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Château de Boissia

Ce domaine appartient au début du 15e siècle à Catherine de Saint-Loup, épouse de Jehan Ysart d'Aule. Leur petit fils Philibert y fait construire une maison-forte entourée de larges fossés ; sa fille Louise, héritière du fief, s'unit en 1500 à Bénigne de Gravelle, seigneur de Boissia, c'est alors que la château prend le nom de "Cour Boissia". En 1586, le domaine est vendu à Bénigne et Claude Frémyot, respectivement Président au Parlement de Dijon et Président de la Chambre des Comptes de Dijon. Son dénombrement effectué en 1588 indique qu'il comprend "la maison environnée de fossés ayant banderolles et droit de pont-levis, basse-cour, granges, estableries, verger, jardin et pourpris". Au 17e siècle la Cour Boissia appartient aux Saumaise. Au 18e siècle le fief passe aux Parizot ; l'héritière du domaine, Charlotte Lucie Chapeau épouse, en 1778, Auguste-Louis-Zacharie Espiard, seigneur d'Allerey. Au 19e siècle, la Cour Boissia est la propriété de la famille de Masson d'Authume (voir J.-P. Diconne et G. Delannoy). Le bâtiment d'habitation principal actuel pourrait dater du 18e siècle, et aurait été remanié au début du 19e siècle lors de la reconstruction des autres logis et de la ferme. 

 Éléments protégés MH : Façades et toiture ; tour d'escalier ; chapelle ; trois cheminées à hotte du corps central ; vestiges de piédroits au Sud du corps de logis : inscription par arrêté du 8 avril 1991 

 château de Boissia 39130 Boissia

 

Château de Blandans

Le clos de Blandans fait partie des fiefs du comte de Chalon en 1233. L'économie viticole est à l'origine de l'édifice. Au XIVe siècle, la tour comporte un cellier, une salle basse et quatre tourelles. Le XVIe siècle donne au château sa forme actuelle. Le bâtiment de plan en U intègre le cellier et la salle basse voûtée de la tour médiévale. Une tour d'escalier en vis dessert le corps de bâtiment principal qui conserve deux tours rondes sur les angles de l'ancien pignon. Au XIXe siècle, l'aile nord des communs est développée. 

 Éléments protégés MH : le corps de bâtiment principal avec ses tours, en totalité ; les façades et les toitures des ailes sud et nord : inscription par arrêté du 31 mai 2007. 

 château de Blandans 39210 Domblans

 

Château de Bersaillin

Le châteaude Bersaillin a été construit au XIVe siècle. Il est transformé par Adrien de Vaudrey et son épouse Anne de Vuillafans au début du XVIe siècle. En 1585, Philippe Froissard, avocat et conseiller au parlement de Dole, achète le château et ses terres, il acquiert le titre de Marquis de Bersaillin. La famille Froissard fait bâtir une aile pour relier le donjon au corps du château. Par mariage, l'édifice devint propriété des Villeneuve Bargemont à la mort du marquis de Froissard en 1930. L'édifice rend compte des diverses étapes de sa construction. Autour d'une cour intérieure, s'ordonnent deux corps de logis : le plus ancien, flanqué de deux tours d'angle, donne sur la cour par une galerie d'arcades Renaissance, ouvertes au XVIe siècle, rythmées de contreforts; l'aile en équerre étire, jusqu'à la tour ronde du vieux donjon, le corps de logis du XVIIIe siècle à deux niveaux, un rez-de-chaussée et un étage à six fenêtres à meneaux. A droite du porche, la chapelle gothique au clocher Renaissance... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et de sa porterie ; la chapelle ; les deux galeries ; le grand salon avec son décor ; la cuisine ; les six cheminées en marbre du XVIIIe siècle au premier étage : inscription par arrêté du 21 novembre 1977. Les communs, ainsi que le portail nord du parc : inscription par arrêté du 29 juin 1994. 

 château de Bersaillin 39800 Bersaillin 

 Téléphone : 03 10 45 05 90 

Château de Baume

 
A l'origine, au XVe siècle, le château de Baume était une maison seigneuriale des abbés de Baume les Messieurs. L'édifice est composé d'un sous-sol et d'un étage carré, gros-oeuvre en calcaire, moellon, enduit partiel et pierre de taille. Types de couvertures, appentis massé brisé, toit à longs pans, croupe et demi croupe, couverts de tuiles mécaniques et tuiles plates. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble des façades et la toiture, sauf les façades de l'écurie en appentis au Sud et du petit appentis dans l'angle Nord-Ouest de la cour ; les parties XVe siècle-XVIe siècle de l'aile sud, ainsi que la cheminée XVIIe siècle à l'étage ; la grande cave de l'aile ouest : inscription par arrêté du 7 juillet 1989. 

 château de Baume dit le Prieuré 39230 Saint-Lothain

 

Château de Baudin

Établi vers 1794, le haut fourneau de Baudin se spécialise dans la production de fonte moulée. De dimension modeste, l'usine connaît entre 1827 et 1839 diverses extensions. Sous l'influence du maître de forges, Edmond Monnier, sont successivement construits une chapelle néo-gothique (1853 sur les plans de Narcisse Perrard), un presbytère, le château patronal en 1865, agrandi en 1885, architecture néo-gothique, mobilier liturgique copié sur celui du XIIIe siècle, complété d’une conciergerie et d'une orangerie (par les architectes Narcisse Perrard et Augustin Bidot). L'usine connaît des difficultés vers 1860: le haut fourneau est éteint en 1874, puis détruit. Spécialisée au XXe siècle dans la production de fonte émaillée, l'usine ferme ses portes en 1958. La propriétaire actuelle est la marquise de Labriffe née Monnier, fille du dernier maître des forges. 

 Éléments protégés MH : la chapelle de Baudin : classement par arrêté du 5 juillet 1993. Le château, les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments ; le logis ; la serre ; le mur de soutènement du potager longeant le chemin qui forme l'avenue du château, y compris la statue de Saint-Lothain ; le parc avec le canal et les deux ponts : inscription par arrêté du 22 novembre 1993. 

 château de Baudin 39230 Toulouse-le-Château

 

Château d'Arlay

Domaine aménagé par la comtesse de Lauragais à partir de 1774, le corps de logis et les communs. Parc développé en intégrant les ruines d'un château médiéval, ruines du vieux château du XIIIe siècle et de l'enceinte de l'ancien Bourg Dessus. Restauration de l'ensemble par le prince d'Arenberg de 1823 à 1877, en particulier les décors. L'authenticité de ce mobilier, notamment le "lit à la girafe", en souvenir d'une girafe qui fut donnée au roi Charles X par Méhémet Ali, sultan d'Egypte, sont un témoignage de l'actualité du début du XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble du château, avec ses bâtiments et leurs décors, son avenue, ses cours, jardins et parc, leurs clôtures et portails, et les ruines et le sous-sol du château médiéval et du Bourg Dessus avec les vestiges archéologiques qu'ils contiennent : classement par arrêté du 14 octobre 1996. 

 château d'Arlay 39140 Arlay 

 Téléphone : 03 84 85 04 22 

Château d'Andelot

La construction du château remonte au XIIe siècle, au temps des premiers seigneurs de Coligny qui portaient les titres de sires de Coligny et du pays du Revermont et descendaient des Comtes de Bourgogne. Le plus célèbre des Coligny à avoir habité le château est François, premier marquis d'Andelot, frère de l'amiral Gaspard de Coligny, assassiné lors du massacre de la Saint-Barthélemy en 1572. Joachim de Coligny fut le dernier descendant mâle du lignage. Sa fille, Anne Louise de Coligny, vendit la terre d'Andelot au début du XVIIIe siècle à Joachim Guyennard. Son fils, Gaspard Guyennard se fit confirmer en 1746, par lettres patentes du roi, le titre de marquis d'Andelot. A la Révolution, lors de la Grande Peur les paysans envahirent le château, le brûlèrent, en même temps que les chartes de leur condition servile. En 1827, l'édifice passa à la famille Viot. Au XIXe siècle il ne restait plus rien du puissant château féodal avec ses trois portes successives garnies de tours et pont-levis et ses larges fossés séparés par une muraille. C'est en 1924 que Ferdinand Lammot Belin avec son cousin Pierre du Pont de Nemours, descendants du marquis d'Andelot, rachetèrent le château pour le restaurer et le faire revivre en retrouvant les racines de leur mémoire. 

 Éléments protégés MH : la porte fortifiée : inscription par arrêté du 15 novembre 1926 

 château d'Andelot 39320 Andelot Morval 

 Téléphone : 03 84 85 41 49

   

Tour des Templiers

Cette tour date probablement de la deuxième moitié du XIIIe siècle mais elle ne fut reconnue comme commanderie de l'ordre des templiers qu'en 1314. Cette tour est considérée comme le seul vestige d'un ancien château delphinal. Son plan de 13 mètres sur 15 mètres est presque rectangulaire et sa construction soignée s'ouvre du côté de la rivière par d'élégantes baies géminées surmontées chacune d'une fenêtre ronde trilobée. L'édifice, qui offre un assez bon état extérieur aux passants, se présente sous la forme d'un plan rectangulaire et sa hauteur actuelle est estimée à environ 17 mètres. Intérieurement, la tour n’a quasiment plus de plancher et le seul qui reste, au premier étage, est vermoulu. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures: inscription par arrêté du 28 décembre 1984. 

 tour des Templiers 38113 Veurey-Voroize

 

Château de Voissant

Ce château est constitué de deux corps de bâtiments disposés en équerre. L'un date du XVe ou du XVIe siècle, et l'autre fut construit vers 1635, date à laquelle l'ensemble des toitures a été refait. Ce bâtiment fut parmi les premiers édifices dauphinois à disposer d'une haute toiture à quatre pans couverte en tuile écaille, appelée à l'époque toiture à la française. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, l'escalier intérieur à mur d'échiffre: inscription par arrêté du 3 octobre 1983. 

 château de Voissant 38620 Voissant

 

Château de Virieu

Voici plus de mille ans qu'existe le Dauphiné. En 1349, sous le règne de Philippe VI de Valois, le Dauphiné fut confié au petit-fils de ce dernier, Charles V dit le Dauphin. Jusqu'à la fin de la monarchie, l'héritier du trône porta désormais le titre de Dauphin. Cette demeure bâtie sur sept siècles permet de découvrir entre autre, une cuisine médiévale, une chapelle du XVIIe siècle et la chambre de Louis XIII. En descendant quelques marches depuis la grande cour, on trouve desjardins à la Française restaurés d’après le plan original du XVIIe siècle, ils sont composés de quatre carrés de pelouses dessinant de gracieuses arabesques de briques pilées entourées de haies de buis. 

 Éléments protégés MH: l'ensemble des façades et des toitures : inscription par arrêté du 9 mars 1965. L'avant-cour ; les tours d'entrée ; les parterres Ouest et Sud ; les murs de soutènement des terrasses ; le colombier : inscription par arrêté du 17 juillet 1990. 

 château de Virieu 38730 Val-de-Virieu 

 Téléphone : 04 74 88 27 32 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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