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Château de Luc

Le château de Luc est mentionné comme fortification au VIe siècle. Il en subsiste un pan de mur, le reste d'une tour à deux étages, des pans de mur d'enceinte, un bâtiment appelé "la prison" du fait de son absence de fenêtre et de son système de fermeture extérieur, un puits, trois piliers qui sont les restes d'une tour d'habitation ou d'une barbacane et un grand bâtiment rectangulaire. La tradition locale désigne ce dernier comme église du château. Les murs de ce bâtiment présentent des assises en "opus spicatum" qui pourraient le faire remonter au VIe siècle. 

 Éléments protégés MH : les vestiges du château : inscription par arrêté du 10 février 1986. 

 château de Luc 48250 Luc

   

Château de Grisac

Grisac fut érigé en marquisat au XIVe siècle. En 1309 y naquit Guillaume de Grimoard qui devint pape en 1362 sous le nom d'Urbain V. Il y passa une partie de son enfance. L'essentiel de la construction médiévale dû être bâti vers le milieu du XIVe et sans doute agrandi au XVe siècle. L'édifice est abandonné à la fin du XVe siècle. Du XVIIe au XIXe siècle, des transformations sont réalisées et, au XIXe siècle, le domaine se transforme en exploitation agricole et en école communale. La masse principale de l'édifice est de plan rectangulaire et présente : les vestiges d'une tour de guet ; un corps central en partie écroulé ; un massif aménagé en habitation à l'est ; une terrasse et des vestiges de constructions au sud ; une grande cour de ferme au nord, bornée par de petits bâtiments agricoles récents ; une grange à deux niveaux à l'ouest et une autre à l'est. Autour de cet ensemble, des vestiges de dispositifs défensifs pourraient être reconnus. 

 Éléments protégés MH : les parties subsistantes du château : le donjon, le corps central et le massif Est ; les façades et les toitures des bâtiments de ferme dépendant de l'ancien château : inscription par arrêté du 21 décembre 1984. 

 château de Grisac 48220 Le Pont-de-Montvert

 

Château de la Grange

Robert Borrel de Chalhonet, seigneur de Montjézieu-Orcières, quatrième fils de Philippe de Chalhonet, acheta en 1601, à Claude de Nogaret, la terre de La Grange, paroisse de Servières, qui comprenait quatre domaines; La Grange, La Penderie, Gazelle, La baraque de La Grange. En 1622, il acheta une partie de la Baronie de Servières et c'est à cette époque qu'il fit construire le château tel que nous pouvons encore le voir aujourd'hui. Les structures internes de la demeure sont très intéressantes, en particulier le vestibule peint. 

 Éléments protégés MH : le château et le sol de la parcelle : inscription par arrêté du 9 mars 1999.

 château de la Grange 48000 Servières

 

Château de Grandlac

Le domaine est mentionné comme manse dans l'acte de paréage passé entre le roi de France et l'évêque de Mende en 1307. La construction de la maison-forte pourrait dater du XIVe siècle ou du XVe siècle; de cette période subsistent le gros-oeuvre, les corbeaux soutenant le mâchicoulis disparu, les culs de lampe des échauguettes arasées ornés de bustes et de têtes de caractère grotesque et un linteau monolithe orné d'un trilobe en remploi dans le pignon. La demeure est entre les mains de Jean de Maillan en 1580. Par son mariage avec Jacquette de Mostuéjouls, il réunit à cette date Grandlac au domaine de la Caze situé sur la même commune, on lui doit peut être les aménagements de la maison, arasement des parties hautes et percement de baies dans l'élévation sud. A la suite d'une période d'abandon, l'édifice est acheté au milieu du XIXe siècle par la famille de Nogaret qui en fait le logis d'une importante exploitation agricole. Les bâtiments de la ferme sont construits ou reconstruits dans la seconde moitié du XIXe siècle; 1881, date gravée sur la grange-étable.

 Logis de plan massé à deux étages carrés, construit en moellons de pierre calcaire équarris et assisés. Le toit est couvert de lauzes de schiste. La tour demi hors-oeuvre circulaire contenant un escalier en vis sans jour est couverte d'un toit en appentis. Les culs de lampe des échauguettes disparues sont couverts de toits coniques. Les principaux bâtiments de la ferme sont une grange en rez de chaussée couverte d'un toit en carène et de lauzes de schiste, une grange étable à deux niveaux avec une étable en rez-de-chaussée et une grange dans le comble voûté et une autre grange, communiquant avec la précédente, voûtée en berceau et recouverte de lauzes.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des bâtiments suivants : la maison forte, la grange-étable construite en équerre à l'ouest et voûtée en berceau brisé, la bergerie construite au sud et couverte en carène de bateau avec la grange charpentée située en retour d'équerre au sud-ouest, à l'exclusion des constructions récentes : inscription par arrêté du 17 juin 1998.

 château de Grandlac 48500 Laval-du-Tarn

 

Château de la Garde Guérin

Le château était situé sur la voie Regordane qui reliait la Provence et le Languedoc à l'Auvergne. La Garde était habité par des nobles pariers qui constituaient, au XIIIe siècle, une sorte de milice policière chargée d'assurer l'ordre sur cette voie. Au XIIe siècle, le château se trouvait servir de repaire à une bande de brigands qui détroussait les voyageurs. L'évêque de Mende réprima le fléau en les employant à la surveillance de la route. L'édifice se trouvait sur un plateau protégé au nord, par le Chassezac, au sud et à l'est par des escarpements. L'accès ne s'effectuait que par la Regordane. L'édifice existait déjà au XIIe siècle et se composait de plusieurs tours détenues par différents seigneurs, sans doute des pariers. Vers 1362, le château serait tombé aux mains des Anglais qui l'auraient incendié. Au XVIe siècle, au cours des guerres de Religion, il fut assiégé par les Protestants. En 1623, il restait encore l'une des places fortes de la région. En 1722, un incendie en détruisit une grande partie. L'une des tours s'effondra en 1795. Du château ne subsistent qu'une tour et des ruines. Le tracé des remparts a été conservé. Les murailles formaient une ceinture continue autour du hameau. Les parements sont constitués par des assises régulières de blocs de grès rectangulaires taillés, apportés d'un plateau voisin. Les fossés qui entouraient les remparts existent encore. Le château, avec sa double ou triple enceinte, se dressait au nord-est du village. Une haute tour carrée se dresse au centre du quadrilatère en ruines, formé par les anciennes murailles et des murs plus récents. L'édifice appartenait sans doute au XIe siècle. Vers le XIIIe ou le XIVe siècle y furent installés des mâchicoulis qui existent encore et le pied de la tour fut entouré d'un épaulement de terre destiné à faire ricocher les projectiles jetés d'en haut. La porte d'accès à la tour s'ouvre à environ deux mètres du sol. Trois étages voûtés en occupent la hauteur. Pour passer d'un appartement à l'autre, chaque voûte est percée d'une ouverture qui devait autrefois être fermée par une trappe. A quelques mètres de ce donjon se trouve une citerne sous voûte destinée à recevoir l'eau.

 Éléments protégés MH : le château de la Garde-Guérin (donjon et vestiges) : classement par décret du 30 novembre 1929. 

 château de la Garde Guérin 48800 Prévenchères

 

Château de Fournels

Château construit en 1573 sous le règne de Charles IX par Jean bâtard d'Apcher, fils de François Martin, baron d'Apcher. Dans sa partie ancienne, le château est une modeste construction de plan rectangulaire avec deux tourelles rondes flanquant les angles nord et une troisième tour faisant saillie au milieu de la façade sud. Cette dernière tour contient l'escalier en vis. De part et d'autre de la tour d'escalier, la façade est percée de deux fenêtres ornées, composées d'un encadrement rectangulaire mouluré avec pilastre cannelés, d'une architrave à règles, d'une frise sculptée en vis de pressoir et d'un petit entablement à doucine, surmonté de boules à l'aplomb des pilastres. Au rez-de-chaussée, la porte d'accès à l'escalier présente le même style. Les tourelles sont, pour leur part, percées d'embrasures à mousquêterie. A l'ouest, le château dit de "Lastic" a été ajouté au XVIe siècle. Il se compose de deux parties en équerre. Au sud-ouest du château de Lastic, près du portail d'entrée, s'élève un petit pavillon de gardien à deux entrées. Tout contre s'ouvre le grand portail. Un autre portail a été aménagé au nord, entre le château et la ferme. A l'intérieur, le rez-de-chaussée de la tour d'escalier se compose de deux pièces voûtées, avec boiseries Louis XV. Au premier étage de cette même tour, les pièces renferment des boiseries Louis XV ou Restauration, ainsi que du papier peint romantique. Les tours est et ouest sont occupées, au premier étage, par deux boudoirs dont l'un est tendu d'indienne romantique et l'autre couvert de boiseries Louis XVI. Le deuxième étage de ces tours est également orné de boiseries Louis XV et Louis XVI ainsi que de papier peint romantique. Dans le château Lastic, le premier étage conserve un salon décoré d'une suite de verdures du 18e siècle dans le goût des chinoiseries. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des dépendances ; les intérieurs du château pris dans leur ensemble, y compris les immeubles par destination existant à ce jour ; les terrasses du parc limitées par les murs de soutènement: inscription par arrêté du 18 mai 1961. 

 château de Fournels 48310 Fournels

 

Château de Cougoussac

Au XIVe siècle la manse de Cougoussac est aménagée en château par les seigneurs de Gabrias. Cette seigneurie faisait partie des douze seigneuries du Gévaudan, qui donnait chaque année un droit d'entrée aux États particuliers du Gévaudan. A la fin du XVIe siècle, le château de Cougoussac devient la possession de la famille Calvet, seigneurs de Fontanilles dans les Cévennes. Cette famille Calvet, convertie au protestantisme, subit les affres des guerres de Religion, dont la répression est violente dans le pays. En 1587, le château échoie à la famille des Retz de Bressolles. La famille de Retz, dont les origines seraient écossaises, s'est grandement implantée en Gévaudan et les différentes branches ont acquis plusieurs seigneuries du pays. Ce sont les Retz de Bressolles qui aménagent le château, lui donnant l'aspect général conservé jusqu'à aujourd'hui. La demeure appartient depuis 1906 à la famille Rousset et qui occupe toujours l'édifice.

 Demeure seigneuriale dont il ne reste que les substructures (tour et caves). Elle se compose d'un corps de logis principal avec une tour en hors-oeuvre au sud-ouest et un avant-corps non centré sur la façade ouest, ainsi qu'un bâtiment plus petit en retour d'équerre au nord. Au sud, isolée face au corps principal, se trouve la chapelle dont le claveau central de la porte porte la date de 1622. L'entrée se fait au sud par un grand portail portant la date de 1672 et orné du blason de la famille de Retz qui habita la demeure de 1587 à 1849 (sauf période révolutionnaire). Il est encadré par deux pavillons d'angle. Des traces présentent sur le corps de logis laissent supposer qu'il a subi des remaniements qui l'ont modifié. Au-dessous de la cour s'étagent deux terrasses et le domaine est délimité par un mur de clôture. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des bâtiments, à savoir le corps principal ainsi que l'édifice qui le jouxte au Nord-Est ; la chapelle ; le mur d'enceinte, avec le portail et les pavillons d'entrée : inscription par arrêté du 19 juin 1986. 

 château de Cougoussac 48100 Gabrias 

 Téléphone : 04 66 32 47 65

 

Château de Condres

Maison-forte dont l'aspect tant extérieur qu'intérieur résulte de deux campagnes de travaux majeures. La première a été entreprise en 1624 et conférât à la bâtisse une silhouette fortifiée avec chemin de ronde, échauguettes et de grandes fenêtres à croisées de pierres servant à éclairer les salles du premier étage dotées de plafonds peints à la française. La seconde campagne eut lieu au XVIIIe siècle. Elle permit de procéder à des aménagements de confort : mise en place d'un avant-corps plat en façade et d'un escalier à jour central avec garde-corps en ferronnerie. Le premier étage est modifié par la création de pièces lambrissées à plafonds plâtrés. Les gypseries de belle qualité du salon du rez-de-chaussée datent d'une campagne de travaux des années 1780. Plafonds peints à la française. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité : classement par arrêté du 15 décembre 2011. 

 château de Condres 48600 Saint-Bonnet-de-Montauroux

   

Château de Combettes

Qualité architecturale de la demeure, et importance de l'histoire du lieu attachée à la mémoire de Jourdan de Combettes, maire de Mende durant la Révolution Française et à celle de Rivière de Larque, fondateur du département de la Lozère. Ensemble pittoresque, toute l'évolution des remaniements effectués dans le domaine se fait dans le respect de l'architecture. La ferme moderne construite au début du XXe siècle d'après des recueils de modèles est adaptée au contexte local, prend en compte l'existant et réussit son intégration. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures des bâtiments suivants: le château y compris son extension avec les terrasses, les portails, les tours, le potager et sa tour, la chapelle, le four, la maison dite du bayle et la ferme du début du XXe siècle: inscription par arrêté du 17 juin 1998. 

 château de Combettes 48700 Ribennes

 

Château de Chanac

Entre le XIIe et le XIIIe siècle, les rois d'Aragon qui possédaient une grande partie des fortifications de la vallée, en furent peu à peu dépossédés par les évêques de Mende. Chanac, de par sa position centrale dans la vallée, représente un maillon important dans cette lutte et tombe dans les mains de l'évêque au début du XIIIe siècle. La construction du donjon se situe entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Il s'agit du donjon du castrum de Chanac. Le bâtiment, construit en moellons équarris de calcaire, présente des assises relativement régulières, et s'élève sur quatre niveaux : un rez-de-chaussée voûté en berceau, un premier étage autrefois voûté, un second étage aujourd'hui planchéié et un dernier étage en berceau. Chaque niveau est desservi par un escalier ménagé dans la maçonnerie. Ce donjon est le seul vestige d'un ensemble plus vaste, le site ayant servi de résidence d'été aux évêques de Mende à la fin du XVIe siècle. Les agrandissements importants réalisés à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle ne sont connus que par les documents d'archives, le château ayant été pillé puis brûlé en 1793. 

 Éléments protégés MH : le donjon et terrain d'assiette du château : inscription par arrêté du 16 août 1993.

 château de Chanac 48230 Chanac

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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