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Château de Bournac

Une seigneurie a vraisemblablement existé au Moyen Age : un certain Bernard de Bournac est prieur de la commanderie d'Argentens en 1361. Selon la tradition, fief d'Estienne de Vignolles dit La Hire au début du XVe siècle. En 1488, il appartient à Gabiot de Veyssier. Lors du siège de Nérac en 1581, le château est incendié par Biron, selon G. de Sevin : il a sans doute été reconstruit peu après, soit pour Gabiot de Veyssier, gentilhomme à la cour d'Albret et conseiller au parlement, époux de Suzanne Le Venier, soit pour Vincent de Pédesclaux, anobli par Henri IV en 1590, et dont le testament en 1597 mentionne la propriété du Bournac. De cette époque datent le corps de bâtiment central, le pigeonnier, l'enceinte fermant la cour, une partie des dépendances et le jardin en terrasses descendant vers la Baïse, avec la fontaine. Eléments fortifiés : tour à l'angle sud-ouest, porte cochère surmontée d'une bretèche. Démantelé en 1621, selon G. de Sevin. Propriété des Mazelières à partir de 1738, puis des Galard au début du XIXe siècle. J. de Romas (1713-1776) emploie les pavillons latéraux pour expérimenter des paratonnerres. Importants travaux au début du XXe siècle : décor intérieur, escalier, terrasses, corps de bâtiment entre le logis central et le logement du gardien. Colombier détruit. Tours d'angle de la cour couvertes en pavillon en tuile plate, sauf la tour ajoutée au sud-ouest couverte en tuile creuse ; corps de bâtiment central couvert en croupe en tuile plate, autres bâtiments couverts en longs pans en tuile creuse... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du pavillon central et de l'ancien pigeonnier situé à l'Ouest ; la cheminée du salon du rez-de-chaussée du pavillon central ; les deux cheminées monumentales situées au rez-de-chaussée du logement du gardien à l'extrémité Est du bâtiment central : classement par arrêté du 17 avril 1984. Les façades et les toitures, à l'exclusion de celles qui sont déjà classées : inscription par arrêté du 17 avril 1984.

 château de Bournac 47600 Nérac

 

Château du Bosc

De l'ancien repaire de la famille de Bosc, subsiste une tour quadrangulaire au nord-ouest, datable du XVIe siècle. La résidence, passée dans les biens de la famille Laduguie vers le milieu du XVIe siècle, paraît complétée par un corps de logis et une seconde tour, peut-être dès le XVIIe siècle. L'ensemble est intégré dans l'ambitieux programme de reconstruction du château mis en oeuvre par la famille de Lisleferme, après l'acquisition de la seigneurie en 1765 : c'est vraisemblablement durant le troisième quart du siècle, pour Pierre Romain Nicolas de Lisleferme, parlementaire appartenant au milieu des négociants protestants bordelais, que le château est agrandi et symétrisé. Figurant sur un plan de 1783, ses dispositions sont quasiment identiques à l'état actuel, sauf un jardin régulier disparu depuis. Le cadastre de 1831 montre que le château est au centre d'un important domaine viticole, propriété des Lisleferme jusqu'au milieu du XXe siècle. Des réaménagements intérieurs ont été effectués dans l'Après-guerre pour héberger une colonie de vacances destinée au personnel du Comptoir d'Escompte. L'enduit extérieur a été supprimé et les joints beurrés au ciment durant le troisième quart du XXe siècle.

Le château est établi sur le rebord nord-ouest d'un plateau calcaire, à proximité de la route de Cahors. Le plan général témoigne des remaniements dont il fut l'objet : le plan régulier en U côté cour, dissimule un désaxement du corps principal côté terrasse, qui trahit vraisemblablement des campagnes de constructions distinctes. La tour nord-ouest de trois niveaux, coiffée d'un imposant pavillon à égouts retroussés, conserve un rez-de-chaussée voûté percé d'une canonnière et une petite fenêtre chanfreinée au second étage. Elle est reliée par un corps de logis ordonnancé, d'un étage couvert d'un toit à brisis, à une seconde tour quadrangulaire, de plus petites dimensions. Du côté de la cour d'honneur, le désaxement est racheté par une façade plaquée sur le corps de logis, avec un avant-corps à angles arrondis ; un escalier tournant avec jour en charpente occupe l'espace entre les deux parois. Cette façade est encadrée par des ailes en retours d'équerre d'un étage, également couvertes d'un brisis. deux escaliers extérieurs symétriques avec rampe à balustres de pierre desservent l'étage. L'aile droite recèle un escalier dans-oeuvre rampe-sur-rampe, une cheminée monumentale et une chapelle domestique à son extrémité. L'entrée de la cour fermée par une grille en ferronnerie est précédée d'un pont enjambant un ancien fossé. Des dépendances transformées en préaux et remises sont raccordées obliquement à la tour sud-ouest. Une tour circulaire, peut-être un ancien colombier, est construite sur l'angle externe de ces dépendances. 

 Éléments protégés MH : les façades et les couvertures du château du Bosc : inscription par arrêté du 26 mai 1952. 

 château du Bosc 47370 Masquières

Téléphone : 05 53 40 70 13

    

Château de Bonaguil

Château implanté au XIIIe siècle sur un éperon situé aux confins de l'Agenais et du Quercy, entre 1259 et 1271. Le castrum, peut être entre les mains de la famille Latour qui restitue la dîme de la paroisse Saint Michel de Bonaguil au XIIIe siècle, dépendait de celui de Tournon en 1271. Donjon initial de plan trapézoïdal comportant un bec triangulaire au nord. Logis seigneurial primitif formé d'une salle rectangulaire bâtie limite XIIIe XIVe siècle. Importante campagne de travaux XVe XVIe siècle pour Béranger de Roquefeuil : remaniement complet du système défensif adapté aux techniques alors en usage afin d'éloigner l'ennemi du corps de la place, agrandissement du logis. Dérasement de la fausse-braie ouest et aménagement d'une terrasse à son emplacement au XVIIIe siècle. Nombreuses réparations en 1761 pour Marguerite de Fumel. Destruction des toitures et des planchers pendant la Révolution. Château acquis par la commune de Fumel en 1860. Restaurations menées par Cavailler en 1868 et par l'architecte de l'arrondissement A. Gilles en 1876. Plans dressés par l'architecte des Monuments historiques, Paul Gout qui restaura le donjon entre 1882 et 1896. Réfections entre 1898 et 1900, dont la fenêtre à meneaux donnant sur la cour d'honneur par L. Payen. Série de travaux en 1948-1950 et dé-restauration du donjon en 1956. Chronologie de la construction affinée depuis la campagne de fouilles et de relevés menée par D. Frugieret G. Séraphin à partir de 1972.

 Le système défensif limite XVe-XVIe siècle, les fortifications extérieures constituées d'un ensemble de courtines, braies et poivrières, associées à une barbacane au nord séparée de la cour d'honneur par un fossé. L'esplanade protégée par une courtine basse formant fausse braie dominée par le logis flanqué sur le front ouest d'une tour carrée accotée à la salle seigneuriale, encadrée par la grosse tour sur l'angle nord-ouest et par la tour rouge sur l'angle sud-est. Grosse tour de quatre niveaux surmontée de deux étages de défense, le chemin de ronde inférieur étant supporté par des consoles en pyramide inversée. La cour d'honneur comprenant l'ancienne cuisine, est fermée à l'est par le donjon prolongé au sud en éperon suivant le profil du socle rocheux, il surplombe les communs à l'est. Toit conique couvert en lauzes sur la guette du donjon. Deuxième niveau de la tour carrée et les salles du donjon voutés d'ogives. Salle seigneuriale flanquée d'une tour d'escalier en vis. Escalier demi-hors-oeuvre sur l'angle sud-ouest du donjon. Escalier en vis dans-oeuvre dans la grosse tour. A signaler un détail architecural rare que possède Bonaguil, il s'agit du moineau installé au fond du grand fossé qui, au nord, sépare la barbacane du château. Ce bâtiment bas, hémi-circulaire, est accolé à l'escarpe rocheuse. Il comporte deux niveaux de casemates et est couvert d'une toiture de lauzes reposant sur une solide voûte. Il servait à interdire la circulation au fond du fossé dans le cas ou un assaillant aurait réussit à y descendre. On accède de manière peu ordinaire à ce bâtiment défensif situé à 12 mètres en contrebas du sol du château par un souterrain creusé dans le roc de part en part sous le château. L'entrée de ce passage se fait de l'autre côté, depuis la terrasse d'artlllerie au pied sud du château, ce souterrain utlise une grotte naturelle qui a été surcreusée dans les années 1470/80, par Bérenger de Roquefeuil, afin de déboucher de l'autre côté de l'assise rocheuse. 

 Éléments protégés MH : le château de Bonaguil : classement par journal officiel du 18 avril 1914. La chapelle : classement par arrêté du 12 avril 1963.

 château de Bonaguil 47500 Saint-Front-sur-Lémance 

 Téléphone : 05 53 41 90 71

Château de Blanquefort

Nombreux témoignages d'un peuplement préhistorique sur la commune de Blanquefort, appartenant à la culture mésolithique sauveterrienne (site de la Borie del Rey). Saint-Martin de Veyrines est sans doute l'église matrice de la paroisse de Blanquefort au Moyen Age, dans un terroir dominé par la forêt. Implantation d'un prieuré dépendant de l'abbaye de la Sauve-Majeure au XIIe siècle au sommet d'un coteau dominant un méandre de la Briolance. Installation probable du premier noyau villageois sur une terrasse située à l'ouest de l'église (site dit de l'oppidum du Cayla), comprenant peut-être le site castral initial (motte ?). Château installé en contrebas, sur le rebord de l'éperon, limite XIIe XIIIe siècle. Première mention dans le saisimentum de 1271 du castrum et de la communauté de Blanquefort, représentée par quatre prud'hommes, dans le baillage de Tournon. Développement d'un pôle de peuplement dans la vallée au pied du château selon un plan concentrique, comprenant le moulin seigneurial, un hôpital fondé par les seigneurs de Blanquefort au XVIe siècle et une forge mentionnée en 1676, entre les mains de la famille de Roquefeuil jusqu'à la Révolution, en activité jusqu'en 1870 environ. 

Le château occupe un site d'éperon barré dominant la vallée de la Briolance. L'édifice est en possession de la famille de Pujols-Blanquefort au début du XIIIe siècle, confisqué par les comtes de Toulouse puis restitué en 1287. Habité par le seigneur de Biron à la fin de la guerre de Cent ans, ensuite par Béranger de Roquefeuil à partir de 1477, avant son installation à Bonaguil. Donjon quadrangulaire roman construit dans la deuxième moitié du XIIe siècle, logis et porterie de la fin du XIIIe siècle. Réaménagement et agrandissement de la porterie, construction de bâtiments au sud actuellement détruits, mis à part une tour circulaire, au XVe siècle, par la même équipe que celle qui a oeuvré au château de Bonaguil. Construction de l'aile nord durant la première moitié du XVIIe siècle. Installation de l'école des garçons au rez-de-chaussée et de la mairie à l'étage en 1880. École désaffectée en 1960 et château vendu à des particuliers, actuellement propriété des Compagnons du Devoir. 

 Éléments protégés MH : le logis, avec la cour intérieure sud qui lui est attenante, la porterie et la terrasse ouest ; la tour ronde ; la terrasse sud-est et ses murs de soutènement médiévaux et modernes ; le mur élevé contre le mur médiéval sud-ouest ; le rocher où est creusé l'ancien fossé d'accès ; le mur médiéval sud-ouest partant de ce fossé vers l'ouest et constituant un mur mitoyen ; la rampe d'accès à la porterie (domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du15 mai 2008. 

 château de Blanquefort 47500 Blanquefort sur Briolance

 

Château de Birac

Château du site de La Mothe, peut-être cité en 1259 dans les possessions de la famille de Pils. Reconstruit dans la première moitié du XVIe siècle par la famille de Birac. De cette forteresse, de plan quadrangulaire, édifiée vers le début du XVIe siècle au creux d'un vallon, il subsiste essentiellement les courtines et divers ouvrages (bastion, tours et pavillon d'entrée). Les bâtiments qui, dans la cour intérieure, s'appuyaient aux murailles ont disparu. Seules les baies perçant le rempart signalent leur ancienne présence. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château en totalité ainsi que le sous-sol et le pigeonnier de son ancienne métairie : inscription par arrêté du 9 décembre 1993. 

 château de Birac 47200 Birac-sur-Trec

 

Château de Beauville

Château de plan en L, constitué d'un logis de la fin XVIe - début XVIIe siècle, associé à une aile en retour qui a conservé des éléments du château du XIIIe siècle. En 1574, ce château fut défendu avec succès par François de Beauville, contre les protestants, celui-ci fut un pourfendeur de Protestants. A la fin des Guerres de Religion, cette famille était apparentée de manière proche à la famille de Monluc. En effet, Isabeau de Beauville fut la première épouse du maréchal Blaise de Monluc, elle devait être la tante ou la grande-tante paternelle de François de Beauville. De 1831 à 1976, le bâtiment a servi de caserne de gendarmerie. 

 Éléments protégés MH : le logis, le sol de sa cour intérieure et les anciennes courtines médiévales avec le sol de leur parcelle d'assiette, l'escalier et la cuisine : inscription par arrêté du 10 février 2006. 

 château de Beauville 47470 Beauville

 

Château de Bazens

Village perché au sommet d'un éperon dominant les vallées de deux petits affluents de la Garonne. Le site de Bazens est vraisemblablement occupé depuis l'antiquité, comme en témoignent quelques découvertes archéologiques du haut Empire et le passage probable d'un itinéraire secondaire reliant Excisum à la voie Bordeaux-Agen (actuelle D. 118 de Port-Sainte-Marie à Villeneuve-sur-Lot). Bazens est mentionné dans le Saisimentum de 1271 par le terme de villa. Place en possession des évêques d'Agen depuis le Moyen Age, résidence privilégiée, au 16e siècle, des évêques italiens Della Rovere, puis de Matteo Bandello jusqu'à sa mort en 1561. L'ensemble église-château occupe la partie nord du village, le noyau d'habitat médiéval occupant un périmètre restreint au sud et à l'ouest. Le village était protégé par une enceinte dont quelques pans subsistent encore, peut-être élevée tardivement, à l'occasion de la mise en défense de la place par le maréchal de Matignon en 1592 dans le contexte des guerres de Religion...

 Bien que les seigneurs de Bazens apparaissent dans quelques textes de la deuxième moitié du XIIIe siècle, il semble que les évêques d'Agen aient des droits sur la seigneurie depuis le Moyen Age. Le château, dont il ne subsiste plus que l'aile nord, est adossée à l'église, bâti à la fin du XVe siècle pour le cardinal Léonard della Rovere, par un architecte de Limoges nommé Villars d'après l'abbé Barrère: construction de la tour d'escalier en 1494. Résidence de l'évêque d'Agen et poète d'origine italienne Matteo Bandello, qui y établit une cour épiscopale jusqu'à sa mort en 1561. Autorisation concédée à l'évêque de démolir le château qui menaçait ruiné en 1726. Dans l'estimation des biens de l'évêque à Bazens en 1791, mention d'écuries, servant de chai avec pressoir et cuvier et d'une pièce de terre contenant un pigeonnier et un puits. Le plan d'ensemble s'organisait sur une cour fermée, les ailes étant articulées dans l'angle par une tour d'escalier heptagonale hors-oeuvre de six niveaux. Une porte permettait d'accéder au 1er étage par une galerie en bois régnant sur la façade du côté de la cour.

 Éléments protégés MH : le château de Bazens en totalité : inscription par arrêté du 11 mars 1935.

 château de Bazens 47130 Bazens

   

Château de Barbaste

 

Le village de Barbaste est situé à un carrefour de routes : la Ténarèze, qui passe la Gelise au pont du moulin de Barbaste et la route de Bazas et Casteljaloux à Condom et Auch, par Nérac. Un couvent de franciscains y est installé à une date incertaine, peut-être au XVIIe siècle. Le château actuel date du début du XVIIe siècle. Pris par l'armée de Louis XIII en 1621, il est représenté sur la vignette de l'histoire de la rébellion de Mellinge comme une place forte (les archives ne mentionnent cependant pas de démolition comme à Lavardac et aucun vestige de fortification n'a été observé). Le château est construit peut-être pour Carbon du Faulong, intendant des chasses du roi de Navarre Henri III, et commandant des tours de Barbaste en 1588. Divisé en deux propriétés en 1841. La partie sud, donnée en 1879 au bureau de bienfaisance de Barbaste, abrite la poste actuellement. La partie nord a brûlé en 1933. Deux ailes de dépendances formant une cour en U à l'ouest, ont été détruites. Corps de bâtiment principal couvert d'un toit en croupe brisée, à brisis en tuile plate et terrasson en tuile creuse. Tour nord couverte d'un toit en pavillon en tuile creuse, tour sud d'un toit en croupe en tuile plat... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 12 septembre 1977.

 château de Barbaste 47230 Barbaste

 

Château d'Ambrus

Ambrus est cité dès 1259. Château tenu par trois co-seigneurs, selon les hommages de 1259 et 1279. La tour principale date probablement de la fin du XIIIe siècle. Vital de Loupiac, Sénébrun de Xaintrailles, Raymond Bernard de Gélas, Guilhaume de Vidailhac et Pothon de Xaintrailles au XVe siècle ont été seigneurs d'Ambrus. Un logis en L avec tour d'angle ronde, ouvert par des croisées, a été construit au nord de la tour au XVe siècle, de même que le mur d'enceinte. Le corps de passage protégé par une bretèche a été établi à la fin du XVIe ou au XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, un logis et des dépendances agricoles, édifiés au sud de la tour, ont complété la cour, le village d'Ambrus ou hameau du Parc se trouve à proximité. Un vivier figure sur le cadastre de 1824. A l'exception de la guerre de Cent ans et de la Révolution qui découronna son donjon, l'édifice ne semble pas avoir souffert des événements de l'histoire régionale. Un donjon carré domine l'ensemble des constructions où se retrouvent des éléments des anciennes fortifications médiévales (tours, archères, échauguettes). Des bâtiment s'appuient de part et d'autre de la tour et sont soudés sur la façade ouest par une salle barlongue à deux niveaux formant galerie, les communs sont disposés en retour d'équerre contre cette partie, et déterminent avec les murs d'enceinte une cour carrée dont l'accès est défendu, à l'ouest, par un châtelet d'entrée avec bretèche. Château construit dans une enceinte en pierre de taille avec reprises en moellon, défendu par une tour sur deux des angles; les parties les plus anciennes sont au nord. La tour principale est en pierre de taille, couverte en pavillon. ; elle comporte quatre niveaux accessibles par une porte au premier étage ; le rez-de-chaussée est voûté sans ouvertures. Le premier logis est en pierre de taille, enduit sur l'élévation nord. Le nouveau logis est en moellon enduit ; il a 5 travées ordonnancées et un étage carré marqué d'un bandeau de niveau.

 Éléments protégés MH : le donjon ; les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments principaux y compris le châtelet d'entrée ; les murs d'enceinte : inscription par arrêté du 29 février 1988. 

 château de Ambrus 47160 Ambrus

 

Château d'Allemans-du-Dropt

Le château primitif a été construit au XIIIe siècle. Il subsiste une de ses tours d'angle qui est ronde à la base, octogonale dans sa partie supérieure avec une coupole nervurée. Au XIVe siècle le château est donnée à Bertrand de Goth, seigneur de Monteux et neveu du pape Clément V par le roi d'Angleterre qui souhaite en faire un de ses fidèles. La famille de Goth est une des plus puissantes de Guyenne du XIIIe au XIVe siècle. Bertrand de Goth a prévu dans son testament que sa fille Régine soit son héritière universelle mais avec une clause de substitution dans le cas où elle décèderait sans héritier. Bertrand de Goth est mort. en 1324. Sa fille Régine de Goth est mariée au comte d'Armagnac Jean Ier. Régine de Goth meurt sans héritier en 1325. Il va s'ensuivre une période de contestations d'héritage entre le comte d'Armagnac et les héritiers prévus dans la substitution. En 1336, le château est la propriété d'un neveu, Bernard de Lamotte. Au XVe siècle, le château est la propriété de la famille Ricard, famille de notaires habitant le château de Frémauret, à Roumagne. Pierre de Ricard étant mort sans enfants, sa veuve Jeanne de Bouilhaguet épouse le 18 décembre 1575 au château d'Allemans Jean de Vaucocour, écuyer[1]. Il passe ensuite à la famille des Cars, puis à la famille de Sansac, originaire de la Saintonge venue s'installer à Allemans en 1654, qui l'a conservé jusqu'à la Révolution. Le château primitif, ruiné à la Révolution, fut démoli à cause de son état de dégradation. Seule l'aile ouest a été conservée ainsi qu'une tour. Cette aile a dû être construite au XVIe ou au début du XVIIe siècle. On peut voir des fenêtres à meneaux et une porte à linteau de cet ancien édifice. Ce corps de logis a été remanié en lui adjoignant deux pavillons situés de part et d'autre du corps central. 

 Éléments protégés MH : les vestiges de la tour subsistante : inscription par arrêté du 4 mai 1984.

 château d'Allemans-du-Dropt 47800 Allemans-du-Dropt

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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