Rechercher un château

Château de Xaintrailles

Castrum mentionné en 1259: il est tenu par trois coseigneurs appartenant au lignage de Xaintrailles. Le tracé de la basse-cour médiévale, le donjon et les talus des murs sud et ouest sont conservés : ils sont datables de la fin du XIIIe ou début du XIVe siècle. La seigneurie de Xaintrailles est tenue par Pothon de Xaintrailles, Bernard de Lamothe, puis Antoine de Chamborel, gouverneurs de Casteljaloux. D'importants travaux sont réalisés par Pothon et ses successeurs, édification du corps de logis nord, percement de fenêtres dans le donjon, remaniement du corps de bâtiment sud, construction des deux tours occidentales. Des fossés et un pont-levis sont mentionnés en 1539. Les tourelles sur trompe en éventail de l'élévation sud sont ajoutées au cours du XVIe siècle. Le château passe aux Montesquiou en 1570, puis aux Lau de Lusignan en 1724. Armand de Lau, marquis de Lusignan, fait aménager le château vers 1780, fossés comblés, nouvel accès à l'ouest avec une cour de dépendances, l'escalier en U et le vestibule. En 1824, les pièces nord-est s'effondrent. Les projets de restauration du donjon de 1843 par Gustave Bourières, architecte du département, ont été partiellement réalisés. La pièce est de l'aile sud-est rénovée au début du XXe siècle dans le style de la fin du Moyen-Age. Eugène Viollet-le-Duc en a fait le modèle du manoir.

 Donjon, aile sud et tours ouest en pierre de taille, aile nord en calcaire enduit, vestibule et dépendances en moellon enduit. Aile nord d'un étage carré et deux étages de comble, couverte en tuile plate d'un toit en croupe et à longs pans. Aile ouest en rez-de-chaussée surélevé sur un étage de soubassement, couverte d'un toit brisé en tuile creuse et tuile plate, et encadrée de deux tours couvertes en pavillon. Aile sud d'un étage carré et comble à surcroît, couverte en croupe en tuile creuse, sauf les tourelles couvertes de toits coniques en tuile plate. Donjon accessible par un escalier hors-oeuvre à retours desservant la porte au 1er étage, puis par un escalier en vis demi hors-oeuvre. Aile nord desservie par un escalier hors-oeuvre ; vestibule accessible par un escalier extérieur en fer à cheval. Des jardins aménagés en terrasses successives, un bois en étoile ainsi qu'une Ménagerie sont organisés dès les XVIIe-XVIIIe siècles et, en partie, réaménagée au XIXe siècle en jardins anglais, accompagnant les abords du château jusqu'aux limites des bois. 

 Éléments protégés MH : le château : classement par liste de 1840. Le domaine du château avec ses anciens communs, ses terrasses et ses murs de clôture ainsi que le parc adjacent avec l'ancienne allée d'arrivée, le bois en étoile et la ferme dite La Ménagerie avec les terres qui l'entourent : inscription par arrêté du 27 décembre 2011. 

 château de Xaintrailles 47230 Xaintrailles 

 Téléphone : 05 53 65 51 49

   

Château de Virazeil

Logis primitif du château construit au XVIe siècle par les Pellegrue avec une basse-cour. Actuellement communs et chapelle. Nouveau logis construit entre 1770 et 1774 pour Jacques Daugeard, par Etienne Laclotte (comme l'hôtel des Daugeard à Bordeaux). L'orangerie est construite par les Dauber de Peyrelongue après 1823. Ensemble transformé en maison pour handicapés vers 1970. Château encadré par deux allées d'arbres, se dressant sur une petite élévation dominant une prairie. Du côté de la prairie, le centre couronné d'un fronton forme une avancée et domine une terrasse dont l'accès se fait par un escalier à balustres, elle-même délimitée par des balustres. Les côtés présentent des pavillons triangulaires faisant saillie. La façade sur cour d'honneur est à deux pavillons en saillie et escalier double. Au fond de la cour d'honneur, que bordent des communs, se trouvent les restes du château du XVIe siècle : tour d'escalier à pans ; porte à double accolade couronnée de choux frisés et surmontée de colonnettes. Petite chapelle et cloître à ouvertures romanes. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château proprement dit datant du XVIIIe siècle ; l'escalier d'honneur situé à l'intérieur du château ; les façades et les toitures des communs ; les façades et les toitures de la tour et de la chapelle datant du XVIe siècle : inscription par arrêté du 4 mars 1964.

 château de Virazeil 47200 Virazeil

 

Château de Verteuil

Le "castrum de verteuil" est mentionné pour la première fois en 1259, en possession de plusieurs coseigneurs, dont les familles de Caumont et de Pis. Le château primitif sur motte, détenu par les Albret depuis 1390, est en ruine au sortir de la guerre de Cent Ans, après que la terre de Verteuil ait été donnée en 1460 à Aymeric de Caumont, seigneur de Lauzun. Les vestiges sont constitués d'un escarpement rocheux retaillé et par endroit maçonné, formant une première enceinte d'environ 80 m de diamètre, contre laquelle les maisons du village s'appuient au nord. Dans la partie centrale, une courtine reliée à la tour nord-ouest, voûtée d'ogives et heptagonale, date du XVe siècle. A l'est, un pan de mur d'une salle voûtée d'ogives retombant sur des culs-de-lampe sculptés, probablement de la fin du Moyen Age. Le corps de logis principal, au sud-est, avec une aile ruinée en retour d'équerre au nord, a été bâti à la fin du XVIe siècle, pour la famille de Caumont. Le corps ouest a été remanié vers 1839, date d'un devis afin d'installer une école dans cette partie du château.

Le château sur motte au centre du village couronne le coteau. Bâti en pierre de taille de tuf, il forme un triangle, dont la base serait constituée par le corps de logis sud-est et le sommet par la tour nord-ouest. Le logis en soubassement de deux niveaux sur l'élévation antérieure, ouvre vers une terrasse; l'élévation postérieure, en rez-de-chaussée surélevé, vers une cour. A l'extrémité sud, tronquée, un escalier droit autrefois dans-oeuvre et voûté, assure le passage d'un niveau à l'autre. A l'angle est s'élève une tour carrée percée de canonnières. Les toitures à longs pans et égout retroussé sont couvertes de tuiles plates, la façade sud-est, de quatre travées est rythmée par de grandes croisées soulignées par un cordon d'appui mouluré ; la porte ornée de pilastres soutenant un entablement à fronton est dégradée. La façade nord-ouest est percée de deux croisées murées; la porte à l'angle ouest en arc plein-cintre est décorée de pilastres soutenant un fronton interrompu où s'inscrit une table carrée. A l'intérieur subsistent plusieurs cheminées.

 Éléments protégés MH : le château et les parties subsistantes de son enceinte : inscription par arrêté du 10 janvier 1996. 

 château de Verteuil 47260 Verteuil-d'Agenais

 

Château de Trichot

Caractéristique des petits manoirs élevés au XVIe ou au début du XVIIe siècle sur les confins de l'Agenais. Logis d'origine du XVIe siècle, agrandi fin XVIe et début XVIIe siècle, puis courant du XVIIIe siècle. Basse-cour et dépendance du XVIIe siècle. L'édifice avec ses dépendances est organisé sur une cour autrefois enclose, accessible par un portail en anse de panier. Le logis comporte un étage et un niveau de comble, ainsi qu'un pavillon dominant l'angle sud-ouest remplaçant vraisemblablement un organe défensif détruit. Côté cour, la porte d'entrée en arc plein-cintre était défendue par une bretèche dont subsiste les corbeaux. Au rez-de-chaussée, trois salles (dont deux équipées d'une cheminée) sont voûtées en berceau. Un escalier rampe-sur-rampe en maçonnerie dessert l'étage carré et une vis le niveau de comble. Les murs du logis sont en moellon calcaire équarri et les toitures pentues à croupes et égout retroussé sont en tuile plate. Les dépendances sont en moellon, couvertes en tuile creuse.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis, le rez-de-chaussée, le mur de clôture de la cour avec les deux portails, la dépendance intra-muros ; inscription par arrêté du 19 décembre 1996.

 château du Trichot 47370 Thézac

 

Château de Trenqueléon

Le nom de Trenqueléon est porté au milieu du XIIIe siècle par les fils d'Odon de Lomagne, seigneur de Fimarcon. Géraud de Trenqueléon est cité à Cadiet au début du XIVe siècle. Le site du château, au confluent de la Baïse et du Galeau, pourrait avoir été occupé par une motte castrale. Une tour au sud-ouest, présente un vestige d'archère et des pierres de taille en remploi dans la maçonnerie: il s'agit probablement d'un élément du château de la fin du Moyen-Age. Le château a été reconstruit en 1771 pour Charles de Batz, chevalier, baron de Trenqueléon: la date est inscrite sur la lucarne centrale du pavillon ouest, les initiales c.b.t. sont écrites dans le sol en galets noirs et blancs devant l'entrée. Le décor surmontant la porte est resté épannelé Elévation principale du logis en pierre de taille, sauf l'étage de soubassement en moellon. Autres élévations en moellon enduit. Logis en rez-de-chaussée, double en profondeur, avec les dépendances dans l'étage de soubassement. Logis couvert d'un toit à longs pans, les pavillons latéraux sont couverts de dômes carrés à double brisis en ardoise.

 Éléments protégés MH : les façades et les couvertures du château : inscription par arrêté du 16 février 1951.

 château de Trenqueléon 47230 Feugarolles

   

Château de Théobon

Le château de Théobon, édifié au XIVe siècle comme forteresse, fut profondément remanié aux XVIe et XVIIe siècles pour devenir une demeure résidentielle. Situé sur un pech (colline) à Loubès-Bernac (Lot-et-Garonne), il offrait une vue panoramique et des défenses naturelles. Les premières traces écrites datent de 1327, lorsque Gaubert de Mayrac s’en déclare seigneur. La seigneurie passa ensuite aux familles Ségur et Pierre-Buffière par alliances, avant d’être acquise au XVIe siècle par les Rochefort de Saint-Angel, une lignée protestante engagée dans les guerres de Religion.

 Au XVIe siècle, Jean Ier de Rochefort, baron de Théobon et captal de Puychagut, illustre l’engagement militaire protestant de la famille. Protestant convaincu, il combat aux côtés des huguenots, notamment à Castillon (1586) et en Bourgogne sous le maréchal de Biron (1595). Son fils, Charles II, marquis de Théobon, joue un rôle clé pendant la Fronde en Guyenne, oscillant entre rébellion et soumission à la couronne. Le château, transformé en résidence aristocratique au XVIIe siècle, abrite alors un culte protestant jusqu’à son interdiction en 1684, reflétant les tensions religieuses de l’époque.

 La famille Rochefort marque aussi l’histoire du château par ses liens avec la cour royale. Lydie de Rochefort-Théobon, fille de Jean II, devient demoiselle d’honneur de la reine Marie-Thérèse d’Autriche avant de devenir la maîtresse de Louis XIV (1670–1672, 1676). Sa conversion au catholicisme en 1685, sous la pression de la révocation de l’édit de Nantes, symbolise les bouleversements religieux du règne. Le château passe ensuite aux Talleyrand-Périgord par mariage en 1725, avant d’être vendu en 1783 au capitaine Brie de Teysson.

 La Révolution française entraîne des dégradations majeures : les tours sont rasées, les métaux réquisitionnés, et des parties abandonnées aux XIXe et XXe siècles. Une cheminée remarquable, vendue en 1924, orne aujourd’hui un salon de l’université Harvard. Classé monument historique en 1962, le château conserve des éléments architecturaux notables, comme un escalier en fer forgé du XVIIe siècle, des plafonds peints (mythologies d’Icare et Phaéton), et des boiseries du XVIIIe siècle. Son organisation autour d’une cour rectangulaire, avec corps de logis et ailes en équerre, témoigne de ses transformations successives.

 L’histoire de Théobon reflète les mutations politiques et religieuses de la France moderne. D’abord forteresse médiévale, il devient un lieu de pouvoir protestant sous les Rochefort, puis un symbole des alliances nobles avec la couronne. Les modifications architecturales (pont-levis remplacé par un pont de pierre, fenêtres bouchées, galerie inachevée) et les vicissitudes révolutionnaires en font un témoignage complexe des époques traversées. Aujourd’hui, son inscription aux monuments historiques préserve ce patrimoine lié à l’Agenais et à la Nouvelle-Aquitaine.

 Éléments protégés MH : le château de Théobon (ensemble) : inscription par arrêté du 5 novembre 1962.

 château de Théobon 47120 Loubès-Bernac

 

Château de la Sylvestrie

La bastide de Villeneuve est fondée par Alphonse de Poitiers et l'abbé d'Eysses dans une région encore désorganisée par la croisade des Albigeois. L'abbaye d'Eysses cède des terres sur la rive droite du Lot en 1253 ; les terrains d'une extension sur la rive gauche sont acquis dès 1263. Les coutumes datent de 1270, selon P. Simon. Le passage entre les deux rives est le principal enjeu de l'agglomération : un pont en pierre est édifié en 1289 (pont vieux). La bastide est dotée de fortifications en pierre et brique (bâties par la commune) avec portes de ville (bâties par le roi) et tours après 1313.

 Le château, situé sur le rebord du plateau dominant la vallée de Cambes et l'église de Collongues, est un édifice bâti au XIIIe siècle et remanié au tournant des XVe et XVIe siècles. Il s'agit d'une maison noble, terre sans justice, située dans la juridiction de Pujols. En 1492, Pierre d'Hébrard fit hommage au Baron de Pujols, Renaud de St-Chamans, alors Sénéchal des Landes, du repaire ou maison noble de la Sylvestrie, sous le devoir d'un fer de lance aux bords dorés. Jean de la Fabrie acquit la Sylvestrie en 1597, qui reste dans la famille jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Deux chapiteaux antiques sont utilisés en remploi dans les pédroits de la porte de la cave. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité : inscription par arrêté du 30 juin 2000. 

 château de la Sylvestrie 47300 Villeneuve sur Lot 

 Téléphone : 05 53 71 73 40

 

Château du Sendat

Vestiges d'un édifice de la fin du Moyen Age et d'un château du XVIIe siècle, fortement restauré par Félix Duban au milieu du XIXe siècle. Le décor et le mobilier font partie intégrante du château. Du château médiéval a été conservée une partie des fronts ouest et est, avec leurs tours circulaires, bordant une cour intérieure limitée au nord par un édifice du XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château et ses communs et dépendances en totalité : classement par arrêté du 8 décembre 2003. Le château du Sendat : en totalité les jardins, parcs, allées et perspectives composant le domaine rapproché du château ainsi que le système hydraulique alimentant le château et le domaine rapproché, fontaine de la Maronde au nord et, au sud, le site de captage du Catic avec l’aqueduc souterrain qui traverse les parcelles forestières et alimente le réservoir du château : inscription par arrêté du 30 juin 2016. 

 château du Sendat 47700 La Réunion 

 

Château de Séguinot

Château composé de quatre ailes, et cantonné de quatre tours d'angle carrées. Les corps de logis les plus anciens semblent se situer à l'est, tour carrée, partie du corps de logis, tour dans l'angle de la cour abritant un escalier en vis : ils ont été construits au XVIe siècle. La principale campagne de construction date du quatrième quart du XVIe : l'aile nord-est dominant la Baïse, le pavillon abritant l'escalier rampe sur rampe où est inscrite la date 1593, la tour nord cantonnée d'une tourelle montant de fond, l'élévation sud est avec un passage couvert dont l'accès est surmonté d'une bretèche datent de cette époque. Les façades des corps de bâtiment sur la cour nord et nord-est présentent le même décor de double bandeau, le logis ouvrait par un portique de six arcades et sans doute une galerie à l'étage. Les bâtiments nord ouest et sud ouest, où se trouvaient les dépendances, ont été remaniés. Selon une tradition, Henri IV l'aurait donné à Lanoue dit "Bras de Fer". Mis à sac en 1652, selon Samazeuilh. Démantelé à la Révolution, avec notamment la suppression des créneaux sur les murs fermant la cour. Divisé en plusieurs propriétés à la fin du XIXe siècle, l'ancien logis a été abandonné et plusieurs logements ont été aménagés dans les dépendances.

 Partie de l'élévation nord-ouest en pierre de taille ; les corps de bâtiment nord, plus avancés vers la vallée de la Baïse, présentent un étage de soubassement ; pavillon d'escalier et tourelle nord couverts en tuile plate, autres bâtiments couverts en tuile creuse ou découverts ; la tourelle ajoutée contre la tour carrée est possède un toit en pavillon en pierre. 

 Éléments protégés MH : le château de Séguinot : inscription par arrêté du 10 novembre 1945. 

 château de Séguinot 47600 Nérac

   

Château de Saint Sulpice

L'édifice se compose de deux logis disposés en T. La partie la plus ancienne consiste en un premier corps de logis du XVIIe siècle, avec sa cour intérieure au portail daté de 1621, et une tour de défense. Au début du XIXe siècle, ajout à l'extrémité sud du premier bâtiment et d'un corps transversal néo-classique avec avant-corps à fronton. Au rez de chaussée un décor stuqué de dessus de porte évoque la vie à la campagne avec ses travaux et loisirs. Le décor en stuc du salon de musique célèbre le Premier Empire avec un aigle impérial, un masque de Napoléon et une allusion à l'Aiglon. 

 Éléments protégés MH : le logis du château et sa glacière, et à l'intérieur décor stuqué : inscription par arrêté du 4 octobre 2007.

 château Saint Sulpice 47150 La Sauvetat-sur-Lède

 

Châteaux les plus consultés

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


Nombre total de pages vues

compteur internet
```html