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Château de Gourdon

Aux IXe et XIe siècle, une forteresse est édifiée pour se protéger des Sarrasins, sur ses soubassements un autre château est bâti au XIIIe siècle puis remanié au siècle suivant dans l’esprit toscan. C’est cette bâtisse qu’acquiert le comte de Provence, Raymond Bérenger, avant de la céder à son neveu. Au XIIe siècle, les comtes de Provence élèvent une place forte sur les fondements de la forteresse du IXe siècle alors qu'ils organisent la défense de leur frontière entre le Comté de Vintimille et le Comté de Provence. Gordon devient Gourdon, site fortifié sur l'à pic rocheux. Il reste de cette construction le plan général avec, aux angles, trois tours rondes et la muraille faisant rempart au nord, regarde en direction de la route Pré du Lac-Gréolières. La seigneurie de Gourdon appartient jusqu'au 3 avril 1235 aux comtes de Provence puis à la famille de Grasse, seigneur du Bar puis aux Villeneuve. Louis de Villeneuve reçut en 1469 l'hommage des habitants de Gourdon, Charles VIII, en 1495 le confirme dans le privilège et la haute juridiction des lieux, le château échoit aux Bourillon d'Aspremont et ensuite aux de Lombard. Durant les guerres de la Ligue, Henri Charles de Grasse Canaux, commande la place qu'il a occupée et tient tête aux ligueurs du haut de cette forteresse inexpugnable. En mars 1597 et novembre 1598, Louis de Lombard acquiert la totalité de la seigneurie de Gourdon pour 12000 écus. Les Lombard héritent du titre de marquis de Montauroux, suite à un mariage en 1672. Louis de Lombard fit refaire et modifier le château qui avait été endommagé pendant les guerres de religion. Les arcades et le 1er étage du château furent construits en 1610 dans l'esprit des arcades de la Place des Vosges à Paris, bâties à la même époque. Le deuxième étage du château fut construit en 1653 par Francois de Lombard qui épousa en 1654 Gabrielle de Grimaldi. Le Grand Condé, Duc d'Enghien, distingue ledit seigneur de Gourdon pour; s'étant trouvé à la bataille de Rocroi le 19 mai 1643, y avoir très dignement servi sa Majesté et perdu un bras d'un coup de canon. Pendant les guerres de la succession d'Autriche, en 1746, le Lieutenant Général de Guise logea au château de Gourdon et eut dans le parc un duel avec le Comte de Bissy. L'histoire de la Révolution à Gourdon se fit sans luttes ni violences... Jean Paul Ier de Lombard, alors seigneur de Gourdon, n'émigra pas. Sa présence, ses idées libérales sauvèrent son château de la dévastation. Acquis aux idées nouvelles, il se soumit de bon gré aux lois découlant du changement de régime. Retiré à Grasse dans son hôtel, il y mourut en 1799. En 1794, le sieur Cavalier chargé de vérifier les châteaux afin de constater " ceux qui sont revêtus de marques de féodalité" pour les faire démolir, dit que celui de Gourdon a quatre tours. Il ne fut pas détruit seules ses tours eurent à souffrir, celle du nord abattue, les trois autres réduites. Jean Paul II de Lombard est le dernier des Lombard. Il est capitaine au régiment Royal Lorraine Cavalerie en 1785. Il est Maire de Gourdon le7 octobre 1809 et meurt en 1820 à Grasse. Celui ci lègue le château à son neveu le marquis de Villeneuve Bargemon dont les héritiers vendront la demeure en 1918 à une Américaine, Miss Noris, qui ouvre un musée en 1938. Citoyenne américaine, elle devient le seigneur de Gourdon jusqu’à sa mort. Cédé à la comtesse de Zalewska, le manoir appartient aujourd’hui à Laurent Negro, qui a hérité du château en 1997, à la mort de son père, célèbre homme d'affaire français. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; la cour intérieure pavée et son puits ; escalier d'honneur ; les pièces et les cheminées suivantes : au rez-de-chaussée : la salle des gardes, l'ancienne bibliothèque et sa cheminée, le grand salon, le vestibule sur le jardin, la grande salle Nord et sa cheminée ; au premier étage : l'ensemble de la galerie, la salle de l'ancien billard et sa cheminée, la chambre Ouest et sa cheminée, les cheminées des deux chambres Nord ; les jardins en terrasse : inscription par arrêté du 7 décembre 1972. 

 château de Gourdon 06620 Gourdon 

Téléphone : 04 93 09 68 02

 

Château de Villeneuve-Loubet

Le château qui surplombe la commune a été édifié au XIIIe siècle par Romée de Villeneuve. En 1234, Romée de Villeneuve décide d'élever en haut de la colline du Gaudelet son château et crée par la même occasion le village de Villeneuve. Les terres lui ont été données par Bérenger V, comte de Provence et comte de Barcelone. En 1251 le château est vendu pour combler les dettes de Romée de Villeneuve. En 1538 François Ier y séjourne à l'occasion de la signature de la trêve de Nice avec Charles Quint. Le château fut confisqué sous la Révolution, et faillit être démoli, il ne dut son salut qu'à sa transformation en hôpital pour les blessés des troupes de Bonaparte pendant la campagne d'Italie. Il fut fortement secoué par un tremblement de terre en 1887 et malgré tout, il a traversé les vicissitudes de l'Histoire jusqu'à nous. Aujourd'hui la propriété de la famille Panisse-Passis, le château est composé de quatre bâtiments disposés autour d'une cour trapézoïdale. Son donjon, haut de 37 mètres et légèrement penché, est de forme pentagonale. 

 Éléments protégés MH: le château de Villeneuve Loubet et son parc : inscription par arrêté du 30 décembre 1986. 

 château de Villeneuve Loubet 06270 Villeneuve-Loubet 

Téléphone : 04 92 02 66 16

   

Château de Roquebrune-Cap-Martin

Après être passé au pouvoir des comtes de Provence et de la république de Gênes jusqu'en 1395, il appartient pendant plusieurs siècles aux Grimaldi qui remanient les constructions et introduisent l'artillerie dans la défense. À l'origine, le château était une forteresse réunissant dans une même enceinte, percée de six portes fortifiées, le donjon et le village... 

 Il est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 28 février 1927. 

 Château de Roquebrune-Cap-Martin 06190 Roquebrune-Cap-Martin 

 Téléphone : 04 93 35 07 22

   

Château Grimaldi

Fondé sur l’ancienne acropole de la ville grecque d’Antipolis, castrum romain, résidence des évêques au Moyen-Âge, le château Grimaldi fut habité à partir de 1385 par la famille monégasque qui lui donna son nom. Luc et Marc de Grimaldi, capitaines d’arbalétriers au service de la reine Jeanne, reçoivent en fief ce domaine par acte du 27 mai 1383. Ils y font souche jusqu’en 1608, date de l’obtention par Henri IV et Sully du rachat à Alexandre de Grimaldi du château, seigneurie, terre, ville et port d’Antibes au profit de la couronne de France. Devenu demeure du gouverneur du Roi, puis à partir de 1792, hôtel de ville, le bâtiment se transforme en caserne en 1820, marquant ainsi la prise de possession des lieux par le Génie militaire jusqu’en 1924. Le 29 mars 1924, Dor de la Souchère crée la société des Amis du musée d’Antibes qui a pour but de créer un Musée historique et archéologique et de travailler à faire connaître le passé de la région. En 1925, le château des Grimaldi est acheté par la ville d’Antibes avec le concours de soixante souscriptions lancées à l’initiative de la société des Amis. 

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 avril 1928. 

 château des Grimaldi 06600 Antibes

  Téléphone : 04 92 90 54 20

 

Château de Lucéram

Au Ve siècle av. J.-C., arrivée des Ligures qui s'installent à Nice et dans l'arrière-Pays. D'après Louis Durante, Lucéram était la capitale de la peuplade des Lepontii citée sur l'inscription du Trophée des Alpes. C'est une des dernières peuplades vaincues par les Romains dans les Alpes-Maritimes. Ils auraient alors installé un poste militaire à Lucéram pour contrôler le passage sur une voie reliant La Turbie à la vallée de la Vésubie. De nombreuses pièces romaines (monnaies, poteries) sont les traces de cette présence... 

 Ce rempart a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques le 28 février 1927. 

Château de Lucéram 06440 Lucéram

 

Château de l'Anglais

Le château de l'Anglais représente un caractère emblématique de la villégiature niçoise. Bâti à partir de 1856 date de l'achat du terrain, par Robert Smith, officier du génie anglais en Inde. Propriété en 1875, de la famille Gurowski de Wezele, puis de diverses sociétés immobilières, enfin copropriété depuis 1949. Le domaine descendait jusqu'à la mer et comprenait des fabriques. Il a été morcelé et sont conservés le château d'architecture éclectique influencée par les constructions néo-mogholes, et la rotonde de l'ancienne salle de musique, au décor néo-classique. 

 Éléments protégés MH: les façades et la toiture du bâtiment principal, les façades et la toiture du bâtiment des garages, la cour et les jardins, le bâtiment de la rotonde avec son décor et l'escalier souterrain montant vers le château. A l'intérieur, décor des murs de l'appartement du rez-de-chaussée de la tour centrale (ancien vestibule), le plafond et les quatre pièces principales en enfilade de l'appartement du premier étage de l'aile sud avec leur décor : inscription par arrêté du 20 juin 2000. 

 château de l'Anglais 06000 Nice

 

Château de Vaugrenier

Demeure de style palladien construite à la fin du XVIe siècle, ses premiers propriétaires étaient une famille originaire de Provence apparentée à Monseigneur du Laurens, archevêque d'Arles. Vers 1750, l'édifice fut acquis par la famille de l'actuelle propriétaire la comtesse Elisabeth de Vanssay. À l'origine, le château et ses annexes constituaient un vaste domaine agricole, s'étendant sur 150 hectares, constitué de prairies, pâturages à vaches et à moutons, bois et étang, terres, plantations de mûriers… Ces terres, à l'exception de trois hectares et demi, furent expropriées par le Département en 1960 et 1963, pour constituer le Parc Départemental de Vaugrenier. 

 Éléments protégés MH: le manoir, y compris le bâtiment agricole accolé à la façade postérieure Nord-Ouest au XVIIIe siècle: classement par arrêté du 30 janvier 1992. 

 château de Vaugrenier, chemin de Vaugrenier, 06270 Villeneuve-Loubet 

Téléphone : 04 93 65 06 97

 

Château des Seigneurs

Le château des Seigneurs de Lascaris a été construit aux XIIe et XIVe siècles, il domine le village par sa tour, seul élément encore intégre de ce batiment aujourd'hui en ruine. Cette demeure, pas sa structure médiévale complexe dont subsistent quelques mur des salons de noblesse (pour la plupart reconverti en jardins potagers aujourd'hui) et les traces du pont-levis, témoigne de la puissance des seigneurs médiévaux de La Brigue, les comtes Lascaris. 

 Le château est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 2 février 1949. 

 Château des Seigneurs 06430 La Brigue

   

Château de Valrose

En 1867, le baron Paul Von Derwies, financier russe et conseiller du tsar Alexandre II, acquiert de grandes parcelles dans ce vallon, et crée sur ce terrain, un domaine des plus fastueux et extravagant de la Riviera de cette fin de XIXe siècle. Il s’attache les services de deux architectes; David Grimm et Antonio Crocci, auxquels il confie la construction du château, et à Antoine Béranger celle du Petit Château. Le théatre transformé en salle de concert est l’œuvre de Mikhaïl Makaroff en 1869, tandis que l’horticulteur Joseph Carlès, réalise l’aménagement du Parc. Le château est de style gothique et son intérieure multiplie les luxes avec plafonds à fresque, lustres de cristal et toiles de maître. De 1870 à 1881, Valrose devient un haut lieu de la vie musicale et mondaine. Le 10 mars 1881, les mondanités atteignent leur apogée lors d'une réception en l’honneur du grand duc Nicolas. Le baron succombe à une apoplexie le 17 juin 1881. En 1899 la banque Von Derwies est déclarée en faillite. La propriété est vendue en 1912 à un certain Poutiloff, qui la revend en 1920, au roi de l’étain bolivien, Itaro Patino. 

Le grand château, le petit château et le parc, sa fabrique de jardin et ses statues, sont classés monuments historiques par arrêté du 22 juillet 1991. 

 château de Valrose 06000 Nice

 

Château Vallombrosa

Le château Vallombrosa est une gigantesque demeure néo-gothique construite à Cannes entre 1852 et 1856 par sir Thomas Robinson Woolfield pour le compte de Lord Londesborough ; il porta les noms de « château des Tours » (appelé aussi « villa Sainte-Ursule »), et plus tard « Hôtel du Parc ». En 1858 le château est acquis pour 180 000 francs par Riccardo ou Richard-Marie-Jean Etienne Manca-Amat (1834-1903), duc de Vallombrosa et d'Asinara, d'origine sarde ; il le vendra en 1893 au riche hôtelier allemand Martin Ellmer, qui le fit transformer à partir de 1906 en palace de style baroque sous le nom d'Hôtel du Parc par Laurent Vianay... 

Le parc Vallombrosa et l'ancien Hôtel du Parc sont partiellement inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 10 juin 1993. 

 Château Vallombrosa 06400 Cannes

   

Château de Vallauris

Le château de Vallauris, reconstruit au XVIe siècle, possède quatre tours rondes coiffées en poivrière. C'est un des rares exemples d'architecture Renaissance en Provence. Autrefois ancien prieuré de l’Abbaye de Lérins, propriété des moines de Lérins (on peut encore voir la chapelle du XIIe siècle), le lieu abrite aujourd'hui trois musées : le musée national "La Guerre et la Paix", le musée Magnelli et le musée de la Céramique. La chapelle est un édifice à nef unique, ses élévations lui confèrent une monumentalité inhabituelle. Deux travées couvertes d'une voûte en berceau brisé s'articulent à une abside en cul-de-four par un large arc brisé. Les murs présentent un moyen appareil à la stéréométrie soignée mais avec des traces visibles de mortier. A l'extérieur, cet appareil comporte des éléments de nature géologique variée : moellons gris, roses, ocres qui donnent beaucoup de charme à l'édifice. Un simple bandeau de section carrée court à la limite murs-voûte sans retour sur des pilastres. Les baies, deux opposées par travées, sont soit encadrées de claveaux très ajustés (au sud), soit surmontées d'un linteau monolithe échancré en arc d'une technique beaucoup plus fruste. L'abside très haute présente un grand appareil plus régulier à la stéréotomie parfaite. En grande partie visible de l'intérieur du château (salle basse en sous-sol et premier étage avec fenêtre axiale) elle est confortée par une haute plinthe reposant sur un lit de blocs grossiers. Aucune date ne précise la consécration de la chapelle : cet édifice a pu être construit après le milieu du XIIe siècle, puis remanié ou restauré début XIIIe siècle, date à laquelle on rattache la belle abside et les baies sud. Le portail sud, avec ses quatre consoles soignées mais purement géométriques, devrait être attribué à cette restauration. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; l'escalier intérieur du château proprement dit : inscription par arrêté du 23 mai 1951. La chapelle : classement par arrêté du 2 novembre 1951. 

 château de Vallauris 06220 Vallauris

 

Château de la Napoule

Le château de la Napoule fut édifié au XIVe siècle par les comtes de Villeneuve. Il a subi au cours des siècles de nombreuses transformations étant même transformé en verrerie au XIXe siècle. En 1918, deux américains, Henry et Marie Clews s'installent dans les restes de l'édifice médiéval qu'ils vont ensuite acquérir et reconstuire. Grâce à leur fortune, le couple put restaurer les bâtiments et en construire d'autres de toutes pièces, en apportant leur touche personnelle (Henry était sculpteur et sa femme architecte). Les jardins furent également aménagés. Fondée en 1951 par Marie Clews, l’Association d’Art de la Napoule Mémorial Henry Clews a fait du château un lieu d’échanges culturels... 

 Éléments protégés MH: le château de la Napoule et ses jardins : inscription par arrêté du 6 janvier 1947. 

 château de la Napoule 06210 Mandelieu-la-Napoule 

Téléphone : 04 93 49 95 05 

 

Castellaras de Thorenc

Le Castellaras est un piton rocheux de 1400 m d'altitude dominant les alentours. Son sommet est formé d'une vaste plate-forme ceinturée d'à-pic ou de barres rocheuses. Ce lieu, naturellement défendu, a été renforcé aux points faibles par une muraille aujourd'hui ruinée qui, par endroits, a encore plus de 5 mètres de hauteur. Le site couvre une surface d'environ 7 500 m2 occupée par les ruines d'une grande bâtisse dite le Château, dont les murailles semblent dater du XIVe siècle, d'un bâtiment rectangulaire (écurie ou bergerie), d'une citerne et d'une chapelle romane du XIIe siècle. Au pied des murs, en bas de la pente et le long du chemin de viguerie, des paysans s'étaient regroupés dans un hameau. Situé sur un ancien oppidum celto-ligure en bordure de la voie Ventiane qui reliait Cemelenum (Cimiez) à Castellane en passant par Vintium (Vence) ainsi que d'un grand chemin reliant Grasse à Entrevaux alors connu sous le nom de viguerie. Le premier document relatif au site date de 1200 et mentionne "le castrum de Thorenc". En 1263, un autre texte fait état de 18 feux (foyers) sur le castrum. La vie locale est alors essentiellement pastorale. De nombreuses grottes barrées situées dans une falaise au sud-ouest du site ont pu servir de bergeries ou d'habitations. Le hameau a été ruiné en 1391 au cours des luttes entre les successeurs de la Reine Jeanne. Le relief escarpé du site a favorisé son abandon pour la vallée voisine de la Lane, dans les Haut et Bas Thorenc. Le 2 janvier 1837, le cadastre de la commune d'Andon comprenant le lieu-dit Castellaras y fait état de 135 hectares répartis en 92 ha de bois, 2 ha de terres cultivées, 35 ha de pâture et 6 ha de ruines, dont celles d'une église, d'un ancien château et d'une chapelle. 

Le site archéologique du château, emplacement, ruines, maçonneries enterrées et vestiges sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 28 mars 1991. 

 Castellaras de Thorenc 06750 Andon

 

Château Grimaldi de Cagnes-sur-Mer

Édifié vers 1300 par Rainier Grimaldi, seigneur de Cagnes et Amiral de France, ce château-fort soutiendra ainsi sièges et assauts, avant d’être transformé, vers 1620, par Jean-Henri Grimaldi, en demeure seigneuriale alliant le charme et la richesse d’un palais. Acquis par la Ville en 1937, il est devenu Musée municipal en 1946, classé Monument Historique en 1948, il est aujourd’hui le musée ethnographique de l’olivier, la donation Solidor (40 portraits de Suzy Solidor peints par des artistes tels que Cocteau, Dufy, Foujita, Lempicka, Laurencin, Picabia, Van Dongen...), et des plafonds peints baroques exceptionnels. 

 Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 15 avril 1948, à l’exception de deux parcelles classées par décret du 5 mai 1948. 

 Château Grimaldi de Cagnes-sur-Mer 06800 Cagnes-sur-Mer Téléphone : 04 92 02 47 35 

 

Château de Gilette

Un habitat fortifié est mentionné durant la première moitié du XIIIe siècle, mais de nombreux membres d'une famille de ce nom sont cités à partir du début du XIe siècle. Ils sont de haut rang social, et l'un d'eux est même consul de la ville de Grasse. La fondation du château de Gilette pourrait être sensiblement plus ancienne que sa première mention. Ce château se dressait sur le sommet rocheux qui domine l'agglomération actuelle et où l'on voit des restes de fortifications de diverses époques. Au XVIe siècle la fortification du sommet rocheux est complétée et elle occupe toute la place disponible. Un nouveau village se développe alors sur le col où nous le voyons aujourd'hui. 

 Éléments protégés MH: les ruines du château de Gilette : inscription par arrêté du 28 juin 1933. 

 château de Gilette 06830 Gilette

   

Château de Roubion

Le château est cité à la fin du XIIe siècle. Le château appartenait au XIIIe siècle aux frères Guillaume et Raimond Rostaing, co-seigneurs de Beuil. Ils exerçaient la justice dans la seigneurie de Roubion. Après le mariage d'Astruge de Beuil avec Andaron Grimaldi, le château est entré dans le patrimoine de la famille Grimaldi de Bueil. Le château a été incendié ainsi que le village qui est mis à sac par les troupes françaises du marquis de Vins, en 1691, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Il en reste la base des quatre tours et des vestiges des murs de l'enceinte. 

 Il est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 22 décembre 1941. 

 Château de Roubion 06420 Roubion

   

Le château de La Garde

En 1191, la république de Gênes s'est vu accorder la ville et le territoire de Monaco par l'empereur Henri VI. La république a eu alors l'ambition d'étendre ses possessions sur tout le littoral jusqu'au Var. Elle va susciter une rébellion contre les comtes de Provence dans la ville de Nice avec l'appui de quelques aristocrates2. Le 6 juillet 1215, le parti d'aristocrates niçois pris le contrôle de Nice et proclama l'indépendance de la ville par rapport au comte de Provence. En 1220, le comte de Provence Raimond Bérenger IV ou V s'est marié avec Béatrix, fille du comte Thomas Ier. La ville de Nice a conclu une alliance avec les villes de Grasse et de Draguignan et a signé une convention avec la république de Pise en novembre 1228. C'est à ce moment-là que l'armée du comte de Provence commandée par Romée de Villeneuve s'est présentée le long du Var. Le parti opposé à l'indépendance de Nice a négocié avec Romée de Villeneuve une capitulation de la ville avec confirmation des conditions du traité passé en 1176 avec Alphonse Ier de Provence, roi d'Aragon, comte de Provence et comte de Barcelone. Cet accord est conclu dans un acte passé le 9 novembre 1229 devant le notaire Guillaume Tery de Nice. Le château est composé de quatre bâtiments disposés autour d'une cour trapézoïdale. Son donjon, haut de 37 mètres et légèrement penché, est de forme pentagonale. L'enceinte extérieure comporte cinq tours rondes. 

La tour de la Madone a été inscrite au titre des monuments historiques le 14 décembre 1989. 

 Le château de La Garde 06270 Villeneuve-Loubet

 

Château de Gréolières

Une enceinte polygonale, qui n'est conservée que sur trois côtés, clôture une plateforme rocheuse. Elle est percée de meurtrières. Celles-ci sont nombreuses, rapprochées et à la base du mur dans le secteur occidental, plus rares, moins serrées et placées plus haut dans le secteur oriental. L'enceinte est partiellement renforcée par des fausses braies. Une rampe d'accès longe le côté sud-est. Le tronçon oriental de l'enceinte montre une construction hétérogène. Un mur en assises régulières, mais de hauteurs inégales, de pierres à face éclatée au marteau a été surélevé en assises de pierres mal équarries, assemblées par d'épais joints de mortier, qui utilisent de nombreuses cales. Mais la partie inférieure du mur n'est elle-même pas homogène, on y distingue deux zones, de part et d'autre d'une solution de continuité verticale qui passe à mi-chemin entre les deux meurtrières et qui est soulignée par une fissure dans la maçonnerie. Au nord-est de cette solution de continuité (à droite), on observe un remploi de nombreuses pierres dressées à l'aiguille, sans réserve, mêlées aux pierres équarries. Au sud-ouest (à gauche), les hauteurs des lits sont moins régulières et les remplois de pierres dressées moins fréquents. Enfin, de part et d'autre de cette ligne, les encadrements des fentes de tir ne sont pas identiques. Une fouille archéologique a été pratiquée sur le site du château de Hautes Gréolières. Ses résultats permettent une lecture plus détaillée sur un certain nombre de points. Du point de vue chronologique, en particulier, il se confirme que l'occupation de ce site n'est pas antérieure au XIIIe siècle et que son intensité maximale se situe vers 1350-1400, à la suite de quoi le déclin est très rapide. Du point de vue architectural, il faut principalement noter la découverte de la base d'un donjon initial. La découverte de cet élément d'architecture est importante car les constructions de ce type, dressées très vite au cours de combats, sont difficiles à identifier et il est possible que ce soit la seule repérée avec certitude dans le département. L'analyse architecturale, les résultats de la fouille archéologique et l'étude des sources historiques permettent de proposer deux grandes périodes pour l'évolution du château. Sur un site auparavant vierge, le comte de Provence fait construire, vers 1230, une forteresse destinée à contrôler le château de Gréolières, situé en contre-bas. Cet "autre" château de Gréolières est mentionné pour la première fois vers 1232. Les restes de cette construction ont été mises au jour par la fouille. Il s'agit d'un donjon de plan carré, de 6,90 mètres de côté, dont les murs sont épais de 2,05 mètres. Par endroits, on ne voit plus qu'une simple trace dans le socle rocheux. Mais ailleurs, ses restes consistent en quelques assises d'une maçonnerie en grand appareil faite de gros blocs de format carré. Vues de loin, les pierres paraissent belles et donnent au parement un aspect imposant, mais vues de près, les blocs s'avèrent n'être que grossièrement équarris. L'aspect de ce travail peu soigné, probablement exécuté très rapidement, correspond bien à une construction de guerre. Le comte conserve quelque temps cette place qui devient rapidement le centre d'un nouveau fief dénommé "Gréolières Hautes". Durant cette période, un logis, construit en deux campagnes, a été accolé au sud du donjon, tandis qu'à l'ouest était réservé une cour. L 'accès se faisait alors par l'ouest. Le château se trouve, en 1307, aux mains de Raibaude de Caussols, épouse de Réforciat d'Agoult. Il passe ensuite, par mariage, des Agoult aux Villeneuve. Durant les guerres civiles qui marquent, pour toute notre région, la fin du XIVe siècle, le château a été occupé par une troupe importante. Il est difficile de préciser s'il s'agit d'une garnison aux ordres des Villeneuve ou de l'une de ces bandes armées groupées autour d'un aventurier, qui se serait emparée du château. Après cette période, vers 1400 ou peu avant, le château est agrandit, partiellement reconstruit et modernisé. L'accès par l'ouest est abandonné au profit d'un nouveau mur d'enceinte, celui percé de nombreuses meurtrières, décrit ci-dessus; il est protégé par des fausses braies. Un nouvel accès est aménagé au sud-est; il se fait par une rampe d'accès qui contraint l'arrivant à présenter son flanc droit vers le château, c'est-à-dire à marcher à découvert puisque c'est la main gauche qui tient le bouclier. En 1570 1'un des barons de Vence, protestant, s'est réfugié dans le château inférieur de Gréolières. C'est pour cette raison que les deux châteaux de Gréolières ont particulièrement souffert au XVIe siècle, durant les opérations militaires liées aux Guerres de Religion. Après cet épisode, les Villeneuve, déjà seigneurs de Basses Gréolières, délaissent le château supérieur. 

 Le château est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 28 juin 1976. 

 château de Hautes Gréolières 06620 Gréolières 

Château de Saint-André

Saint-André est mentionné pour la première fois le 9 décembre 999, dans le testament d'Odile qui a donné une propriété située à la villa della Rocca à l'abbaye Saint-Pons de Nice. Elle avait été mariée une première fois avec Miron puis, avant 1010, avec Laugier, seigneur de Vence. Le fief a appartenu à Raybaud Chabaud, seigneur de Tourettes, en 1441. En 1555, Melchior Michelotti a épousé la fille de Jean III Chabaud et a alors acquis les trois quarts du fief. En 1606, Pierre Thaon, fils de Philippe Thaon (mort en 1635), épouse Camilla Michelotti (née v. 1580), fille de Melchiorre Michelotti (né v. 1547) et de Brigitte Doria. Elle a été l'héritière du fief de Revel, constitué d'une partie du quartier de Tourettes, à Tourrette-Levens (où subsiste le château de Revel) près de Nice, et de Saint-André, à Saint-André-de-la-Roche. Le château est mentionné pour la première fois en 1624. Le document fait mention d'une donation des biens du chanoine Jules Thaon à son neveu Charles Antoine Thaon à condition de pouvoir habiter au château. La transformation de la maison forte en villa doit probablement dater de cette donation. 

Le château est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 10 juin 1975 et classé à la même date.

 Château de Saint-André 06730 Saint-André-de-la-Roche

 

Château de Montfort

Ce château dit Le Gaudelet, est localisé dans le chemin de Montfort, et a été construit en 1523 sous le règne de François 1er par René de Savoie, son oncle. Cette demeure est composée d’un corps de bâtiment et d’une tour. L’intérieur en est remarquable et comprend notamment un escalier inscrit à l’inventaire des monuments historiques, une imposante cheminée conçue pour y faire cuire du gros gibier, et des plafonds à caisson. La propriété est aujourd’hui privée. 

 Éléments protégés MH: le château de Montfort en totalité : inscription par arrêté du 26 décembre 1969. 

 château de Montfort 06480 La Colle-sur-Loup

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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