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Château de la Rairie

Le domaine de la Rairie est de 1445 à 1551 la propriété de la famille Gouy et au siècle suivant la famille Bidé. En 1657, Michel Forcheteau, seigneur de la Colletterie et des Dousseraies (les Douze Traits actuels à Saint-Aignan-Grandlieu) est secrétaire du roi et greffier à la chambre des comptes. Il occupe les lieux et achète de nombreuses terres mais ne peut faire face à ses emprunts. Le domaine est vendu en 1671 à Mathurin Guyton, dont le frère avait épousé Marie Rouxe, fille du seigneur de la Marionnière. Après le décès de ce dernier, c'est Guillaume Hay qui devient le nouveau propriétaire mais qui meurt trois ans plus tard. Marie-Anne Drouet des Ilets lui succède jusqu'en 1786. Entretemps, elle épouse Augustin-Louis de Luynes et leur première fille est baptisée en la chapelle du château dont il reste quelques murs. Puis, c'est Françoise-Marie Collet qui habite la demeure et fait construire en 1790 la métairie de la Moricière, toute proche. La Révolution et la guerre de Vendée n'épargnent pas la Rairie qui change trois fois de maîtres avant d'être acquise par Charles-Augustin Bridon, capitaine de navire. Son fils Anselme devient adjoint au maire de 1813 à 1826 puis maire de 1830 à 1838. C'est à cette époque qu'il fait construire, à l'emplacement de la partie centrale de l'ancien bâtiment, l'actuelle demeure de style néopalladien. Le château est vendu de nouveau en 1839 à Françoise Bigot, veuve d'Augustin Hochet de la Terrie et conseillée par Pierre Sochan de Kersabiec qu'elle épousera. Il est le fils de Jean-Marie Angelique de Kersabiec, de la Marionnière. Prudent Pommereuil devient propriétaire en 1855, puis c'est Donatien Hervouet vers 1900. À noter que François-Louis Hilarion du château de la Pigossière a été maire de la commune de 1848 à 1852 et qu'Anselme Bridon de la Rairie le fut de 1830 à 1838. 

 Éléments protégés MH : Le monument est inscrit au titre des monuments historiques le 23 janvier 1989

 château de la Rairie 44860 Pont-Saint-Martin

 Téléphone : 06 14 91 66 40

 

Château de Pornic

Le Château de Pornic, aussi connu sous le nom de "Château de Barbe Bleue", car il a appartenu à Gilles de Rais. Le château est bordé d'un côté par la mer et est construit sur un site défensif, il assurait au Moyen-Âge la défense du port. Au Xe siècle, Alain Barbetorte, Duc de Bretagne le construit en bois et en fait une place forte, il est alors occupé par une garnison qui protège l'entrée de Pornic. Au XIIe siècle, il est la propriété des seigneurs de Rais qui le reconstruisent en pierre et lui donne de la valeur. Au XVe siècle, il appartient à Gilles de Rais. Au XVIIIe siècle, il est au Marquis de Brie Serrant dont les biens sont confisqués pendant la Révolution française, il tombe en ruine. Le château de Pornic est acheté au XIXe siècle par Mr Lebreton, et restauré par l'architecte François Bougoüin qui lui donne son aspect actuel. 

 Éléments protégés MH : les tours et les vestiges des courtines à l'exclusion des parties restaurées du XIXe siècle ainsi que la rampe d'accès : inscription par arrêté du 9 juin 1986. 

 château de Pornic 44210 Pornic 

 Téléphone 06 80 93 86 20 

Château de Pordor

Les premières mentions d'une résidence remontent au XIVe siècle. Au XIXe siècle, l'orientation générale du château change. Ce dernier se compose d'un ensemble de constructions s'étalant du XIVe au début du XXe siècle, avec un grand corps de logis abritant les dispositions originelles d'une salle sous charpente du XIVe siècle, les extensions du XVIIe siècle et les modernisations du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle a été ajouté un grand pavillon à l'extrémité nord et en 1900, les petites constructions à bow-window aménagées par l'architecte Libaudière. 

 Éléments protégés MH : le corps de logis central, en totalité : inscription par arrêté du 19 novembre 2009. 

 château de Pordor 44460 Avessac 

 Téléphone : 06 99 69 43 48 

Château du Plessis-de-Vair

Forteresse construite pour Samuel de Vair au XIIe siècle. Au XVe siècle un château remplace cette place forte féodale. Il subsiste de cette période deux tours rondes, le colombier et les archives. En 1518, le roi François Ier séjourne au château de Vair avec sa femme la reine Claude de France enceinte du futur Henri II. La reine restera deux mois au château durant les déplacements de François Ier. Anne Boleyn future reine d’Angleterre, accompagne Claude de France comme dame de compagnie. Au XVIIe siècle le Marquis de Cornulier, Conseiller de Louis XIV et Président du Parlement de Bretagne, construit les deux tours carrées, la chapelle, l’orangerie et les deux pavillons de l’entrée. Au XIXe siècle est élevé le bâtiment central et son enfilade de salons lumineux. Fous de patrimoine a pour but de contribuer à la sauvegarde des quatre tours XVe et XVIIe du château de Vair qui sont inscrites MH. Cette opération vous permet de faire un don pour restaurer les charpentes, les pierres de tuffeau, les couvertures en ardoise, les enduits à la chaux et les huisseries en chêne. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des bâtiments du XVIIe siècle, à savoir : les deux pavillons et leurs tours rondes, les ruines de l'orangerie, les écuries, les communs, les deux pavillons d'entrée, les douves en eau entourant le château : inscription par arrêté du 20 octobre 2003. 

 château du Plessis-de-Vair 44150 Anetz 

 Téléphone : 02 40 96 21 59 

 

Château du Plessis-Mareil

Le Château du Plessis-Mareil est un bâtiment médiéval. Construit au XIVe siècle, il incarne l’architecture défensive et résidentielle de cette période, typique des châteaux de la région du Pays de la Loire. Son histoire est marquée par des successions de propriétaires influents, reflétant les dynamiques sociales et politiques locales. Au XVIIe siècle, le château passa entre les mains de la famille Carné, puis fut détenu par la famille du Bot de Talhouët à la veille de la Révolution française. Ces changements de propriété illustrent les évolutions de la noblesse et des élites locales au fil des siècles. Le monument est partiellement protégé depuis 1978, avec l’inscription de son échappée (columbier) comme monument historique, soulignant son importance patrimoniale. L’emplacement du château, dans un territoire marqué par l’agriculture et le commerce fluvial, suggère un rôle à la fois stratégique et symbolique. Au Moyen Âge, des châteaux comme Plessis-Mareil servaient de centres de pouvoir, de protection des populations environnantes et de sites de gestion des terres. Leur présence a structuré l’organisation sociale et économique de la campagne. Aujourd’hui, le château du Plessis-Mareil demeure un témoignage de ce passé, avec des éléments architecturaux préservés et une reconnaissance officielle. Son inscription dans l’inventaire des monuments historiques en 1978 garantit la conservation de ce patrimoine, tout en offrant un aperçu de l’histoire locale et régionale. Des sources disponibles, telles que la Mérimée ou la base du Monumentum, confirment son ancrage dans le paysage culturel de la Loire-Atlantique. 

 Éléments protégés MH : La fuye : inscrit au titre des monuments historiques le 1er mars 1978 

 château du Plessis Mareil 44320 Saint-Viaud

 

Château du Plessis

La terre du Plessis est mentionnée comme seigneurie dès 1260. En 1753, le château médiéval devenu trop inconfortable est reconstruit et remplacé par celui que nous pouvons voir actuellement, de style classique. En 1760, eut lieu la bénédiction de la chapelle du château, elle fut détruite à la Révolution. Parmi les plus illustres occupants du domaine, nous pouvons citer: François Dollier de Casson (1636-1701), capitaine de cavalerie puis prêtre, qui fut envoyé en mission à Québec, il dessina une partie des plans de la ville de Montréal (la ville lui doit cette structure caractéristique en damier, bien avant Philadelphie). À Montréal, une rue, plusieurs édifices et une maison de retraite portent aujourd'hui le nom de Casson. Jacques-Olivier Urvoy de Saint-Bedan (1780-1858), Il a été maire de Casson, conseiller général, député de la Loire-Inférieure et conseiller municipal de Nantes. Ce fut un important mécène, on lui doit notamment la construction de l'asile Sainte-Anne (Hospices des petites sœurs des pauvres), l'église de Casson, le clocher de l'église de Sucé, la chapelle Sainte-Anne de Casson... Sa collection d'arts est aujourd'hui en grande partie visible au musée d'arts de Nantes grâce à sa généreuse donation. Le domaine devint la propriété de la famille Boux de Casson. Il passa ensuite par héritage aux Urvoy de Saint-Bedan puis par mariage à la famille de Bouillé qui y réside toujours. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures du château ; cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé ; salon Empire avec ses décors ; perron et escalier d'honneur ; jardin aménagé avec les deux lions de pierre à l'entrée de l'hémicycle vert : classement par arrêté du 14 février 1989 

 château du Plessis 44390 Casson

 

Château du Plessis

Château construit aux XVIIe et XVIIIe siècles pour Gallois de la Tour, premier président au parlement d'Aix en Provence, demeure bien insérée dans un site boisé dominant la Chère. Occupation du site dès l'époque médiévale, construction d'un manoir aux XIVe-XVe siècles, les bâtiments sont "modernisés" aux XVIIe siècle (partie ouest vers 1640) et XVIIIe siècle (partie est vers 1738), façade brique et pierre. Au XIXe siècle, la propriété s'organise comme une unité de production : bâtiments agricoles fournil, pressoir à pommes... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, des communs et du petit pavillon subsistant du XVIIe siècle : inscription par arrêté du 9 décembre 1992. 

 château du Plessis 44110 Saint Aubin des Châteaux

 

Château de Oudon

Ce château d'Oudon est attesté dès le XIe siècle. Il est possédé pendant trois siècles par une famille du même nom. Il est assiégé par le roi de France en 1230 et 1234. En 1392, Jean IV, duc de Bretagne, autorise le seigneur de Oudon, Alain de Malestroit, à reconstruire le château abîmé par les guerres de successions, travaux terminés en 1415. Vers 1526, cette famille s'illustre dans le faux monnayage et François Ier les condamne à la peine capitale et ils sont exécutés sur la prairie de Biesse, à Nantes. Au XVIe siècle, le château devient la propriété d'Anne de Montmorency, puis de la famille Condé au XVIIe siècle. A la Révolution, le château est confisqué et devient bien national. En 1807, il est acheté par les Granger qui vendent les marches d'escaliers, les planchers, les pierres... Il est racheté en 1820 par le département, l'architecte Ruprich Robert rétablit les mâchicoulis, le chemin de ronde, la couverture sur l'ensemble du donjon, les meneaux des fenêtres, les travaux de restauration de la maçonnerie de la tour et de consolidation de l'enceinte sont entrepris de 1974 à 1981. En 1984, l'effort se poursuit sur les parties supérieures d'enceinte : la porte murée entre les deux tours de défense est dégagée et réouverte. De 1992 à 1995 l'escalier à vis est reconstruit et les étages sont restitués... Loire en Scène propose des visites guidées du château et un parcours spectacle sur des thèmes qui ont marqué la Loire. Dans la salle du rez-de-chaussée, un pêcheur nous conte sa vie quotidienne. En pénétrant dans la salle du deuxième étage le visiteur se trouve propulsé en pleine Guerre de Vendée. 

 Éléments protégés MH : la tour : classement par avis de classement du 24 juillet 1866 et par liste de 1875. Le terrain d'assiette du château avec son enceinte du XVe siècle ; les douves ; le pont d'accès : inscription par arrêté du 9 mai 2000. 

 château de Oudon 44521 Oudon 

 Téléphone : 02 40 83 80 04 

Château de la Noë de Bel Air

A l'emplacement d'une maison noble du XVIIe siècle, détruite pendant la Révolution, construction de l'ensemble de la Noë dans la première moitié du XIXe siècle. L'orangerie et les communs, bâtis sans doute vers 1823, sont ordonnés autour d'une cour carrée et construits selon le modèle toscan avec encadrements de briques. Le château, de style italianisant, est construit entre 1835 et 1837 par un élève de Lemot, Louis Joseph Chaigneau, influencé par les grands architectes nantais de l'époque Empire, Crucy et Ceineray, la villa possède une loggia à ordre colossal toscan sur la façade antérieure de style très néo-palladien. L'ensemble comprend un parc d'agrément et un parc d'agriculture, dont le plan est dû à l'ingénieur Bosmel (1839). Le parc à l'anglaise est groupé autour d'un étang, les percées en étoile convergent vers la loggia de la maison. Il s'agit d'un ensemble exceptionnel d'architecture rustique à l'italienne influencé par le foyer clissonnais... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : classement par arrêté du 29 mars 1974. Les éléments suivants composant l'ensemble des communs du château : les bâtiments des communs, y compris l'orangerie, le poulailler, le pigeonnier ; la grande cour ; les terrains d'assiette de tout cet ensemble : inscription par arrêté du 15 juillet 1998. Le parc du château : inscription par arrêté du 20 septembre 1999. 

 château de la Noë Bel Air 44330 Vallet 

 Téléphone : 06 80 91 76 89 

Château de La Motte Glain

Le château fut construit à la fin du XVe siècle par le maréchal de Gié. L'édifice n'était pas encore achevé, lorsqu'en 1497, Pierre de Rohan eut l'honneur d'y recevoir le roi Charles VIII et la reine Anne de Bretagne, puis Charles IX accompagné de sa mère Catherine de Médicis en 1565. Lorsque les princes de Rohan Guémené eurent vendu la Motte Glain à la famille Le Lou, Louis XIV prit le château sous sa sauvegarde, et par lettres du 16 février 1652, il autorisa Michel Le Lou, seigneur de la Motte Glain, à faire apposer les armoiries royales de France sur la façade de sa somptueuse demeure. Habité à la fin du XIXe siècle, par le marquis de Rochequairie et habilement restauré par ses soins, le château est une belle et agréable demeure. A l’intérieur, un mobilier ancien, de belles cheminées Renaissances et une fresque du début du XVe siècle dans la chapelle rénovée rendent sa visite intéressante. 

 Éléments protégés MH : le château à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 7 janvier 1926. Le châtelet ; le mur du fond de l'ancien cellier et de l'ancien pressoir, aujourd'hui démolis, avec ses ouvertures ; le bâtiment ruiné ; le logis seigneurial à la suite et en retour jusques et y compris la chapelle : classement par arrêté du 6 juillet 1929. 

 château de La Motte Glain 44670 La Chapelle Glain 

 Téléphone : 06 86 96 19 45 

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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