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Château d'Auzon

Le premier seigneur connu, Bernard d'Auzon, est mentionné en 1078. Durant les guerres de Religion, le château fut pris le 22 septembre 1589 par les Ligueurs de Monsieur de Randan. Au XVIIe siècle, les bâtiments furent en partie démolis. Vendu à la Révolution comme bien national, avec ses terres, le château fut presque entièrement détruit. L'édifice est constitué d'une enceinte fortifiée bâtie à l'extrémité ouest de l'éperon rocheux dominé par le rempart sur trois faces. La quatrième face est barrée par une courtine percée d'une porte. A l'extrémité du flanc nord, présence d'une tour circulaire avec plusieurs canonnières horizontales qui assuraient le flanquement en enfilade de la courtine. Le corps de logis central fut presque entièrement détruit à la Révolution. Seule subsiste une tour d'escalier accolée de galeries à arcades, voûtées d'arêtes, qui desservaient les étages. Au rez-de-chaussée, dans un petit réduit voûté d'arêtes, subsiste une peinture murale à l'iconographie difficile à identifier. Cette pièce pourrait être l'ancien oratoire de château. Une maison fut bâtie au XIXe siècle sur les bases anciennes d'un de ces logis. A la fin du XIIIe siècle, l'ancien castrum avait cédé la place à une ville. Au XVe siècle, à cause des risques d'attaques des routiers, reconstruction d'un mur d'enceinte. Si la ville était bien gardée au nord par le château et le mur d'enceinte, elle était vulnérable côté plaine. Un mur sud fut élevé et défendu par quelques tours et percé d'une porte. La porte fortifiée prit le nom du quartier, le Brugelet. La porte est constituée d'un mur en moellons flanqué sur la partie Est d'une base de tours en encorbellement qui servait à la défendre et à assurer le guet. Le mur est percé d'une ouverture en arc brisé côté sud, tandis que côté nord le passage est plus large et couvert d'un arc surbaissé mais appareillé plus grossièrement. 

 Éléments protégés MH : le logis à galeries, l'escalier à vis, les caves voûtées, les restes de fortifications extérieures, sauf constructions récentes : inscription par arrêté du 21 août 1989. La porte fortifiée de l'enceinte : inscription par arrêté du 23 mars 1990. La porte du Brugelet (domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 10 novembre 1997. 

 château d'Auzon 43390 Auzon

 

Château d'Aurec sur Loire

Le château primitif a probablement été construit vers 1100 par les Comtes de Forez. Le château actuel a été élevé essentiellement aux XVe et XVIe siècles. Une des plus importantes forteresses de la région par ses dimensions, sa position stratégique et son rôle historique. Nombreuses transformations aux XVIIIe et XIXe siècles. Décor intérieur (boiseries, stucs et peintures) du XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château, l'escalier en vis et les décors des pièces suivantes : le fruitier de la tour sud est, la salle à manger gothique de l'aile Est, la bibliothèque, le salon jaune, le salon vert au rez-de-chaussée de l'aile sud, la galerie, l'oratoire et les chambres du premier étage, le parc avec son mur de clôture : inscription par arrêté du 31 décembre 1996. 

 château d'Aurec 43110 Aurec-sur-Loire 

 Téléphone : 04 15 98 02 68 

Château d'Artias

L'ancienne chapelle du château aujourd'hui disparu avait, avant 1793, le titre d'église paroissiale. En 1279, un testament stipule divers dons à l'église Saint Denis, voulant aussi que sur un côté de cet édifice fut construite une petite chapelle avec un autel dédié à Sainte Catherine. La chapelle est aujourd'hui très délabrée. La porte d'entrée abritée sous un grand arc bandé entre deux contreforts a été refaite au XVIe ou au XVIIe siècle. Le campanile qui s'élève sur la façade semble remonter à la même époque. Sur les restes intérieurs se remarquent des chapiteaux ornés de feuillages. L'un d'eux présente des personnages aux bras levés. L'abside était semi-circulaire. Les chapiteaux, colonnes, bénitier et statue de bois polychrome du XVe siècle ont été pillés. 

 Éléments protégés MH : les ruines de la chapelle du château : inscription par arrêté du 23 septembre 1949. 

 château fort d'Artias 43130 Retournac

 

Château d'Arlempdes

Pons de Montlaur, dans un acte passé vers 1188 à Arlempdes, donne à la chartreuse de Bonnefoy tous ses droits à l’intérieur des limites de la chartreuse. En 1244, Héracle de Montlaur donne à la chartreuse de Bonnefoy une certaine quantité de grain à prendre sur son grenier du château d’Arlempdes. Héracle de Montlaur envoie ses fils rendre hommage en 1248 au roi pour les châteaux de Burzet et d’Aizac. Acte passé à Arlempdes. En 1267, le castrum d’Arlempdes figure dans les possessions de l’Église du Puy confirmées par le pape Clément IV. Hommage d’Héracle de Montlaur en 1269 à l’évêque du Puy pour le château et le mandement d’Arlempdes. Hommage renouvelé par lui et ses successeurs en 1274, 1277, 1309, 1328. Pons de Montlaur vend en 1281 à Pierre de Montarcher, prieur de Saint-Paul-de-Tartas, le fief de Tartas. L’acte est passé dans le cimetière d’Arlempdes. En 1312, Pons de Veyrassac est bayle des châteaux d’Arlempdes, Mayres et Ucel pour Guy de Montlaur.

Le château d’Arlempdes est un vaste et complexe ensemble castral dominant, sur un énorme rocher basaltique haut d’une centaine de mètres, une boucle de la Loire. Les vestiges visibles appartiennent pour l’essentiel au dernier siècle du Moyen Âge et au début de l’Époque Moderne. Les travaux du XVe et du XVIe siècles ainsi que les nombreuses restaurations contemporaines rendent très difficiles la perception de l’état premier du site. Le plan du château, qui s’étend sur une surface d’environ un hectare, est tout à fait irrégulier. Il a été conditionné par la forme du rocher sur lequel il est assis. Le château est divisé en deux parties distinctes séparées par un mur aujourd’hui arasé et un léger dénivelé. Au centre de cet ensemble s’élèvent les vestiges d’un petit donjon circulaire. Celui-ci apparaît comme un des éléments les plus anciens du château. Une basse-fosse, aveugle à l’origine, et un niveau d’étage sont, actuellement, seuls conservés. L’accès se faisait au premier étage au sud. Les piédroits et le seuil, appareillés en scories volcaniques rouges, d’une porte surmontée d’un arc en plein cintre sont encore en place. Dans son ensemble, ce donjon, qui ne présente aucun élément de confort, apparaît malgré ses voûtes (dont la chronologie reste à déterminer) comme une construction très fruste, absolument non logeable. Il est à dater vraisemblablement du premier tiers du XIIIe siècle. Il a donc pu être précédé d’un donjon quadrangulaire, situé immédiatement à l’ouest de la chapelle, qui abrite depuis le XVIe siècle des cuisines. Ce bâtiment ayant été extrêmement remanié, il n’est pas possible d’être très affirmatif quant à son ancienneté et à sa fonction première, bien que sa situation topographique, sur l’un des points les plus hauts du site et à proximité de la chapelle romane, plaide en faveur d’une telle hypothèse. On aurait ainsi un premier ensemble castral autour de la chapelle et d’un donjon quadrangulaire puis la construction, dans un second temps, d’un donjon circulaire venant remplacer ou compléter, selon un schéma connu par ailleurs, le donjon préexistant.

Au sud-ouest du donjon circulaire s’étend un vaste terre-plein rectangulaire enclos, légèrement surélevé et libre en apparence de toute construction. Toutefois, le mur pignon d’un bâtiment antérieur semble avoir été intégré dans la tour semi-circulaire de l’angle sud-ouest lors de la construction des courtines et des sondages réalisés en 1992 auraient révélé l’existence d’un bâtiment adossé au mur ouest. Christian Corvisier date la construction des courtines de ce secteur des années 1200. Cela nous paraît très précoce, eu égard au petit module des châteaux que l’on construit dans la région à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle. En outre, ce secteur paraît être à l’extérieur de l’enceinte supposée du XIIIe siècle. Les nombreuses restaurations des tours et des courtines occidentales au XVIe et au XXe siècles ont fait disparaître les éléments datants, mais ce type de grande basse-cour refuge évoque plutôt la fin du XIVe siècle et les travaux de la Guerre de Cent Ans. 

 Éléments protégés MH : les restes du château d'Arlempdes : inscription par arrêté du 27 février 1926.

 château-fort d'Arlempdes 43490Arlempdes 

 Téléphone : 04 71 57 17 14

Château d'Allègre

Armand IV d'Alègre devint baron d'Allègre en 1343, mais en 1361, Arnaud attaqua le château. Armand IV fut tué durant le siège par Thomas de La Marche, et sa veuve, Alix de Chalençon, resta à Allègre. En 1364, son neveu, Bertrand de Saint-Nectaire, revendiqua l'héritage, et chassa Alix de la forteresse. Alix de Chalençon demanda alors à Jean Ier de Berry de reconquérir le château, et après six mois de siège, Alix retrouva son bien. Le beau-frère du duc de Berry, Jean II d'Armagnac en assura la garde. Suite au décès d'Alix de Chalençon, le duc de Berry fit don de la baronnie d’Allègre à Morinot de Tourzel en 1385. Morinot de Tourzel entreprit des travaux de réfection et de construction de la muraille d’enceinte. Ces efforts furent poursuivis par son fils Yves Ier, qui s’attacha à embellir le château, le dotant notamment de sa caractéristique frise de mâchicoulis tréflés. Tel quel, ce château, avec ses 23 tours, fut l’un des plus beaux et des plus considérables de la région. En novembre 1698, alors qu'Yves V de Tourzel était venu de Versailles à Allègre, un grand vent souffla violemment sur le feu dans la cheminée de la salle haute et un incendie se déclara et se propagea dans les nombreuses charpentes des toits couverts d’ardoises. La toiture du Pavillon de la Tour où se trouvaient les papiers communs appelés le Trésor, brûla. Au son des cloches, cinq cents personnes accoururent. Mais le château est embrasé en moins de cinq heures. Il ne fut cependant pas abandonné. Dès janvier 1699, Yves V fit réparer les communs puis le château lui-même. Son gendre poursuivit les travaux, mais le château ne se remit pas de la catastrophe. Propriété communale après la Révolution, il servit de carrière de matériaux de construction.

Les ruines se limitent aux deux angles en forme de tour de l'ancien donjon entre lesquels subsistent les mâchicoulis du chemin de ronde et la base d'une tour d'angle de l'enceinte. La Potence est le nom donné aux étonnants vestiges du château bâti au sommet du volcan de Baury vers 1393 par Morinot de Tourzel, favori du duc de Berry. Bénéficiant des acquis d'architecture militaire de la Bastille de Charles V, le château d'Allègre comportait 23 tours sur 3 zones enceintes. Restaurée au siècle passé, la Potence est notoire par sa ligne de mâchicoulis restée en équilibre au-dessus du vide et restauré telle quelle. Le site est remarquable aussi par la vue exceptionnelle par-dessus Allègre, sur les volcans du Devès et du Velay, à commencer par le Mont Bar qui fait face à Allègre. Le portail fortifié dit de "Monsieur", portail Sud de l'enceinte extérieure du château. Elle fut bâtie entre 1365 et 1435. " Monsieur " était le seigneur en titre, baron puis marquis d'Allègre selon les époques, en général l'aîné des fils. Presque intacte, avec ses deux tours au chemin de ronde jadis crénelé, elle est percée d'archères basses transformées en canonnières au XVe siècle, pour les tirs rasants. Elle donne une idée assez exacte de ce que furent les défenses Sud du vaste château d'Allègre reconstruit vers 1365. Les mâchicoulis tréflés, sont la signature du château d'Allègre. Au-dessus de la porte un assommoir, ou une bretèche, complétait le dispositif vertical central. La glissière de la herse est en parfait état, comme les gonds de l'ancienne porte en chêne et les logements des trois barres de fer qui en bloquaient l'ouverture. Son clocheton métallique, au-dessus de l'horloge, date de 1816, date gravée sur le linteau de la porte qui y accède, à la cime d'un escalier en pierres resté intact, en haut de l'Hôtel des Sailhans-Mozac, actuel Café du Marché. Des départs de murs visibles sur la base des deux tours sont les vestiges de barbacanes qui défendaient l'accès de cette porte. Sur l'emplacement des barbacanes fut édifiée, en 1820, une halle aux grains, couverte d'une toiture à charpente de bois portée par des piliers en pierre dont l'un resta longtemps sur la place. La halle fut démolie en 1953. 

 Éléments protégés MH : les ruines château et le terrain qui entoure ces ruines : classement par arrêté du 11 décembre 1935. 

 château d'Allègre 43270 Allègre 

 Téléphone : 04 71 03 89 18

 

Château d'Agrain

Un acte de saisie du château du XVIIe siècle, décrit un ensemble important de bâtiments dotés de nombreuses cheminées, d'une chapelle, de communs avec des étables, un fournil, un colombier et un jardin. Aujourd'hui, ce qui reste du château est réduit au noyau primitif, composé d'un donjon (partie la plus ancienne), d'un corps de logis allongé, auquel furent adossés plusieurs autres rajouts dont la barbacane d'entrée, le château comportait deux étages nobles et un étage de couronnement pour tourné par un chemin de ronde. Le rez-de-chaussée du donjon comporte une salle voûtée en berceau. Projet de chantiers de jeunes bénévoles pour la restauration du château. 

 Éléments protégés MH : le château d'Agrain en totalité : inscription par arrêté du 14 mai 1992. 

 château d'Agrain 43510 Ouides

 

Château d’Adiac

Maison forte de la fin du Moyen Age qui devait se composer à l'origine d'un donjon présentant une pièce à chacun de ses quatre étages. Dénué d'ouvrages défensifs suffisants le château ne put résister aux Calvinistes qui le prirent en 1574. Mais le baron de Saint Vidal le reprit. Une aile lui a été ensuite ajoutée avec son escalier à refend central. L'ensemble s'ordonne en U autour d'une cour rectangulaire et a conservé son caractère défensif. Il a été remanié au XVIIIe siècle avec repercement des baies de la façade sud. La redistribution des pièces à cette époque a touché l'ensemble du château, excepté le premier étage du donjon. L'intérieur possède un escalier à balustres du XVIIe siècle et un salon dont le décor peint serait du XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; l'escalier avec sa rampe à balustres de bois ; la salle du premier étage et la salle voûtée au premier étage du donjon avec leur décor : inscription par arrêté du 10 juin 1975. 

 château d'Adiac 43800 Beaulieu

 

Château de Vougy

Le château de Vougy, vaste construction de l’époque Louis XV, se compose d’un corps central allongé, percé de deux rangs de fenêtres à linteaux légèrement cintrés, et accosté de deux pavillons carrés faisant retour à ses extrémités. Il se recommande par son ordonnance majestueuse, par les grandioses proportions de sa cour d’honneur et de son parc de cinquante hectares; il passe à bon droit, pour le Versailles roannais. Le regretté comte Michon de Vougy, homme de goût, épris des choses d’art et de curiosité, l'avait à la fin du XIXe siècle, noblement relevé d’un abandon trop prolongé. Il avait notamment reconstitué le grand salon en pur style du milieu du XVIIIe siècle; il est revêtu de boiseries d’une exquise élégance. Une antichambre qui le précède est ornée de tentures d’Aubusson et meublée de quelques riches fauteuils au petit point. Dans le vestibule, plusieurs objets précieux sollicitent l’attention: un portrait équestre du roi Henri IV, de l’école française du commencement du XVIIe siècle et qui proviendrait du château de la Bâtie, un portrait de Cinq-Mars, deux épis de toiture en faïence de Rouen, et un magnifique sarcophage antique en marbre blanc décoré de strigiles et de deux têtes de lions du plus grand caractère. Il provient d’Ecully, où il servait de fontaine dans une cour de l’habitation de M. Jars, ancien député du Rhône, beau-père du comte de Vougy. On remarque dans l’église de Vougy un blason portant une croix ancrée, chargée en cœur d’une rose cantonnée de quatre autres roses. Le château fut commencé en 1736, en 1748 on posa 700 carreaux à 25 croisées, en 1761 on construisit l’aile gauche, la grange à blé, le pressoir, trois écuries et la cave voûtée.

Vicard de Moles est mentionné en 1200. Antoine de Moles, que portait d’argent au sautoir de sable, était seigneur de Vougy, en 1400. Henri et Méraud, ses fils, rendirent hommage de Vougy, en 1406. Henri de Moles, seigneur de Vougy et Claudine de la Palu, sa femme, fondèrent, en 1488, la chapelle seigneuriale de Vougy. Henry de Moles mourut sans enfants, en 1493, et substitua Philippe de Chantemerle, son neveu, fils de sa sœur, aux nom et armes des de Moles. Les armes des Chantemerle étaient d’or à deux fasces de gueules, accompagnées de neuf merlettes du même, rangées en orle. Phillippe donna le dénombrement de Vougy, le 6 mars 1537. Humbert de Louis Michon, devint seigneur de la Farge et Vougy, par son mariage, le 2 janvier 1702, avec Françoise Thévenard de la Farge, fille de Jean-Louis et de Louise de Vaginay, dont Jean-Marie Michon de la Farge, seigneur de Vougy, écuyer du Roi, chevalier de saint Louis, marié le 25 septembre 1731, à Catherine Dauger. De cette union naquit Jean-Louis Michon de Vougy le 27 juin 1732, chevalier de saint-Louis, créé comte de Vougy en1766. Le comte de Vougy avait épousé, le 23 mars 1759, Angélique-Julienne de Gasaubon, fille de Jean-Maurice et de Claude Le Pas de Hureaux, dont Jean-Etienne Michon, comte de Vougy, chevalier de Saint-Louis, député de la Loire, épousa en 1801, Sophie Anglès, dont Jules-Emilien Michon, comte de Vougy, 2° Jeanne-Fran çoise-Elisabeth-Félicie, mariée, le 1er juin 1829, à François- Lucien Souchon du Chevalard, conseiller général de la Loire; 3° Louise-Suzanne-Ernestine, mariée le 6 juin 1832, à Jacques-César-Hélène-Théodore Agniel, comte de Chénelette. Le château de Vougy appartenait au début du XXe siècle à Madame Jules Souchon du Chevalard. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, l'escalier avec sa rampe en fer forgé, les pièces suivantes avec leur décor: le vestibule, la salle à manger, le petit salon et le cabinet attenant, la grande chambre, le salon dit des Tapisseries, le grand salon, le salon chinois : classement par arrêté du 24 décembre 1980. L'ncienne allée d'accès au sud (lieudit Le Four à Chaux), le portail d'entrée avec sa grille, les fossés, la cour d'honneur, côté sud du château: les deux bâtiments des communs à l'ouest et à l'est de la cour, y compris leurs deux pavillons, le parc paysager au nord du château, y compris ses allées, les pièces d'eau et les bosquets, le canal au nord du parc : inscription par arrêté du 21 mars 1997.

 château de Vougy 42720 Vougy

 

Château de Vivert

Le curieux château de Vivert, situé sur le territoire de L'Etrat à moins de cinq minutes du manoir des Joyeaux, assis sur la pente du coteau couronné par Vivert, a conservé son aspect d’autrefois. C’est une maison-forte encore entourée de son mur d’enceinte et défendue par deux tours circulaires avec barbacanes: ce sont des meurtrières utilisées pour la défense et la particularité de celles de Vivert tient à ce qu’elles étaient munies de pierres tournantes qui les masquaient aux assaillants. Tout autour, de vieilles croix, des sentiers pierreux, des maisons de jadis à peine remaniées, de beaux ombrages, ont conservé au paysage de Vivert tout son caractère pittoresque. Le 12 novembre 1389, Jean de la Goutte, curé de la Tour et seigneur de Vivert, fonda avec Guillaume Bayle, seigneur de la Vaure, la prébende de Sainte-Catherine, en l’église de la Tour. Dès la fin du XVIe siècle, Vivert appartenait aux Girard, enrichis dans la fabrication des armes. Pierre Girard, père de Jean-Louis, l’acquéreur de Roche-la-Molière, avait pris l’entreprise de la manufacture royale d’armes de Saint-Etienne, et le 13 mai 1740, il acheta une charge de secrétaire du Roi. De Marguerite Gardieu, Jean-Louis eut un fils donné Barthélemy-Louis Girard de Faverange, qui fut élevé dans la maison de Pierre Girard, son aïeul, et reçut de lui, dans le partage des biens qu’il fit entre ses trois filles, la somme de 10.000 livres que M. et Mme de Saint-Perrieux furent tenus de lui payer à sa majorité; jusque là ils devaient pourvoir à son entretien. Il devint l’un des premiers magistrats de Saint-Domingue, fit partie du Conseil supérieur de Port-au-Prince, fut receveur de l'octroi et des amendes, etc. Le 6 septembre 1791, à Lyon, il fut parrain de Louis-Barthélemy Guilloud de Courbeville. Marie Girard, veuve d’Antoine Thomé, écuyer, avait testé le 1er décembre 1671. Les armes de cette famille sont d'argent à deux palmes de sinople. Au XIXe siècle Vivert fut acquis par Jean-Antoine Piégay, notaire à Saint-Héand; mort le 31 janvier 1887, laissant trois enfants: Antoine, notaire à Saint-Héand; Amédée et Anaïs, héritière de Vivert, morte le 25 août 1915, mariée à Guillaume Sirvanton, mort en 1898, d’où Marie-Claire Sirvanton, qui porta Vivert à son époux, Philibert Baudot-Sirvanton, ingénieur civil des mines, chevalier de la Légion d’honneur, fixé à Saint-Chamond. 

 Éléments protégés MH : les tours avec leurs canonnières tournantes : inscription par arrêté du 6 mars 1946 

 château de Vivert 42580 L'Etrat

 

Château de Virieu

Le château de Virieu, près Pélussin, a été construit presque en entier au XVIe siècle de même que la chapelle renfermée dans son enceinte. Quelques parties cependant, au nord-est, remontent au XVe siècle. A la fin du XVIe siècle, Pierre Benaÿ, bolonais, introduisit à Virieu l’industrie du moulinage des soies. Pour y établir sa première usine, le seigneur, un de Fay, lui concéda un droit de prise d’eau sur le réservoir du château. Virieu (Castrum Viriacunï) est inconnu avant le XIIe siècle. A cette date il fait partie des terres que le comte de Forez abandonna aux Lavieu, lorsque ces vicomtes du Forez prennent possession du Jarez, vers 1107. Gaudemar 1er changea son nom de Lavieu en celui de Jarez, en 1158, selon La Mure, et prit le titre de seigneur de Saint-Chamond et Virieu. Par le traité de 1173, entre le comte de Forez et l’archevêque de Lyon, Virieu, Pélussin et Chavanay furent déclarés comme faisant partie du comté de Lyon, comme dépendances de la seigneurie de Saint-Chamond. En conséquence, Renaud de Forez, archevêque de 1193 à 1226, obligea Briand de Lavieu et Gaudemar de Jarez à faire hommage à son église. Guy II, fils de Gaudemar et seigneur de Virieu, fut père de Gaudemar II, marié à Béatrix de Roussillon, et qualifié seigneur de Saint-Chamond, Pavezin, Virieu et Chavanay. Jacques de Jarez fait hommage le 12 mai 1301 pour Saint-Chamond et Virieu. Il était marié à Béatrix d’Argental et construisit, en l’an 1300, la chapelle de Virieu, sous le vocable de Saint Georges. Pour éteindre ses dettes, il vend à l’église de Lyon, par l’entremise de Thibaud de Vassalieu, au prix de 1.000 livres viennoises, l’un des deux châteaux qu’il avait à Chavanay, en 1302. Par un autre acte du 28 mars 1307, il fait donation, en remboursement des sommes qu’il lui doit, au Dauphin de Vienne, de son château de Virieu et de celui qui lui restait à Chavanay, s’en réservant la jouissance de son vivant. A sa mort, en 1325, le Dauphin en prit possession et les revendit, en 1330, à Renaud de Forez, fils cadet de Jean 1er et d’Alix de Vienne. Renaud, qui avait reçu en apanage la baronnie de Maleval, comprenant six paroisses, se créa ainsi une petite principauté qu’il fit ériger en bailliage, en 1336. Il ne laissa pas de postérité et son domaine revint aux comtes de Forez.

 Le château de Virieu avec son donjon réputé imprenable et son bourg clos et fermé fut alors délaissé et négligé au profit de Maleval. Mais le siège du bailliage ayant été transféré, en 1482, à Bourg-Argental, et Maleval incendié en 1574, Virieu prit la première place dans les trois seigneuries unies. Jean de Fay reconstruisit alors la maison seigneuriale, qui existe encore avec ses deux tours. La chapelle, fondée en 1300, tombant de vétusté, Madame de Morges, veuve de François de Fay, la fit reconstruire de concert avec son fils Gabriel de Fay, en 1633, et obtint que Pierre de Villars, archevêque de Vienne, vint consacrer le nouvel autel et bénir la chapelle le 14 juillet 1652. Le connétable Charles de Bourbon, devenu duc de Bourbon et comte de Forez par son mariage avec Suzanne de Bourbon, fille de Pierre et d’Anne de France, vendit ses trois seigneuries à Antoine de Varey, seigneur de Belmont-sur-Azergues, qui lui donna en échange les seigneuries de Marignan et Gignat, en Provence, qu’il tenait de son parent, René de Cossa, grand sénéchal de Provence. L’acte fut passé à Moulins, le 26 septembre 1517. Les de Varey portent d'azur à trois jumelles en bande d’or; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable. Antoine de Varey avait épousé, le 20 novembre 1522, Méraude de Grolée, dont une fille: Louise de Varey, mariée le 29 mars 1551, à Jean de Fay, fils cadet de Noël, baron de Payraud et de Françoise de Saint-Gelais. Devenu baron de Maleval, Virieu, etc, il servit dans les armées royales, fut fait prisonnier en Allemagne en 1553 et dut payer pour sa rançon 1.100 écus d’or. Il mourut après 1580, et Louise de Varey, le 19 juillet 1615, laissant François, qui suit; 2° Michelle, mariée le 15 mars 1574, à André Harenc de la Condamine; 3° Anne, mariée le 30 juillet 1581, à Claude de Villars; 4° Nicole, mariée à M. de Montpeyroux, palatin de Dio; 5° Marguerite, dame de Grôlée.

 François de Fay épousa d'abord Catherine de Giraud, puis Catherine-Sabine de Morges-la-Motte. Il fut gouverneur de Condrieu sous la Ligue et mourut le 2 octobre 1592, et sa veuve le 6 avril 1641, lui ayant donné Gabriel, qui suit; 2° Jean, mort jeune; 3° Madeleine, mariée le 29 juillet 1635, à Charles Murat de l’Estang, seigneur de Sablon. Devenue veuve, elle se retira chez les Religieuses Sainte Claire d’Annonay où elle mourut en 1656. Gabriel de Fay épousa le 8 août 1631, Marguerite de Murat de l’Estang, dame de Dourlai, en Hainaut. Il testa le 5 mai 1656 en faveur de cette dernière et fonda dans la chartreuse de Sainte-Croix deux cellules qui portent l’une le blason de Fay, l'autre les armes accolées de Fay et de l’Estang. Il mourut le 5 août 1661. Marguerite de Murat de l’Estang fît aveu et dénombrement pour Maleval, Virieu et Chavanay, le 8 mai 1663. Elle mourut le 23 avril 1675, ayant testé en 1665 en faveur de son cousin, Claude de l'Estang, fils de feu Jacques et de Sébastienne-Laurence de Grôlée. Claude renouvela le 1er juillet 1671 l’hommage au Roi et le dénombrement de ses biens. Par son testament du 28 septembre 1699, il les laissa à Joseph-François de Grôlée de Viriville et mourut le 28 juillet 1701, voulant être enterré à 8 heures du soir, dans le cimetière commun, au milieu de tous ses sujets. Murat de FEstang porte d’azur à trois fasces crénelées d’argent, celle de la pointe ouverte à une porte. Les armes des Grôlée sont gironné d’or et de sable. Joseph-François de Grôlée de Viriville était fils de Charles, gouverneur de Montélimar, et de Catherine de Dorgeoire, veuve de Jacques Pourroy. Il recueillit également la succession de François de l'Estang, baron de Montagny.

 Aussi pouvait-il se titrer de comte de Viriville, seigneur de Voiron, Taulignan, Vinay, Beaurepaire, Montagny, Millery, Virieu, Chavanay, l'Estang, Lens l'Estang, la Sône, Marcolin, et autres places, baron de Maleval, premier baron du Lyonnais, gouverneur de la ville et citadelle de Montélimar. Il mourut le 27 septembre 1705, ayant eu de Sabine de la Tour de Gouvernet: Jeanne-Madeleine-Anne, née en 1693; 2° Claude-François, né le 21 décembre 1694, seigneur de Virieu à la mort de son père, et décédé en 1714 ou 1715, laissant sa riche succession à sa sœur. Sa mère avait prêté hommage au Roi, le 14 juin 1716, pour les terres dont elle avait le Douaire. Jeanne de Grôlée épousa le 29 juin 1711, François Olivier de Sénozan, fils de David, baron de la Salle, comte de Sénozan, et de Françoise Aréson, qui devint ainsi baron de Maleval et seigneur de Virieu. François, chevalier de l’Ordre du Roi dès janvier 1708, fut nommé le 27 mai 1727, intendant général du Clergé de France. Il mourut à Paris, le 3 juillet 1740, et sa veuve le 2 septembre 1775, après avoir vendu la baronnie de Montagny et Millery à Charles Ravel, de Saint-Etienne. Il laissa trois enfants dont François-David, né le 23 mars 1712, mort jeune; 2° Jean-Antoine, qui suit; 3° Anne-Sabine, mariée le 9 octobre 1730, à Charles-François-Christiande Montmorency Luxembourg, prince de Tingry, remarié à Madeleine de Fay. Jean Antoine Olivier de Sénozan, seigneur de Virieu, épousa le 17 février 1735, Anne-Marie-Louise Nicole de Lamoignon de Blancmesnil et mourut en 1778. Sa veuve obtint du Directoire de Saint-Etienne, 15 juillet 1791, et de celui de Lyon, 14 avril 1792, deux arrêts qui reconnurent que la chapelle de Virieu était chapelle privée et ne pouvait être vendue comme bien national. Nicole de Lamoignon, sœur de Malesherbes, fut condamnée à mort et subit son martyre avec Madame Elisabeth. Elle avait eu deux fils, dont Antoine François (3 novembre 1736-1759); 2° Jean-François-Ferdinand (6 février 1737-1769), marié le 19 avril 1761, à Claude-Louise de Vienne, dont Madeleine-Henriette-Sabine Olivier de Sénozan, qui fut la dernière à Virieu, de cette grande famille dont les armes sont d’or à l’olivier terrassé de sinople.

 Elevée par sa grand-mère, Madamede Lamoignon, et mariée à 16 ans, à Archambaud-Joseph de Talleyrand-Périgord, frère du trop fameux évêque d’Autun, elle mourut sur l’échafaud, le 26 juillet 1794, laissant trois enfants: Archambaud-Marie-Louis, aide de camp de Berthier, mort à 23 ans (1784-1808); 2° Françoise-Xavier-Mélanie-Honorine, mariée à Antoine-Dominique-Just de Noailles; 3° Alexandre-Edmond, marié en 1808, à la Duchesse de Dino, princesse de Sagan, d’où les Talleyrand, princes de Sagan. Les biens de Sabine de Sénozan furent saisis après son exécution et demeurèrent sous séquestre. Ils furent enfin rendus à ses enfants et après un conseil de famille, tenu le 19 ventôse, an XII, partagés entre eux. Virieu, Pélussin, Chavanay et Bœuf échurent au comte de Noailles qui les vendit, le 22 avril 1813, à MM. Etienne Marlhier et Henri Rousselon, négociants à Lyon, qui les revendirent en lots séparés. Il semble bien que les anciens propriétaires n’avaient conservé que les rentes nobles, nombreuses et variées qui leur étaient dues et que les Jullien, entre autres, payèrent encore à Madame de Sénozan.

 Le 19 septembre 1749, Benoît Jullien du Vivier, fils de noble Antoine et d’Elisabeth Bougier, acquit des créanciers de Pierre-Louis Benaÿ, tous les biens que celui-ci possédait à Virieu, Chavanay, Pélussin et lieux circonvoisins. Ces biens consistaient en domaines, fabriques, moulins à soie, maisons, bâtiments, fonds et rentes nobles. L’habitation de la famille Jullien n’était point le château flanqué de tours, abandonné et à demi ruiné, mais une maison aux vastes proportions, aux salles élevées, ornées de plafonds à la française et de belles tapisseries, qui correspondait mieux aux idées de confort renaissant de l’époque. Située dans l’enceinte de l’ancien château-fort, en face de la chapelle et des grands bâtiments réservés à l’industrie de la soie, la demeure familiale des anciens châtelains de Lupé et de Véranne jouissait d’une vue admirable. Sa terrasse située au levant, au niveau des anciens remparts, dominait en effet les maisons basses du village de Virieu, groupées en cercle concentrique autour du château et de sa première enceinte de murailles. Des pièces de belle apparence permirent aux chefs de famille de remplir dignement au XVIIIe siècle la place toujours occupée depuis le XVe, et devenue à travers les siècles plus difficile à tenir, à mesure que les obligations croissaient et que s’amoindrissait le prestige des fonctions locales. Benoît Jullien du Vivier, né le 11 août 1718, épousa le 9 septembre 1744, Anne Derieu du Villars, fille de François, échevin de Lyon, et d’Anne Henry. C’est dans la de meure du maréchal de Villars, que s’élevèrent leurs enfants: Roch, qui suit; 2° Hélène-Marie, née le 15 novembre 1748, mariée en 1772 à M. Soubeyran de Beauvoir; 3° Marie Anne, née le 23 novembre 1749, mariée à Marius-Félix Chabert, juge d’Annonay, mort le 2 février 1816.

 Roch Jullien, écuyer (28 janvier 1754-19 mars 1818), garde ordinaire du Roi, puis maire de Pélussin, épousa le 4 mai 1779, Marguerite Faure, fille de noble Alexandre et de Pierrette Vouty, dont Benoît, qui suit; 2° Alexandre Jullien du Colombier, fixé au château de ce nom, près de Condrieu (21 juillet 1782-1854), conseiller général de la Loire, maire de Pélussin, marié le 9 avril 1820, à Sabine-Jeanne de Boissieu, fille de Jean-Baptiste et de Françoise-Andréede Valous; 3° Michel (3 août 1786-20 mai 1859), administrateur des hospices de Lyon, marié le 12 octobre 1816 à Françoise-Laure La Sausse, dont Alfred; 4° Benoît-Henri (5 fructidor, an V- 27 janvier 1871), marié le 4 avril 1826, à Alphonsine Aynard, fille de Claude et de Louise Rossary. Benoît-Marie-AlexandreJullien (12 février 1780-11 novembre 1868), conseiller municipal de Lyon jusqu’en 1830, épousa le 26 mai 1812, Françoise-Aglaé La Sausse, fille de Pierre et de Catherine Delorme, dont Alexandre, qui suit; 2° Jean-Marie-Jules, conseiller général de l’Ain, marié en juillet 1852, à Alexandrine Balaÿ, dont entre autres Georges, jésuite; Gaston, marié à N. Beauchamp, dont Etienne et Suzanne; Jules, marié à Juliette Baraban; 3° Michel, né le 24 janvier 1827, jésuite; 4° Marie-Anne-Be noîte, née le 10 janvier 1830, mariée le 27 mai 1850 au baron Joseph Dauphin de Verna, fils de Victor et de Lucie de Ferrus, et remarié à Louise de Pierre de Bernis. Alexandre Jullien (23 juillet 1823-4 février 1898), conseiller général de la Loire, maire de Pélussin, député de la Loire, chevalier de la Légion d’honneur, épousa le 18 juin 1849, Hélène Battant de Pommerol, dont Joseph, 31 juillet 1850, marié le 24 avril 1876, à Louise Guérin, fille de Louis et de Marie-Renée-Louise Desvernay. C’est Alexandre Jullien qui fit construire le château actuel et réparer les tours du vieux manoir, sauvant ainsi d’une ruine fatale ces restes intéressants du passé. M. Gabriel Jullien continue avec son fils aîné François Jullien, les vieilles, nobles et généreuses traditions formées par leurs ancêtres, suivant leur belle devise: "Spes mea in Domino". 

 Éléments protégés MH : le vieux château et la chapelle : inscription par arrêté du 22 février 2001.

 château de Virieu 42410 Pélussin

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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