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Château de Malle

Le château aurait été bâti au XVIIe siècle pour la famille de Malle qui en était propriétaire et lui a donné son nom. A la limite des XVIIe et XVIIIe siècles, la partie centrale du logis formant pavillon fut réédifiée, peut-être peu après le mariage de Jeanne de Malle avec le Comte de Lur Saluces, vicomte d'Uza. Il passa ensuite à leur fils Pierre, qui devint marquis de Lur Saluces et maître de Malte, et mourut en 1780, colonel de cavalerie et lieutenant général. Le château a été occupé par les allemands de 1940 à 1944, mais il n'a subi alors que des dégradations minimes.

Le château affecte la forme d'un U ouvert sur la cour d'honneur. Il est construit sur un terrain dont la pente est rattrapée par une succession de terrasses qui se continuent dans les jardins. Le pavillon central est flanqué de deux ailes qui se retournent perpendiculairement sur la cour d'honneur et se terminent chacune par une grosse tour d'angle. Toutes les façades sur la cour sont surmontées de pots à feu sculptés. Sur la gauche s'élèvent les communs groupés autour d'une cour. Au début du XVIIIe siècle, le château est embelli. L'intérieur présente des murs recouverts de boiseries de style Louis XIV. Les cheminées en pierre sont monumentales. La chapelle, située dans la tour sud-est, est décorée de peintures sur cuir qui ornent les panneaux des pans coupés. 

 Éléments protégés MH : le château et les deux ailes en retour avec les tours extrêmes, la grille d'entrée et la grille de la cour d'honneur avec ses pilastres, le parc avec ses bassins, terrasses, statues et nymphée : classement par arrêté du 8 septembre 1949. 

 château de Malle 33210 Preignac 

 Téléphone : 05 56 63 59 33 

Château de Malagar

La demeure dont l’étymologie du nom provient du mot "malagarre" signifiant mauvais garenne, semble avoir été réalisée au XVIIe siècle. Son premier propriétaire est Geoffroy Aubin, bourgeois de Saint-Macaire. C’est en 1843 que Jean Mauriac, arrière-grand-père de l’écrivain François Mauriac et commerçant en bois pour la tonnellerie acquiert le domaine. C’est à cette époque que la propriété prend son aspect actuel, avec, face à la maison, une double allée de charmilles qui mène à la terrasse dominant la plaine, la Garonne et conduisant le regard jusqu’aux Landes. François Mauriac hérite du domaine en 1927. Il s'y rend à Pâques, en été et demeure jusqu'aux vendanges. Malagar devient son lieu de mémoire, source d'inspiration de plusieurs romans dont "Le noeud de vipères". Il taille la charmille en palissade pour ouvrir le paysage de la vallée et la terrasse, plante l'alignement de cyprès et de pins parasols sur la crête du coteau, ainsi que l'allée de peupliers d'Italie. Ses promenades le mènent jusqu'à la halte de la terrasse. La demeure possède une longue et simple façade qui comporte un haut pavillon central. Il est surmonté d’une toiture à combles brisés ajoutée à la fin du XIXe siècle. Le chai des vins rouges et le chai des vins blancs occupent deux ailes perpendiculaires à la maison, formant une cour fermée au sud par un mur. 

 Éléments protégés MH : en totalité, toutes les parties bâties et non bâties de l'actuel domaine, comprenant les bâtiments, les jardins, la prairie nord et l'allée de peupliers, l'alignement de cyprès et de pins parasols et le bois de pins : classement par arrêté du 1er février 2013. 

 château de Malagar 33490 Saint-Maixant 

 Téléphone : 05 57 98 17 17 

Château de Lyde

L'édifice actuel fut construit vers 1632. Le château se compose d'un corps de logis surmonté au centre et aux extrémités de trois pavillons carrés. Le pavillon central est flanqué côté sud d'une tourelle circulaire. Devant la façade nord, précédée d'un perron et encadrée par deux longs ensembles de dépendances, s'étend une cour. La chapelle, bâtie en 1709, échappe à l'incendie qui ravagea les bâtiments en 1795, conserve un remarquable décor intérieur: murs tapissés de lambris, imitant le marbre dans le registre inférieur et rythmés de pilastres ioniques cannelés dans la partie supérieure, les peintures ont été réalisées par Larraidy. Suite à l'incendie, des restaurations sont réalisées au cours du XIXe siècle.

 Éléments protégés MH : la chapelle et son décor peint; les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 21 décembre 1987. 

 château de Lyde 33880 Baurech

 

Château de La Louvière

Entre 1510 et 1550, Pierre de Guilloche, puis son fils Jean, se lancèrent dans de vastes opérations foncières. Ces importants remembrements autour de la maison noble de la Louvière, semblable à un modeste castel orné de plusieurs tours, furent à l’origine du domaine aujourd’hui. Dans les années 1572, les de Guilloche, de confession protestante endurèrent plusieurs vagues de persécutions et leur bien de La Louvière fut à maintes reprises mis à sac. Héritière de la maison de Guilloche, la dame de Roquetaillade vendit La Louvière en 1618 à Arnaud de Gascq, abbé commendataire de l’abbaye de Saint Ferme. Mais incapable de remettre en état la propriété, il en fit don en 1620 à la Chartreuse Notre-Dame de Miséricorde de Bordeaux. En novembre 1789, l’Assemblée Nationale confisqua les biens du clergé. Déclaré bien national, le domaine de La Louvière fut mis en vente au printemps 1791. Les enchères furent remportées par un négociant bordelais, Jean Baptiste Mareilhac.

La vieille maison et ses vestiges moyenâgeux n'étant pas à son goût, il fit appel à l'architecte François Lhôte, ancien élève de Victor Louis, auteur du Grand Théâtre de Bordeaux, il bâtit une belle demeure dans le plus pur style néo-classique. Pour la décoration intérieure, il sollicita François-Louis Lonsing, peintre d’origine flamande de grand talent qui réalisa les grisailles et les plafonds du salon rotonde sur le thème des amours Psyché. Victime d’un empoisonnement dû au maniement de pigments toxiques, cet artiste ne put achever ses travaux et mourut à La Louvière au printemps 1799. La famille Mareilhac présida à la destinée du domaine pendant une grande partie du XIXe siècle. En 1965, André Lurton, viticulteur, tomba sous les charmes de La Louvière et s’en rendit acquéreur. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château avec son escalier, le grand salon et le vestibule avec leur décor, les façades et les toitures des ailes des communs, le cuvier, les deux portails avec leur grille, l'allée du parc, le bassin et le pavillon (tourelle) : classement par arrêté du 13 septembre 1991. château La Louvière 33850 Léognan 

 Téléphone : 05 56 64 75 87

Château Livran

Dans les nuits que la lune éclaire, lorsque la douzième heure sonne aux horloges lointaines et que la brise seule agite les feuilles du bois de Miqueu, il n'est pas rare, dit-on, d'entrevoir à travers les arbres la silhouette confuse d'un promeneur solitaire qui parcourt silencieuse ment les sentiers. Peu à peu, la forme indéterminée de ce fantôme devient plus distincte; des habits pontificaux recouvrent ses épaules, une croix d'or brille sur sa poitrine. Le singulier visiteur qui s'avance ainsi sous ces arbres a subi l'horrible supplice de la décapitation. C'est l'Archevêque de Livran; il porte d'une main sa propre tête coupée par le bourreau; de l'autre, il tient son bréviaire, qu'il récite dévotement. Tel est le récit que font depuis maintes années les hommes de labeur attachés à la terre de Livran. Pour notre part, nous n'irons pas rechercher à quel grand crime impuni ou à quelle catastrophe inexpliquée il faut rapporter cette sinistre apparition de l'Archevêque sans Tête du bois de Miqueu; il nous a suffi de faire connaître une des plus piquantes et des plus singulières superstitions de ce pays étrange, qui devient aux heures nocturnes le domaine de tout un peuple de revenants, de loups-garous et de sorciers. Le château deLivran et le bois de Miqueu qui l'avoisine, furent, au moyen âge, la propriété, non pas précisément d'un prince de l'Église, ainsi que cette légende pourrait donner à le croire, mais d'un homme qui tenait cependant de fort près à l'un d'entre eux, puisqu'il portait le nom d'Arnaud Guarsies de Gout, ou de Goth, tout comme le pape gascon Clément V, qui vivait à la même époque.

Ce rapprochement est trop curieux pour que nous ne fassions pas connaître les documents qui s'y rattachent: Le chevalier Arnaud Guarsies de Goth, nous apprend l'auteur des Variétés Bordelaises, était, suivant un titre du 10 octobre 1310, seigneur du lieu et château de Livran et de Grayan. Ce chevalier était frère de l'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Goth, qui fut élu pape en l'année 1305. Il fallait, sans doute, observe le même historien, que la seigneurie de Livran fut dès lors un objet considérable, pour qu'un proche parent d'un pape l'ait acceptée, ou en ait fait l'acquisition. Oihenart, de son côté, nous dit qu'Arnaud Guarsies était frère du pape Clément V; il ajoute de plus qu'il était vicomte de Lomagne dès l'année 1310. Son fils, Bertrand de Goth, lui succéda dans la vicomté; il eut une fille nommée Régine qui épousa Jean, comte d'Armagnac, et lui apporta en dot le château de Livran. Comme cela arrivait parfois aux seigneurs de cette époque, qui aimaient à changer de maître, pour vivre plus indépendants, grâce aux conflits de pouvoir que leur défection occasionnait, le comte d'Armagnac embrassa probablement la cause de la France, et fut sans doute dépossédé pour ce fait; toujours est-il que Guarsies Ferrand, damoiseau, qui habitait près de La Réole, et y avait rendu des services au roi d'Angleterre, fut gratifié, en 1324, du château de Livran, situé dans la paroisse de Saint-Germain en Médoc, quoiqu'il appartint au comte d'Armagnac, comme époux de Regine de Goth. Il était dans la destinée du château de n'avoir pas longtemps les mêmes seigneurs. Depuis qu'il était sorti des mains du frère de Clément V, il tomba successivement dans celles du Soudan de Latrau, en 1351; de Jean Ferrand, en 1454; de Jean de Bordeaux, en 1516; de Guillaume de Bordeaux, de 1564 à 1580, de la famille de Bordeaux, il passa d'abord dans la maison de Maniban de Rams, et plus tard, dans celle de Dupérier de Larsan, qui l'occupait en 1789.

Plus heureux que beaucoup d'autres, le château de Livran a conservé ses derniers maîtres. Ce domaine était au milieu du XIXe siècle la propriété de l'un de nos plus estimables concitoyens, M. Dupérier de Larsan, membre du Conseil Général de la Gironde jusqu'en 1851. L'ancien château, dont une tour rasée, il y a environ quatre vingts ans, indiquait encore la place et la vieille origine, n'existe plus. Le château moderne est situé dans une charmante position, à l'extrémité d'une belle avenue, non loin de la route de Lesparre à Bordeaux. L'architecture en est simple. On arrive à un salon garni de boiseries et de portraits de fa mille, par un escalier très remarquable, dont les belles proportions font ressortir la mesquinerie des escaliers en spirale que l'on construisait de au XVIIIe siècle. Au nord de l'habitation est un magnifique vivier, alimenté par plusieurs fontaines qui jaillissent des terrains situés sous les murs même de Livran. Non loin du château, dans le petit village de Liard, on voit encore une vieille maison de paysan, dont la porte cintrée offre un curieux spécimen des constructions du XVIe siècle. Avant la Révolution, un pignon à girouette surmontait cette humble demeure, à laquelle la tradition rattache un souvenir historique. Henri IV, lorsqu'il n'était que roi de Navarre, avait l'habitude de chasser dans les environs de Bordeaux, et poursuivait souvent ses courses jusque dans les bois du Médoc. C'est ainsi qu'un jour il vint, dit-on, se reposer avec sa suite dans le village de Liard. Depuis cette époque, la maison qui avait un instant abrité le futur roi de France, a été constamment désignée sous le singulier nom d'Houstaou dou rey Grand Nas; la route qui y conduit est d'ailleurs connue par tous les paysans sous celui de Camin dou rey. 

 château Livran 33340 Saint-Germain-d’Esteuil 

 Téléphone : 05 56 09 02 05

Château de L’Isle Fort

Maison forte du XVIe siècle, remaniée en 1608 (exemple représentatif des constructions du tout début du XVIIe siècle dans le Bordelais), mutilée au XIXe siècle (disparition du pont-levis, de l'enceinte et de la basse-cour). Le bâtiment se compose d’un corps de logis flanqué d’une tour carrée de 12 m de côté. Elle possède des murs de deux mètres d’épaisseur et s’élève sur trois niveaux. Au-dessus du second étage, des mâchicoulis supportent un parapet percé de meurtrières. Les linteaux des fenêtres sont ornés de claveaux en pointe de diamant et portent des têtes humaines. En outre, la porte principale est encadrée de pilastres et couronné d’un fronton brisé. Une chapelle néo-gothique a été élevée à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, Sylvie Douce et François Jeantet ont restructuré le vignoble, replanté, rééquipé entièrement les chais pour retrouver l’émotion que suscitait autrefois la qualité des vins de ce domaine qui accueillit Henri IV. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, les douves, le pont d'accès à l'est et le sol de la terrasse ceinte de douves : inscription par arrêté du 31 décembre 1996. 

 château de L’Isle Fort 33360 Lignan-de-Bordeaux 

 Téléphone : 06 58 18 45 22 

Château de Lescombes

L'édifice fut agrandi en 1537 d'un corps de logis et d'importantes dépendances. En 1631, il fut acheté par le prieur du monastère des Feuillants de Bordeaux. La famille Feuillants refit le corps de logis et le surmonta d'un pavillon. Le cadastre de 1811 montre que le bâtiment formait, avec les dépendances, un quadrilatère délimitant une cour intérieure. L'existence du pigeonnier est attestée dès 1673. De plan circulaire, coiffé d'un dôme de pierre muni, à l'est, d'une lucarne d'envol, l'édifice est ponctué dans sa partie supérieure de deux randières ou randelles, anneaux de pierre empêchant les rongeurs de grimper. La porte d'origine se situe au nord. Au sud, sous un linteau métallique, une porte a été pratiquée en réutilisant des éléments d'une porte à gâble et pinacles provenant sans doute d'une partie détruite du château. A l'intérieur, un puits profond de douze mètres alimentait le réservoir placé sous la coupole (aménagement du début du XXe siècle). 

 Éléments protégés MH : le pigeonnier du XVIIe siècle : inscription par arrêté du 4 mars 1992. 

 château de Lescombes 33320 Eysines

 

Château de Lavison

Ce château, d'origine XIIIe siècle a été remanié au XVIe siècle. Il se compose d'un donjon, d'un corps de logis, d'une enceinte renforcée de deux tours et d'un châtelet d'entrée avec dépendances. Un petit logis XVIIe siècle a été ajouté au fond de la cour. Au début du XXe siècle, le grand-père des actuels propriétaires achète le domaine pour y créer un domaine agricole en polyculture. En 1920, les vignes sont arrachées puis replantées, le vignoble conserve cet encépagement resté inchangé. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du donjon, du logis et des dépendances à l'intérieur de l'enceinte, l'enceinte avec ses deux tours et son châtelet d'entrée (façades et toitures), le puits et les façades du pigeonnier. A l'intérieur du château l'escalier à vis, les poutres peintes du rez-de-chaussée et du premier étage du logis, la cheminée de la grande salle du premier étage, la cheminée de stuc de l'aile Sud-Ouest ajoutée au XVIe siècle, la cheminée du châtelet d'entrée : inscription par arrêté du 21 décembre 1987. 

 château de Lavison 33190 Loubens 

 Téléphone : 05 56 71 48 82 / 06 30 63 61 90 

 

Château Laujac

Des découvertes archéologiques faites en 1887 attestent d’une occupation du site de Laujac dès l’époque gallo-romaine. D’après Léo Drouyn, dans son ouvrage, quelques maisons nobles bâties dans le voisinage immédiat des châteaux, la maison noble de Laujac dépendait jusqu’en 1580 de la maison du Mur. Sur la carte de Claude Masse (1708), la maison noble est établie à "Naugeat" et les bâtiments sont organisés selon un plan en U, autour d’une cour. Le toponyme Naugeat devient Laujac au milieu du XVIIIe siècle. En 1715, Catherine Belrieu de Virazel, seule héritière des biens des Mullet de Volusan, apporte par mariage à Henri Daugeard les terres de Laujac, Laroze, Tartuguières et Bessan. C'est ainsi qu'à la Révolution, le domaine appartient encore à la famille Daugeard qui compte parmi ses membres plusieurs présidents à mortier au Parlement de Bordeaux, notamment Jean-Charles Daugeard. L’inventaire des Biens Nationaux énonce que la propriété comprend une maison de maître et des bâtiments ainsi que des terres, des prés et des vignes. A ce domaine s’ajoutent la métairie du Peyrat et le bois de Laffitte, situés à Bégadan. L’ancienne grange portant la date de 1785 et le bâtiment abritant actuellement les bureaux sont les seuls vestiges de cette période. Ce dernier semble avoir abrité l’ancien logis avant la construction de la nouvelle demeure autour de 1800 lorsque le domaine appartient alors à Villemenot.

Puis le château est acquis par Jean-Valère Cabarrus, négociant, président de la Chambre de commerce de Bordeaux et conseil général de la Gironde, qui possède également le château Lagrange à Saint-Julien-Beychevelle. Le plan cadastral de 1831 montre un bâtiment de plan rectangulaire avec une aile en retour d’équerre qui aurait abrité des chais. Le 16 mars 1852, le domaine est acheté par le négociant Jean Guillaume Hermann Cruse à Dominique-Adrien Cabarrus. L’ancien logis est remanié au cours du troisième quart du XIXe siècle. La date de 1863 est inscrite sur la cloche du pavillon, et le registre des augmentations et diminutions de la matrice cadastrale indique une augmentation de construction en 1867. Au cours des années 1870, des travaux sont réalisés : suppression de l’aile et remaniement des façades du château. Par ailleurs, les matrices cadastrales indiquent une augmentation de construction en 1874 et une construction nouvelle en 1876.

La demeure, de plan rectangulaire, s’élève sur un rez-de-chaussée et un étage d'attique. La façade sud s’ouvre sur un parc arboré et aménagé d’une pièce d'eau, agrémentée d’îles. Elle s’organise en trois parties. Celle au centre compte quatre travées. Elle est précédée d’un portique formé de trois paires de colonnes à chapiteaux toscans, qui soutiennent un entablement et le niveau d'attique. Un fronton cintré et une rambarde d'attique couronnent l'ensemble. Les deux autres parties, en légère saillie et formant avant-corps, s’ouvrent de chaque côté par trois baies en plein-cintre encadrées par des pilastres. Le niveau d’étage-attique, aveugle, est orné d’un fronton triangulaire traité en bossage continu et couronné d'une balustrade. Une travée en léger retrait complète l'ensemble de part et d'autre. La façade nord est semblable, excepté l'absence de portique. On note également que l'entablement est resté nu sur cette façade, tandis qu'il est sculpté de métopes et de triglyphes sur la façade opposée et sur les façades latérales. L’élévation latérale ouest est identique aux avant-corps ; l’élévation présente une baie en plein-cintre à la place du fronton. Le bâtiment abritant les bureaux est de plan rectangulaire, sa façade principale tournée à l’est dans la cour des dépendances. Il s’élève en rez-de-chaussée avec un comble à surcroît et présente des maçonneries en petit moellon enduit. Il est dominé d'une tour carrée abritant un pigeonnier dont le toit est couvert de tuiles plates. Les deux bâtiments sont séparés des bâtiments agricoles par une grille et un portail métalliques.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments constituant le domaine, ainsi que les cours, les portails et le parc avec son parcours d'eau : inscription par arrêté du 21 juin 2013. 

 château Laujac 33340 Bégadan 

 Téléphone : 05 56 41 50 12 

 

Château de Lagarette

A l'origine maison forte du XVe siècle de plan carré à tour d'escalier d'angle. De cette époque subsistaient des éléments d'une fresque assez conséquents pour que l'on puisse identifier une scène de bataille. Certaines baies ont été ouvertes, d'autres reprises au XVIIe siècle. Un corps de bâtiment fut accolé au premier édifice pendant le XVIIIe siècle Le château est composé d'un corps de logis rectangulaire à deux niveaux et d'un gros pavillon. Dans l'angle formé par les deux corps est logée une tourelle au toit en poivrière. Les ouvertures du pavillon ont les caractères de la fin XVIe siècle, celles de l'autre corps paraissant plus tardives. 

 Éléments protégés MH : le pavillon bâti au XVe siècle et l'aile ouest du XVIIIe siècle (l'aile Est du rez-de-chaussée étant exclue de la protection) : inscription par arrêté du 11 septembre 2001. 

 château de Lagarette 33085 Camblanes-et-Meynac 

 Téléphone : 05 56 20 08 78

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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