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Château de L’Isle Fort

Maison forte du XVIe siècle, remaniée en 1608 (exemple représentatif des constructions du tout début du XVIIe siècle dans le Bordelais), mutilée au XIXe siècle (disparition du pont-levis, de l'enceinte et de la basse-cour). Le bâtiment se compose d’un corps de logis flanqué d’une tour carrée de 12 m de côté. Elle possède des murs de deux mètres d’épaisseur et s’élève sur trois niveaux. Au-dessus du second étage, des mâchicoulis supportent un parapet percé de meurtrières. Les linteaux des fenêtres sont ornés de claveaux en pointe de diamant et portent des têtes humaines. En outre, la porte principale est encadrée de pilastres et couronné d’un fronton brisé. Une chapelle néo-gothique a été élevée à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, Sylvie Douce et François Jeantet ont restructuré le vignoble, replanté, rééquipé entièrement les chais pour retrouver l’émotion que suscitait autrefois la qualité des vins de ce domaine qui accueillit Henri IV. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, les douves, le pont d'accès à l'est et le sol de la terrasse ceinte de douves : inscription par arrêté du 31 décembre 1996. 

 château de L’Isle Fort 33360 Lignan-de-Bordeaux 

 Téléphone : 06 58 18 45 22 

Château de Lescombes

L'édifice fut agrandi en 1537 d'un corps de logis et d'importantes dépendances. En 1631, il fut acheté par le prieur du monastère des Feuillants de Bordeaux. La famille Feuillants refit le corps de logis et le surmonta d'un pavillon. Le cadastre de 1811 montre que le bâtiment formait, avec les dépendances, un quadrilatère délimitant une cour intérieure. L'existence du pigeonnier est attestée dès 1673. De plan circulaire, coiffé d'un dôme de pierre muni, à l'est, d'une lucarne d'envol, l'édifice est ponctué dans sa partie supérieure de deux randières ou randelles, anneaux de pierre empêchant les rongeurs de grimper. La porte d'origine se situe au nord. Au sud, sous un linteau métallique, une porte a été pratiquée en réutilisant des éléments d'une porte à gâble et pinacles provenant sans doute d'une partie détruite du château. A l'intérieur, un puits profond de douze mètres alimentait le réservoir placé sous la coupole (aménagement du début du XXe siècle). 

 Éléments protégés MH : le pigeonnier du XVIIe siècle : inscription par arrêté du 4 mars 1992. 

 château de Lescombes 33320 Eysines

 

Château de Lavison

Ce château, d'origine XIIIe siècle a été remanié au XVIe siècle. Il se compose d'un donjon, d'un corps de logis, d'une enceinte renforcée de deux tours et d'un châtelet d'entrée avec dépendances. Un petit logis XVIIe siècle a été ajouté au fond de la cour. Au début du XXe siècle, le grand-père des actuels propriétaires achète le domaine pour y créer un domaine agricole en polyculture. En 1920, les vignes sont arrachées puis replantées, le vignoble conserve cet encépagement resté inchangé. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du donjon, du logis et des dépendances à l'intérieur de l'enceinte, l'enceinte avec ses deux tours et son châtelet d'entrée (façades et toitures), le puits et les façades du pigeonnier. A l'intérieur du château l'escalier à vis, les poutres peintes du rez-de-chaussée et du premier étage du logis, la cheminée de la grande salle du premier étage, la cheminée de stuc de l'aile Sud-Ouest ajoutée au XVIe siècle, la cheminée du châtelet d'entrée : inscription par arrêté du 21 décembre 1987. 

 château de Lavison 33190 Loubens 

 Téléphone : 05 56 71 48 82 / 06 30 63 61 90 

 

Château Laujac

Des découvertes archéologiques faites en 1887 attestent d’une occupation du site de Laujac dès l’époque gallo-romaine. D’après Léo Drouyn, dans son ouvrage, quelques maisons nobles bâties dans le voisinage immédiat des châteaux, la maison noble de Laujac dépendait jusqu’en 1580 de la maison du Mur. Sur la carte de Claude Masse (1708), la maison noble est établie à "Naugeat" et les bâtiments sont organisés selon un plan en U, autour d’une cour. Le toponyme Naugeat devient Laujac au milieu du XVIIIe siècle. En 1715, Catherine Belrieu de Virazel, seule héritière des biens des Mullet de Volusan, apporte par mariage à Henri Daugeard les terres de Laujac, Laroze, Tartuguières et Bessan. C'est ainsi qu'à la Révolution, le domaine appartient encore à la famille Daugeard qui compte parmi ses membres plusieurs présidents à mortier au Parlement de Bordeaux, notamment Jean-Charles Daugeard. L’inventaire des Biens Nationaux énonce que la propriété comprend une maison de maître et des bâtiments ainsi que des terres, des prés et des vignes. A ce domaine s’ajoutent la métairie du Peyrat et le bois de Laffitte, situés à Bégadan. L’ancienne grange portant la date de 1785 et le bâtiment abritant actuellement les bureaux sont les seuls vestiges de cette période. Ce dernier semble avoir abrité l’ancien logis avant la construction de la nouvelle demeure autour de 1800 lorsque le domaine appartient alors à Villemenot.

Puis le château est acquis par Jean-Valère Cabarrus, négociant, président de la Chambre de commerce de Bordeaux et conseil général de la Gironde, qui possède également le château Lagrange à Saint-Julien-Beychevelle. Le plan cadastral de 1831 montre un bâtiment de plan rectangulaire avec une aile en retour d’équerre qui aurait abrité des chais. Le 16 mars 1852, le domaine est acheté par le négociant Jean Guillaume Hermann Cruse à Dominique-Adrien Cabarrus. L’ancien logis est remanié au cours du troisième quart du XIXe siècle. La date de 1863 est inscrite sur la cloche du pavillon, et le registre des augmentations et diminutions de la matrice cadastrale indique une augmentation de construction en 1867. Au cours des années 1870, des travaux sont réalisés : suppression de l’aile et remaniement des façades du château. Par ailleurs, les matrices cadastrales indiquent une augmentation de construction en 1874 et une construction nouvelle en 1876.

La demeure, de plan rectangulaire, s’élève sur un rez-de-chaussée et un étage d'attique. La façade sud s’ouvre sur un parc arboré et aménagé d’une pièce d'eau, agrémentée d’îles. Elle s’organise en trois parties. Celle au centre compte quatre travées. Elle est précédée d’un portique formé de trois paires de colonnes à chapiteaux toscans, qui soutiennent un entablement et le niveau d'attique. Un fronton cintré et une rambarde d'attique couronnent l'ensemble. Les deux autres parties, en légère saillie et formant avant-corps, s’ouvrent de chaque côté par trois baies en plein-cintre encadrées par des pilastres. Le niveau d’étage-attique, aveugle, est orné d’un fronton triangulaire traité en bossage continu et couronné d'une balustrade. Une travée en léger retrait complète l'ensemble de part et d'autre. La façade nord est semblable, excepté l'absence de portique. On note également que l'entablement est resté nu sur cette façade, tandis qu'il est sculpté de métopes et de triglyphes sur la façade opposée et sur les façades latérales. L’élévation latérale ouest est identique aux avant-corps ; l’élévation présente une baie en plein-cintre à la place du fronton. Le bâtiment abritant les bureaux est de plan rectangulaire, sa façade principale tournée à l’est dans la cour des dépendances. Il s’élève en rez-de-chaussée avec un comble à surcroît et présente des maçonneries en petit moellon enduit. Il est dominé d'une tour carrée abritant un pigeonnier dont le toit est couvert de tuiles plates. Les deux bâtiments sont séparés des bâtiments agricoles par une grille et un portail métalliques.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments constituant le domaine, ainsi que les cours, les portails et le parc avec son parcours d'eau : inscription par arrêté du 21 juin 2013. 

 château Laujac 33340 Bégadan 

 Téléphone : 05 56 41 50 12 

 

Château de Lagarette

A l'origine maison forte du XVe siècle de plan carré à tour d'escalier d'angle. De cette époque subsistaient des éléments d'une fresque assez conséquents pour que l'on puisse identifier une scène de bataille. Certaines baies ont été ouvertes, d'autres reprises au XVIIe siècle. Un corps de bâtiment fut accolé au premier édifice pendant le XVIIIe siècle Le château est composé d'un corps de logis rectangulaire à deux niveaux et d'un gros pavillon. Dans l'angle formé par les deux corps est logée une tourelle au toit en poivrière. Les ouvertures du pavillon ont les caractères de la fin XVIe siècle, celles de l'autre corps paraissant plus tardives. 

 Éléments protégés MH : le pavillon bâti au XVe siècle et l'aile ouest du XVIIIe siècle (l'aile Est du rez-de-chaussée étant exclue de la protection) : inscription par arrêté du 11 septembre 2001. 

 château de Lagarette 33085 Camblanes-et-Meynac 

 Téléphone : 05 56 20 08 78

   

Château Lafite-Rothschild

Lafite est mentionné comme maison noble dès le XIVe siècle. Le chapitre cathédral de Bordeaux, suzerain du lieu, autorisa son seigneur à la munir de fossés et d'un pont-levis en 1662. En 1715, Alexandre de Ségur achète le domaine de Lafite et le transmet à son fils, Nicolas Alexandre de Ségur, le célèbre "prince des vignes". A sa mort, le domaine comprend des parterres et des terrasses ainsi que des jardins ; les terres sont réparties en vignes, en terres labourables, en vimières, des marais, un moulin à vent, des prairies et des bois de haute futaie ; la maison noble et tout ce que renferme la pré-clôture sont évalués à 50 000 livres. Tous les autres fonds sont estimés à 657 100 livres. En 1786, Nicolas Pierre de Pichard, chevalier, conseiller du Roi en ses conseils, président à mortier au Parlement de Guyenne, acquiert le domaine pour la somme de 960 000 livres. Guillotiné le 30 juin 1794, ses biens sont confisqués au profit de la Nation en vertu de la loi du 2 septembre 1792. Le 26 messidor an IV (14 juillet 1796), le domaine de Lafite qui comprend 166 journaux de vigne, 52 de prairies et 66 de marais est adjugé à M. Rozier, négociant à Paris. Mais la vente est annulée et, le 12 septembre 1797, Jean de Witt, ministre de la République batave à Paris, s'en porte finalement acquéreur pour plus de 2 millions de livres ; puis sont mentionnés comme propriétaires successifs, un hollandais, M. Vanlerberghes, puis un banquier anglais, Samuel Scott, en 1821. En 1867, James de Rothschild achète le domaine 4 149 000 francs. Il est encore aux mains de cette famille aujourd'hui. Les bâtiments les plus anciens conservés semblent être la demeure avec ses tours, datant peut-être du XVIIe siècle. La comparaison entre un plan de 1801 et le plan cadastral de 1825 permet de voir les bâtiments existant à cette époque : la demeure présente à peu près la même forme, excepté dans la partie sud. Des bâtiments annexes se trouvaient à l'ouest mais étaient disjoints alors qu'ils forment un alignement plus régulier sur le plan de 1825. Ces bâtiments ont été définitivement réunis avant 1868 avec l'ajout d'une travée que l'on aperçoit sur une photo prise à cette époque.

Le château est situé sur une terrasse, dominant les marais dit de Lafite ou du Breuil, et entouré de croupes de vigne. La demeure adopte plus ou moins un plan en L, la partie la plus au nord étant certainement la plus ancienne. La façade orientale forme pignon et est flanquée à l'angle nord-est d'une tour ronde coiffée d'un toit conique en ardoise. Ce pignon présente un rez-de-chaussée percé de quatre portes en plein-cintre et un étage avec quatre fenêtres présentant des allèges en léger ressaut et surmontées d'une corniche à modillons. L'une de ces fenêtres se distingue par son gabarit plus étroit. Les rampants du pignon sont agrémentés de deux frontons triangulaires passants et d'un fronton cintré à volutes rentrantes en amortissement. Sur la façade nord sont greffées la tour d'angle ronde ainsi qu'un appentis et une tour de plan carré avec toit en pavillon en ardoise. On retrouve des baies étroites ainsi qu'une porte en plein-cintre. Les allèges des fenêtres de l'étage sont traitées en léger ressaut. La tour carrée est dotée d'une lucarne passante avec ailerons à volutes et fronton à volutes rentrantes. La façade sud est organisée selon trois travées. La porte principale, rectangulaire, est surmontée d'une corniche. Le rez-de-chaussée est également percé de deux fenêtres en plein-cintre. Les fenêtres de l'étage présentent des allèges en léger ressaut. Au sud, un bâtiment à étage carré complète le plan en L : les deux ailes sont réunies par une imposante tour carrée sur laquelle est greffée une tourelle coiffée d'un dôme en pierre, dite tour de l'horloge. La façade est de cette aile présente cinq travées. Les encadrements des ouvertures sont traités en continu formant une travée en ressaut. La façade sud à trois travées présente à l'étage des fenêtres avec allèges en ressaut. Cette aile est doublée à l'ouest par un bâtiment formant porche et donnant accès à une cour ménagée à l'ouest du château. Au sud, se déploie une vaste aile de bâtiments de dépendance qui devaient regrouper des écuries ainsi que des logements pour le personnel. Aujourd'hui, ces espaces servent notamment de bureaux. On distingue deux parties : le bâtiment nord à étage carré est composé de dix travées, les trois centrales formant avant-corps à pignon avec fronton triangulaire. La façade est rythmée par des jambes traitées en bossage. Le bâtiment situé en léger contrebas mais dans le prolongement est composé d'un corps central dont la façade est rythmée de sept arcs en plein-cintre réunissant les trois baies correspondant à chaque logement d'ouvrier : on trouve ainsi une alternance d'une porte et d'une fenêtre avec une fenêtre à l'étage. Ce corps principal est encadré de deux pavillons d'angle à étage carré formant pignon et composés de trois travées : il s'agissait probablement des logements du régisseur ou du maître de chai. Le pavillon sud présente également une façade sud, percée de cinq travées d'ouvertures. Les façades postérieures (à l'ouest) de ces deux bâtiments formant l'aile de dépendance sont en partie occultées par les ajouts de bâtiments plus récents. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, le hall d'entrée avec son poële, le grand salon, le salon d'été, le fumoir avec son décor intérieur, les façades et les toitures du cuvier, les 24 cuves anciennes en chêne de Bosnie et le chai dit du vin nouveau : inscription par arrêté du 22 novembre 1989. 

 château Lafite-Rothschild 33250 Pauillac 

 Téléphone : 05 56 59 26 83 

 

Château de Lacaussade

Demeure construite en 1590 par Guillaume de Gascq, écuyer d'Henri IV, trésorier Général de guyenne, puis de guillaume de Mons Président du Parlement de Bordeaux et au XVIIIe de Jean-Pierre Cazenave de Lacaussade. Le bâtiment, cantonné d'une tour circulaire et de deux pavillons carrés, est prolongé d'une aile de communs plus tardifs. Le château a conservé son aspect extérieur défensif et possède un luxueux intérieur fait de boiseries raffinées et plafonds travaillés, parquets à la Versailles et cheminées sculptées. Décor intérieur de lambris des XVIIIe et XIXe siècles. Meublé de belles pièces d'époque, de bibelots, de tableaux maintenus en bon état par le descendant de J-P Lacaussade. Un musée de la Chasse et de la Nature a été élaboré à partir de collections familiales d’armes, peintures, gravures, trophées, faïences et costumes. La présentation débute à l’époque de François Ier. Le parc est également accessible au public. Le château actuel présente un corps de logis carré, soudéàj ses angles d'une tour ronde et d'une tour carrée. Le corps de logis se termine par une grande tour carrée accolée d'une tourelle ronde en encorbellement qui devait occuper le centre du bâtiment et servir de donjon. Un bâtiment à usage de communs se poursuit à la suite du donjon. A l'origine, il devait faire partie du logis et comporter également une tour ronde ou carrée à ses angles. 

 Éléments protégés MH : le logis et son aile de commun attenante ; l'aire de la cour intérieure ; les terrasses à balustres ; les murs de clôture avec leurs portails : inscription par arrêté du 2 janvier 2002.

 château Lacaussade 33880 Baurech 

 Téléphone : 05 56 78 75 38

   

Château des Jaubertes

Le château des Jauberthes appartenait, dans le XIIIe siècle, à messire Gassier des Apas, coseigneur de Castets et des Jauberthes. Ce fut un de ses successeurs, Bernard des Apas, qui fonda, le 8 avril 1418, aux Jauberthes, la célèbre chapelle de Notre-Dame de Pitié, où les pieuses châtelaines du pays allaient à certaines époques faire leurs oraisons. Dans le XVe siècle, Jean de Lur, vicomte d'rza, qui tenait cette terre du côté maternel, vendit à messire Jacques d'Escars le manoir de Castets, ainsi que le château des Jauberthes. Quelques années plus tard, messire Jacques d'Escars vendait à son tour à Jean de Fabas le château de Castets et tous les droits qui pouvaient lui appartenir, comme il les avait acquis de messire Jean de Lur. A la même époque, le même Jacques d'Escars, seigneur de Merville, de Taillecavat et autres places, grand sénéchal de Guyenne, époux de Nicole de Pontac, cédait le château des Jauberthes et la paroisse de Saint-Pardon, avec tous droits de justice haute, moyenne et basse, à Madame Isabeau de la Chassaigne, dame de Betaille, veuve de messire Raymond de Pontac, conseiller du roi et président à la première chambre des enquêtes en la cour du Parlement de Bordeaux, seigneur de Salles, Belin, Belliet et autres places. Le château des Jauberthes, qui vit mourir l'illustre et saint évêque de Bazas, Monseigneur Arnaud de Pontac, fut, d'un autre côté, le berceau d'un grand nombre d'hommes remarquables dans l'ordre de Malte, dans la magistrature et dans l'armée. Il y eut parmi les Pontac des premiers présidents, des présidents et des conseillers. Plusieurs occupèrent les grades de mestres-de-camp, de capitaines aux gardes-françaises, de chefs d'escadre, de capitaines de vaisseaux, de colonels du régiment du roi et d'officiers supérieurs des gardes.Le château des Jauberthes a donné autrefois l'hospitalité à plus d'un noble visiteur. Au nombre des hôtes illustres qu'a reçus cette belle résidence, on compte le cardinal de Richelieu, Henri IV, et enfin Mademoiselle de Montpensier, qui, au retour de son voyage à Saint-Jean-de-Luz, lors du mariage du roi Louis XIV, y vint visiter, comme elle le dit dans ses Mémoires, la présidente de Pontac, "sa parente et son amie".

Le château est constitué de deux grands corps de bâtiments disposés en équerre, sur lesquels sont greffées à l'angle nord-est, une ancienne tour rectangulaire contenant la chapelle et, dans l'angle intérieur sur la face est, une tour hexagonale; au sud-est, une troisième tour rectangulaire. Sur la façade ouest, une tour ronde placée à l'extrémité sud du bâtiment répond à un avant-corps. La tour hexagonale est percée de trois fenêtres superposées dont gâbles et pinacles moulurés sont décorés de choux frisés. L'intérieur conserve un billard décoré de cuirs de Cordoue peints, provenant du château Saint-Jean dans les Landes. Les peintures dateraient de 1720. Encastrés dans des boiseries de cèdre spécialement réalisées pour leur présentation, les cuirs représentent des personnages de la Comédie italienne et sont décorés de guirlandes de fleurs. A l'est du château se trouve un colombier dont le toit est percé de lucarnes à frontons semi-circulaires. Autour du château, un parc aux épais ombrages, d'antiques char milles, de vastes jardins en fleurs, des bassins et des fontaines, d'où les eaux jaillissent en abondance, donnent à ce lieu l'aspect d'un de ces palais que l'on rencontre aux environs de Paris, et où la foule aime à venir aux jours de fête chercher un peu de fraîcheur et de repos. Nous ne disons rien ici des orangeries des Jauberthes, si connues à Langon, à Bazas et à Bordeaux même. Nul n'ignore qu'elles pourraient prêter aux jardins de Versailles plusieurs arbres qui n'y seraient pas les moins dignes d'attention. L'un d'eux, encore plein de sève, fut donné, en 1649, à messire de Pontac, jurat gentilhomme de la ville de Bordeaux, par un homme dont il avait été cependant l'adversaire, le duc d'Épernon, qui voulut ainsi reconnaître, la querelle une fois apaisée, la loyauté et le grand caractère de M. de Pontac. Celui-ci avait présenté, en effet, une requête et obtenu un arrêt du Parlement de Bordeaux, qui ordonnait que, sans avoir égard à la décision du duc d'Epernon, trois jurats d'alors continueraient l'exercice de leur charge.

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château et du pigeonnier: inscription par arrêté du 4 août 1978 

 château des Jaubertes 33210 Saint-Pardon-de-Conques 

 Téléphone : 05 56 02 61 50

 

Château d'Issan

Son histoire est marquée par une légende associant son vin au mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenêt en 1152, bien que cette anecdote relève davantage de la tradition orale. Le château actuel, de style classique, fut édifié au XVIIe siècle par la famille d’Essenault, riche lignée parlementaire bordelaise, sur les fondations d’un ancien château fortifié médiéval entièrement rasé. Les douves entourant l’édifice et certaines tours datent de cette période de reconstruction. 

 Au XIXe siècle, le domaine connut un essor significatif sous l’impulsion de la famille Blanchy, puis des Roy, qui modernisèrent les installations avec des chais et un cuvier. Ces améliorations permirent au château d'Issan d’être classé troisième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855. Son vin, réputé, fut même servi à la cour de l’empereur François-Joseph à Vienne, inspirant la devise du domaine : « Regium mensis aris que deorum » (« Pour la table des Rois et l'autel des Dieux »). 

 En 1945, la famille Cruse, déjà propriétaire de plusieurs domaines bordelais comme Pontet-Canet, acquit le château et en assura la gestion pendant plusieurs décennies. Emmanuel Cruse I, puis son fils Lionel et son petit-fils Emmanuel Cruse II, se succédèrent à sa direction jusqu’en 2013, date à laquelle le millionnaire Jacky Lorenzetti devint copropriétaire. Le château, partiellement classé monument historique depuis 1970 pour ses façades, toitures et cheminées Renaissance, reste un symbole du patrimoine viticole et architectural de la région. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, les deux cheminées situées au premier étage du château, l'une dans la salle de Justice (anciennement salle des Gardes), l'autre dans la salle à manger (anciennement chambre d'honneur) : inscription par arrêté du 16 juin 1970. 

 château d'Issan 33460 Cantenac 

 Téléphone : 05 57 88 35 91

   

Château de l'Hospital

Construite de 1787 à 1789, cette demeure est attribuée à Louis ou à l'un de ses élèves. Bâtiment de plan rectangulaire dont la façade ouest, qui donne sur le parc, est composée d'un corps de logis principal légèrement en retrait par rapport aux deux pavillons des extrémités auxquels furent accolés ultérieurement les départs des deux ailes en retour. La porte centrale est mise en valeur par deux colonnes engagées d'ordre ionique qui soutiennent un entablement portant lui même la loggia de la fenêtre de l'étage. Le tout est couronné d'un toit à l'italienne bordée de balustres. La partie centrale de la façade Est est soulignée par une avancée surmontée d'un fronton triangulaire. Cette partie a dû être remaniée au XIXe siècle. Primitivement, la cour d'entrée aurait dû être complètement fermée mais le mur d'arceaux ovale s'est effondré en 1787. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, les arcades de la cour intérieure, la salle à manger, le salon et le vestibule avec leur décor : classement par arrêté du 8 août 1973. Les parties non classées du château et de son domaine rapproché, parties bâties et non bâties, comprenant les cours, les communs, les grilles, les murs de clôture et le parc avec son parcours d'eau : inscription par arrêté du 29 novembre 2013. 

 château de l'Hospital 33640 Portets 

 Téléphone : 05 56 67 54 73 / 07 49 80 88 27 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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