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Château de la Caze

Construction au XVe siècle d'une petite maison-forte pour Soubeyrane Alamand et Guillaume de Montclar. C'est sans doute au XVIe siècle que l'on agrandit le bâtiment au nord et que l'on construit l'escalier principal. Ces travaux ont sans doute été réalisés pour la famille de Maillan, riches marchands anoblis de la Canourgue, qui constituent à partir du XVIe siècle un domaine agricole sur le causse de Sauveterre autour des châteaux de La Caze et de Grandlac. La même famille réalise au XVIIe siècle des travaux d'aménagement avec percements de baies à croisée et à traverse et surtout création du plafond de la chambre dite des nymphes dont le décor est daté 1637. Les parties hautes de l'élévation ouest, mâchicoulis et des tours ont été reconstruites au XIXe siècle ; la galerie sud-est une adjonction du XIXe siècle. La belle porte d'entrée de la tour principale provient du château de Saint-Saturnin à La Canourgue. Les armoiries sculptées au dessus du linteau seraient celles des Frayssinet propriétaires du château de Saint-Saturnin au milieu du XVIIe siècle.

Le château est formé d'un corps de logis sensiblement carré, baigné au sud par le Tarn et entouré d'un fossé sur les autres côtés. Les angles nord-est et nord-ouest sont cantonnés de tours circulaires entre lesquelles fait saillie une tour carrée plus élevée. L'angle sud-ouest est formé d'une tour carrée incluse dans la façade et remontant au XVIIe siècle. Au sud-est se trouve une tour en fer à cheval, reliée à la façade sud par un pan coupé. Toutes les superstructures ont été restaurées ou refaites aux XIXe et XXe siècles. La construction d'origine est entièrement englobée dans l'édifice actuel. La tour sud-ouest conserve un cabinet peint dont le décor est daté de 1637 et signé Prunier. Le cabinet est dit "des nymphes du Tarn" car le plafond est divisé en huit panneaux comprenant chacun un portrait de femme dans un médaillon. Ce décor constitue un jalon important dans l'étude des motifs ornementaux de tradition maniériste. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures : inscription par arrêté du 6 janvier 1988. Le cabinet peint dit des Nymphes, situé au rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest : classement par arrêté du 31 mars 1992. 

 château de La Caze 48500 Laval-du-Tarn 

 Téléphone : 04 66 48 51 01 

   

Château du Boy

 
Le Mas del Boy est mentionné pour la première fois au XIIIe siècle. Le domaine est sans doute à l'origine du nom porté par l'édifice (Boy étant une déformation de bouvier). Possession du baron du Tournel en 1307, il aurait été fortifié en 1369. L'élévation nord présente des vestiges qui peuvent dater du XIVe siècle : deux tours et une baie à remplage gothique. Ruiné pendant les Guerres de Religions, il est réparé et peut être agrandi à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle où l'on bâtit peut-être la galerie intérieure. Pierre Charles de Morangiès, époux de Louise de Chateauneuf-Randon, héritière de la baronnie du Tournel, le transforme à partir de 1758. C'est sans doute à lui qu'il faut attribuer l'initiative de la construction de la façade ouest. En 1805 Alexandre Paul de Châteauneuf Randon vend le château à Dominique Eymard de Jabrun ; à la mort de ce dernier le château est vendu en 1812 à un propriétaire de Marvejols, Jacques Jean Louis Simon Malafosse. Le mobilier est en partie dispersé ou transféré par la famille Malafosse dans son hôtel de Marvejols. Vers 1920 le château devient propriété du sénateur Louis Bringer qui en donne la jouissance puis l'entière propriété à l'institution de la Providence pour l'établissement d'une maison d'enfants et d'un préventorium. Construction à partir de 1943 d'un nouveau bâtiment avec un solarium à l'emplacement d'une partie ruinée au sud-est du château. Les bâtiments de la ferme, situés à l'arrière ne semblent pas être antérieurs au XVIIIe siècle.

 Situé dans la vallée de la Nize, la propriété est isolée au milieu des prairies à un kilomètre et demi du village. Il est formé d'un bâtiment à quatre corps entourant une cour carrée. Chaque corps comprend deux étages carrés sur rez-de-chaussée voûté en berceau. La galerie voûtée du rez-de-chaussée et celles des deux niveaux qui la surmontent ont été plaquées sur des élévations anciennes englobant les deux cages d'escalier polygonales qui contiennent les escaliers en vis. Le gros-oeuvre est en tuf calcaire ; les toits à croupe des corps de bâtiment et les toits coniques des cages d'escalier sont couverts lauzes de schiste. La ferme située au sud du château comprend deux bâtiments : un très grand corps de logis à deux étages carrés sur un rez-de-chaussée abritant des bergeries ; l'accès au premier étage se fait par deux escaliers extérieurs ; le toit à demi-croupe est couvert de schiste. Le deuxième corps de bâtiment est une grange-étable de grandes dimensions ; un escalier extérieur mène à la porte haute de la grange. Logis et grange-étable sont construits dans un appareil de moellons calcaires, équarris et assisés comme on en trouve sur le causse. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures sur la cour intérieure : inscription par arrêté du 17 décembre 1943. 

 château du Boy 48000 Lanuéjols

   

Château de la Beaume

Le document le plus ancien mentionnant le château de la Beaume remonte à 1275. Il dépendait de la seigneurie de Peyre dont la baronnie s'y installa en 1632, après la destruction du château de Peyre. Le bâtiment fut alors transformé avec la construction des ailes nord et est, flanquées de grosses tours d'angle. Ces transformations ne touchèrent pas les intérieurs. L'état actuel du château date du début du XVIIIe siècle. En 1708, l'édifice fut agrandi et la longue façade sud bâtie afin de rappeler Versailles. A l'angle sud-est fut élevée une tour semblable aux trois anciennes pour assurer une symétrie. A l'est, deux pavillons à un étage furent édifiés pour fermer la cour intérieure créée par la nouvelle façade. L'intérieur de la demeure fut aménagée. Par son aspect, le château se rapproche davantage des constructions médiévales que des édifices de la fin du XVIIe siècle dont il est contemporain. L'intérieur conserve une partie du décor qui lui a été donné. La salle de billard se ferme par quatre portes en bois sculpté. Le reste de la pièce a été aménagé au XIXe siècle. La chambre du roi est ornée d'une cheminée en bois de 1702. La chambre attenante à cette pièce présente un décor de boiserie blanc et or du début du XVIIIe siècle. Au second étage, le cabinet de travail, datant de 1714, est plus proche des décors intérieurs d'époque Louis XIII que de ceux du début du XVIIIe siècle. Les murs sont recouverts de lambris peints formés de petits panneaux ordonnés autour de tableaux à sujets mythologiques. Les grandes poutres du plafond portent en leur centre des armoiries soutenues par deux angelots et sont couvertes de rinceaux. La chambre du "grand César" a conservé sa décoration naïve de 1680. La cheminée est une imitation en bois des poêles de faïence. Les petits panneaux qui la composent rappellent les carreaux de Delft. Les poutres du plafond à la française sont peintes en camaïeu bleu et blanc et sont ornées de bustes. Portes, dessous et encadrements de fenêtres ont également conservé leurs panneaux décoratifs de cette époque. Les grands panneaux à fleurs de lys datent du XIXe siècle. Le grand salon est recouvert de boiseries Régence. La salle à manger évoque les galeries à la mode dans la première moitié du XVIIe siècle. Les lambris ont été repeints au XIXe siècle. Au centre de ces lambris se trouvent de grandes toiles à sujets mythologiques de la fin du XVIIe siècle pour les quatre toiles principales. Cette pièce fut agrandie en 1708 suite à la construction de la grande façade. Cette période de travaux se retrouve dans les trois toiles situées près des fenêtres et dont le style se rattache à une peinture mythologique du XVIIIe siècle. La cheminée provient du château de Chanac et porte les armes des évêques de Chanac. Les autres pièces ont été, pour la plupart, refaites au XIXe siècle, de même que la chapelle. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble du château, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 21 janvier 1963. Les façades et les toitures ; le grand escalier à balustres ; les pièces suivantes avec leur décor : au premier étage la chambre du Roi, la chambre Régence et la salle de billard ; au deuxième étage le cabinet de travail et la chambre du grand César, le grand salon, la salle à manger, ainsi que la cheminée dite des Souvenirs : classement par arrêté du 11 février 1975. Les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments de la ferme haute ; les terrasses, le jardin de fleurs, le parc et l'allée verte avec leurs murs de soutènement : inscription par arrêté du 29 novembre 1995. 

 château de la Beaume 48100 Prinsuéjols 

 Téléphone : 04 66 32 51 59 / 06 87 53 22 99 

Château d'Apcher

Le territoire dépendait de la seigneurie d'Apcher dont le chef-lieu à Apcher est attesté dès le XIe siècle. La seigneurie passa aux mains de la famille de Chateauneuf de Randon dès 1188 qui entreprit la construction le siècle suivant du castrum dont les vestiges sont encore visibles dans la partie sommitale du hameau d'Apcher et qui fut occupé vraisemblablement jusqu'au XVIIe siècle (représenté détruit sur la carte de Cassini). Guérin de Châteauneuf de Randon IV, seigneur d'Apcher fonda le prieuré de Prunières en 1297. La paroisse de Prunières détenaient deux agglomérations importantes, Prunières qui comptabilisait un consul au Moyen Age et Apcher, qui était administré par deux consuls. En 1364, Prunières comptait 14 feux et Apcher, 6 feux. A Prunières, une rue conserve le souvenir de la présence d'un château. Le territoire comprenait au milieu du XVIIIe siècle le fief de la Valette qui était établi sur le bord de la Truyère.

 L'un des premiers seigneurs d'Apcher, à la fin du XIIe siècle, est un troubadour de renom, Garin, qui créé une forme poétique nouvelle : le "descors". En 1233, le château est cité pour la première fois. Le baron d'Apcher rendait hommage à l'évêque, comte du Gévaudan. La tour carrée fait partie de l'enceinte intérieure du château qui comprenait aussi trois tours circulaires, aujourd'hui réduites à leur base. Les vestiges de la place forte comprennent la tour, une chapelle, une glacière et un puits. Des fouilles archéologiques réalisées en 2000 et 2001 ont fait apparaître deux tours d'enceinte et une salle. La chapelle aurait été fondée par Guérin III de Châteauneuf à son retour de la septième croisade au milieu du XIIIe siècle. De cette époque datent probablement le choeur actuel et une partie de la nef. La base de l'abside semi-circulaire d'une église antérieure a été dégagée à l'intérieur du choeur. La construction présente de nombreuses reprises : la porte d'entrée située au sud pourrait dater du XVe siècle ; l'élévation ouest et le clocher-mur sont du XVIe ou du XVIIe siècle.

 La tour de plan carré, a trois étages carrés voûtés en berceau plein cintre ; elle est couverte en terrasse et garde une partie de son mâchicoulis. La chapelle est un petit édifice à vaisseau unique de deux travées voûtées en berceau plein-cintre. Le choeur a une travée droite se termine par une abside polygonale voûtée en cul-de-four. L'entrée se trouve au sud. Clocher-mur sur l'élévation ouest. Les murs sont constitués de moellons de granite. 

 Éléments protégés MH : la chapelle et la tour : classement par arrêté du 18 mai 1983. Les vestiges de l'ancien château en totalité: inscription par arrêté du 18 juin 2013. 

 château d'Apcher 48200 Prunières 

 Téléphone : 04 66 31 82 73

 

Château abbatial

En 1180, mention d'une donation du village de Naussac aux Cisterciens des Chambons. L’abbaye cistercienne des Chambons ne paraît pas avoir eu de château avant le XVIIe siècle; en 1661, il dépendait du lot abbatial de Louis Chaumejan-Fonrille, abbé commanditaire des Chambons qui l’habitait. A quoi pouvait ressembler ce château, on parle d’un "château-fort" avec deux tours. De ces deux tours dont le plan est encore visible sur le plan cadastral de 1835, il ne reste que la remarquable tour d’escalier avec sa porte d’entrée, la mouluration des baies et la présence d’une échauguette. Malgré la présence de cet élément de défense, il est probable que l'édifice n’était pas un château-fort, mais plutôt une grande demeure à tours d’angle.

 Aujourd'hui les vestiges comprennent une tour d'escalier englobée dans une ferme et le rez-de-chaussée d'une maison. La tour d'escalier présente un plan circulaire et se développe sur trois niveaux, dont un de combles. La tour sert de cage à un escalier en vis portant noyau. Les marches sont délardées. L'entrée au rez-de-chaussée se fait par une porte encadrée de deux piédroits formés de quatre blocs chanfreinés. Elle est surmontée par un linteau monolithe mouluré et tresse en arc légèrement segmentaire. Un larmier à tore et tresse reprend la courbure du linteau. Au-dessus, un gâble en tiers-point reprend la mouluration des éléments précédents. Les trois baies supérieures reprennent les canons Renaissance. L'ouvrage conserve des éléments de défense (archères, restes de bretèche). 

 Éléments protégés MH : la tourelle d'escalier : inscription par arrêté du 27 septembre 1979. 

 château abbatial 48300 Naussac

 

Château de Xaintrailles

Castrum mentionné en 1259: il est tenu par trois coseigneurs appartenant au lignage de Xaintrailles. Le tracé de la basse-cour médiévale, le donjon et les talus des murs sud et ouest sont conservés : ils sont datables de la fin du XIIIe ou début du XIVe siècle. La seigneurie de Xaintrailles est tenue par Pothon de Xaintrailles, Bernard de Lamothe, puis Antoine de Chamborel, gouverneurs de Casteljaloux. D'importants travaux sont réalisés par Pothon et ses successeurs, édification du corps de logis nord, percement de fenêtres dans le donjon, remaniement du corps de bâtiment sud, construction des deux tours occidentales. Des fossés et un pont-levis sont mentionnés en 1539. Les tourelles sur trompe en éventail de l'élévation sud sont ajoutées au cours du XVIe siècle. Le château passe aux Montesquiou en 1570, puis aux Lau de Lusignan en 1724. Armand de Lau, marquis de Lusignan, fait aménager le château vers 1780, fossés comblés, nouvel accès à l'ouest avec une cour de dépendances, l'escalier en U et le vestibule. En 1824, les pièces nord-est s'effondrent. Les projets de restauration du donjon de 1843 par Gustave Bourières, architecte du département, ont été partiellement réalisés. La pièce est de l'aile sud-est rénovée au début du XXe siècle dans le style de la fin du Moyen-Age. Eugène Viollet-le-Duc en a fait le modèle du manoir.

 Donjon, aile sud et tours ouest en pierre de taille, aile nord en calcaire enduit, vestibule et dépendances en moellon enduit. Aile nord d'un étage carré et deux étages de comble, couverte en tuile plate d'un toit en croupe et à longs pans. Aile ouest en rez-de-chaussée surélevé sur un étage de soubassement, couverte d'un toit brisé en tuile creuse et tuile plate, et encadrée de deux tours couvertes en pavillon. Aile sud d'un étage carré et comble à surcroît, couverte en croupe en tuile creuse, sauf les tourelles couvertes de toits coniques en tuile plate. Donjon accessible par un escalier hors-oeuvre à retours desservant la porte au 1er étage, puis par un escalier en vis demi hors-oeuvre. Aile nord desservie par un escalier hors-oeuvre ; vestibule accessible par un escalier extérieur en fer à cheval. Des jardins aménagés en terrasses successives, un bois en étoile ainsi qu'une Ménagerie sont organisés dès les XVIIe-XVIIIe siècles et, en partie, réaménagée au XIXe siècle en jardins anglais, accompagnant les abords du château jusqu'aux limites des bois. 

 Éléments protégés MH : le château : classement par liste de 1840. Le domaine du château avec ses anciens communs, ses terrasses et ses murs de clôture ainsi que le parc adjacent avec l'ancienne allée d'arrivée, le bois en étoile et la ferme dite La Ménagerie avec les terres qui l'entourent : inscription par arrêté du 27 décembre 2011. 

 château de Xaintrailles 47230 Xaintrailles 

 Téléphone : 05 53 65 51 49

   

Château de Virazeil

Logis primitif du château construit au XVIe siècle par les Pellegrue avec une basse-cour. Actuellement communs et chapelle. Nouveau logis construit entre 1770 et 1774 pour Jacques Daugeard, par Etienne Laclotte (comme l'hôtel des Daugeard à Bordeaux). L'orangerie est construite par les Dauber de Peyrelongue après 1823. Ensemble transformé en maison pour handicapés vers 1970. Château encadré par deux allées d'arbres, se dressant sur une petite élévation dominant une prairie. Du côté de la prairie, le centre couronné d'un fronton forme une avancée et domine une terrasse dont l'accès se fait par un escalier à balustres, elle-même délimitée par des balustres. Les côtés présentent des pavillons triangulaires faisant saillie. La façade sur cour d'honneur est à deux pavillons en saillie et escalier double. Au fond de la cour d'honneur, que bordent des communs, se trouvent les restes du château du XVIe siècle : tour d'escalier à pans ; porte à double accolade couronnée de choux frisés et surmontée de colonnettes. Petite chapelle et cloître à ouvertures romanes. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château proprement dit datant du XVIIIe siècle ; l'escalier d'honneur situé à l'intérieur du château ; les façades et les toitures des communs ; les façades et les toitures de la tour et de la chapelle datant du XVIe siècle : inscription par arrêté du 4 mars 1964.

 château de Virazeil 47200 Virazeil

 

Château de Verteuil

Le "castrum de verteuil" est mentionné pour la première fois en 1259, en possession de plusieurs coseigneurs, dont les familles de Caumont et de Pis. Le château primitif sur motte, détenu par les Albret depuis 1390, est en ruine au sortir de la guerre de Cent Ans, après que la terre de Verteuil ait été donnée en 1460 à Aymeric de Caumont, seigneur de Lauzun. Les vestiges sont constitués d'un escarpement rocheux retaillé et par endroit maçonné, formant une première enceinte d'environ 80 m de diamètre, contre laquelle les maisons du village s'appuient au nord. Dans la partie centrale, une courtine reliée à la tour nord-ouest, voûtée d'ogives et heptagonale, date du XVe siècle. A l'est, un pan de mur d'une salle voûtée d'ogives retombant sur des culs-de-lampe sculptés, probablement de la fin du Moyen Age. Le corps de logis principal, au sud-est, avec une aile ruinée en retour d'équerre au nord, a été bâti à la fin du XVIe siècle, pour la famille de Caumont. Le corps ouest a été remanié vers 1839, date d'un devis afin d'installer une école dans cette partie du château.

Le château sur motte au centre du village couronne le coteau. Bâti en pierre de taille de tuf, il forme un triangle, dont la base serait constituée par le corps de logis sud-est et le sommet par la tour nord-ouest. Le logis en soubassement de deux niveaux sur l'élévation antérieure, ouvre vers une terrasse; l'élévation postérieure, en rez-de-chaussée surélevé, vers une cour. A l'extrémité sud, tronquée, un escalier droit autrefois dans-oeuvre et voûté, assure le passage d'un niveau à l'autre. A l'angle est s'élève une tour carrée percée de canonnières. Les toitures à longs pans et égout retroussé sont couvertes de tuiles plates, la façade sud-est, de quatre travées est rythmée par de grandes croisées soulignées par un cordon d'appui mouluré ; la porte ornée de pilastres soutenant un entablement à fronton est dégradée. La façade nord-ouest est percée de deux croisées murées; la porte à l'angle ouest en arc plein-cintre est décorée de pilastres soutenant un fronton interrompu où s'inscrit une table carrée. A l'intérieur subsistent plusieurs cheminées.

 Éléments protégés MH : le château et les parties subsistantes de son enceinte : inscription par arrêté du 10 janvier 1996. 

 château de Verteuil 47260 Verteuil-d'Agenais

 

Château de Trichot

Caractéristique des petits manoirs élevés au XVIe ou au début du XVIIe siècle sur les confins de l'Agenais. Logis d'origine du XVIe siècle, agrandi fin XVIe et début XVIIe siècle, puis courant du XVIIIe siècle. Basse-cour et dépendance du XVIIe siècle. L'édifice avec ses dépendances est organisé sur une cour autrefois enclose, accessible par un portail en anse de panier. Le logis comporte un étage et un niveau de comble, ainsi qu'un pavillon dominant l'angle sud-ouest remplaçant vraisemblablement un organe défensif détruit. Côté cour, la porte d'entrée en arc plein-cintre était défendue par une bretèche dont subsiste les corbeaux. Au rez-de-chaussée, trois salles (dont deux équipées d'une cheminée) sont voûtées en berceau. Un escalier rampe-sur-rampe en maçonnerie dessert l'étage carré et une vis le niveau de comble. Les murs du logis sont en moellon calcaire équarri et les toitures pentues à croupes et égout retroussé sont en tuile plate. Les dépendances sont en moellon, couvertes en tuile creuse.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis, le rez-de-chaussée, le mur de clôture de la cour avec les deux portails, la dépendance intra-muros ; inscription par arrêté du 19 décembre 1996.

 château du Trichot 47370 Thézac

 

Château de Trenqueléon

Le nom de Trenqueléon est porté au milieu du XIIIe siècle par les fils d'Odon de Lomagne, seigneur de Fimarcon. Géraud de Trenqueléon est cité à Cadiet au début du XIVe siècle. Le site du château, au confluent de la Baïse et du Galeau, pourrait avoir été occupé par une motte castrale. Une tour au sud-ouest, présente un vestige d'archère et des pierres de taille en remploi dans la maçonnerie: il s'agit probablement d'un élément du château de la fin du Moyen-Age. Le château a été reconstruit en 1771 pour Charles de Batz, chevalier, baron de Trenqueléon: la date est inscrite sur la lucarne centrale du pavillon ouest, les initiales c.b.t. sont écrites dans le sol en galets noirs et blancs devant l'entrée. Le décor surmontant la porte est resté épannelé Elévation principale du logis en pierre de taille, sauf l'étage de soubassement en moellon. Autres élévations en moellon enduit. Logis en rez-de-chaussée, double en profondeur, avec les dépendances dans l'étage de soubassement. Logis couvert d'un toit à longs pans, les pavillons latéraux sont couverts de dômes carrés à double brisis en ardoise.

 Éléments protégés MH : les façades et les couvertures du château : inscription par arrêté du 16 février 1951.

 château de Trenqueléon 47230 Feugarolles

   

Châteaux les plus consultés

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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