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Château de la Tour Daniel

Le château, qui commandait le passage de la Loire et la route du Puy, appartenait à un réseau de défense existant depuis le Haut Moyen-Age. Aucun document ne mentionne la Tour Daniel avant le XIVe siècle. A l'origine, le château se composait d'un donjon entouré d'une enceinte. L'édifice actuel présente trois époques de construction : le donjon rectangulaire du XIVe siècle, le corps de logis en L du XVIe siècle aux décors importants et la galerie classique du XVIIe siècle flanquée de deux échauguettes. La façade d'entrée, enchâssée entre deux tours, présente, au dessus de la porte de la tourelle d'escalier, quatre étages percés d'une baie à moulurations prismatiques. A chaque niveau, les parements sont ornés de boules et de pointes de diamant disposées en alternance. Ce type de décor exceptionnel rappelle le traitement de certaines façades espagnoles Renaissance. A l'intérieur, les cheminées de la salle des gardes et de la chambre d'honneur ont leurs manteaux sculptés de scènes de la vie du Christ. 

 Éléments protégés MH : le château, y compris l'enceinte extérieure, les cheminées et les portes suivantes à vantaux sculptés : au rez-de-chaussée la porte d'entrée de la tourelle d'escalier et la porte de la salle des Gardes donnant accès à la cuisine ; au premier étage la porte d'entrée de la chambre d'honneur et la porte de la chambre d'honneur donnant accès à l'oratoire : classement par arrêté du 8 juin 1989. 

 château de la Tour Daniel 43700 Coubon

 

Château de Torsiac

Un seigneur de Torsiac est mentionné à partir de 1268. Donjon rectangulaire édifié au XIVe siècle et modifié au XVe siècle par l'adjonction d'une tourelle d'escalier en encorbellement, de latrines, d'une cheminée au premier étage et de fenêtres à croisillons. Bâtiment de plan carré cantonné de trois tours bâti au XVe siècle. Ce château a été très restauré dans la seconde moitié du XIXe siècle, entre 1853 et 1902. Le corps de logis et le donjon ont été soudés et une quatrième tour a été édifiée dans l'angle sud ouest du corps de logis, ce dernier et les tours qui le flanquent a été surélevé d'un niveau, le donjon était pourvu de créneaux et de mâchicoulis. Ces transformations sont attribuées à l'architecte clermontois Poinson. La façade Est, qui regarde l'Alagnon, est à travées. Parmi les dépendances qui apparaissent sur le plan cadastral de 1842, le pigeonnier a disparu, mais de nouveaux bâtiments, comprenant une grange-étable, ont été bâtis au nord du château...

Donjon rectangulaire, couronne d'un toit en terrasse, comportant un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré, tous les trois voûtés en berceau plein-cintre ; un escalier en vis place dans une tourelle d'angle en encorbellement a remplacé les échelles qui permettaient à l'origine de circuler entre les différents niveaux ; corps de logis rectangulaire flanqué de quatre tours rondes, comportant un rez-de-chaussée et deux étages carrés, surmonté d'un toit à longs pans avec une demi-croupe au nord et une croupe au sud ; les tours d'angles, dont l'une, au nord-ouest, abrite le second escalier, sont couvertes d'un toit conique ; communs à un étage carré, avec un toit à longs pans couvert en tuile creuse ; autres dépendances à un étage carré, avec toits à longs pans couverts en tuile plate mécanique. 

 Éléments protégés MH : le donjon, y compris sa chemise nord, ses escaliers en vis et ses salles voûtées : inscription par arrêté du 7 février 1994. 

 château de Torsiac 43450 Torsiac

 

Château du Thiolent

Château dont la structure remonte à la fin du Moyen Age, reprenant le type "compact" qui se retrouve en Auvergne et dans le Velay. D'abord simple bâtiment sans fossés au XIVe siècle, l'autorisation est donné en 1445 d'en faire une maison forte avec fossés. Reconnu insuffisant, ce manoir aurait été remplacé au XVIIe siècle par un château plus important, pour en faire une habitation répondant aux goûts de l'époque, bâtisse à cinq tours dont l'une crénelée avait l'aspect de donjon. Les baies ont été repercées. De 1767 à 1770 se tiennent des travaux de réaménagement menés par l'architecte J-C Portal, avec comblement des fossés, décorations intérieures des appartements, plantations, clôture du parc, etc. La Révolution détruit le couronnement de la grande tour. L'intérêt de l'édifice réside dans la qualité de son décor intérieur. Au rez-de-chaussée ont été conservées des salles gothiques voûtées, le premier étage présente un ensemble de décors des XVIIe et XVIIIe typiques de la région (lambris, plafond à la française). Le parc, daté du XVIIIe siècle, a conservé son tracé de l'époque classique. 

 Éléments protégés MH : le château, y compris le portail d'entrée, sa grille, le mur d'enceinte, le parc et sa terrasse, ses trois escaliers, sa fontaine et son pigeonnier ; les éléments intérieurs suivants : l'escalier en vis et l'escalier du XVIIIe siècle ; au rez-de-chaussée le vestibule et la salle à manger ; au premier étage la bibliothèque, le grand salon, le salon bleu, le petit salon, les chambres à la Vierge noire, à tête de femme, au miroir et la porte à vantaux sculptés ; au deuxième étage, les chambres bleue, rouge, jaune, la chambre d'enfant, la salle à manger et le plafond du salon : inscription par arrêté du 4 mars 1991. 

 château du Thiolent 43320 Vergezac 

 Téléphone : 04 71 08 01 87 

Château de Soubreys

Vestiges féodaux des XIVe et XVe siècles. A la Révolution, le château est vendu en l'an III. Le général Colomb veut en faire une base pour lutter contre les contre-révolutionnaires très actifs dans la région, mais l'édifice est tellement délabré que le commandant de la garnison doit demander le retrait des troupes. Au XIXe siècle, la dégradation se poursuit et Soubreys, partiellement reconstruit, sert d'exploitation agricole. L'édifice est constitué de deux corps de logis parallèles reliés par une courtine qui délimite une cour intérieure. Chaque corps de logis est flanqué d'une tour sur son angle Est. Sur l'angle nord ouest a été ajouté ultérieurement un autre corps de bâtiment approximativement carré. Au rez-de-chaussée de la tour nord-est est aménagée une chapelle voûtée d'ogive avec clef de voûte.

 Éléments protégés MH : le château de Soubreys en totalité : inscription par arrêté du 21 juin 1994.

 château de Soubreys 43150 Salettes

   

Château de Siaugues

Seigneurie connue dès le XIIIe siècle, détenue à l'époque par Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis. Le quadrilatère du château était protégé par une enceinte externe dont ne subsistent que les terrasses et les deux tours encadrant la porte d'entrée. Du château lui-même restent le donjon, une tour et une partie de la tourelle d'escalier desservant le logis lié au donjon. Le donjon s'ouvre en quatre niveaux vers le corps de logis intérieur. Des vestiges de peintures murales apparaissent au deuxième étage du donjon. Cette forteresse du XIVe siècle, est intéressante par son architecture très caractéristique de l'Auvergne et du Velay aussi bien par le plan que par les détails. 

 Éléments protégés MH : le château de Siaugues (ruines), l'enceinte et la tour : classement par arrêté du 9 juillet 1984. 

 château de Siaugues 43300 Siaugues-Sainte-Marie

 

Château de Vachères

Le château de Vachères est une construction féodale des XIIIe et XIVe siècles qui se présente comme un gros donjon cantonné de quatre tourelles, placé au centre d'une esplanade, elle-même cantonnée de quatre tours basses. D'importants percements ont été effectués au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle les quatre tours ont été remontées. Auparavant, Vachère devait être une résidence fortifiée. Importance et qualité des décors intérieurs. Au rez-de-chaussée, le bâtiment a conservé ses dispositions médiévales, divisé en deux grandes salles voûtées avec leur cheminée du XIVe siècle. La salle à manger conserve ses boiseries et placards du XVIIIe siècle. Au premier étage, galerie décorée de boiseries dorées et peintures, grand salon orné de panneaux de Natoire en camaïeu bleu, les dessus de porte peints par Boucher ont été remplacés par des copies. Au deuxième étage, chambre ornée de tentures bleues. Le grand escalier a conservé sa rampe en fer forgé. Les autres pièces ont été transformées depuis le XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité comprenant l'ensemble de la parcelle avec les bâtiments qu'elle supporte, extérieurs et intérieurs : classement par arrêté du 12 février 2013. 

 château de Vachères 43150 Présailles

   

Château de Servières

Le castrum de Servières est mentionné en 1250. La maison forte date du XIIIe siècle, et a conservé son logis donjon et sa basse-cour. Le château est formé d'un bâtiment rectangulaire de trois niveaux flanqué, du côté de l'escarpement, de deux tours. Il est protégé à l'opposé, par une enceinte formée de bâtiments d'époques variées qui paraissent reprendre le plan d'origine. Les percements datent du XVe siècle. Intérieurement la disposition ancienne subsiste au rez-de-chaussée avec des belles salles voûtées. Les étages ont été subdivisés au XVIIIe siècle et les pièces ont reçu un décor rustique avec plafond à la française, papiers peints et lambris peint. 

 Éléments protégés MH : le château, y compris les bâtiments de communs : inscription par arrêté du 7 février 1994. 

 château de Servières 43440 Saint-Didier-sur-Doulon

   

Château de Séneujols

Ce château est représentatif de l'évolution de l'architecture seigneuriale du Velay. Le donjon (XIVe ou XVe siècle) et son enceinte ont été renforcés durant les guerres de Religion, puis transformés aux XVIIe et XIXe siècles pour en faire un lieu à la fois résidentiel et agricole. A l'intérieur subsistent les menuiseries du XVIIe siècle ainsi qu'un décor peint en trompe-l'oeil. Au cours de la dernière guerre, un prisonnier italien a couvert un petit salon de peintures de paysage. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, comprenant le donjon, l'enceinte fortifiée, le logis, la chapelle, les communs et tous les décors intérieurs (décors peints, boiseries, escalier et cheminées) : inscription par arrêté du 19 mai 2003. 

 château de Séneujols 43510 Séneujols

 

Château de Séjallières

 Maison-forte du XVe siècle, modifiée plusieurs fois postérieurement, caractéristique des maisons fortes vellaves de la fin du Moyen Age. Son histoire est liée aux seigneurs d'Agrain qui s'efforcèrent de détenir des châteaux occupant les plateaux dominant l'Allier, position stratégique. Séjallières forma, comme Prunet, une coseigneurie. Les sires de Prunet se prétendirent, au XIVe siècle, seigneurs de Séjallières, jusqu'à ce que Louis de Goys réunisse les deux maisons, par mariage, au XVIe siècle. L'autre partie de la seigneurie dépendait, au XIIIe siècle, des seigneurs de Montlaur. En 1508, les seigneurs d'Agrain firent momentanément saisie féodale du château, cette part resta au XVIe siècle aux barons d'Agrain dont une branche s'intitule au XVIIIe siècle, Agrain de Séjallières. La demeure adoptait à l'origine un plan en L, complété par un bâtiment en retour, plus élevé au nord ouest. Le corps de bâtiment est accessible d'une part au rez-de-chaussée par une porte donnant accès à l'écurie; d'autre part au premier niveau par une montée en plan incliné menant à la grange. Sur l'angle ouest, une tour carrée se trouve légèrement en avancée au sud et à l'est. Le corps de logis servant d'habitation est en retour sur la vallée. L'aile nord-ouest a probablement subi de grosses modifications. D'abord de plan sensiblement carré, elle aurait été prolongée du côté sud pour aboutir à une situation symétrique à celle de l'aile principale d'habitation. 

 Éléments protégés MH : le château de Séjallières en totalité : inscription par arrêté du 13 février 1995.

 château de Séjallières 43510 Saint-Jean-Lachalm

Château de Salcrupt

La famille Besson du Bouchet était seigneur de Salcrupt depuis une date indéterminée. Vidal de Besson est le premier seigneur de la branche de Salcrupt connu ; il épouse Marie de Lévis en 1608. Cette famille conserve la maison forte jusqu'à la Révolution. La partie est de la maison forte et la tour-escalier correspondent sans doute au bâtiment le plus ancien (XVe siècle peut-être). Elle a été remaniée ultérieurement (XIXe siècle), notamment avec la création de baies feuillurées sur la façade. La partie ouest a été accolée à la précédente, peut-être au XVIIe siècle. Au XXe siècle la partie est de la maison servait d'école de hameau (1923-1958) et la partie ouest de logis de ferme. 

On peut supposer que le plan initial de la maison forte était identique à celui de la maison forte de La Borie (commune de Chenereilles) : un logis rectangulaire flanqué d'une tour-escalier en angle. La tour renferme un escalier en vis en granite jusqu'au premier étage et en charpente entre le premier étage et les combles. Cet escalier dessert toutes les pièces. La tour talutée est couronnée par deux bretèches, sans doute trois à l'origine. Elle est couverte d'un toit conique. La partie est de la maison possède un cave (autrefois sous plancher), un premier étage (ancienne salle de classe) et un comble à surcroît. Le rez-de-chaussée renferme une cheminée et une souillarde voûtée. La partie ouest possède un second étage qui a été un comble à surcroît. Elle a conservé ses baies à meneaux à arrêtes vives. Les niveaux des parties est et ouest sont légèrement décalés. Le bâtiment est couvert d'un toit à croupes. La maison forte est précédée d'une cour délimitée par des murs et des dépendances. Cette cour correspond sans doute à une enceinte fortifiée. L'angle sud-ouest de l'enceinte est actuellement occupé par une petite maison dans laquelle on distingue les fondations d'une tour ronde qui figure sur le cadastre ancien. A l'angle sud-est une base de mur arrondie indique peut-être une autre tour (non signalée sur le cadastre ancien). A l'ouest, la cour est fermée par un long corps de ferme. Ce bâtiment partiellement remanié conserve des baies chanfreinées. A l'est de la cour, s'élève un bâtiment avec un étage et un comble à surcroît qui est sans doute un ancien logement. Un four à pain ouvre dans la cheminée du rez-de-chaussée. L'accès à l'étage est extérieur. Ce bâtiment semble contemporain de la partie ouest de la maison forte. Dans son prolongement un hangar servait autrefois de préau à l'école. 

 Éléments protégés MH : le château, y compris le mur d'enceinte avec le portail, les communs et la cour intérieure : inscription par arrêté du 31 décembre 1996. 

 château de Salcrupt 43200 Saint-Jeures

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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