Rechercher un château

Moulin fortifié d'Henry IV

Édifié peu avant 1308, ce moulin à blé fortifié devient la propriété de la maison d'Albret et, par la suite, d'Henri IV. Situé légèrement en amont du pont à neuf arches, sur lequel passait la Ténarèze, l'édifice est utilisé comme château péager. De plan carré de 15 m de côté, il est flanqué aux angles de quatre tours carrées crénelées d'inégales hauteurs (29 m pour la plus haute). Plus forteresse que moulin aux XVIe et XVIIe siècles, le Moulin des Tours est racheté au début du XIXe siècle par MM. Aunac et Rémy, banquiers à Agen, qui font édifier en 1821 la Maison Aunac, superbe demeure à trois niveaux, baies en plein-cintre au rez-de-chaussée et galerie à l'étage donnant sur la rivière. L'ensemble est acquis en 1848 et agrandi d'un vaste entrepôt commercial par Antonin Bransoulié, qui modernise les installations de production de farine destinée à l'exportation vers les Antilles. Entre 1864 et 1880, la société des moulins d'Henri IV, dirigée par Edmond Caupenne, connaît une activité florissante qui se ralentit ensuite et cesse définitivement en 1905. Entre 1940 et 1960, le moulin des Tours a abrité une usine d'agglomérés de liège.

 Éléments protégés MH : le moulin fortifié : classement par liste de 1889. 

 moulin fortifié d'Henry IV 47230 Barbaste 

 Téléphone : 05 53 65 09 37 / 05 53 65 27 75

Château de Guillery

Le château de Guillery aurait été construit en 1789 pour le baron Dudevant, beau-père de George Sand qui y fit plusieurs séjours. Selon J.B. Truaut, Dudevant y aurait également fait des essais de plantation d'arbres et d'irrigation. Dépendances agricoles datées 1816. Ailes de part et d'autre du logis du milieu du XIXe siècle. Corps de logis central flanqué de deux ailes symétriques en rez-de-chaussée ; dépendances sud précédées de deux pavillons couverts en tuile plate. Hangar couvert en tôle ondulée. Deux colonnes supportent le balcon à balustres du premier étage au centre du corps de logis principal. 

 Éléments protégés MH : le logis avec ses deux ailes basses ; les communs ; la pièce d'eau, sa fontaine et les parcelles qui les entourent ; la serre, le jardin et le potager ; l'emplacement de l'ancienne allée centrale et les espaces arborés qui la longent: inscription par arrêté du 15 novembre 2001. 

 château de Guillery 47230 Pompiey

   

Château de la Grangerie

Ancienne abbaye de Prémontrés bâtie au XIIIe siècle. La chapelle a perdu ses voûtes. Le porche est en plein cintre à quatre arcatures reposant sur des colonnettes à feuilles d'acanthe. Une tour en forme de losange repose sur deux trompes et une autre, en encorbellement, soutenu par un contrefort, encadrent le porche. Le logis d'habitation est composée d'un corps de logis barlong, encadré par deux pavillons carrés coiffés en pyramide. Le porche de la maison et celui de la cour datent du XVIIe siècle. La partie du bâtiment touchant à la chapelle paraît dater du XVIe siècle.

 Éléments protégés MH : les façades et les couvertures de l'ancienne chapelle : inscription par arrêté du 26 mai 1952. 

 château de la Grangerie 47170 Lannes 

 Téléphone : 05 53 65 70 97

Château de Goulens

Établi sur une ligne de défense qui relie la Garonne aux Pyrénées, le château aurait appartenu soit aux seigneurs de Carboneau, soit à l'ordre de l'abbaye de Fontevrault, ou aux deux successivement. L'édifice se compose d'un corps de logis rectangulaire flanqué au sud de deux grosses tours rondes et au nord d'une tour octogonale contenant un escalier à vis. Les trois tours ont été décapitées à la Révolution. Deux de ces tours ont été reconstruites en 1878, lors de la restauration réalisée par Alaux disciple de Eugène Viollet-le-Duc. La façade nord, avec ses fenêtres à meneaux et la porte d'entrée, n'a pas été retouchée. Des communs sont établis au nord et déterminent une cour intérieure. Sur les bâtiments ouest de ces communs, une ancienne porte défensive, pourvue d'une bretèche, a été transformée en pigeonnier à colombage. A l'intérieur, un vestibule donne sur deux grandes pièces, la salle à manger avec un plafond à caissons et le salon avec sa cheminée et ses murs recouverts au-dessus des boiseries des peintures sur toile représentant des scènes de chasse dans un style moyenâgeux. A ce salon, fait suite un autre petit salon, logé dans la tour ronde, et décoré d'une cheminée en pierre peinte, sur laquelle s'accrochent des chats sculptés en haut relief. Au premier étage, deux chambres sont tendues des tapisseries des Flandres représentant des scènes champêtres. 

 Éléments protégés MH : le salon et le petit bureau avec leur décor de toiles marouflées, au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 21 septembre 1921. 

 château de Goulens 47390 Layrac

 

Château de Gontaud-de-Nogaret

Le château comprend deux grandes salles & une petite tour, qui se répètent sur trois niveaux. L'escalier à vis dessert les deux salles. Deux escaliers à vis en échauguettes partent des tours, au dernier étage, pour atteindre les combles de ces deux tours. Il reste quelques menuiseries d'époque avec ferrures, et des carrelages en terre cuite. L'édifice est signalé en 1662 comme étant en ruine et les habitants l'utilisaient comme carrière de pierre. Le château aurait été épargné vers 1579 lors de la destruction de la ville par le maréchal de Biron, catholique. Le château seigneurial reconstruit au XVIe siècle pour les Montferrand, fut épargné par un incendie en 1580 et partiellement détruit au XXe siècle 

 Éléments protégés MH : le château de Gontaud de Nogaret : inscription par arrêté du 14 août 1958.

 château de Gontaud de Nogaret 47400 Gontaud-de-Nogaret

 

Château de Gavaudun

Le château existait en 1160 quand pour en chasser des brigands ou des hérétiques, l'évêque de Périgueux, Jean d'Assida, l'a assiégé, pris et démoli d'après le Gallia Christiana. Le château a dû être reconstruit peu après. Le château fut construit entre le XIIe et le XIIIe siècle, sur le principal axe de circulation entre le Périgord et l’Agenais. Le château est cité dans le saisimentum, lors de la prise de pouvoir sur les terres du comte de Toulouse par le roi de France, en 1271. Huit ans plus tard on trouve un testament signé de R. de Gavaudun. Le même nom est cité en 1293. Il existait donc une famille de Gavaudun à cette époque. Pendant la guerre de Cent Ans, il fut une pièce maîtresse dans le jeu de la guerre d'usure franco-anglaise. En 1324, le roi d'Angleterre cite le nom d'une famille Baleinx, Amstang de Baleinx, seigneur de Gavaudun. Ce même Amstang de Baleinx est qualifié seigneur de Cahuzac en 1341. 

 Éléments protégés MH : la tour : classement par liste de 1862. Le château, à l'exception de la tour déjà classée : classement par arrêté du 30 décembre 1987. 

 Téléphone : 05 53 75 10 07 

 château fort de Gavaudun 47150 Gavaudun

 

Château de Fumel

Vestiges d'un logis ou d'une chapelle castrale et d'une tour médiévale du XIIe siècle. Durant la deuxième moitié du XVe siècle réaménagements défensifs suite à une autorisation accordée par Louis XI à Bernard de Fumel de fortifier son château ruiné par la guerre de Cent Ans. Puis reconstruction du château dans le 3e quart du XVIe siècle pour François, baron de Fumel, selon un plan en "H" organisé autour de deux cours en terrasses. Travaux interrompus en 1561 après l'assassinat du baron de Fumel, et repris par des équipes locales. Terrasses bastionnées au début du XVIIe siècle. Nouvelle campagne d'aménagements durant la 2ème moitié du XVIIe siècle pour François-Joseph, comte de Fumel, et Catherine d'Aulède, portant sur le parterre de jardins. Travaux de réfection des bâtiments et jardins en 1763 par l'architecte Jean-Baptiste Chaussard. Achèvement de l'aile est et du pavillon nord en 1771. Divers aménagement au XIXe siècle pour le baron de Langsdorff, dont la restauration du portail d'entrée de la basse-cour par l'architecte Léopold Payen vers 1900. 

 Éléments protégés MH : le bâtiment Sud, le donjon, l'aile Ouest, le parterre et les terrasses : inscription par arrêté du 16 février 1951. 

 château de Fumel 47500 Fumel 

 Téléphone : 05 53 71 13 70

   

Château de Frespech

Les premiers seigneurs connus de Frespech au XIIIe siècle appartiennent à la famille de Durfort : en 1267, Augier de Puybarsac, fils d'Arnaud de Durfort, seigneur des lieux, se plaint au comte de Toulouse que le sénéchal d'Agenais et Quercy l'empêche de jouir de la justice en son château comme en a joui son père. A la fin du XIVe ou au début du XVe le château passe aux Montferrand, puis par mariage aux Gourdon de Genouillac en 1644. En 1681, il est racheté par Gaston-Jean-Baptiste-Antoine, duc de Roquelaure, puis en 1707 par Jean de Raignac et enfin il est vendu comme bien national. Implanté au sud du village, son revers tient lieu d'enceinte comme c'est le cas pour les maisons. Il est constitué de plusieurs corps de bâtiments. Vers 1848, le propriétaire fit démolir l'escalier entouré d'une grille en fer situé au sud pour le transporter en un autre lieu et ce démantèlement entraîna la chute du dôme du château qui s'élevait au milieu de l'édifice. L'escalier était au sud-ouest, côté rempart. Un bâtiment datable du XVIIIe siècle, au nord-ouest, correspond aux anciennes écuries (ouvertures en arc segmentaire). 

 Éléments protégés MH : le château de Frespech : inscription par arrêté du 9 juin 1925. 

 château de Frespech 47140 Frespech

 

Château de Frégimont

Castrum mentionné dans le Saisimentum de 1271, le château est détenu par la famille Montpezat depuis la prise de la place par Amanieu de Montpezat en 1418 jusqu'à la fin du XVIIe siècle. En 1770, après l'acquisition de la seigneurie par Jean Pierre Villate de Lagrave, avocat et notable Bordelais, époux d'une demoiselle de Secondat, petite-fille de Montesquieu, le château est décrit en ruine, comportant encore une tour servant de prison, un puits, une grange, des écuries, un chai, un four et une basse-cour, entourés de murs et fossés. La reconstruction est entreprise en 1775, puis le château est vendu en 1846 par Jean François Louis Secondat de Montesquieu à la commune et affecté aux locaux de l'école primaire et de la mairie. Restauration menée par l'architecte Léopold Payen en 1898, travaux réalisés par Jean Dangas maçon à Bazens, vers 1899 : réfection de l'escalier, des plafonds et de la toiture. Façades antérieure et postérieure de neuf travées avec corps central légèrement saillant d'une travée, surmonté d'un fronton triangulaire percé d'un oculus. Deux caves sont voûtées en berceau sous la partie ouest. Escalier monumental desservant l'étage, rampe en ferronnerie. Les deux ailes indépendantes et symétriques des communs (vendues à des particuliers) forment une cour en U côté sud.

 Éléments protégés MH : en totalité le château divisé en trois parties : le corps central abritant actuellement la mairie ; l'aile orientale, consacrée à l'école communale : inscription par arrêté du 23 septembre 2008. 

 château de Frégimont 47360 Frégimont 

 Téléphone : 05 53 67 40 13

   

Château de Fréchou

Fréchou est mentionné comme castrum en 1259, propriété de la famille de Cazenove. Le corps de bâtiment central cantonné de deux tours date de la fin du XIIIe ou début du XIVe siècle, Gardelles le cite comme exemple de château gascon. L'ouvrage d'entrée, situé sur l'ancien accès du logis, est vraisemblablement contemporain de celui-ci. D'importants travaux sont réalisés à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle : percement des grandes fenêtres au nord, modification des niveaux réduits à trois cheminées. Dans la deuxième moitié du XVIe siècle, François de Montpezat, baron de Laugnac, gouverneur de l'Agenais en 1569, fait construire le pavillon hors-oeuvre abritant l'escalier rampe sur rampe, une aile ouest, aujourd'hui en ruine, et le pavillon d'entrée donnant accès à la cour depuis le village : bâtiments exécutés, dans les années 1560, par l'architecte qui oeuvre à Lagrange-Monrepos. Le colombier, dont une terre limitrophe est appelée Hune sur l'ancien cadastre, date du XVIe siècle. Le château n'étant plus habité au cours du XVIIe siècle est décrit en mauvais état, notamment la couverture, dans un procès verbal de 1714. La réfection de la couverture s'est accompagnée de la suppression d'un étage. Une grange-étable, mentionnée au XVIIIe siècle dans la cour, a été démolie. Diminution de la hauteur de la tour nord-ouest suite à un orage au début du XXe siècle, restaurations de celle-ci depuis une vingtaine d'années. Corps de bâtiment et ouvrage d'entrée du Moyen-Âge en pierre de taille, adjonctions postérieures en moellon; bâtiments couverts en tuile creuse, sauf le pavillon d'entrée et le colombier couverts en tuile plate ; ouvrage d'entrée voûté en berceau brisé. 

 Éléments protégés MH : les façades et les couvertures du pavillon d'entrée et de la tour du XVIe siècle: inscription par arrêté du 26 mai 1952. 

 château de Fréchou 47600 Fréchou 

 Téléphone : 05 53 65 05 10 / 06 31 67 88 53

 

Châteaux les plus consultés

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


Nombre total de pages vues

compteur internet
```html