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Château de Bérenger

Les Sassenage décident au milieu du XVIIe siècle, d'édifier un château de réception en remplacement de l'ancienne maison-forte. L'actuel château est construit de 1662 à 1669. Il témoigne ainsi, tant par la richesse de ses décors que par la diversité de son mobilier, d'un certain art de vivre au XVIIe et au XVIIIe siècle. Le parc paysager du château de Sassenage fut aménagé à partir de 1852 par Tardy et Lecomte pour Raymond Ismidon Marie, Marquis de Bérenger. Antérieurement, trois autres jardins avaient été plantés à l'ouest du domaine, le long de l'axe principal. Une partition classique qui plaçait dans un même prolongement la cour d'honneur, le château lui même et le jardin. Les façades, les toitures et les aménagements intérieurs ont gardé leurs caractéristiques du XVIIe siècle. La cuisine a conservé la plupart de ses ustensiles de cuivre et d'étain et sa monumentale cheminée. 

 Éléments protégés MH: le château avec son parc et l'allée de marronniers conduisant au château : classement par arrêté du 9 septembre 1942. 

 château de Sassenage 38360 Sassenage 

 Téléphone : 04 38 02 12 04 

Château de Belmont

La maison forte a probablement été construite à partir du XIIe siècle. Elle était en ruine en 1545 à cause d’un incendie. Elle a été complètement repensée après son rachat en 1573 par la famille Vachon de Belmont. Le château a appartenu à cette famille jusqu’à la Révolution. Puis, cinq propriétaires se sont succédés jusqu’au milieu des années 1980, où la famille Pinget a acheté cette demeure. La famille Vachon était l'une des familles les plus considérables, dont les membres travaillaient au parlement de Grenoble, comme conseiller et président du parlement. Elle se composait de plusieurs branches, dont l’une est celle de Vachon de Belmont. Elle s’est éteinte après 1856. Le château est un bâtiment de petite taille. Il se situe dans le village de la commune de Belmont et est à proximité de l’église (à 500 mètres). La maison forte se trouve dans une position dominante, permettant d’observer les alentours, la vue sur la route et vers le village. Le site se compose d’un corps de logis de plan rectangulaire. Le bâtiment s’élève sur deux niveaux et un étage de combles. L’entrée principale du château se trouve sur la façade ouest où nous pouvons pénétrer par la porte ornée d’un arrangement de clous. Le mur extérieur de la face ouest a été construit en galets roulés qui s’arrangent en arête de poisson. Puis sur la façade nord existent les traces de deux ouvertures au premier étage dont celle trouvée près de l’angle nord-est présente probablement le vestige de la porte. Sur cet angle du bâtiment, la trace d’arrachement est bien visible, ce qui nous laisse supposer l’existence de l’autre bâtiment situé près de celui actuel. La porte au premier étage permettait d’accéder à l’autre bâtiment. Sur la façade est, plusieurs vestiges de baies sont visibles au rez-de-chaussée et au premier étage. A l’angle du bâtiment au sud-est, l’arrangement des pierres permet de penser à l’existence d’un autre bâtiment, près du bâtiment actuel. La façade sud comprend une fenêtre à croisée située au premier étage et le vestige de petites baies au deuxième étage. L’architecture du bâtiment nous renseigne sur la date de ce site par le type de fenêtres qui existait de la fin du XVe au début du XVIe sicle. Le vestige des pierres démontre qu’il existait probablement un autre bâtiment à côté du site actuel. 

L’aspect décoratif se présente dans des lieux différents, en particulier au niveau du rez-de-chaussée et du premier étage. A l’entrée du bâtiment, nous avons une porte avec arc surbaissé dont l’encadrement est en pierre sombre. L’intérêt porte sur le vantail orné d’un arrangement de clous. Dans une salle du même étage, se trouve une cheminée avec piédroits moulurés. La grande salle située au premier étage de 39,69 m², présente un plafond peint orné de petits motifs géométriques alternés, ce qui apporte une approche décorative particulière à cette salle. De même, nous pouvons observer une petite cheminée décorée d’une plaque métallique sculptée. L’un des côtés donne sur l’extérieur par une fenêtre à croisée. Enfin, une autre cheminée se situe dans la salle de 35,91 m² au premier étage. Elle montre un décor de moulures sur les piédroits, comme la cheminée du rez-de-chaussée. La superficie de la salle du premier étage, supérieure à celle des autres pièces, ainsi que la présence du plafond à la française avec un décor peint à motifs végétaux, palmettes et coquilles, d’un effet ornemental exceptionnel, permettent de déduire qu’il s’agit de la grande salle. 

 Éléments protégés MH: le château en totalité : inscription par arrêté du 16 mars 1988. 

 château de Belmont 38690 Belmont

 

Château de Beauvoir

Résidence principale des Dauphins de 1258 à 1350. Les éléments architecturaux conservés (mur d'enceinte, donjon, grande chapelle) témoignent de la magnificence du lieu et des fêtes qu'il abrita lors des nombreux séjours des Dauphins. De cette période de faste (première moitié du XIVe siècle), il faut surtout admirer, outre l'harmonieuse façade du donjon donnant sur la vallée, les vestiges de la grande chapelle, dont on voit encore le chœur d'une hauteur impressionnante (20 m d'élévation), éclairé par deux vastes baies d'une grande qualité de construction. Le château fut abandonné à des châtelains moins scrupuleux après la cession du Dauphiné à la France, en 1349. Le Musée Delphinal, au cœur du village propose des expositions temporaires de mobilier et d'objets usuels du siècle dernier. 

 Éléments protégés MH: le château de Beauvoir : classement par arrêté du 1er septembre 1922. 

 château de Beauvoir ou des Dauphins 38160 Beauvoir en Royans 

 Téléphone : 04 76 64 02 55

   

Château de Beauregard

Propriété édifiée au XVIIIe siècle (Jean-Jacques Rousseau y a séjourné en 1768). Le site comporte un parc des XVIIIe et XIXe siècles, où se trouvent notamment des serres et des fabriques de jardin. A l'intérieur, le grand salon décoré de gypseries et la chambre aux murs et plafonds peints en trompe l'oeil ont été réalisés à la fin des années 1780 et certainement repris vers 1840. La tour du XIIIe siècle, ancien donjon, est une des sept merveilles du Dauphiné... 

 Éléments protégés MH: le grand salon et la chambre contiguë situés au rez-de-chaussée, le château en totalité, à l'exception des pièces classées ; ensemble du parc, y compris les serres et les fabriques : inscription par arrêté du 15 décembre 1997. 

 château de Beauregard 38170 Seyssinet Pariset

   

Château de Beauregard

Le château de Beauregard se situe à mi-pente, dominant Coublevie et le paysage environnant. Du château la vue s'étend fort loin. Le bâtiment a été construit sur une terrasse qui renforce sa position dominante. Côté nord, se trouvent les bâtiments de ferme qui semblent avoir été modifiés au cours du temps. Edifié au XVIIe siècle, sur un plan rectangulaire, cette demeure à deux niveaux possède une haute toiture avec un court faîtage, caractéristique de la formule dauphinoise inspirée de la grande chartreuse. A souligner la qualité de son architecture : rythme des façades particulièrement ajourées avec de grandes baies et qualité de la pierre employée (pierre froide). Cette demeure appartint à la marquise de Miribel. De 1827 à 1903, elle servit de couvent aux religieuses de l'ordre de Saint-Bruno.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; à l'intérieur l'escalier : inscription par arrêté du 1er juillet 1986. 

 château de Beauregard 38500 Coublevie

 

Château Bayard

Maison forte construite à partir de 1404 par Pierre 1er Terrail l'arrière grand père du célèbre Chevalier Bayard. Après la mort de Pierre, le château a appartenu à son frère Georges, puis à la fille de Georges, Françoise, épouse Copier. Elle n'a pas eu d'enfant et a vendu le domaine et ses titres en 1559 à Jean de Saint Marcel d'Avançon, ambassadeur à Rome futur surintendant des finances sous Henri II, marié à une fille Alleman. Le mariage de sa fille Anne amène le château dans la famille de son mari, Balthazard de Simiane de Gordes, puis dans celle des Simiane de la Coste, seigneurs de Montbives et enfin en 1735, à Jacques Durey de Noinville, leur gendre. Depuis 1559, le château n'était plus habité ou très irrégulièrement ; il s'est donc beaucoup dégradé. Pendant les guerres de religion, il a servi de caserne temporaire aux troupes savoyardes et même de prison. Les batailles entre ces troupes et celles de Lesdiguières en 1591 aux abords du château n'ont certainement pas amélioré son état. Le château, d'après divers dessins du XIXe siècle, au temps où les ruines étaient plus complètes qu'aujourd'hui, nous montrent un corps de logis carré à trois étages de fenêtres à meneaux, flanqué de quatre tours d'angle ronde, selon un plan très usité qui reproduit le dispositif de la tour du Temple à Paris. Divers bâtiments s'appuyaient à ce donjon et rejoignaient les deux tours qui encadrent l'entrée fortifiée. Un mur de soutènement porte la terrasse qui s'étend du côté de la vallée, où se déroula la bataille de Pontcharra au cours de laquelle Lesdiguières dispersa les troupes hispano savoyardes. Restauré à partir de 1890, toujours dans le domaine privé, il abrite depuis 1975, dans deux de ses salles, un musée exposant l'histoire du héros. Il est animé par l'association des Amis Bayard. Les Terrail devinrent, eux, Seigneurs de Bayard, c'est le nom de ce lieu-dit qui restera pour l'Histoire, celui de Pierre III Terrail, "le Chevalier sans peur et sans reproche"... 

 Éléments protégés MH: les ruines du château Bayard : classement par arrêté du 28 janvier 1915.

 château Bayard 38530 Pontcharra 

 Téléphone : 04 76 40 25 58 

 

Château de la Bâtie

Jean de Bernin, archevêque-comte de Vienne au XIIIe siècle fait bâtir ce château, qui accueillit le trésor pontifical pendant le Concile de Vienne de 1311 (dissolution de l'ordre des Templiers). Prolongé par l'enceinte urbaine, le bâtiment principal comportait un donjon d'une hauteur initiale de vingt mètres, une chapelle ou salle de réception surmontée d'un étage de défense avec échauguette. Le château était défendu au nord-est (du côté du plateau, à l'opposé de la ville) par une barbacane et un fossé. Sous François Ier, le château est aménagé pour l'artillerie et le bastion Sainte-Anne est érigé à l'est du plateau. En 1633, le Conseil d'Etat ordonne la démolition de toutes les fortifications aux frais des habitants et le château est détruit. 

 Éléments protégés MH: les restes du château de la Bâtie: inscription par arrêté du 10 décembre 1926.

 château de la Bâtie 38200 Vienne

   

Château de Bardonnenche

Pendant longtemps, le château fut le centre de l'animation de la vie politique et économique du Vicomté du Trièves. Construit en 1590, par la famille de Clermont Tonnerre, il fut le relais de chasse du Dauphin. Acquis ensuite par la famille de Bardonenche en 1679 et remanié au XVIIIe siècle. Un porche monumental ouvre sur la cour et la façade Nord caractérisée par les éléments d'origine du XVIe siècle. La façade Sud, reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles, est constituée d'un bâtiment central marqué par un fronton à tympan sculpté et flanqué de deux pavillons. Les toitures en tuiles à écailles sont surmontées d'épis de faîtage. A l'intérieur, le rez-de-chaussée est composé d'un ensemble de salons boisés avec de beaux parquets et de grandes cheminées. On accède au premier étage par un très bel escalier de pierre orné d'une remarquable balustre en fer forgé. 

 Éléments protégés MH: Les trois pièces avec leurs cheminées monumentales : inscription par arrêté du 22 juillet 1986

 château de Bardonnenche 38650 Monestier de Clermont 

 Téléphone : 04 76 34 03 92

 

Château de Barbarin

Au sein d'un beau parc, le château de Barbarin, composé d'une maison forte érigée au XIVe siècle par François de Revel, surplombe une terrasse qui offre une vue imprenable de la plaine jusqu'au Vercors. Le château est aujourd'hui habité toute l'année par ses propriétaires. Cet ensemble patrimonial est composé d'une maison-forte construite au XIVe siècle par François de Revel dont le château-fort avait besoin d'un observatoire militaire à l'Est afin de conserver la maîtrise de la plaine de la Bièvre-Valloire. Ce premier bâtiment, cantonné d'une tour ronde, évolua en un château au XVIIIe siècle, afin de répondre au désir de bien recevoir Laurent Joseph Emé de Saint Julien deuxième Marquis de Marcieu, gouverneur du Dauphiné, lorsqu'il venait visiter ses domaines. Le château est l'objet d'importantes campagnes de restauration depuis 1993. Acquis pillé et ruiné, il est aujourd'hui habité toute l'année...

 Il s'agit d'un vaste édifice, en galets et molasse, cantonné d'une tour ronde dont le bâtiment principal est un grand corps de logis rectangulaire résultant de plusieurs campagnes de construction : une tour quadrangulaire sur trois ou quatre niveaux correspond à l'état du XIVe siècle. Au XVe siècle, on procède à l'adjonction d'un logis rectangulaire de deux niveaux. Enfin, la troisième phase, antérieure à 1586, correspond à la surélévation du logis et à la construction de la tour d'angle pourvue de bouches à feu qui défendaient l'édifice protégé par des douves. A l'intérieur, les salles du rez-de-chaussée conservent un plafond à la française et un décor de stucs. Enfin, au premier étage, un important décor peint composé de bandes verticales d'un rouge orangé très lumineux est dégagé en 2009. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, l'escalier et la pièce ornée de peintures du premier étage du château, ainsi que les façades et les toitures des deux pavillons de la terrasse : inscription par arrêté du 27 octobre 2011. 

 château de Barbarin 38270 Revel Tourdan 

 Téléphone : 06 50 07 50 96 

 

Château de l'Arthaudière

Le premier témoignage écrit de l'existence de la maison forte date de 1345. Construction d'une tour circulaire au XIIIe siècle, à laquelle vient s'ajouter une tour rectangulaire au début du XIVe siècle. Construction de l'aile ouest au début du XVIe siècle. Il est incendié en 1580 par les Huguenots. André II de La Porte entreprend la restauration du château de l'Arthaudière vers 1590, dont le premier étage de l'aile nord. L'escalier monumental et le remaniement de l'aile Est datent de 1680. En 1726, des transformations sont apportées au château. A la fin du XIXe siècle, la tour ronde est surélevée par un volume polygonal en briques, couvert d'une terrasse. L'aile orientale reçoit un soubassement de calcaire blanc et les chaînes d'angle sont reprises. Dans les années 1950, un incendie détruit l'aile Est. Le domaine comprend un ensemble de jardins disposés en terrasses. 

 Éléments protégés MH: le château, les communs, la ferme, le puits, les grilles, les terrasses, les pavillons et les murs de clôture : classement par arrêté du 30 décembre 1991. 

 château de l'Arthaudière 38840 Saint Bonnet de Chavagne 

 Téléphone : 04 76 38 63 88 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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