Rechercher un château inscrits et classés au titre des Monuments Historiques

Château de la Perraudière

Ce château, vaste ensemble avec communs, ferme et jardin, a été édifié vers 1657 pour Sébastien Serezin, conseiller et ancien président de l'élection d'Angers. Le château est constitué d'un corps de bâtiment flanqué de deux ailes formant avant-corps latéraux. La cour d'honneur est encadrée par les communs, les écuries, la sellerie, les logements des domestiques. A côté du château, se situe la ferme et derrière lune chapelle fondée en 1662. L'intérieur du château de la Perraudière conserve des décors de qualité notamment le grand salon avec ses boiseries XVIIIe siècle et la salle à manger Louis XVI.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, des bâtiments de dépendances et de la métairie; la chapelle et le puits ; les pièces suivantes avec leur décor intérieur : le grand salon et le petit salon, la salle à manger et le bureau ; le potager en pierre de la cuisine : inscription par arrêté du 17 avril 1986.

 château de la Perraudière 49140 Lué-en-Baugeois

 

Château du Périneau-Verrières

Demeure de campagne de Michel Bardoul de la Bigottière, élève de Gabriel, qui élève l'édifice en 1784. Le plan originel subsiste: maison entre cour et jardin à la française. Le parc a été remodelé en jardin à l'anglaise dans la seconde moitié du XIXe siècle, et la maison a subi des adjonctions. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de la partie XVIIIe siècle du château : inscription par arrêté du 13 octobre 2003. 

 château du Périneau-Verrières 49800 Trélazé

 

Château du Percher

Ancien fief et seigneurie relevant de Bouillé-Théval, le château est semble-t-il reconstruit entre 1495 et 1515 par Pierre et Guillaume de Tinténiac. De par le décor sculpté des lucarnes il semble que l'aile Est soit la plus ancienne, datable fin du XVe siècle ; l'ornement italianisant des baies de l'aile nord indiqueraient une campagne plus tardive durant le premier quart du XVIe siècle. La chapelle, dédiée à l'origine à Saint-Aubin, puis ensuite à Notre-Dame de Pitié, semble contemporaine du début de la construction du château. Des restaurations ont été entreprises, notamment sur l'aile Est, mais aussi sur la chapelle entre 1855 et 1860, les vitraux de celle-ci sont alors exécutés par le peintre-verrier Gérome Darmel. A la même époque on élève de nouveaux communs et la conciergerie. De nouveaux travaux de restauration, concernant surtout les lucarnes les plus fragiles, ont été réalisés en 1930 par Hardion et Bricard, architectes des Monuments Historiques.

 Le château comprend deux corps de bâtiments en équerre ouvrant vers le sud-est sur une cour. L'aile Est, plus disparate, dispose de deux bâtiments de volumes différents, l'un avec un étage de comble en surcroît, l'autre avec un étage carré, reliés par une haute tour d'escalier, à l'angle sud ouest, elle est flanquée d'une tour coiffée d'un toit conique. Passant d'un plan octogonal en partie basse à un plan carré en partie haute, par l'intermédiaire de pendentifs triangulaires, la tour d'escalier comporte à l'ouest une tourelle en encorbellement offrant un accès au comble et à la chambre haute. L'aile nord, avec un étage carré et un étage de comble, dispose elle aussi, sur sa face ouest, d'un escalier hors-oeuvre couvert comme le premier par un haut toit en pavillon. La chapelle de plan en croix latine, est couverte par une croupe ronde et voûtée en ogives à liernes et tiercerons un campanile en bretèche domine le pignon ouest. La porte d'entrée de l'aile est surmontée d'armoiries de la famille Scépeaux. 

 Éléments protégés MH : les façades : classement par arrêté du 23 juin 1922. Les toitures : classement par arrêté du 30 septembre 1965. La chapelle : classement par arrêté du 11 mars 1968. 

 château du Percher 49500 Saint Martin du Bois 

 Téléphone : 02 41 95 10 56

 

Château de Passavant

Village développé autour de deux centres : le château bâti dans le premier quart du XIe siècle par Foulques Nerra ; et le prieuré Notre-Dame au XIIe siècle ; au XVe siècle village forme des paroisses Saint-Etienne et Notre-Dame, issues des deux centres l'église Saint-Etienne située dans le château et le prieuré Notre-Dame ; réunion en une seule paroisse Saint-Etienne après destruction de l'église Saint-Etienne en 1626 ; la structure actuelle du village a peu évolué et reflète cette bipolarisation : une zone semi concentrique s'étend à l'entrée du château, une autre s'évase vers le nord à partir de l'église du prieuré ; faible extension du village au XIXe siècle vers le nord... Face au Poitou, sur le haut Layon, le château de Passavant est l'une des places-fortes créées par le comte d'Anjou, Foulques Nerra dans le premier quart du XIe siècle. Ruinée, elle est reconstruite après 1210 avec une enceinte cantonnée de tours, à quoi s'ajoute au XVe siècle, un puissant logis à haute tour d'escalier. Le château est ravagé par les huguenots en 1574. Depuis lors, il a été peu réoccupé (reconstruction d'un nouveau logis au XVIIIe siècle, puis vers 1930, réaménagement en maison viticole avec celliers) mais sauvé de la ruine complète. Il reste du château féodal d’importants vestiges comme la muraille flanquée de tours rondes et il est possible de voir, dans le portail d’entrée du XVIe siècle, les traces d’un ancien pont-levis. L’habitation actuelle, qui se trouve dans la cour, date du XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : Ensemble du château, y compris ses douves : inscription par arrêté du 9 août 1999 

 château de Passavant 49560 Passavant sur Layon 

 Téléphone : 02 41 59 53 96

 

Château de Parpacé

Château comprenant un donjon du XIe ou XIIe siècle ; deux tours ont été construites aux angles nord-ouest et sud-est du donjon au XVe ou XVIe siècle ; les lucarnes sur faces ouest et est sont de la deuxième moitié du XVIe siècle ; au deuxième étage des fenêtres ont été percées au XVIIe siècle dont l'une porte la date 1652 ; autres ouvertures du XIXe siècle. Donjon médiéval de forme quadrangulaire, cantonné de deux tours. Il semble plus ancien que les percements et voûtes de la fin du XVIe siècle. Le château voisin, restauré au XIXe siècle, a conservé la plupart de ses dispositions des XVIe-XVIIe siècles, en particulier ses cuisines monumentales. Le décor peint (1875-1885) des appartements du comte de Galembert est conservé. 

 Éléments protégés MH : le donjon et son assiette archéologique, les bâtiment des cuisines: inscription par arrêté du 19 avril 1993. 

 château de Parpacé 49150 Baugé-en-Anjou

   

Château d'Orgemont

Le Château d'Orgemont est une maison de maître construite au XVIIIe siècle. Ce monument, classé parmi les Monuments Historiques, illustre l’architecture de l’époque de Louis XVI tout en intégrant des structures plus anciennes. Il a été édifié pour Pierre-Roch Deville, avocat, conseiller du roi et notaire, reflétant ainsi le statut social élevé de son commanditaire. La construction du château s’inscrit dans un contexte où Angers, ville dynamique du XVIIIe siècle, voit se développer des résidences bourgeoises et aristocratiques. Ces maisons de maître, souvent entourées de jardins et de cours d’honneur, symbolisaient le pouvoir économique et politique de leurs propriétaires. Le Château d’Orgemont, avec ses façades et toitures protégées, ainsi que ses grilles et murs de clôture, incarne ce patrimoine architectural et social. 

 Éléments protégés MH : Façades, toitures du bâtiment d'habitation et des anciennes servitudes (cad. D 1551) : classement par arrêté du 19 octobre 1965 ; Grilles et murs de clôture, cour d'honneur, jardin et terrain faisant suite : inscription par arrêté du 19 octobre 1965

 château d'Orgemont 49000 Angers

 

Château des Noyers

Château-domaine viticole de la vallée du Layon. Le château des Noyers, de la fin du XVIe siècle, conserve des éléments architecturaux médiévaux, dont les communs du XVe siècle. Deux tours cantonnant les communs ont été transformées en pigeonnier et en chapelle. La basse-cour avec auditoire de justice et maisons rurales des XVIe et XVIIe siècles, longe le flanc Est de l'enceinte fortifiée. A la mort de du Guesclin, le fief de Montsabert revint dans la famille de Laval, puis sera vendu à la famille Le Maistre, par mariage il passera à la famille Goislard. Le château fut restauré par mode dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ailes en retour, tour ouest, chapelle, parties des étables datant du XVe siècle ; logis, reprise ailes en retour, remaniement de la chapelle et portail datant de la deuxième moitié du XVIe siècle ; tours sud-ouest, couverture du logis, parties agricoles du XIXe siècle.

 Éléments protégés MH : les éléments suivants du château et son domaine d'accompagnement : les façades et les toitures du château, les façades et les toitures des communs, la tour-chapelle, les deux tourelles de défense et la douve protégeant la cour sud, avec le portail de la basse cour, les sols des jardins nord et leurs murs de soutènement, les sols des jardins sud, le bâtiment abritant la boulangerie : inscription par arrêté du 22 octobre 1996.

 château des Noyers 49540 Martigné Briand

 Téléphone : 02 41 54 09 60

 

Château de Narcé

Le château de Narcé trouve ses origines au XIe siècle avec Arnoul de Narcé, qui épousa Ermengarde, fille de Pignon, propriétaire de terres données par le Comte Foulques Rechin. En 1151, la propriété fut vendue à Robert d'Arbrissel, fondateur de l'abbaye de Fontevrault. Au XIIIe siècle, Hugues de Narcé, chevalier templier, y fut commandeur. Le domaine passa ensuite à la famille Bernard d'Etian, dont Élie Bernard, marié à Charlotte du Bellay, fit reconstruire le manoir. Au XVIIe siècle, le château arborait un écu sculpté sur son portail et abritait une chapelle dédiée à sainte Marie-Madeleine. En 1775, Charles Laurent Aveline, secrétaire de l'Académie d'Angers, le fit reconstruire par l'architecte Bordillon, ajoutant un parc avec pièces d'eau et avenues. Le château actuel, édifié en 1880 après un incendie, mêle style angevin et brique, typique du XIXe siècle. Au XXe siècle, le domaine fut réquisitionné pendant la Première Guerre mondiale comme hôpital pour soldats américains. En 1941, sous Pétain, il devint un chantier de jeunesse, précurseur des établissements techniques. Transformé en lycée professionnel en 1945, il accueille aujourd’hui 1 100 élèves et apprentis. Le nom « Narcé » a évolué au fil des siècles : Nivernis (1028), de Nevertio (1073), ou Narczay (1540), reflétant son histoire médiévale et son lien avec les Templiers et la noblesse angevine. Le domaine, autrefois agricole (400 ha de vergers au XXe siècle), fut aussi une raffinerie de sucre au XIXe siècle avant sa vocation éducative actuelle. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures des communs et de la chapelle : inscription par arrêté du 17 juin 1975

 château de Narcé 49140 Loire-Authion

   

Château de la Motte-Grollier

Le château de la Motte-Grollier est un édifice construit entre le XVIIe et le XIXe siècle, il incarne l’architecture résidentielle de cette période, mêlant influences classiques et évolutions stylistiques propres à chaque époque. Le château est représentatif des demeures seigneuriales ou bourgeoises qui ont marqué le paysage angevin, souvent liées à l’exploitation agricole ou à une fonction de résidence secondaire pour des familles aisées. Dans la région des Pays de la Loire, et particulièrement en Anjou, les XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ont été marqués par une économie rurale dynamique, centrée sur l’agriculture, la viticulture et les activités artisanales. Les châteaux de cette période servaient souvent de centres administratifs pour des domaines agricoles, tout en reflétant le statut social de leurs propriétaires. Leur présence témoigne aussi des transformations sociales et économiques de la région, entre Ancien Régime, Révolution et industrialisation progressive.

 Éléments protégés MH : Façades et toitures de la maison de maître, de la maison de domesticité et des communs attenants ; orangerie : inscription par arrêté du 13 août 1991

 château de la Motte Grollier 49430 Durtal

 

Château de la Morinière

Le château de la Morinière est un édifice emblématique Construit au XVIIe siècle, il représente un exemple typique de l’architecture résidentielle aristocratique de cette période, marquée par une transition entre les styles Renaissance et classique. Son classement au titre des monuments historiques en 1988 témoigne de sa valeur patrimoniale et de la volonté de préserver ce patrimoine local. Le monument comprend plusieurs éléments remarquables, dont l’ancien château proprement dit, une chapelle, une fuie (pigeonnier) et un puits. Ces composantes illustrent l’organisation traditionnelle des domaines seigneuriaux, où les bâtiments utilitaires côtoyaient les espaces de représentation. Le site est répertorié dans la base Mérimée, ce qui facilite son identification et sa protection au sein du patrimoine national. La localisation du château, dans la commune de Soulaines-sur-Aubance, s’inscrit dans un territoire marqué par une histoire rurale et viticole. Au XVIIe siècle, l’Anjou, dont fait partie le Maine-et-Loire, était une région dynamique sur le plan agricole, avec une noblesse souvent impliquée dans la gestion des terres et des vignobles. Les châteaux de cette époque servaient à la fois de résidences pour les élites locales et de centres administratifs pour les domaines environnants. Le classement de 1988 a permis de protéger des éléments spécifiques du château, tels que la chapelle et la fuie, qui sont des témoignages concrets des modes de vie et des pratiques architecturales du XVIIe siècle. Ces protections s’inscrivent dans une politique plus large de sauvegarde du patrimoine angevin, riche en édifices historiques allant du Moyen Âge à l’époque moderne. Aujourd’hui, le château de la Morinière reste un point d’intérêt local, bien que les informations sur son accessibilité au public ou ses usages actuels (visites, événements, hébergements) ne soient pas précisées dans les sources disponibles. Son existence contribue néanmoins à enrichir le paysage culturel et historique des Pays de la Loire, une région où les châteaux et manoirs sont nombreux et variés. 

 Éléments protégés MH : Ancien château proprement dit, chapelle, fuie, puits : classement par arrêté du 18 avril 1988 

 château de la Morinière 49610 Soulaines-sur-Aubance

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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