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Château de Louy

Ancien fief connu depuis le IXe siècle, mentionné dans une charte de Charles le Chauve confirmant les possessions de la collégiale Saint-Marau. C'est un ensemble de bâtiments du XVIIe siècle n'ayant pas été dénaturés. L'accès se fait au sud par un grand portail en plein cintre menant à une grande cour fermée par trois différents corps de bâtiments. Au nord, le bâtiment principal d'habitation se divise en un corps central et deux pavillons en avancée. Deux petites tours carrées encadrent le logis principal. En retour, une chapelle surmontée d'un clocheton carré en lanternon, terminé par un dôme. A l'est et à l'ouest de la cour, deux bâtiments bas servent de communs, leurs toitures s'imbriquant dans le logis et la chapelle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; le portail Sud : inscription par arrêté du 7 mars 1975.

 château de Louy 37140 Restigné 

 

Château de la Louère

La Louère était un fief relevant du château de Bagneux. Du château fortifié du XVe siècle, dont la plus grande partie a été remplacée par une construction moderne, subsistent encore quelques éléments. Au nord-est, un donjon carré a conservé son chemin de ronde et ses mâchicoulis. Au nord ouest, une tour rectangulaire, dont le couronnement a été refait, contient une chapelle moderne. Au sud-ouest, une tour circulaire défendait l'angle correspondant de l'enceinte. Les douves et les courtines reliant des ouvrages ont disparu. 

 Éléments protégés MH : les façades et la couverture du donjon carré : inscription par arrêté du 18 juin 1962  

château de la Louère 37160 Marcé sur Esves 

 Téléphone : 06 20 33 36 36

 

Château de Loches et donjon

La forteresse de Loches est particulièrement impressionnante avec son donjon rectangulaire de près de 40 mètres de hauteur qui en fait l'un des plus hauts donjons encore en place et ses contreforts hémi cylindriques. Une analyse a permis de dater avec précision la date de la construction (1013-1035) et de l'attribuer à Foulques Nerra comte d'Anjou, qui bâtira une douzaine de donjons dans la région. La forteresse devient anglaise avec l'avènement des Plantagenêts sur le trône d'Angleterre : Henri II Plantagenêt y ajoute l'enceinte en 1154, dans le cadre de son conflit avec son père, Richard Coeur de Lion s'empare du Château avec l'aide de Philippe Auguste. Profitant de la captivité de Richard Coeur de Lion au retour de la troisième Croisade, le traité de Mantes conclu en 1193 avec Jean sans Terre, confie la place à Philippe Auguste. Un an plus tard Richard Coeur de Lion assiège le castrum et le contrôle après seulement trois heures de combat ! Philippe Auguste s'empare ensuite du château de Loches en 1205, après un siège qui durera une année, la forteresse restera désormais sous contrôle français (les anglais assiégeront en vain le château durant la guerre de Cent Ans). Charles VII y reçoit régulièrement sa favorite, Agnès Sorel. Le tombeau de la première maîtresse Royale officielle est conservé dans la Tour de la Belle Agnès. C'est également à Loches, en 1429, que Charles VII reçoit Jeanne d'Arc, quelques jours après que cette dernière ait repris la ville d'Orléans aux anglais, (une entrevue avait eu lieu à Chinon deux mois auparavant). Celle-ci l'incite à se rendre à Reims pour recevoir le sacre. Le donjon sert de prison d'Etat et le roi y installe ses fameuses cages de fer, appelées fillettes, qui doivent leur nom à leur extrême exiguïté. On citera parmi les prisonniers de marque qui y ont été enfermés, le duc de Milan et un ministre de Louis XI, puis le cardinal de la Balue, inventeur des fillettes. Jusqu’en 1924, le château de Loches garde sa fonction carcérale, permettant indirectement le maintien du site en état, au début du XXe siècle, sous la surveillance d’un gardien amateur d’archéologie, les prisonniers dégagent une partie des souterrains au sud de l’enceinte.

Le donjon de Loches peut se diviser en quatre parties principales, qui sont: la tour Carrée; la tour Ronde; la tour du Martelet; les fortifications. La tour Carrée, ou vieux donjon, a été construite sur l'emplacement d'une ancienne forteresse romaine. Elle date du XIe siècle, sous Foulques Nerra, comte d'Anjou, et a été brûlée sous Charles VII pendant la guerre franco-anglaise, appelée guerre de Cent ans. Indépendamment des contreforts semi-circulaires qui garnissent les murs, ceux-ci n'ont pas moins de 3 mètres d'épaisseur à la base et 1,80 mètre au sommet. On remarque environ, aux quatre cinquièmes de la hauteur, une rangée de trous dans lesquels paraissent avoir été engagées des pièces de bois supportant un balcon qui devait servir à préparer une réserve de matériaux ou de projectiles quelconques en cas d'attaque. Pendant la Révolution de 1793, on a dégradé les murs du donjon en enlevant les pierres de revêtement pour en extraire le salpêtre nécessaire à la fabrication des poudres de guerre. A l'intérieur de la tour, on remarque un puits, au fond duquel se trouvait un souterrain de ravitaillement, qui communiquait avec tous les anciens châteaux féodaux des environs. Des meules gallo-romaines, découvertes dans les fouilles du puits, servaient à moudre le grain nécessaire à la consommation des gens de guerre. Elles étaient tournées, à l'époque, par des esclaves, au moyen d'un levier en bois qui s'engageait dans un pivot scellé dans l'axe de la meule. La hauteur totale, soit 44 mètres, était divisée en trois étages par trois planchers différents. Le premier était voûté en pierres et soutenu, dans le sens de la longueur, par une traverse maçonnée dont on voit encore la principale partie. Les deux étages suivants devaient se composer de forts madriers juxtaposés, dont l'une des deux extrémités reposait sur une saillie pratiquée dans les murs, tandis que l'autre était soutenue par une solive, maintenue par des piliers scellés à la voûte du premier étage. On accédait dans chacune de ces trois pièces par un escalier tournant, pratiqué dans l'épaisseur des murs. Elles étaient éclairées par des fenêtres toutes très évasées à l'intérieur, tandis qu'elles n'offraient à l'extérieur qu'une étroite ouverture, ce qui porte à croire qu'elles devaient servir de meurtrières,en cas de besoin. On remarque également trois cheminées superposées, pratiquées à l'intérieur du mur sud-ouest, ainsi que de nombreuses ouvertures remaniées postérieurement, dont plusieurs sont commandées par de très petites plates-formes où se tenaient les sentinelles chargées de donner l'alarme en cas de surprise. Une deuxième tour, appelée petit donjon, juxtaposée contre la première, servait de résidence au gouverneur et à l'aumônier. La première pièce de cette tour était desservie par un escalier en pierre, dont les marches reposaient sur un double mur dans lequel étaient pratiquées des arcades voûtées. Cet escalier, qui était éclairé par de très petites fenêtres construites de chaque côté des cheminées, se terminait près d'une porte correspondant au premier étage de la grande tour. Au deuxième étage, se voient l'emplacement d'une ancienne chapelle appelée Saint-Salboeuf et les vestiges d'un ancien autel. Le troisième étage a été démoli à une époque inconnue. Le rez-de-chaussée du grand et du petit donjon servait de magasins.

La tour Ronde date du XVe siècle, sous Louis XI. On y accédait par un escalier extérieur, dont on aperçoit encore aujourd'hui quelques vestiges. Cet escalier conduisait sur le chemin de ronde du rempart qui traversait une vaste salle où étaient concentrés les hommes de garde. L'approche de cette salle était défendue par une double porte en bois, garnie de fortes lames de fer, puis par des trous de loup que l'on tra vesait au moyen d'un pont-levis à flèche. On y lit l'inscription suivante: Le 13e jour de janvier monsieur d'Epernon mourut; 1642. Dans les fondations de cette tour, au milieu d'un noir cachot, desservi par un escalier de quarante-trois marches, interrompu par un corps de garde, était suspendue la cage de fer à l'intérieur de laquelle le cardinal La Balue, qui en était l'inventeur, fut enfermé pendant onze ans, pour avoir conspiré avec Charles le Téméraire. On remarque, à droite en descendant, l'entrée d'un souterrain qui communiquait avec les appartements du roi et par lequel Louis XI et son compère Tristan venaient visiter le cardinal pour le narguer. Les murs de ce cachot ont conservés les deux trous parallèles où étaient engagées les deux extrémités d'une traverse de bois, à laquelle était fixée la partie supérieure de la cage, tandis que la base reposait sur un pivot. Un anneau de fer, scellé au sommet d'une voûte située au-dessus de la porte d'entrée du cachot, servait à déplacer la cage, mesurant à peine quelques pieds carrés, de manière à ce qu'un homme ne puisse s'y tenir debout ni couché. Il est regrettable qu'elle n'existe plus, car ce serait une curiosité de plus à montrer aux nombreux visiteurs de ces sombres demeures. Après avoir longé un petit couloir, on arrive à la chambre des tortures, où était appliquée la question ordinaire et extraordinaire. On y remarque une barre de fer ronde de munie d'anneaux à boucles et maintenue, dans le sens de la longueur, par trois bornes en pierre scellées assez profondément dans la terre. La question ordinaire consistait à maintenir les accusés couchés sur le dos, les pieds serrés dans les anneaux que porte la barre de fer, appelée aussi barre de la Justice, jusqu'à ce qu'ils eussent avoué leur crime. La question extraordinaire était appliquée à ceux des accusés que les tortures précitées ne contraignaient pas à faire des aveux. Elle consistait à faire bouillir de l'huile et de la poix mêlées de plomb fondu, de cire et de soufre, dont le mélange était ensuite versé tout bouillant dans les plaies des malheureux qui avaient eu, au préalable, les seins ou les côtes tenaillés avec des tenailles rougies au feu. 

Il y a, dans cette chambre, une vaste cheminée qui était appropriée à celte repoussante besogne. Tels étaient, en quelque sorte, le triste mobilier et la destination de cette lugubre chambre. A gauche de l'entrée de cette chambre, se trouve un escalier de cent six marches, qui conduit sur le haut de la tour et d'où l'on découvre un magnifique panorama s'étendant à perte de vue dans toutes les directions. Cette tour, dont la plate-forme recevait de l'artillerie, est garnie de mâchicoulis et était couronnée d'un mur crénelé, comme toutes les autres de la ville. Cet escalier dessert toutes les chambres de la tour. Parmi celles-ci on distingue la salie d'armes des gardes de l'époque, dont les murs sont ornés de gravures représentant dés soldats tirant de l'arme et coiffés du chapeau Henri III; la Chambre où fut enfermé le duc d'Alençon, parent de Louis XI, où se voit un vaisseau dessiné par les prisonniers de la première Révolution. Les vastes cheminées de ces chambres élégamment construites devront également attirer l'attention du visiteur; En 1815, s'est écroulé un corps de bâtiment, connu sous le nom d'ancienne Chapelle. Les murs intérieurs ont conservé un tableau en forme d'hiéroglyphes, représentant Louis XI à genoux sur un tabouret, les mains jointes, accompagné par trois rangées d'évêques successives dans une procession. Un mur d'enceinte, dans le prolongement duquel se trouve percée la porte de l'entrée actuelle, relie entre eux deux corps de bâtiments, dont l'un, appuyé contre la petite tour du grand donjon, comprend, au premier étage, un ancien corps de garde dans lequel on remarque les lits de camp de là garde écossaise de Louis XI, un collier de force ou carcan, pesant 8 kilogrammes, qui s'adaptait au cou des prisonniers d'État; une cage formant cloison, où fut enfermé, sous Charles VIII, et pendant huit mois, Philippe de Comines, historien de Louis XI. Le deuxième étage se compose d'une ancienne salle des gardes sans caractères historiques. Au rez-de-chaussée, se trouvait une ancienne entrée, qui était défendue par un énorme pont-levis, dont on voit encore l'emplacement pratiqué dans un mur. De chaque côté de cette entrée, on remarque deux casemates collatérales, armées de meurtrières où se tenaient les soldats chargés de la manoeuvre du pont-levis, ainsi que de veiller à la garde du donjon. On y lit l'inscription suivante: "De Quenouilers, 1454". L'autre corps de bâtiment, contigu à la tour ronde, dont le remaniement a fait disparaître les caractères historiques, sert aujourd'hui de logement au gardien du donjon.

La tour du Martelet, dont la plus grande partie s'est écroulée dans le courant du XVIIIe siècle, date de la même époque que la tour ronde. Elle comprend, dans ses soubassements, divers cachots desservis par un escalier en colimaçon, de 96 marches, privé de plus en plus d'air et de lumière au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans les profondeurs du rocher. Les deux premières salles sont affectées à l'emprisonnement des prisonniers de l'arrondissement et n'offrent aucune curiosité. Dans le premier cachot, fut en fermé, pendant dix ans, Ludovic Sforza, dit le Maure, duc de Milan, fait prisonnier sous Louis XII à la bataille de Novare (Italie), par le général La Trêfnouille, en l'an 1500. Pendant sa longue captivité, qui dura dix ans et à la suite de laquelle il mourut en 1510, ce prince s'est plu à embellir les murs de son cachot de peintures et de gravures, de manière adonner à sa triste demeure un caractère plus gai. Ce cachot est éclairé par une faible lumière, qui pénètre par une petite fenêtre, doublement grillée, pratiquée dans un mur de 4 mètres d'épaisseur. En face de cette fenêtre, Ludovic Sforza avait gravé, assez profondément dans le mur, un cadran solaire qui lui permettait de reconnaître l'heure dans la journée. Dans le second cachot furent en fermés, sous François 1er, le comte de Saint-Vallier, père de Diane de Poitiers; les évêques du Puy et d'Autun, de Chabannes et Guillemet, impliqués dans l'affaire qui entraîna la fuite du connétable de Bourbon. De Saint-Vallier, après avoir été condamné à la peine capitale, reçut sa grâce le 17 février 1524. Ce cachot est encore beaucoup plus triste que le premier, car la lumière ne pénètre faiblement par une étroite lucarne, en face de laquelle on remarque l'autel où les évêques disaient leur messe, entouré d'un chemin de croix avec l'inscription suivante qui représente les nom et prénom d'un officier écossais de la garde de Louis XI: Ebnezer Kelburn.

A gauche de cet autel, se trouvent l'emplacement des burettes et plu sieurs trous où étaient scellés des instruments de supplice, tels que les colliers de force, etc. Une autre ouverture donne accès dans un réduit taillé dans le roc qui présente, à gauche en entrant, un puits que plusieurs personnes prétendent être une oubliette. Devant la difficulté des conjectures, il n'est pas permis de contester cette manière de voir. Les portes massives de ces deux cachots sont curieuses à observer avec leurs anciennes ferrures. Les verrous sont en fer forgé ainsi que leurs poignées à pitons, qui s'engagent dans des serrures pratiquées dans l'épaisseur du bois des portes. En descendant encore, on arrive à la partie des oubliettes qui se compose de galeries souterraines creusées dans le rocher. Cette partie est la plus horrible de ces tristes demeures de la nuit, où existaient trois de ces fosses banales attendant, toujours béantes, quelques victimes. Elles traversaient, de fond en comble, la paroi supérieure qui servait de pierre tombale à une multitude de cadavres et aboutissaient dans des salles situées dans le haut de la tour, dont le plancher se composait d'une trappe à bascule. On y lit une inscription assez intéressante, qui se trouve à l'angle formé par le mur, et une partie du rocher, à gauche, en entrant: "Sous peu, nous détruirons ces hautes murailles, briserons ces chaînes et ferons disparaître ces tortures inventées par les rois, trop faibles pour arrêter un peuple qui veut la liberté, 1785". Voici un fait authentique qui prouve combien ces prisons étaient redoutables.

Les fortifications comprenaient une double enceinte, composée de deux lignes. La première était formée d'un mur, au pied duquel se trouvait un fossé rempli d'eau, qui isolait le donjon de toutes parts. La seconde ligne, établie postérieurement, comprenait un fossé de 25 mètres de profondeur et des bastions flanqués de tours rondes et de tours-à-becs, construits sous Philippe-Auguste. Sur le haut des bastions se trouvait un chemin de ronde de 2 kilomètres de circuit, que protégeait un double mur crénelé. Chacune des tours comprenait plusieurs corps de garde superposés, présentant de nombreuses meurtrières qui permettaient aux assiégés de couvrir de leurs feux une assez grande étendue de terrain. Bien qu'elles se soient écroulées en divers endroits, il en reste encore la plus grande partie, que l'on voit telle qu'elle existait à l'époque. De nombreuses traces de projectiles, évoquant les tristes souvenirs des vicissitudes humaines, couvrent ces vieilles murailles, noircies par le temps. Entre les deux principales tours des fortifications furent construits, par les ordres du duc d'Épernon, alors gouverneur du château, deux piliers, dont un subsiste encore, ainsi qu'une porte appelée porte de la Reine. Cette porte fut faite en vue de cacher l'arrivée de Marie de Médicis, qui s'était réfugiée au donjon de Loches, après s'être évadée du château de Blois, le 21 février 1619.

 Le château de Loches comprend l'ancien palais royal où ont demeuré les rois Charles VII, Louis XI, Charles VIII et Louis XII. Les appartements sont occupés par la sous-préfecture depuis la Révolution de 1793, à l'exception d'un corps de bâtiment où se voient l'oratoire d'Anne de Bretagne et le tom beau d'Agnès Sorel. Dans l'oratoire à l'usage d'Anne de Bretagne, on remarque un semblant d'autel, ainsi que des cordelières autour des fenêtres, considérées comme symbole du veuvage; en outre, les murs sont ornés de sculptures aux armes des ducs de Bretagne. La tour d'Agnès Sorel, dans la quelle se trouve son tombeau, aurait été, d'après la légende, habitée par elle et servait à Charles VII pour y enfermer sa belle lorsqu'il allait chasser dans la forêt. Le tombeau d'Agnès, en marbre noir, est orné de sa statue et de plusieurs autres sculptures en marbre blanc. Elle est représentée couchée, les mains jointes, la tête soutenue par deux anges et les pieds appuyés sur deux agneaux, Autour du marbre, qui couvre le tombeau, se lit l'inscription suivante: "Ci gist noble damoyselle Agnès Seurelle, en son vivant dame de Beauté, de Roquesserie, d'Issoudun et de Vernon-sur-Seine, pieulse envers toutes gens et qui largement donnait de son bien aux églises et aux pauvres, laquelle trespassa le neuvième jour de février, l'an de grâce mil quatre cent quarante-neuf. Priez Dieu pour l'âme d'elle". Un marronnier gigantesque, trois ou quatre fois séculaire, se dresse sur la terrasse de la sous-préfecture et aurait été, d'après la légende, planté par les ordres de François 1er. La porte du château, dont l'approche était défendue par un pont-levis à bascule, présente le même système de construction que la tour ronde du donjon. Elle disposait de soubassements connus aujourd'hui sous le nom de poudrières, ainsi que de deux corps de garde au rez-de-chaussée et plusieurs étages, dont les murs sont percés en partie de meurtrières. 

 Éléments protégés MH : le château de Loches : classement par liste de 1862. La porte de l'enceinte du château : classement par arrêté du 12 juillet 1886. L'ancien palais royal (logis royal) : classement par liste de 1889. La partie d'enceinte Nord-Ouest dominant la rue des Fossés-Saint-Ours et reliant la porte principale du château à la base du logis royal au Nord : inscription par arrêté du 8 août 1962 

 château de Loches 37600 Loches 

 Téléphone : 02 47 59 07 86 / 02 47 19 18 08 

Château des Lions

Le domaine de Preuilly était considéré comme la première baronnie de Touraine. En 930, le vicomte Atton, premier seigneur connu, y construisit un bâtiment appelé château du Lion, qui fut détruit en 1130. Au XIVe siècle, la forteresse soutint plusieurs sièges contre les Anglais qui la démantelèrent. Le château des Lions est restauré vers 1422 par Pierre Frottier, auquel Charles VII confia l'éducation de sa fille Jeanne qu'il eut d'Agnès Sorel. Les dernières réparations furent faites au début du XVIIe siècle. A partir de 1650 les barons établirent leur résidence à Azay-le-Ferron et abandonnèrent définitivement leur château de Preuilly. Au sud, une porte féodale en berceau est accompagnée d'une tour ronde et d'un petit logis couvert en pavillon, qui servaient de premières défenses. Un mur d'enceinte encercle le domaine. En 1816 le maire M. Delatramblais décida la destruction du pont-levis et les douves du côté nord étaient comblées. Au XXe siècle (en 1905-1906), le château, propriété de la famille Cartier, fut rebâtit dans un style pour le moins discutable, mais qui eut le mérite de stopper sa destruction... 

 Éléments protégés MH : la capelle (ancienne église Ste-Mélanie) : inscription par arrêté du 12 mai 1927. Les façades et les toitures de l'ancienne poterne : inscription par arrêté du 27 octobre 1971.

 château des Lions 37290 Preuilly sur Claise 

 Téléphone : 02 47 94 59 43

   

Château de Leugny

L'occupation humaine est attestée à Azay-sur-Cher dès le Paléolithique et 23 gisements de haches néolithiques ont également été retrouvés sur le territoire communal. Un abondant mobilier lithique a été découvert à la Gitonnière. Une sépulture de l'Age du Bronze a été mise au jour au Closeau des Roguets. Plusieurs enceintes ont également été repérées par avion, notamment dans la vallée du Cher. Les vestiges de l'aqueduc gallo-romain qui amenait les eaux de la fontaine de Fontenay, située sur la commune voisine d'Athée-sur-Cher où d'autres fragments sont conservés, jusqu'à Tours, subsistent dans le parc du château du Coteau. Une voie romaine passait dans la vallée entre le Cher et le Filet. A la Bodine, en limite d'Athée, se trouvait un important site gallo-romain entouré de fossés. Au Moyen Age, le défrichement de la forêt du plateau s'est accompagné de l'implantation de plusieurs communautés monastiques, notamment celle qui s'établit au prieuré Saint-Jean-du-Grais. Azay fut occupé au XIVe siècle par les troupes anglo-gasconnes; repris ensuite par la garnison de Tours, le bourg fut incendié en représailles, d'où l'ancien nom d'Azay-le-Brûlé donné à cette commune (ce fut également le cas d'Azay-le-Rideau, mais au XVe siècle).

Leugny est un ancien fief qui appartenait au XVe siècle à Jean Descartes ou des Cartes. Il ne reste rien des constructions extérieures de cette époque. Un marché daté du 3 décembre 1774, issu du minutier de l’étude de Jacques Louis Dechaux, notaire royal à Amboise, atteste du commanditaire, de l’architecte et du maçon chargé de la construction du château. Ambroise Ribot, receveur du grenier à sel d’Amboise et intendant du château de Chanteloup, avait acquis la châtellenie de Leugny le 5 juillet 1770. En 1774, Il fait appel à l'architecte Louis Denis le Camus, qui avait aménagé le château de Chanteloup pour le duc de Choiseul et pour lequel il avait conçu la célèbre pagode édifiée en 1775. Le marché de 1774 est passé entre Ambroise Ribot et Joseph Monsenargue, maçon d’Amboise. Ce document met définitivement fin à une attribution erronée à l’architecte André Portier qui fut propriétaire du château de 1740 jusqu’en 1770, année de son décès. Vers 1898, un portique formant terrasse, soutenu par quatre paires de colonnes, fut installé devant le corps central de la façade nord. Cette disposition disparut dans les années 1960. Un plan masse de 1770 montre deux bâtiments parallèles, qui pourraient avoir été construits à l'époque d'André Portier, et qui auraient été conservés pour constituer les communs actuels.

 Construit en pierre de taille de tufeau, le corps de bâtiment comprend au nord un soubassement, un rez-de-chaussée surmonté d'un étage carré et un comble. Au sud le rez-de-chaussée se situe au niveau de la cour. Les façades nord (vers le Cher) et sud sont rythmées par sept travées, trois au centre et deux de chaque côté séparées par des pilastres à bossages continus. Les faces latérales comportent quatre travées. Les hautes portes-fenêtres du rez-de-chaussée sont surmontées d'entablements formant consoles, ornées de fleurs rondes. Les baies de l'étage ont la même largeur que celles du rez-de-chaussée mais sont beaucoup moins hautes. La corniche est surmontée d'une balustrade qui masque en partie le toit à longs pans et croupes couvert en ardoise. Les communs sont orientés perpendiculairement au corps de logis ; situés de part et d'autre de la cour d'honneur, ils sont également construits en pierre de taille et présentent des entablements analogues à ceux du corps de logis. Leur toit brisé à longs pans et croupes est couvert en ardoise. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; la bande de terrain avec les plantations et les constructions qu'elle contient, limitée, d'une part, par la R.N. 76 au sud, d'autre part par le Cher, au Nord, à l'Est et à l'Ouest, par une ligne prolongeant les façades opposées à la cour d'honneur des bâtiments des communs qui bordent ladite cour : inscription par arrêté du 29 mai 1962. 

 château de Leugny 37270 Azay-sur-Cher

   

Château de Langeais

Dès la fin de l'époque gallo-romaine on rencontre dans les textes la preuve qu'une bourgade existait déjà sur le territoire qu'occupe aujourd'hui la ville de Langeais. Cette bourgade est désignée sous le nom d'Alingavia. Quant à démêler les origines de ce vocable, la philologie celtique est un terrain semé de chausse-trappes, où nous nous garderons de nous risquer pour le vain plaisir de formuler une hypothèse. Les monnaies mérovingiennes que l'on a découvertes, et où les yeux de la foi archéologique ont reconnu, à n'en pas douter, une mouette, aloe gavioe, oxxales gavia, ne prouvent absolument rien, quant à l'étymologie. Elles prouveraient seulement le goût de nos lointains ancêtres pour ces sortes d'armes parlantes nées d'un calembour,comme on en trouve à toutes les époques dans l'armorial. Ce qui est plus certain, puisque nous avons, pour nous l'affirmer, le témoignage de Grégoire de Tours, c'est qu'au IVe siècle, saint Martin fonda une église à Alingavia. In vico Alingaviensi, S. Martiiius ecclesiam aedificavit. C'est apparemment l'église paroissiale actuelle, où l'on distingue encore dans les murs latéraux des traces de petit appareil très archaïque. Cette église, agrandie aux XIe et XIIe siècles, et terminée au XVe siècle, avait néanmoins gardé jusqu'en 1869 des traces assez complètes pour permettre de reconstituer le monument primitif. Malheureusement un architecte moderne est venu détruire la plus grande partie de ces vestiges, et rompre l'harmonie de la nef romane par l'adjonction d'un monstrueux transept. On ne conçoit point dans le haut moyen âge, une église sans un château pour la protéger. Il est donc à présumer que, bien avant l'époque où Foulques Nerra édifia son fameux castrum, quelque défense existait, et que le comte d'Anjou ne fit que la fortifier davantage, "984 anno Landegavis castrum a Fulcone comité construitur", nous dit un de ces textes.

 D'autres témoignages concordants nous sont fournis par les Chroniques d'Anjou et parle Spicilegium. Ils ne nous permettent pas de douter de l'importance que le comte d'Anjou attribuait à la forteresse de Langeais. Mais ils ne nous obligent pas à repousser l'opinion cependant improbable qui considère la tour isolée au milieu du parc comme un édifice antérieur, remanié par Foulques Nerra à l'époque gothique. En effet, à la fin du Xe siècle, entre 991 et 997, et au début du XIe (1037 ou 1038), au temps des grandes luttes entre les comtes d'Anjou et les barons de Touraine, le donjon de Langeais avait dû subir de rudes assauts qui l'avaient fort endommagé. Il est probable que le résultat de cette lutte avait été la prise de possession de Langeais par Eudes 1er, comte de Touraine. Cependant, le descendant de ce seigneur, Thibaut II, dut, en 1043 ou 1044, céder la place à Geoffroy Martel, fils de Foulques Nerra. Ces rivalités belliqueuses entre compatriotes trouvèrent un dérivatif dans les expéditions en Terre Sainte. Foulques V le Jeune, comte d'Anjou, revenant de Palestine d'où, selon le naïf chroniqueur, il rapportait une partie importante du sépulcre et de la crèche, c'est-à-dire apparemment, des fragments de terre ou de rocher provenant des lieux vénérés, édifia, pour enfermer ces reliques, une basilique dans l'enceinte du castrum appelé "Lingiais". Les vestiges de cet oratoire, mis sous le vocable du Saint-Sauveur, ont été découverts dans le parc de Langeais par M. Siegfried, et identifiés par M. l'abbé L. Bosseboeuf. C'est une chapelle en croix latine de 20 mètres de longueur sur 5,4o de largeur qui se termine à l'extérieur, par une abside en cul-de-four empâtée dans un chevet plat.

 Puis, les rois d'Angleterre étant devenus comtes d'Anjou, et par conséquent de terribles vassaux pour le roi de France, les guerres se rallumèrent, et le château de Langeais tomba entre les mains de Richard Coeur de Lion, qui, en 1189, y mit un capitaine gouverneur. Plus tard (1199), Artus, fils de Geoffroy II, roi d'Angleterre, donna la châtellenie à Robert de Vitré, qui dut remettre la place au roi de France (1206), Philippe Auguste ayant réuni définitivement la Touraine à la couronne. Le château de Langeais fut confié par Louis VIII à Hugues de Lusignan, sous condition de n'y pas élever de nouvelles fortifications, puis racheté, redonné et enfin confisqué au même seigneur par saint Louis. Ce roi le remit alors en apanage à son frère Alphonse, comte de Poitiers, qui vendit la châtellenie à Pierre de la Brosse. Celui-ci, devenu chambellan et favori de Philippe le Hardi, tous les seigneurs, comme on le voit par une lettre de Barthélémy de l'Ile-Bouchard, et par une donation au roi Charles de Sicile, s'efforcèrent de s'assurer ses bonnes grâces, en lui abandonnant les droits qu'ils possédaient à Langeais. C'est alors que Pierre de la Brosse, voulant avoir une résidence digne de sa fortune, entreprit de reconstruire le château en utilisant les débris de l'ancien castrum. Mais ayant provoqué l'hostilité de la reine Marie de Brabant, Pierre de la Brosse fut poursuivi pour trahison et exécuté à Montfaucon, le 3o juin 1278. "Contre la volonté du Roy, fu il pendu, si, com je croy, plus par envie que par fet". Langeais était alors entre les mains de son fils, auquel la châtellenie fut confisquée pour être réunie à la couronne. Du temps de son père, en 1270, un concile provincial s'y était réuni, présidé par Jean deMontsoreau, archevêque de Tours. 

 La guerre de Cent ans ramena la domination anglaise à Langeais. Il est vrai que l'ennemi s'engageait, par le traité de Brétigny (1360), à évacuer les places fortes occupées par lui, mais il eut bientôt repris les lieux abandonnés un instant. En 1422, un certain Thomas Ston recevait, dans un acte officiel, le titre de seigneur de Langeais. En 1427, les Anglais y avaient établi une garnison d'où ils pillaient les environs. Les chefs qui s'y succédaient, Albaron Sabbat, ou Ferrand de Caille, étaient de terribles bandits. Les Tourangeaux n'obtinrent d'être délivrés de ce voisinage redoutable qu'en payant une somme de 2.000 écus d'or. Encore était-il stipulé que serait "le chastel rasé et abattu, excepté la grosse tour". Ce texte est donc concluant. D'ailleurs il est confirmé par l'examen archéologique, et il faut renoncer à voir, dans le monument actuel, comme on l'a affirmé à tort, le château de Pierre de la Brosse. L'édifice actuel est, dans son intégrité, celui qui fut construit, sur l'ordre de Louis XI, par Jean Bourré, notaire et secrétaire du roi, trésorier de France, qui, parmi tant d'autres titres, portait celui de gouverneur de Langeais. C'était un puissant personnage, grand constructeur, qui "a édifyé et faist construire de fort beaux chasteaux, et maisons de plaisance, comme Langés, Longue, Jarzé, Vaulz, Couldray, et Antrammes, près Laval". On reconnaît d'indiscutables analogies, entre le château de Plessis-du-Vent, ou Plessis-Bourré, construit par lui, et celui de Langeais. Il semble donc que Jean Bourré mérite une place d'honneur parmi les mécènes de la première renaissance. A quelle date le nouveau château de Langeais fut-il commencé? Le Père Anselme rapporte que Jean Briçonnet, général des finances, fut chargé de contrôler la dépense de 1465 à 1467.

 Le château était donc à peu de choses près dans l'état où nous le voyons aujourd'hui, lorsque Louis d'Amboise, évêque d'Albi, bénit dans une des grandes salles, le 16 décembre 1491, le mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne, qui unissait pour toujours cette province à la France. La capitainerie de Langeais était passée, dès 1466, des mains de Jean Bourré à celles de François d'Orléans, comte de Dunois, fils du fameux compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, puis, en 1476, aux princes de la maison de Bourbon, en la personne de Louis, bâtard de Bourbon, comte du Roussillon, amiral de France. D'autres propriétaires illustres, dont les noms évoquent des souvenirs glorieux ou touchants se succèdent ensuite, de siècle en siècle. Nous voyons passer à Langeais, Jean-Bernardin de Saint-Séverin, duc de Somma, Marie Touchet, maîtresse de Charles IX, une princesse de Lorraine, Louise, épouse du prince de Conti, et fille du duc de Guise, puis Antoine Coeffier, marquis d'Effiat, baron de Saint-Mars, dont les descendants, qui reçurent le château en héritage, pouvaient apercevoir, sur le coteau voisin, les deux tours ruinées, en témoignage du grand drame historique dont leur parent avait été la victime. Un de ces descendants, ayant épousé Hortense Mancini, avait hérité de l'énorme fortune de Mazarin, enfin, après avoir été possédé par un Gigault, marquis de Bellefonds, par un Bullion, marquis de Pervaques, par un de la Rue du Can, baron de Champchevrier, la terre de Langeais fut annexée au duché de Luynes (27 mai 1766) par la volonté de Marie-Charles-Louis d'Albert, duc de Luynes et de Chevreuse, prince de Neufchâtel. Elle se trouvait la possession de cette famille, quand la Révolution éclata. 

 Plusieurs fois, les propriétaires du château de Langeais eurent la bonne fortune de recevoir la visite royale: Charles IX, le 19 novembre 1565, Louis XIII, le 3 octobre 1627. Ce furent alors de magnifiques fêtes. Le reste du temps, le séjour de Langeais devait paraître assez morne aux brillants seigneurs qui le possédaient. Son tort était d'être bien loin de Fontainebleau et de Versailles, et l'aspect en était bien gothique. Ce qui ferait croire dans tous les cas, qu'ils n'y séjournaient que très rarement, c'est que l'on a respecté l'architecture contemporaine du roi Louis XI. L'amour d'un propriétaire pour une demeure historique se manifeste trop souvent par des remaniements indiscrets, par un effort pour adapter les vieux logis aux modes nouvelles, de façon à ce qu'ils ressemblent le plus possible à toutes les bâtisses contemporaines. C'est ainsi, du moins, que les choses se passaient au XVIIe et au XVIIIe siècle, avant qu'un beau zèle archéologique n'engageât, au contraire, à remettre les monuments "dans le style", à les rajeunir pour les vieillir, ce qui est ajouter le mensonge au vandalisme. Cette maladie nouvelle sévissait dans toute sa virulence en 1839, quand M. Christophe Baron acheta le château de Langeais à M. François Moisant, qui l'avait acquis du duc de Luynes, en 1797. Le nouveau propriétaire fit restaurer, hélas! Mais le mal n'était heureusement pas irréparable. Et, quand M. Jean-Jacques Siegfried en devint acquéreur, à son tour, il confia le château à un excellent architecte, M. Lucien Roy, qui fit en sorte que, si son confrère du temps de Louis XI revenait au monde, il n'eût pas à en recevoir de légitimes reproches. On sait que cette magnifique résidence fut offerte par testament à l'Institut de France par M. Siegfried.

 Le château, situé en pleine ville, entre la vallée de la Loire et celle du ruisseau de la Roumer, se divise en trois bâtiments soudés ensemble de façon irrégulière, selon un plan commandé par les caprices du terrain. A l'extrémité de l'éperon, une robuste tour cylindrique, sur laquelle s'appuie un corps de logis rectangulaire, constitue un véritable donjon. C'était, en cas de siège, le dernier retrait, duquel on pouvait s'échapper par les remparts, et gagner la campagne. Ce donjon n'était relié au reste de l'enceinte que par les mâchicoulis. Une tourelle octogonale y donnait accès, du côté du parc, sur une avant-cour en contrebas. Ainsi, le corps de garde était bien séparé de la demeure des châtelains qui comprenait d'abord un grand corps de logis rectangulaire défendu, du côté des douves, à ses deux extrémités par deux tours cylindriques et communiquant avec le parc par deux tourelles octogonales en saillie sur la façade intérieure. Le troisième corps de logis s'allonge en retour d'équerre de l'est à l'ouest, faisant un angle obtus avec le précédent. Il n'a pas été terminé. Quel était le plan de l'architecte de Jean Bourré? Et comptait-il utiliser dans son système de défense les restes de la forteresse de Foulques Nerra? Cela ne paraît guère vraisemblable. Ce dont il ne faut pas douter, c'est qu'une dernière tour cylindrique eût complété la défense du côté de l'ouest. De plus, on eût sans doute ajouté une galerie à arcades au fond de la cour, qui eût été ainsi complètement close. C'était alors un usage auquel on ne manquait guère de se conformer dans le plan des demeures seigneuriales, comme nous le constaterons notamment à Ussé, à Blois, à Amboise, à Chaumont, et comme nous le retrouverons encore à Chambord. Cette tradition qui perpétuait la disposition de la maison romaine avec son atrium, par un étrange paradoxe, fut abandonnée par la Renaissance.

 A Langeais, la construction fut brusquement interrompue, peut-être par manque d'argent, les seigneurs ayant à pourvoir, dès le règne de Charles VIII, aux guerres d'Italie; mais, dans une région aussi éloignée des frontières, les précautions militaires étaient superflues. Lorsqu'il en ordonna la construction, peut-être Louis XI pensait-il aux intrigues qui se nouaient, la coïncidence est à observer, entre la Bretagne, la Bourgogne et l'Angleterre, et au danger qui pouvait venir par la vallée de la Loire le surprendre en son château du Plessis. Le duc François II venait de commander à Mathurin Rodier la robuste forteresse de Nantes. La réunion de la Bretagne, consommée justement à Langeais, en 14911 vint apporter une garantie décisive de sécurité: désormais une telle forteresse n'avait plus sa raison d'être. D'ailleurs, la mode avait changé. On était tout à l'Italie, au luxe des façades sculptées, aux larges ouvertures vers le dehors. Oeuvre d'un temps où le monarque lui-même ne se sentait pas bien en sûreté dans sa propre demeure, Langeais devait sembler singulièrement gothique et rébarbatif. Tel que nous le voyons aujourd'hui, le château est bien d'une venue. Entre le donjon qui fut édifié le premier et l'aile en retour qui fut la dernière construite, il ne s'est passé que quelques années. Si l'archéologue n'éprouve pas le plaisir de découvrir des refaçons et de formuler des hypothèses, en revanche, l'historien et l'artiste ont la joie de revoir la vie d'une des grandes époques de notre histoire évoquée de façon saisissante, sans qu'aucune adjonction postérieure vienne troubler l'harmonie de cette vision du passé. Vu de l'extérieur, le château de Langeais est une forteresse féodale, mais qui abrite une résidence pareille à celles que possédaient alors, dans les villes, les bourgeois les plus cossus.

 Un examen attentif des façades soulignera encore davantage ce contraste. Par une bizarre anomalie, le sol de la rue qui conduit au château étant sur le même plan que le fond des douves, et celles-ci ayant disparu, les hautes murailles qui s'amortissent, à la base, par un glacis peu sensible, font un effet d'autant plus formidable. Aucun ornement n'en vient tempérer l'austérité. Des fenêtres à meneaux en petit nombre l'éclairent, assez haut au-dessus du sol. A gauche du pont-levis un avant-corps fait saillie sur le nu de la muraille, ce saillant ayant semblé nécessaire pour la sécurité, à cause du trop grand écartement des deux tours. L'aile en retour du sud est protégée extérieurement par des fausses braies garnies d'un parapet crénelé. Enfin un magnifique chemin de ronde de 130 mètres de longueur, supporté en encorbellement par 270 mâchicoulis, garnit toute cette façade, tournant autour du donjon pour rejoindre, à l'ouest, la cour intérieure. Le pont-levis, que l'on avait jadis supprimé, pour desservir l'entrée de la poterne par un affreux escalier à vis, a été rétabli. Pour cela, M. Roy a imaginé un escalier en pente douce qui conduit au niveau de la poterne. On voit encore, au-dessus de la porte en arc brisé, les rainures par lesquelles on faisait glisser la herse. On la manoeuvrait de la salle située au-dessus, au moyen d'un treuil et de contrepoids, ou encore, du chemin de ronde, où l'on voit les traces d'usure causées par les cordes. La poterne franchie, on se trouve dans l'avant-cour que nous avons déjà signalée. En quelques pas, on a devant soi toute la façade intérieure, d'abord le corps principal qui renferme de nombreuses chambres d'habitation, puis l'aile en retour réservée aux grandes salles. Entre la tourelle octogonale du donjon et la porte d'entrée, l'angle est occupé par une construction en encorbellement renfermant un couloir.

 Sur toute cette façade, les fenêtres sont réparties avec parcimonie: on compte quatre étages dans le corps principal et trois étages dans l'aile en retour. Pas d'autres ornements que les moulures des baies, les linteaux à accolades qui surmontent les portes des tourelles, ornées de choux-frisés ainsi que les rampants des lucarnes. Une robuste pierre de taille de couleur grise, bien différente de la jolie, mais fragile pierre blanche de Bourré, augmente le caractère sévère de la construction, qui n'est pas égayée, comme tant d'autres à cette époque, par la rutilance de la brique. Enfin, on ne voit pas la moindre trace d'influence italienne. On remarquera seulement aux portes de très belles ferrures, avec de gros clous ornés, qui font penser aux "médias naranjas de Tolède". L'intérieur a été meublé avec goût, de bibelots et d'oeuvres d'art parmi lesquelles nous mentionnerons seulement une Adoration de Bernardino Luini, une châsse du XVe siècle, et quelques magnifiques tapisseries, notamment celle qui fut donnée par Jacques de Beaune à l'église Saint-Saturnin de Tours et qui représente saint Jean et saint Saturnin, une tapisserie des Flandres du XVe siècle, représentant une Crucifixion, des tapisseries italiennes (XVIe siècle) dans la chapelle, enfin de curieuses tentures, provenant du Plessis-Macé, et exécutées de 1505 à 1518 pour l'abbaye du Ronceray, à Angers, qui représentent des scènes de l'Histoire Sainte. Quelque intéressantes que soient ces curiosités, elles doivent au hasard seul de figurer dans ce château. Notre but est ici d'insister sur les caractères de la construction elle-même. Nous ferons donc remarquer combien celle ci est encore archaïque, avec ses murs qui ont jusqu'à 3,50 mètres d'épaisseur, les sièges de pierre dans l'ébrase ment des fenêtres, les portes basses surmontées d'un arc à accolade et à choux-frisés, les plafonds, dont beau coup ont conservé leurs poutres anciennes, enfin les vénérables charpentes des combles.

 Tout spécialement, nous attirerons l'attention sur les cheminées monumentales. La plus belle est celle qui orne la salle, dite des gardes. Les pieds-droits sont décorés de chapiteaux d'un galbe puissant. Le manteau lui-même, par un caprice que nous retrouvons à Bourges, au palais de Jacques Coeur, figure un château, avec ses mâchicoulis et ses créneaux: entre les merlons, on voit apparaître les figures d'amusants petits bonshommes. Cette riche décoration est complétée, à la base du manteau, en sa partie médiane, et à la corniche, par trois bandeaux de feuillages admirablement refouillés. Le second bandeau est interrompu en son milieu par une figure d'ange qui supportait jadis sur ses ailes étendues un écu aux armes de France. Dans le grand salon où la tradition place le mariage d'Anne de Bretagne, une autre belle cheminée est ornée d'une rangée d'arcatures, d'un bandeau de feuillages et de fleurons, et, à la corniche, d'une frise de feuillages. Tous ces appartements sont parés d'un carrelage moderne inspiré de modèles du temps, et décorés de peintures exécutées par E. Lameire d'après d'anciens manuscrits. Enfin, nous nous contenterons de signaler, dans le donjon, une salle qui servit de prison jusqu'en 1830. Nous terminerons cette visite par un rapide examen de la vénérable tour, dite de Foulques Nerra. C'est un monument construit en blocage revêtu de petit appareil cubique. Le donjon lui-même semble avoir eu, au-dessus du rez-de-chaussée, trois étages dont aucun n'était voûté. Au deuxième étage, quatre fenêtres, aux claveaux séparés par des briques, s'ouvrent dans la muraille de l'est et deux autres au nord. En outre, cette muraille est épaulée de contreforts: on y remarque de nombreuses traces de refaçons du XIIe au XIIIe siècle. De Galembert et Champoiseau considéraient ce donjon comme une habitation gallo-romaine, mais l'absence de cordons de briques horizontaux et le caractère de l'appareil et des fenêtres permettent de le comparer à Saint-Martin d'Angers et à la Basse-Oeuvre de Beauvais et de le faire remonter au Xe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château : classement par arrêté du 13 mars 1922. La partie du parc du château autour des ruines jusqu'au pont: classement par arrêté du 26 mai 1942. 

 château de Langeais 37130 Langeais 

 Téléphone : 02 47 96 72 60 

Château de Jallanges

En 1213, s'élevait déjà une forteresse et le seigneur du lieu en était René du Perray, un des 50 chevaliers Bannerets distingués par le Roi Philippe Auguste, qui désigne les chevaliers Bannerets de ses diverses provinces. Parmi ceux de la Touraine, René du Perray, qui porta sa bannière à la bataille de Bouvines 1214. L'acte le plus ancien figurant dans les archives de Jallanges, porte la mention suivante, 1323 contrat d'acquêt fait par Guillaume Dampuy, de Mahoust des Champs, femme de Guillaume de Champigny. Au XVe siècle, le fief est signalé "fief mouvant relevant du fief d'Amboise". Construit sous l'influence du Roi Louis XI, il fut un des premiers châteaux d'impression Renaissance à utiliser en mélange, la brique rouge et la pierre blanche de tuffeau. En 1520, Philbert Babou, neveu de Nicolas Gaudin devint le propriétaire du château de Jallanges, ce dernier était chevalier, comte de Sagonne, seigneur de Jallanges, de la Bourdaisière, Argentier du Roi, Trésorier de France et Maire de Tours. Un échange a lieu entre Philbert Babou et François de Blanchefort, en 1522, qui devint propriétaire du château de jallanges et de la Grand'Maison de Vernou.

En 1789, durant la révolution, le château fût vendu comme bien national le 9 Floréal An VI sur Claude Pierre de la Falluere émigré avec sa femme et une de ses filles, Amélie Constance. Le nouvel acheteur ne fut autre qu'Antoine Marc Lefeuvre de la Falluere, et sa femme Agathe de la Boninière de Beaumont. Ils durent revendre leur acquisition presque aussitôt, le 13 Vendôse an VII, faute d'avoir pu payer la demeure. Au XIXe siècle, Jallanges appartient à diverses familles. Jean Victor Meignan, Maire de Vernou de 1865 à 1878, celui-ci n'aura de cesse de restaurer et de mettre en valeur cette Demeure Historique. Il réhabilitera la chapelle datant du XVIIe siècle, en y restaurant le plafond et l'autel, il dépensera sans compter des sommes exorbitantes afin de restructurer les meneaux disparus de la façade de la cour d'honneur. Malheureusement pour la propriété, il fut contraint de la vendre, mais aux conditions expresses pour son successeur, d'entretenir le château de Jallanges. Il le vend en 1919 à André Maggiar, directeur des allumettes "Seita", Trésorier de la Banque Franco Indochinoise (qui fit faillite en 1958). Maggiar le conserve pendant près d'un demi-siècle, pour le revendre contraint et forcé en 1966, avec le mobilier et en totalité, à la société Ciale Industrielle et Agricole de Beaumarchais. Cette société immobilière spéculatrice le revend quatre mois plus tard, après avoir bradé le mobilier, disséminé, parcellé les terrains, coupé les plus anciennes essences d'arbres, vendues comme simple bois de chauffage...

En 1984, la famille Ferry Balin, propriétaire actuel, ouvre pour la première fois dans l’histoire du château de Jallanges, les grilles du château à la visite, dès Juillet 1985, alors que les importants travaux de réfections de toiture, le défrichage du parc et des jardins ne sont pas encore entamés. Sous l'influence d'amis du Patrimoine, Stéphane Ferry Balin, créa en 1992 "l'Association des Amis de Jallanges". Association loi 1901 avait pour but d'organiser des manifestations culturelles et populaires, en vue de la réhabilitation des vestiges classés : les grilles classées d'entrée de la cour d'honneur et du jardin (qui appartenaient au château de Chanteloup et vendue à Jallanges en 1823). La chapelle du XVIIe siècle classée Monument Historique en 1946 ainsi que le parc et les jardins, Renaissance française classés. En 1999, Il décide de la restauration de l’aile Nord du château. Ces travaux auront duré prés de 8 mois, offrant ainsi un nouvel attrait à cette demeure, mais aussi un nouveau volume de 450 m² de réception, pour recevoir des Concerts, Congrès, Séminaires, puisque Jallanges propose une nouvelle capacité d'accueil, de 50 à 900 personnes en accueil, dans cette aile Nord du château. Baptisée "Le Banneret", en l'honneur du premier propriétaire de Jallanges au XIIIe siècle, un des cinquante premier "gens d’armes" du roi Philippe Auguste, Elle permet l'accueil d'un grand nombre de personnes pour des activités culturelles ou réceptions privées; congrès, séminaires, soirées de galas, soirées à thème... 

 Éléments protégés MH : les restes de la porte Sud du parc, la grille et la chapelle : inscription par arrêté du 22 juin 1946. 

 château de Jallanges 37210 Vernou Sur Brenne

Téléphone : 02 47 52 06 66

Château de l'Islette

Le fief de l'Islette appartenait à la maison de Maillé depuis 1350. Le château fut construit vers 1530 par le baron de Maillé, qui engagea les ouvriers ayant travaillé à Azay le Rideau. La construction utilisa un bâtiment du XVe siècle, en brique et pierre, sans doute inachevé. L'édifice fut terminé vers 1535 par Charles de Maillé. Le bâtiment principal est flanqué de deux grosses tours rondes et d'une aile en retour d'équerre. Une tour polygonale d'escalier flanque l'angle nord-est. Le couronnement présente un chemin de ronde avec mâchicoulis. A l'intérieur, un large escalier en vis en pierre relie les étages. Plafonds à solives peintes et lambris également peints. La chapelle est aménagée au rez de chaussée de la tour sud-est. Au XIXe siècle, les sommets des combles des tours d'angle furent tronqués et les couronnements des lucarnes ont été retirés. A l'est du château se trouve le moulin. Au nord, la porte du parc, accompagnée d'une poterne, est flanquée de deux pavillons et date de 1638. 

 Éléments protégés MH : le château et le décor intérieur : classement par arrêté du 15 novembre 1946. château de l'Islette 37190 Cheillé 

 Téléphone : 02 47 45 40 10

Château d'Hommes

L'état actuel du château est dû à sa démolition partielle en 1890, la propriétaire ayant alors autorisé la démolition des toitures pour utiliser les charpentes à la réparation d'autres bâtiments. Le domaine comprend à l'ouest le château et à l'est les communs. Le château est divisé en deux parties défendues par des douves. Une baille sur plan trapézoïdal était sans doute entourée de courtines flanquées de tours. De ces tours, deux subsistent. Le logis comprend un corps de bâtiment se développant entre deux tours rondes, et deux ailes en retour vers le nord. L'étage inférieur est occupé par une galerie voûtée, avec meurtrières. L'étage supérieur servait d'habitation. Des fenêtres sont accostées de pilastres décorés de médaillons ou de personnages debout superposés. Une tour rectangulaire au nord-est et circulaire au nord-ouest renforçaient les angles de la courtine. Les communs comprennent une grange, des écuries, des étables, un bâtiment de remises. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château d'Hommes : inscription par arrêté du 8 août 1962.

 château d'Hommes 37340 Hommes 

 Téléphone : 02 47 24 95 13 / 06 81 44 12 00 

Château d'Hodebert

Le nom d'Hodebert s'est orthographié de manière différente au cours des siècles : Hadebert ou Audebert au XVIe siècle, Hosbert à la fin du XVIIIe siècle, Haudbert sur le dictionnaire de Carré de Busserolle en 1878, alors qu'il figurait en 1834 sur le cadastre napoléonien sous la forme Hodebert, appellation qu'elle a conservée sur le cadastre actuel. La première mention connue d'Hodebert date de 1545, où "la veuve Durand", qui habite ce lieu est assignée à comparaître devant le chapitre de Saint Martin de Tours. Au début du XVIIe siècle, c'est le siège de la justice de la Prévôté d'Oë, le poète Racan y fut traduit le 20 novembre 1620. Ce n'est qu'en 1650 qu'on peut associer le nom d'un propriétaire avec celui d'Hodebert, où dans un acte de baptême extrait d'un registre paroissial de Saint-Christophe figure comme parrain Henry de Codosny, conseiller et maître d'hôtel du roi, seigneur d'Hodebert et de Saché, époux de Madeleine Dunoyer, fille du bailli de Saint-Christophe. La famille Dunoyer, sans y résider forcément, en restera propriétaire jusqu'à la Révolution. Un inventaire de 1762 décrit la demeure comme composée de trois chambres basses et trois chambres hautes, ce qui correspond au corps de logis central. A t'il été édifié au 18e siècle ou plutôt à la fin du XVIIe siècle, à l'époque où Jean Dunoyer, seigneur de Gennes en était propriétaire dans la mesure où ses successeurs au XVIIIe siècle semblent plus avoir tiré profit des terres que résider. Néanmoins, l'inventaire de 1793 mentionne l'existence d'un pavillon à chaque extrémité du corps de logis, ceux ci ont dû être édifiés après 1762. Ce même inventaire mentionne l'existence de caves utilisées comme pressoir, boulangerie et bûcher, la présence d'un toit à porcs, d'une écurie à chevaux, d'une écurie à vaches et d'une grange. En 1794, Hodebert est acheté par Alexandre Gouïn pour une courte durée puisqu'il le vend le 30 décembre 1808 à Louis-François de Sarcé, dont la famille restera propriétaire pendant le XIXe siècle. Est-ce du début du XIXe siècle que datent les deux autres pavillons placés à chaque extrémité du bâtiment, dont l'apparence rappelle les pavillons du XVIIIe siècle, mais avec un style plus sec, qui s'apparente aux constructions du XIXe siècle. Avant 1834, date de réalisation du cadastre napoléonien, ont dû être réalisés, puisqu'ils y figurent, le bâtiment à un étage situé au Sud-Ouest du château, servant de bibliothèque, et la remise à voitures, située à l'Ouest. Les registres cadastraux signalent la construction des écuries en 1872, celle de l'orangerie en 1875, ainsi que les serres, placées en contrebas, et une augmentation de construction en 1879 pouvant concerner le porche couvert, édifié à l'angle Nord du château. En 1890, Eugène de Sarcé lègue Hodebert à Robert de la Bouillerie, ses descendants en sont toujours propriétaires.

Le château est composé d'un corps de bâtiment à élévation ordonnancée à trois travées couvert d'un toit à longs pans, encadré par deux pavillons à une travée, légèrement en saillie sur la façade Nord-Est et dans l'alignement sur la façade Sud-Ouest, couverts d'un toit en pavillon. L'étage de comble est percé de lucarnes en pierre de taille au fronton légèrement cintré. A ces deux pavillons sont accolés à chaque extrémité deux autres pavillons à une travée, à toit en pavillon, sans lucarnes. Une corniche en pierre de taille à moulure en doucine souligne la base de la toiture. A l'extrémité Nord, un porche en pierre de taille couvert d'un toit brisé, percé de lucarnes, forme une liaison architecturée entre le château et le coteau percé de caves, mais ouvragé d'un mur en pierre de taille formant une terrasse dans la partie Nord. Derrière le château, au Sud-Ouest, a été édifié un bâtiment, en pierre de taille, couvert d'un toit en croupe, bâti à flanc de coteau, à trois niveaux, côté Sud, à deux niveaux, côté Nord. L'Orangerie en pierre de taille est percée de larges baies en plein cintre, la porte centrale est encadrée de pilastres, le toit en terrasse est ornée de balustres. Les écuries sont construites en pierre de taille avec une ornementation soignée de baies en plein cintre. Le pignon Sud est ornée de baies triples, le chaînage d'angle est formée par deux pilastres, l'arête du toit est souligné par une bande de pierre plate évoquant un fronton.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; l'allée d'honneur et l'ancien pigeonnier ; la cour d'honneur et le parement maçonné du coteau qui la borde ; l'orangerie ; les façades et les toitures de la grange, des écuries et du pavillon de billard entourant la cour des communs ; la terrasse ouest formant soutènement à l'arrière du château : inscription par arrêté du 26 octobre 2009. 

 château d'Hodebert 37370 Saint-Paterne-Racan 

 Téléphone : 02 47 29 34 49 / 06 52 72 81 54 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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