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Château Du Passage

En 1540 noble Claude de Poisieu, seigneur du Passage, passe dénombrement pour la terre et seigneurie du Passage "plus audit mandement, un commencement de maison imparffaite". En 1650 la famille de Poizieu construit l'actuel château. En 1731, l'ensemble est racheté par Joseph Gallien de Chabons, conseiller au parlement de Grenoble, qui entreprend de nombreux travaux (plafonds à la française dans la cuisine, escalier d'honneur du hall dont la construction de la chapelle). Le mobilier du château est revendu à la Révolution. En 1818, le domaine est acheté par le Général Quiot, Baron d'Empire, qui modernise la demeure: papier peint, faux marbre, dans le hall d'entrée trompe-l'œil représentant des emblèmes militaires et aménagement d'une salle de billard de 110 m². Les héritiers du Général cédèrent par la suite le château à la famille Derieux en 1855 puis aux Saint-Romain. Le cadastre napoléonien de 1822 montre une implantation identique des bâtiments, tant pour le château que pour les dépendances.

A un kilomètre à l'ouest de la fortification de terre médiévale, sur une esplanade (soutenue par deux murs de soutènement) rachetant la pente naturelle, s'élève un château d'allure classique, entouré d'un grand parc et précédé d'une grande allée bordée d'arbres faisant probablement partie de l'ancien domaine, aujourd'hui devenue route communale. Avec son immense toiture couverte de tuiles écailles et sa parfaite symétrie, le château est l’une des plus belles demeures du Dauphiné. Passé la grille, un pont enjambe un ruisseau formant douve, et conduit à la cour d'honneur. A l'arrière sont disposés la chapelle, la cour, le parc et les dépendances. L'ensemble du domaine est entièrement isolé par un mur de clôture en très mauvais état, parfois disparu, bâti en galets (avec présence de pisé sur solin de galets) sous une couvertine de tuiles creuses. Le plan cadastral de 1823 montre que le ruisseau qui coule à l'est, se prolongeait en une vaste pièce d'eau ou canal. A l'ouest, une seconde source alimente un étang, au pied de la pente boisée qui marque l'extrémité du domaine. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; la salle de billard et l'ancienne salle à manger du rez-de-chaussée avec leur décor ; la chapelle : inscription par arrêté du 17 juillet 1972. Le grand escalier avec la cage ; les deux salons et la chambre du rez-de-chaussée de l'aile sud avec leur décor : classement par arrêté du 17 juillet 1972. 

 château du Passage 38490 Le Passage 

 Téléphone : 06 60 09 24 45 / 04 78 84 00 91 

 

Château de Morestel

Le bourg de Morestel s'est développé au pied du rocher qui porte le château et fut certainement clos de remparts dans la première moitié du XIVe siècle. Une famille portant le nom de Morestel est attestée dès 1081. Elle devait posséder, sur le promontoire rocheux du Mollard Paradis, un premier château, au moins depuis le début du XIIIe siècle. Un temps aux mains des Miolans, originaires de Savoie, Morestel rejoint le domaine du Dauphin au début du XIVe siècle; le mandement est alors dirigé par un officier, le châtelain. A partir de 1421, la terre de Morestel est confiée à des seigneurs locaux, parmi lesquels les Roussillon (du Bouchage), fondateurs du couvent des Augustins et de l'hôpital et les Bathernay, qui doivent leur fortune au service du roi Louis XI. Morestel, par sa position en limite du Dauphiné et de la Savoie, connut de près les conflits delphino-savoyards de la première moitié du XIVe siècle avec le pillage de la ville en 1342. Plus ou moins entretenus, châteaux et bourgs fortifiés servirent encore pendant les guerres de Religion.

De plan quadrangulaire, il abrite une salle basse où l'on plaçait peut-être les prisonniers et une salle haute, éclairée de fenêtres à coussièges et accessible depuis le chemin de ronde. Une toiture couvrait l'ensemble à la place de l'actuelle terrasse. Dans l'enceinte du château, à laquelle pont-levis et poterne donnaient accès, prenaient place des édifices résidentiels, propres à loger, à l'occasion, des personnages prestigieux comme le dauphin Humbert II en 1334 et le futur roi de France Louis XI en 1450. Les textes nous apprennent l'existence d'une grande salle de réception avec cheminée, d'une chapelle dédiée à saint Pierre, d'un cellier avec des chambres au-dessus; mais également celle de bâtiments utilitaires comme cuisine, citerne pour recueillir les eaux de pluie, grenier où emmagasiner les blés versés comme impôts, deux étables, une seconde tour (qui n'était pas terminée en 1417). 

 Éléments protégés MH: les ruines du donjon de Morestel : inscription par arrêté du 3 août 1967.

 château de Morestel 38510 Morestel

 

Château de Montseveroux

De 970 à 1057, sept chartes du Cartulaire de l’Abbaye Saint André le Bas parlent de donations de terres, vignes, prés, maisons sis à Montseveroux. Edifice probablement construit à la fin du XIIIe siècle ou le début du XIVe pour les parties les plus anciennes. Château de plan quadrangulaire flanqué de quatre tours circulaires dans les angles et une tour-porte à pont-levis au centre de la façade ouest, courtines percées d'archères sur deux niveaux. Le donjon de plan carré situé à l'est a disparu. Les ailes sud et est sont les plus transformées, avec le percement de nombreuses fenêtres pour la première et la destruction partielle de la courtine pour la seconde. La façade nord conserve les traces de latrines et des archères en étrier, dotées de chambres de tir pour certaines. Traces d'une ouverture en arc segmentaire, apparemment en place, en façade ouest. Départ d'escalier à vis dans la tour nord-ouest, avec accès par une porte à coussinets. Cave voûtée, cadran solaire dans la cour. Propriété communale depuis 1864, restaurée en 1976-77... 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 25 mai 1976.

 château de Montseveroux 38122 Montseveroux 

 Téléphone : 04 74 59 24 53

 

Château de Montrevel

On ne connaît pas de mention ancienne de cet édifice, absent des reconnaissances de 1540 ; sa construction doit sans doute être rapportée au tout début du XVIIe siècle. Cet ensemble du XVIe siècle édifié sur l'emplacement d'une ancienne maison forte n'a subi que peu de transformations depuis sa construction. Le corps de logis et les bâtiments agricoles qui le composent sont recouverts de belles toitures à quatre pans à égouts retroussés, en tuile écaille. Le logis disposé en L a conservé d'élégantes fenêtres à meneaux à encadrement de molasse et une belle série d'arcades. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du corps de logis et de la grange : inscription par arrêté du 6 octobre 1977.

 château de Montrevel 38690 Montrevel

 

Château de Montplaisant

Le site a été élevé à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle, par une branche cadette de la famille de Loras, et ce site est demeuré dans la famille jusqu'en 1857. La famille de Loras est connue comme l’une des plus importantes de l’Isle Crémieu, par son statut mais aussi par son programme architectural. Le Dauphin qui convoitait l’autorité sur cette maison forte a concédé en 1449 la juridiction de Montplaisant à Pierre de Loras, à condition que celui-ci lui prête hommage. Le statut du site paraît à la tête d’un mandement et est hissé au rang de château. En outre, cet habitat noble est l’une des quatre maisons nobles signalées aux envoyés pontificaux en 1339. Cette maison forte comprend des réaménagements successifs. Le site a été agrandi une première fois au XIVe ou au début du XVe siècle par l’adjonction d’un corps de bâtiment accolé à la tour maîtresse. La chapelle seigneuriale a été fondée en 1463. L’aile ouest date de la deuxième moitié du XVe siècle et a été réaménagée dès le XVIe siècle. La salle des archives date également de cette période. Au XIXe siècle des dépendances ont été construites à l'extérieur de l'enceinte. Le four porte la date 1810.

L’ensemble du site présente une grande taille. Il se situe sur un repli de terrain, à proximité du plateau calcaire du village, à environ un kilomètre de l’église de Saint-Hilaire-de-Brens. La tour maîtresse de plan carré, autrefois couronnée de mâchicoulis, est bâtie en gros appareil sur une base talutée et possède quatre niveaux d'élévation, desservis par un escalier en vis demi-hors-oeuvre. Le rez-de-chaussée voûté en berceau servait de réserve. Le corps de logis comprend une salle d'apparat au premier étage, avec une cheminée monumentale aux armes des Loras de Montplaisant et un plafond à solives moulurées, portant des inscriptions peintes : "Hoc michi quod et sibi". L'aile ouest, desservie par un escalier tournant, comprend une petite pièce couverte d'une voûte d'ogives à clef armoriée et culots sculptés d'époque Renaissance, pouvant être identifiée comme la salle des archives. Cette aile est flanquée à l'angle nord-ouest de deux tourelles contenant des latrines. La chapelle seigneuriale voûtée en berceau brisé est précédée d'une galerie à deux colonnettes octogonales. Les murs de la nef sont ornés de peintures.

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 23 février 1977. La chapelle y compris les peintures murales : classement par arrêté du 23 février 1977. 

 château de Montplaisant 38460 Saint-Hilaire-de-Brens 

 Téléphone : 06 65 22 12 61

 

Château de Montmeilleur

Montmeilleur est une fascinante forteresse située dans la région montagneuse du Trièves, à 60 km au sud de Grenoble. L'histoire raconte qu'en 1460, le roi Louis XI fit de ce château sa résidence de chasse favorite et y séjourna jusqu'en 1460. Louis XI, dit Louis le Prudent, fut roi de France de 1461 à 1483. Il succéda à son père, Charles VII. Une grande partie du bâtiment principal datant du XVIe siècle a survécu aux guerres, aux incendies, à l'abandon et même aux pillages de la révolution française. Après les guerres de Religion des années 1560, la fonction militaire du bâtiment n'étant plus nécessaire, ses éléments défensifs furent supprimés. Les douves, les murs d'enceinte et les ponts-levis furent remplacés par des terrasses, des jardins et des dépendances, conférant au lieu une atmosphère plus paisible et accueillante. Ce château-fort conserve de son aspect médiéval quatre tours qui témoignent de sa fonction de forteresse. Aujourd'hui, l'ancienne forteresse a été transformée en un château de Plaisance.

La restauration du château de Montmeilleur a débuté en 2002 sous l'impulsion des anciens propriétaires et a duré plus de dix ans. Un soin tout particulier a été apporté au respect du caractère historique du bâtiment, avec l'utilisation de matériaux traditionnels pour sa restauration. L'atelier de menuiserie de la propriété a été mis à contribution pour la réalisation des parquets, des portes et même des fenêtres en noyer. Aujourd'hui, la propriété s'étend sur 120 hectares de verdure et comprend un sauna/salle de sport, un jacuzzi, une piscine extérieure, trois spacieux cottages et le majestueux château. Un aérodrome est également à la disposition des passionnés d'aviation ou de ceux qui souhaitent arriver en hélicoptère. Le domaine appartient désormais à une fondation qui soutient la modernisation des bâtiments historiques tout en préservant l'esprit de leur patrimoine . Notre mission est d'offrir à nos hôtes une expérience unique, alliant l'élégance de la culture française à l'énergie régénératrice de la nature. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 31 décembre 1979. 

 château de Montmeilleur 38710 Saint Baudille et Pipet 

 Téléphone : 04 76 34 87 74 

Château de Montagnieu

Probablement construite au XIVe siècle, la maison forte est hommagée par Amblard de Machy en 1363 puis en 1375. Le 24 juillet 1430, Arthaud de Machy rédige son testament dans la chapelle de la maison forte. Celle-ci semble avoir subit des transformations au XVe siècle. L'actuelle tour d'escalier date sans doute de cette période avec la tourelle en échauguette qui lui est accolée contenant une pièce voûtée, et des croisées à coussièges ont été ouvertes dans la façade principale. Au XVIIIe siècle alors que la propriété appartient aux La Poype, le mur d'enceinte est démoli lors de la construction de deux pavillons, et un nouveau mur de clôture est édifié en 1778. Dans le logis, de grandes fenêtres sont ouvertes en rez-de-chaussée et la disposition des pièces est modifiée. Un four est accolé à la façade Est en 1734. Au début du XXe siècle, les Camel de Montgolfier aménagent la grande salle à l'étage dans le style médiéval et font apposer leurs armoiries au dessus de la porte d'entrée.

La maison forte de Montagnieu est construite sur une terrasse dominant la route de Crémieu à Morestel. A l'origine le logis délimitait au nord une cour fermée sur ses trois autres côtés par un mur d'enceinte dont le tracé complet peut-être restitué, grâce aux traces d'arrachement visibles dans la maçonnerie, à l'angle sud-est du logis et aux angles des deux pavillons. Trois consoles à ressauts en quart-de-rond visibles à l'ouest indiquent l'ancien accès fortifié de la cour. Les angles de la maison forte présentent le même appareil à bossage datable du XIVe siècle que l'enceinte. L'élévation postérieure du logis conserve les consoles de soutènement des latrines, dont toute trace a disparu à l'intérieur. Le crénelage d'origine est encore visible au sommet de l'élévation, ainsi que les trous de hourdage à la base de certains merlons. Le corps de logis construit en moellons de calcaire de moyen appareil et couvert d'un toit à longs pans en dalles de calcaire est de plan rectangulaire. 

Il s'organise sur quatre niveaux contenant une seule pièce en profondeur. Le rez-de-chaussée se composait à l'origine d'une grande salle rectangulaire et d'une salle plus petite de plan carré. Le premier étage conserve la grande salle d'apparat. De part et d'autre se trouvent de petites pièces de plan carré qui communiquent avec la salle principale par deux portes anciennes. Les étages sont distribués par un escalier à vis placé dans une tour demi-hors-ouvre à trois pans. Au sommet se trouve une pièce dont les ogives retombent sur des culots sculptés représentant une figure féminine non identifiée, un abbé et deux anges. Ces éléments laissent supposer qu'il s'agirait d'un oratoire privé ou d'une chapelle. Au nord-ouest de la maison forte un édifice rural conserve des éléments de charpente et d'architecture datables du XVe ou XVIe siècle. Les deux maisons situées au sud de la maison forte datent du XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures : inscription par arrêté du 18 octobre 1979. 

 château de Montagnieu 38460 Soleymieu

   

Château du Mollard Rond

La maison forte a été édifié pendant la première moitié du XIVe siècle par Guillaume de Paladru. Le site a été la propriété de cette famille entre 1379 et 148390. Puis, elle est passée aux mains de la famille de Theys par le mariage de Antoinette de Paladru avec Rodolphe de Theys. Le site a appartenu à la famille de Theys entre 1483 et 1557. En 1565, le château est possédé par Guillaume de Portes, conseiller du roi Henri III et intendant du duc de Genevois. En 1646, le mariage de Jeanne-Marie de Portes et de Sébastien de Rachais, seigneur de Montferrat, a permis de transmettre le domaine à la famille Rachais qui l’a possédé jusqu’en 1767, date où le mariage entre la famille Rachais et la famille Corbeau a eu lieu. Enfin, François de Corbel, le dernier marquis de Vaulserre a vendu la demeure à sa cousine Yolande du Parc-Locmaria, propriétaire en 1950. Le Mollard-Rond, comme d’autres maisons fortes en Dauphiné est devenu une ferme dans le courant du XVIIIe siècle.

Il s’agit d’un site de taille moyenne, situé à l’écart du village, sur une butte lui offrant une position dominante. Le château est constitué d’un grand corps de logis de plan rectangulaire (bâtiment principal) et d’un petit corps de logis de plan rectangulaire. Les logis forment un plan d’ensemble en U car il existe un espace ouvert dans le corps du bâtiment principal. Le petit logis se rattache sur la façade principale du bâtiment. Le bâtiment principal s’élève sur deux niveaux et un étage de combles. Le petit logis monte à deux niveaux. Notre source indique que le noyau originel a connu plusieurs transformations et agrandissements, ce qui donne lieu à un édifice composite datant du XVIe et XVIIe siècle. Le côté nord qui se démarque par les ouvertures du XVIe siècle est la partie la plus ancienne, tandis que la reconstruction des fenêtres à croisée du XVIIe siècle permet au site d’être une demeure de plaisance.

L’approche décorative se présente dans le bâtiment, en particulier au premier étage. Une cheminée avec piédroits moulurés est présente dans une salle, et un coussiège simple dans l’embrasure d’une fenêtre. Nous avons également une petite cheminée dont la conduite est décorée de peintures murales, mais les figures et le style suggèrent une date postérieure au XVIe siècle. Enfin, une porte au linteau plat ornée de moulures raffinées se trouve au rez-de-chaussée. Dans la cour intérieure, il existe un corps de passage qui relie deux bâtiments. La division se trouve sur la face arrière du bâtiment. La porte de passage présente un décor mouluré dont le style permet de donner une date postérieure au XVIe siècle. La présence des décors au premier étage du bâtiment nous permet de démontrer que cette pièce importante est la grande salle. 

 Éléments protégés MH: le château, ses communs, sa ferme et la butte avec les terrasses : inscription par arrêté du 28 mai 1998. 

 château du Mollard Rond 38480 Saint Jean d'Avelanne

 

Château de Moidière

Construit en 1660, le château de Moidière fut mis à sac et incendié lors de la Grande Peur, le 28 juillet 1789. A partir de 1811, Othon de Moidière reconstruisit à l'identique sa demeure familiale. Château d’époque Louis XIV et Empire, d’architecture typiquement dauphinoise avec ses toits, ses façades et quelques pièces inscrits à l’inventaire des monuments historiques. Vestibule remarquable par ses décors italiens en trompe-l’oeil, chambres meublées, petite chapelle familiale, caves voutées abritant un vivarium consacré à la faune du Dauphiné. Le parc de loisir est un domaine en pleine nature, vous propose des activités ludiques, et culturelles. Deux mille arbres et arbustes, représentant plus de 70 espèces européennes, agrémentent encore aujourd’hui cet espace naturel qui, depuis 1991, propose aux visiteurx un parcours botanique mettant en valeur les formes, les couleurs et les propriétés médicinales de ces espèces. Alentour, un parc animalier abrite 150 pensionnaires dont l’approche habituellement difficile est ici facilitée. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; le vestibule et l'escalier avec sa rampe ; les pièces suivantes avec leur décor : au rez-de-chaussée, la chambre Empire et le bureau-bibliothèque ; au premier étage, la chambre bleue Sud-Ouest et le petit vestibule qui la précède : inscription par arrêté du 21 mars 1983. 

 château de Moidière 38090 Bonnefamille 

 Téléphone : 04 74 96 44 63 

 

Château de Mépieu

Le château de Mépieu a été construit vers la fin du XVe siècle par Antoine de Grôlée, et cette propriété est demeurée dans la famille de Grôlée jusqu’au début du XVIIe siècle. En 1602, les fils de François de Grôlée ont vendu ce domaine au président Jean Liotard. Sa fille, Marguerite s’est mariée avec Gabriel de Grôlée, ainsi le château est entré de nouveau dans le patrimoine des Grôlée. Suite à un incendie en 1627, une partie de l'édifice fut reconstruite à la Révolution, il s'agit d'une extension qui se démarque du reste du château par un style différent, mais intéressant. Le site a ensuite connu plusieurs propriétaires. En 1695, le château est propriété du cardinal Camus, évêque de Grenoble lorsque Gabriel Flocard fait l’acquisition de la Seigneurie de Mépieu. La famille Flocard restera propriétaire jusqu’en 1864 date à laquelle le domaine sera vendu à Ernest Gayet dont les descendants Richard sont encore habitants de la commune. Actuellement, c’est la famille de Vaublanc qui possède la propriété. 

C’est un site de grande taille. Il se situe un peu loin du village, à environ un kilomètre de l’église du Courtenay. Le château se compose d’un corps de logis en barlong de plan rectangulaire, mais l’état de la structure permet de diviser ce logis en trois parties. Celles-ci sont arrangées en blocs accolés tout en longueur. Le bâtiment principal est la partie la plus ancienne, datant de la période médiévale. Ce bâtiment est flanqué de trois tours et d’une tourelle en surplomb au coin du bâtiment. Les tours sont des tours d’escalier de plan circulaire: la tour ouest se situe sur le côté cour rattaché au bâtiment, tandis que la tour Est se trouve au coin du bâtiment, côté est. La tour de plan carré est également sur le côté est du bâtiment. L’emplacement des tours permet une observation tout le long des façades du bâtiment. Les bâtiments s’élèvent chacun sur différents niveaux; le bâtiment principal est le plus haut avec cinq niveaux, tandis que les deux autres bâtiments qui sont visiblement restaurés comprennent chacun trois niveaux. Quant aux tours, elles ne possèdent pas non plus la même hauteur. La tour carrée est la plus haute avec sept niveaux, puis la tour ouest avec quatre niveaux et la tour Est avec trois niveaux.

 Notre source indique des datations différentes sur les trois parties de l’édifice. La partie la plus ancienne date de la fin de la période médiévale (XVe ou début du XVIe siècle). C’est la seule partie de l’édifice dont nous pouvons voir la maçonnerie des murs. Le deuxième bâtiment (logis intermédiaire) date du début du XIXe siècle et le troisième bâtiment (logis modern) est daté de la fin du XIXe siècle. Une grande cheminée avec piédroits moulurés se trouve à l’intérieur du bâtiment, dans une pièce de 50 m². Les corbeaux de cette cheminée sont ornés d’un motif de volute sculpté. Un blason peint se trouve sur le linteau. A l’extérieur, à l’un des quatre coins du bâtiment (orienté vers l’ouest), se situe une grande tourelle en surplomb. Sa base est au niveau du premier étage et le corps se prolonge jusqu’au niveau de la toiture. Le décor sur la tourelle paraît exceptionnel avec la figure d’une main sculptée sur la base et la figure bestiaire en partie haute sur le corps. Cette dernière décore l’élément de canonnière. Par ailleurs, nous remarquons une fenêtre à croisée au deuxième étage du bâtiment. Cet emplacement suggère probablement la localisation de la grande salle à cet étage. 

 Éléments protégés MH: le château de Mérieu en totalité : inscription par arrêté du 9 juin 1987. 

 château de Mépieu 38510 Creys Mépieu

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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