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Château de la Dame Blanche

Le château perpétue une vieille légende selon laquelle Blanca, fille d'un chef maure vaincu à Poitiers par Charles Martel, séduite par le calme des lieux, décida de s'y fixer et y fit bâtir une forteresse, dont les documents officiels font mention au XIIe siècle. Le château actuel fut construit au XVIIIe siècle. De plan rectangulaire avec une petite aile en retour, le château comporte un étage sur rez-de-chaussée. La façade principale, à l'ouest, présente une légère avancée sur le reste du bâtiment avec, au centre de celle-ci, une seconde avancée sur le reste du bâtiment avec, au centre de celle-ci, une seconde avancée formant entrée couronnée d'un fronton triangulaire avec motif sculpté en guirlande ronde accostée d'ailes. Les angles sont chaînés de pierres à refends. La cour d'honneur sur cette face est limitée par une balustrade de pierre rappelant celle du château. La face Est ne présente, en son centre, qu'une avancée arrondie. Même balustrade interrompue sur l'avancée et remplacée par des tableaux sur lesquels sont placés trois pots à feu. Près du château se trouve un chai du XVIIe siècle avec, sur l'un des grands côtés, des arcatures arrondies retombant sur des piliers carrés et fermés par une balustrade. A l'extrémité d'une grande allée et la terminant, se trouve un fond d'autel en pierre et marbre gris et rose du 18e siècle, qui provient d'une église détruite de Bordeaux. Le panneau central, avec deux angelots aux coins du cadre, est encadré de deux colonnes de marbre à chapiteaux composites. De part et d'autre de ce panneau, deux autres comportent une ascension d'angelots présentant les instruments de la Passion. Un grand motif en accolade encadre l'ensemble. Au sommet du panneau central, une gloire avec au centre une colombe en vol et sur le pourtour une suite de têtes d'angelots. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, le chai, le retable en pierre se trouvant dans le jardin : classement par arrêté du 23 novembre 1964. 

 château de la Dame Blanche 33320 Le Taillan-Médoc 

 Téléphone : 05 56 57 47 00 

 

Château de Curton

Le premier membre de la famille de Curton cité par les textes officiel est Raimond de Curton dès le XIe siècle. Il apparaît ensuite comme seigneur dès le début du XIIe siècle. Dès la fin du XIIe siècle, Régin de Curton semble proche du pouvoir royal anglais et signe un traité à Londres. Au XIIIe siècle, on trouve la mention du château de Curton et de son seigneur, Amanieu de Curton.

 Au début de la guerre de Cent Ans, Édouard III d'Angleterre demanda à Arnaut de Curton de lui rester fidèle et de défendre la Guyenne contre les attaques des Français. Pour le remercier, il lui confia la juridiction sur les quatre paroisses entourant le château de Curton, Daignac, Espiet, Grézillac et Tizac-de-Curton. 

 Plus tard, deux des descendants de ce seigneur de Curton s'illustrèrent : Petiton de Curton, véritable héros de roman et toujours présent là où il y avait coup à férir et Sénebrun de Curton, fils d'Arnaut et seigneur de Curton, qui combattit au côté du Prince Noir. 

 Au début du XVe siècle la seigneurie de Curton passa dans les mains de la maison navarraise de Beaumont avec le mariage de Charles de Beaumont et d'Anne de Curton. Leur fils Louis de Beaumont hérita du château, avant que ce dernier soit pris par les Français puis donné à Jacques Ier de Chabannes de La Palice, seigneur de La Palice et de Madic, qui devait y mourir des suites de blessures reçues à la bataille de Castillon.

 La seigneurie de Curton resta dans la famille de Chabannes de la Palice dont les membres s'illustrèrent plus ou moins. En 1563, la baronnie de Curton fut érigée en marquisat, à la faveur de François de Chabannes.

 Le château, confisqué à la Révolution fut vendu comme bien national au citoyen Rabeau et fut transmis depuis cette période par ventes et alliances successives.

 Le « gisant de Curton » a longtemps été conservé dans le parc du château de Tustal à Sadirac, avant d'être déposé en 2000 au musée d'Aquitaine à Bordeaux pour l'étudier et le restaurer. Le personnage représenté a été identifié potentiellement grâce au lion couronné décorant son bouclier : il s'agit probablement d'un seigneur de Curton du XIIIe siècle. Avec son épée et son bouclier il est revêtu de sa tenue de combat. À ses pieds, l'animal, qui a perdu sa tête, devait être un lion. 

 Éléments protégés MH: le château de Curton en totalité : inscription par arrêté du 7 janvier 1926.

 château de Curton 33420 Daignac 

 Téléphone : 05 57 24 25 42

 

Château du Cros

L'histoire du château du Cros est étroitement liée à celle de la Guyenne anglaise; elle débute en 1196 lorsque Richard Coeur de Lion donne ce fief, le Domaine du Cros au sieur Boson de Casau. En 1322, Bernard de Ségur obtient du Roi Édouard II l'autorisation de fortifier le château en le ceinturant d'un mur de pierre et de chaux. Situé sur la hauteur de Loupiac, il surplombe la vallée de la Garonne devenant ainsi un point stratégique, et prend le nom de château du Cros. Château du XVIe siècle. Pavillon du XVIIe siècle peut-être vestige d'un corps de logis plus important relié au château. Édifice à étage presque entièrement ruiné, de plan rectangulaire, à tour d'escalier polygonale en façade, cantonné d'une tour ronde et d'une tour carrée qui seule a conservé sa toiture ; à proximité se dresse un pavillon de plan carré. 

 Éléments protégés MH : les tours et les vestiges du château, le sol et le sous-sol archéologique : inscription par arrêté du 31 décembre 1993. 

 château du Cros 33410 Loupiac 

 Téléphone : 05 56 62 99 31 

 

Château de Couloumey

Château construit dans la seconde partie du XVIIIe siècle à la fin des années 1770 par la famille Van den Branden, de riches négociants hollandais de Bordeaux, qui avait créé en 1749 une verrerie et une faïencerie, située à Libourne, dite "manufacture Vande Brande", qui cessera ses activités en 1806. Encadré de deux cours parfaites, la cour d’honneur et le jardin topiaire côté terrasse, l'édifice a été surélevé d’un niveau dans sa partie centrale au milieu du XIXe siècle par un négociant Bordelais, Monsieur Belso. Les bassins artificiels jouxtant la pièce d’eau du Couloumey ont vraisemblablement servi à la célèbre manufacture des "toiles indiennes" du XVIIe siècle, installée dans le domaine voisin de Lalande. Pierre Bon, propriétaire actuel, a entrepris sa restauration et lui a redonné une vie viticole.

 Éléments protégés MH : le logis, la terrasse sur jardin, les ailes de communs (excepté la dépendance nord-est remaniée), la cour d'accès nord avec son pigeonnier, les murs de clôture et leurs portails, le jardin sud, les deux allées plantées d'arbres menant aux pièces d'eau : inscription par arrêté du 16 avril 2002. Les pièces d'eau situées au sud du château, avec leur système de pont, canaux et bassins maçonnés : inscription par arrêté du 16 avril 2002.

 château de Couloumey 33640 Beautiran 

 Téléphone : 05 64 10 19 00 

 

Château Clément-Pichon

Situé aux portes de Bordeaux sur la commune de Parempuyre, l’histoire du château remonte au XIVe siècle où il se nommait La Motte Caupène. Après la succession de plusieurs familles et le passage de Louis XIV à deux reprises sur ses terres, le château, suite à un incendie, est reconstruit pour la famille Durand-Dassier en 1881. Château néo-Renaissance bâti par l'architecte Garros dont le style éclectique s'inspire des châteaux de la Loire et des constructions du XVIIe siècle. Des pavillons irrégulièrement disposés autour d'un corps de bâtiment central, des tours d'angle et un décor sculpté forment un ensemble suggérant différentes époques de construction. La disposition intérieure s'organise autour d'un spacieux vestibule habillé de boiseries de style Renaissance. La salle à manger possède une cheminée dont la hotte est formée d'un panneau de céramique de Sèvres signé par Dammouse. Cette propriété a été acquise par Clément Fayat en 1976, il y a intégralement recréé un vignoble de 25 ha. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures et la totalité du rez-de-chaussée du château Clément-Pichon : inscription par arrêté du 16 juin 2000. 

 château Clément-Pichon 33290 Parempuyre 

 Téléphone : 05 56 35 23 79 

 

Château Citran

Le château Citran fut le siège d'une seigneurie qui appartint pendant plus de six siècles à la famille Donissan. Le château actuel a été bâti vers 1862 par l'architecte Pierre-Charles Brun, à l'emplacement du château médiéval entouré de douves. De grands bâtiments rectangulaires précèdent l'édifice ainsi que des communs, des chais et un grand parc. Il est élevé sur deux niveaux, flanqué de deux pavillons latéraux en saillie et couvert d'une toiture d'ardoise à brisis. Il est entouré des douves anciennes. Le domaine s'intègre dans le réseau des chenaux d'irrigation médocains qui traversent le domaine. Les propriétaires œuvrent désormais à l’épanouissement du domaine tout en veillant au respect de son histoire et à sa libre respiration. 

 Éléments protégés MH : le château avec ses bâtiments agricoles (façades et toitures), son parc et les éléments qu'il contient : portails, ponts et pigeonnier : inscription par arrêté du 22 février 2012. 

 château Citran 33480 Avensan 

 Téléphone : 05 56 58 21 01 

 

Château Chavat

Le domaine Chavat, connu sous ce nom, remonte à la fin du XVIIe siècle lorsqu’en 1685 la famille qui le possédait portait ce même nom. Délaissé dans le dernier quart du XIXe siècle, il doit sa renaissance à un homme de goût : François Thévenot. Il va acquérir la propriété en 1914 pour la sauver de la ruine et la transformer en jardin remarquable. Chavat est un domaine d’une grande richesse qui doit tout aux artistes qui sont intervenus pour faire émerger de ses ruines le petit joyau de M. Thévenot. Ainsi, vont répondre à l’appel de Chavat, un paysagiste parisien Charles Bouhana, et deux architectes le premier est bordelais Henri Marmisse et le second est suisse, le jeune Charles Edouard Jeanneret dit Le Corbusier, deux sculpteurs, l’un est italien, Ernesto Gazzeri et l’autre est polonais, Pio Welonski. François Thévenot est un être féru de culture et d’art ; on retrouve parmi son cercle d’amis, Roganeau, peintre, auteur d’un portrait de sa fille Yvonne Thévenot, dont Firmin Michelet sculptera le buste. On y trouve Hélène Duffau, un peintre oubliée qui a dessiné l'ensemble des décors vitrés du château, la famille Jeanneret, dont le fils Charles-Edouard qui prend en 1919 le pseudonyme Le Corbusier, signera le château d'eau du domaine Chavat en 1917 et enfin un autre sculpteur, Ernesto Gazzeri, responsable de l’ensemble des sculptures en marbre de Chavat. Les plans du paysagiste Charles Bouhana sont réalisés dès 1916 et la construction du château et du parc est achevée en 1917, sous la direction de l’architecte Marmisse. Le château d’eau de le Corbusier complète le domaine.

C'est en 1918 qu'est achevé le joyau de François Thévenot. Victime du "crack" boursier en 1930, il vend son domaine en 1934 à la mairie de Podensac. Un achat qui transformera le domaine en maison de retraite de 1934 à 1999. Le jardin restera public durant toute cette période. La municipalité reprendra la pleine exploitation du domaine à partir de 1999. C'est en 2006 que les serres et le château d'eau de Le Corbusier sont classés Monuments Historiques. Le parc a reçu en 2010 le label du Comité des parcs et Jardins de France. Ce parc a été créé au début du XXe siècle sur un domaine de 5 ha dont il a conservé le nom. Situé en bord de Garonne, il est remarquable par sa variété végétale, son importante statuaire et son parcours d'eau. Jugé par les monuments historiques comme l'un des plus beaux en Aquitaine il a été classé en 2006. 

 Éléments protégés MH : le parc Chavat, en totalité, avec l'ensemble de son décor sculpté et son parcours d'eau, ses serres et le château d'eau dit "château d'eau Le Corbusier" : classement par arrêté du 3 juillet 2006. 

 château Chavat 33720 Podensac

   

Château de Châteauneuf

La demeure dépendit tout à tour du tribunal des moines de la Sauve-Majeure et de la prévôté royale d'Entre Deux Mers. La construction de l'édifice semble remonter à la deuxième moitié du XVIe siècle: tours, fenêtres à meneaux murées côté ouest, porte du côté Est surmontée d'une tête féminine. Les modifications s'échelonnent du XVIIe au XIXe siècle, transformant l'édifice primitif pour lui donner son aspect actuel. Le logis rectangulaire est encadré, à l'ouest, par deux tours rondes. Côté Est, s'ouvre une porte à sommet cintré, encadrée d'impostes de bossages en forte saillie, de deux têtes de lions, de lignes de refends, et coiffée d'un claveau saillant sculpté d'une tête de femme dont la coiffure évoque la deuxième moitié du XVIe siècle. L'ensemble est couronné d'un fronton courbe surmonté d'une corniche. Le perron côté sud comporte une balustrade en fer forgé. A l'est, deux petites tours et des communs délimitent une cour dans laquelle une allée joignait le puits au logis. L'intérieur du logis conserve des cheminées du XIXe siècle pour la plupart. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du bâtiment central avec ses deux tours circulaires ; les façades et les toitures des deux tours circulaires qui flanquent les dépendances ; la grille du portail d'entrée Nord : inscription par arrêté du 1er février 1988. 

 château de Châteauneuf 33670 Saint-Léon 

 Téléphone : 05 56 23 47 01 

Château de Certes

Édifice d'un vaste domaine piscicole construite vers 1840, agrémentée de colonnades et d'un décor intérieur mis en place dans les années 1930 : cheminées, lambris, tissus et papiers peints, carrelages, meubles intégrés aux boiseries. Les haras de 1880 ont leurs façades rythmées par des contreforts pilatres. L'entrée monumentale du domaine est édifiée comme une pergola. Les anciens marais salants endigués au XVIIIe siècle par le marquis de Civrac, ont été réaménagés en réservoir à poisson pour la pisciculture (anguilles, bars, daurade) au XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des dépendances (anciens haras), les pièces à décor du château : au rez-de-chaussée le vestibule, le salon et la salle à manger donnant sur celui-ci, l'escalier avec sa cage, et au premier étage le boudoir, la pièce d'eau avec rocaille, le portail d'entrée et la pergola : inscription par arrêté du 27 décembre 1991 

 château de Certes 33980 Audenge 

 Téléphone : 05 56 82 71 79

   

Château de Cérons

Le château de Cérons est construit à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle, par les Denys, famille de parlementaires. C'est l'ancienne résidence des Calvimont. Le domaine est clos de murs et le château se trouve au fond d'une cour bordée de communs. Le logis se compose d'un bâtiment flanqué de deux pavillons latéraux. Au centre du bâtiment, le mur attique, décoré de tables, s'incurve pour former une sorte de fronton circulaire encadré de décors végétaux. Des pots à feu ornent la partie supérieure du mur. La façade postérieure présente la même ordonnance. Les tables y sont décorées de bouquets symbolisant les quatre saisons. A l'intérieur, une pièce centrale décorée de lambris et de staffs perce le bâtiment de part en part. Elle est encadrée de chaque côté par 2 pièces s'ouvrant sur la cour antérieure, et deux autres s'ouvrant vers l'arrière. Les parties agricoles sont bâties de moellons et couvertes de tuiles creuses ou plates. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité : inscription par arrêté du 19 août 2008. 

 château de Cérons 33720 Cérons 

 Téléphone : 05 56 27 01 13 

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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