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Château du Thil

Le château, d’origine médiévale (une maison forte construite vers 1300 par les du Tartre), a subi de multiples transformations. Endommagé en 1575 par les reîtres saxons, il fut remanié au XVIIe siècle par Antoine Mercier, puis acquis en 1741 par Jacques Perrin de Cypierre, qui y ajoutait une chapelle et une terrasse. Au XIXe siècle, après une période d’abandon, le baron de La Vernette entreprit une restauration majeure, donnant au château son aspect actuel, avec des toits coniques et des lucarnes du XVIIe remployées. Le parc, quant à lui, fut aménagé au début du XXe siècle par Philibert Bernard de La Vernette. En 1947, le domaine passa aux Sœurs Dominicaines Missionnaires des Campagnes, avant d’être vendu en 2017 à Daniel Graf, qui le rouvrit partiellement pour des événements locaux. Le parc, protégé depuis 2015, se distingue par son parcours d’eau, ses ponts et les vestiges de l’ancienne serre. Bien que le château reste une propriété privée, son parc témoigne de l’évolution des goûts paysagers entre le XVIIe et le XIXe siècle, alliant héritage médiéval et influences romantiques. Les armoiries des familles Perrin de Cypierre (lion rampant et colonne) et Bernard de La Vernette (bande d’or à étoiles) rappellent les successions de propriétaires. La chapelle, datée de 1753, et la litre armoriée des Perrin de Cypierre soulignent l’importance symbolique du lieu. Aujourd’hui, le parc du Thil illustre à la fois l’histoire féodale de la Gironde et les transformations architecturales liées aux changements de propriétaires, tout en restant un espace préservé, partiellement accessible lors d’événements culturels.

 Éléments protégés MH : le parc du château avec son parcours d'eau, ses franchissements et pont, le mur d'appui et le vestibule de l'ancienne serre et à l'exclusion du château et des autres bâtiments : inscription par arrêté du 11 mai 2015. 

 château du Thil 33850 Léognan 

 Téléphone : 05 56 64 56 91

   

Château de Thau

Un premier seigneur est mentionné en 1363. A la Révolution, le château est pillé et la propriété divisée en lots pour être vendue aux enchères en 1795. A cette époque, la demeure est qualifiée de ruine et l'ancien château en partie démoli. L'ensemble fut restauré au 19e siècle avant de se dégrader à nouveau au cours du 20e. Le château proprement dit, qui garde des allures de château fort avec ses tours, date du 16e siècle. Le corps de logis a été remanié au 17e siècle. Les dépendances, y compris l'entrée, ne sont pas antérieures au 17e siècle. Le château se compose de deux ensembles distincts : une forteresse comportant plusieurs tours de flanquement munies de canonnières et une vaste cour entourée de dépendances basses. Un fossé maintenant comblé séparait le château du plateau à l'extrémité duquel il se trouve. Des portes cochères surmontées de frontons, d'ailerons, d'oculi et encadrées de pilastres donnent accès à la cour. Un grand pigeonnier circulaire domine les dépendances. Au nord-est, un système de jardins en terrasse avec degrés et portes à frontons s'étalait jusqu'au bas du promontoire.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments, les deux cheminées du premier étage, la terrasse avec balustrade et la terrasse du plan inférieur : inscription par arrêté du 22 novembre 1989. 

 château de Thau 33710 Gauriac 

 Téléphone : 05 57 64 80 79

 

Château de Tauzia

L'accès au château se fait par une allée de platanes centenaires. La façade sur jardin présente, dans sa partie centrale, une rotonde avec trois portes-fenêtres et ferronneries, surmontée d'une corniche supportant des vases de fleurs en pierre. Le toit est surmonté par une coupole surmontée elle même d'une boule. L'édifice se continue par 2 pavillons. Au rez-de-chaussée, une porte fenêtre surmontée d'un fronton rond avec, pour l'un, un tympan orné d'un panier de fruits et des outils de jardinage, dans l'autre une nasse en osier avec des filets de pêche et un panier de poissons. A chaque extrémité, un bâtiment plus long a été ajouté du côté nord sous le Second Empire. Au bas de l'escalier se trouvent deux lions datés de 1889. Sur le parc, l'édifice est surélevé de deux marches avec péristyle soutenu par quatre colonnes à chapiteaux composites. Le parc à l’anglaise de 20 hectares du château de Tauzia, est l’œuvre la plus ancienne du jardiniste Louis-Bernard Fischer, également auteur du Jardin Public de Bordeaux. Réputé pour sa collection d’azalées et de camélias ainsi que pour une serre et un potager qui produisait des variétés originales de melons et des vignes "d’une vigueur incomparable", ce parc offre au visiteur un ensemble rare de prés et d’espaces plantés, des allées ombragées et des bosquets variés. L’ensemble mêle des visions champêtres ou intimistes et des tableaux encadrés d’arbres remarquables: sequoias, cèdres de l’Atlas et platanes bientôt bicentenaires. 

 Éléments protégés MH : le château de Tauzia en totalité : classement par arrêté du 27 juillet 1965.

 château de Tauzia 33170 Gradignan

 

Château de Tarde

Les fortifications (du XIIe au XVIe siècle) comprennent l'enceinte primitive, celle des deux faubourgs, les restes du château-fort et la maison-forte de Tarde (remaniée au XVIe siècle). Les remparts les mieux conservés, côté sud, sont face à la Garonne. La partie centrale de l'agglomération, la plus ancienne, fut entourée de remparts délimitant un polygone irrégulier, puis, au XIIIe siècle, une seconde enceinte fut créée pour incorporer à la ville le faubourg de Turon ; une seconde extension de la ville annexa à l'ouest le fauboug de Reudesse. Le château de Tarde est un édifice de plan rectangulaire, élevé sur caves, forme un bloc imposant. La façade nord côté cour, est dépourvue de tout ornement sculpté, on y accède par un important escalier à deux volées tournantes. La façade sud, traitée avec une ostentation particulière, donnait sur un parc paysager. Elle possède un avant-corps semi-circulaire, doublé par un portique de huit colonnes massives de style corinthien, dressées au-dessus d’un perron. Les marches convexes de l’escalier placent le portique à l’aboutissement de lignes de fuite fortement accentuées. 

 Éléments protégés MH : le château de Tarde : classement par arrêté du 21 octobre 1997. 

 château de Tarde 33490 Saint-Macaire

 

Château de Taillefer

Maison noble fortifiée construite durant deuxième moitié du XVIe siècle, Taillefer appartient d'abord à la famille de Lesnier du XVIe siècle à 1640, puis aux Paty (noblesse de robe) jusque vers 1730. La fronde entraîne d'importantes dégradations dont la démolition des fortifications. La famille Angaud, marchand bordelais propriétaire de 1730 à 1774 vend leur bien à une famille de notables. L'un d'entre eux, Jean Duraux fait élever l'aile Est en 1795. Au XIXe siècle, Alfred Chantecaille, époux d'une fille Dureau reconstitue l'intégralité du domaine et réalise d'importants travaux de 1882 à 1887. L'édifice comporte deux parties: la maison-forte du XVIe siècle, de plan rectangulaire, flanquée de deux tours aux angles opposés, l'une circulaire, l'autre, hexagonale ; l'aile bâtie en 1795 et rallongée en 1882-84, simple et élégante. Un parc paysager et diverses dépendances sont disposées autour du château. De 1882 à 1887 l'intégralité du domaine est reconstitué par Alfred Chantecaille, l'aile est rallongée, les dépendances et jardins sont restaurés. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis du XVIe siècle : inscription par arrêté du 1er février 2008 

 château de Taillefer 33620 Tizac-de-Lapouyade

   

Château de Sauvagnac

Avant le XIIIe siècle, la terre sur laquelle est situé le château appartenait au roi, qui, l'an 1238, donna la paroisse de Romagne à Hélie de Blagnac. Le château, qui fut construit vers la fin de ce siècle ou le commencement du suivant, resta au pouvoir des seigneurs de Blagnac jusqu'au commencement du XVIe siècle. Nous voyons, en effet, que Léonore de Béarn Grammont, baronne de Blagnac, fit don, en 1 503, de la maison noble de Sauvagnac et de ses dépendances à Jean de Castéja, écuyer, son maître d'hôtel. Cette terre était encore cinquante ans plus tard dans les mains de ses descendants directs. Charles de Castéja, fils de Jean, paraît n'avoir pas eu d'enfants, car la maison noble de Sauvagnac passa à Jeanne de Rebouillide, petite nièce de Jean, qui l'apporta en dot à son mari Arthur d'Agar. Arthur avait eu de Jeanne de Reboullide une fille nommée Louise, qui fut mariée, le 13 novembre 1649, à Geoffroy de Caries, écuyer, sieur de Roquette. François d'Agar, fils d'Arthur, fut, le 6 juin 1650, nommé par le duc d'Épernon commandant de la ville et du château de Cadillac. Une des filles de François d'Agar, Louise, épousa, le 16 juin 1670, Arnaud de Belcier, baron d'Arès, seigneur de Crain et de Belcier, et lui apporta en dot le château de Sauvagnac, qui resta environ cent ans dans cette famille. En 1774, M. Pierre-Jean-François de Rogier était seigneur de Sauvagnac; il le laissa, par son testament daté du 16 mars 1807, à sa femme Pétronille de Solminihac, qui, le 23 février 1817, le transmit à son second mari M. le chevalier de Montault Saint Civier. Celui-ci n'ayant pas d'enfants, le légua, par son testament du 29 juin 1831, à son neveu M. Amédée de Montault Saint-Civier, qui le vendit en 1835 à M. Latapie, ancien inspecteur général des douanes, qui habite maintenant le domaine de Retou, voisin du château de Sauvagnac. 

 Le château de Sauvagnac s'élève sur l'extrémité d'un promontoire aigu et abrupte, formé par la rencontre de deux ruisseaux, le Saint-Quentin et le Riotor, qui, après leur réunion, vont se jeter dans l'Engranne, en face de Jugazan. Une coupure, taillée à pic dans le rocher, sépare la forteresse du plateau. Le plan général a la forme d'un triangle, et il a comme disposition, une grande analogie avec celui de Roquefort, dont il est voisin. Il se compose d'une tour barlongue bâtie sur le bord de la coupure, à la fin du XIIIe siècle ou au commencement du XIVe. Plus tard, on a appuyé d'autres constructions contre cette tour, et l'on a formé ainsi un château complet. L'entrée primitive devait se trouver, comme elle l'est actuellement, et un pont en bois, remplacé par un terre-plein, devait permettre de traverser le fossé. Existe une petite porte remplaçant peut-être une ancienne poterne. Pour arriver à la porte ancienne de la tour, qui est tournée vers l'est, il fallait, après avoir franchi le pont et la porte qui le suivait, s'engager dans un long couloir resserré entre la tour et le mur d'enceinte, et tourner à gauche en passant sous les défenses placées au sommet des murs. La porte, maintenant quelque peu défigurée, est ogivale et très étroite. Elle donne dans une salle basse qui devait servir de magasin, et dont le rocher tient lieu de sol. Ce magasin, fort bas, et pour le service duquel on a percé une autre porte au sud, est recouvert d'un plancher dont les poutres s'appuyaient sur de puissants corbeaux en pierre. Il est surmonté de trois étages planchéiés et d'un comble très aigu à double égout, renfermant deux greniers superposés.

 Ces différents étages, qui ne contenaient chacun qu'une salle, étaient percés de meurtrières cruciformes ouvertes à l'intérieur sous des voûtes bombées, de fenêtres munies de bancs dans leurs embrasures, et de latrines qui font saillie au nord-ouest. Toutes ces dispositions me paraissent celles qui ont été adoptées au moment de la construction primitive: alors on arrivait dans ces différentes salles par des escaliers en bois, mais des modifications nombreuses ont été faites à la fin du XVIe siècle ou au commencement du XVIe siècle, peut-être lorsque le château a passé entre les mains de Jean de Castéja; on a construit, à cette époque, contre le flanc nord de la maison forte, une tour renfermant un magnifique escalier à pente très douce, par lequel on arrive sans fatigue jusqu'au troisième étage. En pensant au luxe et à la commodité, on a pensé également à la défense, des embrasures pour arme à feu garnissant les parois de la tour. La porte de cet escalier est en cintre bombé, surmontée d'une contre courbe garnie de crochets et de fleurons, et encadrée de pilastres à clochetons. Alors aussi on a remanié extérieurement les fenêtres des second et troisième étages. Elles ont pris des meneaux en croix et des moulures prismatiques. Une carrière, qui donne dans les fossés et qui a été fortifiée à l'époque des guerres de religion, a fait penser qu'il y avait là des souterrains. Le château de Sauvagnac est entouré d'une riche végétation. Les arbres magnifiques qui poussent sur les flancs du coteau qu'il domine ne cachent que les étages inférieurs, et laissent voir les fenêtres cruciformes d'où la vue, bornée à droite et à gauche par des coteaux boisés, s'étend au loin, vers l'orient, sur le bassin de l'Engranne. 

 Éléments protégés MH : le corps de logis avec sa tour ; l'enceinte triangulaire avec sa porte ; le fossé ; le mur de clôture de l'avant-cour en avant du fossé : inscription par arrêté du 13 octobre 1992. 

 château de Sauvagnac 33760 Romagne

 

Château de Sallegourde

Le château de Sallegourde des XVIe et XVIIe siècles est composé de deux corps de logis en L, épaulés de deux pavillons carrés. Le décor intérieur de Sallegourde a été remanié aux XVIIIe et XIXe siècles. Le propriétaire actuel, M. Gérard Leconte, après l'avoir sauvé in extremis d'une ruine certaine, souhaite perpétuer un amour des arts qui a toujours été le fil conducteur des Barrigue de Fontainieu. Un des derniers descendants de cette famille de peintres, grand érudit, se serait ruiné en composant et en faisant jouer à ses frais un opéra en 1910, d'où la vente du château. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des deux corps de logis en retour d'équerre et des deux pavillons du château : inscription par arrêté du 31 janvier 2002. 

 château de Sallegourde 33140 Villenave-d'Ornon 

 Téléphone : 06 11 73 39 54 / 05 56 87 26 15 

Château de La Salle

En suivant le cours du Ciron, qui coule à travers des prairies et qu'ombragent des bouquet d'arbres, on atteint le moulin et le château de La Salle, tous deux voisins l'un de l'autre, cachés dans la verdure et encadrés d'un site exquis de fraîcheur et de pittoresque. Du moulin il n'y a rien à dire. Le château de La Salle présente un plan barlong dont les soubassements et les portes ogivales paraissent être du XIVe siècle. Une tour hexagonale renfermant l'escalier à vis s'appuie contre la façade nord et une toiture pointue à double égout couronne l'ensemble. Les souvenirs de ce petit castel et du moulin voisin sont bien reculés dans l'histoire. Nous savons qu'en 1207, Jean de Staples, seigneur de La Salle, ayant reçu en fief du roi Jean d'Angleterre, en 1205, le cours du Ciron, de Budos à son embouchure, permit à noble Jeun de La Salle, de construire un moulin à trois meules sur le Ciron, près de la maison noble de La Salle. Plus tard le moulin est en ruines et appartient au sieur Jean de Saubon. En 1540, nous trouvons la maison noble aux mains de noble Jean de Portepain, écuyer, sieur de la Salle du Ciron, qui avait épousé Jeanne de Montferrant, soeur de Pierre de Montferrant, soudan de la Trave. Un autre Jean de Portepain de la Salle du Ciron, chevalier et gentilhomme de Henri III, était capitaine de cent chevau-légers qui périt au siège de Langon, en 1578. La résidence de La Salle demeura dans la même famille jusqu'au XVIIIe siècle. Au cours du XIXe siècle, après la destruction des dépendances et éléments défensifs, il subsiste de la maison-forte le logis, particulièrement caractéristique du type régional des manoirs de la fin du XVe et du début du XVIe siècle. Côté sud-ouest la porte se trouve dans un petit pavillon accolé à la façade. Deux ailes prolongent les extrémités du logis. L'aile sud-est date du XIXe siècle ; celle du nord-ouest remonte au XVIe-XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures (à l'exclusion de l'aile sud-est du XIXe siècle). la cheminée de pierre au rez-de-chaussée de l'aile nord-ouest : inscription par arrêté du 29 février 1988.

château de La Salle 33210 Pujols-sur-Ciron

 

Château de Sales

Château vraisemblablement construit par le premier propriétaire connu de ce château, Jean de Sauvanelle, maire de Libourne dans la première moitié du XVIIe siècle. Décor typiquement maniériste. Modifications aux XVIIIe et XIXe siècles (décor intérieur après 1734, second jardin en 1834, charpente des communs en 1830-1840...). Les 47 ha de vignes en font le plus grand domaine viticole de l'appellation Pomerol. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité à savoir les bâtiments entourant la cour carrée, les façades et les toitures des communs de l'avant-cour, l'allée d'accès, les pièces d'eau et les jardins: inscription par arrêté du 19 décembre 1996 

 château de Sales 33500 Libourne 

 Téléphone : 06.71.85.85.69 / 05 57 51 04 92 

 

Château Sainte-Barbe

Si le lieu de Sainte Barbe est mentionné dès le XIVe siècle, il semble que le château apparaît au XVIIe siècle dans les textes et au XVIIIe siècle les cartes mentionnent sa chapelle et son embarcadère. Vers 1765, un registre cite la maison noble de Fourmigley autrement dit Sainte Barbe, que Jean-Baptiste Lynch, maire de Bordeaux, aurait fait rebâtir à cette époque. Diverses vues des XIXe et XXe siècles représentent les façades. L'aile nord a sans doute subi des transformations, car le cadastre de 1824 ne représente pas l'édifice actuel, la tradition orale cite une campagne de travaux vers 1886; celle ci correspond sans doute au remaniement de l'intérieur et à la construction du cuvier et du pressoir roulant que signale un ouvrage consacré à la viticulture. Le parc aurait été réaménagé à la même époque profitant de l'implantation d'un puits artésien pour alimenter les bassins, des viviers et des "jalles". Malgré des dégradations, l'ensemble a conservé une grande partie des aspects d'origine. Des restaurations sont en cours depuis plusieurs années.

Le domaine de Sainte-Barbe est situé au bord de la Garonne à la limite méridionale de la commune ; il est entouré de marais asséchés plantés de vignes. Les bâtiments sont établis selon un plan en U ; le logis, simple, est flanqué d'ailes en retour d'équerre prolongées par les dépendances. La façade principale est tournée vers l'ouest et la Garonne ; elle est précédée d'un jardin limité par des grilles où s'ouvre un portail de chaque côté. Au bord de la route deux pavillons encadrent la grille ; un terrain planté de platanes prolonge le jardin jusqu'au fleuve. La cour orientale limitée par les deux ailes de dépendances est fermée par un mur ouvert d'un portail. Le jardin est agrémenté d'un puits ; l'ornement du parc est complété par un bassin alimenté par un puits artésien et par une pièce d'eau traversée par un pont de jardin. Le logis est construit en pierre de taille sauf les murs des ailes et ceux, avec fruit, des dépendances en moellon. Les murs de clôture et ceux des pavillons sont en pierre de taille. Les couvertures du logis et des pavillons de jardin sont en ardoise ; les toits des dépendances sont en tuile creuse. Des grilles et des portails en fer forgé complètent les clôtures. Le corps de logis en rez-de-chaussée repose sur de vastes salles voûtées d'arêtes qui occupent le soubassement. On accède à l'étage d'habitation par deux perrons situés devant les deux façades antérieure et postérieure et précédés d'escaliers doubles à deux volées convergentes en équerre. Un étage de comble, éclairé par des lucarnes, couvre les ailes et la partie postérieure du logis. Les élévations sont ordonnancées avec ou sans étage. Un muret de couronnement règne sur chacune des façades principales sauf sur la partie centrale surmontée par un fronton. Chaque partie centrale comporte trois baies ; celle de l'élévation antérieure forme une avancée. Le mur pignon de chacune des ailes formant retour porte aussi un fronton agrémenté d'un oculus aveugle. La demeure est ornée d'un décoration simple dans le style du milieu du XVIIIe siècle. Des bossages d'angles, un bandeau et une corniche complètent le décor des élévations du logis et des pavillons. Le tympan des deux frontons des élévations principales reste en attente de sculpture. Des ailerons et des corniches agrémentent les lucarnes des combles. Une balustrade complète l'escalier extérieur situé dans la cour. Les amortissements des piliers des portails sont constitués de polyèdres. La margelle du puits est constituée de dalles ornées d'un cordon central et d'un rebord plat.

A l'intérieur du logis un décor stuqué de style Louis XV recouvre les murs ; ce décor imite des lambris de hauteur dans le vestibule et le salon ; il orne les cheminées ou les alcôves des autres pièces. Celles-ci sont généralement agrémentées de cheminées de style Louis XV en marbre ; dans le comble elles sont en pierre peinte. On accède aux caves par une porte en menuiserie dont le faux dormant est orné de cannelures et d'un losange. Les croisées sont découpées en petits carreaux. Les grilles du portail principal sont ornées du monogramme M (Maingard, propriétaire au XIXe siècle). Le corps de logis est couvert d'un toit à longs pans et croupe ; le pan postérieur et les ailes en retour sont couvertes de longs pans brisés. Les dépendances sont couvertes de toits à longs pans avec pignons découverts. Un vestibule occupe le centre du corps de logis dont les pièces sont disposées en enfilade. Chaque aile est distribuée par un couloir et un escalier en charpente. 

 Éléments protégés MH : le château, le parc et sa clôture avec ses 2 pavillons : inscription par arrêté du 23 décembre 1996 château Sainte-Barbe 33810 Ambès 

 Téléphone : 05 56 77 49 57 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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