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Château de la Donneterie

Vers 1875, l'industriel Armand Moisant acquiert le domaine de la Donneterie (vieux manoir du XVIIe siècle, transformé en communs par l'architecte Guérin). Le château néo-Renaissance a été bâti par l'architecte Boileau dans un parc aménagé à l'anglaise. A l'intérieur, les pièces sont ornées d'un décor où domine le style Henri II, confiés à des artistes tourangeaux. Les murs sont couverts de décors au pochoir et ornés de tentures d'époque. En 1880, le parc, redessiné, comporte des fabriques, des tonnelles, une orangerie, une grotte, des pièces d'eau, des serres qui ont conservé leur système de chauffage et d'irrigation. L'ancien château de la fin du XVIe siècle, se compose d'une cour rectangulaire fermée de douves et cantonnée de tours. La tour sud a été aménagée en chapelle en 1610. La ferme industrielle a été édifiée dans les années 1875-1880, avec la volonté d'y appliquer des méthodes rationnelles capables d'améliorer les pratiques agricoles. La ferme est gérée comme une industrie, avec des ouvriers agricoles, des chefs de culture, un régisseur. Les ouvriers en ramenant les principes chez eux, la ferme devient une ferme-école. La construction présente une structure portante métallique, avec des murs de briques badigeonnées et des voûtes en béton. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du manoir du XVIIe siècle dit la vieille Donneterie, les douves, le portail d'entrée, les quatre tours d'enceinte dont la chapelle et le pigeonnier, la serre, l'écurie, le chenil, la remise à bois et le potager situé au nord ouest; le château du XIXe siècle de la Donneterie; le parc et ses fabriques : la salle de récréation (orangerie), le séchoir, la volière à perdreaux, la conciergerie en forme de tour, les deux pièces d'eau dont l'une avec son embarcadère et son île artificielle, la grotte artificielle, les allées, les canaux d'irrigation et le petit pont : inscription par arrêté du 29 juin 1992. L'ensemble des bâtiments de la ferme industrielle : classement par arrêté du 6 novembre 1995 

 château de la Donneterie 37360 Neuillé-Pont-Pierre

   

Château de Dolbeau

Cet ancien fief, sans justice, relevait de la baronnie de Semblançay. Le premier seigneur connu est Jean Bonguere en 1371, Puis en 1475 Collas de Montguyon, en 1577 Jean de Montguyon et de 1533 à 1535 Jacques de Pully, époux de Jehanne de Montguyon, fille de Jean. Le château appartenait à Jacques de Prilly en 1628, à Michel Nobilleau en 1639, à Louis de la Forge, avocat à Tours, en 1764, à Pierre-Claude Lenoir, bourgeois de Tours, qui le vendit à François-Pierre Martel, écuyer, seigneur de Magesse et de Saint-Antoine, au Canada, d'Esvres et d'Orsay, en Touraine, officier au régiment de Berry, Languedoc et Sarre, lieutenant des maréchaux de France, à Loudun. François-Pierre Martle mourut à Semblançay en 1780, sans laisser d'enfants de son mariage avec Marie-Françoise-Jacques Daen. Ses héritiers, le 30 décembre 1780, vendirent Dolbeau à Joseph-Antoine Artis de Thiezac, marié à Marie-Charlotte Martel de Gaillon, fille de Jean-Baptiste-Grégoire Martel de Contrecœur, seigneur de Magesse, conseiller au Parlement de Bordeaux et secrétaire du roi, et de Anne-Marie Gauvereau. En 1846, Alfred de Vigny fut reçu au château par sa cousine, Alexandrine du Plessis. Le château a été construit vers 1530, puis modifié aux XVIIe et XIXe siècle. Au XIXe siècle les douves furent comblées et au nord fut construit un pavillon. La chapelle, qui fut utilisée jusqu'au début du XIXe siècle, date du XVIe siècle. Dans le parc du château, deux tours carrées ont été conservées. Celle au sud était autrefois le pigeonnier renfermant environ 200 trous de boulins. 

 Éléments protégés MH : le pavillon de la chapelle en totalité; les façades et les toitures du corps de logis et des deux tours isolées; la terrasse : inscription par arrêté du 6 octobre 2014. 

 château de Dolbeau 37360 Semblançay

   

Château de Détilly

Villa Destilliacus au Xe siècle ; en 1135 pierre de pôle fonde une chapelle dédiée à Notre-Dame et à Saint-Marc ; puis la fille d'Hugues d'Estilly porte le domaine à la famille de Brizay qui le garde deux siècles ; au XVe siècle le domaine passe à la famille de Valory, une partie du corps de logis est du XVe siècle ; grands remaniements après le passage des huguenots en 1562 ; après le mariage de Louis de Valory avec Antoinette Catherine de Voyer de Paulmy d'Argenson en 1667, le château est transformé ; en 1807 il est acheté par Jean Nivelleau, en 1819 il passe à la baronne de Saint-Hilaire. Détilly était une châtellenie relevant du roi. Le château fut pris et incendié en 1562 par le comte de Montgomery. L'édifice a été reconstruit au début du XVIIe siècle. La chapelle, consacrée vers 1135, a été relevée au XVe siècle. Le pavillon carré qui accompagne le château au sud, fit probablement partie du bâtiment détruit en 1562, mais a été restauré lors de la reconstruction de la demeure. La porte monumentale est composée d'une grande arcade en plein cintre, accostée de pilastres à chapiteaux ioniques, soutenant l'entablement avec édicule accosté d'ailerons. Les communs sont contemporains du château. 

 Éléments protégés MH : la porte d'entrée du parc : inscription par arrêté du 14 septembre 1949. 

 château de Détilly 37420 Beaumont-en-Véron 

 Téléphone : 06 32 75 50 66

 

Château de la Crouzillière

Le fief relevait du Plessis-les-Tours au XVe siècle et, plus tard, du château de Tours. Le château a été en partie démoli en 1838. Du château détruit, subsiste deux tours au nord et au sud ouest, et une autre qui se dressait au nord-est. Au rez-de-chaussée de la tour nord était aménagé un petit oratoire dont il reste des vestiges de peinture. Le pigeonnier, grosse tour cylindrique, encore visible en 1949, a aujourd'hui disparu. Le parc a été loti en 1974. 

 Éléments protégés MH : les façades et la toiture du bâtiment d'habitation, les tours, les ruines de la porte et de la fuye : inscription par arrêté du 6 mars 1947 

 château de la Crouzillière 37270 Joué-lès-Tours

 

Château de Crouzilles

Le manoir de Crouzilles, aussi appelé la Grand'Maison, est un ancien logis seigneurial Datant du XVe siècle, voire du début du XVIe, il a subi d'importantes restaurations à l'époque moderne. Seule la tourelle d'escalier, restée intacte, a été inscrite comme monument historique en 1929. Ce manoir, autrefois cœur d'une seigneurie, illustre l'architecture civile médiévale de la région. Le fief de Crouzilles est attesté dès 1213, mais c'est à la fin du XVe siècle qu'il relève de la châtellenie de l'Île-Bouchard. Le logis actuel, construit dans la seconde moitié du XVe siècle, se compose d'un corps principal et d'une tourelle d'escalier polygonale, caractéristique de l'époque. Cette tourelle, hexagonale à la base et carrée à l'étage, abrite un escalier à vis et une pierre sculptée représentant une chauve-souris, symbole également présent dans l'église de L'Île-Bouchard. Au début du XXe siècle, le manoir, alors indivis, est vendu par lots, entraînant la construction de bâtiments annexes qui altèrent son unité architecturale. Malgré ces modifications, la tourelle, avec son portail gothique surmonté d'une accolade décorée, conserve son authenticité. Elle témoigne de l'importance historique de ce site, lié à la noblesse locale et à l'organisation féodale de la Touraine médiévale. 

 Éléments protégés MH : La tourelle d'escalier, restée dans son état d'origine inscription par arrêté du 20 mars 1929 

 château de Crouzilles 37220 Crouzilles

 

Château de Crissay sur Manse

La présence d'un édifice fortifié antérieur à la guerre de Cents Ans est probable bien qu'il soit impossible d'en donner les tracés exacts compte tenu des bouleversements du site. Au XIIe siècle, la famille Turpin, originaire du Vendômois, entre en possession du fief de Crissé qu'elle conservera jusqu'en 1632. C'est vraisemblablement à Guillaume Turpin qu'il faut attribuer la construction d'un premier édifice défensif sur le site du château au début du XIIIe siècle, à l'ouest du logis actuel, entre la tour à pans coupés et la tour d'escalier circulaire sud-ouest. Un linteau en bois dans le souterrain a été daté de 1308. Les plus anciens bâtiments conservés se situent dans la partie nord du site et datent de 1350. Il s'agit de deux corps de bâtiment perpendiculaires couverts en appentis. Dans l'aile ouest, au sud, le mur médiéval a été modifié à la fin du XVIe siècle avec la création de travées dont les baies sont restées inachevées et par l'ajout d'une tour d'escalier sur plan carré. D'autres modifications eurent lieu au XVIIIe siècle (baies). Ces bâtiments ont été déclassés en communs, appellation qu'ils ont conservée de nos jours. Le logis neuf, situé en contrebas du précédent, est inachevé et a connu plusieurs changements de parti.

Deux principales phases de construction ont été établies par l'analyse dendrochronologique : l'une démarre vers 1408-1411 avec la construction du logis proprement dit, épaulé d'un corps de bâtiment au sud-ouest parfois appelé à tord "donjon", et d'une tour carrée au sud-est, reliés ultérieurement par un bâtiment couvert en appentis, aujourd'hui disparu. La seconde phase de travaux est due à Jacques Turpin qui fait reconstruire la façade nord du logis vers 1496 et aménager grande salle. Un prolongement à l'est était prévu mais les travaux sont restés inachevés. De cette époque date également la construction du bâtiment couvert en appentis, jouxtant au sud la grande salle. Vers 1507 fut construite la galerie voûtée d'ogives qui reliait le logis au mur d'enceinte ouest. Au nord du logis, la chapelle date de 1507-1510. Le corps de logis a été déclassé en ferme au XVIIe siècle et la chapelle transformée en grange. L'interruption des travaux au cours du XVIe siècle a figé le château dans cet état confus. A ce jour, aucun plan ni compte de construction n'a été retrouvé.

L'austère bâtiment en moellons qui ferme le site au nord est percé d'une porte en arc brisé précédée à l'origine d'un pont-levis qui surplombait un profond fossé creusé dans le tufeau, destiné à protéger le site au nord. De ce fossé partent plusieurs galeries d'extraction. De part et d'autre de la porte s'élevaient deux tours semi-circulaires dont subsistent les arrachements. Le logis est construit en pierre de taille sur un soubassement en pierre dure. Au sud-ouest, se tient une tour d'escalier circulaire. Un corps de bâtiment détruit y était accolé et joignait une tour carrée au sud-est ; il en reste deux pans de murs perpendiculaires où l'on voit les arcs formerets d'une voûte d'ogives. La salle qu'elle couvrait comportait une cheminée. Au nord, la façade du logis montre une légère modification d'orientation vers l'est. A l'est du corps de logis, trois cheminées n'ayant jamais servi montrent la prolongation prévue du bâtiment de ce côté. En retrait se dresse une tour d'escalier hors oeuvre abritant un escalier en vis en maçonnerie, qui dessert la grande salle, les latrines et le comble. La grande salle, dont les murs sont peints en rouge "sang de boeuf", a conservé ses menuiseries d'origine. Au plafond, les poutres en chêne soutiennent des solives posées sur l'arête entre lesquelles viennent se placer des entrevous en tufeau. La charpente du logis est à chevrons-formant-fermes. 

 Éléments protégés MH : les bâtiments suivants constituant le château et les dépendances : le corps de logis et la galerie basse ; la chapelle ; les vestiges de l'enceinte, y compris la tour commandant l'accès ouest ; les communs constitués de deux ailes en L et la portion de mur y attenant : inscription par arrêté du 7 septembre 1995 

 château de Crissay sur Manse 37220 Crissay-sur-Manse

 

Château de Cravant-les-Côteaux

Cravant était une châtellenie relevant directement du roi et possédant les droits de haute, moyenne et basse justice. Le premier seigneur connu est Geoffroy dit Foucaud en 1045. Le château dont on ignore la date de première construction a été profondément remanié au XVIe siècle. Les fondations d'une tour carrée du XVe siècle ont été mises au jour en 1931 par le chanoine Audard. Une partie du logis du XVe siècle est aujourd'hui ruinée ; les vestiges de la cheminée que l'on voit à l'étage sur le mur nord de la grange actuelle laissent penser qu'il s'agissait de l'ancienne grande salle. Vers 1560 Adam de Hodon fait édifier un pavillon comportant deux chambres, une tour en éperon couronnée de mâchicoulis et une tour d'escalier. Dans un aveu rendu au roi en 1595 Jehan Lenain mentionne qu'il a fait construire plusieurs bâtiments, portail, deux ponts levis, pavillon derrière, batteries et fossés, plusieurs chambres, greniers, celliers, boulangerie, écuries et jardins "faits de terre rapportée pour accompagner mon dit chastel parce que jamais il n'y en avait eu à cause de la hauteur". Les divers bâtiments étaient disposés en U autour d'une cour carrée cernée de fossés. L'accès se faisait à l'est par un double pont-levis. Côté nord se trouvaient un four à pain et des étables ; côté sud une chapelle, une bergerie et des étables. Deux pavillons flanquaient les angles nord-est et sud-est. Tous les bâtiments au sud ainsi que les deux pavillons d'angle ont disparu à une date indéterminée mais avant 1832, date du premier cadastre. Le cavalier sud-ouest a disparu également. Le château entre dans la famille d'Orléans en 1626 par le mariage de Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, dame de Cravant, avec Gaston Jean-Baptiste de France, duc d'Orléans et frère de Louis XIII. Leur fille Anne-Marie-Louise d'Orléans lègue par testament du 27 février 1685 une partie de ses biens à Philippe, duc d'Anjou puis duc d'Orléans, frère de Louis XIV, parmi lesquels se trouve la terre de Cravant. A sa mort en 1701 son fils Philippe II, duc de Chartres puis d'Orléans "le Régent" hérite de la terre de Cravant et en cède l'usufruit à son aide de camp Joseph de la Flotte de la Crau en 1717. A la mort de Philippe II en 1723, l'héritage revient à Louis, duc de Chartres puis d'Orléans, qui confirme l'usufruit de la châtellenie de Cravant à Joseph de la Flotte de la Crau jusqu'à la mort de celui-ci en 1743. Louis récupère alors le domaine qu'il revend en 1750 à Alexis Barjot de Roncée, seigneur de Panzoult. A la Révolution le château, qui n'était déjà plus qu'une ferme, est saisi et vendu comme bien national le 3 thermidor An IV (21 juillet 1796).

La défense était assurée non seulement par des fossés que l'on franchissait à l'est par un double pont-levis, mais aussi par deux pavillons en forme de tour bastionnée. Le corps de logis et sa tour d'escalier sont percés de canonnières ovales. La tour en éperon qui assure la défense à l'ouest possède les mêmes ouvertures ainsi que des archères. Tour d'escalier et tour en éperon en pierre de taille ; logis et dépendances en moellon. Tour d'escalier couverte d'un toit en pavillon en ardoise. Toit à longs pans en ardoise sur le logis. La grande salle transformée en grange est à demi ruinée ; les vestiges d'une cheminée subsistent à l'étage. Dans la partie nord-est de la cour se trouve une casemate voûtée en berceau et soigneusement appareillée, d'où part un escalier desservant une seconde galerie située environ trois mètres plus bas, orientée perpendiculairement à la première et longue d'environ six mètres. Elle débouchait dans le fossé nord mais l'issue est maintenant obstruée ; un puits d'aération est placé à son extrémité sud. 

 Éléments protégés MH : le château de Cravant, dit Le Vieux Château : inscription par arrêté du 11 juillet 1945 

 château de Cravant 37500 Cravant-les-Côteaux

   

Château de Couzières

Château élevé au début du XVIIe siècle par Hercule de Rohan, à la place d'une construction plus ancienne dont subsistent deux tours pouvant dater du XVIe siècle. L'édifice fut restauré au cours du XIXe siècle. L'utilisation d'éléments du château du XVIe siècle dans la nouvelle construction, a donné au plan quelques irrégularités. Le château comprend au sud un pavillon dont le grand axe n'est pas perpendiculaire à celui du bâtiment principal. La façade de ce pavillon, sur la cour, a conservé son architecture et sa décoration primitives. La façade donnant sur la vallée se développe entre les deux tours et a été refaite au XIXe siècle. La cour est limitée à l'ouest par les communs, au sud par une partie conservée des douves que franchit un pont dormant. Dans cette cour, un bassin est timbré aux armes de François Ier, Claude de France et Louise de Savoie. A l'est de ce jardin, une grotte fontaine, ouverte dans une architecture ornée de pilastres ioniques et couronnée d'une balustrade, date de la fin du XVIIe siècle. Dans ce château eut lieu, le 5 septembre 1619, l'entrevue de réconciliation entre Marie de Médicis et Louis XIII. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et de ses communs ; les boiseries de la bibliothèque, le bassin de la cour d'entrée ; le jardin avec ses sculptures et sa grotte ; les douves : inscription par arrêté du 29 juin 1950. 

 château de Couzières 37250 Veigné

   

Château de la Cour au Berruyer

Le château doit son nom à son premier possesseur connus, Philippe Berruyer. Son fils Gérard est qualifié en 1170 de "haut et puissant seigneur de la Cour au Berruyer". Le coteau, surveillant la vallée de l'Indre et dominant le bourg, constitue une position stratégique de premier ordre. Ce qui explique la présence, dès le XIIe siècle, de la demeure ségneuriale plusieurs fois remaniée jusqu'au XVIe siècle. Le château se compose d'un corps de logis principal, élevé à l'époque de Henri II, qui se termine, sur une cour, par une tour avec escalier et une aile basse en retour à son autre extrémité. Près du portail de l'avant-cour s'élève un ancien petit manoir. De hautes lucarnes, couronnées de frontons, ornent les toitures, lesquelles sont surmontées d'importantes souches de cheminées en pierre et briques. L'aile en retour présente un rez-de-chaussée à galerie sur arcades. Le manoir est percé, côté château, de fenêtres superposées encadrées de pilastres, datant de la première Renaissance. 

 Éléments protégés MH : le château et son pavillon d'entrée: inscription par arrêté du 3 juin 1932. Le manoir du château: classement par arrêté du 13 juillet 1942. 

 château de la Cour au Berruyer 37190 Cheillé 

 Téléphone : 06 80 67 20 13 

Château de Coulaine

Mentionnée dès le XIVe siècle, en 1397 la terre appartient à Jehan de Garguesalle, en 1447 à Jehan de Garguesalle et Jeanne Le Boucher. Remaniement de la chapelle en 1770 ; un corps de bâtiment est détruit dans le premier quart du XIXe siècle ; vers 1820 les jardins sont redessinés ; à partir de 1859 complet remaniement par Henri Quirit de Coulaine avec Deshayes, Podevin, Fournier, Rousseau, Benoist, Palausi, projet de décor intérieur en 1904 par Alain Lafargue architecte, non exécuté. Le château a été construit vers 1470 par Jehan de Garguesalle, à la place d'une forteresse ancienne et plus importante dont les fondations ont été retrouvées. Le château du XVe siècle se compose d'un corps de logis rectangulaire élevé d'un étage et d'un comble, avec lucarnes surmontées d'un gâble orné de crochets et couronné d'un fleuron. Il est cantonné aux angles de tourelles en encorbellement, la façade sud est flanquée en son centre, d'une tour d'escalier, flanquée elle-même à l'ouest d'une tourelle circulaire en encorbellement et couronnée d'une flèche accompagnée de lucarnes. A la base de cette tour d'escalier s'ouvre la porte du logis, surmontée d'une accolade à crochets qui s'amortit par un fleuron entre deux pinacles et le blason des Ouirit est représenté dans le tympan. 

 Éléments protégés MH : le château de Coulaine en totalité : inscription par arrêté du 28 avril 1944. château de Coulaine 37420 Beaumont-en-Véron 

 Téléphone : 02 47 98 44 51 / 06 68 77 77 32 

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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