Dès le XIIIe siècle, Riorges appartenait à la maison de l’Espinasse. Au XVe siècle, Marguerite de Rochefort porta Riorges à Claude Courtin. Elle en avait sans doute hérité d’une l’Espinasse, peut-être Jeanne, mariée à un Rochefort. La terre était isolée des autres biens des Rochefort, et convenait à l’établissement d’une fille, dont le mari, venu de Bourgogne, ne possédait rien en Forez. Comme les Courtin, comtes de Villiers-sur-Marne et marquis de Tanqueux, dont ils étaient reconnus et alliés, les Courtin du Forez, se rattachaient à l’ancienne maison de ce nom au Maine, qui, née à Courtin au XIe siècle, s’éteignit à la fin du XVIe, avec Olivier de Courtin d’Abatant, chevalier de l’ordre du Roi. Mathieu, écuyer, second fils de Jean II Courtin de Soulgé et de Marie d’Assé, quitta en effet le Maine, en 1410, pour servir en Bourgogne, il peut être le même que l’auteur de la filiation ci-après; il est certain que jusqu’au XVIIe siècle, les Courtin de Neufbourg portaient les armes de leurs homonymes du Maine, un sautoir cantonné de trois croissants. Mais à cette époque, les branches de Villiers-Pomponne et de Tanqueux brillaient d’un grand éclat, donnant des chevaliers de Malte, des ambassadeurs, de nombreux occupants de grands postes civils et militaires. Les Courtin foréziens, flattés d’être reconnus par d’aussi puissants parents, adoptèrent les armes pleines de ces Courtin, qui n’avaient conservé que les trois croissants du blason de l’ancienne maison mancelle.
Mathieu Courtin, homme d’armes au service du duc de Bourgogne, en 1422 et 1432, père Jean Courtin, marié en Bourgogne en 1455 dont Claude Courtin, chevalier en 1474, marié à Marguerite de Rochefort, dame de Riorges, dont la mère devait être une l’Espinasse, et dont il eut Benoît Courtin, écuyer, seigneur de Riorges et des Molières en Mably, épousa Claude Aubry, dont Benoît-Garnier Courtin, écuyer, épousa Anne Dumas, fille de Jean et de Philiberte de la Mure, dont Antoine Courtin, seigneur de Riorges et des Molières, bourgeois de Roanne; médecin-apothicaire, dérogea en 15922, en prenant à ferme, les terres du prieuré de Beaulieu, voisines des siennes. Il épousa, le 20 juin 1594, Françoise de Chastelus, fille d’Antoine, dont Jean Courtin, écuyer, seigneur de Riorges, Villerest, etc (1601-1660), assesseur et premier élu en l’élection de Roanne, épousa en 1633, Blanche Reymond, fille de Bonnet et de Florie Pouderoux, dont Jean Courtin de Riorges (1634-1689), gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, bourgeois de Roanne, assesseur criminel et premier élu en l’Election. Par lettres du 16 juillet 1679, Louis XIV le releva de la dérogeance de son aïeul; le 4 septembre 1680, il produisit ses faits de généalogie devant la cour des aides de Paris "justifiant qu'il est issu de l'une des plus anciennes familles nobles de la province". Le 31 mars 1681 l’assemblée de la ville de Roanne, reconnut véritables ces faits de noblesse, et le 19 octobre 1681, un arrêt de maintenue le reconnut issu en ligne directe de Claude Courtin, époux en 1674 de Marguerite de Rochefort.
Jean Courtin épousa, le 5 novembre 1662, Françoise de la Mothe. Elle était fille d’Antoine, seigneur de Sully, et lui donna parmi dix enfants, dont Jean-Claude Courtin de Neufbourg, seigneur de Riorges, Neufbourg, etc, (1665-1713), maintenu en 1697, se fit reconnaître "comme de même estoc" par Charles de Courtin, comte de Villiers; il fut tué en duel par le capitaine de Bellancourt, à la suite de la réclamation faite par le seigneur de Riorges, d’un homme de cette paroisse, levé frauduleusement pour le régiment de Chalmazel. Il épousa, le 26 février 1702, Marie-Benoîte de Noyel, dont parmi huit fils Jean-François de Courtin de Neufbourg (1703-1791), seigneur de Riorges, Neufbourg, Rilly, rebâtit le château et la chapelle de Riorges de 1770 à 1775. Marié le 20 novembre 1735, à Marie-Claire de Giry, dont Nicolas de Courtin, dit le chevalier de Neufbourg (1744-1788), seigneur de Riorges, Neufbourg, Rilly, etc, baron du Tronchy, capitaine au régiment d’Artois-Cavalerie, chevalier de Saint-Louis, mort au château de Chérie d’un coup d’épée reçu en duel le 12 janvier 1788. Marié le 8 novembre 1776, à Agnès-Reine Pocquelin de Clairville, dont Jean-Baptiste de Courtin de Neufbourg, seigneur de Riorges, Neufbourg, etc, parfois dit le comte de Neufbourg, maire de Riorges pendant 25 ans, marié le 20 mai 1801 à Nicole-Hortense Ravel de Montagny. Mineur en 1794, Jean-Baptiste était alors sous la tutelle du comte de Fautrières, qui avait émigré, mais sa tante, la comtesse de Fautrières, vivait cachée chez d’anciens grangers avec l’enfant.
Riorges fut mis aux enchères, à bougie éteinte, au nom de la révolution, mais Madame de Fautrières conduisit son neveu dans la salle, et lui fit souffler les bougies, prouvant qu’on spoliait un non-émigré. L’attitude de la population sauva l’audacieuse femme et l’enfant conserva Riorges. Il existe au château de Beauvoir toute une correspondance des Sommyèvre qui, en 1818, à la mort de la comtesse de Fautrières, voulaient vendre Courcheval, à Jean-Baptiste d’Allard, mais ils l’ont encore gardé un siècle. En 1831, les Neufbourg voulaient vendre Riorges et entraîner d’Allard â l’étranger. Ils en voulaient 1.485.000 francs, on ne leur en offrait que 1.300.000 francs En 1882, Riorges fut estimé 1.600.000 francs. Madame d’Assier eut en plus la Pierre estimé 400.000 francs. En 1842, Gustave de Neufbourg, frère de Saint-Jean de Dieu, vendit à son frère Ludovic "un château avec bâtiments ruraux contigus, cours, jardins, pièces d’eau, bosquets, prés, terres, vignes, maison dite le château Gaillard, maison de garde, etc", sur Riorges, le tout clos de murs, plus le domaine de la Cour, sur Riorges et Pouilly, pour 80.000 francs. Le château Gaillard est déjà mentionné en 1776. Marie-Louise de Neufbourg, née le 13 décembre 1866, fille de Claude et de Marie-Guillaume Sirvanton, petite-fille de Jean-Baptiste Ludovic, et de Marie-Caroline Gonon-Deville (mariés le 13 juillet 1833) et arrière-petite-fille de Jean-Baptiste, précité, porta Riorges à Pierre-Charles d’Assier, le 13 décembre 1866. Les d’Assier le cédèrent, en 1908, à leur parent, M. de Boisset. Jacques de Boisset, né le 28 juillet 1886, fils d’Henri et d’Edith Audras de Béost, a épousé, le 26 avril 1919, Simonne des Hières, fille de Paul et de Madeleine de Loynes.
Éléments protégés MH : le château avec ses façades et ses toitures, le hall, le salon et la salle à manger, les communs et le pavillon d'entrée (façades et toitures), la grille, le parc avec son bief : inscription par arrêté du 30 novembre 2007.
château de Riorges ou Neubourg 42153 Riorges









