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Château de la Motte Jean

La paroisse de Saint-Coulomb, du nom d'un moine irlandais du VIe siècle qui aurait selon une légende, débarqué sur ses rivages, est attestée depuis le milieu du XIe siècle, simultanément à la fondation de la seigneurie Duguesclin. Au lieu du même nom, sur un îlot rocheux, un aïeul du célèbre connétable de France, bâtit une première forteresse au XIIe siècle, abandonnée au profit d'un nouveau château-fort au Plessis Bertrand à partir de 1259. L'architecture conserve les traces de ces occupations anciennes ; deses forteresses, mais aussi plusieurs croix de chemin datant de l'époque médiévale ou encore le moulin à eau du Lupin attesté depuis 1181. Plus près de nous, ce sont les gentilhommières qui retiennent l'attention car les réussites commerciales des marchands malouins à partir du XVe siècle, jusqu'au XVIIe siècle, passant par la "course" au XVIIIe siècle, vont être partiellement réinvesties. D'abord dans l'acquisition de manoirs, leur transformation, puis l'édification de nouvelles maisons des champs appelées malouinières. Après Saint-Malo, Saint-Coulomb est la commune qui en conserve le plus grand nombre. C'est une des caractéristiques de son patrimoine. Le château de la Motte Jean est un exemple typique de la recherche des creux du terrain par les corsaires pour y installer leur maison de campagne. C'est un bâtiment de plan en H présentant un corps de logis central, flanqué de deux pavillons en saillie. Cette construction du début du XVIIIe siècle possède un haut et un bas jardin. L'accès s'effectue, pour le haut jardin, par un escalier en pierre en fer à cheval. Le bas jardin se trouve en contrebas et offrait une vue avec étang et douves. Pendant la Révolution, le manoir fut transformé en hôpital. La chapelle rectangulaire, datée de 1707, a été transformée en grenier et cellier.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du bâtiment principal à l'exclusion des dépendances : inscription par arrêté du 23 octobre 1980. 

 château de la Motte Jean 35350 Saint-Coulomb

 

Château de Saint Brice ou La Motte

Communément appelé le château de la Motte, le château de Saint-Brice était anciennement fortifié avec sa motte féodale qui subsiste encore au bord de la Loisance, sur sa rive gauche, derrière les anciennes maisons de fermes, un peu au-dessus de l´ancien moulin.Le château de Saint-Brice relevait de la baronnie de Fougères ; c´était une châtellenie d´ancienneté qui fut érigée en baronnie en 1566 et en marquisat en 1664. Il exerçait un droit de haute justice.Le château appartenait en 1151 aux seigneurs de Saint-Brice, passa par alliance en 1387 aux Des Prez, par succession en 1420 aux de Scepeaux, et fut confisqué sur eux par Anne de Bretagne et donné aux de Montauban ; rendu aux de Scepeaux, il fut vendu par eux en 1513 aux de Montauban, passa par alliance en 1516 aux de Volvire seigneurs de Ruffec, par alliance en 1674 aux Guérin seigneurs de Parigné, par alliance en 1785 aux Tuffin marquis de la Rouairie, puis vers 1786 aux Le Loup comtes de Chasseloir. Il est passé par succession des De la Touche-Limousinière aux De Poulpiquet du Halgouët. Il fut pillé en juin 1795.Le château était en ruines dès 1580. En effet, un aveu de la seigneurie de Saint-Brice datant de la première moitié du 16e siècle, émanant d´un seigneur Ruffec de Volvire, décrit le manoir et anciennes maisons du lieu et domaine de la Motte de Saint-Brice. Le château est une vieille forteresse qui est dite en ruines et inhabitée. Une chapelle fondée de trois messes par semaine en l´honneur de sainte Catherine sert de sépulture aux seigneurs. Cet ancien manoir était fortifié de douves et environné d´un étang. Il possédait un colombier et un moulin.

A la fin du 16e siècle, Philippe de Volvire entreprit la reconstruction du château de Saint-Brice. Là où les armoiries furent martelées à la révolution sur la façade intérieure de la porte d´entrée, du côté de la cour carrée, on voit à leur emplacement le collier de Saint-Michel qui les entourait. Cet élément montre que la porte d´entrée est l´oeuvre de Philippe de Volvire, chevalier de Saint-Michel, il l´a conçue comme une élégante porte fortifiée : flanquée de deux petites tourelles, elle possède un porche en anse de panier, une porte piétonne en plein cintre et elle est munie, au niveau inférieur, de canonnières rectangulaires évasées pour les tirs d´arquebuses ou de canons ; elle était en outre accompagnée d´une herse, de douves et d´un pont-levis. C´était un ouvrage avant tout conçu pour la défense en cette période troublée des guerres de religion. La succession échue à son fils Jacques qui poursuivit la construction du château, mais la paix civile étant revenue avec l´avènement du roi Henri IV, la nécessité d´une résidence fortifiée ne se justifiait plus. C´est alors que fut édifiée la partie du logis à la porte surmontée d´un joli fronton, à gauche de la façade actuelle. 

A l´intérieur, il y avait autrefois une poutre qui avait une décoration peinte, portant la date d´une des dernières années du 16e siècle.Au début du 20e siècle, le nouveau propriétaire Maître Jacques Dufaux entreprît plusieurs modifications aux bâtiments : il enleva les deux lucarnes qui se trouvaient au-dessus de la porte d´entrée du perron, et les balustrades qui, sur la façade de l´orangerie, s´alignaient au bord de la toiture, de chaque côté d´une fenêtre, et aussi celles qui, dans la cour, entouraient le bassin. Il démolit toute la partie centrale du bâtiment qui, du côté de l´étang, est aspecté au nord. Il fit classer le parc et restaura la toiture de la chapelle ; à l´intérieur de celle-ci, il mit à l´abri un gisant du 14e ou du 15e siècle représentant une dame en demi-relief qui repose sous une arcade en ogive. Dans le bois au fond du parc, la grotte Notre-Dame de Lourdes qui fut bénite le dimanche 23 mars 1879 au cours d´une procession générale, et qui était fréquentée par des pèlerins à qui le cardinal Place avait accordé 300 jours d´indulgence s´ils récitaient trois Ave Maria avec l´invocation O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous, existe toujours. Le parc conserve quelques tulipiers qui ont vraisemblablement été rapportés d´Amérique par Charles-Armand Tuffin de la Rouairie vers la fin du 18e siècle, des hêtres rouges, araucaria et autres essences de plantation fort ancienne. La Croix Madame se dresse en face du château, sur le bord de la route. Elle est datée de 1677 et ornée de cabochons. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs ; la chapelle ; la motte féodale : inscription par arrêté du 31 octobre 1975. 

 château de Saint Brice ou de La Motte 35460 Saint-Brice-en-Coglès

 

Château de Montmuran

Le château a été fondé à la fin du XIIe siècle par les seigneurs de Tinténiac. Deux tours, quoique remaniées ultérieurement, subsistent encore de cette construction. L'une d'entre elles a conservé de remarquables étuves du XIVe siècle. Le châtelet a été reconstruit au XVe siècle, ainsi que la chapelle qui lui est accolée. Après l'abandon du parti défensif au XVIIe siècle, le corps de bâtiment qui s'étend entre les tours et le châtelet, fut construit au XVIIIe siècle. Il a été en partie reconstruit au XIXe siècle, après un incendie. 

 Éléments protégés MH : les communs, à l'exclusion des parties classées ; l'allée, la cour verte, le petit mail de tilleuls : inscription par arrêté du 26 septembre 2000. Le château de Montm, à savoir le logis et le pavillon XVIIIe siècle, les tours du XIIIe siècle, le châtelet et la chapelle, ainsi que les façades et les toitures des communs et le mur du potager : classement par arrêté du 17 septembre 2003. 

 château de Montmuran 35630 Les Iffs 

 Téléphone : 02 99 45 88 88 

Château de Montmarin

Bien que construit pour un malouin, le Montmarin, se démarque totalement de l'architecture des malouinières. Outre le charme de son site et de son implantation ce château qui s'apparente davantage à une "folie", est tout à fait remarquable par la qualité et l'originalité de son architecture, et ce, à plusieurs titres. D'abord l'ordonnancement de son élévation sur jardin, avec arcades, décalage de niveaux entre le corps de logis et les pavillons et contrastes de toitures, ensuite par l'association dans le gros oeuvre de matériaux comme le bois, employé pour les balustrades, à la base des toits ou certaines clefs d'arcs. D'autre part, bien que modifiée au XIXe siècle, sa distribution intérieure reste très intéressante, et bien plus encore, les exceptionnels décors de boiseries du grand salon central, uniques du genre en Bretagne, probablement exécutés par des artistes ayant travaillé pour les cabinets intérieurs de Versailles. Il faut signaler enfin le jardin qui, malgré ses aménagements du XIXe siècle, a conservé la plupart de son tracé et de ses terrasses d'origine qui, à la fin du XVIIIe siècle en faisaient un des jardins les plus remarquables de toute la contrée. L'allure générale du Montmarin, trois pavillons réunis entre eux par des ailes couvertes à l'origine en terrasse, le rattache plus aux folies construites autour de Paris qu'aux "malouinières" du Clos-Poulet. Il se peut que cette architecture dont le toit en carène est d'ailleurs étonnant autour de 1760, reprenne comme modèle l'ancien château du Colombier, construit à Paramé en 1715 et décrit à la Révolution comme "un corps de bâtiment flanqué de deux pavillons en terrasse pavés de pierres plates et surmontés chacun d'un autre petit pavillon". L'édifice présente aussi la particularité d'utiliser le bois dans le décor d'architecture : agrafe de la porte centrale, balustrades du toit. Dans la cour, sur les arcades des communs, les clefs de granite, en retrait, devaient également être recouvertes par des muscarons de bois sculpté.

Château construit en 1758 pour Aaron-Pierre Magon du Bosc, terminé en 1763. Vendu en 1782 à Benjamin Dubois, armateur de Saint-Servan, qui transforme l'anse de Créhen, en contrebas, au sud du château, en chantier naval avec bassin à flot. La chapelle semble construite à la même époque. Importants travaux à la fin du XIXe siècle : le corps de logis est transformé du côté de la cour par l'extension des ailes de part et d'autre du corps central ; la distribution intérieure est modifiée, en particulier par la suppression de l'escalier principal dans le vestibule ; suppression des allées séparant le corps de logis principal des pavillons ; déplacement et reconstruction des escalier latéraux. Ajout dans la cour d'un bassin de marbre provenant de la Basse Flourie à Saint-Servan, construction d'une ligne d'arcades doublant le mur de la cour du côté du chemin et remontage à l'envers, d'un portail du XVIIe siècle, couvert d'un arc plein cintre. Transformation de la moitié inférieure du jardin en parc paysager à l'anglaise. Le corps de logis du château, entre une cour à l'ouest et un jardin en terrasse à l'est, descend vers la Rance. Couverture composée d'un assemblage complexe de différentes toitures : toits en pavillon et à l'impériale accolés sur le corps central, toit brisé sur les extrémités du logis, toits à longs pans de faible pente jumelés couvrant les ailes avec chêneau intermédiaire. Sur le jardin, frontons sur les trois pavillons et arcades dans le rez-de-chaussée des ailes. Communs de part et d'autre de la cour, constitués de rangs d'arcades. Portail du côté ouest de la cour avec alignement d'arcades de part et d'autre. Chapelle dans le prolongement du pavillon nord. Pavillons en rez-de-chaussée au deux extrémités de la terrasse bordant la Rance. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs, y compris le portique à l'entrée de la cour d'honneur ; les boiseries de la salle à manger ; les boiseries, le plafond et le parquet du grand salon ; la cour d'honneur ; les terrasses, les parterres et les jardins bordant la Rance : classement par arrêté du 20 juillet 1966. L'ensemble du parc comprenant les murs de clôture, le parc (à l'exclusion des parties précédemment classées), les murs de quai avec les pavillons subsistants et la rabine d'accès : classement par arrêté du 2 mai 1995. 

 château de Montmarin 35370 Pleurtuit 

 Téléphone : 02 99 88 58 79

Château de Monthorin

Situé sur la terre seigneuriale de Monthorin, dépendant de la baronnie de Fougères, le château de Monthorin a été construit par Gilles Ruellan, seigneur du Tiercent, au 17e siècle sur l'emplacement de l'ancien manoir. Acquis sous le Premier Empire par le général de la Riboisière, le château est agrandi par l'adjonction de deux ailes en retour d'équerre flanquées de tourelles polygonales, et l'intérieur fut entièrement remanié. Le jardin et le parc sont alors aménagés. Orain écrit que le château de Monthorin, ancien manoir seigneurial, 'est construit en brique et en granit, dans le style Louis XIII'. . L'ancienne chapelle de Monthorin n'existe plus. Le sanctuaire actuel a été construit en forme de temple grec dans la première moitié du 19e siècle, après 1812, dans un style néoclassique par la comtesse de La Riboisière afin d'y déposer le coeur de son époux et celui de son fils, morts à la guerre. Honoré de la Riboisière, également enterré dans la chapelle au 19e siècle, était ancien député, pair de France, sénateur et président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine.. Quant aux parties agricoles, elles portent pour l'une d'entre elle la date 1885.. . . Une usine de bonneterie est créée en 1920 à Wizernes (62) par Caroline Lesaffre. En 1964, afin d'élargir sa clientèle, une succursale vient s'implanter à Louvigné-du-Désert, sur le site du château de Monthorin, qui fut également un ancien couvent. Le château abrite alors une partie des bureaux, le logis patronal et le stockage des matières premières. 

Les ateliers de l'usine sont installés dans les anciennes écuries, avant un agrandissement avec la construction d'un nouvel ensemble plus récent à l'arrière du site. En 1964, la capacité de production est de deux cent cinquante mille articles par an au minimum, ce chiffre n'étant cependant pas atteint par la société par manque de personnel : la production est alors de cent quatre vingt mille pièces, en laine, fibre synthétique ou coton. En 1971, les Tricotages de l'AA sont spécialisés dans la confection de pulls, gilets et robes en lainage : séries enfants, fillettes, femmes et hommes. La laine confectionnée provient du Nord, de Castres (81) et de l'Est. En 1971, l'usine de bonneterie produit trois cent soixante mille pièces par an qui débouchent à 100 % sur le marché français hors Bretagne.. En 1971, le matériel de production se compose de quatorze métiers à tisser circulaires et rectilignes, de huit raseuses-surjeteuses, de neuf remailleuses, d'une machine à boutonnières, d'une rabatteuse, d'une machine à traiter et de trois presses à repassage.. En 1964, l'usine emploie soixante-sept personnes, puis deux cent quarante huit en 1971. 

 Éléments protégés MH : la chapelle funéraire : inscription par arrêté du 11 mars 1936. Les façades et les toitures du château et des communs du XIXe siècle et le parc : inscription par arrêté du 19 novembre 1992. 

 château de Monthorin 35420 Louvigné-du-Désert

   

Tour de Montfort-sur-Meu

Dès le XIe siècle, un château et érigé sur ce site stratégique. Il s'agissait d'un château à motte, c'est-à-dire de constructions en bois, élevées sur une motte de terre. Une butte naturelle fut élevée de cinq à six mètres grâce aux déblais du fossé circulaire qui l'entourait. Une levée de terre supportant une palissade achevait vraisemblablement le système défensif. Vers 1090, un premier donjon en pierre est élevé par Raoul 1er de Montfort. Pourtant, une centaine d'années plus tard, ce premier donjon est incendié au cours d'une attaque. Suite à cette attaque, un nouveau donjon fut, selon toute vraisemblance, reconstruit. Les plans de la ville et du château de 1715 nous permettent de connaître l'aspect de ce donjon datant, vraisemblablement, du début du XIIIe siècle. Ainsi, il s'agissait, semble-t-il, d'une grande tour carrée aux angles arrondis. Les vestiges de ce bâtiment furent détruits vers 1840, lors de la construction, sur ce site, de l'actuelle église Saint Louis Marie Grignion de Montfort. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, durant la période de troubles de la guerre de succession en Bretagne et afin de renforcer les défenses du duché contre tout danger extérieur, les ducs suscitent une politique de fortification active. C'est ainsi que Raoul VII obtient, en 1376, une autorisation pour le renforcement des fortifications de la ville et du château de Montfort. Autour du site fortifié du XIe et du XIIIe siècle, se développe, par conséquent, une enceinte urbaine, ponctuée de tours de défense. C'est également de cette époque que datent certaines portes de la ville close telles la porte Saint Nicolas, détruite en 1898.

Par ailleurs, la tour de Papegaut fut également élevée à cette période, c'est-à-dire à la fin du XIVe siècle. Cette tour avait une double vocation : défensive et résidentielle. De plus, vers 1400, on construisit également un châtelet d'entrée, permettant de fermer la cour du château. Ce châtelet présentait, selon toute vraisemblance, la forme d'un porche bordé de deux tours rondes et équipé d'un pont levis et d'une herse. Il subsiste quelques traces de cet ancien châtelet sur une maison de 1857 située rue du Château. Au cours du XVe siècle, le seigneur de Montfort, Guy XIV, poursuit les travaux entrepris à la fin du XIVe siècle par son ancêtre Raoul VII. Ainsi, il adapte notamment les fortifications de la ville au nouveau moyen de défense que constitue l'artillerie. Ainsi, la tour du Pas D'Ane, en forme de fer à cheval, est aménagée dans ce but à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. A la fin du XVIe siècle, les guerres de Religion entraînent une restauration des fortifications de la ville de Montfort. Au début du XVIIe siècle, Montfort échoit à la famille de la Trémoille qui ne réside pas sur place et qui laisse, par conséquent, le château se délabrer. Pendant la Révolution française, le château revient à la commune, il est ensuite cédé au département qui y installe une prison à partir de 1819. Cette prison fonctionnera jusque dans les années 1950. Enfin, la tour est acquise par la ville en 1979 et restaurée jusqu'en 1984. Elle abrite aujourd'hui l'Ecomusée du Pays de Montfort. 

 Éléments protégés MH : la tour du château ou ancien donjon (ancienne prison) : inscription par arrêté du 5 novembre 1926. 

 tour de Montfort sur Meu 35160 Montfort-sur-Meu

   

Château de Montauban-de-Bretagne

Le château est un exemple, que l'on peut estimer unique en Bretagne, de l'évolution d'un site défensif au cours du Moyen-Age. Le premier château fut construit par la famille de Montfort, à une date inconnue, entre le Xe et le XIIe, époque où se diffuse le type de la motte castrale : celle de Montauban est encore reconnaissable de nos jours. Elle était vraisemblablement surmontée d'un donjon de bois, la motte fut sans doute abandonnée dès le XIIIe siècle au profit d'un château, élevé à l'emplacement du château actuel. Le nouveau château, en pierre, a été construit sur un plan hexagonal, en tirant parti de la défense naturelle fournie par l'étang à l'ouest, et en complétant la défense à l'est par un important système de défenses avancées : douves, cavaliers, entrées successives. De cet édifice du XIIIe siècle subsistent l'actuel donjon, modifié depuis et la tour des Anglais. L'ensemble fut complété en 1430 par le châtelet qui devint caduque avec le développement de l'artillerie au XVe siècle. Charles VIII ne rencontra guère de difficultés pour investir l'édifice par son point faible en 1487. Le logis et sa tour furent entièrement détruits et le donjon partiellement. Le château perdit de son importance et ne fut que sommairement reconstruit. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, à savoir le châtelet, l'aile nord (communs), le logis sud intégrant la tour du Renard, la chapelle, la tour dite donjon, les ruines du logis seigneurial, la tour dite des Anglais, les deux corps de communs au nord-ouest de la cour, son sol ainsi que les défenses avancées (étang, douves et cavaliers) : classement par arrêté du 6 mars 2003. 

 château de Montauban 35360 Montauban-de-Bretagne 

 Téléphone : 02 99 06 40 21

 

Château de Monbouan

Il relevait de la baronnie de Vitré et avait un droit de haute justice et de quintaine. Il était aux le Vayer en 1427 et 1534, aux de Langan en 1656 et aux des Nétumières à partir de 1720. Il est édifié dans le style Louis XV par l'ingénieur des Etats de Bretagne, en 1771, pour la famille Hay des Nétumières qui le quittera pour le château de la Montagne à Visseiche à la fin du 19e siècle. Déjà, un manoir existait à cet emplacement. Il a été détruit par un incendie. Le château a été construit dans la perspective de l'avenue et du pont qui enjambe les anciennes douves. Les pavillons ont été ajoutés ultérieurement. La chapelle édifiée à l'intérieur du château date de la même période que ce dernier. Les oeils de boeuf sont transformés en lucarne au 19e siècle (enlevées dans les années 1970). A cette même époque, les pavillons sont doublés en profondeur et les pièces redistribuées par l'architecte Martenot (architecte des halles de la Place des Lices et des grilles du Thabor à Rennes). Le jardin a été dessiné par Gillet au 19e siècle. Les dépendances sont du 18e siècle. La ferme du Petit Monbuan a été construite vers 1910 /1911, selon la tradition orale. 

 Éléments protégés MH : le château et le parc : classés le 23 novembre 1963. le logis principal du château, la cour verte en terrasse avec sa niche à chien, le canal, les douves, l'étang et le verger ; les façades et les toitures des communs du XVIIIe siècle (à l'exclusion de ceux construits au XIXe siècle), de la maison du jardinier, du colombier et du lavoir : inscription par arrêté du 8 février 2000. 

 château de Monbouan 35680 Moulins

 

Château du Molant

Le château et ses dépendances, chapelle et orangerie forment un très bel ensemble de la deuxième moitié du 18e siècle. La construction homogène présente une authenticité que peu d'édifices analogues ont conservée. L'architecture et le décor sont restés tels qu'ils ont été conçus et mis en oeuvre pour la famille du Boberil. Les plans ont été dessinés par Louis de Brilhac en 1774 et 1775. L'ensemble est composé : 1) d'un château de plan rectangulaire avec façades symétriques et avant-corps central. Le décor modeste est néanmoins authentique. Le château contient également un très bel escalier en fer forgé daté de 1786 2) d'une chapelle a deux clochetons qui possède une abside à trois pans construite en 1779 3) d'une orangerie. 4) De vestiges d'une ancienne chapelle L'environnement de qualité a été également bien conservé : jardin, allée, bois. 

 Éléments protégés MH : le château et ses dépendances (chapelle, orangerie, communs), ainsi que le parterre devant le château : classement par arrêté du 9 septembre 1993. 

 château du Molant 35310 Bréal-sous-Montfort

 

Château Marie

Le château date du XVIIe siècle ; sa construction est décidée par Marie de La Tour d'Auvergne, épouse Henri de La Trémoille, entre autres titulatures baron de Vitré. Sont aménagés des jardins appelés à former le jardin du parc à partir de 1867. Madame de Sévigné y est venue plusieurs fois visiter la princesse de Tarente, Émilie de Hesse-Cassel, veuve de Henri-Charles de La Trémoille. Peu de temps après la révocation de l'édit de Nantes, l'aristocratie vitréenne s'enfuit et la résidence est requalifiée en tant que ferme. Au XXe siècle, le château Marie est le siège des locaux d'un club de football, l'Amicale sportive de Vitré, avant d'être racheté en 2021 par la communauté d'agglomération de Vitré Communauté qui occupe l'aile ouest de l’ensemble. 

 Éléments protégés MH : le plafond à poutres apparentes décorées de peintures situé au premier étage du pavillon de droite : classement par arrêté du 12 septembre 1921. Les façades et les toitures : inscription par arrêté du 12 décembre 1939. 

 château Marie 35500 Vitré 

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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