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Château de la Rochelambert

Le premier seigneur connu de la Rochelambert est le chevalier Pierre de la Rochelambert dont il est fait mention dans une transaction en 1164. Les fondations sont du XIIe siècle, les barbacanes sur la tour sud du XIIIe siècle, les mâchicoulis de la tour octogonale et les corps de bâtiment qui l’encadrent datent du XIVe siècle. Le château est adossé à la coulée de basalte. Dans certaines pièces la roche apparaît. Avant l’utilisation des armes à feu, ce château était réputé imprenable, mais il semble bien qu’il ait été pris en 1562 par Blacon, lieutenant du baron des Adrets, chef du parti protestant en Dauphiné, lors de cette campagne, Blacon à la tête d’une armée de 800 hommes, s’empara de la Chaise Dieu, de Saint Paulien, mais échoua devant Le Puy, et c’est sur le chemin du retour, vers le 11 août qu’il s’empara de la Rochelambert. Helène de Lestrange épouse de François, s’occupa de la reconstruction quelques années plus tard. De cette époque datent notamment la porte surmontée des armes de la famille, le grand escalier, les toitures et l’aménagement intérieur de styles mi-gothique, mi-renaissance. Au cours de son voyage en Velay, Georges Sand visite le château le 14 juin 1859. Elle y situe le roman "Jean de la Roche" qu’elle écrit le mois suivant. Aujourd’hui, nous pouvons encore admirer la précision avec laquelle l’écrivain décrit le château de la Rochelambert. Le château de la Rochelambert a appartenu à la famille de la Rochelambert depuis son origine jusqu’en 1922 où la fille de Marie Auguste Aimé, dernier marquis de la Rochelambert a vendu cette demeure à un marchand de biens, les meubles, vaisselle, armes, peintures et bibelots ont été dispersés au cours de ventes successives et c’est M. Bresset, antiquaire et actuel propriétaire qui a racheté le château vide en 1939. Il l’a remeublé avec goût de pièces anciennes qui vous sont présentées lors de la visite. 

 Éléments protégés MH : le château de la Roche-Lambert en totalité : classement par arrêté du 31 janvier 1945. 

 château de la Rochelambert 43350 Saint-Paulien 

 Téléphone : 07 66 83 19 01

Château de Rochebaron

A deux kilomètres de Bas-en-Basset, sur une colline à pic, au nord, au levant et au sud, en face d’un vaste amphithéâtre de montagnes et de villages, se dressent les belles ruines imposantes du château de Rochebaron. A ses pieds, à perte de vue, la Loire déroule ses méandres et semble obéir au manoir. On ne saurait décrire l’ensemble superbe et majestueux que ce dernier offre au touriste qui y accède du midi, seul côté où aucune défense naturelle ne protégeait la seconde baronnie du Forez. De ce côté s’élèvent deux énormes tours, l’une ronde, l’autre triangulaire. La première est l’ancien donjon, elle se dresse avec sa solide couronne de mâchicoulis, toute pimpante sous l’intelligente restauration dont elle vient de bénéficier. Un escalier tournant conduit sur la plateforme d’où la vue s’étend au loin. Plusieurs salles voûtées se trouvent dans cette tour, dans l’une d’elles on montre une ouverture béante, c’est une ancienne glacière, et non une oubliette, comme certains auteurs l’ont prétendu. Au pied de la tour est une petite cave et tout auprès, dans un bosquet, une pierre meulière a été mise à jour. La tour triangulaire, reliée par une muraille, au donjon, est complètement en ruines. De la chapelle, il ne reste que des pans de murs auprès desquels on a découvert un fragment de vitrail. Près de là est le puits auquel se rattache la tragique légende, suivant laquelle les filles d'Héracle de Rochebaron se seraient jetées dans le dit puits, Jeanne y aurait trouvé la mort, mais Marguerite aurait été retirée à temps. La citerne vit en tout cas une noyade bien réelle; le 22 novembre 1706, fut inhumé à Bas, Guillaume Chanut de Sicard, fils du châtelain de Rochebaron, lequel étant demeuré 6 ou 7 ans aliéné de ses sens, fut trouvé noyé dans la citerne de Rochebaron. En face, au-dessus d’une porte ogivale, sont sculptés trois écussons, bien effacés, où l’on croit reconnaître les armes des La Rochefoucauld, des Chalencon et des Serpents. Au levant se trouvait une guérite d’où la sentinelle pouvait dominer l’horizon. Une triple enceinte, encore visible, défendait l’accès du château de Rochebaron.

 La première famille seigneuriale de Rochebaron portait de gueules, au chef échiqueté d’argent et d’azur de deux traits. Guillaume de Rochebaron vivait sous le règne de Robert-le-Pieux, et dut être en possession de la baronnie, de 960 à 1030. Il eut d'Alengargise Ponce de Rochebaron (1030-1070), cité avec son frère Lambert au cartulaire de Chamalières. Ils approuvèrent et confirmèrent la donation faite aux moines par leur père. Guillaume ou Lambert de Rochebaron (1070-1100, prénom incertain) dut avoir pour frère ce Bertrand de Bas, chanoine de Notre-Dame du Puy, qui testa en mer, allant à Jérusalem. Ponce de Rochebaron (1100-1170) eut pour frère Pons de Rochebaron, évêque de Mâcon, en 1140. Il épousa Gotolande, dont Lambert, qui suit; 2° Guignes, chef de la branche de Rochebaron-Usson; 3° Ponce, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, en 1179; 4° Guillaume, chanoine-comte de Lyon, en 1209; 5° Brocard, évêque du Puy. Lambert de Rochebaron (1170-1230) succéda à son père vers 1170. En 1214, lorsqu’il était encore en possession de sa terre, Philippe-Auguste concéda à Robert de Mehun l’investiture des châteaux de Rochebaron et Chalencon. Ponce de Rochebaron (1230-1280) rend hommage aux évêques du Puy en 1248, 1277 et 1280. D'Alaïs d’Allègre il eut Briand, qui suit; 2° Ponce, prieur de Rochepaule, en 1313; 3° Brocard, prieur de Saint-Romain-le-Puy, en 1319; 4° Artaude, religieuse à la Séauve; 5° Amphilise, mariée à André du Vernet, d’où Guillaume et Jean, mari de Jacqueline de Rochebaron; puis à Guillaume d’Albigny, seigneur de Chalain d’Uzore; elle testa en 1312. Briand de Rochebaron (1280-1319), seigneur de Rochebaron, Moutardier et Leiniec en 1290, mort avant 1319. Il épousa Jeanne, fille de Robert III, Dauphin d’Auvergne, puis Hélix de Sennectaire, fille de Gaston et de Guyonne de Peyre, dont Héra cle, qui suit; 2° Alice; 3° Henri. Héracle de Rochebaron, seigneur de 1323 à 1360, rend hommage à l’évêque du Puy, en 1329 et 1344. Père de Guigou, qui suit; 2° Briand; 3° Albert, prieur de Saint-Trivier, en 1317.

 Guigon de Rochebaron, seigneur dudit lieu de 1360 à 1382, rend hommage en 1362. De Marguerite de Châteauneuf, fille d’Hugues III et de Vierne Mitte de Mons, il eut Héracle, qui suit; 2° Adélaïs, abbesse de la Séauve Bénite. Héracle de Rochebaron, seigneur dudit lieu de 1389 à 1419. En 1401, à 25 ans, il épousa Elise de la Roue, fille de Pierre et de Blonde de Langeac. Il mourut en septembre 1419, laissant Guigon, qui suit; 2° Briand, marié à Fleurdely, dame du Poiset; 3° Guillaume; 4° François, seigneur de Rochebaron, Saint-Pal et Tiranges. Guigon de Rochebaron, mort avant 1436, marié à Catherine de la Roche, dont Antoinette qui épousa le 2 juin 1434 Louis de Chalencon, fils de Louis-Armand XII, vicomte de Polignac, et d’Isabeau de la Tour, et petit-fils de Pierre de Chalencon, fils lui-même de Walpurge de Polignac. Le nouveau seigneur de Rochebaron avait trois frères: Guillaume-Armand, qui continua les Polignac; Bertrand, évêque de Rodez, qui bâtit le château de Saint-Pal, et Pierre. Louis fut père de Guillaume, qui suit; 2° Jeanne, mariée à Bernard de Cénaret; 3° Antoinette, abbesse de Chazeaux; 4° Claudia, prieure de Vorey, et sans doute 5° Briand, seigneur de Tiranges et Rochegude; 6° Jean. Guillaume de Chalencon-Rochebaron (1480-1521) épousa en 1475 Madeleine de Brion, fille de Pierre et de Louise d'Estrabonne. Il testa le 17 septembre 1521, brisé de vieillesse, et fut inhumé dans l’église de Bas. Il eut Claude, qui suit; 2° Jean, seigneur de Brion et Rochegude, marié à Anne de Poupinel; 3° Jeanne, qui épouse Jean de Lé vis, puis Jean de Damas, baron de Digoine. Claude de Chalencon-Rochebaron mourut en 1529, en conduisant l’avant-garde française à Pavie.

 Le 27 janvier 1500, il avait épousé Suzanne de la Tour, morte en 1526, fille de Godefroy et d’Antoinette de Polignac, dont Jacques, abbé de Saint-Amable de Riom, seigneur d’Ambert en 1553; 2° Jean, seigneur de Rochebaron (1529-1536), fit partie de l’ambassade qui porta au roi Henri VIII la décoration de l’Ordre du Roi, et fut inhumé à Avignon; 3° François, qui suit; 4° Charles, seigneur de Riols, Rochesavines, etc, épousa Hélène d’Apchon, dont Jacqueline, mariée à Jean de Vienne puis à Balthazard de Chalencon; 5° Christophe, marié d’abord à Jacqueline de Montgascon, puis à Catherine de Cheyssac; 6° Claude, seigneur de Ferrières; 7° Claudia, mariée à François d’Apchier; 8° Blanche, religieuse; 9° Antoinette, abbesse de Chazeaux; 10° Louis, commandeur de Saint-Antoine, né en 1527. François de Chalencon, seigneur de Rochebaron de 1536 à 1583, testa le 16 septembre 1554. En 1536, il épousa Jacqueline de Lévis, fille de Gilbert II et de Suzanne de Laire, dont Suzanne, mariée à Marc Hérail de la Roue-Pierrefort; 2° Louise, mariée au seigneur de la Margeride, puis au seigneur de Pierregourde; 3° François II, mort en état d'imbécilité en 1620, ayant épousé en 1590 Marguerite d'Aumont, fille de Jean VI d’Aumont, maréchal de France. Il en eut Annet, infirme comme son père, mort en 1633; Marie, dame d’atour de Marguerite de Valois, et Antoinette qui épousa le 23 octobre 1618 Claude de Serpens, seigneur de Gondras et de Loudes, d’une famille connue en Bourbonnais dès 1239 et qui porte d'or au lion rampant d’azur. Le nouveau seigneur de Rochebaron était fils de Philibert de Serpens, qui testa le 4 décembre 1606, et de Marguerite de la Guiche, petit-fils de Gilbert et de Françoise de Gorce. Il fut brutal, maltraita son épouse, fit assassiner le procureur fiscal André Gilbert. 

 D’Antoinette il eut trois filles dont Suzanne qui apporta Loudes et Saint-Pal à Louis-Armand, vicomte de Polignac, le 14 février 1638 ; 2° Gabrielle, mariée en 1654 à Louis-Antoine de la Rochefoucauld; 3° Catherine, qui porta Rochebaron, en 1650, à Louis de la Rochefoucauld, fils aîné de Charles Ignace et de Claude-Guillelmie du Cluzel. De cette union vinrent Marie-Catherine, Henriette, Françoise et Charles-Ignace, marquis de Rochebaron, marié en 1680 à Madeleine d’Escoubleau. Leur fils, François, époux de Marie-Anne-Joachim de Fondras, vendit Rochebaron, le 9 octobre 1741 à Pierre-François de Giry, baron de Vaux, qui en rendit hommage le 26 juin 1743. Ce dernier était fils de Jean-François et d’Antoinette Jacquier de Cornillon. Il avait épousé en 1725 Madeleine-Renée de Masso de la Ferrière, dont Marie-Antoinette, mariée vers 1754 à Jean-Louis de Mal lide. Pierre-François revendit Rochebaron à son frère Odet-Jacques-Joseph, aumônier de la Dauphine, membre de l’Académie Française, le 21 octobre 1742. Il en a prêté hommage le 3 août 1745 et en était co-seigneur avec leur autre frère, Jean-Jacques-Marie, époux de Marguerite de Ricard, qui fit donation de ce qu’il possédait à sa fille, Marie Anne, mariée le 10 juillet 1758 à Jean-Gabriel du Fornel du Roure, seigneur de Paulin, qui prit alors le titre de marquis de Rochebaron. L’abbé de Giry de Vaux mourut à Versailles, le 13 janvier 1761. Il léguait un tiers de ses biens à sa nièce Marie-Antoinette de Giry, un second tiers à son frère Jacques-Marie, et le dernier tiers à sa sœur aînée, Anne-Marguerite-Josèphe, épouse de Joseph de Courtin de Saint-Vincent. Pour l’exécution de ce testament, la terre de Rochebaron fut vendue le 15 février 1775 au prix de 220.600 livres à Jean-Baptiste de Fisicat, seigneur de Bellièvre. Les armes des de Giry sont d’azur au sautoir d’argent.

 Quelques parcelles cependant de la seigneurie de Rochebaron ne furent pas aliénées mais réunies à d’autres terres qui appartenaient à la famille du Roure; elles servirent à former le marquisat de Paulin et de Rochebaron en faveur de Jean-Gabriel du Fornel du Roure. Les armes des de Fisicat sont d'or au griffon de gueules soutenant de ses deux pattes un écusson d’azur chargé d’une fleur de lys d’or; à la bordure d’azur semée de fleurs de lys d’or. Jean-Baptiste était fils de Jean-François et de Catherine Berthet de Chazeiles. Le 27 avril 1762, il épousa Catherine Gonin de Lurieu, fille de Pierre-Thomas et de Claire de Montigny. Le 28 février 1777, il dut faire devant les consuls de Bas-en-Basset les preuves de sa noblesse qui fut reconnue, attendu "sa qualité de gentilhomme noble d’extraction". Il mourut victime de la Bévolution, le 13 décembre 1793, ayant eu quatre enfants, dont Jean-François, qui suit; 2° Pierre-Thomas, grand-vicaire de l’archevêque d’Embrun; 3° Denys, mort au berceau; 4° Denis-Rosalie-Barbc, vicomte de Fisicat, officier de marine, émigré en 1791, mort à Saint-Thomas, le 16 janvier 1799. Jean-François, marquis de Fisicat, né en 1763, épousa Elisabeth-Catherine de Chazeaux, fille du commandant des troupes coloniales de la Guadeloupe, et d’Elisabeth Françoise Le Bœuf. Il passa pour émigré et revint en France en 1799. Le 15 brumaire, an VIII, main-levée lui fut octroyée pour ses biens non vendus nationalement. En 1816 Louis XVIII le nomma chef d’escadron et chevalier de Saint-Louis. Il eut deux fils: Denis-Michel-Adolphe, lieutenant de hussards; et° François-Auguste,mort à 24 ans, le 9 février 1826. La famille de Fisicat n’a plus fait depuis cette époque acte de possession sur les ruines de Rochebaron, on ignore même ce qu’elle est devenue. Le Touring-Club de France a bien voulu accorder une subvention qui a permis de parer aux plus urgentes réparations au début du XXe siècle, nous espérons bien qu’on ne s’en tiendra pas là. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château de Rochebaron : classement par arrêté du 11 décembre 1951. 

 château fort de Rochebaron 43210 Bas-en-Basset 

 Téléphone : 04 71 61 80 44 

 

Château de Pralas

Maison-forte caractéristique des habitations seigneuriales médiévales modifiées à l'époque classique. Le mansus de Pralatz est mentionné en 1217. Il s'agit d'un édifice carré à tourelle d'escalier demi hors-oeuvre. A l'origine, la maison-forte se dressait devant une cour fermée à l'est par un portail, disparu aujourd'hui, une bergerie au nord, une ferme avec grange-étable au sud (l'habitation actuelle) et un grand mur fermé par un portail à l'ouest, disparu. Le rez-de-chaussée est constitué de deux salles voûtées, l'une servait de cuisine, et l'autre de chapelle, l'étage était divisé en quatre pièces dont un salon qui était garni de boiseries et d'une cheminée en marbre. 

 Éléments protégés MH : le château de Pralas en totalité : inscription par arrêté du 13 février 1995.

 château de Pralas 43550 Saint-Front

   

Château de Polignac

C’est le berceau d’une puissante famille connue depuis le haut Moyen Âge (Armand de Polignac, 886). Propriétaires du château, les vicomtes héréditaires du Velay en prirent le nom à partir du XIe siècle et en firent leur résidence ordinaire jusqu’au début du XVIIe siècle, date à laquelle ils lui préfèrent le château de La Voûte Polignac. Surnommés "les rois des montagnes", les Polignac se sont opposés fréquemment aux évêques du Puy (bien qu’il y eût un Étienne évêque du Puy de 1073 à 1077 et un Armand de 1255 à 1257) pour la perception des péages sur la route du pèlerinage à Notre-Dame du Puy-en-Velay. Pons II et son frère Héracle II, se liguèrent en 1087 contre l’évêque Adémar de Ponteil, mais s’illustrèrent lors de la première Croisade. Louis le Jeune, futur Louis VII, descendu en Auvergne en 1166, fit prisonnier Pons III et son fils Héracle III, brigands notoires qui s’attaquaient aux pèlerins, aux marchands ey même à Brioude et son abbaye, pour rétablir l’autorité de son père Louis VI le Gros. Le donjon, ou "grosse tour", fut édifié par Randon Armand X (1336), vicomte de 1385 à 1421. Louis XI, encore Dauphin, dut attaquer en 1437 la forteresse acquise aux Anglais (l’histoire se répète) pour rétablir l’autorité de son père contre Louis-Armand. En 1533, François Armand XVI, surnommé le Grand Justicier en raison de son grand nombre de procès, reçut François 1er en route vers Marseille, avant son passage au Puy ; il suivra le roi contre Charles-Quint. Lors des guerres de religion, les Polignac prirent le parti d’Henri IV, faisant du château le bastion des Royalistes face au Puy ligueur. Philiberte de Clermont-Tallard, la deuxième épouse du Grand Justicier, vicomtesse et douairière de Polignac, répara le donjon de 1565 à 1566. Melchior, petit-fils de François-Armand, fut un grand diplomate, archevêque d’Auch et académicien au fauteuil de Bossuet. Son petit neveu Jules François fut marié à Yolande de Polastron, qui fut gouvernante des enfants de France; le couple émigrera en Ukraine et n’en revint pas. Leur fils aîné, Armand devient duc et pair à la mort de son père. Son frère Auguste Jules, ministre des affaires étrangères, puis président du Conseil, fera signer à Charles X les quatre ordonnances qui leur seront fatales. Le prince Charles Marie son fils prendra une part active à la colonisation de l’Afrique du nord.

Le château fort de Polignac occupe un énorme rocher volcanique (dyke) de 200 m x 120 m, à 700 m d’altitude. La plateforme est dotée sur son pourtour d’une enceinte crénelée, cantonnée de tours, avec d’originales huchettes, ailleurs en bois, ici en pierre, édifiées dans le merlon et percées d’une bouche à feu. On y accède par le village, côté nord, à l’origine défendu par une triple ligne de remparts et six portes. Il ne reste que des vestiges des trois premières. La quatrième, défendue à sa gauche par la tour de la Géhenne, du XIIIe, conserve un pont-levis, une herse et une arcade en avancée qui cache un assommoir. Une autre est défendue par des bouches à feu. Flanqué d’une tourelle abritant un escalier en vis de 144 marches. Le donjon est un édifice 16 mètres sur 13 qui surplombe l’abîme du haut de ses 32 mètres. La base des murs est fortement talutée. Sa porte d’entrée, basse et étroite couverte par un arc brisé, s’ouvre à l’est, au rez-de-chaussée. On accède, par un passage très étroit le long du rempart, à une salle voutée, où l’on conserve une tête de divinité, peut être Apollon. La partie supérieure de cette tour-résidence est divisée par des planchers, aujourd’hui disparus en trois étages, chacun doté fenêtres et d’une belle cheminée en pierre. Le couronnement (voûte et mâchicoulis) fut rétabli de 1893 à 1897, d’après des gravures anciennes. Auprès du donjon, les restes d’un logis seigneurial du XVe siècle, et d’un autre logis appuyé au rempart. Dans la cour qui les sépare, un puits profond de 83,50 m. On reconnaîtra une chapelle romane, à nef unique ; sur son transept ouvre une abside flanquée de deux absidioles. À l’extérieur, des tombes sont creusées à même le roc. 

 Éléments protégés MH : le château de Polignac (ruines) : classement par liste de 1840. 

 château-fort de Polignac 43770 Polignac 

 Téléphone : 04 71 04 06 04 

 

Château de Poinsac

A deux kilomètres du village Coubon sur le plateau dominant Coubon et la Loire, en 1390, l'autorisation de construire le donjon fut donnée. A cette époque, existait déjà un logis non défendable. Sous Louis XIII, le château est brûlé en représailles au ralliement du seigneur de Poinsac à la cause du duc d'Orléans. Par la suite, le château est restauré. Au XVIIIe siècle, les travaux extérieurs affectent la façade occidentale, et à l'intérieur, mise en place de boiseries et de stucs de style Louis XIV. Nouveaux aménagements au début du XXe siècle. Dans le donjon, une salle conserve un plafond peint du XVe siècle. Au dessus, un étage de défense ainsi qu'un chemin de ronde sur mâchicoulis en voutains et échauguettes. Une salle, transformée à la fin du XIXe siècle, conserve sa cheminée XVe avec crosses et sommiers. Le hall et la cage d'escalier du XVIIIe siècle sont décorés de stucs avec cariatides. Le grand salon conserve des boiseries, des stucs et des panneaux peints décorés de gypseries. La bibliothèque présente de la menuiserie ancienne, ainsi que des dessus de cheminées en stuc. 

 Éléments protégés MH : le château de Poinsac en totalité : classement par arrêté du 6 avril 1987.

 château de Poinsac 43700 Coubon

   

Château de Paulhac

Ce château est l'un des plus beaux d'Auvergne, il est mentionné dès le Xe siècle. Sur un promontoire rocheux entouré d'un rempart, il domine tout le Brivadois à partir d'un donjon rond du XIIe ou XIIIe siècle. Construction au XVe siècle d'un château articulé en deux ailes perpendiculaires. Aménagements et décors des XVIIe-XVIIIe siècles. Remaniement à la fin du XIXe siècle afin de rendre l'édifice plus confortable tout en accentuant son caractère médiéval par un style néo-gothique. Travaux effectués par l'architecte Honoré Vianne. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, y compris les terrasses, les communs, le jardin et son mur de clôture, les intérieurs avec leur décor, comprenant le grand hall, le grand salon, la bibliothèque, la salle à manger, la cuisine, la chapelle et la chambre aux portes peintes : inscription par arrêté du 11 octobre 2004.

 château de Paulhac 43100 Paulhac 

 Téléphone : 04 71 50 27 76

   

Château d'Ombret

Édifié à la fin du XVIe siècle, ce château est une construction d'esprit encore entièrement médiéval, assez caractéristique de la région. Il est constitué d'un bâtiment de plan rectangulaire flanqué d'une grosse tour et de trois échauguettes d'angle. La plupart des baies à meneaux et croisées paraissent d'époque moderne. La porte principale de la façade Est est de style première Renaissance. Une galerie supérieure présente des mâchicoulis réunis par des linteaux allégés par des arcs en accolade. Cet édifice constitue un bon témoignage des maisons-fortes du Velay. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 3 octobre 1983.

 château d'Ombret 43170 Saugues

   

Château de Montmoirat

Le site de Montmoirat existait déjà au XIIIe siècle. Le château de Montmoirat fut élevé par Jacques du Prat qui acheta la terre après le décès de Jacques Jérôme de la Volpilière, seigneur de Montmoirat, le premier décembre 1635; en 1669 lorsque son fils, Jean du Prat lègue le domaine à son cousin François de Douhet, Montmoirat est inachevé comme l'attestent les pierres d'attente; les deux granges étables alignées datent vraisemblablement du XVIIe siècle; les autres bâtiments agricoles ont été bâtis plus tard, peut-être au XVIIIe siècle, mais figurent sur le plan cadastral de 1843. Encadrement des portes et des fenêtres en lave; lauze de gneiss sur le château, chaume sur les deux granges étables et le travail à ferrer, tuile plate mécanique sur le logis de la ferme, la bergerie, la troisième grange-étable et la porcherie; toit en appentis couvert en lauze de gneiss, toit conique couvert en lauze de gneiss sur les échauguettes.

 Éléments protégés MH : les dépendances, la grange-étable, la bergerie et les bâtiments de communs lui faisant suite : inscription par arrêté du 30 septembre 1991. 

 château de Montmoirat 43450 Autrac

 

Château de Mons

Tour principale du XVe siècle. Travaux de réaménagement dans la seconde partie du XVIe siècle. Le château est dévasté par un incendie en 1683. Portail et oratoire du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, installation des Jésuites de Vals, qui y réalisent de nombreux aménagements : construction de l'aile des dortoirs, de la grande chapelle, de la galerie à étages. 

 Éléments protégés MH : le château à l'exclusion de l'aile sud rajoutée y compris la chapelle, l'exèdre et l'oratoire du parc, et les pièces suivantes avec leur décor : la cuisine, la salle à manger lambrissée, la salle du donjon avec leurs cheminées et le parc : inscription par arrêté du 19 décembre 1995. 

 château de Mons 43000 Le Puy-en-Velay

 

Château de Monistrol

Château mentionné dans les textes à partir du XIIIe siècle, mais existant sans doute avant. L'évêque du Puy, Guillaume de la Roue, en fait l'acquisition en 1270. En 1448, l'évêque Jean de Bourbon y fait construire une grosse tour, amputée de 17 mètres à la Révolution, selon la tradition. Les évêques du Puy y fixent leur résidence d'été au XVIIe siècle. Monseigneur de Béthune fait apporter au château de nombreux embellissements (boiseries, sculptures, statues). Ces éléments ont disparu à partir de 1793. Le château apparaît comme un vaste quadrilatère encadrant une cour intérieure, dont l'intérêt se marque par la façade avec ses tours massives, le corps de bâtiments relie les deux tours, ajouté dans son état actuel au XVIIe siècle. De la même époque datent la galerie méridionale, le grand escalier avec sa rampe en fer forgé, laquelle semble dater du XVIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, les jardins abritaient un musée lapidaire groupant des sculptures gallo romaines, des fragments de l'ancienne cathédrale du Puy entre autre. 

 Éléments protégés MH : le château de Monistrol en totalité : inscription par arrêté du 7 octobre 1935.

 château de Monistrol 43120 Monistrol sur Loire 

 Téléphone : 04 71 61 63 66

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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