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Château de Lengaran

Devenu Conseiller aux Aides et Finances du Languedoc, Henry d'Engarran acheta une propriété aux puissants seigneurs de Saint Georges constituée d'un parc, de vignes et d'un vivier. Il perpétua l'activité viticole du domaine et lui laissa son nom. Jean Vassal fit fortune dans le commerce du sel, Conseiller aux Aides et Finances du Languedoc, propriétaire de l'Engarran par la dot de sa femme Suzanne Loys de Marigny, il conçut le château du XVIIIe tel qu'il existe aujourd'hui. Il dessina le parc à la française, le décora de statues, il éleva la grille monumentale, et bâti le nouveau château sur les fondations de la métairie ancienne. Il signe la vocation viticole de la propriété sur sa façade en y sculptant des pampres de vigne. Voir également le château de l'Engarran. 

 Éléments protégés MH : le château de Lengaran et son parc, avec la fontaine monumentale et les oeuvres d'art qui le décorent : classement par décret du 31 mai 1926. 

 château de Lengaran 34880 Lavérune 

 Téléphone : 04 67 47 00 02

   

Château des Evêques

 

Château fort attesté depuis 1100 environ. Il ne reste aucun vestige apparent du château féodal du XIIe siècle. Le château est reconstruit au XVIIIe siècle, ne laissant subsister de l'ancienne demeure du XVIe siècle que l'entrée du nord. Cette porte, surmontée de trois arcs à mâchicoulis, est remarquable par le détail de l'ornementation des parements (têtes, masques, décor végétal,...). Le château est composé de deux étages sur rez-de-chaussée, deux portes d'entrée à vantaux donnent accès à un grand vestibule, à un escalier avec rampe en fer forgé. A droite du vestibule, une salle de musique a été aménagée sur deux niveaux (rez-de-chaussée et premier étage), une galerie encorbellée munie d'une rampe en ferronnerie en entoure trois côtés, elle est ornée de panneaux de gypserie à trophées enrubannés. 

 Éléments protégés MH : le château avec son parc (partie communale et bosquet privé) : inscription par arrêté du 23 février 1998. La porte fortifiée de l'ancien château donnant vers le centre de la commune ; le salon de musique du château avec son décor de gypseries : classement par arrêté du 6 décembre 2000.

 château des Evêques de Montpellier 34880 Lavérune

 

Château de Lavagnac

Mentionné dès le début du IXe siècle, le lieu de "Lavania" est désigné comme "mansus" en 1123 et "villa" en 1126. Après avoir appartenu au monastère d'Aniane, le terroir de Lavagnac passa, vers le XVIe siècle, aux marquis d'Arènes, du Vigan, puis aux Mirman, seigneurs d'Adissan, qui firent construire le château. L'édifice, tout au moins dans sa partie ancienne, était terminé en 1640. L'ensemble était certainement terminé en 1760. L'étude architecturale permet de distinguer au moins deux campagnes de travaux : le château à tourelles avec cour à l'est et escaliers extérieurs ; l'adjonction des écuries et orangeries, des terrasses et fontaines, avec report de l'entrée principale au sud. La première campagne peut se situer entre 1622 et 1640, la seconde dans la première moitié du XVIIIe siècle.

 Éléments protégés MH : les intérieurs de l'orangerie et de l'écurie ; la cour d'entrée : inscription par arrêté du 12 février 1951. Mes façades et les toitures du château, de l'orangerie et de l'écurie ; le portail et la balustrade de la cour d'entrée ; le vivier avec sa fontaine et le puits ; le jardin ordonnancé : classement par arrêté du 8 août 1973. 

 château de Lavagnac 34530 Montagnac

 

Château de Lauzières

Castrum mentionné au XIIe siècle, construction probable d'un premier château à ce moment la. Reconstruction de la chapelle au XIVe qui devient alors église paroissiale. Au XIIIe siècle, il faut s’imaginer un château fort doté d’une enceinte fortifiée et d’un chemin de ronde que les modifications ultérieures ont fait disparaître. A la fin du XVe sièsle, le contexte politique étant plus paisible, les lourdes fortifications n’ont plus d'utilité. Les seigneurs de Lauzières transforment leur château pour le rendre plus habitable. C’est à cette époque qu'apparaissent les fenêtres à croisée de meneaux sur la façade sud. Au même moment, les seigneurs occupent des fonctions de plus en plus prestigieuses et se désintéressent progressivement de leur modeste château à Octon, jusqu’à le vendre en 1650. Son abandon a été précipité par le morcellement des propriétés suite à la Révolution française. Le château est bâti avec les matériaux du pays : le grès jaune pour les chaînages d’angle et les encadrements de portes et de fenêtres, le basalte noir pour les murs. La tour abrite l’abside carrée d’une chapelle (XIIe siècle). A la base du mur, la construction en arêtes de poisson indique une fondation plus ancienne. Derrière la chapelle, la grande tour carrée abritait un escalier à vis aujourd’hui disparu, qui desservait l’habitation seigneuriale. En contournant le château par la droite, on accède à une plate-forme faisant face à l’entrée. Cet espace était vraisemblablement emmuraillé et son accès protégé par une porte fortifiée. Au dessous de la plate-forme, on peut apercevoir les ruines du village blotti au pied de la forteresse. Il fut occupé jusqu’à la fin du XIXe siècle et conserve encore de belles élévations de la fin du Moyen âge et de l’époque moderne. Ces imposantes ruines rappellent que le pouvoir féodal était en ces lieux détenu par la puissante famille des Lauzières, qui asseyait sa domination sur la plaine du Salagou. Lauzières vient du mot Yeuses signifiant "terre plantée de chênes verts". Elle donna son nom et ses armes à l’une des plus anciennes maisons du Languedoc. 

 Éléments protégés MH : le château de Lauzières (ruines) : inscription par arrêté du 14 décembre 1942.

 château de Lauzières 34800 Octon 

 Téléphone : 04 67 57 81 44 

 

Château de Laroque

Le château de Laroque semble être mentionné pour la première fois en 1108, dans le cartulaire de Cahors. En 1170, il apparaît dans celui de l'abbaye d'Aniane. Le château domine le village. A l'ouest, se trouvent deux tours semi-circulaires à demi ruinées. Au sud-ouest, le bâtiment principal semble avoir été construit en deux temps, comme l'indique l'ancien chaînage d'angle qui partage la façade sud-ouest en deux. Des fenêtres géminées subsistent. Au nord sont situés les vestiges du donjon carré. L'est est occupé par la chapelle romane du château avec, au nord, un ajout moderne. Une série d'arcatures lombardes décore le côté sud de l'église. 

 Éléments protégés MH : l'escalier d'accès ; les façades et les toitures du château ; la chapelle: inscription par arrêté du 22 janvier 1979. 

 château de Laroque 34190 Laroque

   

Château de Jonquieres

De par sa situation au centre d'une plaine fertile, le petit village abritait le personnel des exploitations agricoles. C'est le type même de la "villa", bien que rien ne démontre l'existence d'un habitat antique ou carolingien. Le castrum de Jonquières est mentionné en 1323 et 1324. Il ne devait probablement s'agir que d'une modeste fortification rurale, siège fortifié de l'exploitation agricole. Un château existait avant la construction de 1650. L'édifice actuel fut construit entre 1656 et 1660, dates inscrites sur deux portes. Les bâtiments entourent, sur trois côtés, une cour dont le quatrième côté est séparé de la rue par une grille. Les appartements occupent le bâtiment central. L'aile nord est réservée aux communs. L'aile sud est presque entièrement constituée par l'église, construite en même temps que le château. Cette église occupe certainement l'emplacement de l'ancienne chapelle castrale, car les seigneurs du lieu y étaient inhumés. Le bâtiment central s'étend entre deux puissantes tours d'angle, circulaires, qui représentent peut-être un vestige du château antérieur. La façade sur cour d'entrée, ou basse-cour, est précédée par un degré extérieur formé par deux volées courbes symétriques. Au départ de chaque main courante est sculpté un chien accroupi. Ce degré donne accès à une terrasse qui accède aux trois corps de bâtiment adjacents. Au-dessus, règne une galerie qui assure la communication entre les pièces de l'étage supérieur. La porte d'entrée des appartements est rectangulaire, encadrée de pilastres et surmontée d'un fronton rompu. Le fronton, à contre-courbes, se termine par un petit fronton circulaire à denticules. A quelques mètres de la façade occidentale, dans le parc, se dresse une porte isolée qui s'ouvrait sur une allée rectiligne qui aboutissait au mur de clôture. L'allée se continuait autrefois jusqu'à deux bâtiments en forme de tours rondes. On peut supposer qu'il y avait là une allée de jeux bordée d'orangers. L'une des petites tours devait servir d'orangerie et l'autre de salle de jeu. La porte isolée est en plein cintre, encadrée de pilastres ioniques. Le gorgerin est sculpté de larges feuilles d'acanthe et l'échine ornée d'oves. Dans les écoinçons sont sculptés des feuillages dentelés, en calice, prolongés par de lourdes grappes de fruits. La clef, en console, affecte la forme d'une citrouille ou d'une courge côtelée. La frise est nue. Au-dessus, le fronton triangulaire rompu encadre un cartouche surmonté lui-même d'un fronton rompu à volutes. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, y compris les galeries ; l'escalier et la terrasse ; la porte en arc sculptée se trouvant dans le parc : inscription par arrêté du 29 février 1964. 

 château de Jonquieres 34725 Jonquieres 

 Téléphone : 04 67 96 62 58

 

Château de Grandsagnes

Ancienne ferme fortifiée située sur le plateau du Somail, à 15 kilomètres de la commune de La Salvetat et près de la RD 55. Bâtiment principal sur trois niveaux comprenant deux tours en façade avec échauguettes. Grandes dépendances agricoles à côté. Propriété ayant été utilisée en colonie de vacances et désaffectée depuis plusieurs années. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures : inscription par arrêté du 6 mars 1992, rectifié par arrêté du 9 juillet 1992. 

 château de Grandsagnes 34330 Le Soulié

   

Château de Gourgas

Le gros-oeuvre du château et de la chapelle peut dater de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle; dans le courant du XIXe siècle, adjonction de granges. Il appartiendrait actuellement au comte de Beaumevieille. L'édifice comprend un étage carré ; étage en surcroît, le gros-oeuvre en grès ; pierre de taille ; enduit partiel, toit à longs pans, tuiles creuses. 

 Site inscrit en 1942. 

 château de Gourgas 34700 Saint-Étienne-de-Gourgas

   

Château des Gaucelm

Témoignage dans l'histoire des institutions de la ville ; qualités architecturales, tant pour les parties médiévales de l'enceinte castrale avec le porche et la tour, de la Renaissance pour le décor de façade et de l'escalier en vis du logis, que du premier quart du XIXe siècle pour la façade néoclassique de l'ancienne halle aux poissons. Indéniable intérêt historique et archéologique de cet ensemble. La tour située sur l'ancienne demeure seigneuriale des Gaucelms, a été érigée au Moyen-Age. Après avoir constitué un site défensif pour l'accès à la cité, elle fût transformée en prison pendant les guerres de religion. Un usage qu'elle conservera jusqu'en 1917. A Lunel, au 50 rue Alphonse-Ménard, on peut admirer la maison de Philippe le Bel inscrite MH par arrêté du 11 septembre 2003. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble formé par la tour des prisons, le porche Notre-Dame, l'ancienne viguerie, en totalité, et les façades et les toitures de l'ancienne halle aux poissons : inscription par arrêté du 17 août 1998. 

 château des Gaucelm 34400 Lunel

 

Château de la Garenne

Cette construction était plutôt un rendez-vous de chasse, avec écuries en sous-sol. Au-devant des terrasses s'étendait un parc. Au fond, la perspective se terminait sur une grande pièce d'eau. Ce château bâti en 1680, fut la résidence temporaire de Jacques de Tournesy, conseiller à la cour des Aydes de Montpellier. Au milieu de la terrasse, une porte rectangulaire donne accès à une grotte souterraine aménagée, de plan circulaire, couverte en coupole. Le pourtour intérieur en est garni de niches formant, avec la porte, huit compartiments. Les niches sont sculptées de grandes coquilles et les trumeaux de tableaux que surmontent, au-dessus d'un bandeau continu, des groupes d'enfants nus. Ces panneaux, ainsi que les niches et la coupole, sont décorés de coquilles variées. Au centre de la nymphée se trouve un bassin circulaire. A droite de la porte, en entrant, un percement effectué dans la niche donne accès à un souterrain sans issue, peut-être inachevé. Au-dessus de cette terrasse s'en trouve une autre. Le château se compose de deux ailes symétriques, élevées de deux niveaux d'étages, reliées entre elles par un bâtiment moins élevé et en retrait. L'aile gauche a gardé sa corniche de gargouilles baroques.

 Éléments protégés MH : le château, ses terrasses et le nymphée : classement par arrêté du 23 avril 1965. En totalité, les parcelles de terrain correspondant aux anciens jardins, y compris les aménagements souterrains et hydrauliques correspondants, notamment la galerie souterraine reliant les anciens jardin du sud et le terrain au nord du château situé route de Balrauc : inscription par arrêté du 22 août 2008. 

 château de la Garenne 34560 Poussan

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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