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Château de Cheyrac

Remarquable exemple d'habitation du XVIe siècle, l'édifice fut probablement la demeure de l'intendant de Polignac dont l'importante forteresse s'aperçoit à quelques kilomètres. Le volume et les lignes générales sont, à l'extérieur, des plus simples, agrémentés en quelques points d'un décor fruste. Le jardin qui l'entoure possède encore ses vieux murs qui le cantonnent sur un plan rectangulaire, ainsi que le vieux escalier qui le traverse sur son axe principal. L'édifice est bâti sur le plan classique des demeures de cette époque, un escalier central rampe sur rampe donnant accès à des pièces placées de part et d'autre. Des peintures en camaïeu l'ornent. Tous les intérieurs ont dû être peints et décorés. Il en reste d'importants vestiges. L'ancienne chapelle conserve des voûtes ornées de peintures plus récentes (XVIIIe siècle) représentant dans chaque tympan des prélats et des personnages bibliques. Sur ses murs, des vestiges de scènes de l'Évangile sont encore bien conservés. Particulièrement curieux est le décor de la salle à manger, représentant naïvement un faux lambris. 

 Éléments protégés MH : l'édifice du XVIe siècle, au hameau de Cheyrac : classement par arrêté du 15 avril 1958. 

 château de Cheyrac 43770 Polignac

 

Château de Chassignolles

Réalisation architecturale du XIIIe siècle dans l'esprit des constructions de Philippe Auguste. Construit entre 1240 et 1250, le château est remanié au XVe siècle. Transformation des archères, modification de la tour sud-est, remaniement des logis et de la tour carrée. Au XVIIe siècle, percement d'une porte ornée de pilastres au deuxième niveau de la tour Est. En 1860, le château est incendié. Le plan est constitué d'un rectangle avec une tour circulaire à chaque angle. A l'est et à l'ouest, en milieu de courtine, présence d'une tour carrée. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la façade sud conserve un portail d'entrée aménagé dans une tour carrée. Des courtines s'élèvent au troisième niveaux des tours. La rigueur géométrique du plan et la qualité des aménagements défensifs font de ce château un élément important de l'histoire de l'architecture militaire auvergnat. 

 Éléments protégés MH : le château de Chassignolles en totalité : inscription par arrêté du 7 février 1994. 

 château fort de Chassignolles 43440 Chassignolles

 

Château des Changheas

Le lieu est mentionné en 1021 dans le cartulaire de Chamalières et en 1323 dans le cartulaire de Tence. En 1574, Jean des Cheangeas épouse Jeanne Bleyniert de Queyrières. Au XVIIe siècle les Changeas appartiennent à la famille de Véron, propriétaire du château du Fort au bourg de Saint-Jeures. Hugues de Véron (1636-1662) est le dernier représentant de cette branche. Sa fille se marie aux Changeas avec Gaspard du Fraix de Mans en 1699. Aux XIXe et XXe siècle les Changeas est une simple exploitation agricole. Sa restauration est entreprise à partir de 1985 (changement de la charpente de la grange-étable, réfection des couvertures, redistribution et réaménagement de l'intérieur délabré de la maison forte).

 La maison forte est formée d'un corps de logis rectangulaire flanqué à l'angle nord-est d'une tour d'un étage sans doute plus élevée à l'origine. Une tour-escalier en demi-hors-oeuvre occupe le centre de la façade principale. Ce bâtiment était modestement défendu par des meurtrières réparties sur les tours. Une bretèche a peut-être existé au sommet de la tour-escalier, à l'aplomb de la porte du logis (actuellement : baie éclairant l'escalier). Cette porte moulurée, frappée d'un écu non sculpté, est fermée par une huisserie du XVIIIe siècle. La baie droite du rez-de-chaussée a perdu son meneau tandis que la baie gauche a été refaite au XVIIIe ou au XIXe siècle. Le rez-de-chaussée est formé de deux pièces voûtées (dont l'une possédait une cheminée) et d'une salle avec cheminée autrefois compartimentée par des boiseries. L'étage conserve ses baies à meneau et traverse. L'agencement du premier étage est moderne, mais d'après une description de 1929 il était similaire à celui du rez-de-chaussée. Une chambre renferme une cheminée sculptée. Le comble à surcroît, ancien galetas, a été aménagé en habitation. La maison forte est construite en moellons de granite. Les tours sont couvertes par des croupes. Une grange-étable bâtie en moellons de granite et de basalte est perpendiculaire à la maison. Une remise indépendante, couverte en tuile plate mécanique, a été prolongée par une grange-étable au XXe siècle. Les bâtiments délimitent une cour desservie autrefois par deux portails. Le premier est dans le prolongement de la maison forte. Il était défendu par une meurtrière encore visible en 1929. Son arc en pierre a été récemment reconstitué. Le second a disparu ; il se trouvait entre la grange et la remise. Une fontaine avec lavoir et abreuvoir agrémente la cour. Un jardin clos jouxte la cour. 

 Éléments protégés MH : le château, comprenant le logis en totalité, le porche d'entrée, les façades et les toitures de la grange : inscription par arrêté du 10 février 1997.

 château des Changheas 43200 Saint-Jeures

 

Château de Champ

Représentatif des maisons-fortes du XVe siècle dans cette région, ce château modeste par sa taille et par son architecture extérieure, conserve de ses aménagements d'époque classique, un ensemble de dessus de portes de facture tout à fait charmante. Il contrôlait le col du Pertuis qui commande le passage entre la région du Puy et celle d'Yssingeaux. Au XVe siècle, l'édifice était entouré de douves alimentées par plusieurs aqueducs souterrains. Au XVIe-XVIIe siècle, il fut agrandi par l'ajout d'un corps de logis Renaissance, les fenêtres furent agrandies et l'escalier en vis en pierre remplacé par un escalier en bois. Différents aménagements du château eurent lieu durant la première moitié du XVIIIe siècle, construction de l'aile Est, décors intérieurs, décor peint réalisé par le peintre Storni. Le corps de logis principal, de forme rectangulaire, est flanqué d'échauguettes d'angle. Une tour isolée assurait un flanquement à l'angle nord-ouest, puis servit de pigeonnier. 

 Éléments protégés MH : le château, y compris la tour isolée et les décors intérieurs (escalier, cheminées et peintures murales sur bois du salon du rez-de-chaussée et des deux chambres du premier étage) ainsi que le portail Renaissance de l'aile est : inscription par arrêté du 26 janvier 1998. 

 château de Champ 43260 Saint-Hostien

 

Château de Chambon

Situé dans la vallée du Haut-Allier, entouré d'un parc bien entretenu, le château du Chambon apparaît comme une importante maison-forte du XVe siècle humanisée au cours des siècles et dotée au XIXe siècle d'un décor de boiseries très soignées. Le château du Chambon fut édifié au XVe siècle par la famille de Blau connue dès 1160 pour ses possessions dans la région de Brioude. C'est en effet en 1409 que Guillaume de Blau, seigneur de Gibertès, Auvers et Cronce, acheta la seigneurie du Chambon et abandonna son château de La Roche-Blau au profit de ce lieu du Chambon, au climat moins rude. La famille s'éteignant au XVIIe siècle avec Françoise de Gibertès, le château fut vendu à un bourgeois de Langeac, Jean Véal. Sa descendance le possédait encore à la Révolution. Jean Balthazar Véal de Blau, brillant officier de l'armée de Condé se montra hostile au nouveau régime, et dut émigrer. Ses biens furent placés sous séquestre mais il rentra en France sous la Restauration et devint maire de Langeac. Décédé sans postérité, il céda ses biens à Messieurs de Lastic et de Chazelles. Le château changea ensuite plusieurs fois de propriétaires. Il semble que, peut-être à la suite d'un effondrement, au cours de la première moitié du XIXe siècle, une terrasse ait été construite en moellons en guise de contrefort sur l'angle sud-ouest et devant la façade sud. Il semble également qu'à la fin du XIXe siècle, d'autres travaux aient été entrepris : sur la façade nord, une ouverture fut percée au niveau du premier étage afin d'aménager un passage direct sur le parc ; cette ouverture, réalisée en style néo-gothique, s'ouvrait dans le vide et était reliée au jardin par un pont-levis ; différents aménagements intérieurs furent effectués, notamment l'installation de vastes cheminées, dans le salon et la salle à manger ; l'une d'elles fut installée devant une des baies gothiques de la façade est ; sans doute à la même époque ou plus récemment, fut ajouté sur la façade sud, devant la terrasse du premier étage, un petit bâtiment servant de garage. A partir de 1930, date à laquelle il fut vendu à monsieur Ripert d'Alauzier, il ne fut plus entretenu. Les propriétaires suivants, entreprirent d'importants travaux sans pouvoir les achever. A partir de 1946, les propriétaires actuels s'efforcèrent d'agrandir le parc, de l'aménager et de réaliser dans le château les travaux nécessaires.

Le château se situe à la limite du hameau du Chambon, à deux km au sud de Cerzat. Un assez grand parc aménagé, traversé par une allée d'accès et ceint d'un grand mur entoure le château. Le plan du château est très simple : rectangulaire avec une grosse tour d'angle au nord-ouest et une tourelle d'escalier demi hors-oeuvre au centre de la façade sud. Les façades du château sont d'un aspect sobre et assez rustique. Seule la façade principale sud est en pierre appareillée ; les autres sont petites, en moellons, et ont perdu l'enduit qui les revêtait. La toiture est soutenue, sur tout son pourtour, y compris celui des tours, par une rangée régulière de corbeaux à trois ressauts. La façade sud, est la façade principale, sur cour. Elle a été repercée de grandes ouvertures régulières sur trois niveaux. Au centre, la grosse tour d'escalier, à base talutée, a conservé ses baies d'origine avec encadrement mouluré ainsi que sa porte d'entrée qui s'inscrit dans un encadrement en arc brisé dont le tympan monolithe était orné d'armoiries - bûchées depuis. La façade ouest est surtout marquée par la présence sur son angle de la grosse tour ronde qui, du côté ouest, n'est percée que de quelques meurtrières. La façade nord possède des ouvertures moins nombreuses et plus disparates ; seule s'en distingue la porte d'entrée à encadrement mouluré en accolade. Sur cette façade l'entrée se fait au niveau du premier étage par l'intermédiaire d'une passerelle en bois autrefois pont-levis qui relie le jardin à cette porte d'entrée. La façade est a conservé quelques baies anciennes dont une à traverse. Les intérieurs conservent outre un escalier à vis en pierre, de belles portes en bois du XVIe siècle, dans des encadrements moulurés, aux angles adoucis. Ces portes présentent des panneaux rectangulaires ornés de sortes de rosaces sculptées ; celle du premier et du troisième niveau est la plus ornée, la partie médiane comportant également un décor de feuillage ovoïde. Au rez-de-chaussée, la salle-à-manger, redécorée au XIXe siècle, possède un plafond à la française et une cheminée monumentale en bois aux piédroits cannelés et au linteau à moulures droites superposées ; au-dessus le coffrage de la hotte est également orné de fortes moulures géométriques. Au premier étage, le salon conserve une cheminée, de dimensions beaucoup plus modestes, également en bois mais de style XVIIe siècle, avec des piédroits ornés de consoles portant une tête de lion en guise de chapiteau et avec un linteau très richement sculpté de sphinx ailés, de feuillages et, au centre, d'une tête casquée. Au-dessus un trumeau en bois intégrant un miroir et une peinture de paysage. Le bureau, comporte, comme au rez-de-chaussée, une cheminée de type monumental, en bois. La hotte est ornée d'une peinture de nature morte (bouquet dans un vase).

 Éléments protégés MH : le château du Chambon en totalité : inscription par arrêté du 28 juillet 1998.

 château du Chambon 43380 Cerzat 

 Téléphone : 06 62 72 21 28 

Château de Chalencon

Situé sur un piton rocheux dominant l'Ance. Il subsiste une tour ronde au sommet surmonté de créneaux. A ce sujet il y a une polémique car les créneaux sont l'oeuvre de l'architecte Eugène Viollet-le-Duc grand restaurateur de sites médiévaux sous Napoléon III. Vu l'emplacement de la tour, il s'agit plus vraisemblablement d'une tour plate où était entretenu un feu durant les brumeuses nuits d'hiver, pour que les marchands et les pèlerins se repèrent. Il ne faut pas oublier que la place de Chalencon était avant tout un centre commercial et le passage sur le pont du diable était payant! La chapelle et le château sont classés monument historique, de même que tout le site. Celui-ci est exceptionnel, classé parmi les dix plus beaux châteaux de France. C'est le berceau de l'illustre famille de Chalencon, une des plus importantes du Velay. Le château fut surtout connu pour sa bataille qui opposa l'armée de Napoléon III et du capitaine prussien Herlter, on raconte que cent hommes furent tués au cours de cette bataille (dite bataille contre la vie), le héros fut Belotus de Veyrac, noble et comte de Veyrac. 

 Éléments protégés MH : le château de Chalencon (ruines) : classement par arrêté du 15 novembre 1913. 

 château de Chalencon 43130 Saint-André-de-Chalencon

 

Château de Chabreuges

Le château fut édifié au XIVe siècle ou XVe siècle sur un plan quadrangulaire délimité par une courtine reliant un logis au sud flanqué de quatre tours d'angle et d'un avant-corps central, un donjon circulaire au nord-ouest et une autre tour circulaire au nord est. Des écuries et une chapelle complétèrent le domaine à l'époque classique. A la fin du XIXe siècle, une grande campagne de restauration et d'agrandissement fut entreprise: nouveau corps de bâtiment à l'ouest, aménagement d'une terrasse, édification de nouveaux bâtiments de communs à l'arrière des écuries. Les intérieurs du château et de la chapelle furent dotés de décors d'une grande richesse (papiers peints et peintures au pochoir). 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, les communs (la maison du gardien, la grange-remise à voitures, l'étable-porcherie, la maison du curé, les écuries), les murs de clôture, la chapelle et le logis avec leurs décors intérieurs (boiseries, papiers peints, cheminées, stucs) : inscription par arrêté du 18 octobre 2011. 

 château de Chabreuges 43100 Saint-Laurent-Chabreuges

 

Château de Chabanoles

La seigneurie de Chabanoles est mentionnée pour la première fois en 1190. A partir de 1650, l'édifice connaît plusieurs remaniements, en particulier le rajout du portail classique et le remplacement de l'escalier en vis par un escalier droit à mur d'échiffre. Cette maison forte présente un corps de logis presque carré, flanqué au nord et au sud par deux tours rondes demi hors oeuvre à l'ouest et à l'est par deux échauguettes dont seuls les culs de lampes subsistent. La façade méridionale donne sur une cour entourée de bâtiments agricoles, la porte d'entrée du corps de logis se compose d'une baie au décor classique probablement rajouté au XVIIe siècle. Deux piédroits formant pilastres supportent un linteau sculpté de deux glyphes intercalés entre trois métopes où figurent des monogrammes religieux. Ce linteau supporte une imposte à grillage placée entre deux tables et éclairant le vestibule. Un fronton triangulaire amortit l'ensemble. A l'aplomb de cette porte restent quatre consoles surmontant la fenêtre du premier étage, qui soutenaient autrefois une bretèche défensive. A l'intérieur, boiseries et décors peints. 

 Éléments protégés MH : le château de Chabanoles en totalité : inscription par arrêté du 8 février 1986.

 château de Chabanoles 43130 Retournac 

 Téléphone : 04 71 59 44 38 / 06 84 39 66 87

Château de Causans

Il existait au XVIIe siècle un domaine de Coubon dont la maison avait pour usage de surveiller le gué de la Loire sur la route du Puy à Aubenas. Il avait été acheté en 1624 par Jean-François le Maistre, enseigne au régiment de Champagne et ami du seigneur de Bouzols. Cette famille fit probablement reconstruire l'édifice au cours du XVIIIe siècle pour en faire une maison de maître (date de 1731 sur la façade), accompagnée de dépendances et de jardins. En 1817, son descendant vendit cette propriété à Simon de Parron, receveur général des finances. Celui-ci fit probablement quelques aménagements dans le château et fit construire l'orangerie. Des difficultés financières l'obligèrent à revendre le domaine en 1850. Celui-ci fut acheté par Ernest Richond, notaire au Puy, qui le légua ensuite à sa fille Pauline à l'occasion de son mariage avec le comte Vincent de Causans, arrière grand-père du propriétaire actuel. En 1887, des travaux d'agrandissement et de transformation furent entrepris et confiés à Jean-Bélisaire Moreau, architecte installé à Moulins (architecte et inspecteur des travaux publics et des édifices diocésains), auteur avec son fils de nombreuses constructions ou agrandissement d'édifices publics et privés. Après quelques démolitions, la partie ancienne fut surélevée et agrandie d'une aile en retour sur la cour. Différentes transformations et ajouts (tourelle d'angle interne sur la cour, avant-corps sur la façade arrière, percement ou modification de baies, balcons) donnèrent à l'édifice un caractère éclectique néo-médiéval dans le goût de l'époque. D'importants aménagements de confort et de décor intérieurs furent également réalisés (eau courante et chaude, chauffage, peintures, boiseries, cheminées). Le parc fut en même temps redessiné par Rouillard, architecte paysagiste à Ecully selon un plan qui n'a pas été totalement réalisé.

Disposé entre cour et jardins, le château présente un plan en L : aile principale, parallèle à la route, aile en retour à l'est sur la cour. Il s'élève sur deux niveaux principaux et un étage de combles, percé de lucarnes passantes. L'ensemble est construit en pierre (maçonneries en moëllons couverts d'un enduit clair, encadrements de baies en grès de Blavosy) et agrémentés de détails de briques. Il est surmonté d'une longue toiture revêtue d'ardoises. Une tourelle circulaire, couverte d'une toiture conique est disposée côté cour à l'angle de jonction entre les deux ailes. La façade sud sur jardin est animée par une tour carrée dans œuvre dépassant la toiture principale, et par la façade pignon de l'aile nouvelle. Les deux façades sont régulièrement percées de grandes baies avec contrevents pleins. Des balcons à balustres sont disposés devant certaines portes-fenêtres des façades sud. Contrastant avec l'enduit clair, des éléments en briques soulignent l'architecture (parements de la tour carrée, archivoltes, bandeaux entre les niveaux). A l'intérieur, l'essentiel des aménagements et décors datent de la fin du XIXe siècle et reflètent le goût de l'époque, selon une mise en œuvre soignée : lambris en bois ciré de hauteur ou de soubassement, peintures au pochoir, cheminées en bois ou en marbre, parquets à chevrons, plafonds à caissons ou à solives, tentures et mobiliers coordonnés (maison lyonnaise). Une chapelle aménagée en 1962 dans une pièce d'angle voûtée au rez-de-chaussée abrite un autel retable en bois ciré sculpté, signé de Samuel et Gros (1753), provenant du domaine de Guitard, ancienne propriété Richond. Les communs en L sur la cour comprennent un garage, une écurie avec stalles, une orangerie et, en retour, une remise à calèches et un bûcher. Le parc de 12 hectares, réduit à 2 hectares, est aménagé à l'anglaise avec bosquets, allées courbes et plusieurs bassins. 

 Éléments protégés MH : le château de Causans, en totalité, avec ses communs, son portail d'entrée et son parc : inscription par arrêté du 13 septembre 2019 

 château de Causans 43700 Coubon

 

Château de Carry

Au XIIIe siècle le château primitif est aménagé pour améliorer sa défense en l'adaptant aux progrès de l'architecture militaire, notamment avec l'adjonction d'éléments en surplomb. A partir de 1782, le château perd progressivement sa fonction résidentielle et en 1827, il est loué à un fermier et tombe en ruine. Autrefois, une enceinte fortifiée devait en défendre l'accès. Aujourd'hui, le château de Carry se compose de deux parties distinctes, un châtelet fortifié de plan massé et une tour pentagonale. Le système défensif global du bâtiment (meurtrières, bretèches, tours de flanquement en surplomb et éperon) est entièrement tourné vers le sud-ouest, seul côté de terre ferme à protéger. Jadis la tour comportait quatre niveaux dont le dernier est arasé. Le rez-de-chaussée est encore voûté en berceau brisé. Au nord de la tour se trouve la porte d'entrée surmontée de fenêtres aux chambranles arrachés, à l'est restent des fenêtres en plein cintre qui permettent de dater l'édifice du XIIe ou XIIIe siècle. Le corps principal, de plan carré, est constitué d'une enceinte pourtournée autrefois par un chemin de ronde et abritant deux corps de logis adossés en appentis contre les courtines nord et sud, de part et d'autre d'une cour intérieure. La courtine est interrompue par une tour rectangulaire en avancée dont l'appareil est percé à hauteur du chemin de ronde par une archère-canonnière, et au niveau supérieur par des meurtrières jumelées. Une échauguette permet la communication du chemin de ronde occidental avec l'intérieur de la tour. L'autre extrémité du corps principal est flanquée par une tourelle en surplomb.

 Éléments protégés MH : le château de Carry (vestiges) : inscription par arrêté du 28 août 1985. 

 château de Carry 43200 Grazac

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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