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Château de Gargilesse-Dampierre

L'histoire connue débute au VIIIe siècle, les Cuens ou Comtes de Gargilesse y ont édifié un puissant château-fort et ont guerroyé sans relâche pour défendre leur fief. Au XIIe siècle, Hugues de Naillac, devient seigneur de Gargilesse par son mariage. Hugues de Naillac construit la chapelle romane attenante au château, aujourd'hui église du village. Faute de successeurs directs, Gargilesse échut à Jean de Prie en 1389. Au début du XVIIe siècle, Charlotte de Rochefort vend le château à René du Bost du Breuil, gentilhomme de petite noblesse mais fort riche, désireux de porter le titre de comte qui s'y rattachait. Il va provoquer la ruine de Gargilesse. Partisan de la Fronde, il vient se réfugier au château avec 91 hommes d'armes, 29 serviteurs et 150 chevaux. Le château fut assiégé pendant 15 jours par un détachement des armées de Turenne, pris d'assaut, incendié et démantelé. Gargilesse n'est plus que ruines et s'endort pour 100 ans... En 1750, l'épouse de Louis Charles du Bost du Breuil, Olympe de Chevigny, construit sur les ruines un château neuf. C'est le manoir de style XVIIIe siècle qui se visite aujourd'hui.

De l'ancienne demeure féodale, il ne subsiste que la poterne et des contreforts. La tour carrée, également conservée lors de la reconstruction, date du XVIIe siècle et était à l'origine, le tombeau des Seigneurs de Gargilesse. Le château va traverser sans dommage la bourrasque révolutionnaire, Louis Charles Pierre du Bost du Breuil fut emprisonné sous la Terreur, il échappa à la guillotine et retrouva ses biens. L'arrière-petite-fille d'Antoine Charles, la comtesse de Danne sera la dernière propriétaire titrée de la demeure. De 1960 à 1986 son époux laisse le bâtiment à l'abandon, proie du lierre et des vandales. Mais un couple de particuliers, le sauve de la ruine totale en restaurant l'ensemble du gros oeuvre et en 1998, une artiste peintre passionnée de vieilles pierres rachète le château. Elle poursuit sa restauration, elle a eu l'idée de lui redonner vie en y installant une Galerie d'Art, ce lieu prestigieux a été inauguré le 8 mai 1999. 

 Éléments protégés MH : la tour de l'ancien château : classement par arrêté du 3 décembre 1942. Les façades et les toitures du corps de logis ; la terrasse Sud avec son mur de soutènement ; la tour carrée à l'Est ; l'escalier intérieur avec sa rampe : inscription par arrêté du 17 septembre 1986. 

 château de Gargilesse 36190 Gargilesse-Dampierre 

 Téléphone : 02 54 47 76 16

   

Château de la Garde Giron

Le fief de La Garde-Giron relevait, par la châtellenie de Vouhet, de la vicomté de Brosse. La date précise de construction du château est inconnue. Mais le domaine prend le nom de son premier propriétaire connu Alain Giron, capitaine de Châteauroux, époux de Catherine de Chauvigny, fille naturelle de Guy II de Chauvigny. La propriété passe ensuite à François du Boys en 1639, seigneur de Villemort et capitaine d'infanterie. Par alliance, Pierre Simonot, écuyer, devient le maître de La Garde-Giron en 1707 avant de la céder trente ans plus tard à la famille de Lanet. L'accès au domaine se fait après avoir traversé une vaste cour au fond de laquelle un porche en plein cintre ouvre sur le parc. Le vieux manoir, installé au milieu d'une vaste prairie, est composé de trois corps de bâtiments renfermant une cour presque carrée. Deux grosses tours carrées en saillie encadrent le corps de logis à deux étages et sans doute plus tardif. Elles possèdent des mâchicoulis aux corbeaux bien taillés et traverses décorées d'une accolade. L'un des pavillons est percé d'une belle fenêtre surmontée d'un fronton triangulaire et ornée de pilastres ioniques. La porte d'entrée se trouve presque au milieu de l'aile du fond qui constitue le logis principal et dont les fenêtres à meneaux semblent avoir été remaniées. Les deux autres corps de bâtiments en retour, plus simples, sont percés de petites ouvertures rectangulaires qui éclairaient des pièces de service. Chacune de ces ailes est pourvue d'une tour circulaire à l'angle extérieur. L'une d'elle renferme, au premier étage, une petite chapelle hexagonale, avec voûte à six compartiments, qui s'ouvre sur l'extérieur par une unique et grande fenêtre en ogive. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; la cheminée monumentale en pierre, à décor peint, datant de la seconde moitié du XVIe siècle, située dans une pièce du premier étage du corps de logis principal du château : inscription par arrêté du 11 janvier 1989. 

 château de la Garde Giron 36370 Prissac 

 Téléphone : 02 54 25 62 81

 

Château de Forges

Situé sur le coteau surplombant un gué de l'Angjlin, le château de Forges se compose d'un donjon rectangulaire flanqué de quatre grosses tours, entouré d'une enceinte dotée de tours d'angle et d'une chapelle. Les premières constructions pourraient remonter au XIe siècle. Il ne s'agissait au départ que d'un "hostel" non fortifié, dépendant de la seigneurie du Blanc. Au XIIe siècle, la rivalité qui éclate entre les Plantagenêts (roi d'Angleterre, ducs d'Aquitaine et de Normandie et comtes d'Anjou) et les Capétiens transforme la bande sud du Berry en zone frontière. On voit alors les châteaux les plus anciens se doter de système de défense; c'est le cas de Lys-Saint-Georges, Châteaubrun, Gargilesse mais aussi Bélâbre et Forges dans la vallée de l'Anglin. En 1442 par lettres patentes, Charles VII autorise Jean de Poix "son bien aimé échanson" à fortifier et remparer Forges. Forges restera dans la famille de Poix au moins jusqu'en 1663. Puis, en 1719, Mathieu Pinsonneau, maître ordinaire à la chambre des comptes, achète le château et le revend avec le marquisat du Blanc à Madame de Parabère. Ce fut ensuite Claude Dupin, fermier général et arrière-grand-père de George Sand qui acheta Forges: leurs neveux Vallet de Villeneuve le conservèrent jusqu'en 1922. Le château, alors transformé en exploitation agricole, retrouve ses lettres de noblesse grâce à un ami des arts, Fernand Aubier, fondateur des éditions Montaigne, qui entreprit de nombreux travaux, dès son acquisition en 1956. À la mort de son bienfaiteur, l'édifice est racheté par les descendants de Jean de Poix.

Le corps de bâtiment se compose du donjon carré et des quatre tours circulaires qui le flanquent. Le donjon ne comporte qu'une seule pièce principale par étage, trois des tours renferment de petites chambres superposées, trois par niveaux, s'ouvrant sur la grande salle centrale carrée. Les différents étages sont desservis par un escalier à vis situé dans la quatrième tour. Toutes les pièces du logis disposent d'une cheminée de pierre. À l'est, une chapelle castrale voûtée d'ogives était reliée au donjon par une courtine. L'accès au château se fait côté sud de l'enceinte par un portail surmonté d'un chemin de ronde. Les tours de fortification, au nombre de cinq, sont placées aux points stratégiques (aux angles et près de l'entrée) elles sont toutes percées d'archères. l'une d'elle a cependant un rôle plus spécifique puisqu'elle abrite un colombier. Les salles de gardes, appuyées à l'enceinte côté sud délimitent la cour intérieure, de plan rectangulaire. 

 Éléments protégés MH : le château de Forges en totalité : classement par arrêté du 26 octobre 1964.

 château fort de Forges 36300 Concremiers 

 Téléphone : 02 54 37 40 03

 

Château de La Ferté

Les origines du fief sont mal connues avant le XVIIe siècle, malgré la succession des propriétaires antérieurs; Gilbert de Brenne et les seigneurs de Vierzon, avancée par l'historiographie locale, peu fiable, faute de preuve. Des sources plus sûres donnent le nom du premier seigneur du lieu: François-Marie de L'Hôpital, duc de Vitry et maréchal de France, qui n'apparaît toutefois qu'à l'occasion de la vente du domaine, en 1656 au financier Jacques de La Font. En 1740, il passe à la famille Riffardeau de Rivière. Le marquis de Rivière vend en 1791. Grande figure de l'émigration, ami du comte d'Artois, il sera fait duc en 1825 lorsque cet ami devient Charles X. Le domaine passe ensuite par héritage à la famille Espivent de La Villeboisnet qui le possède toujours. Le château entouré sur trois côtés d'un grand canal alimenté par une petite rivière, la Théols, serait selon la tradition l'œuvre de François Mansart, tradition contredite par le style de l'édifice et par le catalogue des œuvres du grand architecte. Une description de 1666 montre que le château est constitué de "quatre grands corps de logis tous couverts d'ardoise, de même pied et se faisant respectivement face... quatre tours rondes aux quatre coins..., un pont-levis pour entrer et précise que quelques ouvrages encommancés audit château sont demeurés imparfaits".

Cette construction des années 1660 comporte trois corps, disposés autour d'une cour aujourd'hui ouverte, cantonnés de trois grosses tours circulaires couvertes d'un toit à l'impériale surmonté d'un clocheton, copie sans doute tardive de Chambord, de Valençay et du Gué-Péan (Loir-et-Cher). Par leurs proportions massives et le double corps de moulures horizontal, ces tours semblent plus anciennes que le logis et les ailes latérales, mais elles ont été très remaniées par le percement de grandes baies. Le corps de bâtiment et les ailes latérales, couverts de toits à croupes brisées, dites à la Mansart, présentent des façades d'une grande sobriété, simplement rythmées par des chaînes de bossages verticales, recoupées par des moulures plates horizontales. Ce système d'élévation verticale, typique de l'architecture française jusqu'à la fin du XVIIe siècle, devait se prolonger jusqu'au comble par des lucarnes, mais seule celle du centre subsiste, les autres ayant été remplacées au XVIIIe siècle par des œils-de-bœuf; seules les ailes latérales ont conservé leur élévation primitive, avec lucarnes à fronton triangulaire. la simplicité de ces façades est, par ses archaïsmes, une survivance tardive du style Louis XIII qui n'offre aucune parenté avec l'art à la fois classique et baroque de François Mansart. D'autres modifications sont intervenues dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle: le pignon de l'aile droite est ouvert au rez-de-chaussée par une large baie plein cintre et est prolongé par un corps de galerie étroit et moins haut, à arcades néoclassiques, qui s'intègrent bien à l'ensemble de l'édifice. on accède au logis par une grande porte surmontée d'une plate-bande, aujourd'hui nue, qui devait porter un décor entourant les armes du propriétaire. Elle ouvre sur un vaste vestibule, d'où part un escalier monumental à gros balustres du XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : une partie des douves constituée par la rivière la Théols, ainsi que la partie du pont sur la Théols: classement par arrêté du 20 juin 1986. 

 château de La Ferté 36260 Reuilly 

 Téléphone : 06 38 47 53 12

 

Château d'En-Haut

Des différentes appellations du lieu, Haut-Pommier ou château d'En-Haut, la plus précise reste le prieuré de La Berthenoux. Cet édifice fortifié, situé à proximité de l'église paroissiale Notre-Dame qui lui était rattachée, marque en effet le siège d'un petit fief ecclésiastique dépendant de l'abbaye de Massay. De par sa position intermédiaire entre les possessions des seigneurs de Lignières et des princes de Déols, son temporel ne cessa d'attiser les convoitises de ses puissants voisins. Au cours des XIe et XIIe siècles, leurs tentatives de spoliation et d'usurpation furent fréquentes. Ainsi, en 1175, Jean de Thevet, seigneur de Lignières, détruisit le prieuré. En réponse, il fut excommunié par l'archevêque de Bourges. L'insécurité générale qui régna durant et à l'issue de la guerre de Cent Ans incita les prieurs à mettre au XVe siècle leur domaine à l'abri. Le prieuré reconstruit fut enclos dans une enceinte défendue par des tours. Ces mesures de protection ne furent guère efficaces car pendant la Ligue il fut pris par les troupes royales commandées par d'Arquien. Au moment de la Révolution, il fut vendu comme bien national et adjugé dans son intégralité, église comprise, 51000 francs à François Carteron et Sylvain Pommier en 1791. La propriété fut de nouveau enfermée derrière des murs, tandis que l'accès à l'église était condamné. l'église constitue la partie la plus ancienne du prieuré. Construite au XIIe siècle, elle constitue un remarquable exemple d'art roman berrichon. Le périmètre du prieuré délimitait un grand espace quadrangulaire, bordé au nord par l'église et au sud par le prieuré. Cette dernière face était encore occupée sur les angles par deux grosses tours circulaires qui existent toujours. La première, détachée, est construite en moellons. Sa base est constituée d'un puissant glacis et sa couverture d'un cône de tuiles plates. Celle-ci ne présente vers l'extérieur aucun organe de tir, juste deux baies ouvertes aux étages supérieurs. Les quatre niveaux sur la cour sont chacun ouverts par une baie. Sur l'angle opposé, la deuxième tour, de moindre taille, flanque l'extrémité du corps de bâtiment. De nombreux remaniements ont fait disparaître ses caractéristiques médiévales. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures et les deux cheminées intérieures : inscription par arrêté du 19 avril 1972. 

 château d'En-Haut 36400 La Berthenoux

 

Château d'Eguzon Chantôme

Construit sans doute au XIIe siècle, le château d'Éguzon s'élevait au centre d'une enceinte comportant des tours, une porte principale avec pont-levis, l'ensemble étant entouré de larges fossés d'environ dix mètres. Jusqu'à la fin du XVIe siècle, plusieurs familles vécurent au château, en particulier la famille de Brosse puis celle de Gaucourt. C'est en 1563, par une alliance entre la fille d'Hélion de Rance et Gaspard Foucaud, seigneur de Saint-Germain-Beaupré, que le domaine passe aux mains du chef des huguenots de la Marche. Au début du siècle, il ne restait du château que des murs en ruines et des tours couvertes de lierre, le fossé circulaire était toujours visible. Une seule tour avait résisté aux ravages du temps; de moyenne hauteur, elle était couverte d'un toit rond en bois. En 1976, une campagne de restauration fut entreprise sur l'enceinte extérieure et actuellement la plupart des murs, les soubassements de tours et la porte principale, bien restaurés, permettent d'imaginer ce que fut le château d'Éguzon. La demeure actuelle fut construite à la fin du XVIIe siècle et remaniée par les propriétaires successifs dans le courant des XVIIe et XIXe siècles. Nous trouvons à la fin du XVIIIe siècle Martial Morel de Fromental, qui perdit la propriété aux cartes au profit de M. Robin de Scévolle. Ce dernier revendit la propriété en 1822 à Joseph Delacou, qui sera maire d'Éguzon. Ses petits enfants Huard du Plessis revendirent à leur tour la propriété à la toute fin du XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : les vestiges du château : inscription par arrêté du 17 mai 1974. 

 château d'Eguzon Chantôme 36270 Eguzon-Chantôme

 

Château du Courbat

L'un des plus délicieux châteaux de l'Indre, les larges douves d'eau dans lesquelles il se reflète, sont longées par la route ce qui permet de l’admirer à brève distance. Mentionné dès 1218 sous le nom du Guorbat, le nom évolua en Gorbat, Gourbat, même Groubat en 1539. Ce terme dériverait d'un radical bas-latin désignant une pièce d'eau profonde et bourbeuse, où une sorte de fossé (un gourd en berrichon). Le fief du Courbat relevait d'Argenton. En 1218, Pierre Couraud du Courbat en est seigneur. En 1425, est nommé dans une charte Gilbert Augustin, écuyer, seigneur du Courbat et de L'Étang et de La Feuge. La terre demeurera dans cette famille jusqu'à son acquisition en 1614 par Jean Mauduit, bailli d'Argenton. Ses descendants conserveront Le Courbat jusqu'en 1760, date à laquelle Louis Brunet de Chevestre s'en rendra propriétaire. Le domaine demeura dans cette famille jusqu'en 1931, puis le château passa par mariage à M. Poumeau de Lafforest. C'est aux successeurs de celui-ci qu'en juillet 1985 la commune du Péchereau, désireuse d'établir une mairie plus commode, acheta cet ensemble. Des constructions médiévales ne demeure, au nord, que le portail d'entrée, autrefois précédé d'un pont-levis. L'édifice actuel résulte des restaurations, embellissements et agrandissements réalisés par Jean Mauduit au XVIIe siècle, puis par son fils François, procureur au grenier à sel. Les Chevestre au XVIIIe, puis au XIXe siècle, procédèrent à divers remaniements et restaurations.

Le château du Courbat fut ensuite délaissé jusqu'à ce que la commune du Péchereau, fasse procéder à une restauration complète, intérieure comme extérieure. Passée la tour d'entrée, arrondie du côté jardin, carrée côté cour, on pénètre dans une minuscule cour d'honneur, bornée au sud par les douves, au couchant par une tour d'angle circulaire. Le corps de bâtiment, datant du XVIIe siècle, aux toitures de tuiles, relie les deux tours. L'ensemble est harmonieux mais sans prétention architecturale. Au-dessus de la porte principale, l'œil est attiré par cette inscription: "Passant, à force de les passer, tu y pourrais bien demeurer", par allusion, sans doute, aux heures d'un cadran solaire proche, ainsi que par divers symboles maçonniques. On n'oubliera pas de mentionner la fuye ou colombier, grosse tour comportant 840 boulins, répartis sur quatorze rangs, construite un peu à l'écart, sur une croupe, hors les douves. Sur une poutre était inscrit le nom de Jean Mauduit, et la date 1625. Lui aussi a été restitué dans son état originel, sauf l'échelle tournante qui donnait accès aux boulins. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des bâtiments entourés par les douves : inscription par arrêté du 19 novembre 1976. 

 château du Courbat 36200 Le Pêchereau 

 Téléphone : 02 54 24 04 97

   

Château du Coudray Herpin

Le Coudray-Herpin tire son nom du coudrier ou noisetier et de la famille Herpin qui l'habita. Le fief du Coudray-Herpin relevait de la baronnie de Graçay. Jean Herpin fait hommage au duc de Berry en 1380 et un seigneur du Coudray est mentionné en 1463. Vers 1495, Pierre Herpin (ou Arpin), écuyer, seigneur du Coudray, construisit un manoir en ce lieu, "pour sa demeurance perpétuelle". En 1502, il fit demande au chapitre de la Sainte-Chapelle de Bourges d'une "autorisation de fortifier le nouveau château qu'il vient de reconstruire sept ou huit ans en deçà". Les descendants de la famille Herpin occupèrent des places importantes à la cour et dans l'armée. La dernière du nom, Marguerite, épouse en troisième noce Jean de La Chapelle, lègue ses biens en 1603 à son neveu de Blésois, Pierre des Roches. Le château passe alors entre diverses mains (de Boisboudan, de Lauge, de Brosse) puis il échoit à la famille de Bar en 1804. De 1974 à 1992 le château appartenait à Pierre Pallardy, ostéopathe à Paris. et son épouse. De la fortification, il ne subsiste que deux fossés, partiellement comblés, vestiges d'une ancienne plateforme rectangulaire. La demeure, remaniée à plusieurs reprises aux XVIIe et XVIIIe siècles, conserve des baies à meneaux. Le Coudray est construit en équerre: le logis proprement dit desservi par une tourelle d'escalier quadrangulaire, et une aile rythmée par une remarquable galerie Renaissance reliant le portail d'entrée, en saillie, possède une tour circulaire. Des murs, qui fermaient probablement la cour, ont dû être supprimés. Vers l'extérieur, de très belles lucarnes à meneaux éclairent les combles. Sur une grande cheminée figurent encore les initiales de Pierre Arpin, reliées par une cordelière sculptée. La chapelle, désaffectée depuis le début du XIXe siècle, a été détruite. De la fortification, il ne subsiste que deux fossés, partiellement comblés, qui sont les vestiges d'une ancienne plateforme rectangulaire. Placé au centre d'un réseau d'allées en étoile, le château du Coudray Herpin donne sur de belles perspectives boisées. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, la galerie à arcades et la cheminée subsistante : inscription par arrêté du 28 décembre 1978. 

 château du Coudray Herpin 36150 Luçay-le-Libre

 

Château de Cors

Sur le coteau de la rive gauche de la Creuse s'élève le château de Cors dont l'origine, pour certains éléments, remonte aux XIe, XIIe et XVe siècles. Ce n'est qu'en 1066 qu'est mentionné le nom du premier seigneur connu de Cors, auquel succèdent les membres de la famille Sénebaud et de nombreux autres avant d'être repris dès 1424 par la famille de Sully. Par alliance, le château échut ensuite à Philibert de Saint-Romain en 1522, puis à la famille d'Aumont en 1527 qui le conserve jusqu'au début du XVIIe siècle. Les religieuses fontevristes de Longefont fuyant leur couvent ravagé, l'occupent au XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, il fait partie du marquisat du Blanc. Le comte de Bondy le rachète et y adjoint un château moderne. L'enceinte et la porte de l'ancien château n'existent plus, seules subsistent trois tours cylindriques de tailles différentes qui composent la face occidentale. Sur ce côté, les tours ne présentent aucune ouverture. L'autre face des tours est percée de quelques meurtrières et de petites ouvertures rectangulaires, ainsi que d'une arbalétrière. L'entre-deux des tours est occupé par une écurie et une grange édifiées sur l'emplacement de constructions plus anciennes. Au fond de l'écurie, une porte communique avec la tour du milieu et donne accès à une haute salle voûtée autrefois peinte, où une tête de Christ nimbée se devinait encore il y a quelques années. C'était vraisemblablement la chapelle du château. L'imposante tour nord, sans doute le donjon, est surmontée de mâchicoulis et recouverte d'une toiture conique à faible pente. À l'ouest des tours a donc été construit au XIXe siècle un château moderne qui contraste fortement avec l'ancien bâtiment du XVe siècle. Dessiné par l'architecte Alfred Trolliet en 1897, il se compose d'un corps de bâtiment rectangulaire à un étage, flanqué de hauts pavillons. À l'un d'eux est accolée une petite tour. La toiture d'ardoise est percée de lucarnes à haut fronton triangulaire. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château fortifié comprenant un bâtiment flanqué de deux tours, dont l'une est l'ancien donjon et d'un corps central circulaire ; les cheminées du XVe siècle se trouvant dans les trois salles de l'ancien donjon : inscription par arrêté du 12 mars 1959.

 château de Cors 36800 Oulches

   

Château de la Commanderie

Ancienne Commanderie de l'ordre de Malte, ce château féodal fut construit au XIIe et restauré au XVe et XVIIe siècles avec tours et poterne. Important mur d'enceinte, remarquable pavillon d'entrée qui possède les rainures d'un ancien pont-levis et de deux portes. Les bâtiments conservent un portail avec trace de double pont-levis, décoré d'un bas relief mutilé et une fenêtre encadrée de moulures avec culots de feuillage. Derrière, double portail avec herses et porte moulurée sur la cour. Les corps de logis sont ornés sur cour de fenêtres et de portes moulurées du XVe au XVIIe siècle, ainsi que les restes de quatre grosses tours découronnées. 

 Éléments protégés MH : le château de la Commanderie : inscription par arrêté du 11 février 1929.

 château de la Commanderie 36800 Luzeret 

 Téléphone : 02 54 25 00 23

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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