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Citadelle de Montpellier

L'insurrection méridionale, de forme féodale et protestante, de 1622 et la répression qui suivit un siège très dur mené par Louis XIII, eurent pour double conséquence la diminution des privilèges consulaires et la construction d'une citadelle qui tint désormais Montpellier sous le canon du roi. L'emplacement choisi pour cette forteresse fut l'ancien bourg de Montpelliéret, dont l'église Saint-Denis occupait le sommet d'un mamelon qui dominait à la fois la ville et la plaine. La construction de la forteresse fut confiée à Charles Chesnel, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi, sénéchal de Saintonge, capitaine au régiment des gardes du roi. Après les tentatives du duc de Rohan, en 1628, Richelieu ne jugea pas cette défense suffisante. Il ordonna en 1629 de raser le rempart communal, de la porte de Lattes (place de la Comédie) à la porte du Pila-Saint-Gély. La porte de Lattes fut unie au bastion de la reine et la porte du Pila à celui du roi, par des fossés munis de murs d'escarpe et de contrescarpe. Par la suite, le bastion du roi fut utilisé comme prison. Si les bastions sont demeurés à peu près intacts, il n'en a pas été de même des divers bâtiments construits dans l'intérieur de la citadelle dont certains furent démolis en 1863 lors de la construction des casernements du Génie. La création de l'esplanade qui s'étend entre la citadelle et la ville, date de 1723, due au duc de Roquelaure. En 1793, elle fut complétée par le Champ de Mars. En 1844, une importante modification fut apportée par le creusement, au pied des bastions ouest, de la tranchée du chemin de fer de Montpellier à Nîmes. A cette occasion, l'autorité militaire crut nécessaire de renforcer les murs de défense des bastions adjacents et y éleva un mur percé de nombreuses meurtrières. Les quatre bastions de la citadelle s'inscrivent à peu près dans un carré de 300 mètres de côté. Les courtines dessinent elles-mêmes un carré par les prolongements de leurs côtés. Seules sont conservées les courtines est et sud. Celle du nord a disparu pour faire place à des bâtiments et hangars. Celle de l'ouest a été arasée en 1863, lors de la construction de la caserne du Génie.

 Éléments protégés MH : Ensemble des fortifications y compris les fossés et le grand bâtiment du casernement : inscription par arrêté du 14 avril 1951 

 citadelle de Montpellier 34000 Montpellier

 

Château de Montlaur

Un des plus anciens châteaux du Bas Languedoc, mentionné dans les cartes du XIe siècle. Le château de Montlaur, tenu dès son origine par des seigneurs fidèles à la foi catholique et au roi de France, occupe une position stratégique entre Nîmes et Montpellier qui le met au cœur des guerres de religion. Très éprouvé par toutes les batailles qui ébranlent ses murs, il ne se relève pas de la prise des lieux par le duc de Rohan à la tête des troupes protestantes en 1622, qui massacra la garnison catholique et qui rasa en partie le château. Il fût ensuite pillé à la Révolution. Les enceintes et les bâtiments annexes couvrent une surface de deux hectares. Le château, flanqué d’une chapelle castrale et deux tours ont traversé les époques sans trop de dommage. Construit au XIe siècle et agrandi au XIVe siècle, l’imposant bâtiment principal, élevé sur trois étages, est protégé par deux enceintes fortifiées qui témoignent de la puissance des seigneurs de Montlaur au Moyen Age. Ce n’est qu'au XVIe siècle qu’un corps de logis Renaissance est bâti en façade sud afin de transformer le château fort en résidence seigneuriale. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château de Montlaur : inscription par arrêté du 3 novembre 1942. 

 château de Montlaur 34160 Montaud

   

Château de Montferrier sur Lez

Au XVIIe siècle, ce château a été bâti dans le goût de l'époque par la marquis Antoine du Vidal, premier consul de Montpellier, titulaire de la seigneurie de Montferrier. Sans cesse embelli, l'édifice est devenu une des plus belles résidences de la province. Le château dominait la pente de la colline sur laquelle s'étendaient trois étages de larges terrasses en gradins aménagées de jardins à la française, jusqu'à un vaste parc traversant le Lez. Avant la Révolution, le bourg et la commune de Montferrier avec son château étaient un marquisat érigé par lettres patentes royales. Le château fut pillé à la révolution et en partie détruit. En 1850, ce qu'il en restait a été vendu à la commune et depuis un siècle une partie du bâtiment est reconstituée pierre après pierre. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures sur les jardins et sur la rue y compris sur la courette intérieure, et celles de l'orangerie ; les terrasses subsistantes avec leur décor, notamment l'escalier à balustres et les fontaines ; la salle aux gypseries: inscription par arrêté du 16 octobre 1990. 

 château de Montferrier sur Lez 34980 Montferrier-sur-Lez

 

Château de la Mogère

En 1706, Fulcran Limozin secrétaire du Roi,contrôleur de la chancellerie de Montpellier achète le Domaine de la Mogère. Celui-ci ne devait plus quitter cette famille et, à partir du second propriétaire, sera transmis de façon directe jusqu'à nos jours. Dessinée par Jean Giral en 1715, cette folie du XVIIIe siècle, présente une façade harmonieuse surmontée d'un fronton dont la silhouette se découpe sur un fond de pins. A l'intérieur, on découvre de nombreux portraits de famille, meubles, peintures, décor mural de gypseries et tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles, de Jean Jouvenet Pentecôte, Hyacinthe Rigaud, Louis David et Ranc, transmis depuis plusieurs générations. A l'extérieur, c'est à mi-chemin entre un parc à l'anglaise et un jardin à la française où l'on découvre des statues, un superbe buffet d'eau. La Mogère offre une vue d'ensemble sur l'histoire de la ville de Montpellier et sur l'une des principales familles de la ville, les Boussairolles, également propriétaires du château de Flaugergues depuis le XIXe siècle. Deux avant-corps construits à rez-de-chaussée et couverts en terrasse ferment la cour d'entrée. La façade sur le parc, en pierre de taille appareillée, donne sur une grande terrasse avec emmarchements descendant aux parterres. Le buffet d'eau, situé dans le parc, est adossé à un mur et forme motif au bout d'une allée. Il est agrémenté d'incrustations de verres de couleurs, de coquillages et de fresques en trompe-l'oeil. Le petit aqueduc se termine par une fontaine sculptée. 

 Éléments protégés MH : le buffet d'eau ; le parterre situé en avant du buffet d'eau ; l'aqueduc et la fontaine : classement par arrêté du 20 avril 1945. L'ensemble des façades et des toitures du château lui-même ; les façades et les toitures des communs ; l'ensemble du parc : classement par arrêté du 1er avril 1966. château de la Mogère 34000 Montpellier 

 Téléphone : 06 61 14 72 01 

Château de Mercoirol

Ensemble castral dit "castellas" Saint-Michel de Mourcairol. Le château féodal est édifié sur le site gallo-romain de Mercure qui contrôlait l'accès de la voie Béziers à Cahors. En 990, Guillaume, vicomte de Béziers et d'Agde lègue le fief à sa fille Garsinde. La chapelle seigneuriale Saint-Michel située à proximité du donjon du château dépendait certainement au moyen âge de l'abbaye de Saint Pierre de Rhèdes, dont les moines assuraient le service religieux des habitants de la plaine de l'Orb. Les lieux dépendent de plusieurs nobles successifs tels les Thézan-Poujol et les Mercoirol. Détruite au cours des guerres de Religion, elle fut restaurée au XVIIe siècle et continua à desservir les environs par le ministère du Poujol et des Abès. Le périmètre des anciens remparts médiévaux dessinait vaguement une ellipse et s'étendait sur 800 à 900m. Le château, la chapelle voisine, une tour carrée et diverses autres constructions se trouvaient inclus dans une enceinte dont il subsiste de nombreux vestiges. L'enceinte extérieure devait ceinturer entièrement l'ancien bourg accolé au château mais ne paraît pas aussi ancienne que ce dernier. La chapelle romane présente une nef étroite prolongée par une abside semi-circulaire. La porte d'entrée a été refaite au XIXe siècle ainsi que le clocheton. 

 Éléments protégés MH : les façades et les couvertures de la chapelle Saint-Michel, faisant partie des ruines de Mourcairol : inscription par arrêté du 27 juillet 1963. Les vestiges de l'ensemble castral, y compris la chapelle Saint-Michel, en totalité : inscription par arrêté du 7 octobre 2014. 

 château de Mercoirol 34600 Les Aires

   

Château de Maureilhan

Le château présente une vaste enceinte quadrangulaire. Le mur extérieur de chacune des quatre ailes, et les quatre tours d'angle circulaires sont un des rares exemples régional de château ayant conservé cet aspect défensif et féodal. L'observation des nombreuses reprises dans la maçonnerie ainsi que les adjonctions ultérieures, permettent de distinguer quatre périodes. La première s'étend jusqu'au XVe siècle. A cette époque correspondraient la moitié sud de la grande aile ouest, la construction de l'enceinte avec ses courtines et mâchicoulis et les quatre tours circulaires percées d'étroites archères. Du XVe au XVIIe siècle date la majeure partie du gros oeuvre. A la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle réalisation d'une construction ou d'une reconstruction. A cette période peuvent être rattachés, l'escalier et les parties hautes du tiers sud de l'aile ouest et l'ensemble de l'aile sud. De cette période date également vraisemblablement la grande pièce du premier étage avec ses peintures murales. L'une représente une chasse au cerf rabattu par la meute et le chasseur dans un filet, et l'autre un visage entre deux triglyphes. Ces peintures sont un exemple rare de décor de demeure seigneuriale de la région. La troisième période correspond au milieu du XVIIIe siècle avec la construction des 2/3 nord de l'aile ouest ; l'aile est ; mur d'enceinte primitif écrêté ainsi que les tours ; abaissement d'un étage des bâtiments primitifs ; mise au goût du jour des ouvertures. La dernière période s'étend de la fin du XVIIIe au XIXe siècle. Le château développe alors de nombreuses adjonctions (cave à vin; quatrième aile ; fermeture d'une vaste cour extérieure...). Le château, pratiquement inhabité, se réduit alors à une importante exploitation agricole. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des quatre tours d'angle ainsi que les courtines Est et Sud ; les peintures murales de la grande salle du premier étage : inscription par arrêté du 18 décembre 1980. 

 château de Maureilhan 34370 Maureilhan

 

Château de Marsillargues

 
Le château fut fondé en 1305 par Guillaume de Nogaret, qui obtint la seigneurie de Marsillargues en récompense de ses services rendus au roi Philippe le Bel. Du château féodal, il ne subsiste qu’une partie du sous sol, les grandes cuisines et le donjon avec sa tourelle carrée. Vers 1560, Jean de Louet de Calvisson entreprit la construction d’un nouveau château à l’emplacement de celui de son ancêtre. L’aile nord est refaite : façade et escalier intérieur à mur noyau. Cette façade est une des plus belles réalisations méridionales de la Renaissance et est à rapprocher de celle du château d’Uzès. En 1679, Jean-Louis II de Louet de Murat de Nogaret, marquis de Calvisson, entreprend la reconstruction d’une partie de l’aile nord avec son grand escalier suspendu et le portail d’entrée en demi-lune. Au XVIIIe siècle, les gypseries des salles d’apparat sont refaites. L’aile sud, bâtie en 1679, abritant les écuries, agrémentée d’une façade quasiment identique à celle de l’aile nord. L’orangerie est élevée en 1767 afin de fermer l’ensemble. Le 19 mai 1936, un incendie se déclare dans l’enfilade de salles jouxtant la galerie Louis XVI, qui est détruite ainsi que l’étage supérieur et l’escalier d’honneur. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble du château, avec ses bâtiments annexes et ses jardins : classement par arrêté du 20 octobre 1995. 

 château de Marsillargues 34590 Marsillargues 

 Téléphone : 04 67 83 52 10 

Château de Margon

La terre de Margon, ancienne baronnie, relevait directement du roi. Le premier hommage remonte à 1221. Les deux ailes latérales furent construites de 1512 à 1520. Pendant les guerres de Religion, la tour servit de prison. En 1719, le seigneur fit jeter sur les fossés, les arceaux qui permettent la communication directe avec le parc. Le château fut mutilé en 1793. L'édifice se compose d'un corps de bâtiment rectangulaire, flanqué de trois tours. Deux ailes latérales encadrent la cour est. L'aile nord est limitée à l'est par une tour ronde. L'aile sud, en partie détruite, était reliée à une grosse tour carrée dont seules subsistent les bases. A l'ouest, au delà de l'ancien fossé et en contre-bas, se développe le parc. Il est relié au château par un ensemble de terrasses en gradin et d'escaliers à volées divergentes ou convergentes. Les ailes nord et sud ont été remodelées aux XIXe et XXe siècles. Le corps principal est à un étage carré sur rez-de-chaussée et un étage de comble. La distribution des niveaux est assurée par un large escalier en vis, logé dans la tour Est. Le rez-de-chaussée est divisé en trois grandes salles en enfilade. L'ensemble est plafonné, mais seul le grand salon est couvert d'un plafond à la française. Les deux autres plafonds en plâtre datent de la fin du XVIIIe siècle. Le petit salon situé au rez-de-chaussée de la tour nord-ouest présente murs et voûte ornés de peintures du XVIIIe siècle (oiseaux exotiques, paysages et scènes champêtres). Les trois tours se prolongent d'un niveau au-dessus du corps principal. Ce dernier étage, du moins pour les tours nord-ouest et sud-ouest, est réservé à la fonction défensive du château. La partie du chemin de ronde, située aujourd'hui dans oeuvre, est en parfait état de conservation, de même que les consoles qui le supportent. Le jardin est à l’italienne avec des fleurs et des allées bordées de lauriers roses ou de cyprès taillés en colonnes, il réunit une végétation méditerranéenne, des haies et des topiaires en lauriers sauce, un verger et un potager... 

 Éléments protégés MH : le parc limité par des murs et du côté du couchant par une allée de noisetiers et de lauriers roses, les adjonctions accolées à l’aile est (chapelle et pièces contiguës) : inscription par arrêté du 1er février 1937. En totalité, le château de Margon, avec sa cour d’honneur, ainsi que l’ensemble des escaliers et terrasses descendant vers le parc, à l’exception du jardin et du parc et des adjonctions accolées à l’aile est du château, tels que délimités et hachurés en rouge sur le plan joint à l’arrêté : classement par arrêté du 22 février 2017. 

 château de Margon 34320 Margon 

 Téléphone : 04 67 24 60 54 

 

Château de Lunel Viel

Les plus anciennes parties du château de Lunel-Viel datent du XVIIe siècle, la protection du village avant cette époque aurait été assurée par le château de Lunel, tout proche, et par l’imposant clocher-donjon de l’Eglise Saint-Vincent. Bati par la famille de Trémollet, le château de Lunel fut ensuite vendu peu avant la Révolution au maire de Montpellier, puis au XIXe siècle à Paul Manse, un riche avocat qui le modifia beaucoup (restaurations, chapelle...). Le parc accueillit au même moment une orangeraie encore visible (même si il n’y a plus d’orangers). 

 Éléments protégés MH : l'orangerie, dans la partie communale du parc (actuellement jardin public) : inscription par arrêté du 23 octobre 1990. 

 château de Lunel Viel 34400 Lunel Viel

 

Château de Loubatières

Le site de Lubataria (lieu hanté par les loups) apparaît en 1013 dans le cartulaire de l'abbaye de Gellone. Demeure seigneuriale du XVe siècle, modifiée ultérieurement, à la fois rendez-vous de chasse et retraite discrète. La seigneurie et la grange de Loubatières appartiennent durant tout le XVIe siècle, sans doute même au cours du siècle précédent, à la famille de Pavie, très ancienne dynastie de notaires et conseillers du roi, appelée plusieurs fois au consulat. Par suite de l'alliance entre les familles de Pavie et de Mourcairol, le titre, la maison et les terres (dont une partie avait été cédée en 1590 au connétable de Montmorency pour la création de son parc de chasse, l'actuel château du Parc) échoient à cette dernière avant 1614. Les Roquemont, alliés aux Mourcairol, possèderont Loubatières dans le dernier quart du XVIIe siècle. Le domaine passe ensuite en 1725 à Jean d'Audiffret, conseiller du roi et correcteur en la Cour des Comptes, Aides, et Finances de Montpellier, puis à Barthélémy de Mestre de Roquessol en 1769. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, avec l'ensemble du bâti ancien (figurant sur le cadastre de 1827, à l'exception des nouvelles écuries), y compris la cour et les sous-sols, le jardin avec son portail et son pavillon ainsi que le sol de la parcelle : inscription par arrêté du 18 mars 2005. 

 château de Loubatières 34120 Pézenas

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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