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Château de Marigna sur Valouse

Le château primitif appartenait au système défensif de la famille des Chalon et relevait de la forteresse de Montaigu. Mais plus qu'au nom des Chalon c'est à celui des Balay, famille aristocratique de lanoblesse provinciale qu'il est associé. Louis XIV, par lettres patentes du 12 juin 1712, érigea les terres de Marigna en marquisat. A la Révolution, Aimé Louis François, seigneur de Marigna et marquis de Balay, combattit sous la bannière royaliste puis émigra. Le château de Marigna confisqué comme bien d'émigré et vendu comme bien national, fut acheté en 1796 par le notaire Oudet de Maynal, homme de paille de la famille Balay, qui le rétrocéda en 1797 à Madame de Balay. Depuis les Chalon, l'édifice a connu des remaniements, au XVIIIe siècle, après les guerres de la conquête française, ou il fut en partie incendié et après la Guerre mondiale pour réparer les dégâts de l'incendie allumé par les Allemands en 1944. L'entrée témoigne de la puissance de l'ancienne forteresse, une haute porterie flanquée d'une tour ronde, garde les rainures du pont-levis et des corbeaux de ses mâchicoulis. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 10 juin 1975. château de Marigna sur Valouse 39240 Marigna sur Valouse 

 Téléphone : 06 86 12 15 30 

Château de Jules Grévy

La seigneurie de Mont-sous-Vaudrey était divisée en trois parts au milieu du XIVe siècle. La famille de Byans a régné sur Mont sous Vaudrey jusqu'en 1572. La moitié de la seigneurie avait été confisquée en 1549. Charles Quint la rendit à un cousin de Guyot de Vaudrey. Celui-ci la léguera à son parent Guillaume de Montront qui la transmit à son fils Antoine, lequel y fit bâtir ou restaurer au XVIIe siècle, la demeure appelée Château-Gaillard. En 1773, les paysans pillèrent la plupart des châteaux de la région détruisant les archives. Comme deux des fils Domet avaient émigré en 1791, les biens de cette famille furent confisqués, vendus au profit de l'état en 1794. Mais elle parvint à garder ou à racheter le Château-Gaillard avec ses dépendances consistant en un parc, un jardin et un petit moulin. Jusqu'en 1820, Etienne François Domet habite le château, date à laquelle sa fille unique le vendit au Vicomte de Chavannes. Il le céda après la guerre de 1870 à Jules Grévy, président de la chambre des députés, son grand père Nicolas avait acheté le château de la Grangerie en 1794 confisqué sur les Domet. De 1879 à 1887, le cœur de la France battait un peu à Mont-sous-Vaudrey au Château-Gaillard, maison de Monsieur Jules Grévy, président de la République. Au lieu de passer ses vacances aux châteaux de Versailles, de Fontainebleau ou de Rambouillet, le plus illustre des hommes politiques préféra le village de Mont-sous-Vaudrey, et chaque été le château prenait des airs de Trianon. En 1970, il était racheté par l'union départementale des sapeurs pompiers du Jura... 

 Éléments protégés MH : l'entrée principale dans la cour, avec ses prolongements latéraux surmontés de grilles ; le puits dans la cour avec sa superstructure en fer forgé ; l'oratoire dans le parc avec la niche et la pierre tombale remployées : inscription par arrêté du 31 juillet 1990. 

 château de Jules Grévy 39380 Mont-sous-Vaudrey 

 Téléphone : 06 67 61 98 29 

 

Château de Gevingey

Château construit en 1657 pour Marc de Montaigu, baron de Boutavant (date sur le portail du pavillon d'entrée), le pavillon d'entrée reste le seul élément du XVIIe siècle. Le logis principal a été profondément modifié au XVIIIe siècle, façade occidentale au XIXe siècle, façade orientale de 1859, de même que l'orangerie dont un bâtiment Est du XVIIIe siècle et l'autre du XIXe siècle. Le château de Gevingey appartint successivement à la famille Droz des Villars, qui détient encore le petit château de Chilly le Vignoble, puis à René de Marion de Glatigny qui l'a vendu à la banque CIC en 1943, date du décès de sa femme, née Richard. La transformation de l'édifice en colonie de vacances vers 1946, l'a fortement transformé, la grange avec ses parties anciennes du XVIIe siècle, est devenue infirmerie et logement de gardien, écurie et battoir remaniés (un bâtiment a été bâti en 1953 contre le battoir) et de nombreux rajouts au logis. 

 Éléments protégés MH : le porche d'entrée : inscription par arrêté du 12 janvier 1931. 

 château de Gevingey 39570 Gevingey 

 Téléphone : 06 65 20 71 25 

Château de Falletans

Cette demeure construite à la fin du XVIIe siècle, voire au début du XVIIIe siècle, connut quelques aménagements au cours du XIXe siècle. Le corps de logis est allongé avec deux tours carrées accotées au sud. Il est desservi par le vestibule et les galeries de l'escalier central dont les murs laissent apparaître deux décors peints. Les pièces comportent, pour la plupart, des cheminées et des lambris d'époque principalement Louis XVI. L'ensemble est entouré de bâtiments de communs et d'un parc. 

 Éléments protégés MH : la demeure en totalité, y compris le logis, la cour avec le puits, les communs et le parc incluant le mur de soutènement ouest : inscription par arrêté du 23 avril 2012. 

 château de Falletans 39700 Falletans 

   

Château d'Eclans

Le château fut édifié pour Charles Petrey, conseiller au Parlement de Dole, qui acheta la terre d'Eclans au début du XVIIe siècle pour la faire ériger en baronnie en 1674. Sa petite-fille, Marie Bontemps, en même temps que la seigneurie d'Authume, apporta en dot la baronnie d'Eclans à Claude-François Masson, conseiller au Parlement de Besançon. Au XVIIIe siècle, Rodrigue Thérèse Masson, baron d'Eclans, remania le château dans le goût de l'époque. Le dernier seigneur d'Eclans fut Charles François Masson, marié à une Terrier de Santans, propriétaires du château de Cléron. Situé dans un immense parc traversé par un petit cours d'eau, le château est formé d'un corps de logis principal avec deux bâtiments en retour d'équerre sur une cour d'honneur. Un beau colombier rond coiffé en poivrière se détache à gauche du portail. 

 Éléments protégés MH : le château avec son parc, y compris le ruisseau, le mur de clôture et le portail principal : inscription par arrêté du 24 mai 1994. 

 château d'Eclans 39700 Eclans-Nenon

 

Château de Dramelay

Deux dynasties se sont succédées à Dramelay : Les Dramelay et les Chalon. Fondé sur un site stratégique naturel remarquable, le château a été construit au début du XIIIe siècle. Parmi les ruines du site castral, l'élément le mieux conservé est la tour-donjon de plan carré, qui possède encore trois murs de 2,20 m d'épaisseur sur trois niveaux, elle est construite en moellons bruts de moyen appareil. Un chemin du patrimoine vous permet de découvrir le site et l'emplacement de divers bâtiments, et les vestiges de l'ancien village, à côté du château (puits, chapelle...). 

 Éléments protégés MH : le château en totalité : inscription par arrêté du 12 février 2002. 

 château de Dramelay 39240 Dramelay

 

Château de Cousance

Le château appartenait à la vaste baronnie de Chevreaux et son château illustrait sa puissance au XIIIe siècle. Sa position, au contact de la plaine et de la montagne, en fit la cible visée de tous les gens de guerre des armées d'invasion, celles de Louis XI en 1477, d'Henri IV en 1595, de Louis XIII en 1637. Les murs et les tours ne résistèrent pas à tant d'assauts. Dans les années 1660 Claude Damas, gouverneur et lieutenant général au pays des Dombes, époux d'Alexandrine de Vienne, héritière de la baronnie de Chevreaux, ne put que tenter la consolidation de ce qui n'avait pas été détruit du château. Après la Révolution, il fut tout à fait démoli. Un tanneur et étapier de Lons-le-Saunier, Denis Godefin, acheta le château en 1806. A sa mort, sa sœur, Timothée Clerc en hérita. Ses descendants l'occupent toujours aujourd'hui, fiers de l'histoire des ancêtres de la maison dont les portraits éclairent les lambrls des salons... 

 Éléments protégés MH : l'nsemble des façades et des toitures du corps de logis et du bâtiment Sud des communs ; dans le corps de logis le grand escalier avec sa rampe ; au rez-de-chaussée le vestibule et le salon avec son décor ; à l'étage la pièce dite la chapelle et le salon avec leurs décors, les quatre cheminées Louis XV des chambres ainsi que le dessus de la cheminée de la chambre bleue avec le portrait peint de Joseph François Damas : inscription par arrêté du 23 juillet 1992. 

 château de Cousance 39190 Cousance

 

Château de Courbouzon

Château reconstruit vers 1730, avec reprise du décor intérieur dans le style Louis XVI. Édifice de plan en grille, avec entrée dans la cour d'honneur par un portail monumental. Le corps de logis, de plan en L, possède un décor Louis XVI (cheminées en marbre et pièces lambrissées). Blason des seigneurs de Courbouzon sur la façade antérieure du logis. Présence de communs. Dans la cour d'honneur se trouvaient les écuries et la chapelle. 

 Éléments protégés MH : le corps de logis en totalité, y compris les décors ; les façades et les toitures des communs, y compris les façades des anciens communs au sud du corps de logis ; les terrasses du jardin ; les murs de clôture et les portails : inscription par arrêté du 28 juillet 2004. 

 château de Courbouzon 39570 Courbouzon

 

Château de Cornod

La seigneurie est mentionnée en 1350. En 1876, les architectes Henri Despierre et Henri Feuga sont chargés de rhabiller le logis, et de développer les communs et le parc. Près du donjon carré, le logis à deux tours d'angle et échauguette, est relié à une tour carrée par une galerie. Il conserve des pièces au décor néo-gothique, desservies par un escalier monumental, les communs et les dépendances se développent sur plusieurs cours. Le parc intègre au nord, des terrasses avec une cascade, et à l'est, les falaises avec une grotte. Depuis 2002, Édouard Marie Sieradzki s’emploie avec passion à redonner au domaine son lustre d’antan... 

 Éléments protégés MH : en totalité, le château (logis, communs et dépendances du XIXe siècle), le parc, les murs de clôture et leurs portes : inscription par arrêté du 2 octobre 2007. 

château de Cornod 39240 Cornod

 

Château de Clairvaux

Le château, séparé du bourg par un fossé, occupait la pointe nord du plateau, sur une esplanade de quatre hectares. Il fut commandé au XIIIe siècle par les sires de Cuiseaux. Construit à un point stratégique d’une croisée des routes de Salins, Lons le Saunier et Genève, le bâtiment comptait de fortes murailles crénelées et des portes pourvues de puissants ponts levis. Il possédait deux grosses tours circulaires, élevées chacune sur cinq étages, qui flanquaient son corps de bâtiment principal, compris entre les deux ailes. Dépendances et écuries étaient considérables, réparties entre cour d’honneur et basse-cour, par un jardin, une fontaine et un colombier. La demeure fut délaissée après les pillages de 1637 et un incendie au cours desquels il fut en partie détruit en même temps que le Bourg. Il ne subsiste des murailles que quelques reliefs et du château une haute tour ronde à trois étages, ouverte de trois fenêtres à pilastres et frontons triangulaires, coiffée d’un toit en poivrière. 

 Éléments protégés MH : la tour : inscription par arrêté du 21 octobre 1932. 

 château de Clairvaux 39130 Clairvaux les Lacs

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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