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Château du Pin

Dans la lutte qui oppose les Chalon aux Vienne pour la domination de la région de Lons le Saunier, Jean de Chalon construit en 1253 une forteresse. En 1445, le château du Pin acquiert sa physionomie actuelle, il se compose d'un donjon rectangulaire, d'un corps de logis et d'une courtine pentagonale flanquée de tours demi-circulaires protégeant une cour intérieure. Le bourg fortifié et la basse-cour sont abandonnés au milieu du XVIIe siècle. En 1674, le château est démantelé. Au XVIIIe siècle, il devient gentilhommière. Exploitation viticole après 1845, l'édifice est restauré en 1923 par l'architecte Georges Martin. Armes de la famille Charreton sur la cheminée de la salle seigneuriale du donjon ; armes d'une branche cadette des Vaudrey sur la clef de voûte de la chapelle du donjon et armes de la famille de Watteville sur le portail nord. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, les vestiges de la basse-cour, actuel jardin, de la maison forte de la Chasnée, et du bourg, les sols et les vestiges archéologiques qu'ils contiennent : inscription par arrêté du 27 décembre 2000. Le donjon, l'enceinte, le corps de logis avec son escalier XVIe siècle : classement par arrêté du 21 mars 2002. 

 château du Pin 39210 Le Pin 

 Téléphone : 03 84 25 32 95 / 07 72 50 85 55

 

Château d'Orgelet

Domaine des comtes de Chalon, vassaux des ducs de Bourgogne, Orgelet est mentionné pour la première fois en 1227. Le château comportait une tour carrée, une citerne d'eau, une basse-cour et un jardin. Le tracé des murs du château évolura très peux. Située en terre d'Empire, l'édifice connut les vicissitudes des guerres contre les Français. A la mort de Charles le Téméraire, les troupes du Roi Louis XI s'en emparèrent en 1479. En 1595 Henry IV entreprit une campagne contre le Comté, ses troupes, de passage à Orgelet, mutileront encore le château. Enfin, Louis XIV finit par conquérir la province en 1678, sonnant le glas de la forteresse et des remparts de la ville. Du château ne restent que quelques murs et un site magnifique. Mais il subsiste le sol d'une des salles du château, qui a été remonté dans l'une des chapelles de l'église, sous la direction de l'archéologue Michel Brézillon. Ce sol est constitué de carreaux vernissés datés du XIIIe siècle ou apparaissent le duc de Bourgogne et le seigneur d'Orgelet chevauchant ensemble... 

 Éléments protégés MH : les vestiges du château-fort d'Orgelet : classement par arrêté du 22 août 1980.

 château d'Orgelet 39270 Orgelet

 

Château de Montmorot

Le premier donjon tour, dont il subsiste des vestiges au nord-ouest de la colline, fut peut-être édifié au XIe siècle, une deuxième tour au sud-ouest dont il reste un pan de mur, pourrait dater du XIIe siècle, époque à laquelle furent probablement élevées les fortifications du château-fort et du bourg dessous. Le château-fort fut plusieurs fois endommagé : en 1336, en 1360, en 1578, en 1595, les guerres du XVIIe siècle et la donation par Louis XV en 1733 des matériaux pour la construction des salines de Montmorot sont à l'origine de la démolition presque complète de l'édifice. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château : classement par arrêté du 12 décembre 1910. 

 château fort de Montmorot 39570 Montmorot

   

Château de Mirebel

Attesté dès le XIIe siècle, l'édifice est le siège d'une seigneurie qui ressort du domaine des comtes de Bourgogne. En 1479, le château est ruiné par les troupes de Louis XV, puis définitivement détruit par celles d'Henri IV en 1595. Une première zone, délimitée par deux fossés, constitue le château avec vestiges d'enceinte, de constructions, du donjon du XIIIe siècle, du logis du XVe siècle, ainsi que de la porterie nord. Au-delà d'un fossé, au nord, une autre zone présente une sorte d'ouvrage avancé, avec la citerne et la tour. Ce dernier dispositif est un exemple rare dans la typologie des châteaux du Jura.

 Éléments protégés MH : les ruines du château de Mirebel, du premier au quatrième fossé et les sols: inscription par arrêté du 19 septembre 2007. 

 château de Mirebel 39570 Mirebel

 

Château de Verges

Le premier château de Verges était une demeure militaire qui appartenait au seigneur de Verges, famille connue au XIIIe siècle. Situé à environ 200 m à l'est de celui ci, sa grosse tour carrée, sise sur une motte féodale, servait à protéger la vallée qui menait au château de Binans. En 1556, Jean de Verges fut contraint de vendre ses terres et tous droits seigneuriaux qui l'accompagnaient. L'acheteur, Philibert de Vautravers, capitaine et gouverneur du val de Voiteur, rasa la bâtisse et commença la construction du château actuel, en 1562. A vocation défensive, il a été édifié d’une façon qui n’avait plus cours en France à l’époque. Après un incendie qui a dévasté une partie de la demeure en 1746, l'édifice a été restauré dans le style XVIIIe, agrémenté d’un oratoire en encorbellement sur la façade. L’ensemble garde son aspect extérieur médiéval. Mais il porte les stigmates du temps, il cherchait, il y a peu de temps, un hôte pour lui changer ses lauzes et relever les tourelles de ses murs de cloture. 

 Éléments protégés MH : la cuisine au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 28 novembre 1985. Les façades et les toitures en lave ; les cinq tours, y compris les salles et les escaliers en vis qu'elles contiennent ; la salle à manger voûtée au rez-de-chaussée de l'aile Sud ; l'oratoire au premier étage de l'aile Est : classement par arrêté du 3 septembre 1992. 

 château de Verges 39570 Verges

Château de Vaux sur Poligny

L'abbaye bénédictine de Vaux-sur-Poligny était devenue un petit séminaire au XIXe siècle. En 1870, son supérieur, l'abbé Petit, acheta le moulin à l'Est de l'ancienne abbaye, conjointement avec sa nièce qui épousa peu après Louis Milcent, auditeur au Conseil d'Etat. Cet adepte des idées sociales du marquis de la Tour du Pin et du comte Albert de Mun trouva là une implantation rurale qui en fit le créateur du syndicat agricole de l'arrondissement de Poligny en 1884 puis le cofondateur en 1885 de l'association de crédit mutuel de l'arrondissement de Poligny, Première caisse locale de crédit agricole, avec Alfred Bouvet et le marquis de Froissard. Entre temps, il avait développé le domaine de Vaux. L'architecte bisontin Ducat fut chargé de la construction d'une demeure spacieuse sur les soubassements du moulin, perpendiculairement à la vallée. L'architecte-paysagiste Brice Michel aménagea le parc, mettant en scène le cours de la Glantine. Des communs et une ferme sont disposés le long de la route nationale depuis laquelle un portail et une rue donnent accès à la propriété. Elle comporte aussi une chapelle funéraire sur le versant Sud. Le corps de logis conserve la distribution et les décors d'origine. Ensemble complet, bien conservé, relativement documenté, ce château se distingue des demeures semblables de cette époque par l'aménagement exceptionnel d'un site de reculée caractéristique du Jura.

 Éléments protégés MH : le corps de logis y compris ses décors, la chapelle funéraire avec le soubassement de rocaille, les façades et les toitures de la maison du gardien, de la ferme, du pavillon, de la remise, le portail sur la route nationale et la porte sur la place, l'aménagement de la rivière la Glantine, le parc : inscription par arrêté du 9 novembre 1998. 

 château de Vaux sur Poligny 39800 Vaux-sur-Poligny

 

Château de La Tour du Meix

En 1166, Adon inféoda à Aymon II de Révigny le prieuré de Saint Christophe avec ses dépendances, à condition qu'il prète hommage à l'abbé de Saint Claude. Aylon de Revigny fit alors bâtir son château à La Tour du Meix. Son fils Aymon III s'affranchit de toute dépendance et refusa de reconnaitre l'abbé comme suzerain. Dès lors, de 1200 à 1282, on trouve trace d'écrits qui témoignent des conflits entre les deux seigneurs. En 1282, Guy, abbé de Saint Claude reprit possession de la seigneurie de La Tour du Meix : il rebâtit alors le château qui devint bientôt l'une des principale forteresse de Saint Claude. Au XIVe siècle, les abbés séjournaient au château de Moirans, mais au XVe siècle, Pierre Morel préféra le château de La Tour du Meix. Il le restaura et en fit sa résidence princière. Elle fut la résidence d'été des abbés jusqu'au XVIe siècle. Le 16 juillet 1637, durant la Guerre de Trente Ans, le duc de Longeville prit le château et le brûla ainsi que le bourg et le moulin, le château ne fut jamais rebâti... 

 Éléments protégés MH : les restes du château de La Tour du Meix : classement par arrêté du 28 septembre 1926. 

 château de La Tour du Meix 39270 La Tour du Meix

 

Château de Sirod

Le fief de Sirod passe au XVe siècle à la famille de Montrichard, à qui on attribue la construction du château dans la deuxième moitié du XVIe siècle. C'est un édifice de plan quadrangulaire cantonné de tours. L'intérieur conserve des plafonds à la française et une pièce décorée à la fin du XVIIIe siècle. Depuis les Montrichard qui le cédèrent au XVIIIe siècle aux Watteville, beaucoup de propriétaires se sont succedé, il fut transformé en colonie de vacances après la seconde Guerre mondiale et jusqu en 1968. Racheté alors, il fut réaménagé et habité. La toiture restaurée, brille sous le soleil d'une belle polychromie, le rouge des tuiles du toit à croupe du corps de logis répondant au gris argenté ou bleuté du zinc posé en poivrière sur les tours. 

 Éléments protégés MH : le corps de logis et le puits de la cour : inscription par arrêté du 2 janvier 1997.

 château de Sirod 39300 Sirod

 

Château de Sermange

Construction de l'édifice de 1717 à 1727 pour les Bouhelier d'Offlanges. En 1762, modernisation du château (portails, chapelle, certains lambris). A la fin du XVIIIe le château fut acheté par le baron Jean-Baptiste Adrien de Tricornot, lieutenant colonel de dragons. Après la Révolution il vécut à Sermange et se consacra à l'agronomie. Sa fille apporta le château à la famille de Fontenelle par son mariage avec Louis Pernot de Fontenelle, écuyer. L'édifice fut acheté au début du siècle par une descendante de La Fayette, de la maison de Chavaniac. Au début du XXe siècle, construction de deux ailes du corps de logis et décoration de la chapelle (stucs, peintures murales). Un portail monumental donne accès à la cour d'honneur que deux bâtiments de communs encadrent. La partie centrale du logis correspond à un type régional de château Louis XIV (troisième niveau à surcroît, toit à croupes à forte pente, mur de refend longitudinal). Décor intérieur avec plafonds à la française, cheminées en pierre marbrière grise à décor de stucs.

 Éléments protégés MH : l'ensemble des bâtiments en totalité, y compris les décors immeubles par destination ; les portails ; les murs de clôture des cours et du parc : inscription par arrêté du 8 décembre 2000. 

 château de Sermange 39700 Sermange

 

Château de la Sauge

Le château édifié en 1530 pour Blaise de Visemal fut transmis à François de Visemal, seigneur de Frontenay et de la Sauge. Partageant le destin des seigneurs de Frontenay, il devint au XVIIIe siècle propriété des Montrichard, par le mariage de Suzanne Visemal avec Jean-Baptiste de Montrichard, seigneur de Saint Martin de Voiteur. Quelques années avant la Révolution de 1789, il passa à Rémy Hippolyte Bidault de Poligny, lieutenant criminel au bailliage de Poligny, élu en 1789 député du tiers état aux états généraux pour ce même bailliage d'Aval. L'ordonnance initiale a été conservée et les bâtiments se répartissent autour d'une cour intérieure entourée de murs. On y pénètre par le portail d'une tour carrée coiffée en pavillon. Le corps de logis comprend une maison à deux étages flanquée d'une tour polygonale... 

 Éléments protégés MH : l'ensemble des bâtiments avec les décors ; le sol et le sous sol de la cour et de l'emplacement des anciens fossés, les vestiges archéologiques qu'ils contiennent ; le lavoir et le canal : inscription par arrêté du 31 décembre 1997. 

 château de la Sauge 39230 Saint-Lamain

 

Château de Salans

La propriété appartient à la famille de La Borey jusqu'à la Révolution Française. Le château est au départ un château défensif avec quatre tours de défense. Le fils unique de Mme de La Borey doit s'enfuir à l'étranger durant la Révolution comme de nombreux nobles. Il est donc déclaré émigré et ses biens lui sont confisqués. Il essaie de rentrer clandestinement en France après la Révolution, mais il est fait prisonnier à Paris et fusillé. Mme de La Borey vend son château à Mr des Biez, Baron de Saint Juan (de nom d'un village proche de Besançon d'où est originaire la famille). Le Baron s'y installe avec sa famille et notamment son fils Charles. Le château ne comporte que le bâtiment principal. Le Baron de Saint Juan le modifie afin de lui apporter le confort nécessaire. Il remanie la façade en y ajoutant deux ailes parfaitement symétriques, dans l'une desquelles il fait construire un escalier d'honneur. Il fait entrer la lumière en faisant percer de grandes fenêtres. Son fils Charles héritera du château et transformera le parc à la Française en un parc à l'anglaise, (cascade, essences exotiques et roses). Le château de Salans sera le lieu de rencontres des poètes, écrivains et artistes de l'époque jusqu'au XIXe siècle. Le château a conservé le style directoire et empire de l'époque. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du corps de logis et des communs ; le grand escalier intérieur du corps de logis; la rocaille de la fontaine de la cour ; le parc avec son ruisseau, son étang et ses murs de clôture ; les portails : inscription par arrêté du 23 juillet 1992. 

 château de Salans 39700 Salans 

 Téléphone : 03 84 71 16 55

 

Château de Saint Martin

Château connu dès le XIIIe siècle. Le bâtiment des communs et du logis est prolongé par un jardin régulier. Il reste des traces d'anciens bâtiments et la chapelle, bâtiment d'influence romane, voûté en berceau brisé avec baie flamboyante au chevet. Les communs comportent des salles voûtées. Le logis a été remanié au XVIIIe siècle, et conserve une tour d'escalier en vis avec bretèche, surmontée d'un pigeonnier. Ce château est caractéristique d'une ancienne maison-forte du XVIe siècle, en grande partie réaménagée au XVIIIe siècle. Corps central et chapelle bâtis au XVe ou XVIe siècle, avec baies du XVIIIe siècle; corps de bâtiment gauche édifié au XVIe ou XVIIe siècle; corps de bâtiment de droite construit au XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH : la chapelle, le logis, les communs et les dépendances avec leurs décors, le jardin régulier, le mur de clôture et les portails est et ouest et l'avenue : inscription par arrêté du 20 novembre 2003. 

 château Saint Martin 39210 Voiteur 

 Téléphone : 03 84 44 91 87

 

Château de Rans

Sur une terrasse rocheuse dominant le Doubs le chateau est mentionné dès le XIIIe siècle, le château se compose actuellement d'un corps de bâtiment et d'un donjon quadrangulaire. L'édifice peut être rapproché d'une série de châteaux régionaux construits fin XVe et XVIe siècle. Restauré au XIXe siècle dans un goût troubadour, l'édifice présente une série de décors néo-flamboyants. 

 Éléments protégés MH : le château y compris les décors immeubles par destination, les sols et sous sols avec les vestiges archéologiques qu'ils contiennent, les diverses parties du parc, les murs de clôture, les portes et les portails : inscription par arrêté du 18 décembre 2001. 

 château de Rans 39700 Rans

 

Château de Quintigny

Château en grande partie du XVe siècle. Aménagement intérieur des appartements au XVIIIe siècle (date 1739 sur trois plaques de cheminées), parties agricoles remaniées au XIXe siècle, date 1892 sur le porche d'entrée de la cour correspondant à un remaniement de détail. La chapelle castrale agrandie sert de chapelle paroissiale. L'un des premiers seigneurs connus de Quintigny est, en 1358, Jean de Jauche, dit "de Bouton", seigneur de Saligny, époux de Jeanne de Champagne. Au XVIe siècle, la seigneurie de Quintigny appartenait à la famille Desprels, de Lons-le-Saunier, propriétaire également de Proby. Elle passa dans les années 1670 à Joachim de Beaurepaire. En 1776, à la mort de Jacques de Beaurepaire, elle fut achetée par Gabriel François Joseph Mailly, président à la Cour des comptes de Dole, et son fils Antoine, marquis de Châteaurenaud, en hérita. Le bâtiment est situé à flanc de coteau, à l'extrémité Est du village, niché au fond d'un vallon entouré des collines du val de Seille. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble des façades y compris les galeries et les toitures ; la chapelle ; l'escalier à vis du logis, la cheminée et le plafond de la pièce Nord et la cheminée de la pièce Nord-Est au premier étage du logis (à l'Est de la chapelle); l'ensemble des pièces du rez-de-chaussée des communs (à l'Est de la porte charretière Nord) : inscription par arrêté du 15 avril 1987. 

 château de Quintigny 39570 Quintigny 

 Téléphone : 03 84 48 11 51

Château de Présilly

Élevée sur les premiers contreforts du Jura, cette imposante forteresse du début du XIIIe siècle est dominée par un donjon carré entouré d'une grande enceinte avec ses logis accolés, un boulevard, des fossés creusés dans le roc vif, une porterie à pont-levis précédée d'une barbacane remarquable (200 m²). Propriété des sires de Dramelay, cet ensemble parvient en 1423 à Nicolas Rolin, grand chancelier des Ducs de Bourgogne, qui y laisse de nombreuses traces de son pouvoir. Plusieurs fois attaquée, la forteresse de Présilly résiste en 1637, aux attaques françaises avant d'être démantelée en 1673. Par bonheur, un prêtre amoureux du site tire le château de l'oubli en 1949 et le fait classer Monument Historique. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château lui-même et les ruines du colombier attenant aux ruines du château : classement par arrêté du 6 septembre 1955. 

 château de Présilly 39270 Présilly 

 Téléphone : 03 84 25 49 44

 

Château de Persanges

Le château est isolé sur le versant des coteaux, accessible par une avenue latérale et un portail axial. Le corps de logis est accompagné de deux ailes de communs en retour vers l'arrière. L'une forme une cour des communs, l'autre est dédiée à la viticulture. Le corps de logis conserve des décors intérieurs Restauration : les parquets de marqueterie, l'alcôve décorée et les reliefs figurés sur les trumeaux des cheminées. Le domaine de Persanges s'étend sur 6 ha, au coeur du vignole jurassien. Le château n’a retrouvé son vignoble, anéanti par le phylloxera, qu’en 1983. 

 Éléments protégés MH : les bâtiments avec la glacière en totalité, avec leur décor et les portails ouest et sud: inscription par arrêté du 19 juillet 2006. 

 château de Persanges 39570 L'Etoile 

 Téléphone : 03 84 47 33 04

 

Château Pécaud

Au XIIIe siècle, il s'agissait d'une maison forte intégrée dans l’enceinte d’Arbois. La grosse tour circulaire est appelée tour de Velfaux du nom du propriétaire, Guillaume de Velfaux qui vendit l'édifice à Nicolas Perrenot de Granvelle, ce dernier fit construire le logis au début du XVIe siècle, puis à la fin du même siècle, c’est la famille Pécaud qui en fut propriétaire. A la révolution, le château fut vendu comme bien national, en 1826 la ville d'Arbois l'acheta et l’institut des vins du Jura le restaura. Avant son utilisation comme Musée, il fût presbytaire et école de garçons, son délabrement a contraint la ville d’Arbois de construire une école neuve, non loin du château Pécauld... 

 Éléments protégés MH : la tour Velfaux y compris son escalier en vis ; les façades et les toitures du corps de logis et de la tour carrée ; dans le corps de logis les caves, la cheminée à hotte et la cheminée Louis XV du rez-de-chaussée, les deux cheminées Louis XVI ainsi que les lambris de deux chambres du deuxième étage ; l'escalier XVIIIe siècle : inscription par arrêté du 22 novembre 1988. 

 château Pécaud 39600 Arbois 

 Téléphone : 03 84 66 40 53

 

Château de Parthey

Le château fort est en partie détruit en 1479, et mentionné inhabitable en 1525. Il aurait été restauré avec tours, murailles, fossés et pont-levis. Au début du XIXe siècle, il présente un corps de logis avec une tour sur l'angle et un grangeage parallèle supprimé après le développement de la ferme sud en communs. A la fin du XIXe siècle Louis Rouzet est chargé de compléter le parc, développer la partie Est du logis en pavillon et de construire une chapelle de style néo-gothique. Le parc conserve son tracé à l'anglaise et'un certain nombre d'éléments pouvant remonter au XVIIIe siècle. Le logis se compose de trois corps de bâtiments. Le pavillon avec deux tourelles sur les angles et logette sur un pan, présente une élévation de style renaissance. La distribution intérieure est complète et dans son état 1900. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble du château et de son parc en totalité, à l'exclusion de la ferme et des bâtiments au sud du corps principal des communs : inscription par arrêté du 7 novembre 2008. 

 château de Parthey 39100 Choisey

Château d'Ougney

En août 1477, le sire de Craon lieutenant de Louis XI s'attaque aux places fortes autour de Dole qu'il assiège, il commence le 13 août par Ougney et son château. Le capitaine Guy commandant la garnison ne se laisse pas intimider par les Français, refusant tout compromis. L'assaut est ordonné et, après plusieurs jours, une brèche est ouverte dans la muraille offrant un passage aux assaillants. Dépouillant les défenseurs d'Ougney de leurs armes et de leurs vêtements, Craon les fit fouetter en tenue d'Adam, avec des verges sur les remparts de la forteresse, à la vue de la troupe et des villageois. C'est de là que vient le surnom de "culs fouettés" des habitants du village. Vécue initialement comme un déshonneur, cette punition fut ensuite perçue comme un titre de gloire. La place fut assiégée de nouveau lors de la guerre de Dix Ans où elle résista cette fois victorieusement à l'armée du duc de Longueville. Puis une dernière fois au cours de la conquête française de 1674, où le château est pris à la suite d'un malentendu entre le commandant et ses hommes qui évacuèrent, pensant à tort que la place se rendait. 

 Éléments protégés MH : La tour : inscription par arrêté du 22 avril 1963 

 Château d'Ougney 39350 Ougney

 

Château de Nozeroy

Le château de Nozeroy ou palais de Nozeroy est un ancien luxueux palais en ruine du XVe siècle, surnommé à l'époque la « perle du Jura », construit sur un château fort du XIIIe siècle à Nozeroy (capitale durant 300 ans du fief jurassien de la Maison de Chalon-Arlay, Franche-Comté). 

En 1432, Louis II de Chalon-Arlay, prince d’Orange, transforme le château fort en un luxueux palais Renaissance. Surnommé la « perle du Jura », ce palais abrite une cour fastueuse, décorée d’orfèvreries, de tapisseries et de vaisselle précieuse. Il accueille des hôtes illustres comme les ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire, ou le futur roi Louis XI en 1456. L’humaniste Gilbert Cousin en vante le faste dans ses écrits, décrivant des fêtes somptueuses et une vie de cour raffinée. 

 La prospérité du palais décline après 1530, avec la mort sans héritier de Philibert de Chalon, dernier prince de la maison de Chalon-Arlay. Les états de Franche-Comté, siégeant à Nozeroy depuis le XIVe siècle, sont transférés à Dole. Au XVIIe siècle, le château subit pillages et occupations militaires pendant la guerre de Dix Ans (1634-1644). Au XVIIIe siècle, la princesse Élisabeth-Pauline de Gand de Mérode, héritière des lieux, démantèle partiellement le palais pour réutiliser ses matériaux dans son nouveau château d’Arlay, avant d’être guillotinée en 1794. 

 Les ruines, déjà fragilisées par un incendie en 1815 qui pousse les villageois à prélever ses pierres, s’effondrent définitivement en 1868. 

 Éléments protégés MH : Les ruines : inscription par arrêté du 15 juillet 1927 

 Château de Nozeroy 39250 Nozeroy

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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