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Château de Ruat

Le château servit, du XIVe au XVIe siècle, de résidence d'agrément aux Captaux de Buch. Jean Amanieu, conseiller au Parlement, acheta le château, dont il prit le nom, et où il établit le siège de sa seigneurie, dont la juridiction s'étendait sur les paroisses de La Teste, Cazaux, Gujan et Le Teich. Il n'eut qu'une fille qui épousa M. de Lauzac de Savignac et lui porta en dot le château, dans lequel ne se passa aucun événement remarquable pendant la Révolution et l'Empire et jusqu'en1845, date laquelle il fut vendu à M. Festugières. Très remanié à la fin du XIXe siècle, le bâtiment ne laisse plus apparaître qu'une faible partie de son architecture d'origine. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures à l'exclusion de la tour circulaire à mâchicoulis : inscription par arrêté du 5 novembre 1970. 

 château de Ruat 33470 Le Teich

 

Château de La Roque

Une forteresse médiévale occupait le site avant l'acquisition du lieu, en 1639, par Henri du Mas, avocat au Parlement de Bordeaux. Le domaine associe alors culture de la vigne et carrières de pierre. Des bâtiments disposés en U abritent communs et logis. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, un château d'eau est érigé, le parc réaménagé et des bâtiments vinicoles élevés. La transformation de l'édifice est menée par l'architecte Alphonse Blaquière, dans les années 1888. Les bâtiments en L avec galeries à colonnades et pavillons, ferment une terrasse qui s'ouvre à l'est sur le parc et au sud sur la Dordogne et le jardin d'eau. La structure des jardins du XVIIIe siècle reste lisible, marquée par les terrasses, le belvédère et le jardin d'eau. 

 Éléments protégés MH : le château avec ses communs et ses dépendances : inscription par arrêté du 28 septembre 2006. Les jardins, y compris les parcelles boisées, incluant les terrasses, les réseaux et les aménagements hydrauliques, le pavillon de l'orangerie et le belvédère, le vivier et les jardins d'eau ; les terrasse du logis bas ; les terrasses intermédiaires ; le belvédère du XVIIIe siècle. ou péristyle ; le pavillon du XVIIIe siècle. ou orangerie ; le château d'eau du XIXe siècle. ; les parties boisées : classement par arrêt du 25 juillet 2007. 

 château de La Roque 33240 Saint-Germain-de-la-Rivière 

 Téléphone : 05 57 84 40 12

   

Château des Rochers

Le château des Rochers a été reconstruit à partir de 1777 par le marquis Jean François de Rolland, président du Parlement de Bordeaux. Les bâtiments s'organisent suivant un plan en U encadrant une cour rectangulaire à laquelle on accède par un portail monumental ouvert dans le mur de clôture. Le logis est une chartreuse rectangulaire à un niveau flanquée de chaque côté de deux pavillons carrés coiffés de combles à pans brisés. Au centre des façades un avant-corps en très légère saillie et percé d'une porte est couronné d'un fronton triangulaire, les dépendances de ce château viticole ferment les deux autres côtés de la cour. D'autres communs dont l'écurie et la chapelle se situent à l'extérieur de cet ensemble. Ouvrant sur la façade postérieure, le jardin barlong est agrémenté de fontaines et de bassins. 

 Éléments protégés MH : le château avec ses jardins, en totalité : inscription par arrêté du 27 mars 2008.

 château des Rochers 33210 Preignac 

 Téléphone : 05 56 63 28 29

   

Château de Rochemorin

Les premiers seigneurs connus de ce château dont la tradition fait remonter l'origine à l'invasion arabe, datent du XIVe siècle. Acheté en 1609 par la famille de Montesquieu, le manoir ravagé par la Fronde puis restauré, voit probablement la naissance de l'écrivain en 1716. Le pavillon nord-ouest, le logis ouest contigu et un mur, vestige d'un pavillon sud-ouest détruit, remontent aux XVe et XVIe siècles. Le pavillon nord-est semble de la fin du XVIe ou du XVIIe siècle. Le cuvier sud a été refait vers 1900. En 1973, achat du château par d'André Lurton, viticulteur de l'Entre-Deux-Mers, amoureux de la région des Graves et grand défenseur de son vignoble, depuis cette date, celui-ci n'a eu de cesse de redonner au vignoble la place qui fut jadis la sienne. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis et du pavillon d'entrée, les restes du pavillon sud-ouest, le mur Nord de clôture du XVIIIe siècle avec sa grille, les deux cheminées intérieures du rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 6 août 1990. 

 château de Rochemorin 33650 Martillac 

 Téléphone : 05 57 25 58 58

   

château du Roi

Au VIIIe siècle, un moine breton originaire de Vannes s’installe sur le site. Émilian est ouvrier boulanger avant d’embrasser la vie monastique à Saujon, près de Royan où sa grande vertu lui vaut le respect et les louanges. Il se retire ensuite sur les pentes calcaires de la vallée de la Dordogne, dans la forêt des Combes qui recouvre jadis le site actuel de Saint-Émilion. Au début du XIIe siècle, un collège de chanoines, un couvent, sa chapelle et une première enceinte sont édifiés. En 1199, Jean sans Terre, le frère de Richard Coeur de Lion, à son accession au pouvoir, confirme l’existence du corps municipal, la jurade, de Saint-Émilion. En 1289, le roi Édouard Ier, duc d’Aquitaine, fixe les limites de la juridiction qui s’étend sur un peu plus de 7 800 hectares. Comme de nombreuses cités de la région, Saint-Émilion passe du camp anglais au camp français et inversement.

Seul donjon d'époque romane conservé inaltéré en Gironde. Les fortifications de la ville datent de 1199. Le donjon aurait été bâti par le même ingénieur et servit de citadelle. Le château se compose de deux cours basses et du donjon carré construit sur un cube de rochers isolé du coteau par le creusement de fossés. Le cube était entouré de murs. Le donjon, au centre de la plateforme est carré et garni de contreforts plats sur les angles et au centre des faces. Il comprend trois étages superposés y compris le rez-de-chaussée. Le sommet du donjon est démoli. Il est probable qu'il n'était pas plus élevé que les deux restes de murs qui le dominent encore et qui doivent donner la hauteur du chemin de ronde. Cet édifice est construit sur l’ordre d’Henri III, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, d’où son appellation. Il tient lieu d’hôtel de ville jusqu’en 1720.

 Éléments protégés MH : le donjon fortifié, dit Château du Roi : classement par arrêté du 12 juillet 1886. 

 donjon fortifié dit château du Roi 33330 Saint-Emilion

 

Château Reignac

Maison noble avec tour et fossés appartenant au seigneur Baude de Peyron, mentionnée au XVIe siècle. Elle fut remplacée par un édifice construit selon un plan en U au XVIIe ou XVIIIe siècle. Au milieu du XIXe siècle, la chapelle est détruite et les parties agricoles entièrement réaménagées. Création d'une cour d'honneur fermée par de très belles grilles et d'une remarquable serre signée Gustave Eiffel. Sous l'Ancien Régime, la seigneurie appartient successivement aux familles Palenque, Peyron, Donissan, Bontemps et Andrault. D'après une é tude des propriétaires en 1869 "le château, de construction moderne, est aujourd'hui quant à la forme, ce qu'il était y a cent ans. Bien que toute la façade située à l'ouest fut parfaitement régulière et parait être de la même époque, il est certain que le pavillon du midi couvrait des bâtiments d'une autre date. C'était les restes d'un ancien château qu'entouraient les douves récemment comblées, c'est probable. À l'un des angle de la cour d'honneur était une chapelle d'une construction tout aussi moderne que celle du château. Si le château n'avait de féodal, tout dans l'ensemble signalait une belle seigneurie : avant-cour, cour d'honneur fermée par de très belles grilles, une superbe avenue à huit rangs d'arbres magnifiques, prenant de l'aant-cour, dans l'axe du château, descendant à Sorbé". Il y a 30 ans environ, le château de Reignac est passé de la famille Martin de Montsec à la famille Chaline. Aujourd'hui, le logis est construit selon un plan régulier en U à un étage carré et un étage de comble cantonné de deux pavillons à deux étages carrés et étage de comble. Vastes parties agricoles indépendantes. Parc avec bassin. Portail en fer forgé. 

 château Reignac 33450 Saint-Loubès 

 Téléphone : 05 56 20 41 05 

 

Château de Rayne-Vigneau

Château construit en 1863-1865 par l'architecte Louis-Michel Garros. Deux tours rondes et une chapelle flanquent un édifice rectangulaire de style éclectique mêlant néo-Renaissance, néo-gothique et style Louis XVI. Décor intérieur caractéristique du Second Empire, partiellement inspiré du XVIIIe siècle. La chapelle néogothique contient un décor d'Auger et Millet de 1863 et des vitraux de Villiers de 1867. Le dessin du parc est sans doute dû aux frères Bulher, dont le style se retrouve avec le thème du cercle, des allées courbes, des alternances de pelouses et de masses boisées. Potager excentré. 

 Éléments protégés MH : le château, son parc avec ses aménagements : la serre, les fontaines, le bassin, la pièce d'eau et le deuxième portail, en totalité : inscription par arrêté du 19 avril 2004. 

 château de Rayne-Vigneau 33210 Bommes 

 Téléphone : 05 56 76 64 05 

Château Raba

Château reconstruit au XVIIIe siècle par la veuve Raba et ses fils, riches négociants juifs portugais. Il est entouré de jardins sur lesquels s'ouvrent les architectures raffinées de pavillons et de fabriques. Après la guerre de 1870, Albert Ellissen redonne au château et aux jardins toute leur magnificence. Pendant la deuxième guerre mondiale, l'occupation du château Raba par les Allemands lui infligent d'importantes mutilations. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, le petit pavillon octogonal dit Pavillon des Muses situé dans le parc et le pavillon de Musique, le jardin, la fabrique, la statue et les communs: classement par décret du 21 mars 2008 

 château Raba 33400 Talence 

 Téléphone : 05 56 37 48 12

   

Château de Pujols

La localité de Pujols, dont l'histoire écrite ne commence qu'au XIVe siècle, devait être un lieu fortifié ou du moins habité à une époque très reculée. On trouve dans les environs quelques monuments celtiques, et l'église renferme un beau sarcophage chrétien, en marbre des premiers temps de l'établissement officiel du christianisme dans le pays. Guillaume-Raymond de Gensac, seigneur de Rauzan et de Pujols, ayant mécontenté le roi d'Angleterre par la prise du château de Bisqueytan, ce monarque le priva de ses seigneuries, qu'il donna à Guillaume Amanieu. En 1338, le château de Pujols fut pris par l'armée française, commandée par Raoul, comte d'Eu, et grossie par celle de Gaston XI, comte de Foix. Cette seigneurie fut restituée à cette époque à Guillaume-Raymond de Gensac; mais Guillaume-Raymondde Durfort ayant fait valoir des droits sur la seigneurie de Pujols, elle fut de nouveau reprise à Raymond-Guillaume de Gensac, le 28 octobre 1341. Le 14 juin de la même année, les revenus et la justice de Pujols avaient été donnés à Guillaume Sans de Pommiers. Jean de Madaillan, fils de Guillaume Aramon de Madaillan, seigneur de Rauzan, était seigneur de Pujols; il reçut en 1378, du roi d'Angleterre 200 francs pour les bons services qu'il lui avait rendus pendant la guerre qu'il soutenait contre Charles VI. En 1417, le château de Pujols suivit la fortune de son voisin de Rauzan, et rentra dans le domaine du roi d'Angleterre Henri VI, qui le donna le 11 février 1439 à son favori Bernard Angevin, qui parvint à se faire céder une grande partie des seigneuries de l'Entre-deux-Mers. Ce puissant personnage, dont la cupidité n'était jamais satisfaite, devant qui tout cédait, ne se contentait pas toujours de ce qu'il se faisait donner par Henri VI; "il s'empara de tous les fiefs de l'abbaye de La Sauve situés dans ses seigneuries, obligea les habitants à lui en payer les droits, empêcha la nomination des prévôts auxquels l'abbaye confiait l'exercice de la haute et basse justice, enfin mit obstacle à la jouissance de ses privilèges de pêche, de navigation et de passage". Mais là il s'adressait à plus fort que lui, et il fut obligé de restituer tout ce qu'il avait pris. Depuis cette époque, la seigneurie de Pujols est restée dans les mains des seigneurs qui possédaient Rauzan. Pujols était une baronnie. Les seigneurs de Duras prenaient au XVIIe siècle le titre de baron de Pujols. Les ruines du château appartenaient au milieu du XIXe siècle à la commune, qui y a installé la mairie, la justice de paix, etc. 

 Éléments protégés MH: le château en totalité : inscription par arrêté du 24 décembre 1925. 

 château de Pujols 33350 Pujols

 

Château du Puch de Gensac

Architecture témoignant de l'évolution d'une demeure seigneuriale du 13e au 17e siècle. Le bâtiment percé d'une archère cruciforme est la seule partie remontant à la fin du 13e ou au début du 14e siècle. Au 16e siècle, l'édifice primitif subit d'importants travaux d'agrandissement avec la construction d'un grand corps de logis, de la tour ouest à caractère défensif et de la tour d'escalier polygonale. Une enceinte épouse les contours du promontoire rocheux. Une tour-porte à pont-levis donne accès au château. Au 17e siècle, de nouveaux bâtiments augmentent le volume du corps de logis ; la tour ouest perd son rôle de flanquement. Aux 18e ou 19e siècles, de petites dépendances aboutissent à la création d'une petite cour intérieur au pied du château primitif. Les deux terrasses précédant la demeure ont été établies au 17e ou au 18e siècle. 

 Éléments protégés MH : le château, avec ses terrasses et les dépendances, ruinées ou non, qu'elles comportent : inscription par arrêté du 30 septembre 1994. 

 château du Puch de Gensac 33790 Pellegrue

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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