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Château de Vachères

Le château de Vachères est une construction féodale des XIIIe et XIVe siècles qui se présente comme un gros donjon cantonné de quatre tourelles, placé au centre d'une esplanade, elle-même cantonnée de quatre tours basses. D'importants percements ont été effectués au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle les quatre tours ont été remontées. Auparavant, Vachère devait être une résidence fortifiée. Importance et qualité des décors intérieurs. Au rez-de-chaussée, le bâtiment a conservé ses dispositions médiévales, divisé en deux grandes salles voûtées avec leur cheminée du XIVe siècle. La salle à manger conserve ses boiseries et placards du XVIIIe siècle. Au premier étage, galerie décorée de boiseries dorées et peintures, grand salon orné de panneaux de Natoire en camaïeu bleu, les dessus de porte peints par Boucher ont été remplacés par des copies. Au deuxième étage, chambre ornée de tentures bleues. Le grand escalier a conservé sa rampe en fer forgé. Les autres pièces ont été transformées depuis le XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité comprenant l'ensemble de la parcelle avec les bâtiments qu'elle supporte, extérieurs et intérieurs : classement par arrêté du 12 février 2013. 

 château de Vachères 43150 Présailles

   

Château de Servières

Le castrum de Servières est mentionné en 1250. La maison forte date du XIIIe siècle, et a conservé son logis donjon et sa basse-cour. Le château est formé d'un bâtiment rectangulaire de trois niveaux flanqué, du côté de l'escarpement, de deux tours. Il est protégé à l'opposé, par une enceinte formée de bâtiments d'époques variées qui paraissent reprendre le plan d'origine. Les percements datent du XVe siècle. Intérieurement la disposition ancienne subsiste au rez-de-chaussée avec des belles salles voûtées. Les étages ont été subdivisés au XVIIIe siècle et les pièces ont reçu un décor rustique avec plafond à la française, papiers peints et lambris peint. 

 Éléments protégés MH : le château, y compris les bâtiments de communs : inscription par arrêté du 7 février 1994. 

 château de Servières 43440 Saint-Didier-sur-Doulon

   

Château de Séneujols

Ce château est représentatif de l'évolution de l'architecture seigneuriale du Velay. Le donjon (XIVe ou XVe siècle) et son enceinte ont été renforcés durant les guerres de Religion, puis transformés aux XVIIe et XIXe siècles pour en faire un lieu à la fois résidentiel et agricole. A l'intérieur subsistent les menuiseries du XVIIe siècle ainsi qu'un décor peint en trompe-l'oeil. Au cours de la dernière guerre, un prisonnier italien a couvert un petit salon de peintures de paysage. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, comprenant le donjon, l'enceinte fortifiée, le logis, la chapelle, les communs et tous les décors intérieurs (décors peints, boiseries, escalier et cheminées) : inscription par arrêté du 19 mai 2003. 

 château de Séneujols 43510 Séneujols

 

Château de Séjallières

 Maison-forte du XVe siècle, modifiée plusieurs fois postérieurement, caractéristique des maisons fortes vellaves de la fin du Moyen Age. Son histoire est liée aux seigneurs d'Agrain qui s'efforcèrent de détenir des châteaux occupant les plateaux dominant l'Allier, position stratégique. Séjallières forma, comme Prunet, une coseigneurie. Les sires de Prunet se prétendirent, au XIVe siècle, seigneurs de Séjallières, jusqu'à ce que Louis de Goys réunisse les deux maisons, par mariage, au XVIe siècle. L'autre partie de la seigneurie dépendait, au XIIIe siècle, des seigneurs de Montlaur. En 1508, les seigneurs d'Agrain firent momentanément saisie féodale du château, cette part resta au XVIe siècle aux barons d'Agrain dont une branche s'intitule au XVIIIe siècle, Agrain de Séjallières. La demeure adoptait à l'origine un plan en L, complété par un bâtiment en retour, plus élevé au nord ouest. Le corps de bâtiment est accessible d'une part au rez-de-chaussée par une porte donnant accès à l'écurie; d'autre part au premier niveau par une montée en plan incliné menant à la grange. Sur l'angle ouest, une tour carrée se trouve légèrement en avancée au sud et à l'est. Le corps de logis servant d'habitation est en retour sur la vallée. L'aile nord-ouest a probablement subi de grosses modifications. D'abord de plan sensiblement carré, elle aurait été prolongée du côté sud pour aboutir à une situation symétrique à celle de l'aile principale d'habitation. 

 Éléments protégés MH : le château de Séjallières en totalité : inscription par arrêté du 13 février 1995.

 château de Séjallières 43510 Saint-Jean-Lachalm

Château de Salcrupt

La famille Besson du Bouchet était seigneur de Salcrupt depuis une date indéterminée. Vidal de Besson est le premier seigneur de la branche de Salcrupt connu ; il épouse Marie de Lévis en 1608. Cette famille conserve la maison forte jusqu'à la Révolution. La partie est de la maison forte et la tour-escalier correspondent sans doute au bâtiment le plus ancien (XVe siècle peut-être). Elle a été remaniée ultérieurement (XIXe siècle), notamment avec la création de baies feuillurées sur la façade. La partie ouest a été accolée à la précédente, peut-être au XVIIe siècle. Au XXe siècle la partie est de la maison servait d'école de hameau (1923-1958) et la partie ouest de logis de ferme. 

On peut supposer que le plan initial de la maison forte était identique à celui de la maison forte de La Borie (commune de Chenereilles) : un logis rectangulaire flanqué d'une tour-escalier en angle. La tour renferme un escalier en vis en granite jusqu'au premier étage et en charpente entre le premier étage et les combles. Cet escalier dessert toutes les pièces. La tour talutée est couronnée par deux bretèches, sans doute trois à l'origine. Elle est couverte d'un toit conique. La partie est de la maison possède un cave (autrefois sous plancher), un premier étage (ancienne salle de classe) et un comble à surcroît. Le rez-de-chaussée renferme une cheminée et une souillarde voûtée. La partie ouest possède un second étage qui a été un comble à surcroît. Elle a conservé ses baies à meneaux à arrêtes vives. Les niveaux des parties est et ouest sont légèrement décalés. Le bâtiment est couvert d'un toit à croupes. La maison forte est précédée d'une cour délimitée par des murs et des dépendances. Cette cour correspond sans doute à une enceinte fortifiée. L'angle sud-ouest de l'enceinte est actuellement occupé par une petite maison dans laquelle on distingue les fondations d'une tour ronde qui figure sur le cadastre ancien. A l'angle sud-est une base de mur arrondie indique peut-être une autre tour (non signalée sur le cadastre ancien). A l'ouest, la cour est fermée par un long corps de ferme. Ce bâtiment partiellement remanié conserve des baies chanfreinées. A l'est de la cour, s'élève un bâtiment avec un étage et un comble à surcroît qui est sans doute un ancien logement. Un four à pain ouvre dans la cheminée du rez-de-chaussée. L'accès à l'étage est extérieur. Ce bâtiment semble contemporain de la partie ouest de la maison forte. Dans son prolongement un hangar servait autrefois de préau à l'école. 

 Éléments protégés MH : le château, y compris le mur d'enceinte avec le portail, les communs et la cour intérieure : inscription par arrêté du 31 décembre 1996. 

 château de Salcrupt 43200 Saint-Jeures

 

Château de Saint Vidal

Château des XIIIe siècle, XIVe siècle, XVIe siècle, enceinte du XVIe siècle. Le château constitue, pour la région, l'ensemble fortifié le plus important de l'époque des guerres de Religion. Sous l'impulsion de son propriétaire Antoine II de la Tour, chef de la Ligue en Velay, le château acquiert son aspect actuel afin d'en aménager le logis et d'en compléter la défense. Le baron de Saint Vital avait pour objectif de doter la forteresse d'un système lui permettant de résister à une attaque par armes à feu. Il réalisa l'équipement des différents points de défense en utilisant les procédés recommandés à l'époque par les traités d'architecture, notamment par l'utilisation de meurtrières adaptées aux différentes armes à feu. Les travaux ont été menés de 1563 à 1578, il fit également ajouter une tour sur l'angle sud ouest et renforcer les murailles d'un glacis destiné à les rendre résistantes aux tirs de canon, et construire des communs prolongés par une courtine sud. 

 Éléments protégés MH : le château : classement par arrêté du 21 novembre 1958. L'enceinte : inscription par arrêté du 30 septembre 1991. 

 château Saint Vidal 43120 Saint-Vidal 

 Téléphone : 09 70 50 01 70 

Château de Saint Romain Lachalm

Demeure habitée par la même famille depuis le XIVe siècle, ayant fait l'objet au XIXe siècle d'importantes restaurations. Extérieurement, elles visèrent à lui redonner ses dispositions médiévales amoindries au cours des siècles (tours d'angle), intérieurement, installation d'un confort avec boiseries et cheminées. Cet édifice est représentatif de la réécriture médiévale ou éclectique propre au XIXe siècle. L'origine du château est une maison-forte élevée au XIIe siècle, composée d'un donjon entouré de fossés, d'une enceinte fortifiée avec chemin de ronde et pont-levis. Une seconde enceinte fermée d'un mur défendu par deux tours basses englobait les communs. A la Révolution, les tours furent abattues, puis rétablies en 1875. Les fossés furent comblés en 1827. De plan approximativement carré, le château se compose de quatre ailes autour d'une cour intérieure. Il reste une tour ronde à l'angle nord-ouest, une tour polygonale demi hors oeuvre au centre de la façade sud, des échauguettes aux angles sud est et sud ouest. Une autre échauguette flanque le côté ouest de la tour polygonale. Un jardin à la française s'étend devant la façade principale. Vers 1875, l'ancienne cour intérieure a été couverte d'une verrière. A l'intérieur, décor en majorité du XIXe siècle, comprenant des cheminées monumentales, peintures au pochoir néo-gothiques, boiseries, plafonds à la française, tapisseries. 

 Éléments protégés MH : le château, y compris le parc et les pièces suivantes avec leur décor : l'escalier, le grand hall, la salle à manger, le grand salon avec ses tapisseries, le petit salon vert, la salle à Martin (rez-de-chaussée) et la bibliothèque, la chambre troubadour, la chambre impériale (premier étage) : inscription par arrêté du 15 septembre 1993.

 château de Saint Romain Lachalm 43620 Saint-Romain-Lachalm

Téléphone : 06 73 86 91 21

Château de Saint Pal de Chalençon

Système de défense constitué par le château et son enceinte. Château construit pour le compte de l'évêque de Rodez à la fin du XVe siècle. Édifice conçu dans le goût des débuts de la Renaissance, une partie sert actuellement de presbytère. On y admire une magnifique cheminée en pierre de taille de sept mètres de long, dans la vaste salle ogivale du rez-de-chaussée, et l'escalier d'honneur du donjon, qui ne comporte pas moins de 86 marches de pierre et dont les sculptures s'épanouissent au sommet en de remarquables feuilles de palmier. A la fin du XVIIe siècle, le château passe aux Polignac. Cependant ceux-ci ne gardèrent pas longtemps la seigneurie. Une cinquantaine d'années plus tard, pour subvenir aux dépenses qu'entraînait la vie à la cour, ils se trouvaient dans l'obligation de la vendre. Elle passa, à la veille de Révolution, à Marie Louise de Besse de la Richardie, épouse de Jean Hector de Genestet, comte de Saint Didier. Il est probable que la reconstruction du château au début du XVIe siècle s'était accompagnée d'une réfection au moins partielle de l'enceinte fortifiée du bourg. Il reste deux tours et trois portes, dont les plus anciennes, celles du Nord et celle du Sud sont classées. 

Si la commune est mentionnée dans des documents remontant à 1034, aucune date n'a encore été trouvée situant la construction des fortifications. Celles qui subsistent semblent dater du XIVe siècle. Des cinq portes, trois seulement subsistent : celles du nord, du sud et de l'ouest. La porte du nord conserve ses mâchicoulis mais a perdu son crénelage. La porte sud se présente en arceau brisé avec l'appareil de défense, créneaux et mâchicoulis complet et en bon état. Des maisons ont été construites autour, mais la tour à laquelle était reliée la défense subsiste. La maison qui touche la porte à l'intérieur des remparts, possède encore une ouverture gothique tréflée. La porte fortifiée ouest se trouve sous le château. Ces trois portes sont inscrites MH. 

 Éléments protégés MH : le château de Saint Pal de Chalençon en totalité : inscription par arrêté du 24 novembre 1995. 

 château de Saint Pal de Chalençon 43500 Saint-Pal-de-Chalençon

 

Château de Saint Ilpize

La première mention d'une construction fortifiée remonte à 1030 (château du XIe siècle, XIVe siècle, XVIe siècle, chapelle du XIIe siècle). La forteresse de Saint-Ilize, rapidement dotée de plusieurs enceintes, permettait aux Dauphins d'Auvergne de surveiller les gorges de l'Allier. Les murailles sont dominées par l'ancienne chapelle et une tour servant de clocher. Plusieurs enceintes successives, flanquées de tours, enserraient les basses-cours et les quartiers de la ville, s'étendant au XVIe siècle jusqu'à l'Allier. Seule l'enceinte supérieure, qui protégeait le logis, présente une structure homogène au sommet de la butte. L'enceinte dessine un cercle à pans irréguliers auquel on accède par une rampe nord. Plusieurs chicanes, bastions et poternes défendaient l'accès à la cour basse dans laquelle l'accès s'effectue par une porte en arc brisé. En contrebas, l'enceinte inférieure est garnie d'une tourelle nommée "épaulette". Le logis seigneurial était adossé contre la partie sud de l'enceinte.

 Éléments protégés MH : les ruines de la chapelle du château : classement par arrêté du 19 décembre 1907. Les vestiges du château : inscription par arrêté du 30 décembre 1988. 

 château de Saint Ilpize 43380 Saint-Ilpize

 

Château de Saint Germain Laprade

Ce fut dans les prés de Saint-Germain, en 993, que les Consuls d’Aquitaine taillèrent en pièces les bandes qui avaient usurpé les biens de leur oncle Guy d’Anjou, évêque du Puy. En 1164, le Pape Alexandre III accorda à l’évêque du Puy la juridiction sur l’église et le lieu de Saint Germain. En 1219, Bertrand de Cayres, voulant se venger de l’excommunication dont il avait été frappé pour les dommages qu’il avait causés aux biens de l’évêque, assassina dans le village de Saint Germain Robert de Mehun, l’un des successeurs de Guy d’Anjou. En 1272, Pierre, seigneur de Saint Germain, subit les violences de Mathieu de Blavozy, d’un fils de Bertrand de Rochebaron, Chanoines de l’Abbaye de Doue, de Guillaume de Brives, curé de Saint Germain, et de Bertrand et Béraud de Gorce qui avaient envahi le village, et y avaient tué quatre ou cinq habitants. Le pré dit des fourches, non loin du village, était jadis le théâtre des exécutions. A cette famille de Saint-Germain appartenait un grand personnage ecclésiastique, Guy de Saint-Germain, évêque du Mont Cassin qui substitua, en 1341, aux héritiers qui portaient son nom, Guy de Glavenas et Artoge de Lardeyrol. Au XIVe siècle, les De Glavenas, seigneurs de Lardeyrol, l’étaient également de Saint Germain. Leurs tombeaux se trouvaient dans l’église de l’Abbaye de Doue qui faisait partie de la paroisse de Saint Germain. Dès le début du XVIe siècle, la famille de Poinsac apparaît à Saint-Germain : en 1519, François de la Tour, Vicomte de Turenne, Baron de Bouzols, cède à Jean de Poinsac la seigneurie de Saint Germain Laprade et tous les droits qui y étaient attachés. En 1579, le château de Saint Germain est vendu à Gabriel de Morgues, Bailli de Solignac. Comme beaucoup d’autres châteaux du Velay, celui de Saint-Germain eut à souffrir des ravages des guerres civiles du XVIe siècle. Claude de Morgues, son seigneur, qui, obéissant tout d’abord à l’injonction de De Chastes, gouverneur du Velay pour le Roi, avait mis son manoir sous l’obéissance royale, se ravisa ensuite et embrassa la cause de la Ligue. Le 11 février 1590, il vit son château brûlé par les royalistes profitant de la faiblesse de la garnison. Usant de représailles, les Ligueurs marchèrent sur la Coste qu’ils incendièrent... 

A la fois maison forte et construction classique, la majeure partie de la maison remonte au début du XVe siècle. Par la suite, elle a été remise au goût du jour à plusieurs époques, en particulier aux XVIIe et XIXe siècles avec l'adjonction d'une aile et la remise en état du décor intérieur. Ce dernier est varié, avec des portes et des cheminées de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle, quelques plafonds de la même époque et quelques décors datant de la Restauration dont un papier peint d'époque Charles X. Cet édifice constitue un témoignage des petites seigneuries rurales du pays Vellave. 

 Éléments protégés MH : le portail d'entrée ; les façades et les toitures ; la cuisine avec sa cheminée au sous-sol ; le grand salon avec son décor et la salle à manger avec son décor de toiles peintes au premier étage : inscription par arrêté du 22 mars 1983. 

 château de Saint Germain Laprade 43700 Saint-Germain-Laprade

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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