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Château de Bardonnenche

Pendant longtemps, le château fut le centre de l'animation de la vie politique et économique du Vicomté du Trièves. Construit en 1590, par la famille de Clermont Tonnerre, il fut le relais de chasse du Dauphin. Acquis ensuite par la famille de Bardonenche en 1679 et remanié au XVIIIe siècle. Un porche monumental ouvre sur la cour et la façade Nord caractérisée par les éléments d'origine du XVIe siècle. La façade Sud, reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles, est constituée d'un bâtiment central marqué par un fronton à tympan sculpté et flanqué de deux pavillons. Les toitures en tuiles à écailles sont surmontées d'épis de faîtage. A l'intérieur, le rez-de-chaussée est composé d'un ensemble de salons boisés avec de beaux parquets et de grandes cheminées. On accède au premier étage par un très bel escalier de pierre orné d'une remarquable balustre en fer forgé. 

 Éléments protégés MH: Les trois pièces avec leurs cheminées monumentales : inscription par arrêté du 22 juillet 1986

 château de Bardonnenche 38650 Monestier de Clermont 

 Téléphone : 04 76 34 03 92

 

Château de Barbarin

Au sein d'un beau parc, le château de Barbarin, composé d'une maison forte érigée au XIVe siècle par François de Revel, surplombe une terrasse qui offre une vue imprenable de la plaine jusqu'au Vercors. Le château est aujourd'hui habité toute l'année par ses propriétaires. Cet ensemble patrimonial est composé d'une maison-forte construite au XIVe siècle par François de Revel dont le château-fort avait besoin d'un observatoire militaire à l'Est afin de conserver la maîtrise de la plaine de la Bièvre-Valloire. Ce premier bâtiment, cantonné d'une tour ronde, évolua en un château au XVIIIe siècle, afin de répondre au désir de bien recevoir Laurent Joseph Emé de Saint Julien deuxième Marquis de Marcieu, gouverneur du Dauphiné, lorsqu'il venait visiter ses domaines. Le château est l'objet d'importantes campagnes de restauration depuis 1993. Acquis pillé et ruiné, il est aujourd'hui habité toute l'année...

 Il s'agit d'un vaste édifice, en galets et molasse, cantonné d'une tour ronde dont le bâtiment principal est un grand corps de logis rectangulaire résultant de plusieurs campagnes de construction : une tour quadrangulaire sur trois ou quatre niveaux correspond à l'état du XIVe siècle. Au XVe siècle, on procède à l'adjonction d'un logis rectangulaire de deux niveaux. Enfin, la troisième phase, antérieure à 1586, correspond à la surélévation du logis et à la construction de la tour d'angle pourvue de bouches à feu qui défendaient l'édifice protégé par des douves. A l'intérieur, les salles du rez-de-chaussée conservent un plafond à la française et un décor de stucs. Enfin, au premier étage, un important décor peint composé de bandes verticales d'un rouge orangé très lumineux est dégagé en 2009. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, l'escalier et la pièce ornée de peintures du premier étage du château, ainsi que les façades et les toitures des deux pavillons de la terrasse : inscription par arrêté du 27 octobre 2011. 

 château de Barbarin 38270 Revel Tourdan 

 Téléphone : 06 50 07 50 96 

 

Château de l'Arthaudière

Le premier témoignage écrit de l'existence de la maison forte date de 1345. Construction d'une tour circulaire au XIIIe siècle, à laquelle vient s'ajouter une tour rectangulaire au début du XIVe siècle. Construction de l'aile ouest au début du XVIe siècle. Il est incendié en 1580 par les Huguenots. André II de La Porte entreprend la restauration du château de l'Arthaudière vers 1590, dont le premier étage de l'aile nord. L'escalier monumental et le remaniement de l'aile Est datent de 1680. En 1726, des transformations sont apportées au château. A la fin du XIXe siècle, la tour ronde est surélevée par un volume polygonal en briques, couvert d'une terrasse. L'aile orientale reçoit un soubassement de calcaire blanc et les chaînes d'angle sont reprises. Dans les années 1950, un incendie détruit l'aile Est. Le domaine comprend un ensemble de jardins disposés en terrasses. 

 Éléments protégés MH: le château, les communs, la ferme, le puits, les grilles, les terrasses, les pavillons et les murs de clôture : classement par arrêté du 30 décembre 1991. 

 château de l'Arthaudière 38840 Saint Bonnet de Chavagne 

 Téléphone : 04 76 38 63 88 

Château d'Amblérieu

Maison-forte construite à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle, complétée au XVIe siècle. A la fin du XVIe siècle, alors qu'elle appartient à la famille Putrain, elle comprend des maisons, prés, jardins, bois, lacs et moulins. Au XVIIe siècle, une aile est rajoutée à l'est. En partie détruite par un incendie dans la nuit du 3 août 1775, la maison-forte est restaurée par M. de Boulieu qui bâtit deux pavillons et une grande salle à recevoir. La maison-forte est en grande partie détruite, la tour d'angle sud-est et le corps de bâtiment ancien visibles sur les documents du début du siècle ont aujourd'hui disparus. On distingue cependant deux parties différentes. Le corps de logis sud conserve une tour d'escalier en vis dont la porte est surmontée d'un blason armorié non identifié. Le corps d'entrée, au nord, bien que réaménagé conserve une tour carrée sommée d'un système de mâchicoulis. 

 Éléments protégés MH: les ruines du château d'Amblérieu en totalité : inscription par arrêté du 29 juillet 1977. 

 château d'Amblérieu 38390 La Balme les Grottes

 

Château de l'Alba

Construit à la fin du XVIe siècle, le château de l'Albe est nanti de tours d'angle circulaires qui évoquent directement un type de construction médiéval. Son logis abrite une salle à manger avec sa fontaine et cuisine à rez-de-cave, un grand salon au rez-de-chaussée et une chambre ayant conservé son décor au premier étage. Le château et son parc, pourvu de jardins en terrasses, ont été inscrits à l'Inventaire des Monuments historiques en 1978. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château et des communs ; les terrasses avec leurs murs de soutènement ; la salle à manger avec sa fontaine et la cuisine au rez-de-cave ; le grand salon au rez-de-chaussée et la chambre Nord-Ouest au premier étage avec leur décor : inscription par arrêté du 28 décembre 1978. 

 château de l'Alba 38470 L'Albenc

 

Donjon du Faucon Noir

Foulques III Nerra, le faucon noir, comte d'Anjou en est le bâtisseur de l'imposant donjon médiéval. En vue de sa conquête de la Touraine, il fait construire à la fin du Xe siècle un réseau de forteresses encerclant Tours, Langeais et Montbazon. Le donjon de Montbazon interdit le gué de l'Indre. Il se compose d'une tour carrée dont les murs ont entre 2 m et 2,40 m d'épaisseur, haut d'une vingtaine de mètres. Les façades sud et est sont pourvues de contreforts, il était constitué d'un rez de chaussée et de trois étages. Lui est accolé le Petit Donjon, structure plus basse dont il reste des pans servant à protéger l'entrée du donjon qui se trouvait en hauteur. Des modifications et constructions ultérieures il ne reste presque rien à l'heure actuelle. Au XIIe siècle, le donjon fut rehaussé, surmonté de créneaux et coiffé d'un toit à quatre pentes. Au XVe siècle transversalement sur l'esplanade au niveau de la tour ronde, le seigneur de l'époque fit élever le "Château-Neuf". Vers 1490, le domaine devint la propriété des Rohan, dont le blason est aujourd'hui celui de Montbazon. Au XVIIIe siècle, le château Neuf, une grande partie des remparts, tours et créneaux ont servi de carrières pour construire une route. Il ne reste que la porte des moulins. Le donjon survécut à cela ainsi qu'à la révolution. En 1922, William Dudley architecte américain, achète le Donjon et le sauve en le consolidant. Il reconstruit la tour ouest et y ajoute un logis attenant dans le style du XVe siècle. En 1999 M. Atterton a acquis le donjon, avec son épouse Jacqueline, et après de gros travaux de consolidation, ils ont enfin pu l'ouvrir au public en 2003. L'aménagement du site va continuer avec l'ouverture d'un musée... 

 Éléments protégés MH : le donjon : inscription par arrêté du 28 octobre 1926. Le site castral de Montbazon en totalité : inscription par arrêté du 24 mai 2012 

 donjon du Faucon Noir 37250 Montbazon 

 Téléphone : 02 47 34 34 10 

   

Château de Vaujours

Ancien château des barons de Châteaux, dont le plus anciennement connu fut Hugues Ier d'Alluye, vivant en 978. La construction de Vaujours peut être attribuée à Hugues VI d'Alluye ou à Rotron de Montfort vers 1250. Inoccupé au XVIIIe siècle, il fut abandonné durant la Révolution. En 1815, il fut vendu à Thomas Stanhope-Holland qui l'utilisa comme carrière de pierre. Bâti au milieu d'un étang dont l'eau alimentait les douves, le domaine comprend deux forteresses: une baille à l'ouest et le château à& l'est. L'entrée de cette double enceinte se trouve à l'ouest, défendue par deux tours circulaires et un pont volant, flanquée par un bastion. A l'angle sud-ouest de la baille, un casernement communique avec une tour cylindrique défendant l'angle. L'accès à la cour d'honneur se faisait par un pont-levis et une poterne flanquée d'une tour ronde. Le donjon, grosse tour ronde, occupe l'angle nord-ouest de cette deuxième forteresse. La cour est limitée au nord par les ruines de la chapelle, rebâtie au XVe siècle. L'accès Est de la cour se faisait par une porte défendue par deux tours et reliant cette cour à un chemin de ronde. Un bastion communiquait avec la forteresse et un ouvrage avancé. Au nord-est un bastion saillant dans la douve communiquait avec un autre ouvrage avancé. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château de Vaujours : classement par arrêté du 26 janvier 1989 

château de Vaujours 37330 Château la Vallière
 
 Téléphone : 02 47 26 14 60 

Château du Grand Pressigny

Le premier seigneur connu, Guillaume Ier de Pressigny et de Sainte-Maure, est vraisemblablement le commanditaire du château de pierre. Appartenant à la première campagne de construction (1190) le donjon est clos par une enceinte délimitant le baile, lui même contenu dans une enceinte flanquée au nord-est de tours circulaires. De plan carré, cette tour maîtresse comportait un rez-de-chaussée et quatre étages planchéiés. L'insuffisance des éléments de défense a nécessité la construction d'un avant corps au sud, constitué de deux espaces. Cette deuxième campagne de construction a suivi de près celle de l'achèvement du donjon. Dans la logique de construction de l'avant corps, de nouveaux travaux ont isolé l'ensemble du donjon, en complétant la chemise au sud. Vers 1200, on entreprend la construction d'une vaste enceinte oblongue flanquée de tours et d'une tour-porte raccordée à la chemise du donjon ainsi que l'élargissement des tours situées autour du donjon, et enfin la construction de deux tours polygonales au sud de la chemise. L'élargissement des fossés, l'érection de la barbacane à l'entrée du château et la couronne de mâchicoulis (remplaçant les anciens hourds du donjon) sont l'oeuvre de la famille Chabot au cour du 15e siècle. Vers 1450, Bertrand de Beauvau fait ériger un nouveau logis comprenant la tour maîtresse qu'il réaménage et agrandit. On lui doit aussi l'aménagement du baile médiéval en terrasse, ainsi que la transformation des salles hautes des tours en pièces d'habitation. Vers 1560, Honorat de Savoie-Villars, gentilhomme de la chambre du roi, fait élever un autre logis comportant un corps de galerie, divisant l'espace clos de l'enceinte du XIIIe siècle d'est en ouest. C'est à sa fille Henrye que l'on attribue la construction du pont dormant vers 1600, ainsi que celle du nymphée vers 1620. Dès le XVIIe siècle, ventes et partages en héritage transforment l'édifice en carrière de pierre. Après l'achat du donjon par la commune en 1856, c'est le conseil général d'Indre-et-Loire qui acquiert la galerie et les vestiges du château. Des transformations sont effectuées et en 1955 on y établit un musée de Préhistoire. En 1988, les pans des murs Nord Ouest et Sud Est du donjon se sont effondrés. Le château, de style renaissance, est élevé au centre de la forteresse médiévale, selon les critères du XVIe siècle. Il en subsiste une aile qui divise la cour en deux parties. Du côté du plateau, on devine, au milieu des champs, les restes des murailles qui entouraient un grand parc à la française. Sur la façade concave, les initiales S et V gardent le souvenir d'Honorat de Savoie, marquis de Villars. 

 Éléments protégés MH : les restes du château: classement par arrêté du 12 juillet 1886. Le pavillon du puits: classement par arrêté du 23 octobre 1907. L'entrée de grotte sculptée située dans l'ancien parc : inscription par arrêté du 3 juin 1927. Le donjon: classement par arrêté du 2 septembre 1938. Pour être remis en état : le nymphée de l'ancien parc du château : classement par décret du 21 août 1998. 

 château du Grand Pressigny 37350 Le Grand Pressigny 

 Téléphone : 02 47 94 90 20

 

Château de d'Etableau

Le château est construit sur un site pentu et fossoyé, dominant la vallée de l'Aigronne et Etableau. Au cours d'une première campagne remontant au quatrième quart du XIIe siècle, on élève le donjon et les côtés sud, est et ouest de l'enceinte trapézoïdale; le donjon est amputé, à une date indéterminée, à la suite d'un affaissement du terrain, au XVIIIe siècle peut être ; l'enceinte comprend une tour porte autrefois équipée d'une herse et d'une galerie de circulation ménagée dans l'épaisseur de la muraille (il en reste deux mètres environ), la galerie était accessible depuis le baile par un escalier en vis également construit dans la muraille (détruit); la courtine nord-est, reconstruite dans la 1ère moitié du XIIIe siècle, flanquée de trois fortes tours rondes (il en reste deux), aujourd'hui dérasées et équipées d'archères; une quatrième tour est bâtie à l'angle Sud-Est de l'enceinte primitive; la tour occidentale est reconstruite dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, peut-être par Maurice de Craon, premier seigneur connu et y vivant entre 1226 et 1250. Au XVIe siècle, de nouvelles constructions (en ruine) sont élevées dans le baile,des carrières et un puits y sont creusés; la place forte est alors employée à la défense contre les protestants, guides par de la Loue, qui la prennent d'assaut en 1569 ; en 1728, le château est démoli ; la chapelle Sainte Catherine (détruite) mentionnée en 1787, sert de chapelle publique en l'absence d'église paroissiale dans le bourg la ferme (du XVIIIe siècle ?) a récemment été restaurée ; le château est en ruine. Les murs du donjon et de l'enceinte primitive sont en pierre de taille de moyen appareil, avec une maçonnerie fourrée ; ceux du mur nord et d'une partie des côtés est et ouest, sont portés par un solin de moellon ; voûte d'ogive à la chambre basse des tours; voûtes en berceau plein-cintre horizontales et à ressauts à la galerie ; voûte d'ogive à la chambre basse des tours. 

 Éléments protégés MH : les ruines du donjon d'Etableau : inscription par arrêté du 9 avril 1952 

 château d'Etableau 37350 Le Grand-Pressigny

   

Château de Bossay-sur-Claise

Ancienne forteresse dont seul subsiste le donjon. Le château faisait partie de la ligne de fortification mise en place dès le XIe siècle. Selon la tradition, la forteresse, restaurée en 1350, fut détruite par les Anglais et reconstruite au XVe siècle. Le logis datant de la fin du XIIe siècle a été peu remanié depuis le XVIe siècle. Le château a conservé des dispositions intéressantes de la construction d'origine: structure du bâtiment ainsi que décor des baies géminées circonscrites dans des arcs cintrés. D'autres éléments remontent sans doute aux XIVe, XVe et XVIe siècles : adjonction d'une tour d'escalier polygonale desservant tous les étages, échauguettes d'angle, percement de demi-baies, de croisées, modification du nombre de niveaux, cloisonnement intérieur des pièces et construction d'une cheminée dans chacune de ces pièces. L'édifice est représentatif des demeures romanes de petits seigneurs. 

 Éléments protégés MH : le château, à l'exception du bâtiment moderne à véranda accolé à la façade nord : inscription par arrêté du 16 novembre 1995. 

 château de Bossay 37290 Bossay-sur-Claise

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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