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Château de Termes d'Armagnac

Le château dépendait du comté d'Armagnac et appartenait à ses vassaux, les seigneurs de Termes d'Armagnac. L'un d'eux combattit aux côtés de Jeanne d'Arc. Les vestiges comprennent un donjon carré auquel est accolée une tour rectangulaire. Le donjon est constitué par quatre murs de deux mètres d'épaisseur avec trois étages de salles voûtées en berceau brisé. Chaque salle est éclairée par des fenêtres à meneaux et garnie d'une cheminée, les étages sont desservis par un escalier en pierre. Le sommet de la tour se termine par une charpente. Au sud se trouve un corps de bâtiment plus bas, non voûté. A la base de ce bâtiment deux arcs ont été murés. A l'est, un grand mur prolongeant l'une des faces du donjon, est le reste d'un corps de logis. 

 Éléments protégés MH : le château de Termes d'Armagnac (l'ensemble des vestiges) : classement par arrêté du 13 avril 1962. 

 château de Termes 32400 Termes-d'Armagnac 

 Téléphone : 05 62 69 25 12

 

Château de Sérillac

Du XIIIe au XVIIIe siècle, tous les siècles sont représentés dans l'architecture et le décor du château, ancienne forteresse gasconne améliorée à la Renaissance en demeure de campagne. Les percements de l'ancienne cour médiévale donnent sur le vestibule du XVIIIe siècle. Le château de Sérillac occupe l'emplacement d'une ancienne motte féodale et est précédé par un édifice barrant l'éperon rocheux formant corps de portique, dont un porche voûté donne accès à une cour rectangulaire bordée par des communs au sud. Le château présente un plan en U, les ailes enserrent une cour étroite, séparée du jardin par des marches. Les ailes nord et sud seraient des tours médiévales arasées. L'aile sud a été aménagée au XVIIIe siècle avec gypseries et plafonds à la française. La façade médiévale du corps de logis, a vu sa façade doublée par une grande façade d'entrée avec porte d'entrée couronnée par un fronton curviligne daté de 1744. 

 Éléments protégés MH : le château avec ses communs, les vestiges de sa chapelle et son sol d'assiette : inscription par arrêté du 31 juillet 2002. 

 château de Sérillac 32500 La Sauvetat

   

Château de Savignac

Un château existait déjà en 1588. En 1668, est mentionné un château de briques à quatre tours, entouré de fossés. En 1760, est abattu le quatrième côté qui servait de mur de clôture. A cette époque, le bâtiment devait avoir le même plan que l'édifice actuel : quadrilatère cantonné par quatre tours. Ce château a sans doute été repris au début du XVIIe siècle, dans la seconde campagne de travaux. Le plan a été conservé, mais le logis central a été élevé et les percements changés. En 1880, ajout du baldaquin qui couvre le perron par l'architecte Rocher. L'édifice est entièrement construit en briques. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 23 juillet 1976.

 château de Savignac 32130 Savignac-Mona

   

Château de Salleneuve

Près du château de Salleneuve se trouve un pigeonnier isolé, construit vers 1742. De plan carré, il est porté par quatre piliers de section carrée, élargis à la base et comportant, au sommet, le traditionnel larmier. Sur le plafond, la trappe s'ouvre à l'angle sud-est. L'étage est fermé, hormis une baie ouverte au sud. Le colombage présente un remplissage de brique pleine. Primitivement le pigeonnier devait être couvert de tuile plate à crochet, lucarnes à pigeons des côtés Est et sud. 

 Éléments protégés MH : le pigeonnier isolé : inscription par arrêté du 20 décembre 1973. 

 château de Salleneuve 32140 Mont-d'Astarac 

   

Château de Sainte Mère

Le château de Sainte Mère peut être considéré comme le prototype de ce que nous avons appelé les Châteaux Gascons, il est en effet daté et intact, ou à peu près, tel qu'il se trouvait à l'époque de sa construction: mérites que n'ont pas ses semblables, sauf toutefois le château de La Gardère, spécimen le plus achevé de ces curieuses petites forteresses, établies dans le dernier quart du XIIIe siècle, le long de la frontière de l'Armagnac ou de la Lomagne et du Coudomois. On n'ignore pas qu'en 1279, l'Agenais, par le traité d'Amiens, fut restitué au roi d'Angleterre, et que le 6 août de cette année, dans le cloître des Dominicains d'Agen fut solennellement prêté le serment de fidélité de tous les seigneurs et vassaux des alentours. De ce fait, les possessions anglaises englobèrent en Gascogne toute la bailli e d'oulre-Garonne dépendante de l'Agenais, qui forma lus tard, en 1317, le diocèse de Condom, et s'étendirent jusqu'à la Lomagne, à l'est, et aux terres du comte d'Armagnac, au sud et à l'ouest. Le château de Sainte-Mère fut construit par l'évêque de Lectoure, Géraud de Monlezun, dans le dernier quart du XIIIe siècle. La Gallia christiana est formelle à cet égard. Le chanoine Monlezun dans son Histoire de la Gascogne, confirme ce fait; mais il ne peut assigner une date fixe à la mort de Géraud de Monlezun; le nécrologe de Lectoure la plaçant au 3 avril, sans indiquer l'année. Nous savons pertinemment que Géraud de Monlezun accorda, le 5 mars 1273, aux habitants de Lectoure un contrat de paréage, auquel il admit le roi d'Angleterre, qu'il est mentionné en 1277 dans le Cartulaire de l'abbaye de Gimont: que deux ans plus tard, en 1279, il assiste au concile provincial d'Auch; enfin, qu'on le retrouve dans plusieurs autres actes jusqu'en 1290, année à partir de laquelle l'évêché de Lectoure est occupé par son successeur Pierre de Ferière, doyen du Puy-en-Velay et chancelier du roi de Sicile, qui résida très peu dans son diocèse et passa tout son temps à la cour de Naples. 

De ces faits, on peut donc déduire et conclure en toute certitude que Géraud de Monlezun fut évêque de Lcctoure de 1272 à 1290, et que le château de Sainte-Mère fut construit par lui dans ce laps de temps et plus particulièrement autour de l'année 1280. Le château de Sainte-Mère constitue donc, du côté que nous appellerons français, un poste stratégique de première importance, se reliant, à l'ouest, aux châteaux de Castex, du Caslera-Lectourois, de Lectoure, de Terraube, etc. et du côté du levant, à ceux de Rouillac, de Fieux, de Miradoux, de Flammarens, et plus au sud aux châteaux gascons, encore si caractéristiques de Gazaupouy et de Plieux. Par là, son étude offre donc un intérêt tout particulier, ce château se présentant comme un des spécimens les mieux conservés de ce genre d'architecture militaire médiévale, encore très peu connu et spécial à la Gascogne. Le château de Sainte-Mère, désigné sous le nom de domus dans le nécrologe de Lectoure, était bien cependant un Castrum dans toute l'acception du mot. L'ensemble comprenait en effet non seulement le château proprement dit, mais aussi l'église et le village, le tout enferme dans une enceinte fortifiée d'assez minimes proportions, aujourd'hui aux trois quarts détruite, mais dont il est facile de retrouver les contours. Seule, demeure debout une porte en tiers-point, surmontée, toujours d'après l'usage constant du pays, d'une tour carrée à deux étages, défendue par une bretèche, et sur le devant de laquelle sont sculptées, dans un écusson, les armes de Béguier de Maignaut, évêque de Leetoure de 1366 à 1385.

Mgr de Carsalade du Pont, détenteur du manuscrit original du Cartulaire des chapellenies de Leetoure, en conclut que si ces armoiries ont été apposées au moment de la construction de la tour, cette tour, ainsi que les remparts attenants, est postérieure de près de cent ans à la construction du château proprement dit. Comme les châteaux de Masencôme, du Tauzia, de La Gardère, etc. le château de Sainte-Mère est une simple cella rectangulaire, de quinze mètres de haut, possédant un rez-de-chaussée et trois étages, et flanquée, aux deux extrémités de sa face nord, de deux tours carrées, faisant saillie à l'est et à l'ouest, d'inégales dimensions. Vu de ce côté, cet édifice produit un effet grandiose, véritablement saisissant. Rattachées, sans aucune séparation apparente, au corps de bâtiment principal, les deux tours prolongent ainsi de près du double celle façade septentrionale, dont l'admirable parement, en appareil moyen, et les lignes hardies d'une pureté merveilleuse, se détachent, sévères et imposantes. sur le ciel bleu de Gascogne. Contrairement à l'usage généralement établi, les deux tours de Sainte-Mère se dressent sur le prolongement de la même façade, et ne sont pas diagonalement opposées. Ce qui s'explique facilement, la face nord étant celle qui est tournée du côté par où peut venir l'ennemi, et vers lequel doivent converger l'attention des guetteurs. Aussi n'est-elle percée que de très rares ouvertures. 

Le corps de logis ne renferme, à chacun de ses trois étages, qu'une seule grande salle longue de 15 mètres, large de 7,70 mètres et variable de hauteur. C'est ainsi qu'au rez-de-chaussée, elle n est que de 3 mètres, au premier de 3,50 mètres, au second de 4 mètres. Quant au troisième et dernier étage, en partie démoli, elle ne devait guère dépasser 4 mètres, ce qui fait une hauteur totale de 14 à 15 mètres. On accède au rez-de-chaussée de la grande salle par une petite porte de deux mètres de haut sur un de large, percée dans le mur oriental et sous la protection immédiate de la grosse tour. Cette porte existait-elle au début? Il est permis de se le demander, les règles de l'époque exigeant que le rez-de-chaussée de tous ces châteaux fût, à l'extérieur, hermétiquement clos, et que, sauf d'assez rares exceptions, on ne pût, y pénétrer qu'à l'intérieur au moyen d'échelles. Bien que les montants et les claveaux aient été aujourd'hui enlevés et qu'il soit difficile d'en préciser le caractère, il nous souvient de l'avoir vue, il y a plus de vingt ans, encore intacte et cintrée; ce qui prouverait sa haute antiquité. En dehors de cette baie, le rez-de-chaussée est clos de tous côtés. Il n'était ajouré que par d'étroites meurtrières à rainures droites, sans ébrasement: une au midi et deux au nord. Une ouverture extérieure sur la face ouest de la petite tour aboutit seule, par un conduit bâti dans le mur en forme de tuyau de cheminée, au premier étage de cette tour. Vraisemblablement un déversoir, soit pour un évier, soit pour des latrines. Le rez-de-chaussée était recouvert d'un plancher, supporté par une longue rangée de corbeaux, qui subsistent encore le long des murs et qui soutenaient la salle du premier étage. Ce premier étage, semblable en tous points au rez-de-chaussée, n'était ajouré, au nord et au midi, que par trois meurtrières à rainures droites, très ébrasées à l'intérieur, ce qui permettait de recevoir un peu de lumière. Triste pièce néanmoins, où ne se voit aucune trace de cheminée, et qui devait servir de dortoir à la garnison et aux serviteurs de l'évèque. Au dehors, d'innombrables trous de boulin sont percés tout autour de ce premier étage. Nous ne nous les expliquons que comme destinés à recevoir des poutrelles chargées de supporter des hangars, des auvents, et aussi des balcons. Seule, était franchement éclairée, et par suite habitable, la grande salle du second étage, elle servait tout à la fois de chambre à coucher, de salon, de salle à manger, soit au chef de la troupe qui y tenait garnison, soit à l'évêque lorsqu'il lui prenait fantaisie de venir l'habiter. Au midi, la muraille est percée de deux larges baies. L'une, en tiers-point, dont le montant de droite se voyait encore il y a quelques années, était la porte du château. On y accédait, conformément aux règles du temps, par un escalier volant, en bois, appliqué contre la muraille. Cet escalier ou échelle mobile, dont la trace est visible le long du mur, pouvait facilement être relevé, ou enlevé, en cas d'attaque, ce qui isolait absolument les défenseurs du château. Il était protégé par la corniche que l'on voit encore au-dessus, laquelle soutenait un auvent dont trois gros trous de boulin supportaient les poutrelles. De l'autre côté de la porte, toujours extérieurement, était adossé contre le mur un balcon, dont les supports s'emmanchaient dans sept autres trous de boulin bien visibles. Ce balcon était égaiement protégé par un auvent et une corniche en saillie, encore apparente à la partie supérieure du mur. Travail postérieur à la construction du château et qui ne doit son existence à quelque prélat lectourois.

Au nord, la grande salle ne possédait primitivement aucune ouverture. Plus tard, on ouvrit le mur en brèche et on y perça une large fenêtre à meneaux croisés que l'étirement des moulures empêche de pouvoir dater exactement, mais qui nous parait être du XVe siècle. C'est la seule modification apportée à l'ordonnance primitive. Tout à fait à l'angle occidental, mais à l'intérieur seulement, une petite porte à arc brisé est percée dans le mur. Elle sert d'entrée à la petite tour. Sur la face ouest, se voit une porte-fenètre en tiers-point, semblable à celle de la façade sud. Enfin, du côté opposé, à l'est, la salle est ajourée par deux baies, portes-fenêtres en tiers-point, dont l'une est identique aux précédentes, tandis que l'autre, aujourd'hui murée, donnait accès dans la grande tour. Tout autour de cette grande salle, mais au nord et au midi, il faut signaler, dans le mur intérieur, des armoires en pierre, sortes de crédences aux niches cintrées ou trilobées, à moulures délicates, destinées à renfermer les objets mobiliers usuels. Enfin, contre le mur occidental, on distingue très nettement la trace d'une cheminée dont les pieds-droits ont été enlevés, et qui était surmontée d'une hotte conique. Au troisième étage, au-dessus, une élégante corniche se déroulait tout autour de la grande salle. Elle faisait chéneau et recevait les eaux des combles qui constituaient le troisième et dernier étage du grand corps de logis. L'écoulement de ces eaux présentait une disposition singulière. Il s'effectuait, par une seule gargouille double, encore visible sur la face sud, de façon que, bouchée intérieurement, cette gargouille rejetait les eaux en dehors, tandis que, fermée à l'extérieur, elle les écoulait en dedans et approvisionnait ainsi le château. Un chemin de ronde courait tout autour du corps de logis, à la hauteur du troisième étage. On y accédait par une porte ouverte dans chacune des deux tours. La plus importante des deux tours de Sainte-Mère, tant par sa position que par ses dimensions, est celle du levant. Elle est carrée, mesure 5,40 mètres sur chaque côté, et atteint une hauteur de 27 mètres. C'est le donjon, le dernier refuge des assiégés, qui servait à défendre en même temps la porte d'entrée du rez-de-chaussée et ne présentait que le moins possible d'ouvertures. Dans le bas, cette tour se trouvait, non seulement hermétiquement close, mais pleine jusqu'à la hauteur de 1,50 mètre au-dessus du sol. La porte qui y donne accès est toute moderne: car ce n'est que dans ces derniers temps que l'on a déblayé la tour. Au-dessus, elle renferme trois étages, correspondant à peu près à ceux du corps de logis. Le premier n'était ajouré que par une étroite meurtrière à rainure droite sur la face sud. Le second recevait le jour: au nord, par une archère en croix pattée, large, mais trapue: au midi, par une autre meurtrière, aujourd'hui défaite: à l'est enfin, par une fenêtre en tiers-point de même dimension que celle de la grande salle, et comme elle, à arcature trilobée, ainsi que l'indique la naissance des arcs. Ce deuxième étage était recouvert d'une voûte en berceau plein cintre et communiquait de plain-pied, par la porte en tiers-point aujourd'hui murée, avec la grande salle du château. C'était la seule entrée du reste de la grosse tour, dont les étages n'étaient accessibles, par mesure de précaution, qu'au moyen d'échelles. Pour atteindre les étages supérieurs de la tour, l'accès était plus facile. Sur le chemin de ronde, auquel il fallait toujours arriver, s'ouvrait à l'ouest de cette tour, une porte en tiers-point, qui constituait l'entrée de ce premier étage supérieur, éclairé et défendu sur chaque face par trois archères en croix, très élancées. Contre le mur de la grande salle était percée une belle niche en cintre brisé à deux compartiments. Enfin, dans un angle, se dresse encore un petit escalier à vis, en pierre, qui mène à l'étage supérieur de la tour, étage défendu au nord et au sud par deux meurtrières à rainure droite, et ajouré à l'est par une autre fenêtre en tiers-point semblable à celle de l'étage inférieur. On arrivait ainsi sur la plate-forme, qui était crénelée, où flottait l'étendard du seigneur, et d'où la vue s'étendait sur tout le pays de Lomagne.

La tour de l'ouest, de dimensions moindres, car elle ne mesure que 4 mètres au couchant sur 2 au nord et au midi, présente à peu près les mêmes dispositions défensives. Close au rez-de-chaussée et au premier étage, elle n'était ajourée qu'au second par une meurtrière à rainure droite au nord, et une en croix pattée à l'ouest, dont on voit à peine l'extrémité. Munie, comme la grosse tour, d'une étroite porte en tiers point, communiquant avec le chemin de ronde, elle renfermait également deux étages supérieurs, dont le plus bas était défendu sur sa face ouest par une archère en croix simple, étroite et élancée, et l'étage supérieur, sur sa face sud, par une petite meurtrière, mais seulement verticale. Ainsi protégé par ses deux tours, le château de Sainte Mère pouvait défier tout coup de main, mais non pas, malgré ses défenses et son enceinte fortifiée, un siège en règle, surtout de longue durée. Telle n'était pas, du reste, sa destination; le rôle de ces forteresses, ainsi échelonnées, très rapprochées les unes des autres, le long de la frontière, étant, nous ne cessons de le répéter, bien moins de retenir l'ennemi que de surveiller ses mouvements, de le guetter nuit et jour, et, par des signaux convenus, de prévenir les garnisons voisines, en vue d'éviter toute surprise. Nous ne savons rien de l'histoire du château de Sainte Mère, aucun document important concernant son existence ne nous étant parvenu, malgré nos plus actives recherches. Tout ce que nous pouvons dire, c'est que, du jour même de sa construction jusqu'à la Révolution, il a appartenu aux évêques de Lectoure. Ceux-ci, au moyen âge, en faisaient leur résidence d'été, comme les archevêques d'Auch, ou encore les évêques de Condom, qui, avant de posséder Cassaigne, ne craignaient point de villégiaturer dans leur sombre château de Laressingle. Mais bientôt, sans doute, Sainte-Mère dut être trouvé par eux trop incommode et, plutôt que de l'aménager, aux XVe et XVIe siècles, selon les goûts du jour, comme le furent la plupart des châteaux gascons, ses propriétaires préférèrent le laisser dans son premier état, se contentant de toucher les dîmes et revenus des nombreuses fermes qui en dépendaient. Si l'art y a perdu, l'archéologie y a gagné. Aussi devons-nous nous féliciter d'une telle détermination. Une note du regretté Eugène Camoreyt nous apprend que le château de Sainte-Mère fut incendié vers 1600. Nous ignorons la source où il a puisé ce renseignement. Toujours est-il que depuis cette époque, peut-être même plus tôt, il ne fut plus habité. En 1791, les évêques de Lectoure le possédaient encore. Cette année, le 18 avril, "le vieux château de Sainte-Mère, ci-devant joui par le ci-devant évêque de Lectoure, fut vendu comme bien national, moyennant la somme de 300 livres". Peu après, les nouveaux acquéreurs résolurent de le démolir. Après avoir enlevé les toitures, les parapets du chemin de ronde et toute la partie supérieure, ils s'attaquèrent aux murs; et. ainsi qu'on peut le voir encore par les grands trous béants, ils essayèrent, soit par la sape, soit par la mine, de le renverser entièrement. Mais la solidité des parements verticaux et des blocages eut facilement raison de leur tentative, et l'œuvre de destruction s'arrêta. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château : classement par arrêté du 19 juillet 1977. 

 château-fort de Sainte Mère 32700 Sainte-Mère

   

Château de Saint Martin d'Armagnac

Petit château de style Louis XIII gascon, dont la majeure partie peut être attribuée à la fin du XVIe siècle. Le château de Saint Martin est entouré d'un parc planté d'essences diverses. Des communs cernent partiellement le parc, dont l'un est daté de 1855. Le puits des oubliettes est en partie conservé, ainsi que les fossés. Les quatre angles du bâtiment sont encore flanqués de leurs tourelles. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures et la cheminée du salon : inscription par arrêté du 28 mai 1979. 

 château de Saint Martin d'Armagnac 32110 Saint-Martin-d'Armagnac

   

Château de Saint Léonard

La seigneurie de Saint-Léonard a appartenu à la famille de Sérillac du XIIIe au XVIIIe siècle. Architecture et décor typiques du XVIIIe siècle, reconstruite sur un bâtiment antérieur médiéval. Le château s'ordonne autour d'une cour carrée développant les trois ailes principales, fermées au sud par un corps de portique couvert en terrasse, enserrée par les façades des deux ailes latérales flanquées de leurs tours d'angle. L'aile nord est occupée par l'escalier d'honneur, la rampe est un bel exemple d'ouvrage en fer forgé fin du XVIIIe siècle. Les pièces à vivre sont réparties dans les ailes Est et ouest. Les chambres s'ornent d'un décor XVIIIe siècle avec alcôve, cheminées, gypseries, boiseries, plafonds à solives apparentes. Les pièces de service, dont la cuisine, sont au sous-sol dans des salles voûtées. A l'ouest se trouvait une grange. Un bâtiment bordant la rue du village abritait les communs. Au sud se trouvait la chapelle castrale. 

 Éléments protégés MH : le château avec la grange et la chapelle : inscription par arrêté du 3 juin 1996.

 château de Saint Léonard 32380 Saint-Léonard

   

Château de Saint-Julien

Ce fut, dès le XIIe siècle, le siège d'une importante seigneurie dont les derniers seigneurs furent les de Saint-Julien. La demeure, élevée au XVe siècle, remaniée au XVIIIe siècle, est typique de la région, possède le caractère d'une belle gentilhommière avec son corps de logis à un étage cantonné de tourelles quadrangulaires, sa toiture de tuiles plates, ses élégants pavillons et ses communs aux murs bâtis en galets de l'Adour. L'accès se fait par une grande allée d'arbres qui s'ouvre entre deux bornes. La façade Est comporte un bandeau qui souligne le premier étage. La façade ouest est adossée à des communs du XIXe siècle, dont les murs comportent des galets roulés à la mode du pays. Sans doute par suite de saccages révolutionnaires, le mobilier ne comporte pas d'éléments antérieurs au début du XIXe siècle.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 19 décembre 1973. 

 château de Saint-Julien 32400 Cahuzac-sur-Adour

 

Château de Saint Cricq

Le château de Saint-Cricq est construit dans le quatrième quart du XVe siècle, la façade sud est précédée d'une cour fermée par un mur crénelé, avec chemin de ronde. A l'angle sud-ouest une, échauguette de forme poivrière en encorbellement. Des bâtiments d'exploitation sont adossés au mur d'enceinte. La façade du château est partagée en deux parties par une tour à quatre pans extérieurs. Au rez-de-chaussée, des fenêtres à meneaux. L'ornementation se compose de cartouches, écussons, mascarons, cariatides et peintures murales. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité : inscription par arrêté du 11 décembre 1925. 

 château de Saint Cricq 32000 Auch

   

Château de Saint Blancard

Des fouilles réalisées en 1889, ont montré une occupation du site depuis l'Antiquité et pendant toute la période médiévale. Un château existait au XIIIe siècle. En 1303, un accord est signé entre les habitants du village et Pierre d'Orbessan pour la construction d'un nouveau château, le bâtiment a conservé l'essentiel des maçonneries du XIVe siècle. Percements du XVIe siècle. Au XIXe siècle, création d'un donjon à l'ouest et réalisation de décors intérieurs néo-gothiques après un incendie en 1888. Ainsi les murailles ouest et sud ont été abattues pour dégager la vue sur les Pyrénées. La serre et les communs ont été construits à la fin du XIXe siècle. La dernière portion d'enceinte, copie de la seconde enceinte de Carcassonne, date de 1926. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures avec au rez-de-chaussée la grande salle, la chambre de Marguerite de Navarre, la salle à manger, l'escalier en bois néo-gothique, les pièces décorées du donjon avec leur cheminée, la cour. Les façades et les toitures des dépendances et de la serre : inscription par arrêté du 23 novembre 2005. 

 château de Saint Blancard 32140 Saint-Blancard

 

Château de Sabazan

Au milieu du XIIe siècle, Raymond-Guillaume de Sabazan abandonne tous ses biens au chapitre d'Auch. En 1339 Arnaud de Sabazan participe aux guerres de Cent ans. Au XVIe siècle, le château-fort subit des aménagements afin d'être transformé en gentilhommière. Le bâtiment a conservé son allure féodale avec sur la façade nord, les restes d'un ancien pont-levis, les quatre tours d'angle et leurs arquebusières. Les façades perdirent cet aspect austère pour être percées de fenêtres éclairant largement les pièces. Au XIXe siècle, le sous-sol fut aménagé en cave, un autre rez-de-chaussée fut créé et les fenêtres à meneaux supprimées au premier étage. A l'est, les communs sont isolés du château proprement dit. Cette construction est caractéristique des petits châteaux du Gers. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures : inscription par arrêté du 2 avril 1979. 

 château de Sabazan 32290 Sabazan

   

Château du Rieutort

Le maréchal de Roquelaure fit construire les écuries en 1620. Son fils, le marquis, continua les travaux et fit élever le château du Rieutort de 1642 à 1650. La demeure présente un plan assez nouveau pour son époque. L'édifice se situe à une période de l'histoire architecturale locale où les constructions de ce genre se débarrassaient complètement des éléments fortifiés encore très communs au XVIe siècle. La cour est enserrée entre les communs. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et de ses communs : inscription par arrêté du 28 décembre 1967. 

 château du Rieutort 32810 Roquelaure 

Château de Pujos

Le château de Pujos se situe à l'extrême fin des demeures fortifiées du XVIe siècle (meurtrières, bouches à feu). A voir également sur la commune la pile gallo-romaine dite de La Montjoie, c'est un temple de forme rectangulaire ouvert sur une face et voûté en berceau. Chacune des parois latérales intérieures contient une petite niche à fond plat, tandis que le mur du fond en possédait une sur plan semi-circulaire. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; l'escalier à vis ; les deux cheminées d'origine du rez-de-chaussée et celle du premier étage: inscription par arrêté du 30 mars 1978. 

 château de Pujos 32190 Roquebrune

   

Château de Pouypardin

Ce château fit partie du système de défense provoqué par le traité d'Amiens, signé avec les Anglais en 1279. Le logement, récent, a été remanié au XIXe siècle. Perpendiculaire à cette façade, s'élève le logis du XVe siècle avec baies à traverses et à meneaux. Il est dominé par un donjon rectangulaire sur lequel prend appui un mur d'enceinte polygonal derrière lequel s'adossaient des communs ruinées. Dans la cour intérieure se trouve une tour polygonale abritant un escalier à vis, percée d'une porte moulurée avec gâbles et pinacles. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, les parties en ruines situées au Nord, la tour de l'escalier à vis, la salle du premier étage, les façades et la toiture de l'orangerie : inscription par arrêté du 31 octobre 1986. 

 château de Pouypardin 32100 Condom

   

Château de Pouylebon

Le château primitif du XIIIe siècle, a été démoli et ses matériaux ont servi à rebâtir le château actuel et l'église. Seule la porte du XIIIe siècle a été conservée. Les deux piédroits portent une voûte en pierre en plein cintre. Une rainure garde le souvenir de la herse. Au-dessus de la voûte existe une meurtrière. La porte présente un arc brisé du côté de l'extérieur et du côté de l'intérieur elle a la forme en plein cintre de la voûte. Le tout est couvert d'une couverture à quatre pans. 

 Éléments protégés MH : la Porte du XIIIe siècle : inscription par arrêté du 16 mars 1940. 

 château de Pouylebon 32320 Pouylebon

 

Château de Plieux

Le territoire de l'actuelle commune de Plieux dépendait au Moyen Age de la vicomté de Lomagne. La seigneurie appartenait à la famille de Faudoas. Le castrum de Plieux est mentionné en 1270. Sans qu'il soit possible d'affirmer avec certitude l'existence d'un village à cette date, celui-ci est sans doute déjà en place. Il s'agit probablement d'un village-rue, de part et d'autre de la Grande rue, protégé par le château à l'ouest et une porte à l'est. Le castrum de Plieux remonte probablement au XIIIe siècle. Il était très certainement fortifié comme en témoignent les vestiges de la porte orientale de la Grande rue. Un faubourg s'est formé au nord vers la fin du XIIIe siècle ou le début du XIVe siècle. Dans la première moitié du XIVe siècle, le château est reconstruit. La mise en fortification du faubourg remonte probablement au moment de la guerre de Cent Ans, dans la seconde moitié du XIVe siècle ou la première moitié du XVe siècle. Le faubourg Saint-Jean, à l'est du village fortifié, est attesté au XVIIe siècle. Le château de Plieux appartenait à la chaîne de la défense militaire de la Gascogne qui commandait sans doute une des entrées du village. Un castrum est mentionné dès 1270. Le corps de logis est flanqué de deux tours opposées. L'intérieur est partagé par un mur de refend dans le sens de la longueur. Le second niveau assurait la défense. Le troisième constituait l'étage noble, abritant le logement du seigneur et le quatrième niveau était défensif, avec chemin de ronde, crénelage, mâchicoulis et échauguettes. Le château était protégé par un mur d'enceinte. La famille de Faudoas qui le construisit, s'est fondue par alliance dans celle de Rochechouart, qui l'a possédé jusqu'au début XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château de Plieux en totalité : classement par arrêté du 30 décembre 1994.

 château de Plieux 32240 Plieux 

 Téléphone : 05 62 28 60 86

 

Château de Pimbat Cruzalet

On ne sait rien de la date de construction de ce château (peut être du XVIe siècle). On sait seulement qu'il appartient en 1628 à Bernard Brunet, consul de Vic Fézensac. Au XVIIIe siècle, un gentilhomme breton lui donne son nom; Cruzalet. En 1840, une maison d'habitation est élevée à l'emplacement de l'aile ouest. C'est un édifice tout à fait représentatif de ce type de demeures gersoises, remarquable pour son parti défensif et pour la qualité et l'homogénéité de son décor, ainsi que pour la disposition en angle de la tour d'escalier. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, à l'exclusion de l'aile du XIXe siècle : inscription par arrêté du 20 août 1976. L'intérieur de l'aile ancienne, y compris les cheminées et la tour de l'escalier : inscription par arrêté du 12 mai 1998. 

 château de Pimbat Cruzalet 32190 Vic-Fezensac 

 Téléphone : 06 70 95 79 03

 

Château de Peyriac

L'emplacement a été occupé dès l'époque préhistorique. Chapelle bâtie en 1607. Le château est construit près d'une fontaine du XVIIIe siècle qui sert d'abreuvoir. La partie centrale comprend le corps de logis des maîtres. Les dépendances cernent deux cours. Deux escaliers donnent sur les entresols construits au dessus de grandes caves voûtées. L'accès à la cour se fait par un porche bâti en arc plein cintre. Au sud-est s'élèvent deux tours rondes délabrées, dont la partie haute faisait fonction de pigeonnier dès l'origine.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 12 octobre 1972. 

 château de Peyriac 32100 Condom

   

Château d'Orbessan

Le château comprend un grand corps de bâtiment flanqué, à l'est et à l'ouest, de deux pavillons carrés. Plafonds en bois peints à la détrempe. Fontaine, cheminées et boiseries de style Louis XV, de la fin du XVIIe siècle. La salle du rez-de-chaussée côté sud fut transformée vers 1750 par le marquis d'Orbessan, président à mortier au parlement de Toulouse. Puis il embellit le château et le parc, réunit de véritables richesses dans sa bibliothèque, sa galerie de peintures, sa collection d’estampes et une écurie des mieux tenues. Homme à idées généreuses et libérales, il adopta les principes de 1789 et termina sa glorieuse carrière sans être trop inquiété. Séquestré dans sa demeure, il fit l’objet d’une surveillance qui souleva la réprobation unanime des paysans et des villageois pour qui il avait été un ami, un conseiller et un bienfaiteur. Une pétition approuvée par les municipalités de Traversères, Arcagnac, Orbessan fit lever l’état de surveillance. Il mourra dans son château le 4 novembre 1796. 

 Éléments protégés MH : les plafonds, les cheminées, les boiseries et la fontaine de la grande salle : inscription par arrêté du 21 décembre 1942. 

 château d'Orbessan 32260 Orbessan 

 

Château de Mothes

La tour, édifiée à mi pente d'un vallon sur la route d'Agen, est actuellement englobée dans les bâtiments d'une ferme attenante à une maison de maître datant du début du XIXe siècle. Elle est dominée par la tour de l'escalier qui fut transformée par la suite en pigeonnier. Elle fait partie du réseau de forteresses édifiées aux XIIIe et XIVe dans cette région de Gascogne, rattachée en partie au royaume des Plantagenêts. La couverture et les planchers n'existent plus. 

 Éléments protégés MH : les murs, la toiture et l'escalier : inscription par arrêté du 7 décembre 1987. 

château de Mothes 32100 Condom
   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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