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Château de Vernodes

Le château-fort de Vernodes est mentionné dans le cartulaire de l'abbaye de Chancelade au XIIe siècle. Cette époque semble correspondre à la date de construction des maçonneries toujours visibles aujourd' hui. Il est aussi fait mention d'une chapelle, sans précision de son emplacement (à proximité du château ou dans le hameau en contrebas). Le fief a, entre autre, été la possession des Vernodes et des Fayolles. L'ensemble castral est implanté au sommet d'un promontoire rocheux. Il ne reste du château-fort de Vernodes que quelques sections de courtines, une tour carrée très ruinée et ce qui semble être la tour maîtresse. Celle-ci présente un plan également carré et des contreforts d'angle et médians plats. Elle ne possède aucune ouverture visible. Le niveau inférieur était voûté d'une coupole sur pendentifs. 

 Éléments protégés MH : le donjon de Vernodes : classement par arrêté du 12 juillet 1886. 

 château fort de Vernodes 24350 Tocane-Saint-Apre

 

Château de Vieillecour

Au nord de Saint-Pierre-de-Frugie, le château de Vieillecour est joliment placé, sur une terrasse dominant la Valouze. Vieillecour, dont l'ensemble date du XVe siècle, est serti de douves sèches que bordent des terrasses et un mail ; au couchant, à côté du rempart, un logis barlong est flanqué de tours inégales; un pont-levis accédait à la porte centrale. A l'est, un logis quadrangulaire est cantonné de quatre tours circulaires; une couronne de mâchicoulis fait le tour de la demeure. Les proportions sont bonnes, l'architecture discrète, mais les matériaux sans prétention (blocage de schiste, chaînages et encadrements des baies en granit). Naguère un spectacle "Son et Lumière" entremêlait légende et histoire sur le profil du château. La légende, c'était la naissance en ces lieux de saint Waast; l'histoire, c'est Du Guesclin, les sièges, les guerres de religion, la vie des seigneurs de céans, les de Laige au XVIe siècle, les Stuard de Caussade, les Lambertie, les Du Glenest au XVIIe siècle, et les Boudineau à la veille de la Révolution. 

 Éléments protégés MH : le château de Vieillecour en totalité : inscription par arrêté du 4 octobre 1946.

 château de Vieillecour 24450 Saint-Pierre-de-Frugie 

 Téléphone : 06 35 20 82 40 

 

Château de Veyrignac

Il devait y avoir un château au XVe siècle dont témoignent encore deux tours rondes dans la cour. L'édifice a été reconstruit au XVIIIe siècle sur les plans de Soufflot, mais il est presque certain que ces plans ont été modifiés en ce qui concerne la façade sur la rivière. Sur la cour, le corps de logis est composé d'un rez-de-chaussée, d'un étage et de mansardes. La porte d'entrée sur perron, arrondie, est encadrée de pilastres à une agrafe au centre. Le rez de chaussée était entièrement voûté d'arêtes. Deux pavillons en avancée ayant deux étages, terminent la façade sur cour. L'édifice a été incendié par les Allemands durant la seconde guerre mondiale. Il a appartenu successivement à la famille Labrousse, aux Terme, aux Durfort-Duras, aux Pascal, aux Génis, et aux Prin. 

 Éléments protégés MH : le château et les dépendances : inscription par arrêté du 30 septembre 2013.

 château de Veyrignac 24370 Veyrignac

 

Château de Vaugoubert

Dans l'ancien château du XVe siècle, dont il subsiste deux tours d'enceinte, naquit en 1687 Antoine d'Aydie qui, familier de la duchesse du Maine, ourdit un complot avec l'ambassadeur d'Espagne pour faire emprisonner Philippe d'Orléans et le remplacer par Philippe V d'Espagne. Le complot fut découvert, mais Antoine d'Aydie eut le temps de gagner l'Espagne où en reconnaissance, Philippe V le nomma capitaine Général de Castille, Grand d’Espagne et chevalier de la Toison d’Or. Amnistié, il revint fortuné vers 1730 et fit raser presque entièrement le vieux repaire où il fit bâtir le château actuel. Il y mourut en 1764 et fut inhumé sous le clocher de l’église. En 1805, Vaugoubert est vendu à M. Thibaud de Thomasson puis au Vicomte Fernand de Cosnac. Bouillon, architecte à Périgueux, transforma l'une des tours en chapelle et fit surélever le château. Vers 1900, le comte Thibaud de Chasteigner devient propriétaire et en 1907, il épouse Marie-Louise Bonne de Lestang d'hust, ils auront quatre enfants. Après le décès des parents, c'est la deuxième fille, Huberte de Chasteigner, qui est propriétaire du domaine. 

 Éléments protégés MH: le château de Vaugoubert en totalité : inscription par arrêté du 6 décembre 1948. 

 château de Vaugoubert 24530 Quinsac

 

Château de la Vassaldie

Le château actuel aurait été construit entre 1706 et 1714. Le château de la Vassaldie doit son nom à une famille noble, les Vassal. Construit à l'emplacement d'un manoir médiéval englobé à l'intérieur des communs du côté est, il fut la maison de maître d'un domaine viticole, dont la production persista jusque dans la première moitié du XXe siècle. Les décors intérieurs et la distribution ont été modifiés à la fin du XIXe siècle. Ainsi, la cage d'escalier, autrefois au centre, fut déplacée, et un couloir fut crée du côté méridional, à l'étage. 

 Cette demeure classique établie au sommet d'un léger coteau, comprend un corps de logis central à un étage carré flanqué de deux pavillons ; l'ensemble est orienté au sud et donne sur une grande cour. Le corps de logis central est surmonté d'un fronton semi-circulaire agrémenté d'un cartouche rectangulaire en creux en relief côté jardin. Le bâtiment, couvert d'un toit à deux pans brisés masqué par une balustrade en pierre, est flanqué de deux pavillons rectangulaires au toit mansardé, percés par deux lucarnes décorées de volutes et sommées d'un fronton rond en coquille. Les bâtiments propres à l'exploitation viticole se développent de façon rationnelle. A l'est s'étendent les granges et écuries; ces dépendances, aux murs sommés de balustres rythmées par des gargouilles, cachent deux courettes dont l'une accède à l'ancien four à pain, vestige d'un manoir médiéval primitif, à l'ouest, les dépendances abritent un chais et un cuvier. Les dépendances et les deux citernes, situées de part et d'autre du portail d'entrée, forment une cour fermée et rappellent l'environnement classique de ce domaine. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château et des communs, le portail sur cour et les citernes l'encadrant, l'allée de charmes et l'ensemble des murs de clôture : inscription par arrêté du 17 mars 1992. 

 château de la Vassaldie 24320 Gout-Rossignol

 

Château de Varaignes

Au XIVe siècle, ce château relevait de la châtellenie de Nontron. Au XVe siècle, il avait haute justice sur cinq paroisses. Racheté par la commune en 1965, le château a été restauré par ses villageois qui ont obtenu, en 1981, le premier prix du concours des Chefs-d'œuvre en péril. Le château, puissant édifice féodal du XIIIe siècle, empreinte des styles architecturaux à diverses époques. Edifié selon un plan en quadrilatère, un donjon massif du XIIIe siècle remanié au XVe siècle, hérissé de mâchicoulis, une tour d'escalier hexagonale du XVe siècle et une échauguette encorbelée viennent renforcer la façade du XVIe siècle d'inspiration Renaissance italienne. On admirera des baies en plein cintre agrémentées de bandeaux, de corniches, de consoles, de médaillons, et des baies à meneaux dont certaines sont encadrées de colonnettes cannelées à chapiteaux. Le château accueille aujourd'hui un petit musée des vallées Bandiat-Tardoire ainsi qu'un atelier-musée du tisserand. 

 Éléments protégés MH : le château de Varaignes en totalité : inscription par arrêté du 27 septembre 1948. 

 château de Varaignes 24360 Varaignes 

 Téléphone : 05 53 56 35 76

 

Château de Trigonant

Édifice construit à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, avec un souci de défense comme en témoigne le chemin de ronde sur corbeaux avec meurtrières qui en faisait le tour. Deux tours rondes se trouvent sur la façade regardant l'Isle ; un donjon carré, une tour d'escalier à pans et une tourelle en encorbellement sont placés sur la face opposée. Les meneaux ont été remplacés par des fenêtres à petits carreaux. La famille Du Puy, qui tient son nom du Puy-St-Front (nouveau bourg de Périgueux au Moyen-Âge), semble être la première propriétaire de cette demeure et des terres qui l’entourent. Elle est à l’origine de nombreux manoirs bâtis sur les terres de Trigonant, Agonac, La Jarthe et La Forêt. Ses membres occupent des fonctions municipales depuis le XIVe siècle, on compte parmi eux des consuls et des maires de Périgueux. Au XVIIe siècle, les Cugnac de Caussade deviennent les nouveaux propriétaires. 

 Éléments protégés MH: le château de Trigonant en totalité : inscription par arrêté du 12 octobre 1948.

 château de Trigonant 24420 Antonne-et-Trigonant

 

Château de Tiregand

Une tradition veut qu'un Edouard Tyrgan, venu des îles britanniques à la suite du roi Henri III d'Angleterre, ait planté sa tente en ces lieux en laissant son nom. Bien après, tandis que l'Ancien Régime s'achevait, le propriétaire d'alors, Henri d'Augeard, envisagea de rebâtir une demeure noble sur l'emplacement de l'ancien château dont il ne restait déjà que le souvenir. Hélas, le temps lui fit défaut. Mais fort heureusement, du château vieux on préservera d'élégants communs; ils seront ultérieurement transformés en corps de logis, puis en chais, auxquels on adjoindra des ailes. Le pavillon classique, construit dans la première partie du XIXe siècle, est d'une belle facture. Des jardins agrémentent l'ensemble fort charmant. La propriété appartient à la famille de Saint-Exupéry. Celle-ci est originaire du Limousin; la branche dite de Fleurac en Périgord est la seule qui subsiste. L'écrivain Antoine de Saint-Exupéry, né à Lyon en 1900, en est bien sûr issu.

 Château remanié au XIXe siècle, avec d'importantes dépendances, terres agricoles à dominante viticole, métairies et parc d'agrément transformé au XIXe siècle dans le style paysager tout en conservant des tracés plus anciens où l'on peut admirer un élégant pavillon circulaire de style classique. 

 Éléments protégés MH: le château, les communs, le parc, les terrasses, les douves et la rotonde : inscription par arrêté du 20 décembre 2002. 

 château de Tiregand 24100 Creysse 

 Téléphone : 07.87.26.26.54 

Château du Thon

Le premier propriétaire connu, et sûrement son constructeur, se nomme Jean de Saint-Clar, capitaine de grenadiers au régiment de Toulouse. Dominant la vallée de la Dordogne, le château du Thon est situé en arrière d'une terrasse et se compose d'un corps de logis, flanqué de deux pavillons. Les toitures étaient composées de lauze à l’origine. Sur les pavillons sont accrochées deux ailes en retour d'équerre formant une cour en U. L'aile sud est prolongée par des écuries. Au sud se trouve un pigeonnier carré qui a conservé son échelle tournante, ses trous de boulin et ses perchoirs. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du pigeonnier : inscription par arrêté du 29 décembre 1981. 

 château du Thon 24220 Castels et Bézenac

   

Château de Temniac

Le château appartenait en 760 aux comtes de Périgord qui le vendirent, en 890, au monastère de Sarlat. Les religieux l'agrandirent. Dès la création de l'évêché de Sarlat, en 1316, le château devint propriété des évêques de Sarlat et le demeure jusqu'à la Révolution. Les batailles contre les Anglais laissèrent le château en ruine. En 1424, il est rebâti. Durant les guerres de Religion, le château est incendié en 1562. Il est reconstruit en 1593. En 1652, l'édifice est pillé et détruit par l'armée du Prince de Condé. Il est relevé de ses ruines en 1662, devenant une habitation confortable au milieu du quadrilatère formé par le mur d'enceinte. La tour sud-est est remplacée par une tour hexagonale dans laquelle un escalier donnait accès au château. En 1683, le château devient le premier séminaire du diocèse de Sarlat. Confisqué en 1794, il est vendu, sert de bâtiment agricole et finit par tomber en ruine.111 

 Le château comporte une enceinte quadrilatère munie de deux tours d'angle rondes et une carrée. A l'origine, les bâtiments d'habitation et les communs s'appuyaient aux remparts. L'entrée, sur la face nord, était en saillie sur la muraille, et comportait deux portes aux extrémités d'un passage voûté. Dans les angles de cette entrée s'élevaient deux petites échauguettes sur culot à redans. La tour ronde nord-est renferme une citerne. Contre une partie du rempart sud s'élève l'ancienne chapelle castrale. Le château du XVe siècle, rectangulaire, se dresse au centre de l'enceinte et comporte une tour ronde d'escalier sur sa face est. La tour ronde du sud-est a été transformée en tour carrée, accolée d'un petit bâtiment bâti sur le haut du rempart. 

 Éléments protégés MH: le château de Temniac (ruines) : classement par arrêté du 11 décembre 1969.

 château de Temniac 24200 Sarlat-la-Canéda 

 Téléphone : 05 53 30 25 26

   

Château de Tayac

La plateforme du château fut occupée au temps préhistorique et a livré des gisements d'époques magdalénienne et azilienne. Sous le nom de Roc de Tayac, le château primitif fut élevé aux environs du XIIIe siècle. Tour à tour, français et anglais au cours des guerres de Cent ans, il souffrit des sièges successifs et dut être rebâti au XVIe siècle. En 1595, il subit le siège des croquants révoltés. En 1606, le roi donna l'ordre de le démanteler, sans doute suite à la condamnation de Jean Guy de Beynac, impliqué dans la conspiration du duc de Bouillon. Au XVIIIe siècle, il passa par le mariage d’Isabeau de Beynac, à la famille la Borie de Campagne, Isabeau y résida jusqu’à sa mort. Géraud, son petit-fils désirait réaliser des rénovations de l’édifice, mais la Révolution le contraignit à l’émigration. En 1798, l’essentiel des terres des Eyzies dont le château devint domaine national. Mis en vente, il fut racheté en 1804 par M. François Lassudrie qui appartenait à une des plus anciennes familles de Tayac, son but en achetant le château dépourvu de son entourage était simple : le démolir. Avant son décès, sa fille Jeanne eut le vieux château en héritage. La cession du château de Tayac fut consentie en 1913 à l’État français représenté par Denis Peyrony, correspondant de la Commission des Monuments Historiques afin d’abriter Le Musée national de Préhistoire.

 Le bâtiment est en partie creusé dans le rocher, en partie construit. Ses murs s'élèvent sur un encorbellement de la falaise. Les chambres, les couloirs et les escaliers sont creusés dans le rocher. L'accès se fait par une porte en plein cintre et à grands claveaux, celle ci donne accès à un passage, partie construite, partie taillé, sous le bâtiment en retour d'équerre de la façade principale et qui barre l'accès de la plateforme. Parallèle à la falaise, le corps de logis comportait à son angle sud-ouest une petite tourelle en encorbellement. 

 Éléments protégés MH: le château de Tayac et ses dépendances : classement par arrêté du 26 décembre 1968. 

 château de Tayac 24620 Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil 

 Téléphone : 05 53 06 45 45 

 

Château de Tarde

Le château de Tarde se compose d'un corps de logis en équerre, orné d'une tour circulaire. Ce corps de logis comprend, au rez-de-chaussée, un passage voûté sous lequel passe le chemin. Des fenêtres à meneaux s'ouvrent dans la façade principale à pignon triangulaire, la tour cylindrique est couverte en lauze. C'est une maison de famille dans laquelle vécut au début du XVIIe siècle le chanoine Jean Tarde qui dessina les cartes de Sarlat. Ensuite, y demeura Gabriel Tarde, philosophe célèbre pour ses travaux de sociologie. Jouant au caméléon avec la falaise, la maison-forte est du plus bel effet dans ce site, l'ensemble, qui paraît dater de la Renaissance, appartient depuis cette époque à la même famille. Ce village disposait d'une enceinte fortifiée, qui fit que les anglais ne purent le prendre. La famille de la Peyre du Bouscot possédait au XVe siècle une des cinq maisons fortes qui défendaient l'accès à la Roque, les Tarde lui succèderont... 

 Éléments protégés MH : les façades et toitures du château : classement par arrêté du 13 novembre 1951. 

 château de Tarde 24250 La Roque-Gageac

   

Château de Sirey

Plusieurs édifices du village sont dignes d’intérêt, notamment son église romane à clocher-mur, dont les portail et le porche sont ajoutés aux XVIe et XVIIe siècles. On peut également noter les manoirs de Veyssière et Sirey, dont les constructions s’échelonnent entre les XVe et XIXe siècles. Le château de Sirey est un bâtiment en partie du XVe siècle. Grosse tour ronde découronnée. Autre tour ronde postérieure, coiffée en poivrière. A l'angle, tourelle ronde en encorbellement du XVIe siècle, et tourelle carrée en porte à faux. Porte Renaissance encadrée de piliers plats et surmontée d'une large coquille. Les boiseries de la porte datent du XVIe siècle. Ensemble typiquement sarladais. Un Sirey, capitaine huguenot, poursuivit les papistes jusqu'à ce qu'on le pende en place publique de Sarlat, en 1576. Par la suite, Sirey appartint successivement aux familles Bloc, Gagnebé, Carrier-Delpeyrat et le peintre Véronique Filozof... 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 12 octobre 1948. 

 château de Sirey 24370 Prats-de-Carlux

   

Château de Sineuil

Construit dans la deuxième moitié du XVIe siècle, le château de Sineuil se compose d'un logis renforcé de deux tours, avec deux ailes en dépendances encadrant la cour, côté sud, et un troisième ensemble de communs à l'est du précédent. Le logis et l'une des tours conservent des pièces à voûtes quadripartites, et la deuxième tour abrite un escalier en vis. Le portail de la tour d'escalier est daté de 1578 ; des animaux héraldiques y supportent encore un écu martelé et anonyme, sous l'empennage généreux d'un heaume. Le château appartient depuis des siècles aux Vassal. Le château est également un acteur essentiel de la vie communale. Il est entouré de bâtisses, moulins et fermes. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, à savoir le logis et les communs attenants : inscription par arrêté du 14 novembre 2006. 

 château de Sineuil 24550 Saint-Cernin-de-l'Herm

   

Château de Sept-Fonds

Dans les textes du Moyen Âge est mentionné un prieuré de ce nom, mais aussi, une motte féodale proche du chemin qui conduit de Périgueux à Cornille. Le site ne manque pas de charme. Au XVIIIe siècle, le bâtiment a été construit par l'architecte Louis Victor qui créa le grand théâtre de Bordeaux et s'inspira de l'hôtel de la Du Barry à Versailles, pour édifier cette élégante demeure à la demande de la famille Faure de Rochefort. Côté cour, un modeste escalier mène par trois degrés à la porte principale sommée d'un fronton triangulaire avec les armes du maître d'ouvrage, Jean-Baptiste Faure de Rochefort et son épouse Marie du Cluzel de la Chabrerie. Du côté jardin, la façade est rompue par un avant-corps polygonal du meilleur effet, et au ras des toitures, une balustrade à l'italienne rehausse l'édifice sur son pourtour. Appuyée contre l'élévation nord, la chapelle est d'un temps plus récent que le reste de la construction... 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 16 décembre 1947. 

 château de Sept-Fonds 24750 Trélissac

   

Château de Sauveboeuf

Mentionné dès 1365, l’"hospitium de Sauvebuo" appartient au XVe siècle à la famille de Ferrières: "Guido de Ferreriis, domicellus, dominus de la Brunia et de Salvobuou, parochie de Aubasio, dioc. Sarlatensis" (17 juin 1440). La première description du domaine est délivrée dans un mémoire sur la châtellenie de Montignac et de ses paroisses rédigé pour Alain d’Albret, comte du Périgord, en 1502: "En la paroisse du Bas (Aubas), pauvre paroisse et de petite étendue, ne paye nul guet, en laquelle y a un gentilhomme nommé Salvebœuf, qui tient sa metayrie franche, son hostel noble de Saulvebœuf, et est ladite métayrie franche de guet commun". Dès cette époque, les Ferrières sont l’une des familles influentes du Périgord, qui compte dans ses rangs des officiers du roi et des abbés. Le domaine passe au milieu du siècle à Jean II de Ferrières, qui fait une brillante carrière à la cour de France et dans la province de Guyenne. Décédé peu après 1566, il laisse tous ses biens à son fils aîné encore mineur, Jean III de Ferrières. Celui-ci fait un mariage qui lui est fort favorable le 3 octobre 1595 avec Claude des Cars, fille et héritière de François, comte des Cars, chevalier des ordres du roi, et de Claude de Bauffremont. Dans le contrat de mariage, Sauvebœuf est désigné comme "chasteau" pour la première fois: le domaine comprend alors "tous les cens, rentes, droictz et debvoirs seigneuriaulx, domaines, héritaiges, boys, champfroys, jardrins, guarenne et générallement avec touctes ses autres appartenances, déppendances". De cette observation et de la description (en somme, un château environné par des jardins, une garenne, des bois et d'autres terres), on doit aussi inférer que des travaux importants avaient eu lieu dans le courant du XVIe siècle; peut-être, comme souvent en Périgord, à la suite de destructions intervenues au cours de la guerre de Cent Ans.

 Jean de Ferrières, après avoir été fait chevalier de l’ordre de Saint-Michel (1596) et en 1597 maréchal des camps et armées du roi; brevet remis encore en 1621, après avoir également acheté à Henri IV les droits de justice sur les paroisses d’Aubas et du Cheylard qui lui octroient des pouvoirs étendus sur un très vaste territoire (1598 et 1600), décide de bâtir a novo un "vrai" château, afin de matérialiser dans la pierre ces changements de statut, de sa terre et de lui-même. Le château neuf semble avoir été réalisé en deux phases de chantier, la première à partir de 1623-1624, la seconde de 1631. Ces travaux peuvent être attribués sur critères stylistiques et de mises en œuvre à l'architecte Nicolas Rambourg, à qui l'on doit les châteaux d'Excideuil et de Hautefort. Partisan de Gaston d’Orléans qu’il tente de soutenir en levant des troupes, Jean de Ferrières sort vaincu avec les autres insurgés à la bataille de Castelnaudary remportée par l’armée royale commandée par le maréchal de Schomberg (1er septembre 1632). Condamné à la peine de mort avec son fils aîné Charles-Antoine, il est contraint de s’exiler en Espagne et décède peu après. Par mesure de rétorsion, sur ordre de Richelieu, décision est prise du "razement de la maison de Sauvebœuf" en 1633. En réalité, Sauvebœuf ne fut que dérasé. Livre de Raison des Raffailhac, rédigé au moment des faits (transcrit sur l'original en 1899 et publié en 1900 par J.-B. Champeval), "la maison de Sauveboeuf fut commencée de démolir par d'Argenson, maître des requêtes": elle fut seulement "commencée de démolir", contrairement à une autre possession (Pont-Breton) de Jean de Ferrières qui n'a pas eu cette chance.

 Bien que Charles-Antoine de Ferrières retrouve peu après la faveur royale et que le domaine est érigé en marquisat par Louis XIII vers 1635, le nouveau seigneur semble délaisser Sauvebœuf pour ses domaines du Limousin. En effet, du château entièrement découvert à ce moment, seul le pavillon postérieur droit (nord-est), qui abrite le logis seigneurial, reçoit une nouvelle charpente en 1638; et il faut attendre les années 1647/1648, soit quatorze ans après le "rasement", pour que le château fasse enfin l'objet d'une campagne de réparations et de recouvrement de l'ensemble de ses parties hautes. Un acte du 9 février 1657 précise que Charles-Antoine de Ferrières "demeure ordinairement à Pierrebuffière", seigneurie qui a, entre autres avantages, celui de lui donner le titre prestigieux de premier baron du Limousin. La descendance de Charles-Antoine de Ferrières s’éteint avec Marie-Anne de Ferrières, mariée en 1716 à Charles, marquis de Vassan, décédée vers 1765. La fille unique issue de ce mariage, Marie-Geneviève de Vassan, épouse en secondes noces, en 1743, Victor Riquetti (ou Riquetty), marquis de Mirabeau; elle est la mère du célèbre tribun, qui fit plusieurs séjours à Sauvebœuf. De 1743 à 1745, les époux y font des réparations et mènent grand train. Dans des circonstances qu’on ignore, le domaine revient ensuite à une branche cadette des Ferrières: François de Ferrières, marquis de Sauvebœuf, né au château du Moulin-d’Arnac en 1750, en est propriétaire en 1769. 

 Revenu de son exil après la Révolution (le château avait été mis sous scellés et inventorié en 1793): "ce jourd’huy, premier mars mil sept cent quatre vingt treize, l’an second de la République française, nous, Pierre Bernard Merilhou Charveix, maire de la ville de Montignac, et Jean Grangier, avoué au tribunal du district de Montignac, commissaires nommés par les citoyens administrateurs du Directoire dudit district de Montignac, par leur délibération en date de ce jourd’huy aux fais d’apposer les scellés, et faire les inventaires des meubles et effets, fruits et revenus de Ferriere Sauveboeuf, nous sommes transportés dans la maison dudit Sauveboeuf située en la parroisse d’Aubas, assistés des citoyens Jean Chaboisseuil, procureur de la dite commune d’Aubas, et de François Bayle, officier municipal de la même commune, où étant arrivés, nous avons procédé à l’apposition des scellés sur les meubles et effets dudit Ferrière Sauveboeuf de la manière qui suit, scavoir: en premier lieu, nous sommes entrés dans une chambre à main gauche de la porte d’entrée, ladite chambre appellée le salon, où nous avons apperçu une commode à quatre tiroirs dont deux tout du long et les plus hauts divisés en deux sur les serrures de laquelle nous avons posé les scellés. Plus, nous avons trouvé dans la dite chambre, une armoire à deux portes, sur la serrure duquel nous avons également apposé les scellés. Ensuite, sommes passé dans la salle où nous n’avons trouvé aucun meuble. De là, nous avons passé dans une chambre appellée la chambre de Guinot, dans laquelle nous avons trouvé deux tas de bled, où avons apposé les scellés sur la serrure de la porte d’icelle. Ensuite, nous sommes montés dans les appartements d’en haut et avons apposé les scellés sur la porte d’entrée de la chambre appellée le magasin. De là, nous sommes montés dans les greniers et avons posé les scellés sur la porte d’entrée de celui à main gauche. Ensuite, sommes descendus à la cave, et avons apposé les scellés sur la serrure de la porte d’entrée et n’ayant plus aucun endroit où il est nécessaire de poser les scellés, avons clos le présent procès-verbal que nous avons signé avec le citoyen Pierre de la Connu et non le dit Bayle, officier municipal pour ne l’avoir ainsi qu’il l’a déclaré et le citoyen Nicolas, que nous avons pris pour secrétaire, signé: Chabacheul, Merilhou, Grangier, Nicolas".

 François de Ferrières vend le domaine au citoyen Chassagne-Latrade (maire d’Aubas en 1813) pour le prix de 80000 francs par acte passé à Brive le 16 octobre 1803. Sauvebœuf est ensuite revendu, en 1854, au général Deffis; celui-ci n’a qu’une fille, qui épouse le commandant du génie Baillemont; leur unique enfant, Madame Bayeron, en hérite. Madame Oberkampff de Dabrun (née Le Cointe) s’en rend acquéreur au tribunal de Sarlat le 19 juin 1891. Dans un article du Bulletin monumental consacré aux fontaines de Sauvebœuf paru en 1893, le baron Émile Oberkampff de Dabrun précise que le château fait "actuellement l’objet de réparations importantes". Les signes les plus évidents de ces travaux de réfection sont aux frontons placés en plusieurs endroits du château: à une lucarne sur cour du pavillon nord-ouest, avec la date "1892" et la mention "renovavit oberkampf de dabrun"; aux lucarnes du corps de logis, qui présentent un cartouche ovale central portant les initiales "OE" (pour Émile Oberkampff de Dabrun), "ZO" (pour son épouse Zélia Oberkampff, née Guizot) ou "HO" (pour leur fille Henriette); à la porte d’entrée et sur une grande cheminée, à l’intérieur, sculptés aux armes de la famille. Dans le même temps, après la terrible crise du phylloxéra des années 1870-1880, Émile Oberkampff de Dabrun replante des vignes dans son domaine: "un vignoble rouge admirablement situé et soigné de la façon la plus parfaite. Ses vins, faits selon toutes les règles de la science moderne, sont des meilleurs de la contrée et constituent d’excellents vins d’ordinaire". Le château passe par la suite entre différentes mains. Des travaux de rénovation ont été menés récemment: les couvertures et les planches sont refaits; les arcades en anse de panier de l’aile est, murées au XIXe ou au XXe siècle, sont rouvertes.

 Situé dans un méandre de la vallée de la Vézère, en bordure immédiate de la rive gauche et face à un versant karstique qui domine à cet endroit la vallée depuis l’autre rive, le château de Sauvebœuf se dresse isolé dans la plaine alluviale, surplombant de quelques mètres le cours de la rivière. Il comprend un corps de logis principal en fond de cour (au nord), flanqué de deux grands pavillons quadrangulaires, et un corps de galerie en retour d’équerre à droite (est). Deux pavillons antérieurs (au sud-ouest et au sud-est) complètent l’ensemble. La cour est fermée au sud et à l’est, entre les pavillons, seulement par un mur bas et des piliers entre lesquels prenaient place des grilles en fer. Les fragments d’une ancienne fontaine monumentale sont aujourd’hui remontés dans le garde-corps bordant la Vézère au nord et en appliques aux rez-de-chaussée de l’aile droite. Ouvert au public, on peut y admirer la cour d'entrée (malgré l'absence de deux monumentales fontaines, datées de 1610 qui émigrèrent, l'une aux États-Unis, et l'autre à Clairac, dans le Lot et Garonne) les façades et les toitures du château, la galerie Est et le pavillon en demi-hors-oeuvre qui lui fait suite, le pavillon isolé, la charpente, l'escalier d'honneur, la clôture de la cour d'honneur et le pigeonnier. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château, de la galerie est et du pavillon en demi-hors-oeuvre qui lui fait suite, du pavillon isolé, la charpente du château, l'escalier d'honneur, la clôture de la cour d'honneur et le pigeonnier en totalité: inscription par arrêté du 2 juillet 1987. Le château, son terrain d'assiette et la balustrade nord sur la Vézère, en totalité : inscription par arrêté du 9 octobre 2009.

 château de Sauveboeuf 24290 Aubas 

 Téléphone : 06 74 65 89 54 

   

Château du Saulou

La famille de Gimel, installée à Carlux, partagea vers 1525-1530 ses biens pour possessionner sa descendance. L'une de ses branches fit construire le château du Saulou à Cazoulès. Celui-ci passa, en 1708, entre les mains des Camon, notables Sarladais et en 1808, à la famille actuelle. La demeure fut agrandie et remodelée aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Elle se compose d'un logis rectangulaire renforcé de deux tours circulaires et d'une échauguette, prolongé à l'ouest de deux travées supplémentaires et encore agrandi au nord-ouest d'un pavillon quadrangulaire. L'intérieur a conservé d'intéressants éléments de décors, lambris et boiseries du XVIIIe siècle, cheminées du XVIIe siècle dont l'une est ornée d'une lapidation de St Etienne, peinte sur la hotte. Face au côté sud, les écuries ont été construites au début du XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH: les dépendances, le sol de la cour avec le portail, le logis, avec ses tours et pavillons: inscription par arrêté du 2 avril 1996. 

 château du Saulou 24370 Pechs-de-l'Espérance

 

Château de Saulnier

Le nom de Seguin de Badefols, fier seigneur périgordin de la fin du XIIIe siècle, est attaché à ce site. En 1454, la maison-forte fut transformée en château par la construction de la grosse tour circulaire. Au XVIe siècle, reconstruction de la demeure actuelle. La maison-forte du XIIIe siècle semble avoir été constituée de deux corps de logis en retour, soudés par une tour circulaire qui a conservé son moucharabié défensif, sur trois consoles nues, qui protégeait la porte. Sur la face nord, une tourelle ronde, à l'angle du bâtiment primitif, est noyée dans la façade. Au XVIe siècle, fut construite une tour ronde à l'angle nord-est, couronnée d'un chemin de ronde sur mâchicoulis. Dans la deuxième moitié du XVIe siècle, la façade nord fut allongée et son angle sud-est pourvu d'une petite tour ronde. Deux pavillons carrés furent élevés en saillie et un bâtiment à usage de communs, implanté en retour, délimita la cour au sud. Les façades furent agrémentées de fenêtres à meneaux et de lucarnes. Dans la cour, au pied de la tour, un puits couvert d'une toiture en pierre sur corniche débordante, portée par quatre piliers carrés. La famille Roux, propriétaire, avait fait une donation, à la fin de l'année 1066, à l'abbaye Saint Michel de Nontron, deux siècles après, le pouvoir royal lui en sut gré, le mercredi après l'Ascension de 1264, en récompense de sa foi et de sa bravoure à la 7ème croisade, Saint-Louis l'ennoblit. En 1464, Aymar Roux épouse Pétronille de la Vergne qui lui apporte en dot le domaine, elle ajouta à son patronyme le nom de la seigneurie dont elle ne se sépara qu'en 1896. Le château a abrité une école. La propriété a été vendue par la commune il y a une trentaine d’années. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 18 septembre 1969. 

 château de Saulnier 24300 Saint-Front-la-Rivière

   

Château de la Sandre

Du premier château il ne reste qu'une tour carrée, qui devait être le donjon, à mâchicoulis, dont le couronnement a disparu. Au XVe siècle, deux corps de bâtiment en retour d'équerre, dont l'un contenant l'escalier de pierre, ont été accolés à la tour. Le premier a conservé ses fenêtres à meneaux cruciformes. Au-dessus de la porte du second bâtiment, à l'étage supérieur, deux corbeaux devaient supporter un mâchicoulis. A l'origine, la tour ne semble pas avoir possédé d'ouvertures. Plus tard y furent percées des embrasures d'armes à feu. Le repaire noble de la Sandre ainsi que tout le bourg du Change furent pris et brûlés par les troupes du Comte de Périgord alors allié aux Anglais, en mars 1383. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 23 avril 1965.

 château de la Sandre 24640 Le Change

 

Château de Salignac

Fondé sur un éperon rocheux occupé dès la préhistoire notamment au niveau de ses grottes (actuellement enfouies), la châtellenie de Salignac est mentionnée pour la première fois dans les chroniques de l'abbaye Sainte Foy de Conques. Le château était alors probablement constitué de constructions en bois. Vers l'an 980 la naissance d'un Geoffroy de Salignac est citée. Il paraît être le premier membre de cette lignée mentionné en ce lieu. En 997, un Athon de Salignac signe une donation faite à l'abbaye d'Uzerche. Le repaire n'était peut être qu'une tour faite de pieux de bois. En 1281, la châtellenie compte quatre co-seigneurs, Elie, Géraud, Gaillard et Boson de Salignac, qui rendent hommage à Marguerite de Turenne. C’est à partir du XIe et début XIIe siècle que les premières constructions en pierres apparaissent. Le site avait la particularité d’être une coseigneurie, chaque seigneur possédant une partie des fortifications et tenu de défendre cette zone. La présence de deux donjons, reliés entre eux par une courtine mais ne possédant pas de porte de communication, vient confirmer ceci. Au XIIIe et XIVe siècle, le château s’étend et vient ceinturer le rocher et améliorer la défense des accès au château. Au XVe siècle, une grande campagne de travaux à l’initiative de Antoine de Salignac, seigneur de 1460 à 1497, grand officier des Albret en Périgord et Limousin vient restructurer profondément le Nord-Est du château en réunifiant différents bâtiments afin de lui donner une grande salle de réception parée d’une façade grandiose. Le château trouve alors sa forme définitive.

 Le château subit de nombreux dommages au cours des guerres de Cent ans et de religions. La tour Saint Martial, principale tour du château, s’effondre emportant avec elle la chapelle ainsi que les archives du château. Ni l’une ni l’autre ne seront reconstruites. A la révolution française, la château sera envahi par la population du village, emmenant avec elle les derniers documents féodaux pour les brûler sur la place du village. Le château sera ensuite découpé afin d’être vendu à plusieurs familles. Sans entretien, les bâtiments vont peu à peu s’effondrer, certains, dont le corps de garde, étaient encore debout en 1910. Le château fini par être aménagé à grand frais dans les années 1920 avec l’arasement des ruines au niveau du premier étage et le remblaiement massif du château pour créer les trois niveaux de terrasse actuels. Laissé à l’abandon, meurtri par l’histoire et tombé dans l’oubli, c’est en 2006 que le château est racheté par ses propriétaires actuels. Tombée amoureuse du lieu, la famille se lance corps et âme dans le sauvetage du monument. Et les besoins sont énormes. La toiture, en lauzes, pèse extrêmement lourd sur la charpente qui menace de s’effondrer. Une poutre de 40 centimètres de section a même cédé sous le poids. Les planchers sont à changer. Les aménagements modernes (électricité et chauffage) ont laissé de profondes cicatrices dans les structures du château.​​​​​​​​​​​​​​Les structures défensives ne sont pas en restes avec des dégradations importantes dû à la végétation qui profite d’un microclimat idéal pour se développer : une source alimente tout le site en eau et les vieilles pierres du château accumulent la chaleur pendant la journée pour la redistribuer lorsqu’il fait plus froid. Le château est ainsi envahi d’Ailante, un arbre pouvant ici pousser jusqu’à trois mètres par an. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures des bâtiments ; les remparts : inscription par arrêté du 23 mai 1969. 

 château de Salignac 24590 Salignac-Eyvigues 

 Téléphone : 06 51 03 01 16 

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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