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Château de Bouges-le-Château

Le château de Bouges fut construit entre 1763 et 1770, pour Charles Leblanc de Marnaval, fermier des forges de Clavières, près d'Ardentes (Indre) , et directeur de la manufacture royale de drap de Châteauroux. Son architecte n'est pas identifié, bien qu'on ait attribué sans preuve la conception des travaux à Ange-Jacques Gabriel ou à un certain Fayeti, dont le nom est gravé sur une balustrade. Il témoigne des grandes étapes de l'histoire des jardins depuis la fin du 18e siècle. Des jardins qui accompagnaient la demeure de Charles Leblanc de Marnaval, peu documentés, subsiste la composition d'ensemble qui s'organisait à partir d'un axe principal marqué à l'est par le château élevé sur une terrasse cernée par une balustrade, la cour d'honneur terminée en hémicycle, la grille d'entrée et une perspective vers une allée cavalière dessinée dans les bois du domaine. Le parc occupait un vaste quadrilatère à l'ouest du château. Un jardin potager clos de murs était installé au sud de la basse-cour. Vers 1840, Antoine-Achille Masson, comte de Montalivet, fit aménager le parc. Entre 1897 et 1909, les paysagistes Henri et Achille Duchêne recréèrent, selon une interprétation contemporaine, des jardins à la française aux abords immédiats du château et aménagèrent le parc paysager pour Henri Dufour. Entre 1917 et 1967, Monsieur et Madame Viguier ont fait procéder à divers embellissements du parc et, dans les années 1950, ils ont fait réaliser un jardin de fleurs, à l'emplacement de l'ancien potager. L'intérêt des jardins tient à la coexistence en parfaite harmonie de ses parties constituantes d'époques et de styles différents. Ils témoignent de l'art des Duchêne et d'une grande cohérence de création. Le château a été légué en 1966 à la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites, devenue le Centre des Monuments Nationaux. 

 Éléments protégés MH : le château, ses dépendances, ses jardins et son parc, y compris les bâtiments et les murs de clôture ainsi que l'allée d'arrivée : classement par arrêté du 7 septembre 2001. 

 château de Bouges 36110 Bouges-le-Château 

 Téléphone : 02 54 35 88 26 

 

Château du Bouchet

Les plus anciennes mentions de cette forteresse datent du 12e siècle. Au 17e siècle, la marquise de Montespan y habita avec ses deux soeurs. Reconstruit au 15e siècle sur les substructions de la forteresse du 12e, le château a été modifié et complété au 17e siècle par un pavillon d'un classicisme très régional. Les bâtiments sont édifiés autour d'une cour dont l'accès se fait par un pont franchissant les douves. Trois corps de bâtiment entourent la cour. A gauche du portail, le donjon flanqué de tours et couronné de courtines à mâchicoulis, paraît dater du 15e siècle. La cheminée du petit salon date du 17e siècle. La face sur cour de ce donjon est flanquée d'une tourelle d'escalier à vis s'ouvrant par une porte au tympan sculpté. L'aile en retour a été édifiée au 17e siècle et présente une architecture classique. Cette aile renferme des salles ayant conservé leurs boiseries et des cheminées Louis XIV. Les pièces d'habitation sont doublées, sur la campagne, par une large galerie voûtée. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : classement par arrêté du 23 septembre 1955. La cheminée et le médaillon la surmontant qui se trouvent dans le petit salon : classement par arrêté du 4 janvier 1960. 

 château du Bouchet 36300 Rosnay 

 Téléphone : 07 85 17 37 69 

Château fort de Bommiers

Les vestiges comportent une basse-cour quadrangulaire dont ne subsiste qu’une impressionnante courtine (début XIIIe), une cour dont il ne reste que l’enceinte en forme de botte. Aucune autre tour ne flanquait les courtines presque intégralement conservées. Un saillant rectangulaire : mur gouttereau nord d’une chapelle romane. Puis une impressionnante motte portant jadis un donjon du XIIe, il ne reste que la base de 14 m. Il était protégé par une chemise polygonale renforcée par deux tours du XIIIe encore bien conservées. Comme la plupart des châteaux du Bas-Berry, Bommiers a subi d’importantes reconstructions après la Guerre de Cent Ans, seule subsiste l’ossature ancienne. Il est parmi les rares châteaux à motte fossoyée et cour des XIIe/XIIIe s, au côté de Châtillon, Cluis et Brosse. 

 Éléments protégés MH : le château de Bommier (vestiges) : inscription par arrêté du 22 mars 1930.

 château de Bommiers 36120 Bommiers 

 Téléphone : 06 14 42 65 07 

Château de Beauregard

L'ensemble comporte un corps de logis principal, flanqué de tours aux angles et d'une tourelle centrale (16e siècle) contenant l'escalier, ainsi que deux ailes. Les parties les plus anciennes paraissent dater du 15e siècle (tours d'angle). Le corps de logis principal a été très remanié aux 17e, 18e et 19e siècles. Il renferme un salon orné de boiseries Louis XV. Les deux ailes, qui ont dû être reconstruites au début du 19e siècle, contiennent encore deux vestiges de parties anciennes. Dans l'aile ouest se trouve une grande cheminée du 15e siècle. Dans l'une des tours de l'aile Est, un oratoire couvert d'une voûte en coupole conserve des fresques d'époque Louis XV, représentant l'Annonciation, Saint-François d'Assise, Saint-Vincent de Paul. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 6 octobre 1933.

 château de Beauregard 36330 Velles

   

Château d'Azay le Ferron

Place fortifiée au Moyen-Age, gravement endommagé pendant la guerre de Cent ans, le château fut remis en état une première fois en 1422. A la fin du 16e siècle, il est à nouveau restauré et transformé. En 1629, construction d'un bâtiment entre le donjon carré et la tour ronde. Au début du 17e siècle, sont élevés sur la gauche de la façade du château, un pavillon et une aile basse. En 1714, construction d'un pavillon à côté du donjon carré, à l'opposé de la tour ronde. Lors de la restauration de 1936, une galerie basse fut construite pour relier le château à l'aile basse du 17e siècle. La demeure est entourée d'un parc.

 Éléments protégés MH : le château et son parc : classement par arrêté du 25 janvier 1950. 

 château d'Azay le Ferron 36290 Azay-le-Ferron 

 Téléphone : 02 54 39 20 06 

 

Château d'Ars

Ars fut du XIVe au début du XVIe siècle, la propriété et la résidence de la famille qui en porta le nom. De 1476 à 1487, Hélion d'Ars figure parmi les cent lances de gentilshommes de l'hôtel du roi, comme son fils Loys qui devint lieutenant de la compagnie des ordonnances de Charles Vili et eut Bayard sous ses ordres. Grand vainqueur de Venose au royaume de Naples en 1503, Loys s'illustra pendant les guerres d'Italie, sous le règne de Louis XII dont il devint le conseiller et chambellan. Au XVIe siècle, Ars passa à l'épouse de Pierre de Chamborant, Anne de La Forest, qui acheva la façade du château. Devenue veuve, Anne fut désignée par Henri IV comme dame gouvernante des demoiselles d'honneur de la reine Marie de Médicis. Occupé par la famille Baucheron puis propriété du duc de Béthune au XVIIe siècle, le domaine fut acheté en 1755 par Jérôme Bardon, secrétaire du roi, receveur des gabelles à La Châtre. Ce dernier ordonna différents travaux de restauration et créa le parc. Au XIXe siècle, Ars appartint à Gustave Papet, médecin et ami de George Sand puis à Philippe Baucheron de Lescherolles. Il fut transformé en dépôt d'archives de la compagnie de Pont-à-Mousson (depuis Saint-Gobain) avant de devenir, en 1980, propriété de la ville de La Châtre qui en a entrepris la transformation; l'intérieur a ainsi fait l'objet d'une modernisation hardie.

Ce château entouré de douves, dans lequel George Sand situe un des épisodes des Beaux Messieurs de Bois-Doré, se compose d'un grand corps de bâtiment flanqué aux extrémités de deux grosses tours avec des mâchicoulis et des lanternons aveuglés. Il est probable qu'il existait à Ars un château fortifié et que le grand capitaine Loys le fit "habiller" en style Renaissance à son retour d'Italie. La façade côté parc possède très peu d'ouvertures: elle a conservé un aspect médiéval, seulement troublé par une véranda inopportune. L'autre façade au nord-est, sans doute restaurée au XVIIIe siècle, a conservé une belle décoration Renaissance. Elle possède une remarquable porte géminée, dix grandes fenêtres et cinq lucarnes avec leur encadrement sculpté. Celles-ci sont surmontées d'un fronton à console, pinacles et candélabres et édicule central couronné d'une coquille. Au centre de la façade s'élève un petit avant-corps comportant deux fenêtres jumelées à chaque étage. Il est encadré de deux tourelles en encorbellement surmontées de toits avec lanternons recouverts d'ardoises. 

 Éléments protégés MH : le château d'Ars en totalité : inscription par arrêté du 24 avril 1926. 

 château d'Ars 36400 Lourouer Saint Laurent 

 Téléphone : 02 54 06 26 06

   

Château d'Argy

Château élevé par les sires de Brillac sur l'emplacement d'un ancien manoir. La construction forme un quadrilatère compris entre quatre tours inégales, et était entourée de douves aujourd'hui comblées. La tour ouest, ou donjon, est munie de mâchicoulis. Un ancien pont-levis, muré, formait l'accès principal de la grande cour. Entre le donjon et la tour nord se trouve un logis à galeries d'époque Louis XII, richement sculpté. Au nord-ouest et nord-est, les galeries sont percées d'arcades accoladées à crochets et fleurons, et voûtées d'arêtes. Au premier étage, le front nord-ouest possède également une galerie à jour surmontée d'un plancher à fine solives moulurées. Plusieurs assises de la tour nord et tous les parements de la cour intérieure sont ornés de semis composés de monogrammes, d'initiales, de fleurs de lys et d'hermines. La galerie sud date du 18e siècle. Dans l'angle de la grosse tour, l'oratoire conserve les vestiges d'un carrelage formé de carreaux émaillés, reproduisant les armes des châtelains du 15e siècle.

 Éléments protégés MH : les trois tours de l'est à mâchicoulis avec les deux corps de bâtiment qui les rattachent : classement par décret du 14 mai 1930. 

 château d'Argy 36500 Argy 

 Téléphone : 02 54 84 21 55

 

Château d'Archy

Dans la vallée de la Bouzanne, Archys offrait un ensemble fonctionnel avec une exploitation agricole et un moulin. Si la fonction agricole est aujourd'hui disjointe, un parc aux arbres centenaires maintient le lien avec la nature. Une date portée sur une lucarne située sur la cour donne l'année 1746. Cette date nous renseigne sur la fin des travaux de construction du château. L'ensemble est demeuré depuis lors quasiment inchangé. Les seuls remaniements, effectués au XIXe siècle, ont concerné les cuisines auxquels s'ajoute la construction de communs au nord-est. Différents noms s'attachent à cette demeure, il est à noter celui du poète Henri Thabaud de La Touche qui y passa son enfance. Archys a également appartenu au sénateur Forichon qui en a fait don à l'hôpital-hospice de Châteauroux. Vendu il y a quelques années, le château d'Archys a fait l'objet d'une restauration exemplaire.

Le château est constitué d'un corps de logis sur lequel se greffe, au sud, une aile en retour d'équerre et, au nord, une seconde perpendiculaire. Dans le prolongement oriental de ces dernières, deux ailes de remises et de communs finissent de délimiter une cour quadrangulaire ouverte vers l'est. En élévation, l'édifice ne possède qu'un rez-de-chaussée, surmonté d'un niveau de combles. L'ensemble de l'édifice est couvert de toits à croupes de tuiles plates. Les façades sont toutes très largement percées. Portes, portes-fenêtres et fenêtres sont pour la plupart couvertes d'un très léger arc segmentaire. Quant aux lucarnes, couvertes de tuiles et de bardeaux, elles présentent pour l'ouverture des caractéristiques analogues. Couronnées d'un fronton triangulaire, elles rappellent par leurs formes le style XVIIe siècle. Celle située dans l'alignement de la porte du corps de logis principal arbore une ornementation plus riche. Deux pilastres supportent un linteau où figure la date de 1746, tandis que le fronton contient un écusson. Enfin, moins gracieuses et plus fonctionnelles, les lucarnes situées sur les communs sont à croupe débordante. 

 Éléments protégés MH : l'allée menant au château ; la cour ; les façades et les toitures du château et de ses ailes de communs ; la terrasse ; le jardin et le parc ; les façades et les toitures du pigeonnier ; le moulin avec son mécanisme ; les façades et les toitures de la maison de meunier ; les façades et la toiture de la grange du moulin ; la cour ; le jardin et le pré du moulin ; le lavoir: inscription par arrêté du 8 septembre 1993. 

 château d'Archy 36340 Mouhers

   

Château d'Anjouin

Le fief d'Anjouin dépendait de la seigneurie de Graçay. Le premier détenteur connu est Guillaume Penet, écuyer, au XIVe siècle. En 1448, le fief est possédé par Jehan Cheval, puis par ses descendants jusqu'au milieu du XVIe siècle. En 1596, il appartient à Claude de Cormaillon. À cette date, la demeure seigneuriale de La Motte d'Anjouin est décrite dans les aveux, comme un manoir entouré de fossés que l'on franchit par un pont-levis et défendu par des murailles et des tours. Ses enceintes renferment plusieurs habitations et bâtiments ainsi qu'un colombier. L'ensemble passe à la famille Carré au XVIIe siècle, puis en 1675 à la famille de Vélard qui le possède jusqu'en 1810. Dévolu par héritage à Hortense Delaporte née Agougué de Piemond, il est revendu au vicomte de Maylis. La demeure a probablement été reconstruite (en grande partie) au XVIIe siècle car dans la description de 1675, la nouvelle maison seigneuriale est constituée de deux corps de logis bâtis en pavillon et disposés en équerre. L'un couvert d'ardoises, devant être le bâtiment neuf et l'autre au toit de tuile pouvait appartenir à la demeure antérieure. Ce dernier sera démoli entre 1756 et 1811.

Le château actuel, exemple des petites maisons seigneuriales construites sous le règne de Louis XIII, se présente en un corps de logis rectangulaire de trois niveaux, dressé sur un terre-plein quadrangulaire au fond d'une cour que défend un mur percé d'un portail. Une courtine entourée d'un fossé d'eau, témoin de l'ancien appareil militaire, subsiste. l'étage noble de la maison est accessible par un escalier extérieur en fer-à-cheval, à une volée. Un soin particulier est réservé à la porte d'entrée flanquée de pilastres portant un entablement muni d'une corniche à denticule. À l'arrière de l'édifice, une passerelle à garde-corps métallique a succédé au pont enjambant le fossé. La demeure est couverte d'un toit à deux versants et croupes, en ardoises. Les frontons des lucarnes en pierre qui éclairent les combles sont ornés chacun de trois boules. Toute proche, l'ancienne église Saint-Martin, annexée aux communs, possède des fresques du XIVe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, la plate-forme et les douves : inscription par arrêté du 27 juillet 2006. 

 château d'Anjouin 36210 Anjouin

 

Château de Vitré

Le premier château fut construit à la fin du Xe siècle ou au début du siècle suivant par Riwallon le Vicaire ou le Vicomte, l'un des chevaliers du duc Geoffroi Ier, il occupait alors l'emplacement de l'église Sainte Croix actuelle. Un deuxième château fut édifié au milieu du XIe siècle par son fils, Robert Ier sur le site actuel. Il se composait d'un donjon et fut remplacé au début du XIIIe siècle, par une forteresse beaucoup plus étendue, de forme triangulaire. Il en reste quelques courtines et la base de la tour au Véel. Cette forteresse fut elle-même reconstruite sur le même plan aux XIVe et XVe siècles. Les parties les plus remarquables sont la tour Saint-Laurent qui faisait office de donjon et surtout le châtelet, entrée fortifiée entre deux tours et surmontée d'un élégant logis dont la structure caractérisée par un grand arc bandé au dessus de la porte est proche de celle du château de Montmuran. Le château de Vitré abrite aujourd'hui l'hôtel de ville et le musée... 

 Éléments protégés MH : la partie du château appartenant à la commune : classement par arrêté du 1er juin 1872. L'édicule absidial faisant partie de la prison : classement par arrêté du 15 juillet 1898. 

 château de Vitré 35500 Vitré 

 Téléphone : 02 99 75 04 46 

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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