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Château de Lancrau

Datant du XIXe siècle, le château de Lancrau (ou de Lancreau) est un monument historique angevin se trouvant à Champtocé-sur-Loire, en Maine-et-Loire entre Angers et Ancenis. La localité de Champtocé-sur-Loire est située de la rive droite de la Loire, sur les marches du Segréen. Un château-fort est installé au IXe siècle, qui défend le passage du fleuve. Le bourg s'installe à proximité. La terre de Lancrau, un peu plus au nord-ouest, appartient au Moyen Âge à une famille du même nom et rend aveu à Champtocé. Un édifice seigneurial existe au XVe siècle, période où est bâtie une chapelle. Le château est reconstruit au XIXe, avec une terrasse. Un escalier de style Renaissance est ensuite ajouté. 

 Éléments protégés MH : Chapelle (intérieur et extérieur) : inscription par arrêté du 14 octobre 1963

 château de Lancrau 49123 Champtocé-sur-Loire

 

Château de Launay

Après trois années passées dans son royaume de Naples, le "Bon Roi René", duc d'Anjou, acquiert le château en 1444. Agrandissement et embellissement, pour René et Isabelle de Lorraine, sa première épouse, font du château une demeure où est organisé le tournoi légendaire de la "Joyeuse Garde". Cette période charnière de la fin du Moyen-Âge y est sensible dans son architecture, où tourelles et douves ne sont que symboliques. René y introduit l'esprit de la Renaissance dans sa manière de vivre à l'italienne où le plaisir esthétique et le goût de la nature l'emportent sur la vie de cour. Dans ce lieu mythique se sont déroulés les plus grands tournois du XVe siècle où les plus grands nobles d’Europe se mesurèrent, lors de fêtes somptueuses. Launay était pour le roi René le "manoir du bon repos", ce lieu incitait à la méditation : le roi René qui appréciait sa sérénité aimait s’y reposer et partager son bonheur en musique. Aujourd'hui la chapelle, la salle des gardes, la galerie, la chambre de retrait, le colombier, la cour d'honneur et la basse cour à colonnades ont gardé leur intégrité du XVe siècle... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des bâtiments ; les pièces ayant conservé leur décors primitifs : classement par arrêté du 2 avril 1963. Les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments (non compris dans le classement) ; la partie du parc entourée de fossés : inscription par arrêté du 8 avril 1963.

 château de Launay 49400 Villebernier 

 Téléphone : 02 41 50 36 67 / 06 07 25 60 55

Château de Lathan

Du château ancien, il ne reste qu'une tour avec meurtrière, construite ou remaniée au XVIe siècle. Domaine créé aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le château fut agrandi de deux pavillons latéraux et les communs, l'orangerie, le colombier élevés en même temps qu'étaient tracé le parc, creusé le canal et bâti son embarcadère dans la première moitié du XVIIIe siècle pour la famille Pays de Lathan. Le château a été reconstruit après 1842 pour la famille La Bouillerie, par l'architecte Vestier en 1862, de style classique. Le parc s'étend sur une superficie de 50 hectares avec couverts, allées, cours d'eau, jardin ordonnancé, canal et fabriques. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château neuf, le parc, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 26 décembre 1990. Le parc du châte avec ses fabriques, les façades et les toitures des communs et les restes de l'ancien château : classement par arrêté du 14 mai 1999.

 château de Lathan 49490 Breil 

 Téléphone : 02 41 82 31 00

 

Château de Landeronde

Édifié au XVe siècle, le château a été remanié aux XVIe et XVIIe siècles. Il est annexé d'une chapelle. Le château de Landeronde, au sein d'un parc à l'anglaise, a conservé son cachet d'origine. Les façades en forme de L sont reliées par une tour hexagonale de style Renaissance contenant un escalier à vis. Au XVIIe siècle, les Le Jeune de Bonnevaux étaient seigneurs de Landeronde. Le fief est entré dans la famille de Meaulne par le mariage en 1719 d'Anne Le Jeune de Bonnevaux avec René de Meaulne (devenu chef de la famille de Meaulne après l'extinction en 1744 de la branche ainée des marquis de Lancheneil). Le château est ensuite resté dans cette famille qui en est encore propriétaire aujourd'hui.

 Éléments protégés MH : Chapelle en totalité, escalier droit extérieur, puits : classement par arrêté du 7 décembre 1964 ; Façades et toitures : inscription par arrêté du 7 décembre 1964 

 château de Landeronde 49370 Bécon-les-Granits

   

Château de la Jumellière

La terre de La Jumellière est restée dans la même lignée depuis le XIIe siècle. Elle appartenait au XVIIIe siècle à la famille Barjot de Roncé, dont était issue Marie Joséphine Caroline Barjot de Roncé, dame de La Jumellière, épouse de Jean Louis Marie Le Bascle, marquis d'Argenteuil, lieutenant général des armées du Roi. Leur fille, Blanche Joséphine Le Bascle d'Argenteuil (1787-1851) devient en 1811 la seconde épouse de Charles de Maillé de La Tour-Landry, 2ème duc de Maillé (1770-1837), et lui apporte La Jumellière. Leur fils, le comte Armand Urbain de Maillé de La Tour-Landry (1816-1903) et son épouse, Jeanne Lebrun de Plaisance (1835-1920), font construire le château actuel de 1858 à 1861 par l'architecte Henri Parent. Les écuries, plus tardives, sont dues à l'architecte Ernest Sanson et le tracé du parc au paysagiste Henri Duchesne. Le domaine se transmet ensuite au comte Louis Armand Joseph de Maillé de La Tour-Landry, duc de Plaisance (1860-1907), puis à sa fille Simone de Maillé de La Tour-Landry (1889-1950), épouse du prince François de Polignac, et à leur descendance.

 Éléments protégés MH : le château en totalité, avec ses décors intérieurs de boiseries, y compris les consoles attachées aux boiseries du grand salon et de la salle à manger, ainsi que les cantonnières avec leurs doubles-rideaux et les portraits en médaillon intégrés aux boiseries du grand salon ; dans le vestibule, le tableau de la dévolution de la terre de la Jumellière, également intégré; les façades et les toitures des écuries et du pavillon du jardinier; l'ensemble du parc clos de murs avec ses grilles, pont et porteries, y compris la glacière, et à l'exclusion de la véranda adossée à la porterie sud ; le château-d'eau, les serres avec la rocaille et la grange à fleurs : inscription par arrêté du 16 juin 2014. 

 château de La Jumellière 49120 La Jumellière 

 Téléphone : 06 61 35 17 11

   

Château de Jarzé

Le château est l'œuvre de Jean Bourré, qui en lance l'édification peu après celle du Plessis-Bourré, dans les années 1470-80. Il restera néanmoins inachevé. Du XVe siècle subsistent les murs et les voûtes du corps central. Le château, vendu à la Révolution, fut acquis en 1792 par un négociant, Pierre-Jean Deurbroucq. Il le restaure après qu'en 1794 l'armée vendéenne l'ait incendié. Il reprend alors la façade principale et les agencements intérieurs. À cette occasion, il fit démolir deux tours et les cages d'escaliers qui se situaient aux angles du logis. La conservation du devis de construction permet de restituer les distributions et le mobilier intérieur voulus par Jean Bourré. Un procès-verbal de 1603 permet de connaître ce qui a été bien construit du projet du XVe siècle, et de vérifier l'exactitude des vues du château réalisées par Gaignières en 1699.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, des communs, de la ménagerie et de la faisanderie, de la porte Malbrèche (portail), du pavillon d'entrée côté bourg, de la fuye, de la chapelle, et pour les intérieurs du château; les sous sols, le rez-de-chaussée et le premier étage en totalité; l'ensemble du parc (dont les allées, l'étang avec sa digue, la double grille d'entrée côté village, les terrasses et leurs jardins, les bassins, les escaliers, les murs de soutènement et murs d'enceinte de l'ensemble du domaine) : inscription par arrêté du 14 avril 2008.

 château de Jarzé 49140 Jarzé

   

Château de Huillé

Posé dans la douceur verdoyante du bocage angevin, le château de Huillé est l'un de ces édifices discrets qui condensent en eux l'essentiel de l'histoire provinciale française. Loin des itinéraires touristiques balisés, il offre au visiteur attentif une lecture presque stratigraphique de l'architecture seigneuriale : chaque façade, chaque tour, chaque ouverture trahit une époque, une ambition ou un goût différent. Ce qui rend ce château véritablement singulier, c'est la superposition lisible de ses campagnes de construction, du massif donjon primitif aux élégantes fenêtres à meneaux héritées de la fin du Moyen Âge, jusqu'aux sobres corps de logis du XVIIe et du XVIIIe siècle qui lui confèrent sa silhouette actuelle. L'ensemble ne cherche pas le spectaculaire ; il incarne plutôt cette manière angevine de bâtir avec raison et durée, en utilisant le tuffeau blond extrait des carrières voisines de la Loire. L'expérience de visite est celle d'un site intimiste, où le silence des douves et la hauteur des communs invitent à la contemplation. Les amateurs d'architecture médiévale y décèleront les vestiges d'un plan défensif caractéristique du XIIIe siècle angevin, tandis que les passionnés d'histoire moderne apprécieront les transformations qui reflètent l'ascension sociale de familles bourgeoises et nobiliaires locales sous l'Ancien Régime. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures : inscription par arrêté du 7 avril 1975 

 Château de Huillé 49430 Huillé-Lézigné

 

Château de la Haute Guerche

La seigneurie, attestée dès le début du XIIIe siècle, appartenait à la famille de Savonnière avant de devenir, au début du XVe siècle, la propriété des seigneurs de la Jumellière. Né vers 1389, Guillaume de la Jumellière était seigneur de la Haute Guerche, de Martigné Briand et de Blaison. Capitaine au château de Beaufort en Vallée, il fut l’un des premiers membres de l’ordre du Croissant, créé par René d’Anjou en 1448. Son fils Lépart, né vers 1411, résidait au château en 1452 et 1461. Il eut pour fils René de la Jumellière, conseiller et chambellan du Roi, commanditaire, vers 1503 au maître d’oeuvre Pierre Péret, de la partie centrale du château de Martigné Briand. À sa mort vers 1519, la seigneurie échut par héritage à la famille de Goulaines qui la vendit en 1635 aux Barrin de la Galissonnière. Il est incendié en 1793, sur l’ordre de Vial, maire de Chalonnes, et fut vendu comme bien national quatre ans plus tard.

 Le site se divisait en deux parties : une haute cour indépendante, fermée de courtines et entourée de fossés secs au nord-est et une basse-cour incluant des communs et une chapelle. Le logis seigneurial s’organisait en L autour de la haute cour. Les trois étages, éclairés côté Layon par de larges croisées en tuffeau munies de coussièges, chauffés par des cheminées, formaient les étages nobles. Quatre tours rodes, dont deux seulement sont encore en élévation, flanquaient les angles de la haute cour. Très ruiné, le château présente encore deux enceintes fortifiées : dans la haute-cour s’élève le donjon carré du XIIIe siècle, renforcé au XVe siècle par quatre tours circulaires (trois subsistent) et flanqué d’un escalier de la même période. La basse-cour, dont l’entrée est contrôlée par un corps de garde à échauguettes du XVIe siècle, possède les vestiges d’une chapelle castrale du XIVe siècle et un grenier à céréales du XVe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de la chapelle et de l'ancien grenier d'abondance ainsi que les ruines du château: inscription par arrêté du 18 mai 1971. 

 château de la Haute Guerche 49190 Saint-Aubin-de-Luigné 

 Téléphone : 06 63 64 80 11 

 

Château du Hardas

Château construit aux XVe et XVIe siècles. Des reprises ont été effectuées au XVIIe siècle et au XIXe siècle. Les parties agricoles datent du XIXe siècle. Du nord au sud, le château est constitué d'une succession de quatre corps de bâtiments, il est flanqué aux angles nord-ouest et sud-est de deux tours rondes. La tour nord, couverte par un dôme et sommée d'un lanternon, comporte une corniche à modillons, à l'intérieur fut installé au XXe siècle un escalier tournant métallique. Sur la face est, le pavillon central auquel est accolé, au nord, un pavillon plus étroit comprenant un escalier à vis dans oeuvre. Le gros-oeuvre des constructions est en moellons de grès, les lucarnes, l'entourage des baies et les corniches sont en pierre de taille de tuffeau. Les lucarnes sont amorties de frontons-pignons, à rampants festonnés, sur lesquels sont inscrites des armoiries martelées, illisibles. Les baies de la face est sont encadrées par des chambranles à crossettes ; celles de la face ouest disposent de pilastres cannelés ioniques, longs et étroits. On trouve au sud est un petit pavillon ouvrant sur le jardin. Les parties agricoles sont couvertes par des toitures à longs pans, l'étable présente sur sa face sud une lucarne-pignon.

 Éléments protégés MH : les bâtiments constituant le manoir à savoir le corps de logis avec les bâtiments et les tours le prolongeant, le pavillon isolé ; les façades et les toitures du corps de logis principal et du pavillon isolé ; la parcelle correspondant à l'emprise du château et de son ancienne cour d'honneur : classement par arrêté du 7 février 1994 

 château du Hardas 49500 Louvaines 

 Téléphone : 06 89 02 06 90

Château de la Hamonnière

Le château doit son nom à Messire Antoine Hamon, qui était seigneur en 1408. Le corps central, datant de la première moitié du XVe siècle, comporte une tourelle à pans coupés pour l'escalier. Une grande toiture, aussi haute que la façade, est égayée de hautes lucarnes à grands pignons aigus. Au XVe siècle, l'édifice se vit adjoindre un prolongement vers l'ouest et un pavillon d'angle ou donjon de plaisance, de trois étages dans le style renaissance. Il passe fin XVe siècle à la famille Legay. Jean Legay fonda le 29 janvier 1509 une chapelle en l’honneur de Notre-Dame. La dame Claude Leroux, veuve d’Antoine Legay, obtint le 2 février 1595 des lettres patentes, qui lui accordaient tous les droits de prééminence dans l’église, cession confirmée par lettres nouvelles du 26 août 1596 à l’encontre de l’opposition du prieur de Champigné et du seigneur de Charnacé. Ce serait là l’origine d’une légende qui raconte que le Roi Henri avait donné la terre à une jeune fille du pays qu’il aurait aimée. 

 Éléments protégés MH : le château de la Hamonnière (intérieurs et extérieurs) : classement par arrêté du 2 février 1949. 

 château de la Hamonnière 49330 Champigné 

 Téléphone : 02 41 42 01 38

   

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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