Traduction

Château de la Bussière

 

Un corps de logis est prolongé de deux ailes en retour d'équerre. A l'angle intérieur de l'aile sud se trouve une tour polygonale d'escalier. A l'angle qui lui fait pendant, une chapelle rectangulaire a été édifiée à la Renaissance. Elle est éclairée par six fenêtres en plein cintre, encadrées de pilastres et surmontées d'une frise ornée de médaillons. Sur le corps principal, les ouvertures du premier et les lucarnes sont Renaissance. L'aile méridionale est gothique, avec une porte d'entrée en tiers point et une échauguette à l'angle sud-ouest. Trois autres échauguettes ont été rajoutées à la fin de l'époque romantique. A l'angle sud-est se trouve une grosse tour cylindrique avec chemin de ronde aux mâchicoulis ornés de trèfles. Celle qui lui fait pendant au nord-est date du 19e siècle. L'extrémité de la façade nord a dû être surélevée en pavillon au 19e siècle, lui-même chargé de deux échauguettes pour obtenir un effet de symétrie contraire au 15e siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, sauf la tour d'angle Nord reconstruite au XIXe siècle : inscription par arrêté du 1er août 1975 

 château de la Bussière 37600 Loches

   

Château de Bridoré

La forteresse de Bridoré est édifiée au XIVe siècle sous Charles V par le maréchal de France Jean Ier Le Meingre dit Boucicaut, puis par son fils, Jean II Le Meingre, maréchal de France sous Charles VI et compagnon de Du Guesclin. Imbert de Bastarnay (1438-1523), conseiller du roi Louis XI, Chambellan à la cour Royale, achète Bridoré en 1475. Il met au point le prototype dedéfense enterrée, dont s’inspirera Vauban : la caponnière. Il rehausse le donjon qui atteint ainsi 30 mètres et le couvre d’une charpente avec des échauguettes. En 1641, le marquis de Viantais achète Bridoré. Une de ses filles fonde, à Beaulieu-lès-Loches, le couvent des "Viantaises". La propriété de Bridoré leur appartient jusqu’à la Révolution. Vendu comme Bien national à la Révolution, il demeurera dans la même famille jusqu’à aujourd’hui. Classé Monument historique en 1911, restauré par les peintres Simone Lefèvre-Mouveau et Pierre Mouveau, c’est leur fille, Véronique Mouveau, qui assure la conservation et la restauration du site aujourd'hui. 

 Éléments protégés MH : le château de Bridoré en totalité : classement par arrêté du 19 janvier 1911.

 château de Bridoré 37600 Bridoré 

 Téléphone : 02 47 94 72 63 

Château des Brétignolles

Au XIe siècle, la terre des Hautes Bretignolles est propriété de l'abbaye de Marmoutier et dépend du prieuré de Tavant. Au XIIIe siècle, c'est un fief important relevant de Sazilly, puis à partir de 1451 de Jaulnay. De 1447 à 1640, le fief appartient à la famille Bernard. En 1640, le château est acheté par Guillaume de Bordeaux, conseiller du roi. En 1706, le fief appartient à René Guillaume Martineau, sa fille Madeleine Françoise apporte Brétignolles et le bois de Veude, vers 1730, à son mari Michel Etienne Turgot. En 1811, le propriétaire est Pierre-Jean-René de Pierres de Fougeray. En 1932, les héritiers de la famille De Pierres vendent le château à Bernard de la Fosse, descendant d'une des nombreuses branches de la famille Bernard. Dans le parc, une tour transformée en pigeonnier, constitue le dernier élément visible qui reste des fortifications du XIVe siècle. Le château actuel a été construit entre 1498 et 1501, avec le pavillon de plan carré au sud-est. Ce dernier est accosté d'une tourelle trapézoïdale postérieure au reste du bâtiment, mais dont l'existence est déjà attestée au XVIIIe siècle. La chapelle, dédiée à Notre-Dame de Pitié et à sainte Marie-Madeleine, a été fondée en 1507. La maison du gardien, à l' entrée du parc, a été élevée en 1848. Une éolienne a été installée dans le parcdans le dernier quart du XIXe siècle. La propriété est close au nord par un long mur en pierre sur lequel se dresse une élégante tourelle du XVIe siècle à l'angle nord-est.

Le logis, de plan rectangulaire, est cantonné de quatre tours dissemblables : au nord-est, une tour polygonale hors oeuvre qui abrite un escalier en vis ; au nord-ouest une tour en fer à cheval à toit conique ; au sud-est un pavillon rectangulaire coiffé d'un toit à quatre pans ; au sud-ouest une tour circulaire à toit conique. La façade nord du logis comprend deux travées constituées chacune de trois fenêtres à meneau surmontées d'une lucarne. Les baies sont surmontées de larmiers à retour ornés de culots. Ce décor est incomplet, plusieurs baies étant simplement pourvues de pierres d'attente. La façade nord et les trois tours sont en pierre de taille. La façade à l'est ainsi que le pavillon au sud-est sont en moellons avec chaîne d'angle. La façade sud est en moellons enduits. Une construction trapézoïdale s'insère dans l'angle formé par le pavillon et le mur sud du corps de logis. Dans le parc, à l'est, une tour cylindrique en moellons soutenue par trois contreforts est percée de quatre archères dans sa partie inférieure tandis que la partie supérieure à été aménagée en pigeonnier. La chapelle seigneuriale épaulée de contreforts possède une haute façade aveugle à pignon à crochets. A l'intérieur, les deux travées sont voûtées sur croisée d'ogives. Le choeur est percé de trois baies. A l'ouest du logis, les écuries sont formées d'un corps de bâtiment longitudinal avec deux ailes symétriques en retour d'équerre, de construction soignée. Les trois bâtiments sont couverts en ardoise ; la façade principale, en pierre de taille, présente sept lucarnes, celle du centre et celles des extrémités à fronton triangulaire, les autres à fronton cintré. Plusieurs éléments des menuiseries d'origine des écuries sont encore en place, bien qu'en mauvais état. Derrière la chapelle, de nombreuses caves troglodytiques ont été aménagées dans le coteau. L'une d'entre elles abrite une cheminée et un pressoir. 

 Éléments protégés MH : le château des Brétignolles, ses dépendances et son parc, situé à 1 km à l'Est d'Anche : inscription par arrêté du 14 septembre 1949. 

 château de Brétignolles 37500 Anché

 

Château de la Brêche

La Brèche était un fief relevant de l'Ile-Bouchard mentionné pour la première fois en 1475. En 1510-1511 Jean Prunier obtient l'autorisation de fortifier sa maison seigneuriale de La Brèche. Ce manoir a été très remaniée au XVIIe siècle. La tourelle d'angle a été reconstruite en 1913 mais le cul de lampe est d'origine. Au sud-ouest de ce bâtiment se dresse une grange datant également du XVIIe siècle . Le cadastre de 1832 montre, au nord de la demeure seigneuriale, un long corps de logis orienté nord-ouest sud-est. Il n'en subsiste rien. Entre 1844 et 1848 Jacques Louis de Fadate de Saint-Georges et son épouse font édifier à cet emplacement une nouvelle demeure. Il s'agissait au départ d'un relais de chasse qui a été agrandi par adjonction d'ailes latérales en 1913 sur les plans de l'architecte Hardion. C'est désormais cet édifice que l'on nomme couramment "le château". Les balustrades et les grilles en fer forgé proviennent du château de Vitry (Ile-de-France). Le chenil a vraisemblablement été construit en même temps que le relais de chasse. Les écuries datent du XIXe siècle, la maison de gardien de la fin du XIXe siècle. Le château neuf a abrité le mobilier du premier préfet de police de Napoléon 1er, le comte Dubois, et provenait du château de Vitry. Ce mobilier était encore en place en 1978 mais a ensuite été vendu à des Belges (date non précisée).

Le relais de chasse primitif a été construit en pierre de taille de grand appareil sur un plan rectangulaire à trois travée de percement sur chaque face, haut d'un seul étage carré et couvert d'un toit en pavillon à terrasse faîtière. Deux ailes en faible saillie ont été rajoutées latéralement. Les proportions des baies et leur décor se confondent parfaitement avec la construction initiale. L'unification de l'ensemble est achevée par l'adjonction d'un attique, alternant des parties pleines et des balustres, qui couronne tout l'édifice. Les ailes latérales sont couvertes d'un toit en terrasse. Les grilles des baies sont en fer et cuivre martelé soudé à chaud, sans rivetage. La demeure seigneuriale ou manoir, entourée de douves, est construite en pierre de taille (tufeau) de moyen appareil et possède un toit à deux pans et croupes couvert en ardoise interrompu par trois lucarnes à fronton triangulaire. Au rez-de-chaussée, une baie à meneau est surmontée d'un larmier à culots. Dans les douves, une ancienne tour circulaire en pierre de taille a été transformée en pigeonnier ; elle possède un épi de faîtage en céramique vernissée. Les écuries, la maison du gardien et le chais sont en moellons enduits avec les encadrements des baies et des portes en pierre de taille. La grange est en moellons de calcaire avec encadrement de la porte charretière en pierre de taille. Le toit est à longs pans et pignon découvert, la couverture en tuile plate. Le chenil construit sur un plan rectangulaire et symétrique est en pierre de taille et est couvert en terrasse.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, de l'ancien logis et de la grange ; les douves de l'ancien logis avec leur pont, y compris la tourelle d'angle : inscription par arrêté du 28 décembre 1984 

 château de la Brêche 37220 Parçay-sur-Vienne

 

Château de Boussay

Il fut fondé en 1024 par les barons de Preuilly, premiers barons de Touraine (quelques vestiges du château des barons de Preuilly subsistent encore sur les hauteurs qui dominent la petite ville de ce nom). Ce château énorme, que l'on disait inexpugnable, fut malgré tout pris par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans et détruit. Un château fut construit sur son emplacement au XVIIe siècle. Isabelle de Preuilly l'apporta en dot au chevalier Péan, fils de Barthélémy Péan, chevaliers bannerets créés en 1213 par Philippe-Auguste pour la Touraine. En 1338, Jeanne Péan épousa Nicolas III de Menou, famille qui remonte au XIe siècle dont les membres, au cours des siècles suivants, occupèrent des charges importantes (ambassadeurs, conseillers, chambellans auprès des rois Saint Louis, Charles VI, Louis XI, Charles VIII et jusque sous le règne de Louis XIV), restera à Boussay jusqu'au XIXe siècle. Le dernier Menou n'ayant que des filles, par mariage, son aînée fera passer le domaine dans la famille des propriétaires actuels qui descendent, par les femmes, des premiers fondateurs de Boussay. Au XVIIe siècle, l'aile nord fut abattue et reconstruite en respectant une tour cylindrique qui contenait un escalier et une tour carrée couronnée d'un chemin de ronde avec mâchicoulis. A la même époque, l'aile méridionale et une partie de l'aile occidentale furent supprimées. Il ne subsiste que la grosse tour d'angle carrée avec son chemin de ronde et ses mâchicoulis décorés d'une arcature tréflée. Le pont-levis fut remplacé par un pont dormant. Au XVIIIe siècle, toute l'aile orientale fut abattue et remplacée par un grand corps de bâtiment. Un pavillon de même élévation le prolonge au sud. A l'est du château, une avant-cour est limitée par les communs, flanqués extérieurement de deux tours cylindriques. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, la chapelle sise au rez-de-chaussée de l'aile Est et les salons décorés de boiseries de l'aile Nord ; les façades et les toitures des communs ; les douves, y compris la digue qui les ferme, au Nord ; la grande allée bordée de tilleuls située au Sud : inscription par arrêté du 19 octobre 1957. 

 château de Boussay 37290 Boussay 

 Téléphone : 02 47 94 52 73

   

Château de la Bourdaisière

Le château remonte, suivant les légendes qu'on a pu consulter, au commencement du XIVe siècle, et l'on doit surtout envisager sa première construction comme une citadelle du moyen âge. Des fossés, des bastions, des ponts-levis, des murs très élevés se prolongeant sur une grande étendue, sans autres ouvertures que des meurtrières, ne présentent rien d'attrayant à l'œil de l'observateur du dehors; mais il a été habité par des personnages qui se sont distingués sous les règnes du roi Jean, de Charles V, Charles VI, et plus tard, par une famille qui a dû à l'extrême faveur dont elle a joui sous le règne de François 1er, d'avoir transformé ce castel en un édifice dont la Renaissance était le type. On savait que Jean le Meingre de Boucicaut, premier du nom, avait été le seigneur de la Bourdaisière sans qu'on pût assigner l'époque précise de cette possession, lorsqu'on est parvenu à découvrir un cartulaire de l'archevêché de Tours, où il est écrit que Madame Florie de Linières, femme de Jean le Meingre de Boucicaut, maréchal de France, rendait après la mort de son mari, en qualité de tutrice de ses enfants, foi et hommage à l'archevêque pour le castel de la Bourdaisière et ses dépendances. Ce cartulaire n'est pas daté; mais le maréchal est mort à Dijon en 1372; et comme il avait été, en qualité de lieutenant général, gouverneur de la Touraine vers 1360, époque où il concourut au traité conclu avec le roi d'Angleterre, on doit croire qu'il habitait, avant cette époque, le château de la Bourdaisière, si rapproché du lieu de son commandement. Ce fut en 1364 qu'il s'empara, conjointement avec Bertrand du Guesclin, qu'on appelait alors le fameux aventurier breton, de Mantes et de Meulan, places du Vexin, possédées par Charles le Mauvais, roi de Navarre, qui commandaient le cours de la Seine, et qui furent entièrement saccagées.

 Le maréchal était né à Tours au commencement du XIVe siècle, et possédait sans doute le château de la Bourdaisière à titre d'héritage. Cependant on prétend que la famille de Boucicaut n'était pas très ancienne, et que Charles V aimait à élever les hommes d'une naissance médiocre lorsqu'il leur reconnaissait des talents. Les faveurs du monarque s'étendirent à toute la famille, car Geoffroi le Meingre, frère du maréchal, doyen de Saint-Martin à Tours, fut nommé évêque et duc de Laon en 1363. Madame Florie de Linières, dame d'Estoubleau, continua à habiter le château de la Bourdaisière avec ses deux enfants, dont l'aîné, Jean, n'avait que cinq ans; elle s'occupa de leur éducation, et à neuf ans Jean fut admis, par ordre de Charles V, au nombre des jeunes nobles choisis pour être les compagnons du dauphin, qui avait trois ans de moins. Cette position brillante, due aux services rendus par le père, lui fit franchir rapidement ses premières études: car à douze ans il fit ses premières armes, et accompagna Louis de Clermont dans la campagne de Normandie, en 1377. Cinq années plus tard, il assista à la bataille de Rosbecque, commandée par Charles VI en personne, alors âgé de quatorze ans seulement, ne rêvant que guerre et chevauchées, et ayant pour premier lieutenant le connétable de Clisson. L'activité de Jean Boucicaut n'eut pas de bornes; il alla en Prusse porter le secours de son bras aux chevaliers Teutoniques. Louis de Clermont le choisit encore pour son lieutenant dans la campagne de Poitou en 1385, qu'il termina seul, avec le plus grand succès. On croit que c'est à cette époque qu'il fit une apparition au château de la Bourdaisière; car, suivant le Père Anselme, sa mère vivait encore. Le Meingre de Boucicaut reçut en 1391, de la main du roi lui-même, le bâton de maréchal. Deux ans après, le 23 décembre 1393, il épousa Antoinette, comtesse de Beaufort, vicomtesse de Turenne, qui mit au monde un fils, Jean, tué à 22 ans, à la bataille d'Azincourt. La vicomtesse ressentit une telle douleur de cette perte, et fut si profondément affligée de la captivité du maréchal en Angleterre, qu'elle en mourut l'année suivante, en 1416.

 Boucicaut termina en Angleterre sa belliqueuse carrière, en 1421, six ans après la défaite d'Azincourt. Sa famille fit revenir en France ses restes précieux, et son corps fut inhumé dans une des chapelles de l'église de Saint-Martin de Tours. Le frère puîné du maréchal, Geoffroy le Meingre de Boucicaut, hérita de ses biens et continua sa postérité; né à Tours en 1369, il fut nommé chambellan du roi et gouverneur du Dauphiné. Il avait la réputation d'un homme de grand courage; mais la renommée de son frère aîné ne lui a pas permis d'occuper une place dans l'histoire. Deux enfants, Jean et Louis, sont issus du mariage de Geoffroy Boucicaut avec Isabeau de Poitiers. L'aîné devint héritier du fief de la Bourdaisière, après la mort de son père, en 1440. Les historiens ne disent rien de son existence dans le monde, du rang qu'il a tenu dans la société. La mort l'a surpris à Tours, où il vivait sans doute noblement; car il fut inhumé, en 1484, dans la chapelle de ses ancêtres, sous les voûtes de l'église de Saint-Martin. Jean le Meingre de Boucicaut V, son fils et son héritier, ne survécut pas longtemps à son père. On ne dit pas quelle fut sa carrière; mais comme il mourut à Avignon, en 1490, on doit supposer que le séjour de la Bourdaisière était entièrement délaissé par lui. A la mort des Boucicaut, le château resta debout; mais on ignore à quel titre il passa dans la famille de celui qui semble en être le possesseur immédiat. Seulement il était, à la fin du XVe siècle, la propriété de Victor Gaudin, argentier de la reine, homme de finances, l'un des hauts personnages de la ville de Tours. Ce nom aurait acquis une certaine célébrité, s'il n'était venu se perdre dans une alliance qui va redonner de la vie et du mouvement à ces créneaux des bords du Cher, qui attestaient, par le silence qui les environnait, la longue absence de ceux qu'ils devaient protéger. Victor Gaudin, seigneur de la Bourdaisière et autres lieux, avait une fille d'une rare beauté.

 Marie, cette délicieuse personne, fut recherchée en mariage, en 1509, par Philibert Babou, fils de Laurent Babou, seigneur de Givrii et de Soulier, occupant depuis 1498, une place importante dans les finances et possesseur de grands biens dans le Berri. Le prétendant à la main de Marie Gaudin était, depuis 1504,secrétaire du roi et argentier à Bourges. Les fêtes du mariage eurent lieu au château de la Bourdaisière; Victor Gaudin donnait cette baronnie en dot à sa fille, et le jeune marié en prit de suite le titre. Louis XII, en faveur de ce mariage, nomma Philibert Babou argentier de la cour. La mort de ce monarque, en 1515, ne mit pas un terme aux grâces de la royauté. François 1er se montra encore plus généreux que son prédécesseur. On a souvent recherché la cause des faveurs dont il combla, pendant son règne, la jeune famille de la Bourdaisière; mais ne doit-on pas, avant tout, en attribuer la source à l'influence de Michelle Allaire, nourrice de Charles VIII, dont la fille avait épousé Hervé Babou, parent très proche des nouveaux seigneurs de la Bourdaisière? Le voisinage du château d'Amboise a fait le reste. On sait que la reine Claude mit au monde à Amboise, le 29 août 1515, la princesse Louise, et que cet accouchement coïncida avec le retour du roi du Milanais. François 1er, pendant son séjour sur les bords de la Loire, venait fréquemment, avec une partie de sa cour, au château de la Bourdaisière; et ce fut lui, sans doute, qui eut la première pensée de transformer les vieilles murailles des Boucicaut en une habitation telle qu'on commençait à les construire dans les premières années du XVIe siècle. On mit en effet la main à l'œuvre, et on suppose que la munificence royale fit les frais du nouveau château et des vastes communs, si propres à recevoir les nombreux équipages qui suivent les souverains lorsqu'ils se déplacent. Pendant que ces constructions s'élevaient, tout en conservant l'antique donjon du XIVe siècle, la reine Claude continuait à habiter le château d'Amboise, où elle accoucha, le 28 février 1517, d'un prince, qui fut marié à un an à la fille de Henri VIII, qui avait quatre ans.

 Les relations de François 1er et de la châtelaine de la Bourdaisière devenaient de plus en plus fréquentes. C'est dans une de ses visites qu'il créa en 1522, pour Philibert Babou, la charge de trésorier de l'épargne, dont il fut gratuitement pourvu, et que dans la même année, il lui donna cette haute marque de confiance de prendre possession en son nom, conjointement avec Anne de Montmorency, grand-maître de France, du château de Chenonceaux, cédé par Antoine Boyer, fils de Thomas, qui l'avait transformé en un palais magique. Le mari de la belle Marie Gaudin, perdant tout à fait de vue sa résidence de Bourges, habitait Tours tout le temps qu'il ne séjournait pas à sa seigneurie de la Bourdaisière, et fut nommé, en 1520, maire de cette ville. Les années qui suivirent furent marquées par de nombreuses faveurs de la cour. Ainsi il fut promu aux fonctions de trésorier de l'épargne en 1523; de surintendant des finances en 1524, par Louise de Savoie, mère du roi, régente du royaume; de maître d'hôtel de la reine en 1544, et de conseiller au conseil privé. Dans un ordre qu'il donna en qualité de trésorier de France le 27 mars 1544, son sceau est écartelé au 1er et 4e d'argent au bras de gueules sortant d'une nuée d'azur, tenant une poignée de vesce en rameau, de trois pièces de sinople, et au 2e et 3e de sinople au pal d'argent parti de gueules. Quatre garçons et quatre filles sont issus de ce mariage, et cette Notice a quelque chose de trop sérieux pour rappeler ce que la chronique scandaleuse a publié des amours de Marie Babou et de François 1er, en ajoutant que les filles de Marie avaient été l'objet des attentions particulières du roi chevalier. Le premier des enfants, Jean Babou, illustra le nom de son père. Le deuxième et le troisième, Jacques et Philibert, furent l'un et l'autre doyens de Saint-Martin de Tours. Le quatrième enfant, Léonor Babou, revêtu de la charge de pannetier du roi, mourut en 1557, sans avoir contracté d'alliance. Des quatre filles, les trois premières, Claude, Antoinette et Marie, contractèrent des alliances brillantes et soutinrent avec éclat le rang de leur famille; la quatrième, Anne, devint abbesse de Beaumont, près de Tours.

 Le château de la Bourdaisière, reconstruit sur l'esplanade terminée par les bastions et les fossés du moyen âge, ne pouvait pas être considéré comme un monument artistique tel qu'on les bâtissait à l'époque de la Renaissance; car les dentelures, les découpures et les sculptures, œuvres de la fantaisie et de l'imagination, n'y étaient pas prodiguées. L'édifice avait treize fenêtres de façade, dont quatre éclairaient les deux pavillons formant corps avancés; les croisées du premier et du second étage étaient à bandeaux surmontés de corniches saillantes; la baie du milieu, projetée en saillie, était ornée de sculptures d'une grande délicatesse reproduisant les plus gracieux enlacements. Onze lucarnes surmontaient l'entablement; construites en pierres de taille, elles reproduisaient les formes de l'architecture de la nouvelle époque; celle du milieu surtout, renfermant le cadran de l'horloge, était remarquable par la profusion des ornements qui faisaient ressortir les F couronnés. Les communs du château, d'ordre toscan, ornés de pilastres, reçoivent le jour au moyen de cintres surbaissés; ils comprennent les remises et l'écurie voûtée en belles pierres de taille d'une longueur de trente mètres sur dix de largeur. On admire l'appareil de cette construction, que quelques architectes ont attribuée à tort à Philibert Delorme; car les travaux entrepris à la Bourdaisière datent de 1520, époque à laquelle François 1er commençait les châteaux féeriques de Chambord et de Saint-Germain, tandis que Philibert Delorme, qui a bâti Meudon, Anet pour Diane de Poitiers, et les Tuileries, ne revenait de Rome, où il avait été puiser le sentiment des beaux-arts, qu'en 1536. Le service religieux avait sans doute lieu dans la vieille chapelle du château du maréchal de Boucicaut. Philibert Babou le régularisa en fondant, par actes du 15 mai et du 3 juillet 1544, la chapellenie de Bondesir, à la charge par les aumôniers de dire au château une messe basse les dimanche, lundi et samedi de chaque semaine. Marie Gaudin, après la mort de son mari, et avec le con cours de son fils aîné, à qui elle avait abandonné la terre de Noui, augmenta la dotation de cette chapelle.

 On n'a pu constater jusqu'à quelle époque la veuve de Philibert Babou, mort en 1571, conserva la seigneurie de la Bourdaisière; mais on sait, d'après le Père Anselme, qu'elle vivait encore en 1577, d'où on peut conclure que sa carrière s'est prolongée au delà de quatre vingt ans. Le fils aîné, qui hérita de la baronnie de la Bourdaisière, était Jean Babou, né en 1511. Il parut dans le monde avec beaucoup d'éclat; il avait sur son père le grand avantage de porter un nom déjà connu; aussi monta-t-il très haut. La charge d'échanson de François 1er fut son point de départ; il exerçait la même charge dans la maison de la reine Marguerite de Navarre, duchesse de Berry. Il fut successivement maître de la garde-robe du fils aîné de François 1er, de Henri II, et de François II, qui monta sur le trône en 1559. Le baron de la Bourdaisière voulut, à la mort de François II, se retirer chez lui, mais la reine Catherine de Médicis le rappela à la cour pour lui donner le gouvernement de la personne et de la maison du plus jeune de ses fils, François duc d'Alençon, et depuis de Berry. Il avait épousé à Blois, le 6 décembre 1539, Françoise Robertet, fille de Florimond Robertet, secrétaire d'État, homme de grand crédit à la cour. Jean de la Bourdaisière en profita, et à la mort de Jacques d'Estrées, en 1567, Charles IX le nomma grand maître de l'artillerie. Il mourut en 1570 de la suite de ses blessures ou des fatigues de la guerre. Il eut de son mariage avec Françoise Robertet dix enfants, quatre garçons et six filles. L'héritier de la baronnie de la Bourdaisière, par ordre de primogéniture, fut Georges Babou, comte de Sagonne; élevé enfant d'honneur du duc d'Alençon, il devint en 1569 gentilhomme de la chambre du prince, son premier gentilhomme en 1575, capitaine des cinquante hommes d'armes en 1586, conseiller d'État en 1594, chevalier des ordres du roi le 7 janvier 1595. Il épousa Madeleine du Bellai. Les enfants de ce mariage qui survécurent sont Georges, qui succéda à la seigneurie de son père; Marie, dame de la Bourdaisière, marié le 23 février 1602, à Charles-Saladin de Savigny, vicomte d'Es tanges, seigneur de Rosné, et Anne Babou de la Bourdaisière, abbesse de Beaumont, décédée le 16 janvier 1647.

 Georges Babou II succéda à son père; élevé enfant d'honneur de François duc d'Alençon, qui prit ensuite le titre de duc d'Anjou, il accompagna ce prince dans un voyage qu'il fit aux Pays-Bas, dont il ambitionnait la souveraineté, qui lui avait été décernée par les États en 1581. Pour atteindre ce but, le duc et Georges Babou aidaient et favorisaient les protestants dans leurs projets d'établir en France la nouvelle religion. Georges, dont la famille était dévouée corps et âme à Catherine de Médicis et à la maison de Lorraine, se déclara contre un parti qu'il avait servi dans le Neerland. Il fut nommé en 1586 capitaine des cinquante hommes d'armes, et trois ans après il hérita du titre de comte de Sagonne, que portait son frère cadet. La ligue, qu'il servait avec zèle, lui confia le gouvernement de la ville de Chartres en 1590. Il fut tué en duel, à Bordeaux, par le comte de Barrault, lors du mariage de Louis XIII (1615). Il avait épousé Jeanne Hennequin dont une seule fille, morte en bas âge, est issue de ce mariage. La douairière comtesse de Sagonne continua, après la mort de son mari, à habiter son château de la Bourdaisière. Les registres de la paroisse de Montlouis, indiquent que haute et puissante dame Gabrielle du Four de la Rauderie, femme de messire Alexandre Gouffier, marquis de Cœuvre, seigneur de la Bourdaisière, a été marraine, le 6 mars 1659, d'un enfant de la paroisse, et que le marquis a été parrain, le 16 avril de l'année suivante, dans la même église, de Nicolas Alexandre Ferrand. On lit encore, sur ces mêmes feuilles, que la dame Gabrielle du Four, morte au château de la Bourdaisière, a été inhumée, le 3 décembre 1660, dans la chapelle de Notre-Dame de Bondesir, sépulture des seigneurs de la baronnie. Il résulte de ces documents qu'Alexandre Gouffier, marquis de Cœuvre, a été le successeur immédiat des Babou, qu'on a perdus de vue depuis 1616; famille éteinte d'ailleurs, car son nom, qu'on prononce encore dans le Berry, n'appartient pas aux descendants du notaire de Bourges de 1484, chef de cette maison.

 Les grands personnages qui se disent titulaires du fief de la Bourdaisière se trouvent dans toutes les anciennes chroniques; on lit que Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, comte et baron d'une foule de châtellenies, gouverneur de Touraine, prenait le titre de seigneur de la Bourdaisière. Cette terre paraissait dévolue aux commandants de cette province. On sait que le marquis de Dangeau fut très avant dans la faveur de Louis XIV; après avoir servi avec distinction sous Turenne, il revint à Versailles, fut admis au jeu du roi, qu'il égayait par ses saillies. Marié deux fois, le marquis de Dangeau eut de son second mariage avec Marie-Sophie de Bavière Lewestein, le 16 juin 1687, Philippe-Egon, marquis de Dangeau, nommé, en 1704, colonel du régiment de Furstemberg cavalerie. Sa bravoure à la bataille de Malplaquet, le 12 septembre 1709, lui coûta cher; car il y perdit une jambe. Le jeune colonel de Dangeau, ne pouvant plus servir activement, fut nommé en 1712 gouverneur de Touraine, en remplacement de son père, démissionnaire. Il mourut en 1719, laissant de Françoise de Pompadour de Laurière, qu'il avait épousée en 1708, une fille unique, Sophie-Marie de Courcillon, qui devint dame de la Bourdaisière. Mais Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, homme de cour, habitait beaucoup plus Versailles que la Touraine; aussi céda t-il l'usufruit de la baronnie de la Bourdaisière à Catherine-Charlotte de Wollenvod, femme du prince de Furstemberg, sa belle-sœur, où elle tint toute l'année une espèce de cour, recevant au château non seulement les personnes distinguées de la province, telles que Thomas Hue de Miromenil, intendant de la généralité, le duc Charles-Armand de Mazarin, pair de France, mari d'Hortense de Mancini, nièce du cardinal, qui possédait le château de Veretz, situé sur la rive gauche du Cher; mais de nobles étrangers, entre autres Marie Louis, seigneur de Galard, de Béarn. Le cardinal de Furstemberg venait souvent voir sa sœur à la Bourdaisière.

 Madame de Furstemberg était la providence de la paroisse qu'elle habitait; charitable au delà de toute expression, les dernières années de sa vie ne sont pas encore effacées de la mémoire des habitants, tant la tradition s'est attachée à perpétuer le souvenir de ses nombreux bienfaits. La comtesse usufruitière ne faisait pas un pas dans la vie, qui ne fût marqué par une bonne action. La paroisse de Montlouis lui devait les somptueux ornements avec lesquels on officiait les jours de fête. Madame de Furstemberg est décédée au château de la Bourdaisière le 5 avril 1726, à l'âge de soixante seize ans et demi, après avoir, suivant les registres tenus par le curé, donné pendant sa vie les marques d'une haute piété et d'une charité infinie envers les pauvres. Elle fut inhumée dans la chapelle de Bondesir. La marquise de Courcillon prit, après la mort de sa tante, possession de la terre de la Bourdaisière ainsi que cela résulte d'un bail à ferme passé par elle le 17 novembre 1773; mais, depuis 1737, les actes publics ne portent plus la même suscription; ils sont rédigés au nom de dame Marie-Sophie de Courcillon, épouse, non commune en biens, de Hercule Meriadec, prince de Rohan-Soubise, duc de Rohan, pair de France, lieutenant-général des armées du roi, etc. Cette formule est exactement suivie d'année en année jusqu'en 1755, époque de la mort de son mari. Madame de Rohan habitait l'été, le château de la Bourdaisière, et y attirait sa nombreuse cour de Paris. Les registres de la paroisse de Montlouis constatent qu'elle a donné beaucoup de soins à la maison d'école, désignée sous le nom de collège de la paroisse. Le duc Hercule Meriadec, ou plutôt la princesse de Rohan sa femme, héritière de la terre de la Bourdaisière, figure dans toutes les transactions qu'exigeaient la possession du sol et la suzeraineté. Mais en 1767 apparut le nom du duc de Chevreuse, pair de France, gouverneur de Paris, en qualité de propriétaire de cette baronnie, qui lui est échue en héritage. C'est le même qui, sous le nom de duc de Luynes, fut député de la noblesse aux états généraux de 1789, et qui a traversé sans danger toutes les phases de la grande révolution.

 Possesseur d'une immense fortune, le premier consul le nomma membre du sénat conservateur. Il rappelait volontiers aux Tourangeaux, en les rencontrant dans les salons de Paris, qu'il avait été propriétaire de la Bourdaisière; il le disait surtout au comte Clément de Ris, son collègue au sénat et son voisin de terre, car leurs châteaux n'étaient séparés que par la rivière du Cher. Le duc de Chevreuse ne posséda pas longtemps la Bourdaisière. Il avait à Chanteloup un voisin qui convoitait cette propriété pour l'annexer au duché qu'il venait de fonder au moyen de la cession, que lui avait faite Louis XV, du château d'Amboise en échange de Saint Cyr la Roche, Pompadour, Bret et la Rivière. M. de Choiseul proposa au duc de Chevreuse de lui céder le château de la Bourdaisière, offrant en retour la terre de Cinq-Mars, qu'il avait acquise de M. le marquis d'Effiat. M. de Chevreuse, qui avait à peine exploré la terre de la Bourdaisière, où il s'était fait représenter par des gens d'affaires, ne pouvait pas tenir infiniment à sa possession; c'était entre M. de Choiseul et lui une question de valeur vénale; l'affaire fut bientôt convertie en un acte authentique, et le contrat fut signé en 1768. La création du duché d'Amboise, le titre de grand bailli de Touraine dont M. de Choiseul était revêtu, en faisaient l'arbitre et le protecteur de la province, où il était déjà très connu comme homme d'État. M. de Choiseul, pendant son ministère, ne faisait que de courtes apparitions à Chanteloup, et négligeait le château de la Bourdaisière. Des artistes dans tous les genres furent appelés à Chanteloup; on ne trouva pas les corps de logis assez étendus, les appartements assez spacieux, les intérieurs assez magnifiques. Le devis des constructions s'élevait à des sommes énormes, et l'économie, qui est une vertu chez les simples particuliers, est souvent une nécessité pour les grands seigneurs. Les intendants réfléchirent, et le Camus, architecte du duc, qui avait pleins pouvoirs, décida que le château de la Bourdaisière, où l'on trouverait des pierres, du bois, des fers, des plombs, serait démoli.

 Le domaine vivait ses dernières heures, lorsque le duc de Choiseul fut exilé en son château de Chanteloup, il ordonna la destruction de la demeure ne laissant que le donjon et le manoir des Babou. Le château de la Bourdaisière, propriété de la duchesse d'Orléans, Adélaïde de Bourbon Penthièvre, fut confisqué au nom de la République, vendu comme bien national en 1794 à Armand Dubernad, négociant en vins, qui à son arrivée réalisa la construction d'un nouveau château, adossé au sud du manoir des Babou, de style massif, seulement décoré par un portique central à l'antique. En 1802, les héritiers de Dubernad vendaient le château au Baron Joseph Angelier qui allait mener à La Bourdaisière une vaste campagne de restauration. Le château de la Bourdaisière sera vendu en 1923 à une Américaine, Madame de Mérinville, qui embellit l'intérieur et l'extérieur. Acheté par un anglais en 1938, la demeure sera occupée par les Allemands durant le seconde guerre mondiale, puis hébergera à la libération une école militaire. Rendu à ses propriétaires, le château fût ensuite laissé à l'abandon. En 1959, après la vente aux enchères de l'ensemble des meubles, il fut vendu à la commune de Montlouis qui y installa une maison de retraite, le château ne répondant plus aux normes de sécurité, il fut vendu en 1988 à Maître François Michaud qui le céda le 2 septembre 1991 aux Princes Louis Albert et Philippe Maurice de Broglie. En 2008, le prince Louis Albert de Broglie rachète les parts de son frère et devient le seul propriétaire du château de la Bourdaisière. 

 Éléments protégés MH: les communs, les douves, l'ancienne chapelle, le parc avec la porte du XVIe siècle : inscription par arrêté du 6 mars 1947 

 château de la Bourdaisière 37270 Montlouis-sur-Loire 

 Téléphone : 02 47 45 16 31 

Château de Bonaventure

Le château était une maison de chasse construite par Louis XI qui y résida en 1480 et 1482. Le corps de logis principal s'élevait à l'ouest de la cour. En 1745, il a été démoli ainsi que la chapelle dédiée à Saint Bonaventure. Cette cour était limitée à l'est par le bâtiment des Offices, parallèle au précédent, dont subsiste le mur gouttereau est. Dans le mur nord du beau parc reste la porte d'entrée en plein cintre, accompagnée d'un guichet et une maçonnerie en brique qui appartenait au logis principal. La tour sud ouest de l'enceinte, dite Tour des Jardins, est amortie par un crénelage. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château de Bonaventure : inscription par arrêté du 8 août 1962.

 château de Bonaventure 37420 Huismes

 

Château de Betz le Château

Un premier château est vraisemblablement construit au XIIIe siècle par Gilles de Betz mort en 1207, où Raoul de Betz cité en 1258 et 1272 ; il en reste la tour porte sur plan carré et le souterrain refuge ; c'est peut-être Pierre De Betz et Catherine De La Jaille, seigneurs de Betz de 1463 à 1501 qui entreprennent l'agrandissement du château : le souterrain est élargi et agrandi par la construction d'un pigeonnier souterrain et de salles ; le château adopte un plan de type"donjon éclaté"et se compose d'un corps de logis quadrangulaire, d'une tour ronde qui abrite la chapelle (peintures murales étudiées), d'une tour d'escalier polygonale et de la partie occidentale détruite sûrement au XIXe siècle ; des communs anciennement fortifiés (tour ronde au cadastre Napoléonien) et bordés de douves en eau cernent le château au Nord et à l'Est ; au XVIIe siècle, on ajoute un portail au Sud du chemin d'accès et on clôture un jardin ; (vestiges de la clôture de pierre) ; le tracé de la route D93 entraîne la destruction d'une partie des communs, et le comblement des douves. L'étage de sous-sol de la tour ronde est couvert d'une coupole ; le rez-de-chaussée où se trouve la chapelle est voûte d'ogive ; le toit du corps de logis est à longs pans et pignon découvert ; la tour polygonale est couverte d'un toit en appentis, la tour ronde d'un toit en terrasse et la tour carrée d'un toit en pavillon ; les dépendances sont à toit à longs pans et pignon couvert ; l'édifice a été très restauré vers 1960 et 1978. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château de Betz et les vestiges de ses moyens de défense : inscription par arrêté du 21 avril 1937. 

 château de Betz 37600 Betz-le-Château 

 Téléphone : 07 55 62 40 70 / 06 71 03 95 39 

   

Château de Benais

Le site de Benais est mentionné dès le XIIᵉ siècle sous le nom latin Beniacum. Les premiers seigneurs connus sont les Beaucay, notamment Hugues de Beaucay, qui accompagna le roi Louis IX lors de la croisade de 1248. Depuis, la seigneurie passa successivement aux Laval, aux du Bellay, puis aux Montmorency, familles influentes de la noblesse angevine jusqu’au XVIIᵉ siècle. Le château, quant à lui, est mentionné dès le XIIIᵉ siècle. En 1532, François Ier y fut reçu par Gilles de Laval. L'édifice fut partiellement détruit avant la Révolution française ; seuls subsistent les communs et les deux tours d’entrée fortifiée, formant le châtelet. Un nouvel édifice fut alors construit au XIXᵉ siècle, intégrant ces vestiges. Du même siècle datent également une orangerie, orientée sud, destinée à abriter les orangers pendant l’hiver, et située dans le parc du château. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité : inscription par arrêté du 6 novembre 1929. 

 château de Benais 37140 Benais 

 Téléphone : 06 68 79 61 17

 

Château des Belles Ruries

Autrefois construit au milieu des communs, le pigeonnier des Belles Ruries en est le seul vestige et fait aujourd'hui face au château reconstruit à la fin du 19e siècle. Construit en 1611 (date gravée au-dessus de la porte) , il adopte une forme circulaire coiffée d'une imposante toiture à quatre niveaux superposés et surmontés d'un lanternon. Les trois derniers niveaux, ajourés pour le passage des pigeons sont de forme hexagonale. L'intérieur comporte 1200 trous de boulins accessibles par deux échelles tournantes. 

 Éléments protégés MH : le colombier : inscription par arrêté du 8 juin 1989 

 château des Belles Ruries 37380 Monnaie 

 Téléphone : 06 49 64 63 96 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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