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Château de Manlèche

Le village de Pergain-Taillac pourrait avoir été édifié vers le XIIIe siècle. Sur le plan cadastral dit napoléonien de 1824, il apparaît comme un village très dense et bordé de fossés en eau au moins du côté nord. Le faubourg occidental s'est développé au cours du XIXe siècle. D'importantes restructurations au cours du XXe siècle (vers 1971 et 1992) ont entraîné la destruction de l'îlot sud afin de permettre l'ouverture d'une vaste place rectangulaire au coeur du village. Le domaine de Manlèche est formé d'un ensemble polygonal de bâtiments bâtis au fil des siècles à partir d'un ancien site castral. Le bâtiment du XIIIe siècle est encore visible dans cette construction. La tour hexagonale à escalier en vis suspendu et la galerie à arcades sont une expression de la première Renaissance en Gascogne. L'organisation spatiale se fait autour d'une cour triangulaire. Destruction de l'aile nord et réfection des couronnements au XXe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité avec sa cour, ses fossés et le pont qui lui donne accès ainsi que le pigeonnier. En totalité les façades et les toitures du moulin, la chaussée, l'ancien bassin avec son escalier et son mur de clôture: inscription par arrêté du 18 mai 2006. 

 château de Manlèche 32700 Pergain-Taillac

Château de Maniban

Château du XIVe siècle, formé de trois bâtiments distincts autour d'une cour. A l'est se trouve le chai dont la toiture est supportée par deux rangées de piliers en bois. Une tour circulaire à la base carrée en flanque la façade. A l'ouest, le bâtiment ancien a été prolongé au sud et au nord par des éléments récents. Le quatrième côté de la cour est protégé par un mur crénelé flanqué au nord d'une tour ronde percée de meurtrières. Le château semble avoir été rebâti au cours du XVIIe, sur un donjon ou une salle gasconne plus ancienne. Au premier étage, une grande salle, située au-dessus de la chapelle, conserve des peintures murales de la fin du XVe ou début du XVIe siècle. De part et d'autre des deux fenêtres à meneaux sont peints des couples sous des rideaux ocres. Une cariatide nue parée de tresses, une couronne de feuillage à la taille, enrichit le décor d'architecture. Une frise ornée de putti court au niveau du premier étage. Dans l'angle nord ouest se retrouve le même motif enrichi d'un arbre à feuillage exotique. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments, y compris la maison d'habitation (le chai étant inscrit sur l'inventaire avec sa charpente), la chapelle au rez-de-chaussée du bâtiment ouest, les murs de clôture : inscription par arrêté du 3 avril 1984. La salle du premier étage (excepté les parois classées et la cheminée en réemploi) située dans le bâtiment ouest, au-dessus de la chapelle : inscription par arrêté du 27 août 1993. Les parois de la salle du premier étage avec ses peintures ainsi que la poutre situées dans le bâtiment ouest du château : classement par arrêté du 17 février 1995. 

 château de Maniban 32240 Mauléon-d'Armagnac

 

Château de Magnas

Les parties anciennes du château remontent au XVIe siècle. Restauration par Clément Parent à la fin du XIXe siècle. Sur une importante cave voûtée en plein cintre, s'élève un bâtiment percé d'une porte en plein cintre et d'une fenêtre à croisillon et meneau. Il est cantonné d'une tour circulaire donnant sur les jardins autrefois à la française. Le château actuel, bordant la cour en équerre, est cantonné de deux tours carrées et prolongé au sud par la chapelle. Un porche situé entre la chapelle et les écuries permet de contourner le château. La partie ouest, côté jardin, est bordée d'une terrasse dominant un fond de vallon. Cette partie a été modelée ou construite par Hector de Galard à la fin du XIXe siècle. L'orangerie fut construite en 1840. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments y compris l'orangerie : inscription par arrêté du 9 février 1993. 

 château de Magnas 32380 Magnas

   

Château de Madirac

Le village de la Romieu s'est formé progressivement auprès d'un ermitage au cours de la seconde moitié du XIe siècle. En 1082, lors de la donation du prieuré à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, une population conséquente s'est déjà agglomérée aux abords de celui-ci. Il semble qu'un marché se tienne déjà dans le village à cette période. L'administration municipale se met probablement en place vers le milieu du XIIIe siècle. Dans la charte de coutumes de 1284, le village apparaît bien organisé. Il est fortifié, doté de murs, de fossés et de trois portes. Des faubourgs se sont alors déjà formés à l'extérieur des fossés. A cette date, les droits sur le village de la Romieu sont partagés entre le roi d'Angleterre et le prieur. Le roi est représenté par un bayle. L'administration municipale est assurée par quatre consuls. Quelques années plus tard, à la fin du XIIIe siècle, le coseigneur du lieu est Othon de Lomagne en tant que seigneur de Fimarcon et en vertu des droits qu'il a acquis du prieur. En 1309-1310, le village est mis sous la protection puis rattaché directement à la couronne d'Angleterre. Le roi y instaure un marché hebdomadaire, le vendredi. Le village de La Romieu a connu d'importants remaniements au cours du premier quart du XIVe siècle, au moment de l'établissement et de la construction de la collégiale par Arnaud d'Aux. Le cardinal aurait acheté en 1312 aux consuls et habitants "un terrain appuyé aux fossés de la ville et la partie correspondante de ces fossés qu'il fit assécher pour en creuser de nouveaux un peu plus loin". La collégiale et les bâtiments associés (palais cardinalice et quartier canonial) sont construits au sud-est de l'agglomération, probablement sur un espace alors pas ou peu bâti, dans les années 1314-1318. Dans les différents actes qui concernent cette fondation, il est précisé que l'espace compris entre la collégiale et son cloître, l'église et l'ancien cloître du prieuré, et les murs du village, est réservé par le cardinal. Dans cet espace, traversé par la rue du puits, se trouvent son palais et des maisons. Dans le testament rédigé par Arnaud d'Aux en 1320, ces maisons et places sont dites utiles au doyen et aux chanoines de l'église Saint-Pierre. Il est précisé que les maisons sont en pierre ou en bois. Dès 1317, le prieuré est sécularisé et son église devient l'église paroissiale. Le cloître du prieuré, mentionné en 1320, a pu disparaître rapidement, dès le XIVe siècle.

Une inscription gravée sur la tourelle d'angle du château de Madirac, donne la date de sa construction. Il a été construit en 1582 par François Georget, sculpteur et géomètre, pour Bertrand du Bousquet, président au tribunal de Condom. Gentilhommière gasconne qui se distingue par le caractère accentué de sa décoration avec fenêtres à meneaux cruciformes et tourelles en surplomb. Motifs sculptés sur une des tourelles d'angle. On peut voir également à La Romieu une tour du XIIIe siècle, située près de l'église, qui constitue le principal vestige de l'ancien manoir ayant appartenu au cardinal d'Aux, fondateur de la collégiale de La Romieu, et devait se relier à l'enceinte de l'abbaye. Elle est établie sur un plan carré, et entièrement construite en pierre de taille. Elle comporte un rez-de-chaussée et deux étages. Elle est classée MH par arrêté du 10 octobre 1928. 

 Éléments protégés MH : le château de Madirac en totalité : inscription par arrêté du 28 avril 1964.

 château de Madirac 32480 La Romieu

 

Château de Léberon

Le château de Léberon, situé à Cassaigne dans le Gers, présente une architecture principalement Renaissance, bien que ses fondations remontent au XIIIe siècle. La tour ronde, probablement édifiée au XIVe siècle, et le corps de logis, partie la plus ancienne, illustrent les transformations successives de l’édifice. Les façades et toitures, protégées depuis 1963, reflètent les styles des XVe, XVIe et XVIIe siècles, marquant son évolution à travers les époques. Classé Monument Historique, le château de Léberon incarne l’héritage seigneurial de la région. Son inscription en 1963 couvre l’ensemble des façades et toitures, soulignant sa valeur patrimoniale. Bien que les sources manquent sur ses propriétaires ou événements marquants, son architecture hybride médiévale et Renaissance témoigne des mutations sociales et artistiques de l’Occitanie entre Moyen Âge et époque moderne.

 Éléments protégés MH : l'ensemble des façades et des toitures du château : inscription par arrêté du 4 novembre. 

 château de Léberon 32100 Cassaigne 

Téléphone : 06 63 55 32 79 

 

Château de Lavardens

D'origine féodale, capitale militaire des comtes d'Armagnac en 1496, la forteresse médiévale est démantelée sur ordre de Charles VIII lors du siège de Lavardens. Les familles d'Albret puis de Navarre succèdent aux comtes d'Armagnac. En raison des services rendus et de sa fidélité envers la famille de Navarre et du roi Henri IV, Antoine de Roquelaure hérite de Lavardens à partir de 1585. A l'âge de 75 ans, Roquelaure entreprend la reconstruction du château pour les beaux yeux de sa seconde et toute jeune épouse, Suzanne de Bassabat. Antoine de Roquelaure meurt cinq ans plus tard, l'imposant château se fige à l'état de chantier pour l'éternité. En 1752, Mirabeau acquiert le château, mais il quittera la Gascogne dix ans plus tard pour retrouver Aix en provence. La famille de Pins s'installe à Lavardens, puis émigre. Après la Révolution Française, le château est vendu en indivision, douze propriétaires se partagent le monument. Il fera vite les frais de cette copropriété que l'on ne sait pas gérer à l'époque. Le château part en ruine. Il échapped de justesse à la démolition... 

 Éléments protégés MH : l'ensemble des bâtiments du château de Lavardens : classement par arrêté du 14 mars 1961.

 château de Lavardens 32360 Lavardens 

 Téléphone : 05 62 58 10 61 

Château de Lauret

Château lié au destin de la famille de Castelbajac à partir du XVIIIe siècle. A l'origine se trouvait sûrement un château médiéval délimité par des douves. Les pièces du rez-de-chaussée sont situées nettement au-dessus du niveau du sol, sur une cave éclairée et aérée par une série de soupiraux, l'ensemble de la construction repose sur une série de piliers de bois posés sur des bases en pierre. Dans le sous-sol se trouvent des silos de trois mètres servant autrefois au stockage des provisions. La demeure est flanquée d'une tour quadrangulaire en brique, à laquelle s'adossent les communs. 

 Éléments protégés MH : le château avec ses douves, y compris l'abreuvoir situé dans la cour : inscription par arrêté du 1er avril 1993. 

 château de Lauret 32120 Sainte-Gemme

 

Château de Latour

Château construit en 1697 par François de Pelegrin, gouverneur de samatan, sur l'emplacement d'un ancien édifice. La chapelle est élevée en 1709, puis reconstruite en 1733. Au cours de la Révolution, le château fut entièrement pillé. En 1872-1873, le parc fut aménagé et le château de Latour subit des aménliorations permettant des conditions de vie plus agréables. L'édifice présente une disposition traditionnelle avec deux ailes en retour délimitant une cour. La façade nord est cantonnée de deux tours et la cour d'honneur est fermée au sud par un bâtiment en rez-de-chaussée, au centre duquel est ménagé un portail. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, la grille d'entrée, l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé, les pièces suivantes avec leur décor : la chapelle, le grand et le petit salon, la grande salle à manger, les cheminées de la salle de billard et des chambres bleue, jaune et rouge et les deux pigeonniers : inscription par arrêté du 1er août 1974. 

 château de Latour 32130 Samatan

   

Château de Latour

Le corps de logis est bordé au nord par des communs cantonnés de tourelles dont une est occupée par la chapelle. L'accès à la cour se fait par un porche. Le château présente une série d'emboîtements de plusieurs masses construites à des époques différentes, les deux bâtiments de deux étages sont reliés par une terrasse sur arcades. La partie Est de cette façade a été remaniée au XIXe siècle. Le château est surmonté d'un donjon du XIXe siècle. Au sud de l'édifice s'élève un beau pigeonnier. En plus du larmier destiné à écarter les bêtes nuisibles des nids des pigeons, il se compose de carreaux vernissés ayant le même usage. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du porche ainsi que la porte d'entrée du château, le pigeonnier : classement par arrêté du 13 février 1979. 

 château de Latour 32390 Miramont-Latour 

 Téléphone : 05 62 62 27 99

 

Château de Larressingle

Le village fortifié de Larressingle est un très intéressant exemple d'architecture militaire du XIIIe siècle. Le bourg abritait une villa, résidence des abbés de Condom. Devenu castrum, Larressingle est transféré en 1279 à Edouard Ier d'Angleterre. En 1324, Larressingle retombe dans le domaine royal de France, sous dépendance de l'évêché de Condom. L'unique entrée se fait sous la tour centrale. Le pont comportait autrefois un double pont-levis. L'enceinte se compose de plusieurs tours (tour de la maison Dugoujon; tour de la maison Malo etc...). Les fossés ont conservé leurs profils. Les maisons adossées à la courtine datent majoritairement du XVIIe siècle. Le château fut construit dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, le donjon de trois étages est situé au centre de la place, il est composé d'archères droites, en croix et d'une bouche à feu orientée vers la tour porte. Les tours de défense de l'enceinte furent surélevées par Arnault Othon de Lomagne en 1285 et 1305... 

 Éléments protégés MH : les ruines du château : classement par arrêté du 16 septembre 1922. Les terrains constituant les fossés de l'enceinte : inscription par arrêté du 11 avril 1947. Les immeubles et les sols situés à l'intérieur de l'enceinte fortifiée : inscription par arrêté du 11 avril 1947. La tour d'entrée de l'enceinte, avec son pont : classement par arrêté du 23 mars 1950. Les parties de l'enceinte situées de chaque côté de la tour d'entrée, d'une part, jusqu'à la limite Est de la propriété Dugoujon, d'autre part, jusqu'à la Tour Malo comprise : classement par arrêté du 24 juin 1950. 

 château de Larressingle 32100 Larressingle

 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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