Rechercher un château

Château du Rondon

Le château du Rondon, situé sur les bords du Loiret, a été construit dans sa partie centrale par Robert Boilève, maire d'Orléans, de 1650 à 1652, puis en 1655-1656. Ce n’est alors qu’une simple terre avec une maison de vignes à deux niveaux rectangulaire. Ce bien reste aux Boilève jusqu’à sa vente en 1786 à Guillaume Masson et à son épouse qui le revendent en 1804 à Louis-Auguste Pilté-Grenet (né en 1764), qui tient raffinerie à Orléans. C’est lui qui donna au Rondon non seulement ses deux beaux portails en fer forgé du XVIIe siècle, provenant du château de Richelieu (Indre-et-Loire) sur lesquels il fit remplacer le "R" de Richelieu par ses initiales, mais aussi un nombre impressionnant de bustes antiques de même provenance qui chargent sa façade. À sa mort, ce riche bourgeois orléanais laissa neuf enfants qui vendirent Le Rondon en 1843 à Farrère-Lafitte, banquier à Paris, beau-frère du ministre et banquier Lafitte, qui lui-même ornera le parc de statues variées copiant les antiques de Richelieu. Après la vente par Farrère-Lafitte en 1852 aux époux Bonnichon, commerçants rue Bannier à Orléans, le domaine changera souvent de mains. En 1932, les derniers résidents le vendirent à la Fondation Paul Milliet, du nom d’un librettiste (1848-1924) qui institua par testament Le Rondon pour légataire universel de façon à ce qu’il devint une maison de retraite pour les auteurs et compositeurs. La fondation se trouvant en dette devant la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques), celle-ci s’en porta acquéreur si bien qu’il resta selon le vœu de Paul Milliet un établissement pour venir en aide à des auteurs en difficulté avant d’avoir appartenu pendant plusieurs années au conseil général du Loiret qui y abrita des enfants réfugiés du Rwanda. Le château est aujourd’hui une propriété privée. Si de nos jours Le Rondon ne manque pas d’effet, c’est grâce à l’abondance de ses statues et de ses bustes, mais aussi grâce à sa masse augmentée des deux grands pavillons ajoutés au milieu du XIXe siècle, de beaux escaliers descendant sur un parc et d’une balustrade ornée de vases Médicis.

 Éléments protégés MH : la balustrade en pierre au bord du Loiret ; les deux portails en ferronnerie situés aux extrémités de cette balustrade ; le mur de soutènement : inscription par arrêté du 28 avril 1964. 

 château du Rondon 45160 Olivet 

 Téléphone : 07 45 33 21 28 

 

Château de Rocheplatte

Ce château s'appelait jadis, en raison de sa position, le château de Grèves. Dès 1060, son seigneur était le chevalier Ingran de Pithiviers. En 1385, il appartenait à Gilles d'Echainvilliers, chambellan du roi, qui le transmit à son fils Jean. Celui-ci combattit à Azincourt en 1415 et fut fait prisonnier par Jean sans Peur. Les prisonniers furent libérés contre rançon. Réduit à la misère, il vendit sa seigneurie en 1430 à Guillaume Le Tur, procureur général au Parlement; son fils, Simon, conseiller au Parlement, mourut jeune et légua le château en 1450 à son fils Regnault, huissier d'armes de Louis XI. N'ayant pas d'enfant, la seigneurie des Grèves passa à sa petite nièce, Gilette Henequin, qui la porta en dot à François d'Amours, maître d'hôtel du Roi Charles VIII, puis de Louis XII. Leur fils, Gabriel d'Amours vendit les Grèves en 1528 à Belin de Magnard. Ses enfants revendirent la seigneurie à Louis de Grailly, sieur de Chalette, en 1598. Cette famille la garda jusqu'en 1676. A cette époque, le château fut acheté par Pierre de Marolles, brillant officier qui servit le Roi en France, en Italie et pendant la Fronde. Leur fils, Pierre II de Marolles, fut nommé Comte de Rocheplatte en 1724. C'est vers 1726 que le nouveau comte fit démolir la vieille forteresse et construire à sa place le château. Comme il mourut sans enfant, il légua son comté à sa cousine germaine, Jeanne de Sorcy, qui le légua à un cousin issu de germain du feu comte Pierre de Marolles: Philippe de Drouin de Bouville. Son fils, Florizel Louis de Drouin, comte de Rocheplatte, fut nommé, après la Révolution, maire d'Aulnay-la-Rivière. A la Restauration, en 1816, il fut nommé maire d'Orléans par Louis XVIII. En 1831, le château de Rocheplatte passa a son fils, Albert Florizel de Drouin, marié à Marie Adrienne de Crublier de Fougères. La comtesse de Rocheplatte transmit le château à sa fille, Luce de Monbel, qui devint Comtesse de la Rochefoucault d'Estissac, qui le transmit à son fils Xavier, puis à sa petite-fille Solange, épouse du prince Paul Murat. C'est aujourd'hui leur fils, le prince Louis Murat, qui, aidé de son épouse Isabelle d'Harcourt, nièce du Comte de Paris, a redonné vie et splendeur à cette demeure qui avait souffert de la dernière guerre. 

Le château souvent détruit, reconstruit, remanié, est une belle bâtisse construite au bord du confluent des rivières de l’Œuf et de la Rimarde qui forment l'Essonne. Un pont dormant descendant vers la cour d'honneur est porté par trois arches en anse de panier. Le logis se compose d'un bâtiment rectangulaire situé au fond de la cour, prolongé de deux ailes en retour. Le rez-de-chaussée présente, au centre, un fronton Louis XV, triangulaire, supporté par deux larges pilastres. Ce fronton est surmonté d'un pavillon et d'une lucarne Napoléon III. L'intérieur conserve une rampe d'escalier en fer forgé d'époque Louis XV, provenant d'un hôtel particulier parisien. Un salon est orné de boiseries Louis XV, ainsi qu'une grande chambre au premier et à l'est. Un souterrain voûté, sur plan deux fois cruciforme, se trouve au milieu de l'avant-cour. Il se compose d'une nef centrale divisée en cinq travées sur croisées d'ogives, et de deux transepts, donnant un plan en croix de Lorraine. Un puits au sud, du côté des douves, devait servir d'entrée primitive.

 Éléments protégés MH : les salles souterraines du XIIIe siècle, sous l'avant-cour : classement par arrêté du 30 octobre 1973. Les façades et les toitures, y compris celles des deux tourelles d'entrée ; les douves avec leur pont : inscription par arrêté du 30 octobre 1973. 

 château de Rocheplatte 45390 Aulnay-la-Rivière

 

Château de la Rivière

Situé à l'orée de la forêt d'Orléans dans un cadre enchanteur, le château de la Rivière, construit en briques roses, est formé d'un donjon à poivrières s'ouvrant par une porte défendue par un pont-levis et d'un grand corps de logis flanqué de deux grosses tours. Cette demeure, dont l’histoire est bien connue, a vu passer de nombreux propriétaires. A la fin du XVe siècle, Robert de Harlay, troisième fils de Louis de Harlay et de Germaine Cœur, acquit le domaine de la Rivière. Vers 1580, Nicolas de Harlay conseilier au Parlement de Paris, maître des requêtes et surintendant des Finances, familier du Roi Henri III, qu'il avait aidé financièrement, fit reconstruire le château selon la mode de l'époque. En 1659, Achille de Harlay le vendit à Louis de Louviers fils d'un drapier qui le laissa en 1694 à sa veuve, dame Geneviève de Gaumont. Leur fille épousa en 1686 le marquis Achille d'Assigny. Ils eurent deux enfants, un fils, Jean Baptiste d'Assigny qui se maria à Louise David de Bousquet, et une fille qui épousa le comte François Charles de Sampigny, capitaine du régiment de Vaudémont. Les deux beaux-frères conservèrent la propriété en indivision, mais Jean-Baptiste d'Assigny mourut le premier en laissant une fille, née en 1743, qui épousa son cousin germain, Louis-Charles de Sampigny, officier des mousquetaires du Roi. En 1785, le domaine de la rivière fut élevé en sa faveur en marquisat par le Roi Louis XVI. Le château de la Rivière fut vendu en 1795 à Pierre Tassin de Maupas, drapier à Orléans. Ensuite ses descendants le revendirent en 1814 à Jean-Louis Blanchard, négociant à Orléans. Son petit fils Anatole Thiercelin fit réaménager le château en 1860. En 1875, Louise Thiercelin épousa le futur général Brugère qui s'était distingué en 1870 au combat de Beaune-la-Rolande. Leurs descendants y demeurent toujours...

L'accès se fait par une allée d'arbres conduisant à la façade de briques roses. La construction comprend un donjon carré de deux étages et un corps de bâtiment qui lui est accolé en équerre au sud. Les douves forment un canal rectangulaire, entourant également la cour au nord et la pelouse au sud. L'entrée se fait par le donjon, précédée d'un pont de pierre ayant remplacé le pont-levis. La façade extérieure du donjon est flanquée de deux tours en poivrière. Un grand portail en anse de panier donne accès au vestibule qui occupe la base du donjon, et débouche dans la cour par un portail identique. La façade sur cour présente à peu près la même ordonnance, moins les tourelles. Le côté nord de la cour était occupé, à l'origine, par les communs qui ont été reportés, au XIXe siècle, au-delà de la douve, rejoignant les écuries et le pigeonnier. Au XIXe siècle, une tour carrée et crénelée a été accolée à la façade sud du donjon. La propriété possède également une petite chapelle 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments du château lui-même ; l'ancienne tour transformée en chapelle ; les douves, y compris le pont donnant accès au donjon : inscription par arrêté du 16 octobre 1961. 

 château de la Rivière 45260 Chatenoy

 

Château de la Queuvre

Grande exploitation agricole de la rive sud de la Loire, depuis toujours la terre de La Queuvre, avant d’être un château, abritait une villa gallo-romaine. C’est Pierre de La Ferté, seigneur du Bruel, qui vendit ce domaine en 1458 à Aignan de Saint-Mesmin. Par voie d’héritage, La Queuvre fut transmise au fils de ce dernier en 1514, et c’est à ce personnage, Aignan comme son père, que nous devons une demeure avec cour et pigeonnier, l’ensemble entouré de murailles. Depuis, la cour s’est vue successivement complètement fermée par de nombreux bâtiments tels que plusieurs granges, des bergeries, une écurie et un magasin à grain. L’accès s’effectuant, au moins depuis le XVIIe siècle, par un porche en pierre surmonté d’un fronton à redans. La demeure familiale du XVIe siècle, qui occupe l’angle sud-ouest de la cour, était constituée d’un corps de bâtiment rectangulaire à l’extrémité occidentale duquel une petite aile a été accolée, orientée à la perpendiculaire et débordant de part et d’autre, à moins que cela ne soit l’inverse. La maison d’aujourd’hui est d’autant plus spacieuse qu’une aile supplémentaire y a été ajoutée peu après 1865 avec le remploi d’une porte du XVIe siècle, le tout dissimulant la moitié de la façade nord du corps de logis de la Renaissance. Les deux niveaux habitables sont desservis par un escalier en vis placé dans une tour polygonale à six pans sur la façade nord. Une cave et une pièce haute, située au sommet de la cage d’escalier, viennent compléter les lieux. C’est également de ce côté que le décor est le plus soutenu, le moellon laissant la place à la brique, rouge et vernissée, de façon à former les motifs losangés juxtaposés si répandus dans la région.

La pierre de taille y est également associée, comme toujours, soulignant ainsi les ouvertures (encadrements de portes, fenêtres et lucarnes) et les angles du bâtiment au moyen de chaînes harpées. La porte perçant cette façade étant bien plus ornée que celle qui donne au sud, tout nous amène à conclure que la façade antérieure était, contrairement à maintenant, celle qui est exposée au nord. Une porte qui, contrairement aux habitudes constatées dans les autres constructions du Loiret de la Renaissance, ne permet pas d’entrer directement par l’escalier mais à côté dans un vestibule qui dessert toutes les autres pièces du rez-de-chaussée. Cette distribution laisse entrevoir, en dépit du décor général et de la présence d’un escalier toujours hors œuvre, une construction, ou des transformations, plus proche des années 1540 voire 1550. L'emplacement de la tour d’escalier, au droit du pignon du principal corps de bâtiment, l’autre partie non alignée, un décor losangé bien plus soigné sur l’un que sur l’autre et une cave dont le voûtement n’est pas le même sous les deux portions représentent autant d’indices qui permettent d'envisager une construction en deux temps. Le fait que la cage d’escalier n’ait jamais été éclairée côté ouest montre que cet agencement, avec deux corps de bâtiments, était prévu dès le début même si, dans la réalité, la construction n’a pu être menée d’un seul jet. Soulignons, enfin, la présence de poutres sculptées d’engoulants dans l’une des pièces du premier étage. 

 Éléments protégés MH : le château de la Queuvre en totalité : inscription par arrêté du 12 janvier 1931.

 château de la Queuvre 45150 Férolles

   

Château de Pully

Château sans doute construit avec ses communs vers 1771, date d'un dessin signé Binet, les représentant et dédié à la comtesse d'Archiac, la propriétaire. Le portail d'entrée avec ses vantaux en fer forgé, fut sans doute réalisé à l'occasion de cette période de construction comme l'indique le décor des portes caractéristiques du style néo-classique qui fit son apparition à la fin du règne de Louis XV. Le monogramme G et L fut rapporté postérieurement, certainement au siècle dernier lorsque monsieur Geffrier en était propriétaire. C'est sa fille, Mme de la Frésange, qui hérita de la propriété et la vendit en 1955 à la famille Hackenberger. Cette dernière fit démolir le château et sa chapelle, mais conserva les communs. 

Château à un étage carré, élévation ordonnancée, murs en brique et pierre et toit à longs pans brisés et croupes de même; communs disposées symétriquement de part et d'autre de la cour et présentant chacun deux pavillons à un étage carré, élévation ordonnancée ou à travées et toit en pavillon couvert d'ardoises ; ces pavillons sont implantés aux extrémités des longs corps de bâtiments à usage de remises et d'écuries à toit a longs pans et croupes couverts d'ardoises ; les murs sont en brique apparente ou enduite ; le pavillon près de l'entrée, à droite, et les écuries ont une façade postérieure à pan de bois apparemment hourdée de brique ; orangerie en brique avec toit à longs pans et croupes couverts en tuiles plates ; portail principal d'entrée en fer forgé. 

 Éléments protégés MH : la grille d'entrée : inscription par arrêté du 23 juin 1947. 

 château de Pully 45740 Lailly en Val

 

Château de la Prêche

Les premiers documents concernant la propriété actuellement appelée La Prêche remontent à 1642: lieu de vignes à Bionne comprenant maison pour maîtres et vigneron, pressoir, cours, jardin, prés et parc d’arbres. Le tout de huit arpents, puis d’une dizaine. En 1699, fut rattaché à la propriété par vente des administrateurs de l’hôpital d'Orléans un terrain sur lequel sera construit, en raison de sa situation hors la ville épiscopale, un temple protestant, détruit huit ans après, c’est-à-dire dès la révocation de l’édit de Nantes sur ordre du roi. En 1806, la propriété est aux mains de Madame de Laage de La Rochetterie. Le corps de bâtiment, orienté est-ouest et de forme rectangulaire, n’est formé que d’un haut rez-de-chaussée assez surélevé et d’un étage sous des combles gracieusement mansardés, la toiture d’ardoise, au bris arrondi, reposant sur un entablement de pierre mouluré. Chacune des façades est percée de cinq hautes fenêtres dont la partie supérieure est dormante et séparée par une belle moulure en goutte d’eau. Les combles sont éclairés de lucarnes de pierre au fronton courbe dont cinq à l’ouest et trois à l’ouest. Au couchant, du côté cour, un double perron évasé donne accès par dix marches à la porte d’entrée centrale. Au nord, le bâtiment, qui fait un tout parfaitement authentique, a été prolongé par une aile en forme de tour à la fin du XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, à l'exclusion de l'aile du XIXe siècle : inscription par arrêté du 16 mai 1974. 

 château de la Prêche 45430 Chécy 

 Téléphone : 06 51 72 64 62 / 06 04 53 43 23

   

Château de la Porte

Le château de La Porte fut construit au XVIIIe siècle pour M. de Loynes d’Autroche sur les bords du plateau de Sologne au-dessus du Val de Loire. Du perron, de son escalier à double révolution sur la façade faisant face à la Loire, on aperçoit dans les bois qui s’étendent au pied du château trois allées divergentes; dans l’axe de celle de gauche la cathédrale d'Orléans; au centre la Loire; et à droite le clocher de Sandillon, tandis que sur la déclivité s’étagent une grotte et des bassins réunis par des escaliers. À droite du logis, la chapellecouverte d'une voûte peinte d'un décor céleste est achevée en 1785 (voûte peinte par Simonin, dit Lyonet). Le baron Pierre-Marie-Sébastien Bigot de Morogues (1776-1840), propriétaire de La Porte et membre de la Société des sciences physiques, de médecine et d’agriculture d'Orléans, est un des apôtres de la rénovation de la Sologne. Le château était en 1910 la propriété de la Vicomtesse d'Orléans. C’est en 1996 que les propriétaires actuels acquièrent le domaine. Le salon latéral, de style Louis XV, est orné de quatre dessus-de-porte en camaïeu bleu représentant des scènes galantes. Lambris exécuté après 1834. Le salon central, de style Empire, est orné de quatre dessus-de-porte en faible relief. L'ancienne salle à manger est ornée de quatre dessus-de-porte en terre cuite avec une niche sculptée en haut relief d'une femme versant de l'eau. Transition entre jardin à la française et jardin à l'anglaise pour le parc. Les communs actuels, construits entre les deux guerres, remplacèrent ceux achevés en 1876. 

 Éléments protégés MH : le décor du salon central (lambris, dessus-de-porte et cheminée), de l'ancienne salle à manger, du salon est, ainsi que l'escalier intérieur: inscription par arrêté du 10 juin 1992. Les façades et les toitures du château, ainsi que ses perrons et les escaliers extérieurs, à l'exception des deux lions modernes du perron sud ; la chapelle ; l'allée d'accès au sud du château, avant-cour, la cour d'honneur avec les fossés et les murs qui la délimitent ; l'ancien verger à l'ouest du château ; les terrasses délimitées au sud par le château, à l'ouest par le chemin longeant l'ancien verger et au nord par le jardin en contrebas ; le jardin en contrebas, y compris les bassins, les nymphées et le groupe sculpté en marbre représentant les Trois Grâces ; les trois perspectives (anciens canaux) au nord : classement par arrêté du 20 octobre 1995. 

 château de la Porte 45640 Sandillon

 

Château de Pont Chevron

Il existait au Moyen-Age un château-fort, implanté sur une ile au milieu de l'étang. Il ne reste de nos jours que quelques fondations en ruine et un pont en pierre. Le propriétaire de l'époque s'appelait Chevron d'ou le nom de Pont Chevron. L'ancien château qui était en ruine au début du siècle fut démoli à cette époque. Il était composé d'un quadrilatère qui se présentait comme un donjon, on communiquait à l'intérieur par un escalier desservant les différents étages, cet escalier avait été creusé dans le mur. Le château actuel se trouve situé entre la Puysaye et le Gâtinais, les terres qui l'entouraient étaient jadis très médiocres. Beaucoup d'entre elles étaient en friche, les amendements que l'on effectue de nos jours, rendent les terres plus fertiles. La construction du nouveau château a duré quatre ans. Il a été construit sur des plans du XVIIIe siècle. C'est pourquoi on retrouve dans cette architecture une symétrie parfaite, une simplicité et une élégance tout à fait remarquable. 

Le château a été construit par le comte Louis d'Harcourt à la fin du XIXe siècle. Après avoir hésité à le placer à l'endroit de l'ancien château, le comte d'Harcourt décida de l'élever sur une pente dominant un étang de 26 hectares. Ce château fut réalisé par un architecte du nom de Coulon. Sur la façade de l'entrée, on voit une sculpture représentant la "chèvre Amalthée qui a nourri Zeus", une des cornes de cette chèvre est devenue la "Corne d'abondnce". Le château est habité toute l'année par les propriétaires héritiers du comte d'Harcourt. On accède à la cour d'honneur à travers les communs ou en faisant le tour par l'extérieur. On pour voir la chapelle ou sont exposés des ornements brodés à la main et une Piéta en bois sculptée. Les jardins qui entourent le château sont composés de jardins à la Française formés de rectangles de pelouse ou s'intercalent des vases en pierre sculptée. Entre le potager et la cour d'honneur se trouve la roseraie qui vient d'être restaurée.

L'édifice est formé d'un corps de logis de plan allongé. Il présente, au nord, une rotonde ovale en demi-hors-oeuvre, formant avant-corps central. Les communs sont de plan rectangulaire, ponctué au sud d'un avant-corps central. A l'intérieur, un vaisseau central distribuait les remises à voitures et les écuries. De part et d'autre, et en vis à vis du château, s'étendent deux ailes en quart de cercle, terminées par deux pavillons, celui de l'ouest abritant la chapelle. Si le décor, en façade, se concentre sur les frontons, il n'est pas absent du reste de l'édifice : des clefs sculptées en forme d'agrafes et des guirlandes de fleurs soulignent les baies ; un bossage en table anime le pavement des trumeaux. Tout autour de l'édifice court une balustrade. A l'intérieur, le hall d'entrée présente un décor architecturé rappelant celui des façades. La salle à manger s'orne d'un décor de gypserie peint en faux marbre. Le salon est orné de panneaux sur toile représentant des animaux. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, des communs et du pavillon d'entrée ; à l'intérieur du château le hall d'entrée, la cage d'escalier, la salle à manger au rez-de-chaussée de la rotonde, la cheminée du salon au rez-de-chaussée avec son trumeau : inscription par arrêté du 21 mai 1987. 

 château de Pont Chevron 45250 Ouzouer sur Trézée 

 Téléphone : 06 10 60 34 96

Château du Muguet

Le château du Muguet fut construit en 1863 par l’architecte Arthur Froelicher (probablement fils de l’architecte Joseph-Antoine Froelicher) qui signa également le château de La Rougellerie (Chaumont-sur-Tharonne, Loir-et-Cher). L’axe central de ce château de style néo-Louis XIII est souligné par un pavillon a pans coupés, surmonté d’un belvédère. S’y dresse un clocheton qui détermine grâce a son toit bulbeux, le caractère particulier du château. Sous quelque façade qu’on le considère, soit a l’ouest, avec son perron central, soit a l’est, avec son pavillon avancé, on ne peut que remarquer l'effet de symétrie qu’accentue des lignes verticales. Des écuries forment le complément architectural. C’est dans ce château que se tint le Conseil suprême franco-anglais des 11 et 12 juin 1940, réunissant dans le plus grand secret Winston Churchill, Paul Reynaud, président du Conseil, le général Weygand, chef des armées françaises, et De Gaulle tout récent secrétaire d’État et général. 

 Éléments protégés MH : le château et les écuries qui en forment le complément architectural : inscription par arrêté du 9 septembre 1991. 

 château du Muguet 45250 Breteau

 

Château de la Mothe

Ce château est de fondation très ancienne puisqu'il fut bâti vers 910 par Fromont, comte de Sens. Le château passa ensuite entre les mains de la famille de Courtenay. En 1382, il appartint à la famille des La Trémoille, barons de Sully. En 1531, la demeure fut vendue à la veuve de Gaspard de Coligny, maréchal de France, qui avait épousé en 1514 Louise de Montmorency, sœur du célèbre Connétable. Leur fils Gaspard II s'illustra sous le nom d'amiral de Coligny à la tête des protestants. Mais peu après, les troupes royales prirent Châteaurenard et détruisirent le château de la Mothe pour s'éviter la peine de le défendre. En 1595, après l'assassinat de l'amiral, à la Saint Barthélemy, le château échut à sa fille unique, Louise de Coligny, qui avait elle même perdu, au cours de ce massacre, son époux Charles de Theligny, seigneur de Lierville, après un an de mariage. Elle se remaria avec Guillaume de Nassau, prince d'Orange, dit le Taciturne et fit bâtir en 1609, sur les ruines du château d'en bas, la magnifique demeure que nous admirons aujourd'hui mais qu'elle n'habita jamais. Son époux fut assassiné à Delft en 1584 en sortant de table, Louise de Coligny, folle de douleur, quitta la Hollande en 1620. Sur l'invitation de Marie de Médicis, elle s'installa au château de Fontainebleau et y mourut la même année.

Cette demeure sans doute la plus belle du Loiret, fut élevée sur les fondations de l'ancienne forteresse, ce qui explique le plan unique en France de ce château. La forteresse primitive était en effet octogonale et le château actuel a été construit sur trois des côtés de cet octogone. Aussi la façade principale est-elle flanquée de deux ailes placées obliquement. Cela donne à la façade un aspect largement ouvert, original et élégant. Le château est flanqué de chaque côté par des bâtiments bas, terminés par une tourelle coiffée d'une coupole. L'octogone primitif, entièrement entouré d'eau, forme la cour du château. La demeure elle-même est construite de briques et pierres et est surmontée de hautes toitures. Les hautes fenêtres qui l'éclairent sont entourées d'encadrements de pierre, il a gardé son aspect primitif malgré de nombreuses restauratians successives. En effet à la maison de Nassau succéda à celle d'Amat en 1658, puis celle d'Aquin en 1680. En 1755, il échut à Jean Pierre Fougeret qui le transmit en 1756 à son fils, Jean de Fougeret, Receveur Général des Finances et épousa en 1762 Anne-Françoise d'Outremont qui lutta contre la mortalité infantile des enfants et créa "La Charité maternelle" œuvre destinée à multiplier les crêches dans les villes. La reine Marie-Antoinette en était la protectrice. A la Révolution, M. de Fougeret périt sur l'échafaud en 1794. En 1806, ses descendants vendirent le château de la Motte à M. Paul de Baert, marié à Mlle Lamoignon de Malesherbes, petite-fille du défenseur de Louis XVI. Sa fille unique épousa M. Lepelletier des Forts qui mourut en 1861 en le laissant à sa fille qui épousa le comte de Maleyssie, qui restaura encore une fois La Mothe en 1882. Enfin, Mlle de Maleyssie vendit le château à M. Locher, qui en entreprit une restauration complète. Récemment, plusieurs propriétaires ont essayé d'entretenir et de rentabiliser cet important domaine... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; les douves et le pont : classement par arrêté du 15 mars 1945. 

 château de la Motte 45220 Château Renard 

 Téléphone : 02 38 95 21 71

 

Châteaux les plus consultés

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

Actualités

Infos Météo


Nombre total de pages vues

compteur internet
```html