Rechercher dans ce blog

Actualités

Château de Roquefoulet

Villa néo-palladienne construite en 1818 appartenant au type des maisons de campagne que caractérise la simplicité du plan et du dessin des élévations. Construit en briques, l'édifice est un corps de logis rectangulaire avec une partie centrale cubique et deux parties latérales en rez-de-chaussée, établies à l'alignement du corps central. Décor soigné (serliennes, menuiseries néo-classiques et peintures néo-pompéiennes). Présence d'un parc aux essences rares autour de cette demeure. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; au rez de chaussée le vestibule, la cage d'escalier, la salle à manger au plafond peint d'un décor pompéien ; au premier étage la chambre à double dispositif d'alcôve ; le parc du château : inscription par arrêté du 23 août 2001. 

 château de Roquefoulet 31560 Montgeard 

 Téléphone : 05 34 65 40 12

Château de Rochemontès

Cette demeure est l'un des rares châteaux toulousains qui présentent les caractères du style Louis XIII. La façade est flanquée de deux tours rectangulaires à toiture pyramidale. L'entrée se fait par une porte à encadrement mouluré et crossettes, accompagné de pilastres ioniques dont l'entablement supporte un balcon. Deux tours plus petites flanquent la façade secondaire. A gauche se développent les communs, à droite un jardin à la française attribué à André Le Nôtre. Le jardin d'agrément est composé de pelouse, un parterre, un groupe d'arbres et une salle de verdure. 

 Éléments protégés MH : la façade orientale, l'orangerie et le parc : inscription par arrêté du 31 décembre 1946. Le château et sa chapelle en totalité, les façades et les toitures des bâtiments entourant la cour des communs, les murs de clôture et les portails d'accès au domaine, les façades et les toitures de l'ancienne métairie, le pigeonnier de la métairie : inscription par arrêté du 8 juillet 2008. 

 château de Rochemontès 31840 Seilh 

 Téléphone : 05 61 59 47 47 

 

Château de la Reynerie

Ce domaine s'élève sur la dernière terrasse de la Garonne. Il prend ses origines au XVe siècle alors qu'il est la propriété de la famille Deymier. Il passe au XVIe siècle entre les mains des Reynier à qui il doit son nom. Il est acquis en 1781 par Guillaume Dubarry, époux honoraire de la favorite de Louis XV. Ce dernier fit fortune grâce à la généreuse compensation qu'il reçut en remerciement de sa complaisance dans son mariage avec Jeanne Bécu en 1768, qui permit à cette dernière d'être présentée à la cour du roi et d'en devenir la maîtresse officielle. Après avoir obtenu une pension et le titre de Colonel d'Infanterie, le nouveau propriétaire fut en mesure de transformer le lieu à sa guise. Lorsqu'il acquiert la Reynerie, la propriété comporte un château et des communs. En seulement deux ans, il fit bâtir ce véritable bijou d'architecture qu'est le château. En juin 1783, il donna une réception dans sa toute nouvelle demeure. Il semble qu'il ait fait réaménager l'ancien château en communs, reliés à sa folie grâce à une galerie en bois. Il acheva d'embellir le domaine en aménageant un magnifique jardin avec l'aide d'un paysagiste parisien en 1790. Ses initiales, GB, sont gravées sur la clé de la baie centrale de la façade sur parc. Plusieurs noms ont été avancé pour l'architecte choisit par le comte. M. Mesplé a notamment cité celui de Jean-Arnaud Raymond, qui pourrait selon lui être l'architecte de la famille Dubarry (il se pourrait qu'il ait également édifié le château de Purpan et l'hôtel Dubarry place Saint-Sernin). Le petit château est construit dans le style du petit Trianon, comme en témoigne les balustrades des fenêtres et leurs larmiers talutés. Son avant-corps circulaire, sa balustrade supérieure et ses murs ornés de refends lui donnent en tous les cas l'apparence d'un édifice parisien, briques exceptées. Les gracieux décors en stuc qui ornent l'intérieur de cette folie ont été sculptés par Jean-Baptiste Julia. Par chance, ce petit pavillon ne fut pas touché à la Révolution. Guillaume décède en 1812 et sa "folie" est alors vendue. Les propriétaires se succèdent au XIXe siècle, la partie supérieure du parc est réaménagée à l'anglaise, les communs et la chapelle sont détruits en 1860, la ferme et l'orangerie sont reconstruits. En 1961, le projet de ZUP du Mirail provoque le classement parmi les sites pittoresques du site et l'inscription à l'Inventaire supplémentaire de la façade de l'orangerie. Le domaine est amputé de 55 hectares de terres et de parc, plusieurs corps de bâtiments de la ferme sont démolis pour faire place aux parkings. Pour faire face aux difficultés d'entretien du domaine, l'orangerie est reconvertie en appartements. En 1985, la ville rachète la partie basse du parc, le jardin à la française ainsi que le pigeonnier du XVIIe siècle et les parterres attenants. Le 23 octobre 2008, au terme d'une vente à la bougie, la mairie de Toulouse s'est portée acquéreur de la partie du domaine comportant le château et son orangerie, qui appartenait à la famille Ricard depuis plus d'un siècle. Le château de Reynerie est l'une des plus belles réalisations architecturales de la fin du XVIIIe siècle à Toulouse. Le logis forme un rectangle simple rompu côté jardin par une saillie semi-circulaire formée par la rotonde du salon d'honneur. La symétrie des façades occidentales et orientales rythmées par sept travées, dont trois centrales en avant-corps, participe de l'élégance du bâtiment. Un décor de bossage continu anime discrètement les élévations de ce pavillon, couronnées par un entablement. Le toit à double versant est masqué par un mur d'attique interrompu par des balustrades à l'aplomb des baies. L'influence de l'architecture parisienne est bien visible, seuls les matériaux employés rappellent le caractère toulousain de la construction. Côté cour, le bâtiment présente une architecture assez dépouillée : un avant-corps peu marqué souligné par un perron est ouvert par des portes-fenêtres en plein cintre. En aplomb de ces baies, des tables accueillent un décor sculpté représentant des angelots indolents au centre de feuillages sur lesquels sont venues se poser des colombes. Les parties en renfoncement sont percées sur deux niveaux par des fenêtres rectangulaires éclairant le rez-de-chaussée surélevé et l'étage de combles. Côté parc, on accède à la façade orientale par un escalier droit encadré de piliers gardés par deux lions vigilants et ornés de vases. Une fois arrivé sur cette terrasse, on peut aisément admirer la rotonde dont la forme circulaire est épousée par un perron. Les portes-fenêtres de cette élévation sont en plein-cintre : la baie centrale porte un écusson aux initiales entrelacées GB accompagné d'attributs militaires ; les baies qui l'encadrent sont ornées de cornes d'abondance et de palmettes. De part et d'autre de la rotonde, la façade est percée de fenêtres rectangulaires couronnées d'une corniche et ornées d'une balustre en allège. Les élévations latérales comportent quatre travées. Des fenêtres rectangulaires éclairent le rez-de-chaussée surélevé et des petites fenêtres allongées ouvrent l'étage de combles. Il suffit de franchir les portes qui mènent au salon d'honneur pour constater que le rez-de-chaussée est décoré avec le plus grand raffinement : des panneaux de stucs sculptés aux cheminées en passant par les glaces et le mobilier, tout est sujet à l'émerveillement. En descendant les quelques marches de l'escalier qui mène au parc, on aboutit à une allée bordée de buis formant l'axe principal du parc. Cette percée s'achève par un grand bassin circulaire. Une autre allée en direction de l'ouest mène à un pavillon néoclassique d'ordre dorique au fronton soutenu par deux colonnes. Dans cette fabrique semblable à un petit temple est creusée une grotte rustique. Un petit bassin se déverse sur trois marches dans une longue allée d'eau bordée de peupliers. Autres beautés de ce jardin : un pigeonnier percé de niches plein-cintre du XVIIe siècle et une serre en ferronnerie du XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château; le lavoir et le parc avec son décor d'architecture : classement par arrêté du 13 août 1963. 

 château de la Reynerie 31000 Toulouse

   

Château de Pinsaguel

Le château doit son nom à la famille de Bertier, les seigneurs de Pinsaguel, puissants et influents, dont de nombreuses générations occupèrent le domaine de 1494 à 1955. L’ancien château-fort dont il ne subsiste que quelques gravures et descriptions éparses, est dépeint en 1527 par Jehan de Bertier comme une « puissante forteresse quadrangulaire avec remparts et boulevard à canonnière. Cinq tours, une à chaque coin, la cinquième servant de degrés, le tout ceinturé de fossés à fond d’équerre, pont-levis et trébuchets ». Jehan note également la présence de cachots et de souterrains d’évacuation l’un vers l’Ariège, l’autre rejoignant la Garonne. 

 Éléments protégés MH : le château et la ferme : inscription par arrêté du 22 décembre 1941. 

 château de Pinsaguel 31120 Pinsaguel 

 Téléphone : 05 61 76 29 88 

Château de Pibrac

Château bâti en 1540 en remaniant l'ancien manoir défensif pour en faire une résidence de plaisance plus en rapport avec l'époque. Les travaux ont certainement été réalisés par l'architecte Bachelier. En 1794, les tours furent découronnées et les sculptures martelées. En 1676, 1743, 1887, restauration totale de l'édifice, et 1898, remaniements intérieurs. La tour centrale est à pans coupés, percée de fenêtres en briques, sans ornement avant la restauration. L'aile nord est flanquée d'une tour ronde à terrasse. Juxtaposé à cette tour, un mur elliptique qui vient la doubler aux 2/3, en enveloppant la tourelle du petit escalier. Echauguettes aux angles intérieurs sur la cour. L'aile sud présente, au 2ème étage, une galerie à jour appelée "mirande". La liaison entre le corps central ancien et les ailes de 1540 semble plus habile dans le plan de distribution que dans les façades. Le portail dit "Henri IV" bâti au XVIe siècle, présente une voûte à trois cintres et est flanqué de deux pavillons carrés réunis par un fronton triangulaire. Au-dessus de la porte, une petite terrasse et, sur les bâtiments, comme couverture, deux dômes à pans coupés en briques rejointées. A droite et à gauche, accotant les pavillons, s'élève un mur droit couronné par quatre pylones reposant sur une corniche ouvragée. La façade des communs a été bâtie en 1740. Les intérieurs conservent une partie de leur décor primitif avec plafonds à solives apparentes moulurées ou peintes. Quelques cheminées de briques dont l'une, dans la salle basse, est ornée d'un cartouche Renaissance. Le cabinet des Quatrains conserve une voûte à nervures ornée d'arabesques et de scènes mythologiques avec des boiseries de style Henri II. 

 Éléments protégés MH : le château, à l'exclusion du portail classé : inscription par arrêté du 11 mai 1932. Le portail d'entrée: classement par arrêté du 5 août 1947. 

 château de Pibrac 31820 Pibrac

 

Château de Palays

Les premières traces du château remontent au XIVe siècle. A cette époque, une tour et peut-être un «castrum» contrôlaient un point de passage au confluent de l'Arize et d'un ruisseau, le Pas du Rat, formant la frontière entre les comtés de Toulouse et de Foix. En 1444, Jean de Massot devient « Seigneur de Palays ». Depuis, le Château a été transmis de famille en famille jusqu'à ce jour, soit 17 générations successives. En ce temps là, Palays était une petite forteresse de plaine à la forme quadrilatère composée de murs en briques couronnés de créneaux sur faux mâchicoulis desservis par un chemin de ronde et flanqués de quatre tours rondes. Des fossés protégeaient le bas des murs, défendus par de nombreuses bouches à feu ; un pont-levis permettait l'accès à la vaste cour intérieure. Des galeries de bois, aujourd'hui disparues, longeaient du mur excepté sur le coté Sud Est où se trouvait le modeste logis seigneurial encadré au Sud par une Chapelle voûtée et à L'Est par la tour maîtresse.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des deux ailes anciennes : inscription par arrêté du 28 avril 1980. 

 château de Palays 31310 Montesquieu-Volvestre 

 Téléphone : 06 67 81 67 72 

 

Château de Mourvilles

Le château est une grosse maison des champs qui résulte de l'extension, vers 1700, d'un premier édifice des années 1580 dont les dispositions architecturales se rattachent à une famille de châteaux élevés en pays toulousain pendant les guerres de Religion. Au XIXe siècle, les intérieurs du château furent réaménagés par le comte de Villèle ministre de Louis XVIII puis de Charles X. Construction d'une chapelle funéraire de style néo-gothique, et de deux ensembles de communs. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des deux ensembles de communs attenants ; le mur de clôture dans le prolongement du commun est avec son portail d'entrée ; la chapelle en totalité: inscription par arrêté du 23 août 2001. 

 château de Mourvilles Basses 31460 Mourvilles-Basses

   

Château de Montlaur

Un château fort devait exister avant la construction Renaissance. Des vestiges en sont encore visibles autour de l'ancien moulin. Profondément remanié sous Napoléon III, le château de Montlaur remonte essentiellement aux XVIe et XVIIe siècles. L'édifice se compose d'un avant-corps central, de deux ailes en retour, un bâtiment de communs. Les transformations du XIXe siècle ont fait disparaître les échauguettes d'angle ainsi que la tour remplacée par une chapelle. Les meneaux ont été retirés des fenêtres. Le mur à créneaux fermant la cour a été remplacé par une grille. A l'intérieur, un salon conserve ses papiers peints du XIXe siècle, représentant les principaux monuments de Paris. 

 Éléments protégés MH : le salon avec son décor de papier peint au rez-de-chaussée ; les façades et les toitures des communs : inscription par arrêté du 21 décembre 1982. 

 château de Montlaur 31450 Montlaur

 

Château de Montgeard

Le village fortifié de Mongeard fut bâti au XIVe siècle afin de créer un centre de peuplement dans cette région appauvrie. Aux XVe et XVIe siècles, âge d’or du pastel, la famille Durand édifie un grand château de plan octogonal avec une haute tour. L’ensemble du château et de ses dépendances, de l’église avec sa tour carrée, de la ceinture de douves remplies d’eau a longtemps donné à Montgeard l’allure d’une bastide forte, Le château des Durand conserve des fenêtres à meneaux avec des diablotins et marmousets, des caves et une salle voûtée avec clés et culs de lampe, des cheminées en brique de style toulousain marquées du blason aux deux aigles aux ailes déployées et aux deux cerfs passant à gauche, timbrés de trois étoiles. Il abrite une peinture de grande dimension représentant la "Tentation de Saint Antoine" d’après une eau-forte de Jacques Callot de 1634. Belles caves voûtées. Le château fut partiellement détruit et démantelé au XIXe siècle, mais il est actuellement bien restauré par deux sœurs co-propriétaire depuis 1992. 

 Éléments protégés MH : le château, à l'exception de la salle classée : inscription par arrêté du 27 janvier 1992. La salle renfermant une peinture murale illustrant les Tentations de Saint-Antoine d'après une gravure de Callot : classement par arrêté du 17 février 1995. 

 château de Montgeard 31560 Montgeard 

 Téléphone : 05 61 51 52 75

 

Château de Montespan

Siège autrefois d'une baronnie du même nom et fief de la maison d'Espagne. Sa renommée s'étendit au début du XIIIe siècle, par le mariage de Grise d'Espagne, fille d'Arnaud d'Espagne, seigneur de Montespan, baron de Bordères en Louron, avec Roger de Comminges, 4ème vicomte du Couserans. De cette union naquit Arnaud de Comminges, vicomte de Couserans, Comte de Foix, dont le troisième fils, Arnaud de Comminges d'Espagne, premier du nom fut le chef de la maison dite "Barons d'Espagne de Montespan". Le château occupait une position stratégique, chargé de veiller à la sécurité des passages du Couserans vers l'Espagne. Les terres furent érigées en marquisat, par le roi Louis XIII, en récompense des services rendus par la Baronnie de Montespan. Louis de Pardaillan, arrière-arrière petit-fils de Paule d'Espagne, marquis de Montespan épouse Françoise Athénais de Rochechouart en 1663. Belle et spirituelle, elle deviendra la favorite de Louis XIV, plus connue sous le nom de Marquise de Montespan. 

 Éléments protégés MH : les restes du château : inscription par arrêté du 18 novembre 1926. 

 château de Montespan 31260 Montespan

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique