon. L'accès se fait à l'ouest par un portail flanqué d'une échauguette carrée. Le deuxième accès de faisait par un passage ménagé à l'est, à la base de la tour carrée, protégé à l'extérieur par une bretèche. A l'ouest et à l'est reste encore le chemin de ronde, masqué en partie par une volière édifiée en 1902. La partie sud-ouest, habitée, conserve des papiers peints de style Troubadour. Cet édifice est un condensé architectural de tout ce qui se faisait au Pays de Galles à cette époque. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité : inscription par arrêté du 29 novembre 1993. 

 château de Mas d'Auvignon 32700 Mas-d'Auvignon

 

Château de Marsan

Le castrum de Marsano fut rasé par le comte d'Armagnac à l'occasion d'un conflit avec l'archevêque d'Auch. Le chapitre de Sainte Marie d'Auch contribua à sa reconstruction. Les éléments primitifs ont probablement été repris dans les fondations du château actuel. Les transformations essentielles datent de 1750, jusqu'en 1770, la route royale Toulouse-Auch traversait l'actuelle cour d'honneur entre l'église et le château. A partir de 1833, la tour carrée du sud-ouest est terminée et la couverture est réalisée. Le château présente deux ailes perpendiculaires délimitant une cour d'honneur bordée au nord par les communs dessinant un U fermé par une grille et l'ancienne chapelle devenue l'église paroissiale. La façade sud est cantonnée de deux tours carrées. Le rez-de-chaussée présente les pièces d'apparat. A l'étage, se trouvent les chambres avec des tapisseries et un décor de gypserie. 

 Éléments protégés MH : le château de Marsan en totalité : classement par arrêté du 23 août 1991.

 château de Marsan 32270 Marsan

 

Château de Marin

Dans la deuxième moitié du XVIe siècle on voit se développer, dans la banlieue d'Auch, des châteaux dont l'architecture révèle qu'il s'agit de maisons fortes où prédomine le souci du confort. Ce château de Marin, de plan rectangulaire, est cantonné d'une tourelle d'escalier à vis dont le dernier étage forme pigeonnier. La façade ouest a été remaniée à l'époque moderne. La façade sud est divisée en deux ailes inégales par la tour hexagonale. Elle présente des arcs en accolade et une fenêtre à meneau cruciforme. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 11 avril 1973.

 château de Marin 32000 Auch

 

Château de Marignan

Le château construit au XVIIe siècle est remanié dans la première moitié du XVIIIe siècle. Pigeonnier hexagonal sur arcades en plein cintre, dont l'accès se fait par un escalier à vis en pierre, ménagé dans un noyau central circulaire sur lequel reposent les poutres du plancher. Il est dépourvu de boulins et est ceinturé à deux reprises par deux corniches évidées à l'intérieur, ayant pour but d'empêcher les bêtes nuisibles d'y pénétrer. La toiture est surmontée d'un lanternon pyramidal à base carrée. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des trois bâtiments délimitant la cour d'honneur, avec la chapelle (en totalité), la clôture et le portail : inscription par arrêté du 13 avril 1988. Le pigeonnier : classement par arrêté du 31 octobre 1991. 

 château de Marignan 32300 Bars

   

Château de Mansencôme

Ce château, dit de type "gascon", fait partie du système défensif établi de part et d'autre de la frontière anglo-française à la fin du XIIIe siècle. De plan rectangulaire, il se termine aux extrémités Est et Ouest par deux tours carrées, diagonalement opposées l'une à l'autre, et plus élevées que le corps de logis. Meurtrières et archères ont été remplacées par de vastes croisées. Seul le troisième étage était ajouré au sud par des fenêtres géminées, aux arcatures trilobées soutenues par une colonne médiane. Les autres ouvertures ont été détruites ou aveuglées. A l'intérieur, les divisions ont été modifiées au XIXe siècle. Les couronnements anciens ont été détruits. 

 Éléments protégés MH : le château de Mansencôme en totalité : inscription par arrêté du 5 novembre 1927. 

château de Mansencôme 32310 Mansencôme

 

Château de Manlèche

Le village de Pergain-Taillac pourrait avoir été édifié vers le XIIIe siècle. Sur le plan cadastral dit napoléonien de 1824, il apparaît comme un village très dense et bordé de fossés en eau au moins du côté nord. Le faubourg occidental s'est développé au cours du XIXe siècle. D'importantes restructurations au cours du XXe siècle (vers 1971 et 1992) ont entraîné la destruction de l'îlot sud afin de permettre l'ouverture d'une vaste place rectangulaire au coeur du village. Le domaine de Manlèche est formé d'un ensemble polygonal de bâtiments bâtis au fil des siècles à partir d'un ancien site castral. Le bâtiment du XIIIe siècle est encore visible dans cette construction. La tour hexagonale à escalier en vis suspendu et la galerie à arcades sont une expression de la première Renaissance en Gascogne. L'organisation spatiale se fait autour d'une cour triangulaire. Destruction de l'aile nord et réfection des couronnements au XXe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité avec sa cour, ses fossés et le pont qui lui donne accès ainsi que le pigeonnier. En totalité les façades et les toitures du moulin, la chaussée, l'ancien bassin avec son escalier et son mur de clôture: inscription par arrêté du 18 mai 2006. 

 château de Manlèche 32700 Pergain-Taillac

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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