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Château de Châteauneuf

La demeure dépendit tout à tour du tribunal des moines de la Sauve-Majeure et de la prévôté royale d'Entre Deux Mers. La construction de l'édifice semble remonter à la deuxième moitié du XVIe siècle: tours, fenêtres à meneaux murées côté ouest, porte du côté Est surmontée d'une tête féminine. Les modifications s'échelonnent du XVIIe au XIXe siècle, transformant l'édifice primitif pour lui donner son aspect actuel. Le logis rectangulaire est encadré, à l'ouest, par deux tours rondes. Côté Est, s'ouvre une porte à sommet cintré, encadrée d'impostes de bossages en forte saillie, de deux têtes de lions, de lignes de refends, et coiffée d'un claveau saillant sculpté d'une tête de femme dont la coiffure évoque la deuxième moitié du XVIe siècle. L'ensemble est couronné d'un fronton courbe surmonté d'une corniche. Le perron côté sud comporte une balustrade en fer forgé. A l'est, deux petites tours et des communs délimitent une cour dans laquelle une allée joignait le puits au logis. L'intérieur du logis conserve des cheminées du XIXe siècle pour la plupart. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du bâtiment central avec ses deux tours circulaires ; les façades et les toitures des deux tours circulaires qui flanquent les dépendances ; la grille du portail d'entrée Nord : inscription par arrêté du 1er février 1988. 

 château de Châteauneuf 33670 Saint-Léon 

 Téléphone : 05 56 23 47 01 

Château de Certes

Édifice d'un vaste domaine piscicole construite vers 1840, agrémentée de colonnades et d'un décor intérieur mis en place dans les années 1930 : cheminées, lambris, tissus et papiers peints, carrelages, meubles intégrés aux boiseries. Les haras de 1880 ont leurs façades rythmées par des contreforts pilatres. L'entrée monumentale du domaine est édifiée comme une pergola. Les anciens marais salants endigués au XVIIIe siècle par le marquis de Civrac, ont été réaménagés en réservoir à poisson pour la pisciculture (anguilles, bars, daurade) au XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des dépendances (anciens haras), les pièces à décor du château : au rez-de-chaussée le vestibule, le salon et la salle à manger donnant sur celui-ci, l'escalier avec sa cage, et au premier étage le boudoir, la pièce d'eau avec rocaille, le portail d'entrée et la pergola : inscription par arrêté du 27 décembre 1991 

 château de Certes 33980 Audenge 

 Téléphone : 05 56 82 71 79

   

Château de Cérons

Le château de Cérons est construit à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle, par les Denys, famille de parlementaires. C'est l'ancienne résidence des Calvimont. Le domaine est clos de murs et le château se trouve au fond d'une cour bordée de communs. Le logis se compose d'un bâtiment flanqué de deux pavillons latéraux. Au centre du bâtiment, le mur attique, décoré de tables, s'incurve pour former une sorte de fronton circulaire encadré de décors végétaux. Des pots à feu ornent la partie supérieure du mur. La façade postérieure présente la même ordonnance. Les tables y sont décorées de bouquets symbolisant les quatre saisons. A l'intérieur, une pièce centrale décorée de lambris et de staffs perce le bâtiment de part en part. Elle est encadrée de chaque côté par 2 pièces s'ouvrant sur la cour antérieure, et deux autres s'ouvrant vers l'arrière. Les parties agricoles sont bâties de moellons et couvertes de tuiles creuses ou plates. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité : inscription par arrêté du 19 août 2008. 

 château de Cérons 33720 Cérons 

 Téléphone : 05 56 27 01 13 

 

Château de Cazeneuve

Au milieu du XIIIe siècle, le château de Bazas et celui de Caseneuve relevaient de Gaston de Béarn. Comme vicomte de Gavarret, Amanieu V d'Albret en rendit hommage à Gaston, le 1 4 août 1250 au devoir d'une lance d'esporle à chaque changement de seigneur, à la charge de les remettre une fois en sa vie entre les mains de Gaston, qui devait les lui rendre aussitôt après, dans le même état. Celui-ci devait, en outre, les défendre de tout procès et de toute attaque à main armée; ne devait, pour aucune raison, les demander au sire d'Albret ou à ses héritiers, à moins qu'il ne lui survînt quelque guerre. Dans ce cas, Amanieu devait les lui livrer pour l'aider à combattre ses ennemis jusqu'à la conclusion de la paix ou d'une trève. Le roi d'Angleterre, de son côté, avait aussi le droit de se faire livrer le château de Caseneuve. C'est ce qui résulte d'une lettre d'Henri III, datée de Bazas le 4 décembre 1254, par laquelle il s'oblige à restituer à Amanieu les châteaux de Casteljaloux et de Caseneuve, qu'il doit garder pendant deux ans, à partir de la fête de Saint-Michel. Si pendant ce temps il est obligé d'y faire des réparations, elles seront à ses propres frais ; et si le roi de Castille envahit les terres que Amanieu tient du roi, celui-ci jure de les défendre comme les siennes propres. Pour plus de sûreté, le roi fera jurer à tous les commandants qui se succéderont dans lesdits châteaux, de les restituer en bon état à Amanieu lorsque le temps sera venu. Le roi lui promet, en outre, de ne pas faire la paix avec Bernard de Bouville, seigneur de Bénauge, tant que celui-ci n'aura pas rendu au sire d'Albret son fils qu'il avait fait prisonnier, si du moins il était encore en vie. En 1259, Gaston de Béarn, ayant fait la paix avec le roi d'Angleterre, s'engagea à remettre le château du Sault, qui relevait de la vicomté du Béarn, à Édouard, fils aîné du roi; mais Arnaud Garcies de Navailles, à qui il appartenait, ne voulut pas le livrer. Gaston résolut de punir son vassal désobéissant, et se fit remettre auparavant le château de Caseneuve par Amanieu d'Albret, en conséquence de l'acte d'investiture de 1250.

Les seigneurs d'Albret possédaient encore le château de Caseneuve aux XIVe, Xve et XVIe siècles; on le trouve, en effet, sur la liste des possessions de cette puissante famille, dans une trève faite le 19 mai 1387, entre le roi d'Angleterre et Arnaud Amanieu d'Albret. En 1340, le siége fut mis par les Anglais et les Gascons devant Tartas qui appartenait au sire d'Albret, tenant alors pour la France. Après un siége de sept mois, on fit un traité par lequel Tartas et plusieurs autres châteaux, parmi lesquels était Caseneuve, seraient donnés à Charles, fils du duc d'Albret, qui jurerait fidélité au roi d'Angleterre. Si Charles ne voulait pas tenir son serment, il devait rendre au sénéchal de Bordeaux ce que celui-ci lui aurait donné et si l'on en croit O'Reilly, Histoire de Bazas, "Antoine de Caseneuve, sénéchal de Bazas, qui était de la famille d'Albret, habitait en 1461 le château de Caseneuve". Le 21 février 1470, Charles d'Albret fait hommage à Charles, duc de Guienne. Sur la liste de ses châteaux, on trouve celui de Caseneuve; on le trouve aussi dans l'hommage fait à François 1er par le sire d'Albret, le 27 juin 1515. Le 6 janvier 1548, haut et puissant seigneur messire François de Caumont La Force, marquis de Castelmoron, était seigneur de Caseneuve, Castelnau de Cernès et Balizac, comme mari de Marguerite de Vicose. En 1581 et 1583, Henri IV avait engagé ses seigneuries à Guillaume de Rancé; en 1595, il les engagea de nouveau à Raymond de Vicose. Plus tard, le château de Caseneuve passa par mariage dans la famille de Pons, puis par héritage à M. le comte Dubois de La Mothe. Ce dernier est mort au milieu du XIXe siècle laissant pour héritier M. le comte de Sabran, à qui appartiennent le château et la terre de Caseneuve. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble du bâtiment, les cours, les douves, les fortifications avancées, la partie du parc limitée comme suit : au Nord, le ruisseau du Ciron, à l'Est et au Sud, le C.D. 9, à l'Ouest, le ruisseau rejoignant le Ciron : classement par arrêté du 24 septembre 1965.

 château de Cazeneuve 33730 Préchac 

 Téléphone : 05 56 25 48 16 

Château de Cazes

L'histoire du château de Cazes, comme celle de Guilleragues, ne commence à être connue qu'à partir de la seconde moitié du XIIe siècle. A cette époque, il appartenait au monastère des Bénédictins de La Réole. Des discussions étant élevées à propos des limites de ce fief, l'évêque de Bazas, Guillaume Garcias de Benquet, convoqua à Bordeaux, en 1170, les parties intéressées, afin d'éviter à l'avenir de nouvelles discussions et fixer ces limites; c'étaient d'un côté, les commissaires du prieur de Saint-Pierre de La Réole, et de l'autre, l'abbé de Saint-Ferme, le seigneur du Puy, Frère Pierre de La Porte, prieur de la commanderie de Roquebrune, le seigneur de Jusix et celui d'Armentil (Guilleragues). Après que l'assemblée eut longuement discuté, eut examiné avec soin les documents fournis, l'évêque décida que le fief de Valles ou de Cazes Barte, avec les moulins d'Estournet sur le fleuve du Drot, et toutes les autres terres, vignes, prés, forêts, côtes, ponts, fontaines, étangs, moulins, chaussées, colombiers, garennes, etc., commençait au ruisseau de l'Andouille, traversait près de l'église de Guilleragues le plateau jusqu'à la rencontre de la combe (vallée) et du ruisseau appelé d'Estournet, suivait cette vallée jusqu'au Drot, englobait les moulins d'Estournet et ce qui en dépendait, descendait le Drot jusqu'à son confluent avec l'Andouille, et remontait ce ruisseau jusqu'au point signalé plus haut. On voit, par cette sentence, que le château de Cazes s'était d'abord appelé Valles, feudi de Vallès seu de Cazis, et qu'il s'appelait aussi Cazes Barte, feudum de Valles, alias de Cases Barta. 

 A cette époque, il n'était pas fortifié ou l'était peu, car le 4 janvier de l'année 1202, le roi d'Angleterre, Jean-sans-Terre, permit aux Bénédictins de La Réole, qui n'avaient à Cazes qu'une maison de bois, probablement un de ces châteaux sur motte si communs dans les premiers temps de la féodalité, de l'envelopper de murailles, de tours et de retranchements. Il leur permet en même temps de reconstruire et de fortifier leur moulin d'Estournet. En 1545, le fief de Cazes appartenait à Jean Dupuy et à Marguerite de Condomine, son épouse; ils en rendirent hommage le 21 juin de la même année, au prieur de Saint-Pierre de La Réole. Il est probable que le Bertrand de Cazes, baron, et Guillem de Cazes, licencié ès-lois, qui vinrent en 1363 rendre hommage au prince de Galles, étaient seigneurs d'un autre ou de deux autres terres portant le même nom. En décembre1557, les Bénédictins aliénèrent ce fief. Au moment de la Révolution, la seigneurie de Cazes appartenait à la famille Pardaillan de Bacalan. Depuis cette époque, le château de Cazès a passé entre les mains de plusieurs propriétaires: un d'eux a vendu les matériaux à des charpentier set à des maçons. Tout le bois a été enlevé, toutes les bonnes pierres ont eu le sort des poutres et des planchers; mais les maçons, s'étant aperçu un peu tard que les pierres de taille seules étaient bonnes, que les autres ne valaient rien, et qu'il était moins coûteux d'en prendre dans les carrières, ont abandonné leur œuvre de destruction après l'avoir accomplie à moitié. Ce fait s'est passé sous les yeux de toute une population, et personne, que je sache, n'a élevé la voix pour protester contre un pareil acte de vandalisme et demander grâce pour un des plus curieux monuments militaires de l'arrondissement de La Réole. 

 Éléments protégés MH: les bâtiments anciens, les restes de l'enceinte médiévale ainsi que l'ensemble du sol d'assiette : inscription par arrêté du 6 septembre 2007. 

 château de Cazes 33580 Saint-Sulpice-de-Guilleragues

 

Château de Castagens

Logis du XIVe siècle, il était entouré d'un mur d'enceinte qui reliait quatre tours d'angle, on y accède par un porche, protégé par un petit mâchicoulis et des archères dans les tours latérales. Le logis fut rabaissé au cours du XVe siècle, refortifié au XVIe siècle. Nouveaux chais et cuviers édifiés sous le Second Empire par Simard de Pitray entre 1863 et 1868, chapelle néo-gothique élevée vers 1870. Les temps devenus plus calme, le château délaissa peu à peu le système défensif et il s'ouvrit en façade, au XVIIIe siècle. Le domaine était possession, à l'origine, des comtes de Grailly, seigneurs du guyenne et du Béarn, puis avec les alliances avec la famille Ségur, le château revint, depuis 1858, aux familles de Pitray, et de Fontenay. 

 Éléments protégés MH : le logis du XIVe siècle, les quatre tours, le pavillon d'entrée et sa tourelle d'escalier ; les façades et les toitures des autres bâtiments composant le château et des chais du Second Empire, à l'exclusion des dépendances : inscription par arrêté du 19 avril 1996. 

 château de Castagens 33350 Belvès-de-Castillon

 

Château de Carpia

Jean de Baritault est issu d'une famille originaire de Saint-Macaire qui remonte à Mathurin Baritaut jurat de cette ville en 1494. Elle sera anoblie par charge de secrétaire du roi (1641-1661). Il est avocat général à la Cour des aides de Guienne. Il acquit pour 8300 livres la terre et le château du Carpia, dans la paroisse de Castillon-de-Castets, le 18 février 1641. Il obtint, en février 1661, des lettres royales anoblissant à son profit sa maison et ses biens, les exemptant ainsi de toute imposition. Il fit son testament le 21 septembre 1676 et laissa trois fils, Geoffroy, Jean-Éléazar et Jean-Joseph de Baritault, qui furent les auteurs des trois rameaux de la branche ainée. Jean-Éléazar de Baritault, marié à Marie de Pomiès, institué héritier universel par son père, devint ainsi seigneur du Carpia. Sa descendance s’est perpétuée sur le site jusqu’à nos jours. La construction de la tour en pierre de la façade principale date du XVe siècle. Il est possible qu’elle soit venue remplacer une ancienne tour de garde en bois. À partir de la Renaissance, des modifications ont transformé cet outil de défense en une tour d’escalier avec la création d’une première porte d’entrée au rez-de-chaussée côté est. Au XVIIIe siècle, sur la façade sud, une deuxième porte d’entrée avec perron, et plusieurs fenêtres ont été ajoutées.

À partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, plusieurs agrandissements sont réalisés. A l’ouest tout d’abord, avec l’ajout de pièces de vie et une nouvelle entrée, puis au sud-ouest, où une amorce d’aile partant du château rejoint le commun ouest existant. Au XIXe siècle, un nouvel agrandissement est réalisé à l’ouest, après consultation de l’architecte Léo Drouyn. Au XXe siècle, une nouvelle extension du château est réalisée afin de rejoindre le commun est. Celui-ci se referme ainsi sur la cour, au sud. Il ne subira pas d’autre modification majeure jusqu’à nos jours. Le château, aujourd’hui dissocié des terres qui l’entouraient autrefois, est la propriété du dernier fils aîné, descendant à la dixième génération de la famille Baritault. Les terres, d’une superficie avoisinant les 133 hectares, sont exploitées par sa sœur, qui les consacre majoritairement à la culture de céréales biologiques ainsi qu’à la production de vins d'appellation d'origine contrôlée Bordeaux sur une surface de 22 hectares. Cette production bénéficie depuis 2009 du label "agriculture biologique". 

 Éléments protégés MH : le château, ainsi que l'orangerie, le pigeonnier, les communs, le mur de clôture et la grille d'entrée, en totalité : inscription par arrêté du 6 août 2004. 

 château du Carpia 33210 Castillon-de-Castets 

 Téléphone : 05 56 61 19 80

   

Château de Carles

Le château fut édifié au XVIe siècle par la famille des Carles. Lancelot de Carles, évêque de Riez en 1560 et mort en 1568, connu comme poète, familier de la Pléïade, célébré par Ronsard et Du Bellay. Sa nièce, Marguerite de Carles, veuve d'Etienne de La Boétie, en hérita en 1567. Au XVIIIe siècle, la demeure comportait une cour, un pigeonnier, une chapelle, une glaciaire, des parterres et des arbres dessinant allées et quiconces. A la Révolution, tout fut abattu par le nouveau propriétaire pour planter de la vigne. A la fin du XIXe siècle, des travaux de restauration sont réalisés. Le château, de plan en L, comporte un corps de logis principal et, à l'angle ouest, une aile. Le corps de logis semble résulter de deux campagnes de construction. D'abord le corps de bâtiment et la tour ronde et ensuite il à l'est renforcé par des mâchicoulis, par la tour circulaire nord-est et la tour-pavillon carrée à contreforts, couronnée d'un chemin de ronde à créneaux et merlons sur mâchicoulis. A l'intérieur, des carreaux de céramique provenant d'édifices tunisiens détruits vers 1900, décorent le vestibule central. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 18 décembre 1991 

 château de Carles 33141 Saillans 

 Téléphone : 05 57 84 32 03 

Château de Cadillac

Mettez vos pas dans ceux d’un simple cadet de Gascogne élevé au rang de duc et pair de France par le roi Henri III, au temps des guerres de religion. Fier et orgueilleux, ce personnage symbolise le Gascon au tournant du XVIIème et fait figure d’ancêtre des mousquetaires. Le 1er duc d’Epernon connaît un destin exceptionnel : il traverse d’invraisemblables attentats et plusieurs guet-apens pendant que deux rois (Henri III puis Henri IV) finissent assassinés. Sa vie haute-en-couleurs n’a d’égale que sa longévité. Mort en résidence surveillée en entrant dans sa 88ème année, le duc aura accueilli les plus grands dans son château bâti au cœur de la bastide de Cadillac-sur-Garonne. Sur 4 niveaux, déambulez à la suite de Louis XIII, Louis XIV, Richelieu, Mazarin, Anne d’Autriche, ou encore Molière, protégé du 2nd duc d’Epernon. Puis plongez du côté obscur du château, devenu la première prison pour femmes de France au XIXe ! 

 Éléments protégés MH: le château, ses douves et le jardin : classement par liste de 1862 et par arrêté du 12 juillet 1956. La porte du potager inscrite en 1965. 

 château de Cadillac 33410 Cadillac 

 Téléphone : 05 56 62 69 58 

 

Château du Breuil

Le domaine appartient tout au long du XIXe siècle, jusqu’à nos jours, à la famille Bergey. La comparaison des plans cadastraux, de 1831 et actuel, montre une organisation similaire des bâtiments. Toutefois, l’ensemble des bâtiments est remanié au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Le registre des augmentations et diminutions de la matrice cadastrale mentionne une construction nouvelle d’une maison en 1855, or le logis actuel est vraisemblablement bâti en 1877 comme l’indique la date inscrite sur la façade postérieure. Les tirants des souches de cheminées sont ornés d’un B (Bergey) ainsi que le cuir découpé de la porte d'entrée. Le domaine est mentionné sous le nom de Château du Breuilh, pour la première fois, dans l’édition de 1893 de l’ouvrage Bordeaux et ses vins de Cocks et Féret.

 Le domaine est situé à l’est du bourg et au cœur du hameau du Breuil. Il est clos par un muret et une grille métallique avec un portail à piliers maçonnés au sud, qui ouvre sur une allée débouchant sur la route de Couquèques. Au nord, au niveau du logement du gardien, se situe un autre portail. La demeure s’élève sur un étage carré. La façade principale et sa travée centrale sont encadrées par des pilastres. Les appuis des fenêtres forment des bandeaux continus complétés par un bandeau médian, un cordon mouluré et une corniche qui soulignent l'horizontalité de la façade. La porte d’entrée est ornée d’un cuir découpé portant la lettre B (Bergey). Au-dessus de la corniche qui couronne la porte, l'inscription CHATEAU BREUILH a été ajoutée. A l’arrière du logis s’appuie un corps de bâtiment en rez-de-chaussée, couvert en appentis avec croupes en ardoise, avec un pavillon à étage : la porte est ornée d'un cuir découpé avec la date de 1877. Les tirants des souches de cheminées sont ornés d’un B. Au nord-ouest se situe l’ensemble des dépendances viticoles du domaine. A l’entrée nord du domaine se trouve la maison du gardien à étage carré. Elle est construite en moellon et ornée d’une génoise. 

 château du Breuil 33340 Bégadan

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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