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Château de Bel Air

Elie Louis Dufaure de Lajarte, conseiller au Parlement de Bordeaux, fit bâtir la demeure de 1791 à 1793. Elle fut vendue comme bien national à sa mort. Vers la fin du XIXe siècle, les dépendances furent en partie agrandies et modifiées. Vers 1900, un négociant bordelais transforma le parc. Le corps de logis est prolongé vers le nord-est par des dépendances disposées autour d'une cour. Décors de guirlandes et feuillages sur la façade. A l'intérieur, dessus de portes décorés, décors moulurés, lambris. Depuis la reconstitution du vignoble, le domaine produit un vin blanc et un vin rouge d’appellation Graves.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, et son décor intérieur (vestibule, salon, chambre aux colonnes), la pièce d'eau avec ses statues, et les statues ornant le parc : inscription par arrêté du 1er septembre 1986. 

 château Villa Bel Air 33650 Saint-Morillon 

 Téléphone : 05 56 20 29 35

   

Château de Beauval

Les documents anciens et les travaux historiques ne permettent pas d'établir un historique certain du site occupé par le château. Il semble que le fils de Jean de Beauval à qui le roi Charles VII avait donné les terres de Montferrand à la fin de la guerre de Cent Ans construise un édifice au XVe siècle. La maison noble de Beauval est mentionnée en 1633, elle a peut-être abrité le séjour du duc d'Epernon vers 1649. L'ensemble est vendu puis reconstruit à partir de 1725 pour la famille de Conilh ; une chapelle est mentionnée dans les textes anciens. Le château est fortement remanié en 1861 après son rachat en 1857 par le négociant et armateur bordelais Louis Hubert Prom, mais l'intérieur avait conservé des éléments de décor du XVIIIe siècle. La mairie de Bassens devient propriétaire du domaine en 1991. Le cadastre de 1824 montre que le château était construit entre cour et jardin. A l'ouest la cour était fermée par les dépendances et une clôture en demi-cercle ; à l'est le jardin était lui aussi fermé par une clôture et des portails en demi-lune ouvrant au sud sur le parc qui englobait les vestiges de l'ancien château de Montferrand. Un verger clôturé et une tour abritant un système hydraulique complétaient les installations agricoles. Des escaliers extérieurs à deux volées conduisaient aux entrées du logis. Sans doute des matériaux provenant des ruines du château de Montferrand ont été utilisés pour cette construction. Le château actuel semble bien dater du XVIIIe siècle sauf la chapelle, l'extrémité septentrionale du logis et les parties centrales des élévations qui ont été remaniées au 3e quart du XIXe siècle. La charpente porte la date 1860. Certains vitraux de la chapelle sont signés du peintre verrier Henri Feur et datés de 1885. Le décor d'un plafond porte une date et une signature non lues. La construction de nouvelles dépendances et de nouveaux portails avec le remploi d'éléments des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que l'aménagement du parc datent de cette même époque. Actuellement l'intérieur du logis est entièrement détruit sauf l'escalier et le couloir en soubassement. Le parc est devenu un jardin public ; il est en cours de transformation ainsi que les dépendances aménagées en salles municipales. Les portails sont partiellement détruits. Des fouilles sont entreprises dans le parc à proximité du logis en vue de retrouver des éléments de la demeure originelle. Le château de Beauval reste un bel exemple de maison de campagne construite au XVIIIe siècle par des parlementaires et réaménagé au XIXe siècle dans le même esprit par un riche négociant ; les dépendances témoignent aussi de l'évolution des techniques agricoles. Le château de Beauval est un haut lieu de l'histoire bordelaise.

Le château de Beauval est situé comme le château de Montferrand au sommet du plateau septentrional de Bassens à la limite orientale de la commune ; il est entouré d'un parc lui-même environné de lotissements résidentiels au sud et de vignobles au nord. Le château est constitué d'un logis flanqué d'une chapelle ; des dépendances se développent au nord-ouest du logis en formant plusieurs cours. Une dépendance de plan en U est entourée au nord d'un chai et d'un cuvier et à l'ouest d'un lavoir, d'un four et d'un éolienne. Plus loin au nord se trouvent une serre et une tour couverte d'une coupole. Un parc, fermé par un mur et plusieurs portails, s'étend vers le sud jusqu'à la ferme de Fleur en englobant les vestiges de l'ancien château de Montferrand; un logement de gardien jouxte le portail principal. Le logis est bâti en moellons doublés de briques ; la chapelle et les travées centrales des élévations sont en pierre de taille. Des bossages ornent les chaînes d'angles et les avant-corps. La ferme, le chai et le cuvier sont aussi construits en moellon. Le logis est composé d'un étage de soubassement, d'un rez-de-chaussée surélevé et d'un étage de comble éclairé par des lucarnes. Les élévations du corps principal présentent 5 travées en façade. Au nord une travée supplémentaire et une chapelle flanquent le logis. L'élévation antérieure présente un avant-corps central à trois travées et couronnement composite sculpté ; un perron à degrés conduit à l'entrée principale. L'élévation postérieure présente un avant-corps central à une travée couronnée par un fronton orné; la baie centrale ouvre sur une terrasse. La chapelle voûtée en berceau se termine par une abside polygonale ; elle est épaulée par des contreforts plats. Le logis est couvert d'un toit à pans brisés et croupes ; les dépendances sont couvertes de toits à longs pans. Les pièces étaient distribuées en enfilade ; l'escalier tournant à volées droites est porté par des arcs ; la dernière volée est en charpente. Un couloir voûté d'arêtes traverse l'étage de soubassement. Certains vitraux de la chapelle sont réalisés par Henri Feur (verrier). Le couronnement de l'élévation antérieure est composé d'un fronton cintré brisé surmontant un rostre de bateau et un cuir découpé contenant un monogramme, le tout est encadré de pilastres avec chapiteaux ou mascarons, de volutes et de guirlandes. Un fronton orné d'un cuir découpé et de feuillages couronne l'élévation postérieure. Un mascaron orne la clef des fenêtres des travées centrales. Une balustrade couronne une partie de l'élévation postérieure, une autre clôture la terrasse du même côté. La chapelle est ornée de vitraux qui représentent une Vierge à l'Enfant et différents saints ou saintes, les voûtes sont recouvertes de peintures murales composées d'ornements géométriques et de monogrammes. La rampe de l'escalier du logis, le garde-corps de la terrasse d'entrée et celui de la tribune de la chapelle sont ornés de volutes variées en fer forgé. 

 château de Beauval 33530 Bassens 

 Téléphone : 05 57 80 81 57

 

Château Beauséjour

Château Beauséjour a été construit en 1851 à la place de bâtiments existants. Les propriétaires de l'époque possédaient plusieurs domaines viticoles en bordelais et étaient aussi d'importants négociant en vins. Le grand chai servait alors au stockage et au vieillissement des crus les plus prestigieux de la région de Saint Émilion et de Pomerol (Cheval Blanc, Petrus, Beau-Séjour, Nénin, La Conseillante et Château Beauséjour) Le domaine a été acquis en 1994 par un groupe d'investisseurs passionnés de vins. Durant cette période, un négociant bordelais en a assuré la gestion ainsi que la commercialisation des vins. Depuis décembre 2004, Château Beauséjour appartient à Pierre Bernault, lui-même issu d'une famille de vignerons, propriétaires et exploitant leurs vignes depuis 1850. 

 Éléments protégés MH : le château Beauséjour situé lieu-dit Arrialh : inscription par arrêté du 23 mars 2018. château Beauséjour 33570 Montagne 

 Téléphone : 06 72 92 06 71 

Château de Beauséjour

Rien ne subsiste de la première maison noble, qui existait déjà au XVIIe siècle. La date de 1734 inscrite sur les façades du logis, indique probablement l'année de construction de l'édifice actuel. Le château est un bel exemple de l’architecture rococo dans la région de l’Entre Deux Mers. Le château de Beauséjour a été bâti pour la famille de Chassaing par l’architecte Gabriel. Il est constitué d’un ensemble de bâtiments groupés autour de deux cours, la plupart sont des communs. Le corps de logis, quant à lui, est construit sur un plan rectangulaire. Au centre de celui-ci, un avant-corps est surmonté d’un important mur attique galbé, couronné de pots à feu. Le château est entouré par de vastes jardins à la française. Dans le parc, en bordure du chemin de la Bastide à Branne, se trouve une petite chapelle construite au milieu du XIXe siècle. Cette chapelle est réalisée dans le style Louis XVI. Elle est de facture très simple et classique. De nos jours M. et Mme Amouroux ont restauré et transformé une partie des dépendances en un établissement pour personnes âgées dépendantes. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis, de l'orangerie et de la dépendance Nord-Est sur cour, le mur sur cour de la dépendance Sud-Ouest, la chapelle, le décor intérieur du logis, le portail d'entrée avec sa grille, le portail donnant sur l'orangerie, la terrasse à balustres avec ses escaliers et sa fontaine : inscription par arrêté du 30 mai 1990. 

 château de Beauséjour 33370 Fargues-Saint-Hilaire

 

Château du Barrail

Au XIIIe siècle le village se nomme Enassa et le château y est déjà mentionné. Ce petit château, se trouvant à la limite de la commune, fut agrandi au XVIe et remanié au XVIIIe siècle, comporte un corps de logis renforcé de trois tours. Une enceinte protégeait la basse-cour. Des dépendances ont été démolies, qui suivaient sans doute le tracé de l'enceinte. Une des tours date de l'agrandissement du XVIe siècle. Il est probable qu’il s’agisse d’une possession de l’ordre de Malte qui se partage, à partir du Moyen Âge, le territoire d’Eynesse avec les seigneurs locaux. Il semble en tout cas certain que son origine remonte à la construction d’un barrage sur la rivière, "barrail" en vieux français, pour lequel le propriétaire perçoit longtemps des taxes. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du châtelet : inscription par arrêté du 19 avril 1972. Les façades et les toitures, l'escalier à vis ainsi que les cheminées du château : inscription par arrêté du 22 décembre 1987. 

 château du Barrail 33220 Eynesse 

 Téléphone : 05.57.41.00.46 / 06.41.36.85.53

 

Château Balac

 

La maison noble de Balac est mentionnée dès le XIVe siècle. Le château a été reconstruit en 1776. Il s'agit d'un bâtiment rectangulaire type chartreuse surélevé, précédé à l'avant d'un escalier en fer à cheval avec garde corps en fer et à l'arrière, d'un escalier droit. Les intérieurs présentent des pièces en enfilade, séparées par un couloir central. Le château Balac est flanqué de chaque côté de deux tours carrées avec à l'ouest, le cuvier et les chais, et à l'est, les logements des employés. La façade antérieure s'ouvre sur le jardin d'agrément et l'arrière du domaine était occupée par le jardin potager. L'ensemble est clos de murs. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité; les façades et les toitures des bâtiments agricoles; l'allée et l'ensemble clos de mur, à l'exception de la piscine : inscription par arrêté du 25 octobre 2011.

 château Balac 33112 Saint-Laurent-Médoc 

 Téléphone : 05 56 59 41 76 

 

Château d'Anglade

Le château primitif s'élevait à trois kilomètres au sud-ouest du bourg. C'était, à l'origine, une motte féodale qui s'agrandit au Moyen-Age pour se transformer à la Renaissance et disparaître peu à peu. Louis Victor construit l'édifice actuel. L'entrée est gardée par deux pavillons du XVIIe siècle restaurés après des décennies à l'abandon. Il comporte un corps de logis central flanqué à ses extrémités d'un pavillon. Deux petits bâtiments bas prolongent les pavillons au sud dont l'un à l'est renferme une chapelle. Des constructions à usage de communs leur font suite fermant les côtés de la cour d'honneur et donnant à l'ensemble la forme d'un U. La façade sud présente en son centre une avancée dans laquelle ouvre la porte en haut du perron. La face nord présente la même avancée mais plus saillante et aux angles arrondis. A l'intérieur du corps de logis, les pièces ont conservé leurs boiseries d'époque.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, les boiseries du grand salon : inscription par arrêté du 16 juin 1965 

 château d'Anglade 33450 Izon

   

Château d’Aillas

Le château vicomtal est construit à la fin du XIIIe siècle sur une hauteur, en un endroit stratégique et sur d’importantes voies de communication. Le village primitif se développe autour de lui, comme en témoignent encore certaines toponymies de lieux-dits: la Ville, le Faubourg. Fief de la maison d’Albret qui y entretient une capitainerie, le château reçoit la visite de Henri de Navarre, futur roi Henri IV, qui vient y chasser. En 1629, suite à l’édit de Richelieu relatif aux places fortes, le château est démantelé et détruit. Plus tard, Louis XIV échange la vicomté avec les ducs de Bouillon, contre la principauté de Sedan. Les Bouillons demeurent seigneurs d’Aillas jusqu’en 1789. Aujourd’hui, il ne reste que très peu d’élément de l'édifice. Seul l’angle d’un mur appareillé subsiste. Mais on trouve dans les fondations d’une proche métairie, quelques matériaux provenant du château. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château : classement par arrêté du 12 juillet 1886. 

 château d’Aillas 33124 Aillas

   

Château de Termes d'Armagnac

Le château dépendait du comté d'Armagnac et appartenait à ses vassaux, les seigneurs de Termes d'Armagnac. L'un d'eux combattit aux côtés de Jeanne d'Arc. Les vestiges comprennent un donjon carré auquel est accolée une tour rectangulaire. Le donjon est constitué par quatre murs de deux mètres d'épaisseur avec trois étages de salles voûtées en berceau brisé. Chaque salle est éclairée par des fenêtres à meneaux et garnie d'une cheminée, les étages sont desservis par un escalier en pierre. Le sommet de la tour se termine par une charpente. Au sud se trouve un corps de bâtiment plus bas, non voûté. A la base de ce bâtiment deux arcs ont été murés. A l'est, un grand mur prolongeant l'une des faces du donjon, est le reste d'un corps de logis. 

 Éléments protégés MH : le château de Termes d'Armagnac (l'ensemble des vestiges) : classement par arrêté du 13 avril 1962. 

 château de Termes 32400 Termes-d'Armagnac 

 Téléphone : 05 62 69 25 12

 

Château de Sérillac

Du XIIIe au XVIIIe siècle, tous les siècles sont représentés dans l'architecture et le décor du château, ancienne forteresse gasconne améliorée à la Renaissance en demeure de campagne. Les percements de l'ancienne cour médiévale donnent sur le vestibule du XVIIIe siècle. Le château de Sérillac occupe l'emplacement d'une ancienne motte féodale et est précédé par un édifice barrant l'éperon rocheux formant corps de portique, dont un porche voûté donne accès à une cour rectangulaire bordée par des communs au sud. Le château présente un plan en U, les ailes enserrent une cour étroite, séparée du jardin par des marches. Les ailes nord et sud seraient des tours médiévales arasées. L'aile sud a été aménagée au XVIIIe siècle avec gypseries et plafonds à la française. La façade médiévale du corps de logis, a vu sa façade doublée par une grande façade d'entrée avec porte d'entrée couronnée par un fronton curviligne daté de 1744. 

 Éléments protégés MH : le château avec ses communs, les vestiges de sa chapelle et son sol d'assiette : inscription par arrêté du 31 juillet 2002. 

 château de Sérillac 32500 La Sauvetat

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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