Traduction

Château d’Assas

Le plus ancien propriétaire mentionné remonte à 1100. Le château actuel date de 1758 et a été bâti par Mouton de la Clotte, conseiller à la cour des comptes. Il le fit construire un peu à l'ouest de l'ancien édifice, de façon à le placer à cheval entre deux jardins de petites dimensions. Pour édifier cette résidence au goût du jour, il s'adressa à l'architecte Jean Antoine Giral. Le plan est caractéristique, l'escalier si souvent placé sur l'axe principal étant ici déporté sur l'un des côtés tandis que se trouve au centre, à la place d'honneur, un vestibule permettant d'apercevoir les deux jardins, relié par des dégagements à deux galeries qui servent d'entrée. En élévation, deux particularités sont à noter : tous les angles sont remplacés par des gorges en arrondi ; les quatre pavillons d'angle forment une sorte de second étage cantonnant la toiture du bâtiment central. L'accès à ces pavillons se fait par deux terrasses latérales surélevées au-dessus du sol du grenier et garnies de balustrades. Dans les résidences de cette époque, aux environs de Montpellier, ne se trouve aucun exemple analogue de pavillons surélevés comme à Assas. A l'ouest, la porte est le motif principal de la façade. L'arc et son ébrasement en gorge doivent être l'oeuvre de D'Aviler. Ce bâtiment est un exemple remarquable de résidences d'été construites dans les environs de Montpellier, lorsque cette ville fut capitale du Bas Languedoc. Lors de votre visite ne manquez pas la chapelle romane du XIe ou XIIe siècle et l'orangerie d’époque Renaissance ! 

 Éléments protégés MH : le château et ses deux galeries, à l'exclusion du bâtiment Nord : classement par arrêté du 14 septembre 1937. Les façades et les toitures de la tour-pigeonnier : inscription par arrêté du 10 avril 1989. 

 château d’Assas 34820 Assas 

 Téléphone : 04 67 59 62 45

 

Château des Archevêques

Le castellum ou castrum de Caput Stagni s’est formé dès le XIe siècle au nord d’un étang de la plaine narbonnaise. L’ancienne lagune qui communiquait avec la mer jusqu’au changement du cours de l’Aude en 1343, était alors exploitée pour la production du sel. Dès la seconde moitié du XIIe siècle, l’archevêque de Narbonne se rend maître de la plus grande partie du territoire de Capestang et en particulier de l’étang et des salines dont il rachète les droits de péage. A cette époque le castrum est déjà bien peuplé. Deux pôles d’habitat existent alors : le château et le bourg. Le donjon primitif est construit à l’endroit le plus élevé du site. Il peut être identifié avec la tour du Setier que se disputent à la fin du XIIe siècle, l’archevêque, seigneur de la ville, et Gaucerand, son vassal indiscipliné. Le premier château archiépiscopal est quant à lui édifié en contrebas de la tour, sur un emplacement légèrement surélevé, peut-être une motte artificielle. La référence la plus ancienne d’un château résidence de l’archevêque dans les textes, remonte à l’année 1166. Une première enceinte (cinctus superior), peut-être une simple palissade ou un fossé, entourait ces deux bâtiments. 

Dans l’enceinte inférieure (cinctus inferior) se développe le bourg, divisé en quatre quartiers. Le château semble formé de deux corps de logis, disposés en L de part et d’autre d’une tour donjon carrée, avec dans l’aile sud, au rez-de-chaussée, une galerie d’arcades et à l’étage, une aula ou salle de réception. La tour d’angle abritait sans doute une chapelle dédiée à saint Nicolas. Le château ouvrait au sud vers la ville et sur le "plan du château" par le porche actuel. Les deux autres côtés, au nord et à l’ouest, étaient certainement fermés par de simples murs, le tout formant une petite cour quadrangulaire. C’est au cours de la seconde moitié du XIIe siècle que l’archevêque Pons d’Arsac met en défense la façade sud du château, grâce à la construction de mâchicoulis sur arcs. A la même époque, on retrouve ce type de fortification sur plusieurs monuments religieux de la Province: la cathédrale de SaintPons-de-Thomières ou celle d’Agde mais également le châteaude Montouliers.

Au milieu du XIIIe siècle, l’archevêque, de plus en plus présent dans la cité, transforme son château en forteresse. Dotée d’une collégiale depuis le milieu du siècle précédent, Capestang est désormais une ville importante, entourée d’une grande enceinte percée de cinq portes. La résidence de l’archevêque devient un château à cour, fermée par des courtines de dix mètres de haut, flanquées à chaque angle, sauf au nord-est, d’une tour circulaire. A l’occasion de ces travaux d’aménagement, les murs de la salle haute sont décorés d’un enduit peint ocre clair, orné d’un faux appareil avec des lignes blanches et noires. Le nouvel aspect de la forteresse rappelle les châteaux des chantiers royaux nouvellement construits, comme Aigues-Mortes ou Carcassonne. C’est dans ce nouvel édifice qu’est aménagée une salle dans laquelle se tiendra la cour de justice, exercée par l’archevêque depuis quelques années à Capestang. Désormais le prélat y dispose, comme à Narbonne, d’un petit palais, mais de dimensions plus modestes.

La restauration et la décoration du corps de logis sont effectuées par les deux archevêques qui se succèdent alors : Gilles Aycelin (1287-1311), grand bâtisseur qui fait édifier le donjon du Palais neuf de Narbonne, et Bernard de Fargues (1311-1341) commanditaire de la décoration des murs de l’aula. Les travaux de restauration concernent la façade sur cour, où un grand escalier aujourd’hui disparu, est bâti pour donner accès à la grande salle, dans laquelle deux arcs diaphragmes de profil brisé servant de support à la charpente du toit, sont construits. De nouvelles fenêtres sont installées sur les deux façades principales du corps de bâtiment. Le décor de la salle, aujourd’hui en grande partie effacé, représente un décor géométrique formé de losanges, où alternent les armes du roi de France et celles de Bernard de Fargues. On retrouve le blason de l’archevêque sur la retombée de l’arc diaphragme. La base de la console repose sur une tête sculptée de jeune homme aux cheveux mi-longs. 

Après une période néfaste, la ville retrouve un certain rang et les chantiers de construction reprennent. C’est sous la prélature de Jean d’Harcourt, personnage issu de la noblesse normande, que la salle du château ou tinel est transformée. L’archevêque, qui exerce son mandat de 1436 à 1452, fait d’abord recomposer le volume de la grande salle d’apparat. A l’entrée, deux cloisons forment deux pièces supplémentaires: un vestibule et une chambre. La hauteur de l’ancienne aula est abaissée grâce à l’installation d’un plafond à la française qui reçoit un beau décor peint. Cinq grandes poutres reposant sur des corbeaux de bois sculptés, traversent la pièce. Le plafond est supporté par des solives, entre lesquelles sont intercalées des planchettes, appelées bugets ou closoirs. Les poutres, les corbeaux, les closoirs et les moulures du plafond portent un décor peint, ornemental et historié, où domine un rouge profond. Deux blasons, celui de l’église de Narbonne et celui de la famille d’Harcourt alternent sur la poutre centrale. Au cours du XVIe siècle, les archevêques de Narbonne délaissent leur résidence qui conserve sa fonction de justice jusqu’à la Révolution, mais devient un bâtiment agricole..

Éléments protégés MH : l'ensemble du château, les sols, les bâtiments et les vestiges à l'intérieur de l'enceinte : classement par arrêté du 29 septembre 1995

château des Archevêques de Narbonne 34310 Capestang

 

Château d'Arboras

Mention de la villa d'Arboras fin Xe siècle, de l'église en 1101. Hypothèse d'une celle bénédictine dépendant de Gellone. En 1124, Arboras appartient à l'évêque de Lodève et est désigné comme castrum. Autour de l'église et du château présence d'un village dont la topographie n'est pas restituable du fait des destructions du 16e siècle. Le château-fort d’Arboras, situé sur une importante route de transhumance, au point d’arrivée de l’ancien chemin de Montpeyroux, fut abandonné et a totalement disparu. Il est mentionné comme castrum en 1224, à vocation défensive, place forte protestante, il trônait sur un site pourvu d’un fort dénivelé. Démoli au XVIe siècle sur ordre des Etats Généraux du Languedoc, il fut remplacé au XVIIe siècle par une demeure seigneuriale à caractère résidentiel. Quelques éléments de décors intérieurs retiennent l'attention, comme un rare sol armorié en céramique polychrome. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble des façades et des toitures (y compris les vestiges médiévaux); les éléments de décor intérieur: les deux cheminées au trumeau de gypseries et au foyer de céramiques, le sol armorié de la tour au premier étage du corps ouest : inscription par arrêté du 24 octobre 1990.

 château d'Arboras 34150 Arboras 

 Téléphone : 06 47 63 53 53 

Château d'Agel

Le château faisait partie des châteaux-forts qui devaient prolonger la résistance des seigneurs vassaux du comte de Toulouse au moment de la croisade des albigeois. La pièce la plus ancienne qui ait été conservée nous permet d'apprendre qu'en 1100, il appartenait à Bernarde, seigneur d'Agel, de Minerveet Cazelles. Cette croisade fut dirigée par Simon de Montfort. Il entreprit la conquête du Languedoc avec une sauvagerie exceptionnelle, en assiégeant Minerve le 24 juin 1210, au passage, il avait incendié le château d’Agel pour se venger de Guiraud de Pépieux. Le traité de Paris, en 1220, rattachant le Languedoc à la France, mis fin aux luttes sanglantes et les Pépieux, qui avaient échappé au massacre, purent restaurer le château. On retrouve en 1300, un Guillaume de Pépieux cité dans les actes anciens en qualité de seigneur d’Aigues Vives et d’Agel. Le château a subi au cours des siècles, à la suite de l’assaut des guerres et de l’incendie, de nombreuses transformations. Durant la première moitié du XXe siècle, le château n‘est plus entretenu, l’aile nord, en particulier, tombe en ruine. A partir des années 1960, la famille Ecal entreprend la remise en état du château et des jardins afin de redonner le cachet qui fut le sien. L'édifice conserve encore quelques éléments défensifs (crénelage, bouche à feu, archères). Un mur d'enceinte, en partie crénelé et flanqué de tours, clôture l'ensemble. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; l'escalier à vis de chacune des deux tours ; le mur d'enceinte avec les trois tours d'angle rondes et les vestiges des deux tours carrées ; la cheminée de l'ancienne cuisine au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 16 mai 1979. 

 château d'Agel 34210 Agel 

 Téléphone : 04 68 91 21 38 

Château des abbés de Joncels

La seigneurie de Boussagues est entrée dans la famille de Thésan-Poujol en 1360, par le mariage de Marquèse de Vailhauquès, fille de Guillaume de Vailhauquès et de Garsinde dame de Boussagues, avec Guillaume de Thésan du Poujol. C’est de cette famille que sont issus deux abbés commendataires qui ont occupé la chaire du monastère de Joncels: Henry de Thésan du Poujol, abbé de 1597 à 1645, et son neveu Joseph Gabriel de Thésan, abbé de 1645 à 1686. Henry de Thésan du Poujol, grand archidiacre de Saint-Pons et abbé de Joncels, était chanoine de la cathédrale de Saint-Pons lorsqu’en 1597 à la suite de Paul Foix, il fut nommé abbé commendataire de Joncels. Joseph-Gabriel de Thésan du Poujol, succède à son oncle le 24 janvier 1645 comme abbé de Joncels et grand archidiacre de Saint-Pons. Il s’installe dans son château de Brousson qui a probablement été construit entre 1645 et 1660. En 1669, il fait édifier une chapelle adossée à la cage de l’escalier, il demande alors à l’évêque de Béziers l’autorisation de bénir la chapelle et d’y célébrer la messe. L’escalier à balustres rampants forme deux paliers dont le premier donnait accès à cette chapelle qui s’ouvrait par un grand arc aujourd’hui muré. Dans le compoix de 1695, à l’article du Baron de Bozouls, sieur de Boussagues, on peut lire: "son château de la Tour, consistant en cuisines, salles, salon, chambres, antichambres, cave, tour, écuries, étables et autre cour…". Au XVIIe siècle, le château est mentionné comme "chasteau de la Tour de Brousson". 

Au XIXe siècle, Pierre Sicard, fabriquant de draps à Bédarieux possède une écurie à proximité du château (parcelle 223 du cadastre ancien). Ce dernier, partage la maison voisine (parcelle 224 du cadastre ancien) avec Jean Pascal, cultivateur de La Tour qui possède les étages supérieurs tandis que Pierre Sicard possède le rez-de-chaussée et l’écurie. Jean Pascal possède aussi la basse-cour (parcelle 225 du cadastre ancien), une maison avec écurie, magasin et cour (parcelle 226 du cadastre ancien) ainsi qu’une maison rurale et cour (parcelle 226 bis du cadastre ancien). Ce même Pascal est propriétaire de la maison de parcelle 227 du cadastre ancien et plus particulièrement de la galerie, du rez-de-chaussée et tout le dessus du premier étage. Sur cette parcelle, Antoine Maury, maréchal à forge au château de La Tour possède la maison pour le premier étage et le dessus de la galerie, ainsi que l’escalier (parcelle 228 du cadastre ancien), la forge et la cour (parcelle 229). Le château connu par la suite une longue période d’abandon. En 1928, au chevet de l’église de Frangouille, fut découverte la dépouille, de Joseph Gabriel de Thézan du Poujol mort le 31 mai 1686 au château de Latour. L’actuelle mairie résulte du remaniement au XIXe siècle de l’aile du château. L’édifice est remarquable par son éclectisme: fenêtres à meneaux de style renaissance, porte en arc plein cintre, lucarnes en fonte de style néo-renaissance et frise de couronnement du toit de style néo-gothique. Des travaux de remise en état de la façade ont été effectués en 1983. Le château entoure sur trois côtés une cour rectangulaire, séparée de la route par de petits bâtiments annexes. Le bâtiment central est encadré symétriquement par deux ailes d'une dizaine de mètres. L'aile occidentale est occupée par l'hôtel de ville, dont les seuls vestiges anciens sont les salles voûtées du sous-sol et la cheminée de la salle du Conseil. L'aile orientale a subi des modifications dans ses étages supérieurs, tout en conservant trois arcades en anse de panier dans la galerie basse. Sur l'élévation sud, il existe encore une petite fenêtre à surcroît encadrée de volutes en ailerons. La façade centrale a subi de nombreuses modifications, hormis la porte principale. De dimensions modestes, cette porte possède un encadrement appareillé à bossage et est surmontée d'un fronton rompu à rampants en esse, qui encadrent un petit tabernacle contenant un écu aux armes des Thézan-Poujol. La porte donne accès à un escalier dont la rampe comprend quatre balustres rampants de section carrée. Sur le toit, une arcade campanaire, privée de cloche, est surmontée d'un fronton triangulaire. Aux étages se trouvent d'anciens logements aujourd'hui inoccupés. 

 Éléments protégés MH : les parties anciennes de la façade sur cour (porte avec blason sculpté, galerie à arcades); l'escalier à balustres rampants : inscription par arrêté du 21 janvier 1964. 

 château des abbés de Joncels 34260 La Tour-sur-Orb

 

Fort Médoc

Le système de fortifications établi au XVIIe siècle à partir des plans de Vauban, est destiné à fermer l'accès de la Gironde et empêcher la remontée de l'estuaire par les navires. Le fort Médoc faisait partie de ce système. Élevé de 1689 à 1691, son intérêt militaire est contesté et le bâtiment est laissé sans entretien au début du XVIIIe siècle. Le fort présente un plan quadrangulaire cantonné par un bastion relié par des courtines. Une porte monumentale ouvre sur une cour dans laquelle s'élèvent différents bâtiments. De chaque côté, deux bâtiments rectangulaires symétriques servant de casernes, et terminés par une boulangerie, deux corps de garde, une chapelle et une poudrière... 

 Éléments protégés MH : la poudrière, les restes de bâtiments à l'est, face à la Gironde et les terrains cadastrés : inscription par arrêté du 31 janvier 1956. Toutes les parties bâties et non bâties du Fort Médoc, à l'exception des bâtiments de la chapelle et de la boulangerie : classement par arrêté du 20 juin 2008. 

 fort Médoc 33460 Cussac-Fort-Médoc 

 Téléphone : 05 56 58 98 40

   

Citadelle de Rions

Dans l'antiquité romaine la ville est connue sous le nom de Riuncium. Elle s'agrandit ensuite au XIIe siècle autour du château d'Auger, seigneur de Rions qui domine un bras de la Garonne. En 1295, la ville fut conquise par Charles de Valois et ses remparts démantelés. Une seconde enceinte a été reconstruite dans le deuxième quart du XIVe siècle pendant la guerre de Cent Ans. Aménagement de la citadelle dans la deuxième moitié du XVIe siècle pendant les guerres de Religion. Réparations de la porte nord et des murs à la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Au début du XIXe siècle, démolition des tours dont celles du château et de la porte de Lavidon, puis restauration des ouvrages restants en 1881 par Léon Drouyn, architecte. L'enceinte est composée de courtine, de tours, dont un donjon carré au sud-ouest sur l'escarpement dominant la Garonne, de deux portes de ville dont deux étaient cantonnées de tourelles, et de deux fossés parallèles séparés par une chaussée; une fontaine a été aménagée en contrebas de la tour dite citadelle; la porte du l'Hyan est défendue par un assommoir, une herse et des archères en croix pattée, la salle du rez-de-chaussée est voûtée d'ogives ; la fontaine est voûtée en berceau brisé. 

 Éléments protégés MH : l'enceinte fortifiée : classement par liste de 1862. 

 citadelle de Rions 33410 Rions

 

Citadelle de Blaye

C'est surtout au XVII ème siècle que le destin de Blaye évolua profondément. Dès 1630, les ingénieurs du Roi renforcèrent considérablement les défenses sur le front Nord Est du site. En 1652, la nouvelle campagne de travaux, porte sur le front principal de la forteresse. La restructuration de cette place forte fut accompagnée d'une augmentation notoire de la garnison, ce qui conduisit à renvoyer la population civile vers les faubourgs, hors des remparts ( en 5 ans, 240 puis 20 autres maisons furent démolies et ses occupants expropriés) . La ville forte était devenue CITADELLE. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble de la citadelle, intérieur et extérieur, et l'intérieur de l'enceinte, la totalité des bâtiments et des terrains (les sous-sols comprenant les bastions, les fossés, les demi-lunes, les glacis, le terrain militaire qui l'entoure, et les sous-sols correspondants à l'intérieur de la citadelle à la totalité des bâtiments et des terrain: classement par arrêté du 11 mai 2009. 

 citadelle de Blaye 33390 Blaye 

 Téléphone : 05 57 42 12 09 

 

Château de Villandraut

Le château de Villandraut est connu comme étant "le château du pape Clément", car Villandraut est la terre natale de Bertrand de Goth, qui devint en 1305 le premier pape en Avignon sous le nom de Clément V. Dès le début de son pontificat, Clément V décide d'ériger un nouveau château à Villandraut, bien plus important que celui de son enfance, qui sera le symbole de la puissance accrue de la famille de Goth. Les travaux, commencés dès 1307 sont achevés en 1314. Le château est construit en seulement 7 ans, un délai particulièrement court pour le Moyen-âge, lorsque vingt années entières auraient été normalement nécéssaires à la réalisation d'un tel ouvrage. Cette rapidité d'exécution s'explique par la richesse et la puissance du commanditaire, le pape Clément V. Grâce à sa richesse nouvellement acquise, le pape fut à l'origine de nombreux "châteaux clémentins", destinés à sa famille. 

 Éléments protégés MH: les ruines du château de Villandraut : classement par arrêté du 12 juillet 1886. 

 château-fort de Villandraut 33730 Villandraut 

 Téléphone : 05 56 25 87 57 

 

Château de Roquetaillade

En 1306, avec la permission du roi Édouard Ier d'Angleterre, le cardinal de la Motte, neveu du pape Clément V, bâtit une deuxième forteresse à Roquetaillade : le « Château Neuf ». Les influences anglaises se ressentent dans le style du bâtiment. C'est ainsi que dans de nombreux films Roquetaillade se retrouve situé en Grande-Bretagne (Fantômas contre Scotland Yard, Les Séducteurs, Highlander). Deux raisons expliquent la création d'un deuxième château sur le site de Roquetaillade. Premièrement, les moyens financiers du nouveau pape Clément V et les charges qu'il a données à son neveu ont certainement participé à la décision. L'autre raison, c'est qu'au Vieux Château il n'y avait pas de puits : il était seulement équipé d'une citerne pour récupérer les eaux de pluie et d'une source se trouvant dans les remparts, au débit incertain et difficilement défendable. Cela pouvait être un énorme handicap en cas de long siège. Cette nouvelle construction de plan carré avec six tours et un donjon central concentrait toutes les dernières innovations et techniques de défense active. Il est efficace de par sa simplicité. À l'art militaire et le besoin de se défendre s'allie aussi la recherche d'un confort seigneurial : le château de Roquetaillade, ainsi que les autres châteaux dits clémentins (châteaux construits par la famille du pape : Villandraut, Budos, Fargues, du Hamel…), sont les premiers exemples de palais-forteresses en France.

 Éléments protégés MH: les ruines du château vieux et le château neuf avec sa chapelle : classement par arrêté du 12 octobre 1976. Le parc du château comprenant l'ensemble des vestiges de l'enceinte médiévale avec la barbacane, les berges et le ruisseau du Pesquey, le chalet du XIXe siècle et le pigeonnier du Crampet : inscription par arrêté du 7 novembre 2002 

 château de Roquetaillade 33210 Mazères 

 Téléphone : 05 56 76 14 16 

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

Actualités

Infos Météo