Rechercher un château

Château d'Hommes

L'état actuel du château est dû à sa démolition partielle en 1890, la propriétaire ayant alors autorisé la démolition des toitures pour utiliser les charpentes à la réparation d'autres bâtiments. Le domaine comprend à l'ouest le château et à l'est les communs. Le château est divisé en deux parties défendues par des douves. Une baille sur plan trapézoïdal était sans doute entourée de courtines flanquées de tours. De ces tours, deux subsistent. Le logis comprend un corps de bâtiment se développant entre deux tours rondes, et deux ailes en retour vers le nord. L'étage inférieur est occupé par une galerie voûtée, avec meurtrières. L'étage supérieur servait d'habitation. Des fenêtres sont accostées de pilastres décorés de médaillons ou de personnages debout superposés. Une tour rectangulaire au nord-est et circulaire au nord-ouest renforçaient les angles de la courtine. Les communs comprennent une grange, des écuries, des étables, un bâtiment de remises. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château d'Hommes : inscription par arrêté du 8 août 1962.

 château d'Hommes 37340 Hommes 

 Téléphone : 02 47 24 95 13 / 06 81 44 12 00 

Château d'Hodebert

Le nom d'Hodebert s'est orthographié de manière différente au cours des siècles : Hadebert ou Audebert au XVIe siècle, Hosbert à la fin du XVIIIe siècle, Haudbert sur le dictionnaire de Carré de Busserolle en 1878, alors qu'il figurait en 1834 sur le cadastre napoléonien sous la forme Hodebert, appellation qu'elle a conservée sur le cadastre actuel. La première mention connue d'Hodebert date de 1545, où "la veuve Durand", qui habite ce lieu est assignée à comparaître devant le chapitre de Saint Martin de Tours. Au début du XVIIe siècle, c'est le siège de la justice de la Prévôté d'Oë, le poète Racan y fut traduit le 20 novembre 1620. Ce n'est qu'en 1650 qu'on peut associer le nom d'un propriétaire avec celui d'Hodebert, où dans un acte de baptême extrait d'un registre paroissial de Saint-Christophe figure comme parrain Henry de Codosny, conseiller et maître d'hôtel du roi, seigneur d'Hodebert et de Saché, époux de Madeleine Dunoyer, fille du bailli de Saint-Christophe. La famille Dunoyer, sans y résider forcément, en restera propriétaire jusqu'à la Révolution. Un inventaire de 1762 décrit la demeure comme composée de trois chambres basses et trois chambres hautes, ce qui correspond au corps de logis central. A t'il été édifié au 18e siècle ou plutôt à la fin du XVIIe siècle, à l'époque où Jean Dunoyer, seigneur de Gennes en était propriétaire dans la mesure où ses successeurs au XVIIIe siècle semblent plus avoir tiré profit des terres que résider. Néanmoins, l'inventaire de 1793 mentionne l'existence d'un pavillon à chaque extrémité du corps de logis, ceux ci ont dû être édifiés après 1762. Ce même inventaire mentionne l'existence de caves utilisées comme pressoir, boulangerie et bûcher, la présence d'un toit à porcs, d'une écurie à chevaux, d'une écurie à vaches et d'une grange. En 1794, Hodebert est acheté par Alexandre Gouïn pour une courte durée puisqu'il le vend le 30 décembre 1808 à Louis-François de Sarcé, dont la famille restera propriétaire pendant le XIXe siècle. Est-ce du début du XIXe siècle que datent les deux autres pavillons placés à chaque extrémité du bâtiment, dont l'apparence rappelle les pavillons du XVIIIe siècle, mais avec un style plus sec, qui s'apparente aux constructions du XIXe siècle. Avant 1834, date de réalisation du cadastre napoléonien, ont dû être réalisés, puisqu'ils y figurent, le bâtiment à un étage situé au Sud-Ouest du château, servant de bibliothèque, et la remise à voitures, située à l'Ouest. Les registres cadastraux signalent la construction des écuries en 1872, celle de l'orangerie en 1875, ainsi que les serres, placées en contrebas, et une augmentation de construction en 1879 pouvant concerner le porche couvert, édifié à l'angle Nord du château. En 1890, Eugène de Sarcé lègue Hodebert à Robert de la Bouillerie, ses descendants en sont toujours propriétaires.

Le château est composé d'un corps de bâtiment à élévation ordonnancée à trois travées couvert d'un toit à longs pans, encadré par deux pavillons à une travée, légèrement en saillie sur la façade Nord-Est et dans l'alignement sur la façade Sud-Ouest, couverts d'un toit en pavillon. L'étage de comble est percé de lucarnes en pierre de taille au fronton légèrement cintré. A ces deux pavillons sont accolés à chaque extrémité deux autres pavillons à une travée, à toit en pavillon, sans lucarnes. Une corniche en pierre de taille à moulure en doucine souligne la base de la toiture. A l'extrémité Nord, un porche en pierre de taille couvert d'un toit brisé, percé de lucarnes, forme une liaison architecturée entre le château et le coteau percé de caves, mais ouvragé d'un mur en pierre de taille formant une terrasse dans la partie Nord. Derrière le château, au Sud-Ouest, a été édifié un bâtiment, en pierre de taille, couvert d'un toit en croupe, bâti à flanc de coteau, à trois niveaux, côté Sud, à deux niveaux, côté Nord. L'Orangerie en pierre de taille est percée de larges baies en plein cintre, la porte centrale est encadrée de pilastres, le toit en terrasse est ornée de balustres. Les écuries sont construites en pierre de taille avec une ornementation soignée de baies en plein cintre. Le pignon Sud est ornée de baies triples, le chaînage d'angle est formée par deux pilastres, l'arête du toit est souligné par une bande de pierre plate évoquant un fronton.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; l'allée d'honneur et l'ancien pigeonnier ; la cour d'honneur et le parement maçonné du coteau qui la borde ; l'orangerie ; les façades et les toitures de la grange, des écuries et du pavillon de billard entourant la cour des communs ; la terrasse ouest formant soutènement à l'arrière du château : inscription par arrêté du 26 octobre 2009. 

 château d'Hodebert 37370 Saint-Paterne-Racan 

 Téléphone : 02 47 29 34 49 / 06 52 72 81 54 

Château des Hayes

Les Hayes constituaient un fief relevant de la baronnie de Rillé. Le château fut élevé au XVe siècle à la place d'un édifice plus ancien probablement du XIVe siècle, et dont reste au nord une tour cylindrique conservée dans la construction. Le bâtiment est flanqué, à l'angle nord-est, d'une tour carrée dont l'étage supérieur a été supprimé, et à son angle sud-ouest, d'une autre tour rectangulaire, qui fut également supprimée au XVIIe siècle. Sur la façade sud, fait saillie une tour polygonale contenant un escalier à vis en pierre. Au XVIIe siècle, l'édifice a été prolongé à l'ouest par un bâtiment de même élévation. Une chapelle fut élevée à l'ouest de la cour, limitée à l'est par un bâtiment de communs qui aboutit, au sud, à une tour carrée du XVe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis seigneurial, de la chapelle et du bâtiment des communs sis à l'Est de la cour : inscription par arrêté du 1er juin 1948. 

 château des Hayes 37330 Channay-sur-Lathan

 

Château de La Guerche

La présence Gallo-Romaine est connue à La Guerche par le passage de la voie qui remonte vers Port de Piles ; le site du château contrôlant un gué sur La Creuse a vraisemblablement été investi de longue date : le toponyme de Guerche évoque une origine germanique de l'époque Mérovingienne (Ve ; VIe siècle) ; un château existe avec certitude en 1040 (Castrum Wirchiae); on en retrouve quelques substructions ; La Guerche devient un fort enjeu stratégique au XIIIe siècle au moins : en 1203, Jean Sans-Terre l'a sous sa dépendance, et en 1223, Louis VIII le reprend ; La Guerche est une vicomté des 1336 ; elle relève des archevêques de Tours, puis des Barons de Preuilly, et enfin du roi à partir de 1452 ; Louis XI séjourne à La Guerche en 1472.

Le château actuel est très vraisemblablement édifié à l'extrême fin du XVe siècle par Artus de Villequier et Antoinette de Maignelais ; le plan primitif devait être un plan carré régulier ; il reste l'aile Sud-Est avec l'ouvrage d'entrée et l'aile Sud-Ouest occupée par le logis seigneurial avec la chapelle et l'escalier ; la partie orientale de l'aile Sud-Est est refaite au XVIIe siècle par les d'Aumont ; l'aile Nord-Ouest devait se composer d'une galerie sur arcades avec un accès au jardin (archives du château) ; le salpêtrage entraîne la ruine puis, au début du XIXe siècle, le dérasement de l'étage en surcroît ; alors disparaissent les lucarnes et le chemin de ronde extérieur, et les coursières donnant sur la cour ; les portes d'accès des coursières à la tour d'escalier Sud subsistent ; la coursière de l'aile Sud-Ouest a laissé une colonne de l'arcature qui l'ornait (archives du château ; restitution Albrecht et Guillaume) ; la tour orientale ruinée est relevée vers 1840 ; les douves alimentées par la Creuse sont comblées au 19e siècle ; un portail est ajouté au XIXe siècle sur la place de la mairie ; le niveau de la cour est abaissé d'environ un mètre au XXe siècle ; les communs portent la date 1836. 

Le premier étage de soubassement est occupé par des greniers et le second par des casemates percées d'archères canonnières ; le premier étage de soubassement, la chapelle, la tour d'escalier d'honneur sont voûtes d'ogive ; le deuxième étage de soubassement est voûte d'arête ; l'ouvrage d'entrée est voûte en berceau ; l'escalier d'honneur en demi hors-oeuvre est conservé dans les deux étages de soubassement : en vis sans jour et en maçonnerie ; il aurait été, selon Albbrecht et Guillaume, à mur noyau rectangulaire dans les étages supérieurs ; monogramme d'origine AA (Artus et Antoinette) à l'aile Sud-Ouest ; des monogrammes semblables sont ajoutés au XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château de La Guerche : inscription par arrêté du 13 mars 1944.

 château de La Guerche 37350 La Guerche 

 Téléphone : 02 47 91 02 39 

Château de la Grillière

Ancien fief relevant de Faye-la-Vineuse. Entouré autrefois d'une vaste enceinte de murs dont une grande partie subsiste au nord ouest et au sud-ouest, avec une tour d'angle ouest. Le château, de la fin du XVIe siècle, se développe entre deux pavillons rectangulaires, à chacun desquels il est réuni par une tour polygonale d'escalier. Au XVIIIe siècle, la travée centrale de la façade nord-est sur la cour, fut modifiée par la construction d'un avant-corps. Deux ailes en retour sont bâties perpendiculairement à cette façade nord-est. L'aile, qui limite la cour au nord, est plus ancienne que le château, et date du XVIe siècle. Les pilastres Renaissance d'une porte et une tour ronde voisine en sont contemporains. Du côté opposé, la cour est limitée par une aile symétrique, à usage de servitude, prolongée par des bâtiments à même usage la reliant au colombier du début du XVIe siècle, en ruine... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 16 septembre 1953. 

 château de la Grillière 37120 Faye la Vineuse

   

Château de Grillemont

La châtellenie relevait de Ligueil. Une importante forteresse fut construite entre 1460 et 1470 par Bertrand de Lescost, gouverneur de la ville et du château de Loches, et était primitivement défendue par des douves et des étangs. Elle a en partie été démolie et réaménagée au XVIIIe siècle. Au cours du XIXe siècle, d'importantes transformations y ont été apportées. Le château se compose d'un corps de logis doté de deux prolongements en retour d'angle. Du château médiéval subsistent trois tours et des murs de courtine. En 1739, le donjon fut rasé pour remblayer la cour d'honneur et les mâchicoulis furent supprimés des deux tours ouest, la cour d'honneur a conservé l'ordonnance du XVIIIe siècle. L'aile orientale était prolongée par un bâtiment de briques qui a été détruit pour être remplacé par un pavillon dans le style XVIIIe siècle. Un autre petit pavillon prolonge l'aile opposée. Sous le Second Empire, le salon de musique a été aménagé avec un décor en faux marbre rappelant l'époque Directoire, composé de pilastres cannelés dont les chapiteaux sont joints par une frise ornée. La cage d'escalier, conçue au XVIIIe siècle, a été remaniée au XIXe siècle. Les communs du troisième quart du XVIIIe siècle sont édifiés au nord sur un plan en U. Les trois ailes sont disposées autour d'une cour rectangulaire. 

 Éléments protégés MH : le château sauf parties classées : inscription par arrêté du 6 juillet 1942. Les communs dans leur ensemble, à savoir toutes les parties du XVIIIe siècle : inscription par arrêté du 10 décembre 1987. Les façades et les toitures du château; l'escalier avec sa cage ; le salon de musique : classement par arrêté du 9 mai 1989 

 château de Grillemont 37240 La Chapelle Blanche Saint Martin 

 Téléphone : 02 47 59 62 03 

 

Château du Grand Launay

Construit sur un terrain carré entouré de douves, le château comprend le bâtiment d'habitation principal constitué par deux corps de logis. A l'est se trouve un autre bâtiment d'habitation. L'angle sud-ouest conserve un pigeonnier carré couvert d'un lanternon, l'angle sud-est est protégé par une tourelle carrée. Une porte fortifiée s'ouvre dans le mur fermant la cour à l'ouest, munie primitivement d'un pont-levis et remplacé par un pont dormant. Une tour de défense, disparue, occupait l'angle nord-est. Cet édifice est l'une des plus intéressantes gentilhommières fortifiées de la fin du XVIe siècle qui subsistent. 

 Éléments protégés MH : les restes du château du Grand Launay : inscription par arrêté du 3 juin 1932.

 château du Grand Launay 37360 Semblançay

 

Château du Grand-Châtelet

Ancien fief relevant, au XIVe siècle, de l'archevêché de Tours. Occupant le côté nord d'une enceinte dont les courtines ont disparu, mais dont subsistent les douves, le château comprend un bâtiment rectangulaire flanqué, à chacun de ses angles, d'une tour circulaire. La tour sud-est loge une vis de pierre. Les tours nord et les façades principales ont été reparementées en moyen appareil au XVIe siècle. La porte en plein cintre était précédée, au nord, par un pont-levis franchissant les douves. La chapelle à l'ouest et contigüe au château, comprend une nef couverte d'une voûte sur croisée d'ogives à moulures prismatiques. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble du château du Grand-Châtelet y compris sa chapelle: classement par arrêté du 22 octobre 1962. 

 château du Grand-Châtelet 37260 Thilouze 

 Téléphone : 07 81 15 32 97

 

Château de Gizeux

Châtellenie relevant de la seigneurie de Montsoreau, le château passa en 1330 à la maison des Du Bellay, qui bâtirent l'édifice actuel. La première forteresse fut achevée en 1415. Le château est précédé d'une cour d'honneur et de parterres qui s'inclinent vers une prairie limitée sur trois côtés par les douves et où se trouve l'entrée. A gauche se développent les bâtiments des communs ; à droite, une terrasse limitée par un ancien mur d'enceinte, puis le grand canal. En bordure de la cour des communs se trouve une tour cylindrique à mâchicoulis, vestige de la forteresse du XIVe siècle. Le château comprend un corps de logis central et deux ailes en retour sur la cour d'honneur avec, dans les angles rentrants, deux tours polygonales d'escaliers à vis. Un bâtiment bâti à peu près à la même époque en bordure de la terrasse sud, est terminé par un pavillon rectangulaire plus élevé, affecté au logement des fermiers. Un autre bâtiment du XVIIIe siècle relie le précédent au corps principal. Au nord se trouvent les communs avec une grande cour, deux corps de bâtiments en équerre, et une cour secondaire dont l'accès se fait par un passage voûté ouvert dans l'axe du bâtiment principal.

 A l'intérieur du château, le rez-de-chaussée conserve des boiseries du XVIIe siècle. Au premier étage, une salle a conservé les lambris, le plafond et la décoration peinte de l'époque de la construction. Sur les lambris alternent des scènes mythologiques, des bouquets de fleurs et des motifs portant le monogramme des Du Bellay. Subsiste une décoration analogue des pièces de l'aile sud et dans le couloir qui les dessert. Une grande galerie entièrement couverte de peintures occupe le premier étage du bâtiment XVIIIe siècle en retour vers l'est. Sont représentés les châteaux royaux et le château de Gizeux mis en parallèle avec ces constructions. Le château de Gizeux possède de superbes communs dont de magnifiques écuries, aujourd'hui encore, habitées par une quarantaine de chevaux et poneys. 

 Éléments protégés MH : le château ; ses dépendances ; les douves ; les communs et, d'une manière générale, tout le terrain compris à l'intérieur du trait tracé sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 24 mai 1945. château de Gizeux 37340 Gizeux 

 Téléphone : 02 47 96 45 18 

 

Château de Genillé

Le château est la demeure attestée d'Adam Fumée, médecin de Charles VII et Louis XI, dès 1483. De nombreux travaux ont été exécutés à cette époque sur des fondations du XIIe siècle dont les deux tours poivrières en restent des vestiges. Simple fief relevant de Montrichard, Genillé fut érigé en Châtellenie en 1515, avec réunion au domaine des Roches Saint-Quentin. Le château comprend un grand corps de bâtiment accompagné, à ses angles nord ouest et sud ouest, de deux tours cylindriques. Les angles nord-est et sud-est portent des échauguettes sur des culs-de-lampe. Sur la façade orientale fait saillie une tour octogonale logeant une vis. Une aile fut appuyée en retour d'équerre à la façade orientale, entre la tour d'escalier et le mur pignon nord. Cette aile date du XVIIe siècle et fut prolongée postérieurement. Au sud de la cour, une aile en retour vers l'est a disparu. Les douves ont été presque complètement comblées. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, à l'exception de celles du bâtiment moderne prolongeant l'aile Nord : inscription par arrêté du 27 novembre 1951 

 château de Genillé 37460 Genillé

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

Actualités

Infos Météo