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Château de la Touche

Les premiers propriétaires connus de La Touche, avant 1498, furent Du Moulin, De Mérhan et Sorin. Le 27 septembre 1534, Pierre Pirault, conseiller du Roi et secrétaire du gouverneur de Bretagne Jean de Laval, achète la Touche. Il embellit les environs de la Touche par les gentilhommières de La Naulière, La Villatte et Rosabonnet qu'il fit construire. Avant 1553, Toussaint de Comaille, contrôleur Général de la marine du Ponant, avait acquis La Touche et ses dépendances des Pirault qui abandonnèrent la Bretagne pour cause de religion. Cette terre et ses annexes échurent en partage à sa fille aînée, Claude de Comaille. A la fin de la Révolution le château commença sa lente dégradation. En 1815, il fut occupé par les Prussiens qui y firent d'importantles dégradations et le rendit inhabitable. Il fut vendu le 29 janvier 1821 au comte François de Monti de Rezé et à dame Olympe Le Roux de Commequiers son épouse, ils le donnèrent à leur fille Euphrasie de Monti de Rezé, mariée à Constant Antoine, comte du Bois de Maquillé, page de sa majesté le roi Charles X. En 1821, il était dans un état de délabrement fort avancé que François de Monti de Rezé le fit raser pour bâtir en 1827 l'actuel château. Il fut ravagé par un incendie le 6 avril 1987, il est aujourd’hui restauré. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des communs ; le mur de clôture avec son portail : inscription par arrêté du 13 octobre 1988. 

 château de la Touche 44170 Nozay

 

Château de Thouaré sur Loire

Les origines du château, probablement édifié à l’emplacement d’une villa gallo romaine, remontent au Xe siècle. Il appartint à différentes familles. La plus célèbre propriétaire fut Anne Descartes, demi-sœur du célèbre philosophe. Passant aux Césard, puis aux Mathieu, le domaine fut racheté en 1882 par la famille de Vienne qui le possède toujours. La façade Est présente un style mêlant des éléments Renaissance (la tour-lanterne à dôme), et d’autres issus du Moyen-Âge, tels les créneaux ou la fenêtre à double meneaux datant de la seconde moitié du XIXe, de tuffeau et de pierre, elle est encadrée d’un galbe plein, sur lequel apparaissent les armes des familles de Vienne et Boucher d’Argis, propriétaires du domaine. La façade Sud fut remanié au XIXe siècle, et surtout ne possède plus aucune particularité architecturale. Le château possède une fuie du XVe siècle, composée de tuffeau et de pierre, elle comporte 1189 boulins. La toiture a une forme de dôme, elle est surmontée d’une tourelle ouvragée percée de trous. À son sommet une sculpture de pigeon rappelle la fonction de l’édifice. 

 Éléments protégés MH : le pigeonnier : inscription par arrêté du 2 décembre 1982. 

 château de Thouaré sur Loire 44470 Thouaré sur Loire 

 Téléphone : 06 17 05 59 03 
  
 

Château de la Sénaigerie

Maison seigneuriale mentionnée au XVe siècle. Le logis, la fuie et la chapelle, construits aux XVIe et XVIIe siècles, ont conservé leurs caractères de représentativité originaux. Les dépendances ont été rebâties dans la première moitié du XIXe siècle. La chapelle est édifiée au XVIIIe siècle. La fuie ronde est couverte d'un dôme en tuffeaux appareillés surmonté d'un lanterneau. 

 Éléments protégés MH : le logis et la fuie : inscription par arrêté du 4 mars 1999. 

 château de la Sénaigerie 44830 Bouaye 

 Téléphone : 02 51 70 59 56

 

Château de la Seilleraye

Reconstruction du château en 1671 sur les plans de l'architecte parisien Delahaye, achèvement après 1730 pour le marquis de Becdelièvre. Le parc est redessiné vers 1816 par Berthault, l'intérieur est décoré de lambris au XVIIIe siècle, qui ont recouvert des décors peints d'origine (XVIIe siècle), vitrail de la chapelle de 1833. 

 Éléments protégés MH : le château avec ses communs, le portail et la grille : classement par arrêté du 30 décembre 1994. Le parc du château et ses fabriques : inscription par arrêté du 30 décembre 1994.

 château de la Seilleraye 44470 Carquefou

 

Château de Saint-Mars-la-Jaille

En 1765, Pierre Ferron de la Ferronays, qui avait hérité de son père la seigneurie et le château de Saint-Mars-la-Jaille, trouvait sans doute très inconfortable l'antique forteresse bâtie au XIIIe siècle par Yvon XII de la Jaille, modifiée au fil des siècles et démantelée après les guerres de la Ligue. Il n'en reste plus qu'un pigeonnier, qui fut restauré et intégré à la nouvelle construction au XVIIIe siècle et toujours visible par la route de Bonnoeuvre. Le comte fit alors tout raser pour construire une demeure plus en accord avec le siècle des Lumières. L'abbé Charles Gaignard, principal du collège d'Ancenis originaire de Bonnoeuvre, qui avait ses habitudes au château, en dressa les plans ainsi que ceux des jardins « à la française ». L'harmonie et la sobre élégance qui s'en dégageaient le faisaient appeler « le petit Versailles » par les visiteurs de l'époque. 

Mais à la Révolution, le château et ses dépendances, devenus biens nationaux, furent vendus à 68 propriétaires. Pierre de la Ferronays le trouva en ruines à son retour d'immigration. Il s'installa dans les dépendances, mais la famille abandonna le château en 1897 pour le reconstruire tel qu'il était en 1774. La guerre 1914-1918 mit un terme à ce projet. Restent le parc, accessible chaque dimanche après-midi et les dépendances. 

 Éléments protégés MH : Ensemble du parc ; façades et toitures des bâtiments des communs, y compris les décors intérieurs du 18e siècle, des grilles du bâtiment de la buanderie avec ses installations fixes, des pavillons dans leur intégralité : inscription par arrêté du 14 mars 1994 

 Château de Saint-Mars-la-Jaille 44540 Saint-Mars-la-Jaille

 

Château de Saint-Mars-de-Coutais

Le château de Saint-Mars-de-Coutais est un édifice emblématique du XVe siècle. Il illustre l'architecture résidentielle de cette période en Pays de la Loire. Son histoire est marquée par des successions de familles nobles, dont les traces subsistent dans les archives locales. Le domaine a appartenu successivement à plusieurs lignées aristocratiques, notamment les Fouché, les Boux de Casson (de 1694 à 1793), les Monti de Rezé, puis les Lorgeril par héritage. Ces changements de propriétaires reflètent les dynamiques socio-économiques de la région, en particulier sous l'Ancien Régime. 

 Éléments protégés MH : Les façades et les toitures : inscription par arrêté du 23 novembre 1982

 Château de Saint-Mars-de-Coutais 44680 Saint-Mars-de-Coutais

   

Château de Retail

Le château du Retail s’est développé autour d’une ancienne forteresse avancée du Poitou face à la Bretagne. On y voit une tour du XIVe ou XVe siècle et un ensemble imposant de bâtiments construits aux XVe, XVIe et XVIIe siècles disposés sur trois côtés d’une cour où l’on pénètre par un porche. Deux autres porches donnent accès à la ferme. La façade principale du bâtiment date du XVIIe siècle. Le château possède une remarquable chapelle de type gothique flamboyant construite aux XVe et XVIe siècles, dont on peut admirer la porte d’entrée et l’autel de granit. Durant la Révolution, la chapelle du Retail servit d’église paroissiale à l’abbé Barbedette, curé du Luc. En 1863, la Marche du Retail fut rattachée à Legé. Le château fut la propriété de la famille de Saint-Hilaire, seigneurs de Grand Landes et du Retail en 1583, de la famille Goulard par le mariage de Marie de Saint-Hilaire avec René Goulard en 1646, et des familles Gaignard, de Germond, Baudry d'Asson et Baudry. 

 Éléments protégés MH : la chapelle et la façade de l'ancien logis : inscription par arrêté du 29 mars 1974. 

 château de Retail 44650 Legé

 

Château de Ranrouët

Dans la deuxième moitié du XIIIe siècle fut construit à Ranrouët le premier château en pierre, certainement par Alain d’Assérac, un proche du duc de Bretagne. A la fin du XIIIe siècle, la seigneurie d’Assérac-Ranrouët passa par marige aux seigneurs de Rochefort, barons d’Ancenis et vicomte de Donges. Dans la deuxième moitié du XIVe siècle, Guy de Rochefort apporta des changements au château. Il n’eut pas d'héritier, la seigneurie passa aux mains de la famille de Rieux par le mariage de la nièce de Guy de Rochefort avec Jean II de Rieux, famille puissante qui possèdait de nombreuses terres en Bretagne. L’un des personnages importants de cette famille était Jean IV de Rieux, maréchal de Bretagne et lieutenant général des armées, il hérita de la propriété à la mort de son frère en 1478. Grâce à une donation d’Anne de Bretagne, pour dédommagement des destructions qu’il a subi lors des attaques du Roi Charles VIII, mais aussi pour acheter sa fidélité, Jean IV apporta des modifications à la forteresse médiévale en la transformant en résidence seigneuriale luxueuse et confortable. Au XVIe siècle, lors les Guerres de Religions, le château servit de base pour des expéditions contre les protestants de la région. Ce fut une période de remise en état du château, alors propriété de Jean VIII de Rieux. En 1598, l’Edit de Nantes mit fin aux guerres, et les habitants déposèrent une requête pour obtenir le démantèlement du château, l’ordre fut enregistré au Parlement de Bretagne à Rennes après avoir été décrété par Louis XIII le 11 avril 1618. Au début du XVIie siècle, Jean IX de Rieux frère de Jean VIII, décida de relever les ruines du château. A sa mort en 1630, son fils, Jean-Emmanuel, poursuivit les travaux. Le château passera ensuite à Jean Gustave de Rieux qui sera le dernier du nom, car ruiné, il vendra son marquisat en 1679 à René Lopriac, baron de Coetmadeuc. Le château sera progressivement abandonné au cours du XVIIIe siècle. En 1794, pendant la Révolution, une troupe révolutionnaire mit à sac et incendia Ranrouët, abandonné, il servit de carrière de pierre aux habitants d’Herbignac. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château du Ranroët : inscription par arrêté du 10 novembre 1925.

 château de Ranrouët 44410 Herbignac 

 Téléphone : 02 40 88 96 17

 

Château de la Rairie

Le domaine de la Rairie est de 1445 à 1551 la propriété de la famille Gouy et au siècle suivant la famille Bidé. En 1657, Michel Forcheteau, seigneur de la Colletterie et des Dousseraies (les Douze Traits actuels à Saint-Aignan-Grandlieu) est secrétaire du roi et greffier à la chambre des comptes. Il occupe les lieux et achète de nombreuses terres mais ne peut faire face à ses emprunts. Le domaine est vendu en 1671 à Mathurin Guyton, dont le frère avait épousé Marie Rouxe, fille du seigneur de la Marionnière. Après le décès de ce dernier, c'est Guillaume Hay qui devient le nouveau propriétaire mais qui meurt trois ans plus tard. Marie-Anne Drouet des Ilets lui succède jusqu'en 1786. Entretemps, elle épouse Augustin-Louis de Luynes et leur première fille est baptisée en la chapelle du château dont il reste quelques murs. Puis, c'est Françoise-Marie Collet qui habite la demeure et fait construire en 1790 la métairie de la Moricière, toute proche. La Révolution et la guerre de Vendée n'épargnent pas la Rairie qui change trois fois de maîtres avant d'être acquise par Charles-Augustin Bridon, capitaine de navire. Son fils Anselme devient adjoint au maire de 1813 à 1826 puis maire de 1830 à 1838. C'est à cette époque qu'il fait construire, à l'emplacement de la partie centrale de l'ancien bâtiment, l'actuelle demeure de style néopalladien. Le château est vendu de nouveau en 1839 à Françoise Bigot, veuve d'Augustin Hochet de la Terrie et conseillée par Pierre Sochan de Kersabiec qu'elle épousera. Il est le fils de Jean-Marie Angelique de Kersabiec, de la Marionnière. Prudent Pommereuil devient propriétaire en 1855, puis c'est Donatien Hervouet vers 1900. À noter que François-Louis Hilarion du château de la Pigossière a été maire de la commune de 1848 à 1852 et qu'Anselme Bridon de la Rairie le fut de 1830 à 1838. 

 Éléments protégés MH : Le monument est inscrit au titre des monuments historiques le 23 janvier 1989

 château de la Rairie 44860 Pont-Saint-Martin

 Téléphone : 06 14 91 66 40

 

Château de Pornic

Le Château de Pornic, aussi connu sous le nom de "Château de Barbe Bleue", car il a appartenu à Gilles de Rais. Le château est bordé d'un côté par la mer et est construit sur un site défensif, il assurait au Moyen-Âge la défense du port. Au Xe siècle, Alain Barbetorte, Duc de Bretagne le construit en bois et en fait une place forte, il est alors occupé par une garnison qui protège l'entrée de Pornic. Au XIIe siècle, il est la propriété des seigneurs de Rais qui le reconstruisent en pierre et lui donne de la valeur. Au XVe siècle, il appartient à Gilles de Rais. Au XVIIIe siècle, il est au Marquis de Brie Serrant dont les biens sont confisqués pendant la Révolution française, il tombe en ruine. Le château de Pornic est acheté au XIXe siècle par Mr Lebreton, et restauré par l'architecte François Bougoüin qui lui donne son aspect actuel. 

 Éléments protégés MH : les tours et les vestiges des courtines à l'exclusion des parties restaurées du XIXe siècle ainsi que la rampe d'accès : inscription par arrêté du 9 juin 1986. 

 château de Pornic 44210 Pornic 

 Téléphone 06 80 93 86 20 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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