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Château de Mouchac

Comme en témoigne les tours rondes, le château est établi à l'emplacement d'une ancienne place forte dont une première mention est faite au XIIe siècle à l'occasion d'une donation par Bernard de Mouchac à l'abbaye de la Sauve-Majeure. Au XVIIe siècle, l'édifice est mis au goût du jour. En 1885, un incendie détruisit une partie du corps de logis central. Le château a conservé son plan quadrangulaire défensif. Deux tours à créneaux et mâchicoulis encadrent une construction à arcades percée d'une porte monumentale, elle même précédée d'une terrasse bordée de balustres. L'accès est précédé d'une avant-cour bordée de dépendances avec pavillons d'angle carrés et une écurie. Au sud, les bâtiments de service ont été détruits au XVIIe siècle, remplacés par une grille d'honneur séparée par des piliers carrés surmontés de pots à feu. Un puits s'encastre dans cet ensemble s'ouvrant sur un chemin menant directement à l'église paroissiale. Bordelais oblige, le Château de Mouchac se targue d’une propriété de 29 ha, située à tout juste 3 km de l’Appellation de Saint-Emilion. Le domaine est alors entouré d’un vignoble en coteaux qui façonne des vins de Bordeaux de caractère. Parmi eux, les millésimes que sont le Château de Mouchac 2011 et la réserve de Mouchac 2012. Le terroir de Mouhac fait ainsi écho à celui des Premiers Grands Crus Classés de Saint-Emilion de côtes. Son sol argilo-calcaire dispose d’un encépagement de Merlot, de Cabernet- Franc et de Cabernet-Sauvignon. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, des communs et de l'orangerie, la grille avec ses piliers fermant la cour intérieure, la balustrade de la terrasse Ouest : inscription par arrêté du 1er septembre 1986. 

 château de Mouchac 33420 Grézillac 

 Téléphone : 07 85 86 69 12 

Château Morin

Le château Morin était situé en bordure du plateau dominant la Garonne, le domaine s'étendant au nord-ouest de la demeure jusqu'au polder. Les documents anciens et les travaux historiques mentionnent la construction de la chapelle et "des nouvelles bâtisses que le sieur Acquart" fait pour sa maison de campagne en 1785. Un projet de Louis Combes concerne la grille de clôture et le portail. Ces constructions sont à nouveau mentionnées en 1822 sur un plan du domaine puis en 1824 sur le cadastre ancien au lieu-dit Saint-James. Le service régional de l'Inventaire a recensé cette demeure en 1974. Vendue en 1998 elle fut partiellement détruite en 2001 par un incendie dont les dégâts n'ont pas été réparés. Elle est actuellement en mauvais état. On peut penser que toute la demeure fut construite par Louis Combes car cet architecte bordelais a conduit d'autres réalisations pour André Acquart, jurat et négociant bordelais.

L'édifice est constitué d'un logis entouré d'un jardin ; les vestiges des dépendances agricoles sont encore visibles à l'ouest de la cour ainsi que les ruines de la chapelle à l'est. Le corps de logis, de plan barlong, présente une façade antérieure à deux avant-corps latéraux encadrant une terrasse alors que la façade postérieure présente un avant-corps central couronné d'un fronton sculpté. Le portail est constitué de grilles et de colonnes portant des vases ; l'ensemble est endommagé. La demeure est construite en pierre de taille ; elle est couverte d'ardoise. Le logis en rez-de-chaussée surmonté d'un étage de comble éclairé par des lucarnes présente neuf travées en façade ; deux caves voûtées sont établies sous la terrasse. Toutes les baies sont couvertes d'un linteau droit sauf les deux portes-fenêtres de l'élévation principale et les lucarnes. L'ornementation de la façade antérieure est constituée des portes-fenêtres moulurées et de la balustrade ; celle de l'élévation postérieure réside dans le fronton sculpté. De plus une corniche règne sur toutes les élévations et le même décor à motif ovoïde surmonte chaque lucarne du toit. La chapelle à abside semi-circulaire présente une élévation sur cour ornée d'un fronton courbe ; de chaque côté deux fenêtres éclairent l'intérieur. Un toit à pans brisés et croupes couvre le logis et ses avant-corps latéraux. A l'intérieur les pièces étaient distribuées en enfilade. Un escalier en pierre à rampe en fer forgé conduisait aux chambres à l'est, un escalier en bois conduisait à celles de l'ouest ; des degrés descendaient vers les caves. Des tableaux, des cheminées sculptées et un décor stuqué symbolisant la chasse, la pêche et la musique ornaient le salon et la salle à manger. Un puits était signalé dans la cuisine. Les piles du portail sont constituées de colonnes portant des vases. Une balustrade clôture la terrasse. Le fronton central du logis est orné d'un cuir et d'une volute formant un médaillon entouré de guirlandes de feuillages, de rames, d'un trident et d'ancres, d'un tonneau et d'une balle de marchandises. Le couvrement de la porte de la chapelle est sculpté de putti. Le décor stuqué de la salle à manger, symbolisant la chasse et le pêche est composé de poissons, d'oiseaux, d'un cor de chasse, d'un sac et autres objets, celui du salon symbolisant la musique est composé d'instruments de musique. Les ferronneries du portail sont agrémentées d'ornements géométriques, le couvrement est orné de volutes et d'un monogramme (O D). 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ainsi que les boiseries intérieures : inscription par arrêté du 1er juin 1965 

 château Morin 33530 Bassens

 

Château de Mongenan

Le château a été construit en 1736 par l'architecte Le Herissey pour le Baron Antoine de Gascq, Président du Parlement de Guyenne. L'histoire du monument se confond avec celle de cette famille de grands Barons féodaux dont le Cardinal, François de Sourdis, fut le plus illustre représentant. Cette demeure consiste en un corps de logis flanqué d'une aile perpendiculaire côté nord, remaniée au XIXe siècle. A l'intérieur, les pièces ont gardé l'essentiel de leur décor d'origine. L'aile perpendiculaire comprend l'ancien chai, la maison des métayers, l'écurie et les locaux transformés en salles de musée. Il est entouré de jardins d’un grand intérêt botanique et historique. Leur plan est conçu selon l’arbre philosophique, ou arbre de vie de Cabale et des Rosicruciens. Ils se composent notamment d’un jardin régulier, d’un jardin d’utilité et d’un jardin d’agrément. 

 Éléments protégés MH : le parc d'agrément et le jardin du château ainsi que l'ensemble des bâtiments composés du logis, de l'aile des dépendances et de l'ancienne porcherie : inscription par arrêté du 18 juillet 2003. 

 château de Mongenan 33640 Portets 

 Téléphone : 05 56 67 18 11

 

Château du Mirail

Des seigneurs du Mirail sont connus dès le XIIIe siècle. Jean de La Tour, seigneur de Brouqueyran, reçut du Roi d'Angleterre l'autorisation de rétablir une maison-forte en 1348. Au XVIe siècle, la famille Larroque fit construire la partie centrale avec ses quatre tours. Epargné par les guerres de Religion, l'édifice fut pris et dévasté pendant la Fronde puis restauré et agrandi au cours du XVIIe siècle. Pillé pendant la Révolution, les tours furent décapitées en1793. Entre 1830 et 1840, des corps de bâtiments annexes entourant plusieurs cours, vinrent compléter le noyau primitif qui fut coiffé d'un crénelage. A l'intérieur, pièces ornées de lambris, dessus de portes peints, cheminées. La chapelle est l'un des plus beaux ensembles baroques d'Aquitaine: clôture de bois ajourée avec porte encadrée des statues de la Justice et de la Force ; murs et plafonds garnis de lambris et peintures ; retable... 

 Éléments protégés MH : la chapelle (façades, toitures et décor), la cheminée ornée d'un relief sculpté figurant le Reniement de Saint-Pierre, située dans la tour Sud-Ouest : classement par arrêté du 8 février 1990. 

 château du Mirail 33124 Brouqueyran 

 Téléphone : 05 56 65 50 67 

   

Château Margaut

Demeure construite au XVIIIe siècle comprenant un rez-de-chaussée et deux ailes sur la cour. Du côté du parc, façade en rotonde au rez-de-chaussée. Encadrements moulurés avec guirlandes dans les tableaux. Les portes fenêtres ont des appuis en balustres et des guirlandes avec bucrane. Les mansardes terminées par des mascarons en plomb et entourage à volutes. A l'intérieur, boiseries de fleurs, guirlandes et cheminées à coquilles. Le mascaron du château Margaut montre bien l’influence des architectes bordelais tels Étienne Laclotte sur l’architecture des villégiatures de campagne. Caché dans la guirlande de feuilles d’un feston, ce mascaron représente la tête d’un bélier. Il semble être tiré du style Louis XVI (1774-1793), qui allie les motifs pompéiens et gréco-romains. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 31 décembre 1958. 

 château Margaut 33400 Talence 

 Téléphone : 05 56 84 78 50

 

Château Margaux

 
Connu dès le XIIème siècle, il s’appelle alors «la Mothe de Margaux» et ne possède pas encore de vignes. L’ancien nom du domaine n’est pas un hasard ; dans un pays plat comme le Médoc, la moindre «motte» se distingue aisément et les plus grands vins sont toujours produits sur les terres dont la pente assure un bon drainage. En 1152, l’Aquitaine tombe sous la coupe de l’Angleterre jusqu’en 1453, et les vins de Bordeaux bénéficient alors de ce nouveau marché. Le bordeaux est adopté comme vin de table par Richard Cœur de Lion, le roi d’Angleterre au XIIème siècle. Les propriétaires successifs de «la Mothe de Margaux» sont bien sûr des seigneurs d’importance, mais il faudra attendre l’arrivée de la famille de Lestonnac pour engager la constitution du domaine tel que nous le connaissons aujourd’hui. Pierre de Lestonnac réussit en dix ans – de 1572 à 1582 – à restructurer complètement la propriété et le vignoble et anticipe ainsi l’évolution générale du Médoc qui commence à abandonner les cultures céréalières au profit de la vigne. À la fin du XVIIème siècle, Château Margaux occupe 265 hectares, surface dont il ne s’écartera plus ; un tiers du domaine est consacré à la vigne, comme c’est le cas encore aujourd’hui. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble des façades et des toitures du château Margaux et des communs : classement par arrêté du 5 juillet 1965. 

 château Margaux 33460 Margaux 

 Téléphone : 05 57 88 83 83 

Château de Malle

Le château aurait été bâti au XVIIe siècle pour la famille de Malle qui en était propriétaire et lui a donné son nom. A la limite des XVIIe et XVIIIe siècles, la partie centrale du logis formant pavillon fut réédifiée, peut-être peu après le mariage de Jeanne de Malle avec le Comte de Lur Saluces, vicomte d'Uza. Il passa ensuite à leur fils Pierre, qui devint marquis de Lur Saluces et maître de Malte, et mourut en 1780, colonel de cavalerie et lieutenant général. Le château a été occupé par les allemands de 1940 à 1944, mais il n'a subi alors que des dégradations minimes.

Le château affecte la forme d'un U ouvert sur la cour d'honneur. Il est construit sur un terrain dont la pente est rattrapée par une succession de terrasses qui se continuent dans les jardins. Le pavillon central est flanqué de deux ailes qui se retournent perpendiculairement sur la cour d'honneur et se terminent chacune par une grosse tour d'angle. Toutes les façades sur la cour sont surmontées de pots à feu sculptés. Sur la gauche s'élèvent les communs groupés autour d'une cour. Au début du XVIIIe siècle, le château est embelli. L'intérieur présente des murs recouverts de boiseries de style Louis XIV. Les cheminées en pierre sont monumentales. La chapelle, située dans la tour sud-est, est décorée de peintures sur cuir qui ornent les panneaux des pans coupés. 

 Éléments protégés MH : le château et les deux ailes en retour avec les tours extrêmes, la grille d'entrée et la grille de la cour d'honneur avec ses pilastres, le parc avec ses bassins, terrasses, statues et nymphée : classement par arrêté du 8 septembre 1949. 

 château de Malle 33210 Preignac 

 Téléphone : 05 56 63 59 33 

Château de Malagar

La demeure dont l’étymologie du nom provient du mot "malagarre" signifiant mauvais garenne, semble avoir été réalisée au XVIIe siècle. Son premier propriétaire est Geoffroy Aubin, bourgeois de Saint-Macaire. C’est en 1843 que Jean Mauriac, arrière-grand-père de l’écrivain François Mauriac et commerçant en bois pour la tonnellerie acquiert le domaine. C’est à cette époque que la propriété prend son aspect actuel, avec, face à la maison, une double allée de charmilles qui mène à la terrasse dominant la plaine, la Garonne et conduisant le regard jusqu’aux Landes. François Mauriac hérite du domaine en 1927. Il s'y rend à Pâques, en été et demeure jusqu'aux vendanges. Malagar devient son lieu de mémoire, source d'inspiration de plusieurs romans dont "Le noeud de vipères". Il taille la charmille en palissade pour ouvrir le paysage de la vallée et la terrasse, plante l'alignement de cyprès et de pins parasols sur la crête du coteau, ainsi que l'allée de peupliers d'Italie. Ses promenades le mènent jusqu'à la halte de la terrasse. La demeure possède une longue et simple façade qui comporte un haut pavillon central. Il est surmonté d’une toiture à combles brisés ajoutée à la fin du XIXe siècle. Le chai des vins rouges et le chai des vins blancs occupent deux ailes perpendiculaires à la maison, formant une cour fermée au sud par un mur. 

 Éléments protégés MH : en totalité, toutes les parties bâties et non bâties de l'actuel domaine, comprenant les bâtiments, les jardins, la prairie nord et l'allée de peupliers, l'alignement de cyprès et de pins parasols et le bois de pins : classement par arrêté du 1er février 2013. 

 château de Malagar 33490 Saint-Maixant 

 Téléphone : 05 57 98 17 17 

Château de Lyde

L'édifice actuel fut construit vers 1632. Le château se compose d'un corps de logis surmonté au centre et aux extrémités de trois pavillons carrés. Le pavillon central est flanqué côté sud d'une tourelle circulaire. Devant la façade nord, précédée d'un perron et encadrée par deux longs ensembles de dépendances, s'étend une cour. La chapelle, bâtie en 1709, échappe à l'incendie qui ravagea les bâtiments en 1795, conserve un remarquable décor intérieur: murs tapissés de lambris, imitant le marbre dans le registre inférieur et rythmés de pilastres ioniques cannelés dans la partie supérieure, les peintures ont été réalisées par Larraidy. Suite à l'incendie, des restaurations sont réalisées au cours du XIXe siècle.

 Éléments protégés MH : la chapelle et son décor peint; les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 21 décembre 1987. 

 château de Lyde 33880 Baurech

 

Château de La Louvière

Entre 1510 et 1550, Pierre de Guilloche, puis son fils Jean, se lancèrent dans de vastes opérations foncières. Ces importants remembrements autour de la maison noble de la Louvière, semblable à un modeste castel orné de plusieurs tours, furent à l’origine du domaine aujourd’hui. Dans les années 1572, les de Guilloche, de confession protestante endurèrent plusieurs vagues de persécutions et leur bien de La Louvière fut à maintes reprises mis à sac. Héritière de la maison de Guilloche, la dame de Roquetaillade vendit La Louvière en 1618 à Arnaud de Gascq, abbé commendataire de l’abbaye de Saint Ferme. Mais incapable de remettre en état la propriété, il en fit don en 1620 à la Chartreuse Notre-Dame de Miséricorde de Bordeaux. En novembre 1789, l’Assemblée Nationale confisqua les biens du clergé. Déclaré bien national, le domaine de La Louvière fut mis en vente au printemps 1791. Les enchères furent remportées par un négociant bordelais, Jean Baptiste Mareilhac.

La vieille maison et ses vestiges moyenâgeux n'étant pas à son goût, il fit appel à l'architecte François Lhôte, ancien élève de Victor Louis, auteur du Grand Théâtre de Bordeaux, il bâtit une belle demeure dans le plus pur style néo-classique. Pour la décoration intérieure, il sollicita François-Louis Lonsing, peintre d’origine flamande de grand talent qui réalisa les grisailles et les plafonds du salon rotonde sur le thème des amours Psyché. Victime d’un empoisonnement dû au maniement de pigments toxiques, cet artiste ne put achever ses travaux et mourut à La Louvière au printemps 1799. La famille Mareilhac présida à la destinée du domaine pendant une grande partie du XIXe siècle. En 1965, André Lurton, viticulteur, tomba sous les charmes de La Louvière et s’en rendit acquéreur. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château avec son escalier, le grand salon et le vestibule avec leur décor, les façades et les toitures des ailes des communs, le cuvier, les deux portails avec leur grille, l'allée du parc, le bassin et le pavillon (tourelle) : classement par arrêté du 13 septembre 1991. château La Louvière 33850 Léognan 

 Téléphone : 05 56 64 75 87

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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