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Château de Herrebouc

Au début du XVIIe siècle, une campagne de travaux donne au château son aspect actuel. Au rez de chaussée, conservation partielle du plafond XVIIe siècle. Les communs datent de cette période. Le pigeonnier, dont la corniche est soutenue par des consoles, présente des caractéristiques propre à l'architecture sous Henri IV. Le moulin conserve une base médiévale intacte. Des murs médiévaux sont également visibles dans les dépendances de la maison du métayer. 

 Éléments protégés MH : le château, les communs et le moulin du château, en totalité : inscription par arrêté du 5 juin 2002. 

 château de Herrebouc 32190 Saint-Jean-Poutge

 

Château du Garranée

En 1266, l'abbé de Faget, seigneur du lieu, place le castrum de Seissan sous la protection du comte d'Astarac qui devient seigneur paréager. Le bourg est alors un village castral organisé de manière plus ou moins circulaire autour du château des abbés de Faget. Les habitants sont mentionnés dans l'acte de paréage ainsi que le marché qui se tient déjà sur la place proche du château. C'est probablement de cette période que date l'installation d'une bastide au nord du village castral préexistant. Le terme de "bastide" n'est jamais employé pour désigner Seissan dans la documentation écrite médiévale, mais la présence d'une vaste place et de rues se croisant à angles droits permet tout de même de définir l'extension du bourg de Seissan comme une bastide. Lors de la chevauchée de 1355, le Prince Noir a séjourné à Seissan, probablement suite à une négociation avec les seigneurs et/ou les consuls du lieu, sans pouvoir empêcher l'incendie du bourg par ses troupes. Peut-être que cet épisode tragique a pu marquer un coup d'arrêt dans le lotissement et l'extension de la bastide. Aucun élément ne permet d'affirmer qu'à cette date l'ensemble du bourg était protégé par une enceinte. Il est plus probable que seul l'ancien village castral était fortifié. La destruction n'a pu alors concerner que la "bastide", l'extension du bourg hors des murs. Cela permettrait d'expliquer la très faible conservation du parcellaire médiéval dans le bourg, notamment du côté de la bastide. Le XVe siècle est marqué par un conflit entre l'archevêque d'Auch et le comte d'Astarac au sujet des droits usurpés par le comte en Astarac, et notamment à Seissan. Cette opposition donne lieu à une transaction en 1435 au cours de laquelle l'archevêque d'Auch recouvre ses droits sur Seissan. Par la suite, l'archevêque apparaît à plusieurs reprises comme coseigneur du bourg de Seissan avec l'abbé de Faget.

Situé sur l'emplacement d'un château plus ancien dont il subsiste une tour carrée, comprenant une chapelle du XIe siècle. L'ensemble du bâtiment actuel fut reconstruit au XIVe siècle et comporte en façade ou à l'intérieur, quelques éléments datant d'un réaménagement au XVe siècle. Au XVIIIe siècle, la famille des Luppé s'étant installée à Besmaux, le château fut utilisé comme simple métairie et tomba dans l'abandon, faute d'entretien. Le bâtiment actuel présente un plan rectangulaire. L'angle sud-ouest est constitué par une tour dont la partie la plus ancienne remonte au XIe siècle. L'extrémité Est du château, comprenant l'escalier à vis, s'est partiellement écroulée en 1870. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures : classement par arrêté du 30 mars 1978. 

 château du Garranée 32260 Seissan

 

Château de Fondelin

Le château est attesté depuis la fin du XVIe siècle. Il fit l’objet de modifications dans le dernier quart du XVIIe siècle mais surtout d’une reconstruction partielle à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle. L’édifice présente un aspect monumental, une façade à l’ordonnance et au décor élégants et sobres, encadrée par deux corps de logis. La chapelle néo-gothique, face au château, offre de belles proportions, des éléments décoratifs sculptés raffinés ainsi que des vitraux historiés. La demeure domine un vaste parc, signé du paysagiste renommé du XIXe siècle, Bülher, dont une grande partie des dispositions d’origine sont conservées. Les communs s’organisent autour d’une cour carrée accessible par deux portes au sud et au nord. Le château abrite des décors originaux dans le hall d’entrée et dans la cage d’escalier : cariatides provenant de la manufacture de Virebent, faux marbres d’origine sur les murs. Les salons ainsi que les chambres ont préservé leurs papiers peints d’origine. 

 Éléments protégés MH : en totalité, le château de Fondelin, les communs avec le sol de leur cour intérieure, la chapelle, le parc dessiné par Eugène Bühler avec les éléments bâtis suivants : le potager délimité par un mur de clôture et contenant une cabane, le vivier antérieur au XIXe siècle, les ruines de la "vacherie" ou laiterie, la grotte ou la glacière, tels qu’ils sont portés et délimités sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 1er septembre 2017. 

 château de Fondelin 32100 Condom 

 

Château de Flamarens

En 1466 Jean de Grossolles décide de bâtir un château sur une motte castrale où il ne reste presque plus rien du Castrum reçu en dot par Régine de Goth (nièce du Pape Clément V, 1305) lors de son mariage avec Bernard de Durfort le 19 Mai 1289. Il convoque en 1469, un maçon limousin, Jean de Cazanove établit un "bail à ouvrages". Il s’engage à construire en deux ans, un corps de logis de deux pièces et un donjon (aujourd’hui la tour d’escalier). En 1535, le fils de Jean de Grossolles, Barnard va agrandir le château. C’est Georges Dauzière lui aussi maçon limousin, qui sera chargé des travaux. Sur les deux pièces restantes du château du XIIIe siècle, il surélève les murs sur trois niveaux et rajoute une énorme tour de 12 mètres de diamètre. La Maison de Grossoles, dont les seigneurs de Flamarens sont une branche, est une des plus considérables dans la province de Guyenne, où elle a possédé des dignités très honorables, ecclésiastiques et militaires, et pris des alliances avec les maisons les plus illustres du Royaume. Cette grande famille disparaît en 1778, avec la mort de Jules Alexandre, comte de Flamarens, conseillé général et sénateur du Gers sous Napoléon III. Sans postérité, la maison de Grossoles s’éteint après avoir fourni une brillante lignée de 15 seigneurs-marquis de Flamarens.

 L'édifice devient en 1882 la propriété de la famille Galard-Magnas jusqu’en 1963. Ele l’habite jusqu’en 1920/1930, puis l’abandonne faute de moyens pour faire les réparations nécessaires ( toitures en trop mauvais état). Ils essaieront de le vendre en 1928, et voudront même le donner à l’Etat en 1939. En Juin 1943, un incendie détruit la plus grande partie des toitures. Dans les années 1960, le château est alors vendu en pièces détachées (cheminées en marbre, carrelage, parquet, poutres, etc...). En 1963, M. Coustaing, dentiste à Paris, va le racheter et réaliser des travaux de sauvegarde : réfection de la moitié de la toiture de la partie XVe, des trois fenêtres de la grosse tour avec leurs meneaux (1970). En 1983, il est acheté (SCI Familiale Famille Gadel) et une nouvelle campagne de restauration commence...

 L'édifice se compose actuellement d'un corps de logis flanqué, à l'un des angles, d'une tour ronde coiffée d'un mâchicoulis. Une tour d'escalier faisait saillie sur la façade ouest. Un chemin de ronde avec mâchicoulis et créneaux, couronne le sommet des murs et des tours. Divers étapes de construction sont visibles. Une partie du logis peut dater de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle, avoir été transformée au XVe et complétée au XVIe siècle. La construction fut achevée en 1470. Les fenêtres ont été transformées au XVIIIe siècle. A l'intérieur, au rez-de-chaussée, un vestibule voûté aboutit à un escalier à vis desservant les étages et les combles. A droite du vestibule, une porte donne accès à l'office et à la cuisine. Au XVIIIe siècle, le premier étage a été transformé dans le goût de l'époque. Cloisons, plafonds, cheminées et menuiseries ont modifié les dispositions primitives. Cette architecture est un exemple d'architecture militaire de Gascogne, où se remarque toutefois l'influence des régions voisines du Quercy et du Périgord apportée sans doute par l'un des maîtres d'oeuvre. 

 Éléments protégés MH : le château de Flamarens en totalité : classement par arrêté du 9 mars 1965.

 château de Flamarens 32340 Flamarens 

 Téléphone : 06 20 30 03 52 

 

Château d'Espas

Quadrilatère flanqué de quatre tours carrées. L'absence totale de décor accentue la sobriété de cet édifice à vocation essentiellement militaire. Le seul aménagement, fait vraisemblablement au XVIIe siècle, consiste en une petite maison de pierre accolée à l'édifice principal et où se trouvent les seules pièces habitables. A l'intérieur, trois piliers à intervalle régulier devaient supporter un plancher. Pas de trace de créneaux ni de mâchicoulis au sommet des murs. Le château fut démantelé sous Richelieu. 

 Éléments protégés MH : les parties subsistantes du château : classement par arrêté du 2 mai 1979. 

 château d'Espas 32370 Espas

   

Château d'Esclignac

Le château d'Esclignac s'est bâti au XIe siècle à l'emplacement d'une ancienne villa gallo-romaine. Tout d'abord demeure des sires de Preissac, seigneurs, puis barons, comtes, marquis et enfin ducs d'Esclignac, jusqu'à la Révolution française. Charles de Preissac devenu cousin de Louis XVI par son mariage avec Élisabeth de Saxe, dut s'exiler et le château fut vendu. Sous la Restauration, il revint à Philippe de Preissac, qui le céda ensuite à la famille du Cos de la Hitte. Le noyau ancien se compose du bâtiment nord-ouest flanqué, au nord, d'un donjon carré et, au sud, d'une tour d'escalier. La poterne en constituait l'entrée. La chapelle, élevée en dehors de l'enceinte, a été restaurée au XIXe siècle. Appareillage militaire important, meurtrières, mâchicoulis, traces de site Mérovingien, restes Gallo-romains. Pièces mobilières dont certaines rares : moulin à sel carolingien, antiphonaire, capitulaire XIVe, lutrin-coffre du XVe siècle... 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, avec ses dépendances entourant les deux cours et l’ancienne église, ainsi que le sol des parcelles d’assiette : inscription par arrêté du 16 septembre 2016. 

 château d'Esclignac 32120 Monfort

   

Château de Courrensan

Une maison forte est mentionnée à Courrensan au XIe siècle. Il semble que le village castral se soit formé auprès de celle-ci vers le XIIe siècle. A la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle, la superficie du village est doublée par l'apparition d'un faubourg en avant du mur d'enceinte, à l'est. Ce faubourg est appelé "la bastide" dans les documents du XVIIe siècle. Le château date pour partie du XIIIe siècle. Il a connu d'importants remaniements aux XVe et XVIe siècles. De rares pans du mur d'enceinte sont conservés à l'est du village. Ils remontent probablement au XIIIe siècle. Le château subit plusieurs ravages par ses occupants successifs. Acquis par la commune à la Révolution, il servit d'école, de presbytère, puis de maison d'accueil pour réfugiés. Il serait la patrie de Scipion Dupleix, historiographe de France au début du XVIIe siècle. L'abbé Lucante, fondateur de la Société française de botanique et naturaliste, y publia ses études. Le château se compose de deux parties d'époques différentes. La partie la plus ancienne fait face au village. Elle est constituée d'un bâtiment autrefois flanqué de deux tours. Seule celle du nord-est subsiste. Ce bâtiment est desservi par un escalier à vis logé dans une tour à l'ouest et éclairé par des fenêtres à meneaux. Perpendiculairement à ce bâtiment, se poursuit une aile du XVIIIe siècle. Au rez de chaussée trois pièces en enfilade. L'étage est desservi par un escalier en bois logé dans une tour à l'ouest. Entre le château et le logis se trouve un élément de construction qui devait être la base d'un donjon. La partie la plus ancienne du château repose sur un socle rocheux dans lequel a été creusée une salle souterraine voûtée en berceau. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; la pièce avec son décor de boiseries au rez-de-chaussée de l'aile du XVIIIe siècle ; la cheminée à colonnettes du XVe siècle d'une pièce au second étage : inscription par arrêté du 16 mai 1979. 

 château de Courrensan 32330 Courrensan

   

Château de L'Isle de Noé

Le plan de l'édifice est caractéristique du XVIIIe siècle. Le corps principal est percé de douze fenêtres. Au centre, grande porte-fenêtre en plein cintre, surmontée d'un fronton triangulaire. L'accès à l'étage se fait par un escalier monumental orné d'une rampe en fer forgé. Sous l'escalier s'ouvre un passage voûté donnant accès au rez-de-chaussée où se trouvent les pièces de service et les caves. Ce corps principal est bordé, de part et d'autre, par deux ailes prolongées par les communs délimitant une cour intérieure en hémicycle. A l'intérieur, le premier étage regroupe les salles d'apparat. La décoration reprend toute la gamme du style Rocaille. Certaines pièces conservent leurs papiers peints d'origine. Dans les ailes sont logées les chambres. Un parc autrefois ordonnancé s'étend au sud du château. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, y compris celles des communs en hémicycle bordant la cour d'honneur ; les pièces suivantes avec leur décor au premier étage : le vestibule et ses statues, les sept pièces de part et d'autre (la grande salle à manger, le salon et la pièce attenante donnant sur le jardin, la salle à gauche, la bibliothèque et le salon de musique attenants ainsi qu'une chambre); au deuxième étage la chambre de l'Archevêque dans l'aile Est : classement par arrêté du 25 novembre 1981.

 château de l'Isle de Noé 32300 L'Isle-de-Noé

 

Château du Clot

Le village de Sainte-Mère est un castelnau élevé probablement en même temps que le château, à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle. La fortification de l'agglomération remonte elle aussi à cette période. Hormis quelques pans de murs épars, aucune maison du village ne semble être aussi ancienne. La plupart des maisons du village et du faubourg ont été construites ou remaniées aux XVIIIe et XIXe siècles. L'église, dont le portail en remploi est daté de 1520, semble avoir été bâtie au XVIIIe siècle. L'ensemble du site est inscrit depuis 1943. Le château du Clot, construit en 1816, possède un pigeonnier porche assez typique, daté pour sa part de 1638. Le rez-de-chaussée forme le porche de la cour intérieure du château, il comporte deux arcs plein cintre. Une porte pleine devait autrefois s'appuyer intérieurement sur un arc d'ouverture différente, bloquée par des barres. Meurtrières de chaque côté de la porte sud et une autre du côté est. L'étage unique est souligné par un larmier, auquel a été ajouté au XIXe siècle, une bande de fer blanc, très lisse. Une échelle en bois permettait l'accès à la trappe.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du pigeonnier ; le porche : inscription par arrêté du 20 décembre 1973. 

 château du Clot 32700 Sainte-Mère 

 

Château de Clermont Savès

La seigneurie remonte au XIIe siècle. Le château actuel a été construit dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle et s'élève un peu au-dessous de l'ancien bâtiment complètement rasé. L'édifice, de plan rectangulaire, prend assise sur de vastes caves voûtées. A l'intérieur, hall dont le plafond repose sur des colonnes cannelées à chapiteaux doriques. Salle à manger où alternent fontaines aux larges vasques et des crédences surmontées de glaces. Grand salon de réception en rotonde ouvrant sur le parc. Salon carré et boudoir ornés d'un décor stuqué à sujets mythologiques ou galants du XVIIIe siècle. Deux larges escaliers de pierre à rampe en fer forgé de style Louis XVI conduisent aux étages supérieurs.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; les pièces avec leur décor au rez-de-chaussée : le vestibule, le bureau, la salle à manger, le salon en rotonde, la chambre avec cheminée à trumeau représentant Persée délivrant Andromède, la chambre avec cheminée à trumeau représentant le couronnement de Vénus et au premier étage la petite chambre avec cheminée à trumeau : inscription par arrêté du 14 mars 1977. 

 château de Clermont Savès 32600 Clermont-Savès

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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