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Château Delphinal

 
Le château delphinal est mentionné en 1222. Entouré de sa propre enceinte, il comportait un donjon, deux tours et un corps de logis au nord, relié à la chapelle Saint-Laurent par des galeries attestées en 1507. L'ensemble était renforcé d'une vingtaine d'échauguettes. Cinq portes en défendaient l'accès. À partir de 1513, les procès-verbaux de visite soulignent la vétusté de l'édifice. La démolition, ordonnée en 1633, n'est pas appliquée et le château est laissé à l'abandon ; en 1644, les visitandines utilisèrent ses ruines comme carrière. Cependant, la chapelle est restaurée en 1633. En 1904, un édifice néo-médiéval est plaqué contre les façades sud et ouest du château, sur les plans de l'architecte Boyer, de Lyon. A l'ouest, la colline se termine par une falaise abrupte sommée du mur d'enceinte du château auquel se rattache la courtine de la ville. Du château du XIIIe siècle subsistent une tour ronde couronnée de merlons, et la façade ouest du logis, percée de croisées au XXe siècle. La chapelle conserve son clocher-mur. L'élévation sud, fondée directement sur le rocher, conserve une baie jumelée trilobée du XIIIe siècle. Le parapet côté ville a été pourvu d'un crénelage au XXe siècle. 

 Éléments protégés MH: le château Delphinal dit château Saint-Laurent : inscription par arrêté du 14 avril 1943. 

 château Delphinal dit château Saint-Laurent 38460 Crémieu 

 

Château de Cuirieu

Une inscription en français, datée de 1393, provenant sans doute de la démolition de l'ancienne église de La Tour-du-Pin, mentionne Isabel de Loyes, veuve de monseigneur Jean de Virieu, chevalier, seigneur de Cuirieu. Certains auteurs prétendent qu'en 1434 Aymard Biétrix, seigneur de Saint-Chef et de Meyrieu, serait propriétaire de Cuirieu, mais c'est pourtant toujours un personnage de la famille de Virieu qui en passe reconnaissance en 1495. La série de dénombrements fait au vibailli de Vienne en 1540, ne cite pas Cuirieu, mais Jeanne de Cuirieu, dame de la maison forte de Chantarot. Le site aurait été vendu à cette même date (ou peu après) à Antoine Boissat, notaire à La Tour-du-Pin, déjà détenteur en 1540 (sous faculté de rachat), de la maison forte de Tournin, toute proche.

Le château est implanté sur un relief naturel dominant la vallée de la Bourbre, à 380 mètres d'altitude, à cheval sur les communes de Saint-Jean-de-Soudain et de Sainte-Blandine. Il occupe une large colline aux formes douces, mais bien dégagée des reliefs environnants de tous côtés. La construction présente des caractères d'une grande cohérence et d'une grande homogénéité, dans les matériaux employés, la mise en oeuvre, comme dans le plan d'ensemble. Aucun autre indice ne vient suggérer l'existence d'un édifice plus ancien que l'actuel, qui pourrait remonter au XVIe siècle. Le logis noble est constitué de deux corps de logis en équerre flanqués de trois tours rondes aux angles extérieurs. Deux tours, dont l'une abrite la chapelle, flanquent des murs formant enceinte. Des jardins, terrasses et parc entoure les bâtiments.

Le parc est divisé en deux parties de sensibilité différente: près du château et sur les terrasses, un parc structuré par des allées, une pièce d'eau dans la cour centrale, des arbres d'ornement et haies taillées, se rapproche des jardins à la française. Une seconde couronne comprend des pelouses et des arbres de haute taille, dans la mode des parcs dits à l'anglaise. Deux terrasses longent les façades ouest et sud du château lui-même, cantonnées comme lui par des tours de plan circulaire. Celle du sud a été édifiée après 1836. La tradition rapporte qu'elles ont pris la place de douves en eau. Près du château, sur la terrasse ouest, un puits est surmonté d'une belle ferronnerie. Dans le parc, non loin des communs, une glacière est encore conservée. D'après le cadastre de 1836, le bâtiment des communs conservé ne représente qu'une aile d'un ensemble plus complet, qui s'étendait sur trois ailes pour rejoindre le logis noble. Cet édifice tout en longueur cantonné de tours, est, comme le château lui-même, très composé et symétrique, et abrité sous de hautes toitures en tuiles écailles. Au centre, un massif plus élevé que les deux ailes attenantes, se détache pour former pavillon et abriter le porche et le passage d'accès couvert par une voûte en plein cintre. Côté extérieur, le porche présente un encadrement en molasse dont la surface est sculptée en résille ; les deux vantaux cloutés sont conservés. Côté cour, deux lucarnes allègent la toiture de chaque aile. Des percements ont été transformés pour permettre le rangement des voitures à cheval ou donner de l'éclairage à l'orangerie. 

 Éléments protégés MH: le château, ses communs et son jardin à la française : inscription par arrêté du 22 janvier 1955. 

 château de Cuirieu 38110 Saint-Jean-de-Soudain

   

Château de Crolles

Ancienne maison forte construite par Amblard de Beaumont en 1340, le château resta dans la famille jusqu’au XVIIe siècle. Henri IV, Louis XIII et Richelieu y séjournèrent. Parc dit régulier est agrémenté d’un étang et de plusieurs arbres d’essences rares. 

 Éléments protégés MH: l'ensemble des façades et des toitures ; au premier étage : la grande galerie et le petit salon orné de boiseries du XVIIIe siècle : inscription par arrêté du 30 novembre 1965. 

 château de Crolles 38920 Crolles 

 

Château des Croisettes

Château construit par l'industriel Xavier de Montclos sur les plans de son frère Paul, architecte, à partir de 1892 dans le style éclectique de la fin du XIXe siècle. Le domaine des Croisettes comprend un parc de quatre hectares dont la réalisation fut confiée de 1891 à 1895 à Gabriel Luizet. Le parc est composé d'un jardin à l'italienne et d'un espace paysagé. La villa, inspirée des villas italiennes, est batie suivant un plan centré, les différentes pièces étant distribuées autour d'un grand hall central... 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; à l'intérieur le hall et l'escalier ; le parc : inscription par arrêté du12 décembre 1997. 

 château des Croisettes 38260 La Côte Saint André

 

Château Louis XI

Fortement abîmé lors des guerres de Religion, il fut reconstruit au XVIIe siècle. C'est de cette époque que datent l'escalier d'honneur avec sa rampe à balustres et la salle dite Louis XI, pourvue d'une cheminée monumentale, surmontée de deux hercules. Il subsiste une tour en savoyardeaux (briques de fortes dimension traditionnelle aux pays de Savoie) d'origine médiévale. Un deuxième étage est rajouté au XIXe siècle, mais le grand escalier du XVIIe siècle et les décors du rez-de-chaussée sont conservés. Les Etats du Dauphiné se réunirent dans cet ancien château-fort construit au XIIe siècle pour Philippe de Savoie par l'architecte Jacques de Saint-Georges. On dit que Louis XI y séjourna à l'occasion de chasse dans la région. 

 Éléments protégés MH : l'escalier avec sa cage et sa rampe à balustres ; la cheminée du rez-de-chaussée ; la salle dite de Louis XI : classement par arrêté du 21 mars 1983. 

 château Louis XI 38260 La Côte Saint André 

 Téléphone : 04 74 20 27 00

   

Château de Clermont

Du château-fort, berceau des Clermont, première baronnie du Dauphiné, il ne reste que le donjon pentagonal et des éléments d'enceinte. Le premier Clermont connu est Sibaud I, seigneur de Clermont et de Saint-Geoire, actuellement dans le département de l'Isère. Il possédait au moins huit châteaux parmi lesquels ceux de Saint Geoire, de Montferrat, de Chirens ou encore de Châbons. Il participa à la croisade de 1096, et fut marié à Adélaïs d'Albon fille du Dauphin du Viennois, et petite-fille de l'empereur Henri III et d'Agnès de Poitiers. Dans tous les traités que les barons de Clermont passèrent jusqu’en 1340, avec les dauphins de Viennois et les comtes de Savoie, ils stipulèrent toujours d’égal à égal. Tous ces grands seigneurs disposaient d’une cour, de barons, d’une armée, de tribunaux, et tous usaient des mêmes droits dans leur domaine. 

 Éléments protégés MH: les ruines de la tour et les vestiges subsistants du Château et de ses deux enceintes : classement par arrêté du 18 octobre 1983. 

 château de Clermont 38850 Chirens

   

Château du Cingle

Bien que mentionnée pour la première fois en 1540, la maison forte du Cingle a sans doute été construite dans la deuxième moitié du XIVe siècle par la famille Pèlerin. Composée à l'origine d'une tour maîtresse et d'une aile en retour à l'ouest, elle comprenait peut-être dès l'origine une courtine. Au cours du XVe siècle, l'aile sud est prolongée vers l'ouest, un corps de logis comprenant une salle basse et une salle haute est accolé au nord de la tour maîtresse, tandis qu'une tourelle occupée au premier étage par un oratoire et au second par un pigeonnier est construite à l'est, en saillie. Une aile comprenant la cuisine au rez-de-chaussée est également construite en retour d'équerre au nord de la cour. La ferme quant à elle conserve quelques éléments architecturaux datables du XVIe siècle. La maison forte se compose de trois corps de bâtiments qui délimitent une cour rectangulaire fermée à l'ouest par un haut mur dans lequel est percé un portail en arc plein-cintre. L'aile sud s'élève sur deux étages de sous-sol dans sa partie ouest, et un niveau de cave voûtée en berceau, en étage de soubassement, dans sa partie est. Dans l'angle sud-est une tour d'escalier en vis, en demi-hors-ouvre permet l'accès aux étages. Les couvre-joints du plafond du rez-de-chaussée surélevé de la tour conservent un décor peint au pochoir fleurs de lys et fleurs à quatre pétales rouges sur fond blanc. Ceux de l'aile sud ont été refaits à l'identique. Les armoiries bûchées de la famille Dauphin de Vernas sont sculptées sur la porte de la tourelle d'escalier en vis. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures; la cheminée en pierre de la salle d'angle du premier étage : inscriptionpar arrêté du 25 avril 1975. 

 château du Cingle 38460 Vernas 

 Téléphone : 04 74 95 15 68

 

Château de Chonas

L'ensemble, constitué par le château et les dépendances, est établi sur une longue pente orientée au sud et aménagée en terrasses, le château et le parc sur la hauteur dominant les communs et la ferme en contrebas à l'ouest. Le domaine est enclos d'un mur se raccordant aux bâtiments des communs. Le château de Chonas présente un ensemble assez hétérogène dont la composition formant un L ferme la cour sur ses côtés ouest et sud. Il comporte trois styles différents de baies de la fin du XVe, du début du XVIe et de la fin du XVIe XVIIe siècles, d'importantes transformations ont eu lieu au XIXe siècle (date 1834 sur le portail). 

 Éléments protégés MH: le château avec ses dépendances (cours, communs, glacière) , les terrasses, le mur de clôture et le parc : inscription par arrêté du 12 juillet 2000. 

 château de Chonas 38121 Chonas l'Amballan

   

Château du Châtelard

En 1314, c'est Guyonnet Rivoire qui hommage sa maison ou bâtie du Chatelard au dauphin Jean au nom de son épouse Catherine de Laye, fille du défunt seigneur et chevalier Guigues de Laye, car elle est située sur le territoire du mandement de Montrevel, récemment arrivé dans les possessions delphinales. Le domaine reste dans cette famille de Laye jusqu'à la fin du Moyen Âge : par mariage, il rejoint les biens d'une famille des environs, les Vallin. Louis de Vallin en passe reconnaissance en 1540. On ne sait comment il se retrouve aux mains de la famille de La Porte, avant 1624 : François de La Porte dans son testament est dit seigneur de Bocsozel, du Chatelard et Doissin. Il institue pour héritier universel son fils Jean-Baptiste, qui donne de l'importance à cet ensemble de possessions en rachetant au Domaine, le 28 août 1638, en association avec Georges de Musy et Alexandre de Vallin, les terres, seigneuries et châtellenies de La Tour du Pin, Châteauvilain et Eclose, avec leurs paroisses. C'est lui ou son père François qui firent construire la grande galerie qu'on admire aujourd'hui.

Le Chatelard occupe l'extrémité d'un éperon aux pentes très abruptes, que barrait sans doute un fossé: la morphologie défensive du site suggère que l'occupation est ancienne (XIe siècle: fortification de terre, ou XIIIe siècle : maison forte de la famille de Lay). Aujourd'hui, l'ensemble est constitué de deux cours : la basse-cour surplombant une terrasse côté sud et la haute cour bordée d'un mur de soutènement flanqué de plusieurs tours de plan circulaire et du logis. La base d'une portion de mur droit et d'une tour, bâtis en blocs de tuf, appartiendraient au XIIIe siècle. Le massif donjon circulaire et la plupart des murs d'enceinte seraient à rapporter au XVe siècle. C'est au début du XVIIe siècle que le château doit son aspect actuel : un grand corps de logis élevé sur deux niveaux, composé avec symétrie de part et d'autre de la porte monumentale donnant accès à un passage voûté menant à la haute cour. L'étage éclairé par de hautes fenêtres à meneau et double croisillon dont l'appui forme cordon filant, porte un toit à deux pans et croupes, percé de lucarnes et recouvert en tuiles écaille. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du corps de logis à l'exception du bâtiment Nord ; vestiges de l'enceinte ; pavillon d'entrée ; grange: inscription par arrêté du 30 janvier 1989. 

 château du Châtelard 38110 Montagnieu

 

Château des Champs

Le château des Champs est bâti en dehors du village, à plus de 700 mètres à l'est de l'église Saint-Martin, dans une position dominant la route qui de Voiron rejoint la vallée de la Fure pour aller au lac de Paladru. Il est implanté sur le flanc sud du coteau qui porte le bois de Bavonne, dans une bonne exposition. Une terrasse portée par un haut mur de soutènement a été aménagée côté sud. L'édifice se compose de deux ailes disposées en équerre, résultat d'une évolution qui a vu disparaître un quart du bâtiment d'origine, tandis qu'une partie de la cour était occupée par une nouvelle salle et une tour contenant l'escalier en vis. La salle, où sont placées les peintures, appartient au premier état de la construction qui se composait d'une enceinte quadrangulaire, peut-être cantonnée de tours d'angle circulaires, ouvrant côté sud sur une cour centrale desservant deux corps de logis parallèles, appuyés sur les murs Est et Ouest de l'enceinte. La présence au second étage, dans l'angle sud-ouest des pièces surmontant la salle, d'une porte aujourd'hui obturée, dont les claveaux de tuf sont très soigneusement appareillés, et qui débouchait autrefois sur la crête du mur, suggère l'existence d'un chemin de ronde ou un accès à une bretèche protégeant l'entrée. Placée au rez-de-chaussée, la salle peinte est accessible par une porte d'entrée à linteau plat doté d'un chanfrein, côté cour (aujourd'hui partiellement obturée); deux fenêtres à simple traverse et large ébrasement interne abritant des coussièges (mur ouest) l'éclairent, tandis que côté sud, deux fenêtrons séparés par un meneau, placés en hauteur, sont encore visibles de l'extérieur. Enfin, au mur nord est adossée une grande cheminée à droite de laquelle s'ouvrait une porte, surmontée d'un jour carré, tous deux obturés. Le plafond est constitué de six poutres supportant de petites solives et reposant sur des corbeaux de pierre dont l'arête est abattue d'un étroit chanfrein. L'un des corbeaux proche de l'embrasure de la fenêtre nord, a été taillé différemment des autres, afin d'éviter de briser l'arc de l'embrasure. Il s'agit d'un ensemble soigné, dont l'aménagement possède un caractère monumental, ce que confirme l'existence des peintures.

Telles qu'elles peuvent être observées aujourd'hui, les peintures murales consistent en de larges bandes verticales (largeur moyenne du lé: 45 cm) de tons assez atones, organisées selon une succession répétitive : gris, blanc, ocre, blanc. En partie haute, ces lés de couleur sont traités à la manière d'une fausse draperie accrochée à une tringle par des anneaux; aucun effet de dégradé dans le rendu des drapés, mais de simples traits noirs assez naïfs. Sur le manteau de la cheminée, les bandes de couleur sont disposées selon un schéma un peu différent: moindre largeur (30 cm de moyenne), absence des bandes blanches séparant les deux couleurs. Sous le plafond, une frise d'une trentaine de centimètres devait porter un motif différent (illisible). Il est probable qu'une plinthe existait en partie basse, qu'il n'a pas été possible de distinguer. A une certaine époque, un lambris assez haut recouvrait cette partie. L'intérêt de ces peintures, bien représentatives d'une mode décorative dans l'habitat noble du Moyen Âge, tient surtout au fait qu'elles sont conservées sur l'ensemble de la pièce, y compris dans les ébrasements des fenêtres et sur la hotte de la cheminée. Des peintures comparables récemment restaurées (lés de couleur reprenant les teintes des émaux de Philippe Pot, chambellan du duc de Bourgogne et sénéchal du roi Louis XI) ont été datées du XVe siècle dans la chapelle du château de Châteauneuf en Auxois (Côte d'Or). Un second ensemble très comparable aux peintures de La Murette, dans son organisation comme dans les tons employés, vient d'être étudié au château de Chevrières, toujours dans le département de l'Isère: le plafond de la salle a pu être daté par dendrochronologie de 1450, mais les peintures pourraient correspondre à des aménagements postérieurs.

La famille de Gumin, que les textes signalent déjà au XIVe siècle, n'est peut-être pas originaire de La Murette. Jacques de Gumin est présent à la bataille de Varey en 1326 et sa veuve, Philippe de Buenc, rend hommage au dauphin avec d'autres nobles des environs de Bourgoin en 1334. Un autre Jacques de Gumin, chevalier, représente les intérêts du dauphin dans une transaction avec la Savoie en 1357. Au commencement du XVe siècle, Jean de Gumin est châtelain de Dolomieu; il marie sa fille Françoise de Gumin de Sassenage, avec un gentilhomme du Bugey, Pierre de la Touvière, en 1405. C'est seulement en 1460 que la présence de la famille de Gumin à La Murette est attestée: noble Jean de Gumin est alors prieur de La Murette, tout comme Aymar de Gumin en 1475. La maison forte n'apparaît pas clairement dans les textes, même si Pierre de Gumin est dit "seigneur de La Murette" en 1579, peut-être par aliénation du domaine. Blason: d'argent, au lion d'azur armé et lampassé de gueules, couronné d'or. La maison, restée dans cette famille jusqu’en 1615, fut alors vendue à Pierre de Fillon, conseiller au Parlement de Grenoble. L’acheteur de la maison en 1661 était noble François de Vachon qui était déjà Seigneur de l’Hostel de La Murette et Conseiller au Parlement de Grenoble. La famille de Vachon restera propriétaire de la maison de 1661 jusqu’à la Révolution. Louis François ayant émigré, la maison sera vendue comme bien national en 1794. C’est durant cette période que la famille de Vachon embellit la maison, ouvrant des fenêtres plus larges, habillant les pièces de boiseries avec moulures style Louis XIV, installant des cheminées dans la chambre dite du Seigneur et le salon de compagnie. L'édifice présente des caractères d'ancienneté dans son organisation: enceinte quadrangulaire peut-être cantonnée de tours, fossé, chemin de ronde. Cependant, aucune ouverture antérieure aux fenêtres à meneau et traverse n'a été repérée ; ces ouvertures à encadrement de calcaire blanc, présentes en plusieurs points du bâtiment, ne semblent pas avoir été insérées postérieurement à la construction. Le plan quadrangulaire cantonné de tours apparaît dans la région au tournant du XVe siècle (Château-Bayard à Pontcharra, Boutières à Môretel-de-Mailles, Bon Repos à Jarrie); c'est donc à cette période que nous proposons de fixer la construction du château de La Murette, doté d'éléments défensifs archaïques. Les peintures de la grande salle sont probablement à rapporter à cette même période (fin du XVe siècle). Pour les transformations du deuxième état, on serait assez tenté de les dater par le blason placé au-dessus de la porte d'entrée dans l'escalier, vers 1680 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château, la bibliothèque avec ses peintures murales et sa cheminée de pierre au premier étage, la salle avec sa cheminée et son plafond au rez-de-chaussée de l'aile ouest : inscription par arrêté du 25 mars 1982. 

 château des Champs 38140 La Murette

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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