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Château de Saint-Germain

Ancienne châtellenie relevant de l'archevêché de Tours. Le château de Saint Germain se compose de deux ailes perpendiculaires, en retour d'équerre, limitant la cour d'honneur sur laquelle donne au nord est, la façade de l'église. Deux tours circulaires occupent les angles sud et est du château. L'aile principale est limitée, au nord-est, par une tour carrée du XVe siècle, garnie d'un chemin de ronde avec mâchicoulis. Un bâtiment moderne est contigü à la façade nord-est de cette tour. 

 Éléments protégés MH: les façades, les toitures et les quatre cheminées intérieures: inscription par arrêté du 24 mai 1948. 

 château de Saint-Germain 37600 Saint-Jean-Saint-Germain

   

Château de Saché

Ancienne châtellenie relevant de l'Ile-Bouchard. Le château fut construit sur les vestiges d’une place fortifiée du XIIe siècle dont subsistent la tour circulaire et une partie des fossés asséchés. Aménagé à la Renaissance, il fut agrandi d’une aile au XVIIe puis d’une deuxième au XVIIIe. L’ensemble du bâtiment a été conçu au XIXe siècle par son propriétaire, Jean de Margonne. Les pièces de réception ont été décorées du fameux papier aux lions du salon, tapisserie en trompe-l’œil posée en 1803, le papier peint à frise de la salle à manger datant de 1825 ont été conservés en l’état. La chambre de Balzac est présentée aujourd’hui telle que l’écrivain la connue. Au rez-de-chaussée, une imprimerie du XIXe siècle évoque le premier métier de Balzac, tandis qu’une autre salle est consacrée à la statue de l’écrivain réalisée par Auguste Rodin. Le parc de trois hectares où fleurissent lys, pivoines, delphiniums, invite à une promenade romantique. 

 Éléments protégés MH : le château, sauf parties classées : inscription par arrêté du 11 mai 1932. La chambre de Balzac, le grand salon, la salle à manger avec son décor de papier peint : classement par arrêté du 27 juin 1983. 

 château de Saché 37190 Saché 

 Téléphone : 02 47 26 86 50 

 

Château des Roches-Tranchelion

Le bourg d'Avon se présente de prime abord comme un ensemble peu dense. Les marqueurs antérieurs à la fin du Moyen Âge (XVe siècle) sont rares et disparates (hormis l'église des XIIe et XIIIe siècles) et difficilement identifiables. La physionomie du bourg médiéval reste lacunaire ; seul le chemin communal dit "du vieux bourg" adopte un tracé sinueux et étroit, trace d'un dispositif viaire ancien. En 1420 le fief des Roches appartenait à Guillaume Ouvoie. Sa fille épousa Guillaume de Tranchelion, seigneur de Palluau qui fit construire le château. En 1441, le roi accorda l'autorisation de renforcer les fortifications. En 1448, Hardouin de La Touche possède le domaine. Il est pannetier du Roi Louis XI en 1469, puis sert le Roi René d'Anjou et devient maître d'hôtel de la Reine de Sicile. Charles VII réunit le Grand Conseil au château des Roches Tranchelion en 1449, et y séjourna en mars 1458 et en avril 1459. Son fils Lancelot, devient seigneur des Roches en 1508. Il fit élever la Collégiale voisine. La dégradation des lieux est attestée avant la Révolution. Seuls un mur et deux tours figurent au plan cadastral de 1831. L'église a été édifiée sur la partie inférieure d'un ancien château dont les salles basses existent en dessous. Ces salles sont munies de meurtrières. Le motif d'entrée de la chapelle a conservé ses sculptures. La collégiale fut fondée en 1527 par Lancelot de la Touche. Les voûtes s'élèvent à plus de douze mètres. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château et et de la collégiale : classement par arrêté du 9 mai 1914. 

 château des Roches-Tranchelion 37220 Avon-les-Roches

 

Château des Roches

Ancien fief relevant du château de Loches. En 1449, Jean du Puy, propriétaire, obtint l'autorisation de fortifier le château. En 1488, il fut acquis par Adam Fumée, premier médecin de Charles VII et de Louis XI. Très restauré au 19e siècle, l'édifice est flanqué à l'est d'une haute tour circulaire en petit appareil, datant du XIVe siècle, denier vestige de l'habitation fortifiée primitive. Elle a été ornée, au XVIe siècle, de bandeaux moulurés séparant chacun des quatre étages. La porte présente un plein cintre retombant sur des pilastres, dominé par un fronton triangulaire reposant sur une autre rangée de pilastres. La tour comporte un vaste escalier à vis sur trois étages, le quatrième étant composé d'une pièce à feu ayant sans doute servi de salle de veille. Le dernier étage, rajouté au XVIe siècle, est légèrement en retrait des corbeaux des anciens mâchicoulis et est couvert en dôme à imbrications d'écailles couronné d'un lanterneau. Au sud, épaulée par un commun, se trouve une tour carrée qui servait de pigeonnier, percée de 1600 boulins carrés creusés dans le parement. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures de la tour et du pigeonnier: inscription par arrêté du 29 octobre 1971. 

 château des Roches 37310 Saint-Quentin-sur-Indrois 

 Téléphone : 02 47 92 26 07

 

Château de la Roche Racan

La Touraine entière appartient au bassin de la Loire; cependant, vers le nord, une arête peu sensible du sol déverse les eaux en dehors du périmètre et les conduit dans le Loir, limpide rivière qui va se jeter dans la Sarthe et passe, avec celle-ci, dans la Mayenne pour venir se réunir au fleuve médian, à deux lieues au-dessous d’Angers. Aujourd'hui nous allons nous asseoir près dans la commune de Neuillé, au-dessus de l’ancien étang d’Arrailly, dont le ruisseau traverse le sol maintenant eu culture. Il serpente sur le plateau avant de se creuser une vallée; puis, quand celle-ci s’approfondit et se dessine entre de gracieuses collines, le chemin de fer, qui s’y gare, amène le voyageur au pied d’un élégant pavillon qui, bâti sur une plate-forme, à mi-côte du rocher, indique tout d’abord, par son style, l’époque de Louis XIII. Ce château est celui du poète Racan. C’est là, c’est-à-dire dans l’emplacement de la construction aujourd’hui sur pied, que naquit l’auteur des Bergeries; ce château a été élevée par lui; il y a passé la dernière moitié de sa vie, et, selon le témoignage commun, il y a terminé sou existence. À celui qui contemple ce manoir, les réflexions se présentent en foule. Là naquit et vécut un homme issu de haute lignée, qui n’a pas trouvé sa gloire dans les armes comme ses ancêtres, quoiqu’il les ait portées lui-même en plusieurs campagnes; ni la cour, ni les combats n’ont fondé sa fortune ou créé sa renommée; il chercha dans la poésie le succès qu’il ne trouvait pas dans le brillant milieu où se passait sou existence: il ramena sa pensée et sa muse vers le berceau de sa vie, et il y trouva une gloire immortelle. Pendant 15 ans, de Malherbe à Corneille, Racan tint le sceptre de la poésie française.

Racan, comme on le sait, appartenait à la maison de Bueil, qui dès le XIIe siècle apparaît en Touraine avec le nom d’un fief de cette province, représenté aujourd’hui par une commune à l'extrémité septentrionale du département. Ce nom est resté constamment celui de la tige de la famille de Bueil, tandis que les branches se sont parées tour à tour ou simultanément de noms d’autres fiefs importants, soit à l’intérieur de la Touraine, comme Neuvy-Roi, Saint-Christophe, Montrésor, l’Ile-Bouchard, Marmande, Faye-la-Vineuse, la Motte-Sonzay; soit au dehors de la province,, comme Fontaine-Guérin, Brion et le Vieux-Baugé en Anjou, avec Châteaux (Chàteaux-la-Vallière), Vaujour et Courcelles, alors dans la même province; Valène et Courcillon, au Maine, Marans, en Aunis, enfin le comté de Sancerre, en Berry, apporté à la branche de Montrésor par le mariage de Jean IV de Bueil avec Marguerite, fille de Béraud II, dauphin d’Auvergne, comte de Clermont, et baron de Marmande, et de Marguerite de Sancerre, héritière de ce dernier nom, formé par une branche des comtes de Champagne, et illustré par Louis II, de Sancerre, maréchal et connétable de France, oncle de Marguerite. Jean IV inaugura ce glorieux héritage par une mort héroïque à Azincourt, où il remplissait la charge de grand-maître des arbalétriers, laquelle est devenue celle de grand-maître de l’artillerie. Son fils Jean V, comte de Sancerre, prit une part active à l’expulsion des Anglais sous le règne de Charles VII. Il fut récompensé de sa valeur par la charge d’amiral de France, en remplacement de Prégent de Coëtivy, tué au siège de Cherbourg, en 1450.

A une demi-lieue de Villebourg, écrivait, en 1660, le moine Martin Marteau, est le célèbre et noble bourg de Bueil, qui porte le nom des très illustres comtes de Sancerre et de Marans, "qui y ont fait autrefois bastir une très belle église collégiale où ils ont marqué leurs sépultures. Proche de Bueil, est une maison des dits comtes, mais il n’y séjournent point, faisant leur demeure ordinaire au chasteau de Valjoyeux, dit Vaujour, à quatre lieues de là, pour avoir le plaisir de la chasse dans une grande et belle forest qui entoure le dit chasteau". Pierre de Bueil, seigneur de la Motte-Sonzay, frère puiné de Jean de Bueil, dit l’amiral de Sancerre, est l'auteur de la branche d’où sortit notre poète. Son fils Jacques de Bueil, seigneur de la Motte-Sonzay, épousa, en 1458, Louise de Fontaine qui donna son nom à la branche. De ce mariage naquit Georges de Bueil, seigneur de Fontaine, du Bois, de la Roche-au-Moyen et de Crassai. Il se maria deux fois: la première fois à Françoise des Touches; et en secondes noces à Marguerite de Broc; cette dernière union donna le jour à Jean de Bueil, seigneur de Fontaine, époux de Françoise de Montalais-Fromentières, par contrat du 3 mars 1535. Cette union produisit plusieurs enfants parmi lesquels nous nommerons Honorât, Louis, Louise et Jeanne: Honorât, conseiller d’état, vice-amiral et lieutenant pour le roi en Bretagne , capitaine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, gouverneur de Saint-Malo, fait chevalier du Saint-Esprit par Henri III, le 31 décembre 1583, fut tué à Saint-Malo, lorsque la ville se déclara pour la Ligue. Il avait épousé Anne de Bueil, fille de Louis de Bueil, comte de Sancerre, dont il eut François et Honorât, morts jeunes, et Anne, mariée, en 1594, à Roger de Saint-Larv, duc de Bellegarde, pair et grand écuyer de France, morte sans laisser d’enfants. Louis, seigneur de Racan, conseiller d’État, capitaine de cinquante hommes d’armes, gouverneur du Croisic, maréchal de camp, chevalier de l’ordre du Saint-Esprit. Il avait accompagné Henri IV dans toutes ses guerres, et exercé la charge de grand maître de l’artillerie au siège d’Amiens en 1597. Il fit partage avec son frère aîné, en 1574, et épousa en 1588, Marguerite de Vendômois. Le poète Racan naquit de ce mariage. Louise, abbesse de Bpnlieu, paroisse deDissay et enfin Anne, mariée à Jean d’Acigné, comte de Grandbois et de la Roche-Jagu.

Notre poète naquit donc de Louis de Bueil et de Marguerite de Vendômois; son acte de baptême, inscrit sur les registres de Saint-Paterne est ainsi conçu: "le cinquiesme jour de feburier 1589, nasquit le filz de noble homme Loys de Bueil, chevalier de l’ordre du roy, capitaine de cinquante hommes d’armes, et seigneur de Racan, et fut baptisé par le curé d’Aubigné, nommé Honorât par Cosme, fils de feu Jean Royer, de Saint-Pater, et par Julian Boussard, de Vas". En cet acte laconique, la mère de l’enfant n’est pas nommée; il y a deux parrains et pas de marraine; enfin l'acte ne porte aucune signature. Louis de Bueil est le premier de sa famille qui ait pris le nom de Racan; ce nom était celui d’un fief, consistant en un moulin et une petite ferme dans la commune de Neuvy-Roi, que, selon Tallemant des Réaux , Louis de Bueil aurait acheté le jour même de la naissance de Racan, et imposé aussitôt à son fils. Louis de Bueil avait pris ce nom parce qu’il était cadet d’une branche qui elle-même était cadette. Louis de Bueil, après la naissance de son fils, suivit Henri IV dans ses campagnes guerrières; mais, comme le trésor public était habituellement vide, il y compromit toute sa fortune, qui ne devait pas être considérable, puisqu’elle était celle d’un cadet, il mourut presque insolvable. Racan était alors page du roi, et placé sous la tutelle et protection du duc de Bellegarde, qui parait ne lui avoir jamais manqué, non plus que la bienveillance de la duchesse, sa cousine germaine. Ces circonstances diverses ont dû l’aider à se soutenir à la cour, d'autant plus que ses goûts n’étaient pas somptueux. La guerre, qui avait été la carrière glorieuse de tant de ses ancêtres, ne lui offrit aussi que des déceptions. Sa première campagne fut celle de 1621 qui s’ouvrit par le siège et la prise de Saint-Jean-d’Angely et se termina par le siège infructueux de Montauban. Racan était alors âgé de trente deux ans au moment de ce nouvel apprentissage.

Il a dû faire les campagnes de 1621, 1622, con duites par le roi en personne, contre les protestants; enfin la campagne faite à travers les Alpes, après le siège de la Rochelle, est celle de Savoie et Piémont, terminée par la prise de Suse et Casai, en 1629. Mais tous ses périls et ses exploits se sont passés dans l’ombre; car aucun rapport, aucune chronique ne parle de lui; il s’est exposé avec l’obscurité du dernier soldat. Entre deux campagnes, le mariage de Racan eut lieu à Tours, par contrat du 29 février 1628. Mais les douceurs de l’hymen furent presque aussitôt troublées par l’appel de la guerre. Le roi arriva devant la Rochelle vers la lin de mars, et, si Racan ne l’y accompagna, il dut le suivre de près; il est avéré qu’il se trouva à ce siège célèbre, par un passage des mémoires qu’il a composés pour la vie de Malherbe. Ainsi les deux années qui suivirent son mariage furent réclamées par les devoirs militaires. Mais là se terminèrent ses campagnes; car la mort de la duchesse de Bellegarde vint bientôt changer sa fortune: la duchesse mourut le 1er octobre 1631 en son château du Bois de Neuvy. Le registre des décès manque, à cette date, dans la commune de Neuvy-Roi. Le partage de la succession de la duchesse de Bellegarde, entre Racan et sou cousin Honorât d’Acigné, comte de Grandbois, se fit le 13 mai 1637, au château de Fonlaine-Guérin, près Bauge en Anjou. L’héritage devait se partager, à raison des deux tiers et en outre d’un préciput acquis par les coutumes pour le seigneur de Racan; l'autre tiers venait à la famille d’Acigné. La famille d’Acigné eut, pour son tiers, la châtellenie et terre de la Motte-Sonzay, la châtellenie de la Roche-Béhuard, le Fief-au-Chat, Cangé, Brossesac et l’étang de Bornette, le tout estimé 102,432 livres.

Racan reçut les deux autres tiers de la fortune dont le détail n’est pas exprimé dans le dispositif de la sentence arbitrale, mais il eut à rapporter une soulte de 3,636 livres. Parmi les domaines qui durent revenir à Racan, nous remarquons dans le procès-verbal de prisée: La baronnie, terres et fiefs de Fontaine-Guérin, située au Brion, près Baugé, en Anjou; moitié de la châtellenie, terres et fiefs de Brion (l’autre moitié à la branche de Sancerre) ; le Vieil-Baugé, la Roche-Habillon, le Plessis-Angau, le fief de Bessé-Moulinet, la grande dixme de Beaufort et celle de Marray-les-Marais, la seigneurie de Grez, etc. Cette importante succession le fit passer de la gène à l’opulence. Les seigneuries et sans doute les châteaux de Fontaine-Guérin, le Vieux-Baugé, le Bois de Neuvy-Roi et Valènes, étaient en effet plus importants que la Roche; mais le prestige du berceau l'emporta sur tout le reste. La terre de Valènes fut sans doute vendue pour subvenir à la construction de la Roche-Racan. Parmi les familles les plus fréquemment honorées du parrainage de Racan, de sa femme et de ses enfants, on peut remarquer une famille Gabriel, dont les chefs sont d’abord qualifiés maçons, puis tailleurs de pierre et plus tard architectes. De cette famille sortirent, du vivant de Racan. Jacques et Louis Gabriel, nés à Saint-Paterne, qui se distinguèrent à Paris comme architectes. Selon toute apparence, c’est cette famille Gabriel qui a reconstruit, sous la direction de quelque habile architecte, le château de la Roche, et elle a dû y gagner elle-même ses crayons d’architecte. Le château fui édifié vers 1634, époque où, la succession de Madame de Bellegarde étant échue, il était possible d’opérer la construction, sans attendre le partage qui ne s’est fait qu’en 1637. 

L'endroit tenait au cœur de Racan qui y était né: il y avait passé les années de son enfance. La situation est pittoresque; c’est le degré d’un coteau aplani en terrasse. Le pavillon principal, qui seul reste aujourd’hui, est planté au bord de la terrasse; il plonge ses soubassements et ses murs de fondation jusqu’au niveau de la vallée; il a, dans cette hauteur, deux étages voûtés, éclairés seulement au sud et à l’ouest; le plus bas est consacré aux caves, cellier, buanderie; le supérieur est occupé par de vastes cuisines. Le troisième étage, en partant de la vallée, forme le rez-de-chaussée au niveau de la terrasse; il contient les appartements de réception et la cage d’un large escalier conduisant aux étages supérieurs. Le quatrième et le cinquième étages sont destinés aux chambres à coucher; le pavillon se termine par un toit fort élevé, avec des chambres éclairées par d’élégantes lucarnes et contenant les greniers. La hauteur totale du bâtiment, de sa base, du coté de la vallée, au faite de la toiture, est d’environ trente mètres. Les gros murs, fondés sur le roc, ont de trois à quatre mètres d’épaisseur. A l’extrémité ouest, le château est flanqué d’une tour octogone, renfermant aujourd’hui un boudoir à chacun de ses deux étages supérieurs, et terminée au troisième par une terrasse d’où la vue s’étend sur toute la vallée de l’Écotais, depuis Nouillé-Pont-Pierre jusqu’à Saint-Paterne, sur une longueur de deux lieues. Ce pavillon est ce qui reste aujourd’hui; mais la construction de Racan comprenait encore un pavillon de l’autre côté de la terrasse et adossé au rocher supérieur; une galerie étroite et légère les réunissait, laissant au milieu un passage eu portique pour arriver de l’extérieur à la cour d’honneur formée par le reste de la terrasse. Cet ensemble imposant de constructions se termina par une chapelle dédiée à saint Louis, laquelle fut bénite par le curé de Saint-Pater, Jean Maan , alors chanoine prébendé de l’église métropolitaine de Tours, le dimanche 1er novembre 1636. Cette date sert à préciser la construction du château qui se fit nécessairement avant celle de la chapelle, mais après 1631 , époque où fut ouvert l’héritage de Madame de Bellegarde. Le style de cette construction, ferme, très simple et convenablement orné, est en effet celui de la fin du règne de Louis XIII.

 Racan eut cinq enfants qui tous naquirent au château de la Roche. Le père Anselme n’en cite que trois, Tallemant des Réaux lui en accorde quatre; nous eu avons trouvé cinq inscrits sur les registres de Saint-Patern. Le 29 janvier 1632, fut inscrite sur ces mêmes registres la naissance du premier enfant et le mardi 2 du mois de mars, a été nommé Antoine. Le 26 juillet 1633, naissance de Loys, et le 2 avril 1634, a été baptisé en l’église de Saint-Pater. Le 26 mars 1636, naissance de Honorât, baptisé par Jean Maan, docteur de théologie de l’université de Paris, curé de Saint-Pater. La naissance d’Honorat fut suivie de près de celle de l’une de ses sœurs; Françoise, née le 20 février 1637, eut pour parrain Jean du Boys, seigneur de Vandenesse, frère de sa mère, et pour marraine Françoise de Montalais, veuve alors de René de Bueil, comte de Sancerre et de Marans. Le dernier enfant de Racan, inconnu de tous les biographes, est encore une fille, nommée Madeleine comme sa mère; elle naquit le 17 janvier 1639 et fut baptisée le 20 du même mois. La fille aînée de Racan, Françoise, épousa, en 1638 , dans la chapelle de la Roche-Racan, Charles de la Rivière, chevalier, seigneur de Bresches, fils de Nicolas de la Rivière, seigneur de Montigny, et de dame Marie de Broc. L’acte est signé des deux époux, et en outre de Racan, de Madeleine du Boys, d’Antoine de Bueil, de Marie de Broc, mère de l’épouse, et de Victor de Broc. C’est la dernière mention que nous ayons trouvée du nom de Madeleine du Boys. Les registres de sépulture étant mal tenus et incomplets, nous n’y avons pas rencontré le décès de l'épouse de Racan (Honorat de Bueil). Quant à celui de Racan lui-même, tous les biographes disent que notre auteur mourut à la Roche-Racan en 1670. Après la mort de Racan, le château de la Roche échut à Antoine, son fils aîné; celui-ci, faible représentant de son père et de ses aïeux, ne prit pas le nom qui avait été honoré par son aïeul sur les pas d’Henri IV, et illustré par la gloire littéraire de son père; il s’appela le marquis de Fontaine-Guérin, surnom de la branche cadette de Bueil, mais aînée de la sienne, que la mort de la duchesse de Bellegarde avait laissé vacant.

Ses habitudes paraissent avoir été pacifiques, et il vivait en bons termes avec ses voisins; mais sans doute il était un homme de peu de moyens, car Tallemant des Réaux, qui ne ménage pas les termes, l’appelle, en son dialecte, "un sot". Il se maria, du vivant de son père, avec Louise de Bellanger, fille de Gilles de Bellanger, seigneur de Vautourneux, château aujourd’hui démoli, dans la commune des Hermites. Dans un baptême du 3 mars 1726, où le parrain est Henri-Pierre-Joseph de Vanssay, seigneur de Courcillon, la marraine est Jeanne-Madeleine-Catherine de Cotignon, épouse de haut et puissant Antoine-Pierre, seigneur de Bueil, lieutenant-général des armées du roi. Deux actes des archives départementales, l’un de 1721, l’autre du 23 avril 1730, mentionnent encore Antoine-Pierre de Bueil , lieutenant-général des années, seigneur de la Roche-Racan, le Plessis-Barbe, le Breuil, Chauvry, demeurant ordinairement au château de la Roche. Mais, plus tard, le même Antoine-Pierre, devenu veuf, sans enfants et fort âgé, vendit la terre de la Roche, le Plessis-Barbe, Tliorian et quelques autres domaines, par acte de Gervaise, notaire à Tours, le 2 novembre 1745, à Michel Rolland des Ecotais, seigneur de Chantilly et Armilly, pour la somme de cent mille livres, dont trente mille payées comptant, et soixante-dix mille réservées entre les mains de l'acquéreur, pour représenter une rente viagère de douze mille trois cents livres que celui-ci s’engagea à payer. Le décès du marquis de Bueil suivit de près cette vente, car il arriva on 1748. Ainsi s’éteignit la postérité du poète Racan, et ainsi disparut de la Touraine la famille de Bueil, l’une des plus considérables et des plus illustres de la province. Déjà la branche aînée, celle des comtes de Sancerre et de Marans, seigneurs de Vaujour et Saint-Christophe, avait fini en 16G5 avec Jean VIII de Bueil, mort sans laisser de postérité de son épouse Françoise de Montalais; cette branche avait légué à la famille de Terrien, son alliée, le droit de porter le nom et les armes de Bueil. Cette famille illustre est-elle éteinte? On nous a affirmé que le nom de Bueil est encore porté en Champagne par une famille honorable qui dit se rattacher à celle de Touraine.

La famille des Ecotès ou Lcotez, suivant l’orthographe usitée par elle avant l’achat de la Roche-Racan. Cette famille résidait sur le territoire de Neuillé avant même d’acquérir Armilly; elle prenait le titre de seigneur de Chantilly, nom d'un fief dans la commune de Courcelles, près de Chàteau-la-Vallière. La famille des Ecotez, devenue puissante par suite d’une acquisition dont le sort avait acquitté une bonne partie par la prompte mort du marquis de Bueil, fit ériger un comté de ses principaux domaines. Le comté des Ecotais, érigé en 1754, comprenait ainsi cinq domaines dont le château de la Roche-Racan était le chef-lieu. On s’efforçait de donner à ce château le nom des Ecotais mais le peuple continuait à l'appeler la Roche, et grâce à sa persévérance, fort étrangère à toute considération académique, le nom du berceau de Racan n’a pas été effacé. Les nouveaux titulaires du comté avaient modifié l’orthographe de leur nom peu de temps avant l’acquisition; ils signaient des Ecotais au lieu de des Ecotès. La famille des Ecotais émigra en 1791; ses biens furent saisis et vendus au sieur René, devenu adjudicataire du château de la Roche; on vendit presque toutes les terres en détail. René céda, en 1818, le château avec les terres et les bois qui restaient, au sieur Mabille; une fabrique de poterie fut alors établie dans le château; les cours, les écuries et jusqu’aux cuisines furent envahies pur les tours à potier et par les ustensiles accessoires de cette industrie. Au sieur Mabille, qui avait encore fait diverses aliénations partielles, succéda, en 1826, un sieur Bardou l’Héraudière. Après celui-ci, le comte de Chalot vint avec la comtesse son épouse, veuve du célèbre tragédien Talma, prendre possession du château du chantre des Bergeries; mais il le rétrocéda presque aussitôt.

Ce qui restait en 1830 de la propriété et le château en fort mauvais état, furent acquis par un ancien instituteur, M. Bodin, originaire de Saint-Paterne; ayant été frappé en 1832 par le choléra qui lui paralysa les quatre membres, il se retira à la Roche-Racan, et malgré la cruelle infirmité qui sévissait contre lui, il se livra courageusement à des éludes littéraires en même temps qu’il continuait l’exploitation de la fabrique de poterie, devenue assez renommée dans le pays. Enfin, en 1845, cent ans après que le domaine de la Roche fut sorti de la famille de Bueil, M. Bodin vendit le château, quelques terres encore attenantes, et une ferme de son propre patrimoine à M. Huet, avocat à Taris. Le château, tout délabré après tant de vicissitudes, et par les soins de M. Huet, reconquis sa dignité première: le parc, les jardins, les cours, les écuries ont été rétablis comme ils durent être à leur origine; un vestibule a été construit pour suppléer à la démolition de l’aile en galerie et portique qui fermait la cour et reliait le château au pavillon de la chapelle; il offre une entrée plus modeste, mais plus commode que l’ancien péristyle. En haut de la façade occidentale, deux grandes ligures de chimères sculptées, appliquées en relief sur le mur, gardaient entre elles jadis l’écu de Bueil (d’azur au croissant montant d’argent accompagné de six croix recroisetées, au pied fiché d'or), qui sans doute avait fait place à l’écusson des Ecotais, en attendant que la Révolution vint à son tour effacer celui-ci. Ces armes de Racan ont été rétablies et heureusement agencées avec le cadran d’une horloge dans l’espace réservé entre les deux chimères; le casque à cimier qui couronnait le tout n’avait pas été détruit en raison sans doute de son élévation qui ne permettait pas de l'atteindre. Après de longs jours de deuil, la demeure bâtie par Honorât de Bueil semble avoir retrouvé sa splendeur première; grâces soient donc rendues à M. Huet, par qui le château de la Roche-Racan a été restauré avec le zèle et le respect dus à son fondateur, le culte de Racan y est remis en honneur, et il semble que l’auteur des Bergeries, momentanément absent de sa demeure, y soit attendu en des appartements toujours prêts à le recevoir. 

 Éléments protégés MH : le pavillon de l'aile gauche, son soubassement et sa tourelle octogonale ; les restes du pavillon de l'aile gauche (escalier de l'ancienne chapelle et ses murs) : inscription par arrêté du 6 mars 1947. 

 château de la Roche Racan 37370 Saint Paterne Racan 

 Téléphone : 02 47 29 20 02 / 06 14 25 79 00


 

Château de la Rochefuret

La Rochefuret relevait certainement de la commanderie de Ballan. En 1638, elle appartenait à Nicolas Leroux, maire de Tours, trésorier au bureau des finances, constructeur probable de la partie médiane de l'édifice, constituant le manoir primitif. Chaque façade en est divisée en trois travées, la centrale est surmontée d'un fronton triangulaire soutenu par des pilastres. La porte de la façade sud a son linteau décoré d'un médaillon meublé d'instruments de musique. De part et d'autre de ce pavillon central, deux ailes de même élévation ont été ajoutées au XIXe siècle dans son prolongement. 

 Éléments protégés MH : les façades et la toiture du pavillon central : inscription par arrêté du 1er juin 1948. 

 château de la Rochefuret 37510 Ballan-Miré

 

Château de Richelieu

 

A la fin du XIIe siècle existe un château de Richeloc construit pour les seigneurs de Mauson. En 1201, construction de la chapelle dédiée à Saint Nicolas de Lyre; en 1407, mention de "l'Hostel de Richelieu" avec cloison et douves; en 1429, Charles VII donne l'autorisation de le fortifier ce premier château n'a pas laissé de trace, il est remanié complètement à la fin du XVIe siècle ; la chapelle est probablement devenue l'église paroissiale des Sablons, et en 1621, Armand du Plessis achète la propriété et dès 1624 entreprend des travaux. Le cardinal de Richelieu ambitionne un programme architectural plus vaste vers 1630, associant une ville au château qu'il confie à l'architecte Jacques Lemercier ; le vieil édifice est conservé tant que le nouveau n'est pas habitable ainsi que la chapelle jusqu'en 1639, date d'achèvement de l'église de la ville nouvelle ; la construction est terminée avant la mort du Cardinal en 1642 ; dans les années 1760, le maréchal de Richelieu réalise des travaux dans la galerie des glaces. Confisqué à la Révolution comme bien d'immigré, il est laissé à l'abandon ; restitué au duc par Napoléon Ier, la demeure est vendue en 1805 à Boutron qui entreprend sa démolition; en 1877, le banquier Heine achète le domaine et remet en état le parc et restaure le pavillon des communs subsistant ; dans le parc, il se fait bâtir un bâtiment de style néo-classique ; les vestiges conservés aujourd'hui sont très restaurés, à l'exception des deux grottes ; seul le pavillon central des écuries est conservé après la démolition de l'aile est vers 1900. La composition des bâtiments du château présentaient une hiérarchie des étages : quatre niveaux pour le château, trois pour les écuries, deux pour les communs, un pour le mur de clôture ; le pavillon des écuries est couvert d'une voûte en arc de cloître à lunettes; les grottes sont divisées en trois vaisseaux et couvertes de voûtes d'arêtes plates ; le vaisseau central se terminé par une abside couverte d'une voûte en coquille. 

 Éléments protégés MH : l'hémicycle d'entrée avec la porte et les pavillons ; le pavillon dit le Dôme ; les douves et pont d'accès ; les deux pavillons de l'ancien hémicycle de l'Est : classement par arrêté du 23 septembre 1930. 

 château de Richelieu 37120 Richelieu

 

Château des Réaux

Au XIVe siècle, c’était un château fortifié et entouré de douves. A sa place, Guillaume Briçonnet, maire de Tours, fit construire au XVe, le château de Plessis Rideau. En 1651, Gédéon Tallement, auteur des Historiettes, l’acheta et obtint du Roi l’autorisation de changer son nom en celui des "Réaux", surnom qu’il portait. Seul, le châtelet d’entrée avec son porche en anse de panier, flanqué de tourelles rondes édifiées en damier de brique et de pierre, date de la Renaissance. Dans le parc, un cadran solaire en forme d’autel antique, les heures sont figurées par les têtes des 12 dieux de l’Olympe. Le château des Réaux avec son pavillon flanqué de deux tours à mâchicoulis, orné d'un subtil damier de briques et de pierres est élevé sur une île dans un écrin de verdure, le château des Réaux honoré de sept siècles d'histoires nous transmet le charme et l'élégance de l'époque des grandes dynasties. Il fut la propriété des familles Bueil et Briçonnet, légendaires bâtisseurs de nos plus beaux fleurons. Demeure de l'écrivain et poète, Tallemant des Réaux, le château a conservé le nom et son romantisme, l'utilisation de la brique et de la pierre disposées en damier lui confère une élégance indéniable, le jardin qui s'étale sur une dizaine d'hectares plonge la bâtisse dans un univers de sérénité et d'harmonie. 

 Éléments protégés MH : le château des Réaux en totalité : inscription par arrêté du 5 avril 1930. château des Réaux 37140 

Chouzé-sur-Loire Téléphone : 02 47 95 14 40 / 06 11 88 04 13 

Château de Razilly

Ancien fief et château fort mentionnés dès le XIIe siècle. Autorisation de fortifier donnée par Charles VII, en 1439 à Jean, seigneur de Razzily. La chapelle est fondée par Raoul de Razilly en 1406 ; construction de l'ensemble du gros-oeuvre du château encore visible aujourd'hui, dans la première moitié du XVe siècle ; la cour fait plusieurs séjours à Razilly dans le troisième quart du XVe siècle. L'aile Est est entièrement refaite vers 1770 et tournée vers les jardins ; château fort jadis entouré de fossés, un premier logis côté est de la cour, pose un problème de datation et de destination avec de petits éléments antérieurs au XVe siècle (voûte en berceau, chapiteau) ; le petit logis au nord de la cour et une partie du logis Est, conservent des cheminées de la première moitié du XVe siècle. Côté jardin, le bâtiment présente des restes de pavillons du XVe siècle très mutilés, et un corps de logis du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, ces bâtiments ont été transformés en ferme. Au sud de la cour s'élèvent les murs d'une chapelle construite au XVe siècle. Dans le parc se trouve un pigeonnier couvert d'une coupole et d'un lanterneau en pierre. 

 Éléments protégés MH : le château de Razilly en totalité : inscription par arrêté du 9 octobre 1934.

 château de Razilly 37420 Beaumont-en-Véron

   

Château du Pressoir

 
Le premier seigneur connu du Pressoir est Jacques de la Roche en 1556. Les bâtiments existant alors devaient être assez modestes puisque l'essentiel des constructions encore visibles aujourd'hui sont postérieures. En 1606 le seigneur du Pressoir est Florent de Guyot, conseiller du roi et maître d'hôtel ordinaire en sa maison. En 1639 le Pressoir est un fief relevant de Roncée. Au XVIIIe siècle le domaine est déclassé en métairie ; il est vendu comme bien national à la Révolution. A l'ouest, le portail donnant accès à la basse-cour date de 1593. Le logis des communs attenant est de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle. A une centaine de mètres à l'ouest se dresse l'ouvrage d'entrée, encadré de chaque côté par une aile prolongée par un pavillon. Le logis seigneurial daté aussi de 1593 est vraisemblablement contemporain du pavillon sud-est qui lui est accolé. La façade sud du logis a été profondément remaniée. Fermant la cour à l'est, la galerie est datée de 1623. Le pavillon d'angle nord-est a été construit en 1663. Le pigeonnier pourrait être rattaché à la campagne de construction de 1593 au plus tard ; cependant son orientation qui rompt avec le plan général du château suggère qu'il a pu être construit avant.

L'ensemble castral est constitué d'une basse-cour dans laquelle on entre à l'ouest par un portail à portes charretière et piétonne encadrées de pilastres doriques et surmontées de mâchicoulis. Les bâtiments attenants à gauche sont des communs dont un logis en moellon avec corniche à gros modillons. Les différents corps de bâtiments du château proprement dit délimitent une cour carrée cantonnées de pavillons d'angle. L'accès à la haute cour est défendu par un ouvrage d'entrée en pierre de taille à double pont-levis qui surmontait un fossé aujourd'hui comblé. Il est encadré par deux ailes en moellon couvertes en ardoise, terminées chacune par un pavillon d'angle. Ces bâtiments délimitent la cour à l'ouest. Au sud, un corps de logis élevé d'un étage carré possède deux travées surmontées de lucarnes. La charpente est de type à chevrons-portant-ferme ; la couverture en ardoise. Un corps de bâtiment dont ne subsiste que l'arrachement prolongeait ce logis vers l'est. Il n'en reste qu'une partie de porte à fronton triangulaire. Une terrasse dont ne subsiste qu'une partie du mur de soutènement s'étendait au midi. Une galerie de sept travées ferme la cour à l'est. La façade sur cour possède sept travées à bossages au rez-de-chaussée, réduites aux dimensions de portes rectangulaires. Les baies de l'étage étaient toutes à l'origine surmontées de lucarnes. La façade postérieure est en moellons enduits renforcés par des chaînes apparentes. La charpente à chevrons-portant-fermes est couverte en ardoise. La galerie s'achève au sud par une tourelle en surplomb contre laquelle s'appuie le départ d'un mur à bossages perpendiculaire à la galerie. Le pavillon d'angle nord-est est accolé à à une tour d'escalier quadrangulaire desservant la galerie. Au nord de la cour des caves sont creusées dans la roche. Un puits se situe au milieu de la cour. Le grand pigeonnier de plan carré en pierre de taille renferme environ 2000 boulins. Il est épaulé aux angles par des contreforts terminés en pinacle. Sur chaque face s'ouvraient deux larges baies en arc segmentaire au rez-de-chaussée. Le toit en pavillon couvert en tuile plate est soutenu par une corniche à modillons imitant les mâchicoulis. 

 Éléments protégés MH : le château, à l'exclusion des bâtiments modernes : inscription par arrêté du 7 août 1946. La partie correspondant au corps de logis principal : classement par arrêté du 11 août 1987. Le portail d'entrée de l'avant-cour surplombant le chemin rural ; le mur de soutènement de l'ancienne terrasse : inscription par arrêté du 8 novembre 1995. 

 château du Pressoir 37220 Panzoult

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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