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Château Sainte-Barbe

Si le lieu de Sainte Barbe est mentionné dès le XIVe siècle, il semble que le château apparaît au XVIIe siècle dans les textes et au XVIIIe siècle les cartes mentionnent sa chapelle et son embarcadère. Vers 1765, un registre cite la maison noble de Fourmigley autrement dit Sainte Barbe, que Jean-Baptiste Lynch, maire de Bordeaux, aurait fait rebâtir à cette époque. Diverses vues des XIXe et XXe siècles représentent les façades. L'aile nord a sans doute subi des transformations, car le cadastre de 1824 ne représente pas l'édifice actuel, la tradition orale cite une campagne de travaux vers 1886; celle ci correspond sans doute au remaniement de l'intérieur et à la construction du cuvier et du pressoir roulant que signale un ouvrage consacré à la viticulture. Le parc aurait été réaménagé à la même époque profitant de l'implantation d'un puits artésien pour alimenter les bassins, des viviers et des "jalles". Malgré des dégradations, l'ensemble a conservé une grande partie des aspects d'origine. Des restaurations sont en cours depuis plusieurs années.

Le domaine de Sainte-Barbe est situé au bord de la Garonne à la limite méridionale de la commune ; il est entouré de marais asséchés plantés de vignes. Les bâtiments sont établis selon un plan en U ; le logis, simple, est flanqué d'ailes en retour d'équerre prolongées par les dépendances. La façade principale est tournée vers l'ouest et la Garonne ; elle est précédée d'un jardin limité par des grilles où s'ouvre un portail de chaque côté. Au bord de la route deux pavillons encadrent la grille ; un terrain planté de platanes prolonge le jardin jusqu'au fleuve. La cour orientale limitée par les deux ailes de dépendances est fermée par un mur ouvert d'un portail. Le jardin est agrémenté d'un puits ; l'ornement du parc est complété par un bassin alimenté par un puits artésien et par une pièce d'eau traversée par un pont de jardin. Le logis est construit en pierre de taille sauf les murs des ailes et ceux, avec fruit, des dépendances en moellon. Les murs de clôture et ceux des pavillons sont en pierre de taille. Les couvertures du logis et des pavillons de jardin sont en ardoise ; les toits des dépendances sont en tuile creuse. Des grilles et des portails en fer forgé complètent les clôtures. Le corps de logis en rez-de-chaussée repose sur de vastes salles voûtées d'arêtes qui occupent le soubassement. On accède à l'étage d'habitation par deux perrons situés devant les deux façades antérieure et postérieure et précédés d'escaliers doubles à deux volées convergentes en équerre. Un étage de comble, éclairé par des lucarnes, couvre les ailes et la partie postérieure du logis. Les élévations sont ordonnancées avec ou sans étage. Un muret de couronnement règne sur chacune des façades principales sauf sur la partie centrale surmontée par un fronton. Chaque partie centrale comporte trois baies ; celle de l'élévation antérieure forme une avancée. Le mur pignon de chacune des ailes formant retour porte aussi un fronton agrémenté d'un oculus aveugle. La demeure est ornée d'un décoration simple dans le style du milieu du XVIIIe siècle. Des bossages d'angles, un bandeau et une corniche complètent le décor des élévations du logis et des pavillons. Le tympan des deux frontons des élévations principales reste en attente de sculpture. Des ailerons et des corniches agrémentent les lucarnes des combles. Une balustrade complète l'escalier extérieur situé dans la cour. Les amortissements des piliers des portails sont constitués de polyèdres. La margelle du puits est constituée de dalles ornées d'un cordon central et d'un rebord plat.

A l'intérieur du logis un décor stuqué de style Louis XV recouvre les murs ; ce décor imite des lambris de hauteur dans le vestibule et le salon ; il orne les cheminées ou les alcôves des autres pièces. Celles-ci sont généralement agrémentées de cheminées de style Louis XV en marbre ; dans le comble elles sont en pierre peinte. On accède aux caves par une porte en menuiserie dont le faux dormant est orné de cannelures et d'un losange. Les croisées sont découpées en petits carreaux. Les grilles du portail principal sont ornées du monogramme M (Maingard, propriétaire au XIXe siècle). Le corps de logis est couvert d'un toit à longs pans et croupe ; le pan postérieur et les ailes en retour sont couvertes de longs pans brisés. Les dépendances sont couvertes de toits à longs pans avec pignons découverts. Un vestibule occupe le centre du corps de logis dont les pièces sont disposées en enfilade. Chaque aile est distribuée par un couloir et un escalier en charpente. 

 Éléments protégés MH : le château, le parc et sa clôture avec ses 2 pavillons : inscription par arrêté du 23 décembre 1996 château Sainte-Barbe 33810 Ambès 

 Téléphone : 05 56 77 49 57 

Château de Saige

Château construit dans un parc de 14 hectares d'où la vue domine les palus de la Garonne. Il fut construit au XVIIIe siècle pour Monsieur de Saige, Baron de Beautiran, maire de Bordeaux entre 1791 et 1793, probablement d'après des plans de Victor Louis. Ensuite, il devint château de Coudol. Il semble être resté inachevé car il y a une absence de décorations sur certaines parties du bâtiment. Cet arrêt des travaux pourrait être consécutif à la Révolution au cours de laquelle M. de Saige fut guillotiné. L'édifice a été remanié par Monsieur de Piis, un de ses propriétaires, mais en l'endommageant un peu par rapport à son aspect initial. Il est maintenant propriété de la commune. Le parc est entouré de murs. Des anciens communs bordent la route. On y trouve maintenant la bibliothèque municipale, diverses associations culturelles et sportives. Le portail est établi entre deux pavillons du XIXe siècle. De plan rectangulaire, la construction a été prolongée par un bâtiment à terrasse en forme d'hémicycle. Les façades se développent sur trois niveaux. Des frontons triangulaires couronnent chaque lucarne, sauf celle du centre qui possède un fronton cintré et qui marque ainsi la symétrie de la composition supérieure. Au rez-de-chaussée, l'entrée se trouve totalement décentrée vers l'ouest. Un porche à quatre colonnes toscanes est ajouté sur la façade nord. L'intérieur a été entièrement transformé. Au premier étage, une porte avec son décor ancien a été conservée. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 3 octobre 1983.

 château de Saige 33140 Cadaujac

   

Château de Ruat

Le château servit, du XIVe au XVIe siècle, de résidence d'agrément aux Captaux de Buch. Jean Amanieu, conseiller au Parlement, acheta le château, dont il prit le nom, et où il établit le siège de sa seigneurie, dont la juridiction s'étendait sur les paroisses de La Teste, Cazaux, Gujan et Le Teich. Il n'eut qu'une fille qui épousa M. de Lauzac de Savignac et lui porta en dot le château, dans lequel ne se passa aucun événement remarquable pendant la Révolution et l'Empire et jusqu'en1845, date laquelle il fut vendu à M. Festugières. Très remanié à la fin du XIXe siècle, le bâtiment ne laisse plus apparaître qu'une faible partie de son architecture d'origine. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures à l'exclusion de la tour circulaire à mâchicoulis : inscription par arrêté du 5 novembre 1970. 

 château de Ruat 33470 Le Teich

 

Château de La Roque

Une forteresse médiévale occupait le site avant l'acquisition du lieu, en 1639, par Henri du Mas, avocat au Parlement de Bordeaux. Le domaine associe alors culture de la vigne et carrières de pierre. Des bâtiments disposés en U abritent communs et logis. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, un château d'eau est érigé, le parc réaménagé et des bâtiments vinicoles élevés. La transformation de l'édifice est menée par l'architecte Alphonse Blaquière, dans les années 1888. Les bâtiments en L avec galeries à colonnades et pavillons, ferment une terrasse qui s'ouvre à l'est sur le parc et au sud sur la Dordogne et le jardin d'eau. La structure des jardins du XVIIIe siècle reste lisible, marquée par les terrasses, le belvédère et le jardin d'eau. 

 Éléments protégés MH : le château avec ses communs et ses dépendances : inscription par arrêté du 28 septembre 2006. Les jardins, y compris les parcelles boisées, incluant les terrasses, les réseaux et les aménagements hydrauliques, le pavillon de l'orangerie et le belvédère, le vivier et les jardins d'eau ; les terrasse du logis bas ; les terrasses intermédiaires ; le belvédère du XVIIIe siècle. ou péristyle ; le pavillon du XVIIIe siècle. ou orangerie ; le château d'eau du XIXe siècle. ; les parties boisées : classement par arrêt du 25 juillet 2007. 

 château de La Roque 33240 Saint-Germain-de-la-Rivière 

 Téléphone : 05 57 84 40 12

   

Château des Rochers

Le château des Rochers a été reconstruit à partir de 1777 par le marquis Jean François de Rolland, président du Parlement de Bordeaux. Les bâtiments s'organisent suivant un plan en U encadrant une cour rectangulaire à laquelle on accède par un portail monumental ouvert dans le mur de clôture. Le logis est une chartreuse rectangulaire à un niveau flanquée de chaque côté de deux pavillons carrés coiffés de combles à pans brisés. Au centre des façades un avant-corps en très légère saillie et percé d'une porte est couronné d'un fronton triangulaire, les dépendances de ce château viticole ferment les deux autres côtés de la cour. D'autres communs dont l'écurie et la chapelle se situent à l'extérieur de cet ensemble. Ouvrant sur la façade postérieure, le jardin barlong est agrémenté de fontaines et de bassins. 

 Éléments protégés MH : le château avec ses jardins, en totalité : inscription par arrêté du 27 mars 2008.

 château des Rochers 33210 Preignac 

 Téléphone : 05 56 63 28 29

   

Château de Rochemorin

Les premiers seigneurs connus de ce château dont la tradition fait remonter l'origine à l'invasion arabe, datent du XIVe siècle. Acheté en 1609 par la famille de Montesquieu, le manoir ravagé par la Fronde puis restauré, voit probablement la naissance de l'écrivain en 1716. Le pavillon nord-ouest, le logis ouest contigu et un mur, vestige d'un pavillon sud-ouest détruit, remontent aux XVe et XVIe siècles. Le pavillon nord-est semble de la fin du XVIe ou du XVIIe siècle. Le cuvier sud a été refait vers 1900. En 1973, achat du château par d'André Lurton, viticulteur de l'Entre-Deux-Mers, amoureux de la région des Graves et grand défenseur de son vignoble, depuis cette date, celui-ci n'a eu de cesse de redonner au vignoble la place qui fut jadis la sienne. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis et du pavillon d'entrée, les restes du pavillon sud-ouest, le mur Nord de clôture du XVIIIe siècle avec sa grille, les deux cheminées intérieures du rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 6 août 1990. 

 château de Rochemorin 33650 Martillac 

 Téléphone : 05 57 25 58 58

   

château du Roi

Au VIIIe siècle, un moine breton originaire de Vannes s’installe sur le site. Émilian est ouvrier boulanger avant d’embrasser la vie monastique à Saujon, près de Royan où sa grande vertu lui vaut le respect et les louanges. Il se retire ensuite sur les pentes calcaires de la vallée de la Dordogne, dans la forêt des Combes qui recouvre jadis le site actuel de Saint-Émilion. Au début du XIIe siècle, un collège de chanoines, un couvent, sa chapelle et une première enceinte sont édifiés. En 1199, Jean sans Terre, le frère de Richard Coeur de Lion, à son accession au pouvoir, confirme l’existence du corps municipal, la jurade, de Saint-Émilion. En 1289, le roi Édouard Ier, duc d’Aquitaine, fixe les limites de la juridiction qui s’étend sur un peu plus de 7 800 hectares. Comme de nombreuses cités de la région, Saint-Émilion passe du camp anglais au camp français et inversement.

Seul donjon d'époque romane conservé inaltéré en Gironde. Les fortifications de la ville datent de 1199. Le donjon aurait été bâti par le même ingénieur et servit de citadelle. Le château se compose de deux cours basses et du donjon carré construit sur un cube de rochers isolé du coteau par le creusement de fossés. Le cube était entouré de murs. Le donjon, au centre de la plateforme est carré et garni de contreforts plats sur les angles et au centre des faces. Il comprend trois étages superposés y compris le rez-de-chaussée. Le sommet du donjon est démoli. Il est probable qu'il n'était pas plus élevé que les deux restes de murs qui le dominent encore et qui doivent donner la hauteur du chemin de ronde. Cet édifice est construit sur l’ordre d’Henri III, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, d’où son appellation. Il tient lieu d’hôtel de ville jusqu’en 1720.

 Éléments protégés MH : le donjon fortifié, dit Château du Roi : classement par arrêté du 12 juillet 1886. 

 donjon fortifié dit château du Roi 33330 Saint-Emilion

 

Château Reignac

Maison noble avec tour et fossés appartenant au seigneur Baude de Peyron, mentionnée au XVIe siècle. Elle fut remplacée par un édifice construit selon un plan en U au XVIIe ou XVIIIe siècle. Au milieu du XIXe siècle, la chapelle est détruite et les parties agricoles entièrement réaménagées. Création d'une cour d'honneur fermée par de très belles grilles et d'une remarquable serre signée Gustave Eiffel. Sous l'Ancien Régime, la seigneurie appartient successivement aux familles Palenque, Peyron, Donissan, Bontemps et Andrault. D'après une é tude des propriétaires en 1869 "le château, de construction moderne, est aujourd'hui quant à la forme, ce qu'il était y a cent ans. Bien que toute la façade située à l'ouest fut parfaitement régulière et parait être de la même époque, il est certain que le pavillon du midi couvrait des bâtiments d'une autre date. C'était les restes d'un ancien château qu'entouraient les douves récemment comblées, c'est probable. À l'un des angle de la cour d'honneur était une chapelle d'une construction tout aussi moderne que celle du château. Si le château n'avait de féodal, tout dans l'ensemble signalait une belle seigneurie : avant-cour, cour d'honneur fermée par de très belles grilles, une superbe avenue à huit rangs d'arbres magnifiques, prenant de l'aant-cour, dans l'axe du château, descendant à Sorbé". Il y a 30 ans environ, le château de Reignac est passé de la famille Martin de Montsec à la famille Chaline. Aujourd'hui, le logis est construit selon un plan régulier en U à un étage carré et un étage de comble cantonné de deux pavillons à deux étages carrés et étage de comble. Vastes parties agricoles indépendantes. Parc avec bassin. Portail en fer forgé. 

 château Reignac 33450 Saint-Loubès 

 Téléphone : 05 56 20 41 05 

 

Château de Rayne-Vigneau

Château construit en 1863-1865 par l'architecte Louis-Michel Garros. Deux tours rondes et une chapelle flanquent un édifice rectangulaire de style éclectique mêlant néo-Renaissance, néo-gothique et style Louis XVI. Décor intérieur caractéristique du Second Empire, partiellement inspiré du XVIIIe siècle. La chapelle néogothique contient un décor d'Auger et Millet de 1863 et des vitraux de Villiers de 1867. Le dessin du parc est sans doute dû aux frères Bulher, dont le style se retrouve avec le thème du cercle, des allées courbes, des alternances de pelouses et de masses boisées. Potager excentré. 

 Éléments protégés MH : le château, son parc avec ses aménagements : la serre, les fontaines, le bassin, la pièce d'eau et le deuxième portail, en totalité : inscription par arrêté du 19 avril 2004. 

 château de Rayne-Vigneau 33210 Bommes 

 Téléphone : 05 56 76 64 05 

Château Raba

Château reconstruit au XVIIIe siècle par la veuve Raba et ses fils, riches négociants juifs portugais. Il est entouré de jardins sur lesquels s'ouvrent les architectures raffinées de pavillons et de fabriques. Après la guerre de 1870, Albert Ellissen redonne au château et aux jardins toute leur magnificence. Pendant la deuxième guerre mondiale, l'occupation du château Raba par les Allemands lui infligent d'importantes mutilations. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, le petit pavillon octogonal dit Pavillon des Muses situé dans le parc et le pavillon de Musique, le jardin, la fabrique, la statue et les communs: classement par décret du 21 mars 2008 

 château Raba 33400 Talence 

 Téléphone : 05 56 37 48 12

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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