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Château de Cadeilhac
Le château de Cadeilhac reconstruit vers 1750 par François d'Abolin, ancien apothicaire du roi de Naples, au centre d'un domaine agricole. Autour du logis se trouvent les dépendances et les communs agricoles, ensemble de bâtiments composé autour d'une avant-cour et d'une cour. Vestiges d'un parc avec vivier et grandes allées d'arbres. La chapelle contient un retable avec toile peinte. Ce château et ses dépendances constituent un bel exemple de grand domaine agricole tels qu'il s'en construisait au XVIIe siècle dans la région.
Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et de tous les bâtiments de dépendances ; le retable en gypserie avec toile peinte de la chapelle ; l'allée d'accès au château ; les deux portails et les murs de clôture de l'avant-cour ; la parcelle du parc ; le vivier ; l'allée cavalière conduisant à la Garonne : inscription par arrêté du 26 janvier 2004.
château de Cadeilhac 31600 Muret
Château de Brax
Le lieu-dit de Brax fait l'objet d'une donation en 1352 du comte de L'Isle Jourdain à son vassal Arnaud de La Faya, en récompense du sauvetage de son père et des services rendus au Roi de France. Cette donation est accompagnée du droit d'affouage qui permettait aux habitants de prendre du bois mort en forêt et de construire un château fortifié. Arnauld de La Faya fait élever à partir de 1352 un premier édifice fortifié en vue de repousser les hordes du Prince Noir d'Angleterre. Des murs crénelés entourent un corps d'habitation flanqué de quatre tours circulaires.
Le site ne semble pas avoir évolué avant 1582, date à laquelle dame Françoise de Seysses seigneuresse de Brax épouse Jean de Polastron. Ensemble, ils construisent un château de plaisance.
En 1600, Henri IV séjourne quelques jours au château durant une campagne de chasse.
En 1784, Suzanne de Polastron l'apporte en dot à son époux Jean-Luc d'Hérisson, chevalier conseiller du Roi et président de la chambre des comptes de Dijon. Les communs sont probablement construits par le couple au cours du XVIIIe siècle. Cette famille reste propriétaire du domaine jusqu'à la mort sans descendance de Gabriel d'Hérisson en 1849. La famille de Pins-Monbrun, qui avait été seigneurs de Brax jusqu'en 1618, lui succède en 1854. Ils ajoutent en 1860 un bâtiment à la façade principale qui vient détruire la simplicité des lignes de l'édifice.
Un grave incendie ravage le toit du château en 1930 qui sera mal restauré par le comte de Pins-Monbrun. L'ardoise est substituée alors aux tuiles plates.
Entre 1940 et 1945, il sert de refuge aux services spéciaux de la Défense nationale et accueille en 1942 le groupe de résistance du réseau Morhange. Lorsqu'un ennemi était enlevé, il était conduit dans les sous-sols du château. Après interrogatoire, il passait en jugement et on appliquait la mesure D, c'est-à-dire l'exécution. Plus de soixante-dix cadavres ont été enterrés dans le parc. En 1945, des résistants ont été tués au fond du parc près d'une tour correspondant à l'ancien four banal.
Le domaine est acheté en 1943 pour réaliser une spéculation financière par Antonin Cousin de Sidi-Bel-Abbès en Algérie, qui en fait sa résidence secondaire. Son désir de transformer et d'abattre certains arbres du parc est à l'origine de l'inscription du château à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 26 novembre 1946
Dans les années 1950 et jusqu’en 1967, le château est la propriété d’une personnalité bien connue dans la région, l’architecte Jean-Louis Gilet[5]. Grand prix de Rome, élève de Victor Laloux, diplômé par le gouvernement, il fut le directeur de l'École des beaux-arts de Toulouse. Il est mort en 1964.
En 1967, le domaine est acquis par l'Association de sauvegarde des enfants invalides (ASEI — aujourd'hui Agir, Soigner, Éduquer, Insérer). Elle y a d'abord créé un Institut de Développement de l'Audition et de la Communication (IDAC) devenue Maison d'accueil spécialisée dans les années 2000 pour répondre aux besoins du public. L'établissement accueille aujourd'hui en internat 32 adultes porteurs de surdicécité.
La façade est du château est ravalée en 1991.
En 2009, l'Office national des forêts réalise un inventaire du parc et du bois autour du château.
En 2020, l'association ASEI fait part de son désir de vendre une grande partie du domaine afin de regrouper ses activités dans un nouveau bâtiment dans le parc[7]. Afin d'éviter une vente du château à des investisseurs privés, la mairie décide d'engager des discussions pour s'en porter acquéreur. Le 19 mai 2021, une délibération est prise lors de la séance du conseil municipal, autorisant le maire de Brax à engager la procédure d'acquisition.
En 2022, la mairie de Brax devient propriétaire du château.
Éléments protégés MH : le château en totalité : inscription par arrêté du 26 novembre 1946.
château de Brax 31490 Brax
Château de Boussan
Le château fut construit sur un affleurement rocheux dominant la vallée du Louge. Elle fut abandonnée en 1553. La seule partie restante est une tour carrée dont le sommet a été retiré, attachée au mur d’un bâtiment résidentiel, un fossé, et les vestiges de l’église, elle-même utilisée plus tard et abandonnée en 1740. Le château de Boussan, édifié au XIIIe siècle, est aujourd’hui réduit à quelques vestiges emblématiques. Ces éléments, bien que partiels, offrent un aperçu de l’architecture défensive et résidentielle de l’époque médiévale dans cette région du sud-ouest de la France.
Éléments protégés MH : par arrêté du 18 novembre 1926, ce qui reste du château est désormais la propriété de la commune de Boussan.
Château de Boussan 31420 Boussan
Château de Bonrepos Riquet
L'ancienne seigneurie de Bonrepos était rattachée à la baronnie de Verfeil. En 1214, Simon de Montfort dépossède les seigneurs de Verfeil au profit de l'évêque de Toulouse. Les terres de Bonrepos font désormais partie, jusqu'à la Révolution, du temporel de l'archevêque de Toulouse. La seigneurie passe entre les mains de plusieurs grandes familles, issues de la noblesse toulousaine. Certains hommages rendus par les seigneurs de Bonrepos depuis le XIIIe siècle contiennent un descriptif sommaire de la seigneurie, notamment de ses ruisseaux et de ses sources. Suite aux guerres de religion, un climat d'insécurité règne encore sur le pays lorsque Riquet achète la seigneurie en 1651. L'acquisition concerne, d'une part, la seigneurie elle-même, d'autre part la place forte liée à la défense des habitants. L'ancienne maison seigneuriale, ses fortifications, sont en ruines, ses fossés comblés. Riquet fait aussitôt construire une tuilerie (octobre 1653). Par acte du 29 juillet 1656, il engage deux maçons, Isaac Roux et Antoine Brayrie, pour l'entière construction du château. Le gros-oeuvre est achevé en janvier 1663 pour le mariage de sa fille, Marie, avec Jacques de Lombrail. Aussitôt, un escalier à repos en bois est réalisé, ainsi qu'en avril 1664 un décor en lambris de bois pour une chambre. Au cours des années suivantes, des travaux d'embellissements sont engagés par Riquet : les peintres François Fayet et Antoine Verrio sont chargés du décor peint (vers 1670-1672).
Les jardins, commencés en 1657, sont achevés entre 1673 et 1675. Non modifiés jusqu'à la deuxième moitié du XVIIIe siècle, ces jardins sont bien évoqués par le plan qui figure sur le compoix de 1730, dressé en 1727 : un grand parterre à l'est, des terrasses au sud et à l'ouest, les anciens bâtiments disposés en U autour de la cour d'honneur (démolis au XVIIIe siècle). De 1690 à 1699, le fils aîné de Riquet, Jean-Mathias, réalise une importante rénovation des croisées du château. Actuellement, seule la façade nord a conservé les baies d'origine. Les percements des autres façades ont été remaniées en deux temps, autour de 1760 puis au cours du XIXe siècle. La toiture a fait l'objet d'un abaissement au XIXe siècle. Le couvrement a été entièrement restauré en 1999, en respectant cette dernière disposition.
A l'intérieur du château, on observe plusieurs campagnes d'aménagement. Le sous-sol a conservé la plupart des structures de la fin du XVIIe siècle (cheminées, four à pain, embrasures de portes, salle voûtée...). La chambre de l'angle sud-ouest, au rez-de-chaussée, conserve les lambris en bois sculpté du XVIIe siècle et contre l'ancienne cheminée du premier étage (angle sud-est), subsiste une peinture murale qui pourrait être l'oeuvre d'Antoine Verrio. Dans les années 1760, le grand escalier, qui occupait anciennement le ""donjon"" est déplacé dans une antichambre (emplacement actuel), pour permettre l'aménagement du nouveau salon de jardin, dans l'axe du rez-de-chaussée. Ces travaux vont de pair avec l'agrandissement et la mise en perspective du parc. Des relevés aquarellés de la deuxièmème moitié du XVIIIe siècle, établis par niveau sur le château et au sol pour les dépendances, permettent de connaître l'état du bâti avant la Révolution. Au XIXe siècle, d'importants travaux visent à rendre le château plus confortable : cloisonnements divers en rez-de-chaussée et dans les étages, cheminées et décoration intérieure. La cage d'escalier est refaite. Les communs (maison du régisseur, écuries et maison du jardinier) datent de la deuxième moitié du XVIIe siècle et comportent des reprises du XVIIIe siècle.
Le château est implanté sur un coteau bordé au sud par la vallée du Girou. La partie sommitale du coteau a été terrassée, formant une vaste esplanade occupée d'ouest en est, par la cour d'honneur, par le château lui-même, puis à l'est par des parterres que prolonge une longue allée axiale entre deux bosquets. Des fossé secs entourent le terre-plein qui porte la cour d'arrivée et le château. Ils sont franchis, sur les côtés ouest et est, par deux ponts qui correspondent aux deux accès principaux du château. Le château est composé d'un corps de logis de plan rectangulaire massé, complété par deux tours d'angle hors-oeuvre carrées, de part et d'autre de la façade ouest sur cour, et deux tourelles en poivrière de part et d'autre de la façade est sur jardin. Des bouches-à-feu sont visibles, sous l'enduit, sur les façades des tours, en sous-sol et aux étages. La façade orientale sur jardin est agrémentée d'un avant-corps (désigné comme donjon) orné de baies spécifiques, notamment une porte à entablement surmontée d'un occulus ovale, et souligné par un fronton triangulaire. L'ensemble des façades comporte une majorité de percements en arc segmentaire. Entre chaque étage, deux bandeaux épais à section carrée ceinturent les quatre façades. Cette modénature, complétée par la corniche sous le toit et par le fronton, introduit un jeu de reliefs à l'horizontalité accusée. Sur la façade nord et partiellement sur les deux tours, on observe des fenêtres à linteaux droits avec meneaux ou simples traverses en bois.
L'intérieur se répartit sur quatre niveaux. Le sous-sol a conservé la plupart des cheminées monumentales en brique, le four à pain et les traces de l'ancien escalier implanté primitivement dans le "donjon". Au milieu du rez-de-chaussée, un vaste vestibule traversant, composé de deux grandes pièces séparées par des portes vitrées en plein cintre, met en communication la cour à l'ouest et les parterres à l'est. La pièce donnant sur les parterres est ornée de gypseries et dallée en damier de pierre, blanc et gris. La moitié sud du rez-de-chausée est occupée par la cage d'escalier ainsi que par deux grandes salles, dont l'une, dans l'angle sud-ouest, est ornée de lambris en bois au décor mouluré. Au premier étage, dans le placard d'une chambre, sont visibles les traces d'une ancienne cheminée ornée d'un décor peint représentant des figures allégoriques. Le deuxième étage, avant le comble, est occupé par des appartements aux dimensions plus modestes. Les communs sont répartis sur deux emplacement : le logement du régisseur et les écuries longent le côté nord de l'esplanade d'arrivée, la maison du jardinier est accolée en équerre à l'orangerie au sud-est du grand parterre.
L'orangerie de Bonrepos apparaît pour la première fois sur les relevés au XVIIIe siècle : elle figure sur le plan d'ensemble du parc ainsi que dans la série des relevés par niveaux dont une feuille présente en même temps le plan du bâtiment des communs et celui de l'orangerie. S'agissant d'un plan-projet datable des années 1770-1780, il est possible de retenir la même fourchette de datation pour l'orangerie. Elle a pu être commandée par Jean-Gabriel-Amable, féru d'astronomie comme de jardin, dont on sait qu'en 1770, il laisse définitivement sa charge de procureur au Parlement de Toulouse, se trouvant ainsi plus disponible pour se consacrer à sa propriété de Bonrepos. L'examen du plan montre que les orangers étaient disposés autour des massifs qui composaient les parterres, à l'est du château. L'inventaire des biens du château réalisé en 1792 décrit le bâtiment et les pots d'orangers encore en place. La plupart cependant sont chétifs, certains à demi-morts. Cette mention permet de supposer un abandon de soins d'au moins un an, compte tenu de la fragilité de cette culture. Or, 1791 est la date de décès de Jean-Gabriel Amable de Riquet, commanditaire présumé de l'orangerie. Par ailleurs, l'inventaire décrit la visite, dans le bâtiment des communs, de la salle de billard ""où était anciennement l'orangerie"". Il pourrait s'agir de l'extension repérable sur l'alignement du bâtiments des communs (extension côté est, en rez-de-chaussée, avec arcades). Cette extension aurait donc été conçue pour servir d'orangerie, bien avant la construction de la grande orangerie proche des terrasses. L'orangerie de Bonrepos était, avec celle de Rochemontès, une des plus grandes de la région. Au XIXe siècle, elle a totalement perdu son usage initial. En 1904, elle est désignée métairie avec les bâtiments ruraux qui y sont accolés.
La glacière est mentionnée sur le plan de la deuxième moitié du XVIIIe siècle vers 1770-1780. On sait cependant que Pierre-Paul Riquet en possédait une dans son domaine de Frescaty qu'il acquiert en 1674. Esprit Garnier y procède à des réparations l'année suivante. Son plan circulaire correspond aux règles de construction définies par Louis Savot dès 1624. Les dimensions de la glacière de Bonrepos sont particulièrement importantes. Cette glacière rappelle que la famille Riquet était dépositaire du droit de commercer la glace sur le canal. Elle rappelle aussi le luxe et le raffinement qui caractérisaient la société aristocratique de cette époque. La glace était utilisée non seulement pour la conservation des aliments mais aussi pour la confection de sorbets et de mets glacés très à la mode dans l'aristocratie. Les points de ravitaillement en glace, dans la région, étaient les Pyrénées depuis Saint-Martory ou la Montagne Noire depuis Cabrères. La glacière est implantée à l'endroit le plus frais du domaine, en bordure du talus situé au pied du versant nord du coteau qui porte le château. L'entrée se fait par un édicule en brique, situé à mi-hauteur du talus et qui donne accès à un couloir coudé destiné à limiter la circulation de l'air. A l'issue de ce couloir, se trouve un puits circulaire de grandes dimensions. Le puits est couvert d'un dôme en brique ouvert au sommet pour permettre le dépôt de la glace. Le bouchon qui refermait cette ouverture a disparu. A la base de ce puits, une rigole évacue l'eau fondue, afin de limiter la fonte de la glace en place. Cette rigole pourrait être en relation avec le bassin maçonné qui se trouve à quelques distances de la glacière, en amont, au bas du talus. A côté du bassin, se trouvent des vestiges de canalisation.
Éléments protégés MH : le château avec ses fossés et les deux ponts, les deux cours antérieures ouest, la terrasse, les communs, l'orangerie, les jardins et le parc dans lequel sont conservés les aménagements hydrauliques conçus par Riquet (cronstructeur du Canal du Midi) : classement par arrêté du 31 juillet 2008.
château de Bonrepos Riquet 31590 Bonrepos-Riquet
Téléphone : 07 82 34 03 29
Château de Bellevue
Dès la fin de XVIe siècle le domaine appartient successivement à diverses grandes familles toulousaines, les Mollinier, famille passée au service judiciaire du roi; les de Cathelan de 1581 à 1729, une famille anoblie, puis les de Niquet de 1729 à 1780, une des familles les plus marquantes du Parlement de Toulouse. Avant la Révolution, le château appartient à la marquise de Clermont-Gasquet. Le château est le lieu d’affrontements à la fin du siècle et est mis à sac. Il est la possession de deux trésoriers généraux des finances de la Haute-Garonne avant d’être acheté le 5 décembre 1894 par Théodore Ozenne. Le domaine de Bellevue est composé du château avec ses dépendances, serres, maisons de ferme, prairies, parc, bosquets et terres labourables. Théodore Ozenne qui n’avait pas de descendance directe lègue le domaine de Bellevue en 1894 à la ville de Toulouse, pour abriter le Lycée de garçons. Pendant les deux guerres, Bellevue sert de casernement et les beaux arbres du parc sont victimes de la pénurie de bois de chauffage.
Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et de son belvédère : inscription par arrêté du 29 novembre 1993.
château de Bellevue 31000 Toulouse
Château de Barelles
Le domaine comporte, dans le prolongement l'un de l'autre, un bâtiment de communs (l'ancienne ferme) et une maison de maître qui présente une façade classique de cinq travées à deux niveaux puis un attique percé d'oculi. La façade est encadrée par deux tourelles carrées à toitures pyramidales. A l'intérieur de la demeure, cheminée de style Rocaille en rez-de-chaussée ; rampe d'escalier à tige de bois canées.
Éléments protégés MH : les façades et les toitures du corps d'habitation avec ses deux tours et les communs du XVIIIe siècle qui lui font suite : inscription par arrêté du 13 novembre 1990.
château de Barelles 31290 Villefranche-de-Lauragais
Château de Barbazan
Le château repose sur des substructions anciennes (manoir IXe siècle). Tours du XVe siècle, ainsi qu'une aile. Corps de logis et porte des XVIIe et XVIIIe siècles. Un donjon menaçant ruine a été rasé en 1842. La construction massive se compose de deux ailes dont l'une flanquée de tours carrées. Fenêtres à meneaux. L'aile ancienne est percée d'une porte du XVe ou XVIe, ornée de monogrammes et de sculptures. L'aile du XVIIIe s'ouvre par une porte surmontée de deux blasons de bois.
Éléments protégés MH : la porte du XVIe siècle et la porte surmontée de deux blasons en bois : inscription par arrêté du 13 mai 1947.
château de Barbazan 31510 Barbazan
Château d'Aurignac
Le château d'Aurignac présente des formes gothiques avec des détails romans. Deux enceintes sont visibles, mais il en aurait compté trois. La première enceinte est occupée par la ville, et son extrémité sud conserve l'ancienne chapelle castrale, aujourd'hui église paroissiale. L'enceinte intérieure pourrait être considérée comme le véritable donjon. Elle se situe à l'est de la première, de forme rectangulaire avec tourelles en saillie et contreforts flanquant les angles. A l'est se trouvait un bâtiment d'une seule pièce qui occupait la largeur de l'enceinte, sans doute la salle d'honneur. Le donjon est une tour circulaire, au sud de l'enceinte intérieure, divisé en trois étages, les deux salles supérieures sont voûtées en coupoles. L'accès se faisait au premier étage. Le rez-de-chaussée servait d'oubliettes. A côté du bâtiment se trouvent les restes d'un bâtiment de forme barlongue. Le monogramme du Christ sculpté sur la porte de ce bâtiment, indique que c'était une chapelle. Ce château est un des rares monuments militaires gothiques de la contrée.
Éléments protégés MH : les ruines du château : inscription par arrêté du 28 mai 1979.
château d'Aurignac 31420 Aurignac
Château de Vissec
Vissec est mentionné dès 1084. Situé peut-être sur l'emplacement de l'évêché mérovingien disparu d'Arisitum. La Maison de Vissec est l'une des plus anciennes et des plus considérables du Languedoc. On doit son origine aux terres et château du même nom à l'extrémité des diocèses de Lodève et d'Alais. Les anciens seigneurs de Vissec ajoutaient aux titres de leur terre, la qualité de puissants seigneurs. Ce titre fut porté par trois évêques au XIVe siècle et fut surtout illustré par la famille Vissec de Latude. Le 2 Novembre 1570, Jacques de Montfaucon, seigneur de Vissec, présidant à la cour des aides de Montpellier, devient Premier Consul et assiste aux Etats Généraux de la province à Beaucaire. Le 27 Août 1628, le duc de Rohan, Henri II de Rohan, donne l'ordre à Fulcran II d'Assas de raser totalement le château, les maisons du village de Vissec et le moulin de la Foux. En Septembre, apprenant que la mise aux enchères du rasement n'a rien donné, il ordonne à la viguerie du Vigan d'envoyer un dénommé Carrière avec soixante soldats et 120 pionniers et maçons.
Le 22 Décembre 1628, Carrière réclame le paiement de tous les frais de sa troupe qui est restée à Vissec jusqu'à entière démolition. Si les remparts et les points défensifs ont été mis à bas, Christophe de Montfaucon, baron de Vissec, baron d'Hierle peut encore vivre dans ce qui reste des bâtiments. Pierre de Montfaucon fait réparer la forteresse vers 1646. Le 22 juillet 1654, Pierre de Montfaucon et sa bande sont condamnés à mort, suite à toutes leurs exactions (assassinats, viols, pillages). S'ajoute à cette condamnation le rasement des fortifications de Vissec, le 15 Septembre 1655 et le comblement des fossés, le démantèlement a lieu du 26 au 28 Juin 1656 Pierre de Montfaucon court toujours. Il est arrêté en 1660 et incarcéré à la Conciergerie à Paris. En 1668, Il est libéré grâce à l'intervention du prince de Conti, Louis Armand Ier de Bourbon-Conti. Anne-Jacquette du Faur de Pibrac, 2ème épouse de Pierre, gère Vissec, pour son époux, ensuite pour son fils, Michel de Montfaucon, marquis de Vissec, baron d'Hierle.
A la mort d'Anne de Crouzet, veuve de Michel Marc Antoine César de Montfaucon, en 1762, Jean Alexandre de la Tour du Pin de Gouvernet, parent éloigné de la défunte, hérite des biens et des titres de Vissec, par substitution. En 1792, pendant la Révolution, les biens deviennent des biens nationaux. Le château est pillé, on enlève toutes traces de blasons, on défonce portes et parquets. Des lots sont établis pour la vente aux enchères de la propriété. Maître Jean-Jacques Capion, notaire au Vigan, les achète tous sauf un. Le 7 Octobre 1862, Louis Eugène Capion, propriétaire au Vigan, vend à Joseph Bourrier, propriétaire à Roquenouze, un domaine situé à Vissec comprenant une maison avec écurie et dépendances, dénommée dans l'acte de vente, précédemment appelée le château. Au décès de Joseph en 1885, l'édifice est divisé en deux parties privatives et l'escalier principal reste commun. Depuis, la partie nord n'a jamais servi que de bâtiment agricole, cave et grange. L'autre partie a toujours été habitée jusqu'en 1984, année du décès de "mon grand père, Eugène". Au décès de mon cousin, un autre Joseph Bourrier en 2000, je peux enfin réunifier la maison, après 115 ans de division.
Le château a conservé une grande partie du second oeuvre : porte d'entrée en bois avec marteau daté de 1698 ; porte de communication intérieure à panneaux carrés ou losangés ; grande cheminée moulurée en stuc ; plafonds à la française ; traces de peintures murales et d'inscription. La demeure a dû être construite sur un bâti préexistant dont il reste quelques assises sur le pignon nord. Elle comprenait une travée de chaque côté de la travée centrale et une petite maison rurale située au sud a été annexée. Le portail rectangulaire est souligné par des moulures simulant des chapiteaux doriques. La structure intérieure est encore en place avec un large escalier rampe sur rampe et une enfilade de pièces. A l'étage, le salon conserve des panneaux historiés (paysages avec église, barque, maison) séparés par des guirlandes de fruits...
Éléments protégés MH : les ruines de l'ancien château et la demeure seigneuriale : inscription par arrêté du 2 février 2009.
château de Vissec 30770 Vissec
Téléphone : 07 69 07 96 88
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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique









