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Château de Beauregard

Propriété édifiée au XVIIIe siècle (Jean-Jacques Rousseau y a séjourné en 1768). Le site comporte un parc des XVIIIe et XIXe siècles, où se trouvent notamment des serres et des fabriques de jardin. A l'intérieur, le grand salon décoré de gypseries et la chambre aux murs et plafonds peints en trompe l'oeil ont été réalisés à la fin des années 1780 et certainement repris vers 1840. La tour du XIIIe siècle, ancien donjon, est une des sept merveilles du Dauphiné... 

 Éléments protégés MH: le grand salon et la chambre contiguë situés au rez-de-chaussée, le château en totalité, à l'exception des pièces classées ; ensemble du parc, y compris les serres et les fabriques : inscription par arrêté du 15 décembre 1997. 

 château de Beauregard 38170 Seyssinet Pariset

   

Château de Beauregard

Le château de Beauregard se situe à mi-pente, dominant Coublevie et le paysage environnant. Du château la vue s'étend fort loin. Le bâtiment a été construit sur une terrasse qui renforce sa position dominante. Côté nord, se trouvent les bâtiments de ferme qui semblent avoir été modifiés au cours du temps. Edifié au XVIIe siècle, sur un plan rectangulaire, cette demeure à deux niveaux possède une haute toiture avec un court faîtage, caractéristique de la formule dauphinoise inspirée de la grande chartreuse. A souligner la qualité de son architecture : rythme des façades particulièrement ajourées avec de grandes baies et qualité de la pierre employée (pierre froide). Cette demeure appartint à la marquise de Miribel. De 1827 à 1903, elle servit de couvent aux religieuses de l'ordre de Saint-Bruno.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; à l'intérieur l'escalier : inscription par arrêté du 1er juillet 1986. 

 château de Beauregard 38500 Coublevie

 

Château Bayard

Maison forte construite à partir de 1404 par Pierre 1er Terrail l'arrière grand père du célèbre Chevalier Bayard. Après la mort de Pierre, le château a appartenu à son frère Georges, puis à la fille de Georges, Françoise, épouse Copier. Elle n'a pas eu d'enfant et a vendu le domaine et ses titres en 1559 à Jean de Saint Marcel d'Avançon, ambassadeur à Rome futur surintendant des finances sous Henri II, marié à une fille Alleman. Le mariage de sa fille Anne amène le château dans la famille de son mari, Balthazard de Simiane de Gordes, puis dans celle des Simiane de la Coste, seigneurs de Montbives et enfin en 1735, à Jacques Durey de Noinville, leur gendre. Depuis 1559, le château n'était plus habité ou très irrégulièrement ; il s'est donc beaucoup dégradé. Pendant les guerres de religion, il a servi de caserne temporaire aux troupes savoyardes et même de prison. Les batailles entre ces troupes et celles de Lesdiguières en 1591 aux abords du château n'ont certainement pas amélioré son état. Le château, d'après divers dessins du XIXe siècle, au temps où les ruines étaient plus complètes qu'aujourd'hui, nous montrent un corps de logis carré à trois étages de fenêtres à meneaux, flanqué de quatre tours d'angle ronde, selon un plan très usité qui reproduit le dispositif de la tour du Temple à Paris. Divers bâtiments s'appuyaient à ce donjon et rejoignaient les deux tours qui encadrent l'entrée fortifiée. Un mur de soutènement porte la terrasse qui s'étend du côté de la vallée, où se déroula la bataille de Pontcharra au cours de laquelle Lesdiguières dispersa les troupes hispano savoyardes. Restauré à partir de 1890, toujours dans le domaine privé, il abrite depuis 1975, dans deux de ses salles, un musée exposant l'histoire du héros. Il est animé par l'association des Amis Bayard. Les Terrail devinrent, eux, Seigneurs de Bayard, c'est le nom de ce lieu-dit qui restera pour l'Histoire, celui de Pierre III Terrail, "le Chevalier sans peur et sans reproche"... 

 Éléments protégés MH: les ruines du château Bayard : classement par arrêté du 28 janvier 1915.

 château Bayard 38530 Pontcharra 

 Téléphone : 04 76 40 25 58 

 

Château de la Bâtie

Jean de Bernin, archevêque-comte de Vienne au XIIIe siècle fait bâtir ce château, qui accueillit le trésor pontifical pendant le Concile de Vienne de 1311 (dissolution de l'ordre des Templiers). Prolongé par l'enceinte urbaine, le bâtiment principal comportait un donjon d'une hauteur initiale de vingt mètres, une chapelle ou salle de réception surmontée d'un étage de défense avec échauguette. Le château était défendu au nord-est (du côté du plateau, à l'opposé de la ville) par une barbacane et un fossé. Sous François Ier, le château est aménagé pour l'artillerie et le bastion Sainte-Anne est érigé à l'est du plateau. En 1633, le Conseil d'Etat ordonne la démolition de toutes les fortifications aux frais des habitants et le château est détruit. 

 Éléments protégés MH: les restes du château de la Bâtie: inscription par arrêté du 10 décembre 1926.

 château de la Bâtie 38200 Vienne

   

Château de Bardonnenche

Pendant longtemps, le château fut le centre de l'animation de la vie politique et économique du Vicomté du Trièves. Construit en 1590, par la famille de Clermont Tonnerre, il fut le relais de chasse du Dauphin. Acquis ensuite par la famille de Bardonenche en 1679 et remanié au XVIIIe siècle. Un porche monumental ouvre sur la cour et la façade Nord caractérisée par les éléments d'origine du XVIe siècle. La façade Sud, reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles, est constituée d'un bâtiment central marqué par un fronton à tympan sculpté et flanqué de deux pavillons. Les toitures en tuiles à écailles sont surmontées d'épis de faîtage. A l'intérieur, le rez-de-chaussée est composé d'un ensemble de salons boisés avec de beaux parquets et de grandes cheminées. On accède au premier étage par un très bel escalier de pierre orné d'une remarquable balustre en fer forgé. 

 Éléments protégés MH: Les trois pièces avec leurs cheminées monumentales : inscription par arrêté du 22 juillet 1986

 château de Bardonnenche 38650 Monestier de Clermont 

 Téléphone : 04 76 34 03 92

 

Château de Barbarin

Au sein d'un beau parc, le château de Barbarin, composé d'une maison forte érigée au XIVe siècle par François de Revel, surplombe une terrasse qui offre une vue imprenable de la plaine jusqu'au Vercors. Le château est aujourd'hui habité toute l'année par ses propriétaires. Cet ensemble patrimonial est composé d'une maison-forte construite au XIVe siècle par François de Revel dont le château-fort avait besoin d'un observatoire militaire à l'Est afin de conserver la maîtrise de la plaine de la Bièvre-Valloire. Ce premier bâtiment, cantonné d'une tour ronde, évolua en un château au XVIIIe siècle, afin de répondre au désir de bien recevoir Laurent Joseph Emé de Saint Julien deuxième Marquis de Marcieu, gouverneur du Dauphiné, lorsqu'il venait visiter ses domaines. Le château est l'objet d'importantes campagnes de restauration depuis 1993. Acquis pillé et ruiné, il est aujourd'hui habité toute l'année...

 Il s'agit d'un vaste édifice, en galets et molasse, cantonné d'une tour ronde dont le bâtiment principal est un grand corps de logis rectangulaire résultant de plusieurs campagnes de construction : une tour quadrangulaire sur trois ou quatre niveaux correspond à l'état du XIVe siècle. Au XVe siècle, on procède à l'adjonction d'un logis rectangulaire de deux niveaux. Enfin, la troisième phase, antérieure à 1586, correspond à la surélévation du logis et à la construction de la tour d'angle pourvue de bouches à feu qui défendaient l'édifice protégé par des douves. A l'intérieur, les salles du rez-de-chaussée conservent un plafond à la française et un décor de stucs. Enfin, au premier étage, un important décor peint composé de bandes verticales d'un rouge orangé très lumineux est dégagé en 2009. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, l'escalier et la pièce ornée de peintures du premier étage du château, ainsi que les façades et les toitures des deux pavillons de la terrasse : inscription par arrêté du 27 octobre 2011. 

 château de Barbarin 38270 Revel Tourdan 

 Téléphone : 06 50 07 50 96 

 

Château de l'Arthaudière

Le premier témoignage écrit de l'existence de la maison forte date de 1345. Construction d'une tour circulaire au XIIIe siècle, à laquelle vient s'ajouter une tour rectangulaire au début du XIVe siècle. Construction de l'aile ouest au début du XVIe siècle. Il est incendié en 1580 par les Huguenots. André II de La Porte entreprend la restauration du château de l'Arthaudière vers 1590, dont le premier étage de l'aile nord. L'escalier monumental et le remaniement de l'aile Est datent de 1680. En 1726, des transformations sont apportées au château. A la fin du XIXe siècle, la tour ronde est surélevée par un volume polygonal en briques, couvert d'une terrasse. L'aile orientale reçoit un soubassement de calcaire blanc et les chaînes d'angle sont reprises. Dans les années 1950, un incendie détruit l'aile Est. Le domaine comprend un ensemble de jardins disposés en terrasses. 

 Éléments protégés MH: le château, les communs, la ferme, le puits, les grilles, les terrasses, les pavillons et les murs de clôture : classement par arrêté du 30 décembre 1991. 

 château de l'Arthaudière 38840 Saint Bonnet de Chavagne 

 Téléphone : 04 76 38 63 88 

Château d'Amblérieu

Maison-forte construite à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle, complétée au XVIe siècle. A la fin du XVIe siècle, alors qu'elle appartient à la famille Putrain, elle comprend des maisons, prés, jardins, bois, lacs et moulins. Au XVIIe siècle, une aile est rajoutée à l'est. En partie détruite par un incendie dans la nuit du 3 août 1775, la maison-forte est restaurée par M. de Boulieu qui bâtit deux pavillons et une grande salle à recevoir. La maison-forte est en grande partie détruite, la tour d'angle sud-est et le corps de bâtiment ancien visibles sur les documents du début du siècle ont aujourd'hui disparus. On distingue cependant deux parties différentes. Le corps de logis sud conserve une tour d'escalier en vis dont la porte est surmontée d'un blason armorié non identifié. Le corps d'entrée, au nord, bien que réaménagé conserve une tour carrée sommée d'un système de mâchicoulis. 

 Éléments protégés MH: les ruines du château d'Amblérieu en totalité : inscription par arrêté du 29 juillet 1977. 

 château d'Amblérieu 38390 La Balme les Grottes

 

Château de l'Alba

Construit à la fin du XVIe siècle, le château de l'Albe est nanti de tours d'angle circulaires qui évoquent directement un type de construction médiéval. Son logis abrite une salle à manger avec sa fontaine et cuisine à rez-de-cave, un grand salon au rez-de-chaussée et une chambre ayant conservé son décor au premier étage. Le château et son parc, pourvu de jardins en terrasses, ont été inscrits à l'Inventaire des Monuments historiques en 1978. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château et des communs ; les terrasses avec leurs murs de soutènement ; la salle à manger avec sa fontaine et la cuisine au rez-de-cave ; le grand salon au rez-de-chaussée et la chambre Nord-Ouest au premier étage avec leur décor : inscription par arrêté du 28 décembre 1978. 

 château de l'Alba 38470 L'Albenc

 

Donjon du Faucon Noir

Foulques III Nerra, le faucon noir, comte d'Anjou en est le bâtisseur de l'imposant donjon médiéval. En vue de sa conquête de la Touraine, il fait construire à la fin du Xe siècle un réseau de forteresses encerclant Tours, Langeais et Montbazon. Le donjon de Montbazon interdit le gué de l'Indre. Il se compose d'une tour carrée dont les murs ont entre 2 m et 2,40 m d'épaisseur, haut d'une vingtaine de mètres. Les façades sud et est sont pourvues de contreforts, il était constitué d'un rez de chaussée et de trois étages. Lui est accolé le Petit Donjon, structure plus basse dont il reste des pans servant à protéger l'entrée du donjon qui se trouvait en hauteur. Des modifications et constructions ultérieures il ne reste presque rien à l'heure actuelle. Au XIIe siècle, le donjon fut rehaussé, surmonté de créneaux et coiffé d'un toit à quatre pentes. Au XVe siècle transversalement sur l'esplanade au niveau de la tour ronde, le seigneur de l'époque fit élever le "Château-Neuf". Vers 1490, le domaine devint la propriété des Rohan, dont le blason est aujourd'hui celui de Montbazon. Au XVIIIe siècle, le château Neuf, une grande partie des remparts, tours et créneaux ont servi de carrières pour construire une route. Il ne reste que la porte des moulins. Le donjon survécut à cela ainsi qu'à la révolution. En 1922, William Dudley architecte américain, achète le Donjon et le sauve en le consolidant. Il reconstruit la tour ouest et y ajoute un logis attenant dans le style du XVe siècle. En 1999 M. Atterton a acquis le donjon, avec son épouse Jacqueline, et après de gros travaux de consolidation, ils ont enfin pu l'ouvrir au public en 2003. L'aménagement du site va continuer avec l'ouverture d'un musée... 

 Éléments protégés MH : le donjon : inscription par arrêté du 28 octobre 1926. Le site castral de Montbazon en totalité : inscription par arrêté du 24 mai 2012 

 donjon du Faucon Noir 37250 Montbazon 

 Téléphone : 02 47 34 34 10 

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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