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Château Sainte Marie

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le château est bâti sur les terres du prieuré dépendant de l'ordre de Fontevrault. Au début du XVIIe siècle, le château passe à la famille du comte de Comminges et y reste jusqu'au début du XVIIIe siècle. L'édifice se présente comme un quadrilatère cantonné de quatre tours d'angle. De structure défensive il fut toutefois aménagé pour une vie de plaisance comme en témoigne la façade Est, la seule vraiment authentique avec des fenêtres Renaissance ornées de pilastres et chapiteaux. Les autres façades ont été remaniées. Hormis l'escalier à vis dans la tour sud-ouest, l'intérieur a été complètement réaménagé au XIXe siècle. Dans le prolongement des communs, portail du XVIIe siècle, à décor en damier de briques et pierre. 

 Éléments protégés MH : le portail d'entrée ainsi que la façade Est Renaissance : classement par arrêté du 28 décembre 1984. les façades et les toitures, à l'exception de la façade classée : inscription par arrêté du 28 décembre 1984. 

 château Sainte Marie 31410 Longages

   

Château de Saint Jory

Oeuvre de Nicolas Bachelier, construit à partir de 1545 pour Michel du Faur, juge mage de Toulouse. De Bachelier ne reste que le pavillon d'entrée sur la façade duquel apparaissent six fenêtres et l'ordonnance de trois étages. L'accès de la façade Est se fait par une porte cintrée avec voussures verniculées, surmontée d'une corniche servant d'appui à une fenêtre encadrée de crossettes et accostée de deux colonnes corinthiennes. Au-dessus, fenêtre à colonnette centrale tenant lieu de meneau, l'ensemble étant encadré de deux colonnes composites à l'aplomb des colonnes inférieures, et de colonnes à feuillages renversées. Un attique et un fronton curviligne couronnent l'ordonnance pyramidale. La façade ouest est percée d'une porte donnant sur le verger qui a remplacé le château, le large cintre s'orne de feuilles lancéolées et s'appuie sur deux pilastres accouplés. Au-dessus, cartouche autour duquel se suivent rosaces, oves et triglyphes. A l'intérieur, cheminées Renaissance. 

 Éléments protégés MH : les parties anciennes comprenant la façade Est, le portail Ouest, le vestibule voûté et les deux cheminées du XVIe siècle : inscription par arrêté du 4 février 1927. 

 château de Saint Jory 31790 Saint-Jory

   

Château de Saint Geniès

Petit château de briques offrant l'aspect d'une demeure largement transformée au XVIIIe siècle, comme en témoignent les baies, et jusqu'au XXe siècle, époque de construction de la mirande et du petit belvédère sur le pavillon sud. Les bâtiments remontent, pour l'essentiel, à une construction du début du XVIIe siècle. L'escalier rampe sur rampe avec voûtes en berceau, la tourelle sud-est montée sur culot et les bouches à feu avec mire, permettent d'associer cette architecture à des châteaux remontant aux guerres de religion. Le plan se compose d'un rectangle flanqué d'un avant corps et d'une tour de défense montée sur culot. Au XVIIIe siècle, le château a été complété par deux avant-corps sur sa face ouest. L'ensemble du bâtiment est ceinturé entre chaque étage, par un bandeau mouluré assez épaix, caractéristique du style Renaissance local. Le décor intérieur remonte au XVIIIe et au début du XIXe siècle, sauf la cheminée de la grande salle d'étage dont le décor maniériste est à rattacher au premier château. 

 Éléments protégés MH : la cheminée monumentale du salon et l'escalier : inscription par arrêté du 29 novembre 1949. la façade arrière, le portail d'entrée et le théâtre de verdure : inscription par arrêté du 28 juin 1988. 

 château de Saint Geniès Bellevue 31180 Saint-Geniès-Bellevue 

 Téléphone : 05 61 74 26 45

 

Château de Saint Félix Lauragais

Château transformé en palais campagnard au XIVe siècle par un frère du pape Jean XXII. L'édifice occupe un quadrilatère irrégulier et se compose de bâtiments d'époques diverses, du XIIIe au XVIIIe siècle. La structure du château semble antérieure au XIVe siècle, ainsi que la tour nord-ouest, l'angle sud-est appelé donjon, le corps de logis nord, la chapelle, les vestiges de courtines. Aux XIVe et XVe siècles, construction du corps de logis principal à l'est et remaniement des ouvertures et divisions de l'aile nord. La tour dite "des gardes" et les transformations de la chapelle appartiennent aux mêmes campagnes. Aux XVIe et XVIIIe siècles de nouveaux ajouts et remaniements aboutiront à l'état actuel. 

 Éléments protégés MH : le château de Saint Félix Lauragais en totalité : inscription par arrêté du 14 avril 1994. 

 château de Saint Félix Lauragais 31540 Saint-Félix-Lauragais 

 Téléphone : 05 62 18 96 99

   

Château de Saint Clar de Rivière

Édifié dans le troisième quart du XVIIIe siècle, le château s'apparente plutôt à une grosse maison de maître avec dépendances. Construit sur plan rectangulaire à quatre tours d'angle. La façade principale sur la rue présente les proportions classiques des maisons du XVIIIe siècle, élévation à deux niveaux séparés par des moulurations de briques et terminés par un bandeau attique, les trois travées centrales sont surmontées par un fronton triangulaire percé d'un occulus. Son originalité consiste dans le parti adopté pour la partie supérieure des quatre tours d'angle: frontons demi-circulaires, percés d'occuli, sur trois faces. Le plan intérieur est significatif des nouvelles conceptions de la vie familiale et domestique au XVIIIe siècle (piècesen enfilade sur les façades principales et pièces de service à l'arrière, séparées par un couloir de desserte). Logis agrandi au XIXe siècle. Dans les deux cours de part et d'autre, communs reconstruits autour de 1900. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; le mur et le portail d'entrée avec leurs grilles respectives : inscription par arrêté du 27 février 1991. Les façades et les toitures du bâtiment de dépendance et des écuries : inscription par arrêté du 3 février 1999. 

 château de Saint Clar de Rivière 31600 Saint-Clar-de-Rivière

 

Château de Rudelle

Château bâti par Guillaume de Rudelle, fils de Jean de Rudelle, conseiller. En 1783, Ingres père y séjourna et peignit plusieurs plafonds. A la Révolution, la propriété est saisie comme bien national et vendue aux enchères. La demeure présente un plan rectangulaire cantonnée, à ses angles, de tours carrées. Côté sud, une tour carrée est en très légère saillie. L'étage supérieur, immédiatement sous le toit, possède, des façades sud et nord, une suite d'arcades en anse de panier. Plusieurs fenêtres à meneaux ouvragés ornent la façade. Le rez-de-chaussée, autrefois occupé par les communs, était indépendant du reste du château. Les étages sont desservis par un escalier à vis en bois. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; les six cheminées anciennes ; les vestiges de peintures murales au troisième étage : inscription par arrêté du 8 juin 1979. 

 château de Rudelle 31600 Muret 

 

Château de Roquefoulet

Villa néo-palladienne construite en 1818 appartenant au type des maisons de campagne que caractérise la simplicité du plan et du dessin des élévations. Construit en briques, l'édifice est un corps de logis rectangulaire avec une partie centrale cubique et deux parties latérales en rez-de-chaussée, établies à l'alignement du corps central. Décor soigné (serliennes, menuiseries néo-classiques et peintures néo-pompéiennes). Présence d'un parc aux essences rares autour de cette demeure. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; au rez de chaussée le vestibule, la cage d'escalier, la salle à manger au plafond peint d'un décor pompéien ; au premier étage la chambre à double dispositif d'alcôve ; le parc du château : inscription par arrêté du 23 août 2001. 

 château de Roquefoulet 31560 Montgeard 

 Téléphone : 05 34 65 40 12

Château de Rochemontès

Cette demeure est l'un des rares châteaux toulousains qui présentent les caractères du style Louis XIII. La façade est flanquée de deux tours rectangulaires à toiture pyramidale. L'entrée se fait par une porte à encadrement mouluré et crossettes, accompagné de pilastres ioniques dont l'entablement supporte un balcon. Deux tours plus petites flanquent la façade secondaire. A gauche se développent les communs, à droite un jardin à la française attribué à André Le Nôtre. Le jardin d'agrément est composé de pelouse, un parterre, un groupe d'arbres et une salle de verdure. 

 Éléments protégés MH : la façade orientale, l'orangerie et le parc : inscription par arrêté du 31 décembre 1946. Le château et sa chapelle en totalité, les façades et les toitures des bâtiments entourant la cour des communs, les murs de clôture et les portails d'accès au domaine, les façades et les toitures de l'ancienne métairie, le pigeonnier de la métairie : inscription par arrêté du 8 juillet 2008. 

 château de Rochemontès 31840 Seilh 

 Téléphone : 05 61 59 47 47 

 

Château de la Reynerie

Ce domaine s'élève sur la dernière terrasse de la Garonne. Il prend ses origines au XVe siècle alors qu'il est la propriété de la famille Deymier. Il passe au XVIe siècle entre les mains des Reynier à qui il doit son nom. Il est acquis en 1781 par Guillaume Dubarry, époux honoraire de la favorite de Louis XV. Ce dernier fit fortune grâce à la généreuse compensation qu'il reçut en remerciement de sa complaisance dans son mariage avec Jeanne Bécu en 1768, qui permit à cette dernière d'être présentée à la cour du roi et d'en devenir la maîtresse officielle. Après avoir obtenu une pension et le titre de Colonel d'Infanterie, le nouveau propriétaire fut en mesure de transformer le lieu à sa guise. Lorsqu'il acquiert la Reynerie, la propriété comporte un château et des communs. En seulement deux ans, il fit bâtir ce véritable bijou d'architecture qu'est le château. En juin 1783, il donna une réception dans sa toute nouvelle demeure. Il semble qu'il ait fait réaménager l'ancien château en communs, reliés à sa folie grâce à une galerie en bois. Il acheva d'embellir le domaine en aménageant un magnifique jardin avec l'aide d'un paysagiste parisien en 1790. Ses initiales, GB, sont gravées sur la clé de la baie centrale de la façade sur parc. Plusieurs noms ont été avancé pour l'architecte choisit par le comte. M. Mesplé a notamment cité celui de Jean-Arnaud Raymond, qui pourrait selon lui être l'architecte de la famille Dubarry (il se pourrait qu'il ait également édifié le château de Purpan et l'hôtel Dubarry place Saint-Sernin). Le petit château est construit dans le style du petit Trianon, comme en témoigne les balustrades des fenêtres et leurs larmiers talutés. Son avant-corps circulaire, sa balustrade supérieure et ses murs ornés de refends lui donnent en tous les cas l'apparence d'un édifice parisien, briques exceptées. Les gracieux décors en stuc qui ornent l'intérieur de cette folie ont été sculptés par Jean-Baptiste Julia. Par chance, ce petit pavillon ne fut pas touché à la Révolution. Guillaume décède en 1812 et sa "folie" est alors vendue. Les propriétaires se succèdent au XIXe siècle, la partie supérieure du parc est réaménagée à l'anglaise, les communs et la chapelle sont détruits en 1860, la ferme et l'orangerie sont reconstruits. En 1961, le projet de ZUP du Mirail provoque le classement parmi les sites pittoresques du site et l'inscription à l'Inventaire supplémentaire de la façade de l'orangerie. Le domaine est amputé de 55 hectares de terres et de parc, plusieurs corps de bâtiments de la ferme sont démolis pour faire place aux parkings. Pour faire face aux difficultés d'entretien du domaine, l'orangerie est reconvertie en appartements. En 1985, la ville rachète la partie basse du parc, le jardin à la française ainsi que le pigeonnier du XVIIe siècle et les parterres attenants. Le 23 octobre 2008, au terme d'une vente à la bougie, la mairie de Toulouse s'est portée acquéreur de la partie du domaine comportant le château et son orangerie, qui appartenait à la famille Ricard depuis plus d'un siècle. Le château de Reynerie est l'une des plus belles réalisations architecturales de la fin du XVIIIe siècle à Toulouse. Le logis forme un rectangle simple rompu côté jardin par une saillie semi-circulaire formée par la rotonde du salon d'honneur. La symétrie des façades occidentales et orientales rythmées par sept travées, dont trois centrales en avant-corps, participe de l'élégance du bâtiment. Un décor de bossage continu anime discrètement les élévations de ce pavillon, couronnées par un entablement. Le toit à double versant est masqué par un mur d'attique interrompu par des balustrades à l'aplomb des baies. L'influence de l'architecture parisienne est bien visible, seuls les matériaux employés rappellent le caractère toulousain de la construction. Côté cour, le bâtiment présente une architecture assez dépouillée : un avant-corps peu marqué souligné par un perron est ouvert par des portes-fenêtres en plein cintre. En aplomb de ces baies, des tables accueillent un décor sculpté représentant des angelots indolents au centre de feuillages sur lesquels sont venues se poser des colombes. Les parties en renfoncement sont percées sur deux niveaux par des fenêtres rectangulaires éclairant le rez-de-chaussée surélevé et l'étage de combles. Côté parc, on accède à la façade orientale par un escalier droit encadré de piliers gardés par deux lions vigilants et ornés de vases. Une fois arrivé sur cette terrasse, on peut aisément admirer la rotonde dont la forme circulaire est épousée par un perron. Les portes-fenêtres de cette élévation sont en plein-cintre : la baie centrale porte un écusson aux initiales entrelacées GB accompagné d'attributs militaires ; les baies qui l'encadrent sont ornées de cornes d'abondance et de palmettes. De part et d'autre de la rotonde, la façade est percée de fenêtres rectangulaires couronnées d'une corniche et ornées d'une balustre en allège. Les élévations latérales comportent quatre travées. Des fenêtres rectangulaires éclairent le rez-de-chaussée surélevé et des petites fenêtres allongées ouvrent l'étage de combles. Il suffit de franchir les portes qui mènent au salon d'honneur pour constater que le rez-de-chaussée est décoré avec le plus grand raffinement : des panneaux de stucs sculptés aux cheminées en passant par les glaces et le mobilier, tout est sujet à l'émerveillement. En descendant les quelques marches de l'escalier qui mène au parc, on aboutit à une allée bordée de buis formant l'axe principal du parc. Cette percée s'achève par un grand bassin circulaire. Une autre allée en direction de l'ouest mène à un pavillon néoclassique d'ordre dorique au fronton soutenu par deux colonnes. Dans cette fabrique semblable à un petit temple est creusée une grotte rustique. Un petit bassin se déverse sur trois marches dans une longue allée d'eau bordée de peupliers. Autres beautés de ce jardin : un pigeonnier percé de niches plein-cintre du XVIIe siècle et une serre en ferronnerie du XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château; le lavoir et le parc avec son décor d'architecture : classement par arrêté du 13 août 1963. 

 château de la Reynerie 31000 Toulouse

   

Château de Pinsaguel

Le château doit son nom à la famille de Bertier, les seigneurs de Pinsaguel, puissants et influents, dont de nombreuses générations occupèrent le domaine de 1494 à 1955. L’ancien château-fort dont il ne subsiste que quelques gravures et descriptions éparses, est dépeint en 1527 par Jehan de Bertier comme une « puissante forteresse quadrangulaire avec remparts et boulevard à canonnière. Cinq tours, une à chaque coin, la cinquième servant de degrés, le tout ceinturé de fossés à fond d’équerre, pont-levis et trébuchets ». Jehan note également la présence de cachots et de souterrains d’évacuation l’un vers l’Ariège, l’autre rejoignant la Garonne. 

 Éléments protégés MH : le château et la ferme : inscription par arrêté du 22 décembre 1941. 

 château de Pinsaguel 31120 Pinsaguel 

 Téléphone : 05 61 76 29 88 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique