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Château Vieux Delphinal

Le château delphinal est construit au XIVe siècle. Pendant la période des guerres de Religion de 1550, la région n’échappe pas à de nombreux massacres et atrocités. La citadelle dominant la ville de Nyons est bâtie et le château delphinal démantelé. Nyons devient alors une place forte protestante de 1570 à l’Edit de la Rochelle en 1622. Suite aux insurrections protestantes, Louis XIII ordonne la destruction des places fortes, la citadelle est détruite en 1663. Construit sur le rocher du Maupas, le château Delphinal terminait, du côté nord, le quartier des Forts. Les bâtiments actuels, visibles depuis la rue des Grands Forts, datent pour l'essentiel du milieu du XVIe siècle (grandes salles au-dessus d'un passage couvert, fenêtres à meneaux), lorsque le bâtiment à vocation militaire fut transformé en résidence de plaisance. Devenu propriété communale lorsque les Nyonsais rachetèrent la seigneurie en 1626, le château fut converti en presbytère en 1731 puis vendu aux enchères publiques en 1779. 

 Éléments protégés MH : le passage voûté sur la rue des Grands-Forts (avec les écussons marquant l'entrée de la ville) : inscription par arrêté du 10 février 1983. 

 château Vieux 26110 Nyons

   

Château de Veaunes

Édifice dont l'origine remonte au XIIIe siècle. Le château actuel résulte d'une recomposition des lieux au XVIIIe siècle. Présence d'éléments datant du XVIIe siècle (puits et logis). Ensemble de plan massé sur terrasse, avec deux pavillons en vis à vis reliés par un corps central de communs à façade ordonnancée. Une terrasse de jardin et un pavillon de jardin en contre bas. Petit parc clos au nord-ouest. L'intérieur de la demeure comprend de nombreux éléments de menuiserie et de serrurerie du XVIIIe siècle, des décors du XIXe siècle, et un plafond de bois à compartiments peints qui pourrait être du XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château, le logis et les communs (excepté une adjonction moderne en façade ouest), et l'ensemble des terrasses avec sa clôture et son soutènement, le puits et le pavillon de jardin et le mur de clôture du parc : inscription par arrêté du 28 décembre 2000. 

 château de Veaunes 26600 Veaunes

 

Château de Valensolles

Propriété bâtie à la demande d'Alfred Gayet, ingénieur des mines, inventeur du procédé d'extraction et d'enrichissement de l'or contenu dans le minerai du gisement de Salsigne. La construction de la maison, de l'usine hydro-électrique et des dépendances, pigeonnier, orangerie, buanderies, écuries, ainsi que l'aménagement du parc se fait entre 1900 et 1904, par l'architecte Pierre Blein. Valensolles est décoré selon le style "Art Nouveau" avec décors peints de Guillermin et Mangier, vitraux de l'atelier Thomas, faïences des ateliers Boulanger et de Villeroy et Bosch. La villa se compose d'un corps central et de deux ailes, celle de gauche en rotonde, la droite étant formée d'une tour carrée. Dans le parc sont aménagés des canaux alimentés par l'Epervière, aboutissant à une série de bassins selon la méthode des "rocailleurs" et agrémenté de sculptures animalières. 

 Éléments protégés MH : la maison d'habitation principale, en totalité, intérieur et extérieur, ainsi que le parc et les communs, la petite maison d'habitation, le bâtiment d'usine désaffecté et le pigeonnier : inscription par arrêté du 5 mars 2007. 

 château de Valensolles 26000 Valence

   

Château de Vachères

Ce château, construit au XVIe siècle situé sur la terre de Vachères. La propriété fut érigée en marquisat en 1688 en faveur de Philippe de Grammont, fils de Jacques-François de Grammont et de Marie de Gelas de Leberon. Le château a été vendu au XVIIIe siècle peu avant la révolution de 1789 à la famille de la Bretonnière. De style renaissance, le château possède un corps de logis quadrangulaire flanqué de quatre tours circulaires aux angles. 

 Éléments protégés MH : le château de Vachères en totalité : inscription par arrêté du 21 août 1987.

 château de Vachères 26400 Montclar-sur-Gervanne 

 Téléphone : 06.33.72.56.03 

 

Château de Triors

Le château de Triors a été construit en 1667 par Charles de Lionne, abbé de Lesseins. A la demande du marquis de Valbonnais, le château est modifié en 1769, pour lui donner son allure actuelle. L'édifice comprend un corps de logis principal auquel sont accolées deux ailes symétriques dans l'alignement de la façade, formant chacune une cour intérieure, avec galerie donnant sur le jardin. A l'intérieur, les pièces ont conservé leur plafond à gypseries, leur parquet à panneaux et leurs cheminées. Un jardin à la française s'étendait autrefois. Une grotte en rocaille avait été aménagée sous l'escalier menant au jardin. 

 Éléments protégés MH : le château (intérieurs et extérieurs) et son parc : inscription par arrêté du 16 octobre 1944. 

 château de Triors 26750 Triors

 

Château des Tourettes

Le village Les Tourettes est situé sur une petite éminence qui domine la Vallée du Rhône. Il est entouré de vieux remparts ouverts par des portes latérales en quatre endroits différents. Le chateau se trouve surélevé par rapport aux maisons. Il est flanqué d'une tour carrée de 64 mètres de haut avec double fenêtres ogivales et entourées de quinze à vingt meurtrières. Les armoieries ont été mutilées, elles devaient rappeler quelques Abbés de Cruas. 

 Éléments protégés MH : les vestiges du château des Tourettes : inscription par arrêté du 27 janvier 1962.

 château des Tourettes 26740 Les Tourettes

 

Château des Thévenins

Le domaine comprend une maison de maître du XIXe siècle, et une double cour de communs close de murs avec deux poternes en vis à vis. La première cour regroupe un préau, un four, un lavoir, un pigeonnier, des granges et des écuries. La deuxième se compose d'un préau et d'une habitation. Les murs sont construits en lits alternés de galets et de moellons. Le corps logis a été remanié au XIXe siècle, au moment de son achat par le baron de Coston, officier napoléonien. La demeure présente un plan carré, avec deux entrées monumentales, à l'ouest et à l'est. A l'intérieur, une pièce du rez-de-chaussée est recouverte de cinq panneaux en toiles marouflées. Ces peintures, dues à Claudius Pizetta, qui représentent des paysages d'Italie, de Bretagne, de Normandie ainsi que des fables de La Fontaine, le château des Thévenins est une propriété privée et donc ne se visite pas. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du corps de logis et des dépendances du domaine, ainsi que ses cours, ses poternes et la totalité du salon orné de toiles marouflées au rez-de-chaussée du logis principal : inscription par arrêté du 25 août 2006. 

 château des Thévenins 26300 Bésayes

 

Château de Suze la Rousse

D'après l'abbé d'Expilly, la paroisse de Suze-la-Rousse, qui dépendait alors du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux, du parlement de Grenoble, de l'Election de Montélimar, était une des plus belles terres du Dauphiné. Marguerite des Baux l'apporta en mariage à Hugues de Saluces, seigneur de Montjoy. Leur fille, Antoinette de Saluces, étant veuve de Henri, baron de Sassenage, se remaria, en 1526, à Louis de la Baume, gentilhomme du Dauphiné, à qui sa mère donna la seigneurie de Suze. Son fils, Pierre de la Baume, fut père de Guillaume et aïeul de Louis-François, en faveur duquel la seigneurie de Suze fut érigée en comté, en 1572. Celui-ci fut nommé, en 1578, gouverneur et amiral de Provence, et, en 1581, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. Il mourut, en 1587, et fut père de Rostaing, qui, de Catherine de Grolée de Bressieu, sa seconde femme, eut Anne de la Baume, comte de Suze, marié à Catherine de la Croix-de-Castries, mère de Joachim-Gaspard de la Baume, comte de Suze, marquis de Bressieu, qui épousa, en 1680, Marthe d'Albon, et fut père de Louis-François de la Baume, comte de Suze et de Rochefort, marquis de Bressieu, mort en 1746. Celui-ci avait eu de Marie de Rostaing-du-Vauchet, qu'il avait épousée en 1709, Louis-Charles de la Baume, comte de Suze et de Rochefort, marquis de Bressieu, etc. Le plus illustre d'entr'eux, a été François de la Baume, comte de Suze, gouverneur et amiral de Provence, etc., que nous avons mentionné plus haut: "Sa carrière militaire, dit M. Louis de Laincel, fut signalée par cinquante-quatre combats, dans lesquels il paya de sa personne, et les protestants n'eurent pas de plus redoutable adversaire. Le baron des Adrets, irrité des revers que les armes heureuses de la Baume lui avaient fait essuyer, le défia en combat singulier La Baume, vainqueur, avait étendu à ses pieds son rival, percé de deux coups d'épée, et il lui demanda ce qu'il ferait, en pareille occurrence. Je t'achèverais, répondit le sanguinaire des Adrets. La Baume, qui, malgré la violence des mœurs de son époque, aurait cru commettre une lâcheté, en tuant un ennemi sans défense, lui fit donner, avec la plus généreuse sollicitude, les soins que réclamait la gravité de ses blessures. Blessé au siège de Montélimar, qu'avait secouru Lesdiguière, il fut mortellement frappé en 1587. Recueillant alors ses forces mourantes: Allons, ma Grise dit-il à sa jument, allons mourir à Suze ! et le vieux compagnon de ses batailles, couvert également de blessures, le transporta sur les bords du Lez, où le maître et son fidèle serviteur rendirent le dernier soupir".

La maison de la Baume-Suze est éteinte depuis le début du XIXe siècle. Tout porte à croire que le château, commencé et très avancé, durant le XIVe siècle par les Saluces, fut terminé au XVIe siècle, par les comtes de la Baume, après avoir été notablement modifié par eux à l'intérieur. C'est ce que, a défaut de document historique précis, semble indiquer la physionomie de l'édifice, considéré à ce double point de vue. En effet, la masse imposante qu'il présente extérieurement, avec ses tours cylindriques à mâchicoulis, engagées dans le corps du bâtiment; les deux tours, moins hautes, mais plus accentuées et fort bien conservées, qui flanquent la principale porte d'entrée avec pont-levis; les fossés, encore très apparents, qui environnaient et défendaient le château; tout cela accuse une date de construction qu'on ne saurait fixer en deçà du XVe siècle. Il en est autrement de l'intérieur, qui a été remanié plusieurs fois. La partie la plus ancienne qu'il offre aux regards de l'observateur, est sa magnifique cour d'honneur, de forme carrée, sur les faces de laquelle la Renaissance a prodigué en bustes, en entre-lacs, en corniches, en méandres, en rondes-bosse, en médaillons, en frises et en rinceaux capricieux, les motifs les plus riches et les plus brillants de son magique ciseau. Les pilastres de chaque étage sont chargés d'arabesques délicatement fouillées, et de toutes ces inimitables parures écloses du génie fécond de Primatice. L'escalier se développe sur de larges et harmonieuses proportions, et les salles de réception, surtout, sont remarquables par le bon goût de leur décoration ainsi que l'entente de leur distribution. Il faut ajouter que les réparations entreprises, depuis quelques années, par le propriétaire actuel, ont été exécutées avec une parfaite intelligence des conditions de l'art.

Sans doute, comme le remarque M. le marquis de Laincel, cet important château de Suze n'est pas venu jusqu'à nous, à l'abri de toute insulte. Le temps l'a frappé de son empreinte, et les révolutions surtout ne lui ont pas épargné les mutilations. Les créneaux qui autrefois en couronnaient le faite et se détachaient en dentelures mauresques sur l'azur du ciel, ont été ruinés, et les détails de l'ornementation ont été déshonorés de la manière la plus barbare. Néanmoins, l'ensemble de ses proportions et l'imposante allure de sa masse sont encore du plus bel effet. Ce qu'il y a de plus remarquable dans ce château, c'est sa forme et sa disposition extérieure, qui, telles que nous venons de les décrire, présentent un spécimen à peu près complet du château du moyen-âge, dont les types, principalement dans le Midi, deviennent rares de jour en jour. Sous ce rapport, il est digne de la plus sérieuse attention, et il pourrait fournir matière à d'utiles et d'intéressantes études. L'Album du Dauphiné en a donné un dessin très exact. Un peu élevé, au couchant, au-dessus de la jolie rivière du Lez, et borné au levant par une vaste garenne qui lui tient lieu de parc, il se détache en silhouette avec beaucoup de grandeur et de sévérité. Parmi les souvenirs historiques qui se rattachent au château de Suze, on cite le passage de Charles IX, roi de France, qui s'y arrêta lors de son voyage d'Avignon, avec Catherine de Médicis, au mois de septembre 1563. Notons que la dernière représentante de la lignée familiale, la Marquise de Bryas, mourut sans héritier en 1958, et légua le château à une association des "Apprentis orphelins d'Auteuil". Faute d'argent, l'association le vendit aux enchères en 1963 et le conseil Général s'en porta acquéreur. 

 Éléments protégés MH : le château et son parc : classement par arrêté du 27 février 1964. 

 château de Suze la Rousse 26790 Suze-la-Rousse 

 Téléphone : 04 75 91 83 50

 

Château de Soyans

Château des comtes de Valentinois construit vers 1442 et remanié à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle. Près du vieux village, sur une crête rocheuse, haut et long logis rectangulaire avec deux ailes en équerre. La façade est divisée en deux dans son élévation par un larmier, bourrelet de section semi-circulaire; le bâtiment est percé de nombreuses fenêtres rectangulaires dont l’encadrement a disparu. Devant la façade nord-ouest, restes d’une enceinte basse. L’ensemble est assemblé en blocage de calcaire grossier chaîné aux angles, mais il subsiste la base des fragments d’appareil assez régulier avec un remploi des pierres plus fines (genre grès). A l’intérieur, il reste des traces de voûtes d’arêtes au rez-de-chaussée. A l’ouest, du côté de la chapelle castrale, est conservé un flanquement semi-circulaire. 

 Éléments protégés MH : le château, la chapelle Saint-Marcel ainsi que les parcelles du promontoire rocheux sur lesquelles ils sont situés : inscription par arrêté du 12 décembre 2013. 

 château de Soyans 26400 Soyans
   

Château de Serre de Parc

Domaine aménagé entre 1770 et 1780 à partir d'une ancienne maison forte. Corps de logis construit dans le style néo-classique. Le domaine est en partie détruit après la Révolution. Il subit de nombreux remaniements au XIXe siècle. Grande galerie décorée de gypseries évoquant le jardinage, la chasse, les arts et les sciences. Disposition du parc prévue dès le projet de 1770 : parc composé de terrasses, d'un jardin à la française et de vergers. 

 Éléments protégés MH : le château, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 31 juillet 1989. La galerie centrale et le premier grand salon du rez-de-chaussée du château, le jardin avec le petit pavillon du XVIIIe siècle et le tracé de l'ancienne route royale : classement par arrêté du 30 mai 1997. 

 château de Serre de Parc 26740 Savasse

   

Château de Saint-Vallier

La construction du château de Saint-Vallier remonte au XIe siècle, lorsque le comte d’Albon fit ériger une tour, à laquelle son fils ajouta une tour carrée plus imposante et un bâtiment sans étage. Déjà remanié au cours du XIIe siècle, le château fut, en 1270, profondément transformé afin de le rendre plus habitable. La plupart des bâtiments furent surélevés et deux pièces au rez-de-chaussée de l’aile ouest furent décorées d’un superbe plafond à caissons, encore existant. Les ailes ouest et est furent reliées, donnant à la maison sa forme définitive de quadrilatère. A la Renaissance, Jean de Poitiers, propriétaire des lieux, fut accusé de complot contre François Ier. Bien qu’il fût gracié in extremis, les tours de ses demeures, y compris Saint-Vallier, furent arasées selon la coutume. La célèbre Diane de Poitiers, fille de Jean, passa une partie de son enfance dans cette demeure, qu’elle reçut en héritage. Son petit-fils vendit le château de Saint-Vallier en 1584 à Jean de La Croix de Chevrières, ancêtre des propriétaires actuels. Pendant la Révolution, Saint-Vallier ne fut guère inquiété et traversa deux siècles sans changement, mis à part les décors en trompe-l’oeil d’influence italienne sur les façades, exécutés au XIXe siècle. Le château présente actuellement une allure typiquement médiévale, il est agrémenté d’une orangerie, de dépendances, d’un jardin à la française dessiné par un élève de Le Nôtre vers 1752 et d’un grand parc arboré doté de deux bassins alimentés par la Galaure. Dans les années 1960, d’importants travaux furent engagés, puis prématurément interrompus par le décès du propriétaire. Ils se poursuivirent tout de même grâce à l’énergie de sa femme et de leur fille, qui aujourd’hui a repris le flambeau, avec l’aide de son époux. Depuis 2004, ils ont remis en état le parc et les jardins, refait les toitures des ailes est, ouest et sud, restauré le plafond à caissons de la grande salle et remis en état le mur de l’orangerie. 

 Éléments protégés MH : le château et les jardins à la française : classement par arrêté du 21 janvier 1944. 

 château de Saint Vallier 26240 Saint-Vallier

   

Château Saint-Laurent

Le château Saint-Laurent fut construit vraisemblablement à la fin du XVIIe siècle, situé au lieu-dit Chamarges-et-Saint-Laurent. 

 Le château Saint-Laurent est inscrit à l'inventaire des Monument Historique pour son décor intérieur depuis le 30 janvier 1989. La ville de Die recèle de nombreux vestiges et traces d’un riche passé historique, à voir la tour ronde faisant partie des remparts et située boulevard du Gagnard : classement par arrêté du 13 octobre 1921, la tour carrée et partie de courtine adjacente dépendant des remparts à l'Est de la ville et situées boulevard du Gagnard au bas de la rue conduisant à l'Hôtel de Ville : classement par arrêté du 13 octobre 1921, les parties Nord des remparts comprises entre l'hôpital et le lieu-dit les Fondeaux : classement par arrêté du 14 décembre 1922 et la porte Saint-Marcel : classement par liste de 1862. 

 château Saint-Laurent 26150 Die

   

Château de Saint Ferréol

Le château de Saint-Ferréol, construit au début du XVIIe siècle, est composé d'un corps de logis principal auquel sont adjointes deux ailes en retour d'équerre qui délimitent une cour intérieure. La partie orientale du château peut représenter la demeure initiale, les enduits pouvant être datés du XVIe siècle. La distribution intérieure a été profondément remaniée, mais quelques pièces ont encore conservé leurs cheminées et décor du XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 7 juin 1990.

 château de Saint-Ferréol 26160 Pont-de-Barret

   

Château de Saint André

Vers 1560, construction du château de Saint André par Raymond Blaïn, seigneur de Poët-Celard. La cour intérieure paraît avoir été en partie refaite vers 1740. La galerie Est de quatre travées a dû être créée à ce moment (1744 inscrit sur la deuxième arcade). Au cours de cette campagne de travaux, la façade sud a dû recevoir au premier étage des fenêtres à linteau cintré. Les autres fenêtres du château sont manifestement du XVIe siècle... 

 Éléments protégés MH : le château, y compris les restes du mur d'enceinte avec la tour nord et les terrasses, les écuries, le pigeonnier, l'enclos, la fontaine, ainsi que le potager constitué par la parcelle avec le lavoir : classement par arrêté du 11 mars 2003. 

 château de Saint-André 26460 Le Poët-Célard

   

Château de Roussas

Le castrum de Roussas, dont l'origine remonte au milieu du XIIe siècle, est attesté en 1291, dans une reconnaissance faite au pape par le comte de Valentinois. Cet ensemble fortifié était en effet terre de fief des comtes Poitiers-Valentinois et Diois et arrière-fief du pape, sur laquelle l'abbaye d'Aiguebelle possédait aussi des droits. Dès le début de la période féodale, Roussas fut une co-seigneurie qui se maintiendra jusqu'à la fin du XVIIe siècle; elle était divisée entre les comtes de Valentinois et l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, d'où la présence simultanée, sur un territoire aussi étroit (3/4 d'hectare), de deux donjons dans la même enceinte. En 1229, la première partie est aux mains de Giraud Adhémar en 1229 et passe à son gendre Bermond d'Uzès, qui en fait hommage au comte de Valentinois en 1253. Elle se situe à l'extrémité de l'éperon rocheux sur la partie la plus élevée du castrum, intégrant la chapelle castrale entourée du cimetière, à l'est du site, le donjon nord-est et les habitations. La chapelle castrale est datable de la deuxième moitié du XIIe siècle, et le donjon attenant, de la fin du XIIIe siècle. La part des Adhémar de la Garde, aussi vassaux des comtes de Valentinois, est inféodée en 1334 à Eymard Gontard; située à l'ouest et plus restreinte, elle comprend un espace avec une tour; le donjon sud-ouest, dans l'enceinte du lieu, la rue publique faisant la limite avec l'autre partie.

 L'appareillage des parties basses de ce donjon sud-ouest , appelé "tourre Balestrière" au XVIe siècle et qui sert alors de colombier au seigneur, permet de lui conférer une origine romane (milieu du XIIe siècle), mais les parties hautes ont été construites ou reconstruites à une date ultérieure, au XIIIe siècle. Les deux donjons n'avaient plus de toit lors d'un hommage rendu en 1540. Le castrum est entièrement fermé par une enceinte polygonale, construite à la même période que les donjons et mentionnée pour la première fois dans l'acte de 1334. Cette enceinte comprend deux portes, le Portalet au nord-ouest, et une porte au sud, dite au XVIe siècle "Portal Arnaud" ou "Armand". Au cours des guerres de Religion, Roussas ayant été assiégé et pris en 1579, la porte sud a dû être renforcée et probablement reconstruite en partie: la clef de l'arc extérieur porte la date 1621. Le Portalet a été également remanié, mais plus tardivement. Un chemin de ronde, aujourd'hui disparu, se développait sur tout le pourtour de l'enceinte, ainsi qu'une deuxième enceinte qui englobait le vieux village, également disparue. L'ensemble castral de Roussas subit le sort de beaucoup d'autres sites, lorsque Richelieu fit ordonner après la Fronde, l'abolition des fortifications. Les deux donjons sont décrénelés, ainsi que tout élément défensif; les parties hautes sont rasées au niveau des plates-formes au-dessous des toits. Les créneaux des courtines sont aussi détruits, ceux de la première enceinte comme ceux de l'enceinte villageoise. Les portes fortifiées sont frappées, et on leur laisse tout juste les vantaux de bois, sans herse. Vers le milieu du XVIIIe siècle, une aile est construite contre le donjon nord-est, transformé alors en corps de logis. Lors de la Révolution, la chute de Robespierre a préservé de la démolition le château de Roussas, possédé par les Bertet, ses derniers seigneurs, qui le récupérèrent par la suite. Les maisons du castrum, en grande partie ruinées, furent démolies entre 1862 et 1868, date à laquelle Claude Amédée de Bertet, baron de Roussas, racheta la chapelle vendue aux enchères. En 1880, à la mort d'Amédée de Bertet, le château fut hérité par ses cousins Guilhermier. En 1977, minée par de fortes pluies, la partie orientale du mur d'enceinte du château, qui soutenait la chapelle Saint-Germain, s'affaissa le long du piton rocheux pour venir s'ammonceler sur le chemin communal en contre-bas; après l'éboulement qui suivit en 1982, des travaux de consolidation furent réalisés par l'entreprise Girard de Valence en 1985, sous le contrôle de Decaux, architecte des Bâtiments de France. La même entreprise a restauré les parties hautes du donjon sud-ouest en 1991.

Cet ensemble fortifié, occupant le sommet d'un éperon barré, s'organise autour de trois pôles : deux donjons et une chapelle installés sur un promontoire rocheux. Une enceinte polygonale, de forme grossièrement trapézoïdale, entoure intégralement le site. Elle est construite en pierre de taille, en moyen appareil de calcaire ; des meurtrières et des redans sont encore visibles à certains endroits. Cette enceinte est percée de deux portes, l'une au nord-ouest, l'autre en contre-bas au sud. Celle-ci forme une sorte de corps de passage construit en moellons calcaire, muni d'archères, archère-canonnière et, au-dessus de l'arc en plein cintre de l'entrée extérieure, d'une bretèche de défense, pourvue d'une archère-canonnière cruciforme. Au sud-ouest du site, le donjon, de plan sensiblement carré, est bâti en moellons assisés de calcaire en parement et chaînes d'angles en harpe, en pierre de taille. Les petits moellons qu'utilise la construction dans la moitié inférieure correspondent, dans la division intérieure aujourd'hui dépourvue de plancher, à un premier niveau assez élevé, tandis que la partie haute, qui compte deux étages, est bâtie avec des pierres de dimension plus importantes. Les murs des étages supérieurs, moins épais, sont percés de hautes baies en plein cintre à profond ébrasement, datant de la reprise de construction. Deux arcs doubleaux, qui supportaient le toit, surplombent ce grand volume vide. Une porte récente est ouverte de plain-pied sur la face ouest. Sur la face sud, une porte en plein cintre est ouverte à un mètre environ au-dessus du sol; l'arc bien appareillé, du même type que ceux des baies des étages supérieurs, aux claveaux allongés et étroits, laisse présumer que cet accès a été pratiqué lors d'une la seconde campagne de construction. Outre la chapelle et le corps de logis, on trouve encore à l'intérieur de l'enceinte un puits, une bergerie et une maison construite sur la courtine, au nord-ouest du site. 

 Éléments protégés MH : la chapelle et les restes de l'ancien château : inscription par arrêté du 17 juillet 1926. 

 château fort de Roussas 26230 Roussas

 

Château de Rochechinard

Vers 1280 et jusqu’en 1318 la terre de Rochechinard est annexée au mandement de Saint Nazaire. En ce début de XIVe siècle, le dauphin Jean II, donne la seigneurie de Rochechinard à Girin Curtet pour ses bon et loyaux services Ce dernier cède ses droits sur le château en 1340 à Aymar I Allemand de Beauvoir, auteur d'une carrière exemplaire de châtelain delphinal, car Aymar Allemand de Beauvoir sut élever sa famille du rang de simple chevalier à celui de seigneur haut justicier, c’est à cette famille que l’on doit les aménagements du château. Les Allemand le conservent jusqu’en 1547, date à laquelle Gabriel Allemand, seigneur de d’Éclose et Demptézieu vend la terre à Claude Mosnier, maître de la Monnaie à Romans, annoblie par l'achat de terre noble, il portera le nom de Mosnier de Rochechinard. Durant les guerres de religions, la famille reste fidèle au roi et à la religion catholique en assurant le maintien d’une garnison au château de Rochechinard de 1572 à 1590. A partir du XVIIe siècle, la famille Mosnier réside moins au château et disparaît avec des problèmes de succession. 

 Éléments protégés MH : les vestiges du château de Rochechinard : inscription par arrêté du 6 septembre 1994. 

 château de Rochechinard 26190 Rochechinard

 

Château de Puygiron

Le château, situé dans le village, a été construit au XIIIe siècle. De plan rectangulaire le bâtiment possède quatre tours. Une cour intérieure est agrémentée d'une tour dont la porte ouvre sur un escalier à vis, et d'une fenêtre sculptée du XVe siècle. La tour nord-ouest constituait le donjon où se concentrait la défense. Au sous-sol on découvre quatre salles rondes superposées et un puits servant de réserve pour la garnison en cas où l'ennemi aurait investi la cour intérieure où se trouve un autre puits. Une cheminée dans la salle des gardes est superbe par la portée de son anse de panier et par l'ampleur de son four. Lorsque Richelieu a fait démantelé les châteaux forts, Puygiron alors propriété des de Béranger, a été transformé en demeure de plaisance : ainsi les fenêtres du bâtiment principal sont agrandies et ornées de meneaux du style Renaissance ; un escalier à vis a été construit dans la cour intérieure pour desservir les deux étages. Cet escalier fait d'ailleurs l'admiration des connaisseurs par ses proportions et la précision de la taille de ses pierres. 

 Éléments protégés MH : le château de Puygiron en totalité : inscription par arrêté du 12 juin 1957.

 château de Puygiron 26160 Puygiron

   

Château de Pontex

Le château de Pontex possédant un donjon pentagonal construit au XIIIe siècle, et détruit à la fin du XVIe siècle, est situé à l'intérieur d'une double enceinte dominant le village de Pontaix et le passage de la Drôme. L'ancienne chapelle du château qui domine le bourg, devenue temple réformé au XVIe siècle abrite des peintures des XVe et XVIIe siècles. Un nouveau temple est construit après 1614 et rasé pendant la Révocation. L'ancien temple rendu aux catholiques devient l'église Saint Apollinaire. Mais la communauté protestante reste très importante, opiniâtre et active même dans la clandestinité. Après la Révolution, les lois organiques du Concordat permettent aux protestants de récupérer leur temple de Pontaix. 

 Éléments protégés MH : les façades et toitures de l'ancien presbytère (ou Maison Drevet): inscription par arrêté du 6 décembre 1977. Le temple protestant: classement par arrêté du 2 avril 1980. 

 château de Pontex 26150 Pontaix

   

Château du Poët Laval

Le village fortifié du Poët-Laval, dominé par son imposant donjon médiéval, se détache de façon spectaculaire sur le décor de collines boisées qui environne la ville de Dieulefit, en Drôme Provençale. L'association des Amis du Vieux Poët-Laval a su interrompre le pillage de ce village à l'abandon, avant d'y réintroduire les moyens matériels et humains nécessaires à sa résurrection et devenir "un des plus beaux villages de France". Au XIIe siècle, l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (devenu ensuite l'Ordre de Malte), décida d'implanter sur la colline de Poët-Laval une commanderie et construisit un donjon au sommet du village. A la fin du XVe siècle, il fallut s'agrandir et on édifia, à l'aile ouest du donjon, un corps de logis dont il subsistait, après les guerres de Religions, la Révolution française et les dégradations du siècle dernier, un ensemble remarquable. Le Donjon massif domine le village, c'est au XVe siècle que fut percée l'élégante fenêtre à double ogive. A l'aile ouest du donjon fut adjoint un château dont il subsiste l'essentiel de la façade et des murs latéraux. Le pigeonnier qui coiffe le donjon serait du XVe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château et sa chapelle avec leurs murs d'enceinte (ruines) : classement par arrêté du 23 avril 1924. 

 château du Poët Laval 26160 Le Poët-Laval 

 Téléphone : 04 75 46 44 12

   

Château de Plaisance

Le domaine de Plaisance comporte un ensemble de terres agricoles, une colline boisée dont le versant nord a été aménagé en parc d'agrément, un château dans le village et, au sud du domaine, isolée au milieu des cultures, une maison forte. L'unification de la seigneurie de Plaisance est réalisée au début du XVIe siècle par Bertrand Rabot (appartenant à la noblesse de robe). Pendant les guerres de religion, le château, et surtout la maison forte, sont mis à mal. En 1644, les Rabot reviennent et rénovent les bâtiments. Le château de village compose un ensemble complexe des XVIe-XVIIe siècles entre deux cours : dans la partie centrale se trouve un grand escalier à volées droites à quatre noyaux et une grande salle qui a conservé ses boiseries XVIIe siècle. Le parc, situé en face du château est parcouru par des allées bordées de buis ; des terrasses ont été établies en raison de la forte pente ; un réseau hydraulique sillonne le domaine. La maison forte, dont l'existence paraît remonter à la fin du XIVe siècle, forme un ensemble quadrangulaire flanqué de quatre tours aux angles et comportant très peu d'ouvertures sur l'extérieur ; elle a été transformée aux XVIe et XVIIe siècles ; les façades de la cour conservent des peintures murales réalisées après l'incendie consécutif aux guerres de religion (motifs de faux-appareil, pointes de diamant, chevrons, damier). 

 Éléments protégés MH : l'ensemble du domaine avec ses cours, son jardin et sa terrasse, les murs de clôture; le pont, le parc, son mur de clôture et ses terrasses : inscription par arrêté du 30 novembre 1999.

 château de Plaisance 26400 Grâne

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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