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Château du Pintey

A l'origine, le château du Pintey est davantage une maison de campagne. De chaque côté d'un corps central souligné par un fronton triangulaire, se développent deux ailes contenant chacune deux salles desservies côté est par un couloir voûté d'arêtes. Les communs sont établis perpendiculairement au château. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, le portail d'entrée, la pièce intérieure avec les lambris et la cheminée, le pigeonnier : inscription par arrêté du 28 août 1974. 

 château du Pintey 33500 Libourne 

 Téléphone : 05 57 51 03 04

   

Château Pindefleurs

Propriété de la famille de Sèze depuis 1625, le domaine reste plusieurs générations dans la même famille avant de passer au député Adolphe Charoulet. Le petit château datant du XVIIIe siècle avec ses ailes de dépendances en retour d'équerres a été réaménagé à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Le corps de bâtiment est rehaussé et agrémenté d'un pavillon central avec un toit à quatre pentes. Ces transformations doivent être lues comme des manifestations du développement de l'activité vinicole, sensibles dans tout le Saint-Emilionnais. En 2015 l'ensemble était en cours de restauration.

 Éléments protégés MH : en totalité, le château Pindefleurs comprenant le corps de logis en totalité, le puits et les façades et toitures pour les autres bâtiments à l'exclusion du chai moderne : inscription par arrêté du 1er décembre 2015

 château Pindefleurs 33330 Saint-Emilion 

 Téléphone : 05 57 24 78 41 

 

Château Peyronnet

Les cartes du XVIIIe siècle mentionnent au lieu-dit Caillou la demeure qui occupait l'emplacement de l'actuel château Peyronnet. Elle est mise en vente en tant que Bien national. Elle est reconstruite par Michel Laclotte et achevée par Alexandre Poitevin entre 1826 et 1830 pour Pierre-Denis de Peyronnet, ancien ministre de Louis XVIII, prenant alors l'appellation de château de Montferrand. Le logis est construit dans un style néo-classique, les communs et la chapelle sont ornés dans un style néo-gothique. Novatrices pour l'époque, la distribution et l'ornementation de l'intérieur sont déterminées par l'usage défini de certaines pièces. Les dépendances situées à l'arrière des ailes formant la cour datent du XVIIIe siècle. Vers 1975, l'ensemble a été restauré et la marquise a été réinstallée mais certaines lucarnes ont été supprimées et l'intérieur a été remanié.

Situé au bord de la Garonne dont il est séparé par la route, le château Peyronnet est constitué d'un logis flanqué d'ailes en retour d'équerre formant une cour clôturée par une grille et un portail. Des dépendances prolongent les ailes de chaque côté. Un parc, agrémenté d'un étang, s'étend à l'arrière du logis. Les élévations sont en pierre de taille sauf celles des anciens communs qui sont en moellons ; les toits du logis sont couverts d'ardoise, ceux des communs sont couverts de tuile creuse ou dissimulés par le couronnement des murs. Le logis, constitué d'un corps principal à neuf travées, est flanqué de chaque côté d'un pavillon à trois travées formant une légère avancée et dont le rez-de-chaussée se prolonge par les ailes en retour. Une corniche à modillons, un entablement à moulures plates et des bandeaux règnent sur les élévations du logis dont les trois travées centrales, formant elles aussi une légère avancée, sont couronnées par un fronton orné d'armoiries sur une élévation et d'un monogramme sur l'autre. Toutes les ouvertures sont à chambranle mouluré. Sur cour, les élévations des communs présentent des travées composées d'une baie trilobée et d'un jour quadrilobé ; la porte de la chapelle est ornée d'un gable en accolade et d'un décor sculpté néo-médiéval. Un toit à croupes couvre le corps central du logis, des toits en pavillon couvrent les corps latéraux ; des toits en appentis et à longs pans couvrent les anciennes dépendances. Une distribution symétrique divisait l'intérieur du logis : au centre, un vestibule et un billard séparaient le salon de la salle à manger ; cette disposition a été modifiée par de récents aménagements. Chaque pavillon abrite un escalier et un couloir distribue les pièces à l'étage. Des parquets, des lambris et des décors stuqués agrémentaient les pièces principales avant les travaux récents. Des logements occupaient l'aile nord tandis qu'un second vestibule, la chapelle et des écuries occupaient l'aile sud. Une vaste salle ornée de peintures murales réalisées en 1991 par E. Domergo remplace actuellement ces logements. Des voûtes d'ogives couvrent la chapelle de plan en croix grecque ; elle est éclairée par un lanterneau centrale. Un décor sculpté néo-gothique orne les chapiteaux, les clefs de voûte et le lanterneau ; une mosaïque de marbre recouvre le sol. Le massif de jardin entouré d'un grille formant une couronne comtale, qui occupait le centre de la cour, a disparu ainsi que l'avenue plantée d'une double rangée de tilleuls qui traversait le parc.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, ainsi que les façades et les toitures des communs sur cour, la cour et sa grille d'entrée et la chapelle en totalité : inscription par arrêté du 19 décembre 2005

 château Peyronnet 33440 Saint-Louis-de-Montferrand 

 Téléphone : 05 56 94 92 64

 

Château Peychotte

Le château Peychotte, dit aussi "Maison-Carrée d’Arlac", tire son nom de la déformation de celui de son propriétaire le banquier Samuel Charles Peixotto, qui fit construire cette maison entre juin 1785 et juin 1789. Bâtiment typique de l’architecture néo-classique en vogue à l’époque. On en retrouve la trace dans de nombreux châteaux, chartreuses et hôtels particuliers de la région bordelaise qui, pour la plupart, sont construits par Victor Louis et ses élèves. Sur son côté sud, la façade principale comporte une rotonde en saillie entourée d’un péristyle, tandis que le péristyle de l’entrée est quant à lui d’ordre corinthien. La toiture est à l’italienne. Il changea de nombreuses fois de propriétaires et en 1990 la ville de Mérignac rachète la demeure et entreprend d’importants travaux de réhabilitation. 

 Éléments protégés MH : le château dit aussi Maison Carrée d'Arlac : classement par arrêté du 21 mars 1983. 

 château Peychotte 33700 Mérignac

 

Château Peychaud

Seigneurie mentionnée depuis le XVIe siècle appartenant à la famille Fayet; l'ancien château est vraisemblablement reconstruit vers 1680, et au début du XVIIIe siècle, il comprenait alors le logis flanqué au nord de parties agricoles formant une ou deux cours actuellement détruites. Abandonné depuis la révolution, le château est remanié vers 1871 pour l'amiral Dompierre d'Hormoy, ministre de la Marine, comme en témoigne une plaque avec une inscription. Deux pavillons en rez-de-chaussée agrandissent le logis dont la toiture est modifiée; le décor est refait ; les parties agricoles sont reconstruites plus loin. Logis de plan symétrique situé dans un parc ; parties agricoles éloignées. Le logis est composé d'un long corps de bâtiment rectangulaire à cinq baies en façade flanqué à chaque extrémité d'un pavillon à étage carré et comble à surcroît, chacun garni du côté de la façade postérieure d'une tour ronde couverte d'un dôme de pierre. Une terrasse desservie par un degré à pans précède cette façade. Deux pavillons en rez-de-chaussée couronnés de frontons cintrés forment deux courtes ailes en retour d'équerre sur la façade antérieure. Des toits à longs pans en tuile mécanique couvrent l'ensemble du logis à l'exception des pavillons couverts en ardoise. Le décor sculpté du fronton de la porte principale se compose de vigne et de blé entourant un cuir orné des initiales D. H., celui de l'élévation postérieure se compose de symboles militaires encadrant un cuir orné des blasons des familles Dompierre et Bastard. Les mêmes motifs agrémentent le décor stuqué de l'intérieur du château. Le château Peychaud conserve sur son domaine deux moulins à vent, anciennes dépendances agricoles. En 1880, après l’aménagement du parc, les deux moulins à vent sont placés en symétrie de part et d’autre d’une allée de service. Surélevés sur une petite motte, ils sont bâtis en moellon calcaire enduit. Tous deux ont perdu leurs ailes et leur toiture conique. Aujourd’hui, le château Peychaud est renommé pour son domaine viticole qui produit des vins d’appellation Bordeaux Supérieur. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures : inscription par arrêté du 15 mars 1966. 

 château Peychaud 33440 Ambarès-et-Lagrave 

 Téléphone : 05 56 38 80 55

 

Château de Peixotto

Le banquier Charles Peixotto, fit construire le château sur son domaine en 1765. Attribué à l'architecte Victor Louis qui l'aurait construit au cours du séjour qu'il fit à Bordeaux, lors de l'édification du grand théâtre de 1778 à 1780. Passé entre les mains de beaucoup de propriétaires au cours du XIXe siècle, l'édifice a été autant de fois remanié, notamment en le surélevant d’un étage. En devenant l’hôtel de ville de Talence le château Peixotto a subi quelques modifications. Son organisation intérieure a été de nouveau transformée. Il ne subsiste de la décoration intérieure que le salon central qui fait saillie en rotonde du côté du parc. Les boiseries, encadrements de baies, la corniche existent encore ainsi que cinq trumeaux peints sur toile avec médaillons et attributs dans le goût Louis XVI. L'escalier en pierre, avec sa rampe en fer forgé subsiste également. Tous les autres locaux ont été transformés pour les besoins de la mairie. Il n’en reste pas moins un beau bâtiment inscrit dans un jardin d’agrément qui est aujourd’hui un jardin public prolongé par un jardin botanique. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; la décoration du salon central situé côté parc ; l'escalier en pierre avec sa rampe en fer forgé : inscription par arrêté du 23 mai 1935. 

 château de Peixotto 33400 Talence

 

Château Péconet

Édifice représentant l'un des rares exemples de demeure de la première moitié du XVIIe siècle conservé en Bordelais. Le décor sculpté architectural, d'inspiration maniériste, a été puisé dans les recueils d'ornemanistes. Une pierre en remploi, portant la date de 1577, indique l’ancienneté de l’occupation du site, bien que la bâtisse actuelle n’ait été construite qu’au milieu du XVIIe siècle, comme l’indiquent la date de 1642 portée sur la porte de la chapelle. Le château est acheté au XVIIIe siècle par un riche américain, M. Peconnet, qui lui donne son nom. C'est un bâtiment rectangulaire à deux niveaux, dont un étage sous combles uniquement éclairé par des lucarnes, flanqué de deux pavillons aux hautes toitures. Une aile de communs en retour d’équerre est le dernier vestige de l’ancienne cour. À son extrémité se trouve la chapelle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château Péconet, l'entrée de la citerne : inscription par arrêté du 14 février 2005. 

 château Péconet 33360 Quinsac

   

Château d'Olivier

Par son architecture, le 'château d'Olivier touche en même temps à l'ère féodale et à l'époque moderne. Ses fossés, sa tour ronde encore ornée de mâchicoulis, ses meurtrières par où l'on entrevoit l'épaisseur des murs, rappellent le moyen âge. Les cônes d'ardoises, les clochetons en forme de pyramides et les girouettes fièrement élancées qui les surmontent, appartiennent à des temps plus rapprochés de nous. Le château d'Olivier a été bâti sur un sol où, selon toute vraisemblance, campèrent autrefois les hordes sarrasines, qui vinrent en Aquitaine à la suite du célèbre Abd-Er-Rham. Entre les années 1362 et 1373, le Prince Noir établit sa résidence à Bordeaux. C'est à cette époque que le château d'Olivier dut servir de rendez-vous aux chasseurs. Nous trouvons dans les Variétés Bordelaises, à l'article Léognan, un passage qui pourrait nous faire connaître, sinon la date précise de la construction du château, du moins la circonstance à laquelle il doit probablement son nom: "Il résulte, écrit l'abbé Baurein, d'un titre en date du 4 février 1350 que la dame Elisabeth de Lalande, fille de feu Guitard de Lalande et héritière de feu Arnaud de Lalande, donzet ou damoiseau, était habitante de la paroisse de Léognan, et qu'elle était épouse de Rostanh Olivey ou Olivier; il y a apparence que celui-ci possédait quelque maison noble dans cette paroisse". Une intéressante notice sur La Brède, due à M. Lata pie, inspecteur des Arts et Manufactures de Guyenne, va maintenant nous apprendre quels étaient les noms des possesseurs de l'ancien rendez-vous de chasse du prince de Galles: "Pierre Penel, baron de La Brède, fils de Geoffroi, épousa, dit M. Latapie, Marie de Lasserre, le 22 avril 1663; elle lui porta en dot le fief et château d'Olivier, à Léognan". Ce Pierre Penel, baron de La Brède, fut l'aïeul du grand Montesquieu. De ce mariage, fait observer à ce propos le même écrivain, il ne resta qu'une fille, Marie-Françoise de Penel, qui épousa messire Jacques de Secondat, père du célèbre Charles de Secondat. Le château d'Olivier, qui a appartenu, comme l'on voit, aux barons de La Brède, était, au milieu du XIXe siècle, la propriété de M. Foussat. M. le comte d'Etchegoyen, ancien député des Landes, qui l'a acquis à la fin du XIXe siècle en est possesseur.

Le château du XVe siècle est entouré de douves. Du côté du pont-levis, le chemin de ronde et les bretèches ont été restaurés. Le corps de bâtiment barlong se termine par un pignon aigu. Sur la façade principale, la tour carrée qui fait pendant à la tour circulaire, semble avoir été ajoutée au XVIIe siècle, le donjon qui lui fait suite est antérieur au XVe siècle. Dans le parc, une fontaine, datant du XVIIe siècle, présente en son centre, dans une niche, deux dauphins soutenant une coquille. Deux parties arrondies sur trompes sont couronnées par des bustes. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château proprement dit, les douves, le nymphée, les façades et les toitures du bâtiment de l'orangerie, le sol et la cour des communs, les façades et les toitures des bâtiments entourant cette cour : inscription par arrêté du 11 mars 1963. 

 château d'Olivier 33850 Léognan 

 Téléphone : 05 56 64 73 31 

Château de Noaillan

Le château de Noaillan fait partie d’un ensemble castral incluant une enceinte fortifiée, des bâtiments résidentiels et l’église Saint-Vincent. Mentionné pour la première fois en 1274, il remplace un édifice plus ancien et se développe entre les XIIIe et XIVe siècles. Son architecture polygonale, flanquée de deux tours, reflète cette période médiévale, tandis que des remaniements ultérieurs, notamment aux XVIe et XVIIe siècles, transforment son corps de logis. Le site se structure autour d’une cour centrale, avec un logis ancien du XVIe siècle, partiellement ruiné et modifié au XVIIe, auquel s’ajoute un nouveau logis au XVIIIe siècle. Les bâtiments agricoles complètent cet ensemble, témoignant de son évolution fonctionnelle. L’ensemble est classé Monument Historique depuis 2004, bien que le château, propriété privée, ne soit pas ouvert à la visite. L’enceinte, caractéristique des châteaux forts médiévaux, illustre les besoins défensifs de l’époque, tandis que les transformations ultérieures (baies à meneaux, logis rectangulaire) reflètent l’adaptation aux usages résidentiels des Temps Modernes. L’intégration de l’église Saint-Vincent dans le complexe souligne le lien historique entre pouvoir seigneurial et religieux, typique des villages médiévaux. Aujourd’hui, le château de Noaillan reste un exemple préservé d’architecture castrale évolutive, marquant le paysage de la Gironde. Son inscription au titre des monuments historiques en 2004 souligne sa valeur patrimoniale, malgré son état partiel de ruine et son accès restreint. 

 Éléments protégés MH: le château de Noaillan en totalité : inscription par arrêté du 21 décembre 2004. 

 château de Noaillan 33730 Noaillan

 

Château de Mouchac

Comme en témoigne les tours rondes, le château est établi à l'emplacement d'une ancienne place forte dont une première mention est faite au XIIe siècle à l'occasion d'une donation par Bernard de Mouchac à l'abbaye de la Sauve-Majeure. Au XVIIe siècle, l'édifice est mis au goût du jour. En 1885, un incendie détruisit une partie du corps de logis central. Le château a conservé son plan quadrangulaire défensif. Deux tours à créneaux et mâchicoulis encadrent une construction à arcades percée d'une porte monumentale, elle même précédée d'une terrasse bordée de balustres. L'accès est précédé d'une avant-cour bordée de dépendances avec pavillons d'angle carrés et une écurie. Au sud, les bâtiments de service ont été détruits au XVIIe siècle, remplacés par une grille d'honneur séparée par des piliers carrés surmontés de pots à feu. Un puits s'encastre dans cet ensemble s'ouvrant sur un chemin menant directement à l'église paroissiale. Bordelais oblige, le Château de Mouchac se targue d’une propriété de 29 ha, située à tout juste 3 km de l’Appellation de Saint-Emilion. Le domaine est alors entouré d’un vignoble en coteaux qui façonne des vins de Bordeaux de caractère. Parmi eux, les millésimes que sont le Château de Mouchac 2011 et la réserve de Mouchac 2012. Le terroir de Mouhac fait ainsi écho à celui des Premiers Grands Crus Classés de Saint-Emilion de côtes. Son sol argilo-calcaire dispose d’un encépagement de Merlot, de Cabernet- Franc et de Cabernet-Sauvignon. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château, des communs et de l'orangerie, la grille avec ses piliers fermant la cour intérieure, la balustrade de la terrasse Ouest : inscription par arrêté du 1er septembre 1986. 

 château de Mouchac 33420 Grézillac 

 Téléphone : 07 85 86 69 12 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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