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château d'Yvignac la Tour

Le château d'Yvignac, qui a conservé une corniche et des arcades construites au XVe siècle, remplace le vieux château du même nom, il ne subsiste de ce château du XVe siècle qu'une tour dite de la Porte encore visible sur la propriété. La famille d'Yvignac est connue dès le XIIIe siècle et s'éteint au XVIe siècle. L'édifice appartient ensuite à la famille d'Epinay, aux Breuil de Pontbriand puis aux Bruc et enfin aux Guéhenneuc de Boishue jusqu'à la révolution. Le logis actuel a été remanié et date du XVIIIe siècle.

 Éléments protégés MH: la tour et le départ de la courtine : inscription par arrêté du 9 octobre 1964. 

 château d'Yvignac la Tour 22350 Yvignac

   

Château de la Ville Huchet

Le château de la Ville Huchet est entouré de douves avec des dépendances. Sur des fondations de différentes époques, l'édifice est rectangulaire mais courbe, avec des pavillons aux extrémités et une seule aile en retour sur cour. La propriété possède un beau parc avec étang, mail, allée, escalier indépendant, jardin potager et canal de jardin... 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures; les douves; le sol de la cour et le pavillon d'entrée : inscription par arrêté du 15 juin 1964. 

 château de la Ville Huchet 22490 Plouër-sur-Rance

 

Château de Vaucouleurs

La paroisse de Trélivan existe dès le XIIe siècle. Elle se nomme déjà Trélivan en 1182, mais n'est désignée comme telle qu'en 1266 et appartient au diocèse de Saint Malo. Elle est liée au développement du château de Vaucouleurs où se succèdent plusieurs familles. En 1248, Alain d'Espinay, marquis de Vaucouleurs, participe à la croisade menée par Saint Louis. En 1410, Vaucouleurs appartient à Guillaume de Guitté. En 1427, le duc Jean V y convoque le ban et l'arrière-ban de la Bretagne, afin de faire front aux Anglais. Propriété de Jean Robert en 1440 et de Jacques Le Porc en 1480. Au XVIe siècle, lors de la reconstruction du château, la propriété appartient à Guy de Guitté et à son épouse Jacquemine de Boisrioult. Plus tard, l'édifice passe à la famille de Derval. En 1780, la terre, qui appartient à Monsieur de Bruc, possède un droit de haute justice. 

 Éléments protégés MH: la petite porte, les vestiges du portail ainsi que la tourelle d'escalier: inscription par arrêté du 21 janvier 1926 

 château de Vaucouleurs 22100 Trélivan

 

Château de Trégarantec

le rachat en 1676 de la grande seigneurie de Trégarantec par la famille Jégou du Laz, est un facteur éclairant de la richesse de la contrée au XVIIe siècle. La haute silhouette du château de Trégarantec, construit en 1698, d'après une date figurant sur la cheminée de la cuisine, pour François-René Jégou du Laz, est accentuée par son importante toiture en pavillon, dont l'ouvrage de charpente considérable n'est pas sans évoquer les chantiers royaux de construction navale de Brest et Lorient. Traité sous la forme d'un simple pavillon, le logis rappelle avec un siècle de retard le grand pavillon du château des Ormes à Epiniac construit pour les évêques de Dol à la fin du XVIe siècle. L'organisation d'ensemble obéit aux critères de l'époque avec cour et avant-cour encadrées de communs, écuries, remise à arcades ainsi que de la chapelle, érigée en deux campagnes entre 1755 et 1768. Deux pavillons carrés rappelant en réduction la masse du logis bordent l'avant-cour selon une organisation similaire à celle du Coscro en Lignol. Cependant, ici subsiste un ensemble remarquable de jardins réguliers enclos avec terrasse, escaliers, puits, orangerie. Vers 1745, salons et salles sont garnis d'un décor de boiseries très sobre, en partie inspirés par ceux que réalisent les architectes royaux à Paris vers 1720.

 Historique : seigneurie attestée dès le XIVe siècle, appartenant à la famille de Trégarantec, puis de la Forest. En 1620, la famille de Perrien devient propriétaire et conserve la seigneurie jusqu'en 1670, date à laquelle elle passe brièvement à la famille de Saint-Nouay, également propriétaire du manoir de Kergouran. Le château actuel est construit en 1698, date portée sur la cheminée de la cuisine, pour François-René Jégou du Laz, qui était entré en possession de Trégarantec par sa femme, héritière de la famille de Saint-Noay qui avait acquis la seigneurie en 1676. A la mort de son père en 1745, Michel-Marie Jégou du Laz entreprend d'importants travaux qui concernent l'aménagement de boiseries des salons et salle-à-manger. L'aile nord est reconstruite au milieu du XXe siècle. La chapelle est construite en deux campagnes en 1755 et 1768, dates portées.

 Description : le logis du château occupe le nord de la cour à laquelle donne accès une allée. La cour est encadrée d'une longue aile de communs à l'ouest, tandis qu'à l'est est construite la chapelle. Entre la chapelle et le logis, une série de marches conduit vers le jardin enclos qui contient un puits et l'orangerie. Logis en pierre de taille à un étage carré desservi par un escalier dans-oeuvre tournant à retours ur mur noyau en maçonnerie. Ce logis est couvert d'un toit en ardoise à croupes à forte pente soutenu par une remarquable charpente. Chapelle en pierre de taille à un vaisseau couverte d'un toit en ardoise à croupes, clocheton en charpente. Communs en pierre de taille en rez-de-chaussée avec un étage en surcroît couvert d'un toit à longs pans. Remise à arcades en pierre de taille en rez-de-chaussée. Pavillons d'entrée en pierre de taille à un étage carré avec toit à croupes. Mur d'enclos fermant la cour et puits dans le jardin est réalisés en pierre de taille. Dans le jardin à l'est, l'orangerie en moellon, en rez-de-chaussée est couverte d'une toiture à croupes. 

 Éléments protégés MH: le logis ancien et la chapelle, les façades et les toitures des autres bâtiments, lescours et les jardins en totalité, la fontaine et les deux allées d'accès : inscription par arrêté du 24 décembre 1997.

 château de Trégarantec 22110 Mellionnec 

 Téléphone : 02 96 24 25 74

   

Château de la Touche à la Vache

Le site du château de la Touche-à-la-Vache comprend les restes d'un donjon du XVe siècle. Le château, actuellement à usage de ferme, comprend un corps de logis du début du XVIIe siècle agrandi au XVIIIe siècle, en partie déclassé au cours du XXe siècle. Le portail et les dépendances datent du XVIIIe siècle. Le colombier figurant sur le cadastre de 1827 a disparu. Occupant une position isolée au sud-ouest du territoire communal, le château de la Touche-à-la-Vache, dont le gros-oeuvre des bâtiments est construit en moellons de granite et schiste, présente une vaste cour rectangulaire ouverte d'un portail à deux portes à l'ouest et bordée d'un grand corps de logis au sud. Les restes d'un donjon de plan carré envahi par végétation sont situés à l'est. Le portail, dont la porte piétonnière est occultée par la végétation, est flanqué de deux dépendances: une dépendance de plan rectangulaire allongé à droite, perpendiculaire au corps de logis, enfermant trois pièces au rez-de-chaussée et dont le toit est sommé d'un épi de faîtage figurant un cavalier amputé de sa tête (un Frédéric issu des ateliers de la Poterie près de Lamballe); une dépendance de plan rectangulaire massé à gauche, à deux pièces au rez-de-chaussée et à mur de refend portant souche de cheminée. Au sud, se trouve un grand corps de logis de plan rectangulaire allongé simple en profondeur, probablement de type logis à fonctions multiples juxtaposées, associant au rez-de-chaussée des pièces à usage d'habitation, les plus anciennes étant ouvertes d'une porte à double rouleau, et des pièces à usage de dépendance. Ce corps de bâtiment présente un logement à haut surcroît en retour d'équerre à gauche couvert d'un toit à croupes à forte pente. Quelques fenêtres du corps de bâtiment conservent des grilles en fer. A noter à l'intérieur du donjon : bouche à feu, fenêtres à coussiège et vestiges de cheminée à piédroits. 

 Éléments protégés MH: le château de la Touche-à-la Vache (restes) : inscription par arrêté du 27 février 1926. 

 château de la Touche-à-la-Vache 22130 Créhen

 

Château de la Touche-Brandineuf

Originellement maison noble, le manoir est transformé en château, à la fin du XVe siècle, par Louis de Carmené seigneur de La Touche. Cette terre relève de Moncontour, avec droit de haute, moyenne et basse justice. Le bâtiment principal comporte une échauguette et une canonnière à la base de la tourelle qui dessert les pièces des étages. Les corps de bâtiment nord et nord-est sont postérieurs. Le domaine a également appartenu aux familles Budes, Trafalegan, Thépault et de La Roüe. Il s'agit d'une imposante demeure composée d'un corps de logis à deux étages. Sur la façade principale s'élève la tour contenant l'escalier. Porte d'entrée en arc brisé avec archivolte à crochets. La grande salle est habitable, avec des dalles en granit remplaçant la terre battue. Depuis 2005, il appartient à M. et Mme Parthenay qui réalisent d'importants travaux de restauration... 

 Éléments protégés MH: le château de la Touche-Brandineuf en totalité : inscription par arrêté du 30 mars 1926. 

 château de la Touche-Brandineuf 22150 Plouguenast

 

Château de la Touche-Trébry

Le château de la Touche-Trébry a été construit à la fin du XVI· siècle, par Christophe de la Roche, chevalier de l’ordre du Roi, député de la Noblesse de l’évêché de St-Brieuc pour la Réformation de la Coutume en 1580. Jérôme de la Roche, fils du précédent, gouverneur de Moncontour, époux de Jeanne d’Avaugour, avait un fils Jean, qui fut tué (en duel sans doute), en 1610, par un baron de Saint-Brice. Sa sœur, Elye, se trouva héritière des biens de ses parents, deux ans après son mariage, en 1608, avec Julien Freslon, seigneur de la Freslonnière, près de Rennes. Il semble que Julien Freslon ait rapidement abandonné les lieux, peut-être dès la mort de sa femme en 1628. En tous cas, ils est certain que vers le milieu du XVIIe siècle, il n’était plus habité que très épisodiquement. Une déclaration fournie le 16 mars 1726, par Alexis Freslon, marquis d’Acigné, en donne une description très complète, prouvant l’importance considérable de la propriété et des droits seigneuriaux qui y étaient attachés, haute, moyenne et basse justice, prééminences, fiefs, dixmes, pêcheries, colombiers, viviers, moulins, garennes, étangs et jusqu’à une fourche patibulaire à quatre pots, dans la lande proche du Bois Aubé. En 1878, Esther Fraval, qui avait épousé le comte Louis de Calan, gagna un procès contre le contre amiral Grivel et son épouse qui avaient acquis, en 1859, la partie du château provenant de la famille Glais. Finalement, devenu propriétaire, en 1880, le comte Louis de Calan put envisager la restauration de la Touche Trébry. Vers 1913, le gros œuvre était achevé, mais aucun aménagement intérieur n’était commencé, ils ont été entrepris en 1925, par le comte Pierre de Calan, neveu du précédent, et poursuivis depuis par son fils. Resté très longtemps inhabité, vidé de son mobilier bien avant la Révolution et transformé en ferme, le château de la Touche-Trébry n’a pas d’histoire car il est resté tout à fait à l’écart des évènements de la chouannerie et si la ferronnerie du puits provient du manoir de Boishardy, c’est à la suite d’une acquisition faite seulement vers 1930. 

 Éléments protégés MH: le château de la Touche et son enceinte : inscription par arrêté du 3 juin 1927. 

 château de la Touche 22510 Trébry 

Château de Tonquédec

Le château de Tonquédec est assurément l'une des plus belles ruines féodales de Bretagne. Bâtie par la famille de Coëtmen qui portait le titre de vicomte de Tonquédec, la forteresse présente, pour l'essentiel, un état des XVe et XVIe siècles. Aujourd'hui propriété de la famille de Rougé, le château a fait l'objet de travaux de restauration conséquents. Située à l'extrémité de l'ancienne paroisse de Tonquédec, devenue commune, la place-forte contrôle l'axe de communication que pouvait représenter la vallée du Léguer, au coeur du Trégor. Elle est implantée sur un promontoire entre le fleuve et un petit affluent dont les eaux retenues par une chaussée forment un étang, au sud de la place. A l'extrémité de ce relief, sous les broussailles, on a identifié une petite butte retaillée en forme de motte, vestige probable du château primitif ensuite remplacé par le château de pierre. Le plan du château est conditionné par le relief du site et une probable attaque venant du sud, du côté du plateau, le plus accessible. Il est donc précédé de ce côté par une grosse barbacane formant basse-cour, édifiée dans la seconde moitié du XVe siècle et destinée à parer à cette éventualité. Elle protège de sa masse l'enceinte principale trapézoïdale qui possède un châtelet d'entrée sur sa grande face, orientée au sud. La place forte présente la particularité d'être dotée de deux tours maîtresses, ou "donjons", l'une au sud-est face à l'attaque et l'autre au nord, en position de réduit: les deux étaient isolées par un fossé et un pont-levis. La forteresse appartient au type des "châteaux-cour" c'est-à-dire avec des logis adossés aux courtines, notamment à l'est et à l'ouest.

 Un rapide examen des maçonneries nous renseigne un peu sur l'histoire du monument. Le grand appareil régulier assisé est attribuable aux campagnes de reconstruction quasi-totale du château au XVe siècle. Les traces d'appareil moins régulier visibles dans certaines parties hautes et de reprises avec percements d'embrasures à la française correspondent à la modernisation de la place, lors des guerres de religion, dans la seconde moitié du XVIe siècle. Ce n'est qu'au sein du châtelet d'entrée que l'on distingue assez nettement la trace des deux tours qui jouxtaient l'ouvrage primitif, démantelé à la fin du XIVe siècle. La famille de Tonquédec, apparue au XIIe siècle, s'est fondue à la fin du siècle dans celle de Coëtmen par le mariage de l'unique héritière de Tonquédec avec Geslin de Coëtmen, un cadet de la famille de Penthièvre. Au début du XIIIe siècle, celui-ci aurait reçu en partage la vicomté de Coëtmen en Tréméven, l'autre château du lignage. L'un de ses descendants est uni à la fin du XIIIe siècle avec Amé de Léon, unique héritière d'Hervé IV de Léon, le vicomte dépossédé de son fief par le duc Jean Le Roux. Lors de la Guerre de succession de Bretagne, le vicomte de Tonquédec soutient la cause de Charles de Blois et ensuite celle des Penthièvre, raison pour laquelle il participe à la révolte d'Olivier de Clisson contre le duc en 1394. Il défend alors La Roche-Derrien puis Saint-Brieuc tandis qu'Alain du Perrier, maréchal de Bretagne, s'empare de son château et le détruit, sur ordre du duc.

 Ce n'est qu'en 1406, lors du retour en grâce de Rolland III de Coëtmen que ce dernier obtient 3000 livres pour la reconstruction de son château: il fait alors construire le châtelet d'entrée, les deux tours maîtresses et le logis est, probablement sur le tracé des vestiges de l'ancien château. Après 1472, Jean II de Coëtmen édifie un deuxième logis, à l'ouest, au-dessus du Léguer, ainsi que la basse-cour, notamment grâce à l'octroi d'un billot, un impôt exceptionnel perçu dans la châtellenie de Tonquédec. A la fin du XVe siècle, le fief passe, à l'occasion du mariage de Gilette de Coëtmen, dans les mains des seigneurs d'Acigné qui n'y résident pas. Le château est même vendu vers 1573 puis récupéré par "retrait lignager"; il passe à la famille de Gouyon. Entre 1577 et 1582, Charles Gouyon de La Moussaye modernise le château: il l'adapte à l'usage généralisé de l'artillerie, relie certains ouvrages entre eux et fait surélever les murs de la barbacane. Vers 1589, au moment des guerres de la Ligue, ce partisan du roi opposé au gouverneur de Bretagne, le duc de Mercoeur, y assemble 27 "cuirasses" et 47 arquebusiers à cheval. C'est alors une "forteresse imprenable" qui sert de geôle à La Fontenelle: la garnison de Tonquédec assiège et détruit à cette époque le château de Coatfrec et contribue au pillage de villes, comme Carhaix.

 L'édit de Nantes ramène la paix dans le duché encore affecté par les troubles générés par la sédition de César de Vendôme, bâtard d'Henri IV et gendre de l'ancien gouverneur de Bretagne, le duc de Mercoeur. Ses partisans s'installent dans la place de Tonquédec qui est reprise, à l'occasion d'un escalade nocturne. Le démantèlement du château est requis par les états de Bretagne et ordonné par Richelieu en 1626: les parapets sont abattus mais on ne détruit ni l'enceinte ni les tours car leur propriétaire est resté fidèle au roi. La place forte, victime du désintérêt de ses propriétaires qui n'y résident plus, connaît une longue décrépitude. Elle échappe aux révolutionnaires et à la vente comme bien national en 1789. Plusieurs familles de propriétaires se succèdent au XIXe siècle. En 1880, il est acquis par la famille de Rougé qui entreprend de sauver les ruines de ce "Pierrefonds breton", classé monument historique, en 1892. Les travaux de consolidation n'ont pas cessé depuis, des dégagements archéologiques y sont menés par l' ARSSAT depuis des années: les murs ont été rejointoyés et mis hors d'eau, l'accès au sommet des tours sécurisé. Le cellier restauré permet d'accueillir des troupes médiévales qui viennent ponctuellement redonner vie au monument.

 La barbacane abritait les communs du château, écuries, forge et logis de domestiques en même temps qu'elle protégeait le secteur le plus exposé de la place. On y accède grâce à un pont-levis unique dont les rainures surplombent encore l'entrée par ailleurs défendue par deux casemates dont on aperçoit les canonnières à louche à l'extérieur. Elles permettaient à la fois un tir au canon et le tir à l'arbalète durant le temps nécessaire au refroidissement du tube. Les courtines, larges d'un peu plus de deux mètres, sont flanquées par trois tours circulaires, également dotées de bouches à feu. La hauteur des courtines de la barbacane n'est pas considérable pour ne pas offrir trop de surface aux tirs d'artillerie ennemis: elles ont été surélevées au XVIe siècle, à l'époque où l'on a aussi relié ces dernières au corps de place. On a alors aménagé, au nord-est, un retour d'équerre doté de deux batteries superposées avec une coursive à six embrasures à tirs divergents pour défendre l'entrée, vers le sud-est. Le front d'entrée du château présente deux tours aux angles et un châtelet pourvu d'une double porte, cochère et piétonne, autrefois équipée d'un double pont-levis permettant d'y accéder depuis la basse-cour. Ces deux accès s'ouvrent de nos jours dans le vide, à plusieurs mètres de hauteur et on pénètre dans le château par une poterne qui s'ouvre au fond du fossé partiellement comblé et au pied de la tour occidentale dont les canonnières défendaient l'entrée. On peut remarquer que cet ouvrage est dépourvu de mâchicoulis: il a été bâti plus d'un demi-siècle après les autres.

 L'examen du revers du châtelet s'avère intéressant: on y observe les restes d'un ouvrage plus ancien englobé dans une construction neuve, au début du XVe siècle. Certaines archères furent alors bouchées et d'autres modifiées. Le visiteur attentif distinguera aussi les ornières laissées par le passage des charrettes au sol et quelques marques de tacherons, outre les crapaudines de fixation du tablier du pont-levis. La cour du château est un trapèze bordé de logis sur trois côtés: la ruine de ceux-ci ne permet plus guère d'imaginer l'exiguïté de cette dernière. On y devine encore les pièces de service au rez-de-chaussée: cuisines, fours, réserves et même cellier en sous-sol. A l'est, on aperçoit les vestiges du logis édifié par Rolland III de Coëtmen au début du XVe siècle: leur dégagement est opéré par les membres de l'ARSSAT. On distingue à l'étage l'emplacement d'une grande salle avec un oratoire mural à deux loges privatives, ménagées afin que le seigneur et sa dame puissent assister à l'office. Des chambres devaient se trouver aux extrémités de cette vaste pièce, notamment dans la tour placée au nord-est. Un étage sous comble est attesté par la présence d'une cheminée visible sur un pignon aujourd'hui effondré. Le rez-de-chaussée dépourvu de percements sur l'extérieur de la place était dévolu aux services. Après 1472, Jean II de Coëtmen fit ériger une grande salle à tour, longue d'une quarantaine de mètres, en remplacement d'une ancienne courtine qui dominait le Léguer, à l'ouest.

 On y observe aujourd'hui de grandes fenêtres à coussièges, situées en rez-de-chaussée, au-dessus d'un grand cellier enterré sous le niveau de la cour. Ce dernier est de très belle facture: certains blocs de la voûte en berceau surbaissé pèsent plusieurs centaines de kilogrammes. Dans le prolongement de la salle, vers la tour qui lui fait suite s'élevaient une chambre d'apparat et une chambre de couchage, témoignages de la recherche de confort observable dans les résidences seigneuriales de la fin du Moyen Âge. Cette tour en forme de fer à cheval était adaptée à l'usage des armes à feu : des canonnières sont visibles dans les allèges des fenêtres et trois autres dans le sous-sol. Ses murs étaient épais de trois à quatre mètres et particulièrement bien appareillés; elle était sommée d'un simple cordon mouluré qui remplace ici les mâchicoulis. Le château de Tonquédec comporte deux tours maîtresses, le "Donjon" et la "Tour d'Acigné", véritables symboles ostentatoires de la puissance du vicomte de Coëtmen. Ce sont deux beaux exemples de tours mixtes associant défense à la base et au sommet et fonctions résidentielles aux étages intermédiaires. Ces deux ouvrages étaient initialement des réduits autonomes totalement détachés du corps de la place avant qu'on ne les y raccorde par des murailles, au XVIe siècle. On y accède à l'étage (leur deuxième ou troisième niveau) par un pont-levis reposant sur une pile de maçonnerie.

 Les deux ouvrages sont très similaires: un diamètre d'environ treize mètres, des murs épais de trois mètres, plus de vingt mètres de hauteur et même trente avec les toitures désormais disparues, quatre à cinq niveaux planchéiés. Un escalier en vis "de fond en comble" dessert chaque niveau à une pièce unique de plan hexagonal usuellement dotée de latrines en encorbellement, d'une cheminée et d'une grande baie à coussiège. Les deux plateformes accessibles conservent encore leurs "mâchicoulis bretons" à pyramide inversée mais n'ont plus leur double niveau de tir sommital caractéristique du XVe siècle. Le château de Tonquédec, qu'il convient de découvrir dans son écrin de verdure du printemps à l'automne, apparaît ainsi comme un bel exemple de forteresse seigneuriale totalement réédifiée au début du XVe siècle et dotée d'un nouveau logis et d'une barbacane adaptée à l'usage de l'artillerie, à la fin du XVe siècle. Son démantèlement et sa ruine sont consécutifs au rôle qu'elle joua encore à l'occasion des guerres de la Ligue et au renforcement du pouvoir royal face à des barons parfois frondeurs, dans la première moitié du XVIIe siècle. On y érigea alors deux tours maîtresses comme c'est le cas, par exemple, à Fougères. Celles-ci sont caractéristiques des tours mixtes de la première moitié du XVe siècle que l'on retrouve à Brest, La Hunaudaye en Plédéliac ou encore Penhoat en Saint-Thégonnec. La construction d'un second logis, quelques décennies plus tard, n'est pas sans rappeler le cas du château des ducs de Bretagne à Suscinio. L'édification d'une importante barbacane flanquée de tours et adaptée à l'usage de l'artillerie se retrouve au château de Trémazan en Landunvez. Le démantèlement et la ruine de la place forte de Tonquédec sont consécutifs au rôle qu'elle joua encore à l'occasion des guerres de la Ligue et au renforcement du pouvoir royal dont furent aussi victimes des châteaux comme Josselin ou Blain qui, par contre, ont conservé leurs logis. 

 Éléments protégés MH: le château de Tonquédec (ruines) : classement par liste de 1862. 

 château fort de Tonquédec 22140 Tonquédec 

 Téléphone : 02 96 37 05 69 

 

Château des Salles

Le château a été construit dans la deuxième moitié du XVIe siècle à l'emplacement d'un manoir attesté dès 1456, agrandi et transformé au XVIIe siècle, il est restauré au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Propriété de la famille de Crésolles pendant la seconde moitié du XVIe siècle, il appartient à la famille de Cleuz du Gage de la fin du XVIe siècle jusqu'à la Révolution. Cette famille serait probablement le commanditaire du château actuel. Confisqué à la Révolution française, en 1793 le château fut mis en vente. En 1999 il est racheté par la commune de Guingamp. Le château des Salles, de plan en L, présente un corps de bâtiment principal accueillant l'entrée et une aile en retour d'équerre vers l'ouest. L'édifice est onstruit en moellons de granite et schiste laissés apparents, l'encadrement des baies étant en pierre de taille de granite... 

 Éléments protégés MH: le château des Salles en totalité : inscription par arrêté du 27 avril 1964.

 château des Salles, allée du Marquis, 22200 Guingamp

 

Château de Rosvilliou

Rien ne permet d'affirmer qu'il existait un édifice antérieur au château actuel. Pourtant la documentation fait une référence troublante au rentier de Kerfichant de 1623, qui mentionne "Rosvilliou, antérieurement l'Hermitage auquel manoir le dit sieur...". De cet Hermitage, on ne trouve mlle part ailleurs une trace. Duault et Carhaix étant unies dans une même juridiction depuis l'édit de Charles IX de 1565, le château de Rosvilliou relevait directement de la juridiction de Carhaix, il fut uni au XVIIIe siècle aux seigneuries de Kerpichant et de Quinquitillic. On ne peut dater précisément la construction du château de Rosvilliou. Aucune date n'est donnée, ni par l'édifice lui-même, ni par la documentation. Il est certain toutefois que le château a été construit par Maurice Bahezre, seigneur de Kerpichant et de Quinquitillic. Tous les documents s'accordent à le dire. Or Messire Maurice Bahezre est dit sieur de Rosvilliou dès 1592. Peut-on conclure que le château était construit à cette date? Le cahier de la paroisse affirme qu'il le fut entre 1585 et 1594. Sans doute, s'appuie-t-il sur l'inscription portée par le vitrail de la Dormition de la Vierge de l'église paroissiale de Duault. Cette inscription, "Messire Charles Moricze Bahezre,... sieur de Quemquis, Rosvilliou, a fait faire cette vitre fut autorisé le 11 mai 1594". Mais, en 1592 et I6IO, ce même Maurice Bahezre demeurait en son manoir de Kerfichant, tandis que en 1623, le rentier de Kerfichant mentionne "Rosvilliou... auquel manoir le dit sieur de Quimquijtillec demeurait. Le château de Rosvilliou n aurait donc été construit que vers les années 16I0-1620.

 Le château de Rosvilliou fut l'objet d'une deuxième campagne de reconstruction; son estimation en deux lots du 1er pluviôse de l'an II, y fait allusion. Du premier lot, elle dit qu'il comprend "la dernière portion construite du ci-devant château de Rosvilliou"; du second qu'il comprend "le ci-devant ancien château... depuis le pignon de séparation d'entre la nouvelle construction et l'ancien château qui est le pignon du midi du pavillon". Seules les armes figurant sur le château permettent de dater du XVIIIe siècle et de situer au sud cette deuxième campagne de construction. ans le mur sud, en effet, se trouvent encastrées les armes du marquis Paul-Antoine Marie Fleuriot de Langle, commandant de l'Astrolabe dans l'expédition de la Pérouse en 1787. De même, au-dessus de la porte, étaient sculptées, semble-t-il, les armes des Fleuriot de Langle. Seul le cahier de la paroisse fait état d'une dégradation subie par le château de Rosvilliou "la corniche à denticules, dit-il, a disparu d'une aile à l'autre”. Encore cette dégradation n'est-elle même pas datée. En dehors de cela, Mr Charpy écrit que "au cours du XVIIIe siècle, des travaux d'aménagement furent réalisés".

 Le château est situé au flanc d'une colline orientée à l'ouest-sud-ouest. On y accède par un chemin rectiligne de 800 mètres environ qui part de la route de Corang et aboutit dans l'axe du manoir, c'est une ancienne allée d'honneur, bordée de châtaigniers. A 80 mètres au sud ouest se trouve la ferme du manoir. Le château est entouré d'un parc constitué par deux pelouses grossièrement semi-circulaires; une devant la façade principale orientée à l'ouest-nord-ouest, une devant la façade postérieure Est. Ces pelouses sont bordées par un rideau d'arbres qui épouse une déclivité du terrain. L'ensemble de la construction est réalisée en gros appareil de granit très régulier, les encadrements d'ouvertures et les chaînages d'angles étant particulièrement soignés. Bâtiments à étages, de plan rectangulaire, à deux ailes en retour d'équerre symétriques par rapport à l'axe transversal du corps principal et de même hauteur que celui-ci; la partie centrale du corps principal, occupée par une cage d'escalier, est plus élevée.

 En conclusion, la construction du château de Rosviliou par Maurice Bahèzre, se situe à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle. Une reconstruction importante a lieu à la fin du XVIIIe siècle et affecte toute le partie sud: le reprise apparaît avec netteté au sud de l'escalier, sur les faces ouest et est. Il faut noter l'effort des constructeurs du XVIIIe siècle pour calquer leur oeuvre sur celle déjà existante et réaliser un ensemble symétrique, du moins en façade, à l'exception de la croupe de l'aile en retour sud. Le souci du confort ( pièces plus petites) apparaît nettement dans la partie XVIIIe, alors que la partie primitive conserve des éléments défensifs: nombreuses meurtrières, bretèche, façade Est très peu ouverte. Selon un renseignement oral non confirmé, la lucarne axiale, qui est la seule décorée, se trouvait sur la face sud de l'aile nord, avant une restauration qui aurait eu lieu vers 1920-1930. Le château de Rosvilion peut être considéré comme un grand manoir à ambition de château, à mi-chemin entre la maison-forte de tradition médiévale et la demeure de plaisance de l'âge classique. 

 Éléments protégés MH: le château de Rosvilliou : inscription par arrêté du 22 janvier 1927. 

 château de Rosvilliou 22160 Duault

   

Château de Rosanbo

Le château de Rosanbo était le chef-lieu d’une puissante seigneurie unie à celle de Lesnévez dont le propriétaire possédait le titre de seigneur et fondateur de l’église de Lanvellec mais aussi, des chapelles de Saint-Maudez, Saint-Laurent, Saint-Adrien à Plufur et Saint-Anselme. La seigneurie s’étendait jusqu’aux paroisses de Plouaret, Plounérin et Plounevez-Moëdec et disposait du droit de haute justice ayant "patibulaire à quatre pots" (c’est-à-dire, un gibet à quatre piliers de pierre reliés par des traverses de bois auxquelles étaient pendus les condamnés à mort puis exposés à la vue de tous). Au fil du temps, le vieux manoir familial gothique s'est mué en un château à la mode de son temps. La seigneurie de Rosanbo a successivement appartenu à Yvon du Cozkaër (alias Cosker ou Cosquer), Jean du Cozkaër en 1497, Alain du Cozkaër (qui épouse Amicie Tronson dite dame de Rosanbo), Yves du Cozkaër (procureur du roi à Tréguier qui épouse Françoise de Kernerc’hriou), François du Cozkaër (qui épouse en 1586 Marie de Kercoënt), François du Cozkaër, le fils (qui épouse Marguerite du Parc-Locmaria) et Joseph du Cozkaër (1633-1699), conseiller au parlement de Bretagne qui épouse en 1655 Marie Le Gouvello, fille de conseiller. Louis II Le Peletier (1662-1730), seigneur de Villeneuve-Le Roy et d’Ablon , conseiller du roi, président à mortier puis premier président du parlement de Paris a épousé en 1688 en première noce Geneviève du Cozkaër, fille unique de Joseph du Cozkaër et de Marie Le Gouvello.

 A la mort de celle-ci en 1693, Louis II Le Peletier entre en possession, pour son fils Louis III  Le Peletier né en 1690, des biens hérités de sa femme: Rosanbo, Barac’h, Keruzec, Kerimel, Cabatoux, la prévoté du Pré et les baronnies de Caotfrec et Coatrédrez. Rosanbo passe alors des mains d’une ancienne maison de Bretagne, à une vieille famille parisienne de l’élite judiciaire. En 1699, la terre de Rosanbo est érigée en marquisat par Louis XIV et Louis Le Peletier prend le nom de Louis Le Peletier de Rosanbo. Louis III Le Peletier de Rosanbo (1690-1770) épouse en 1717 Thérèse Hennequin d'Ecquevilly (1690-1746). Il est l’unique héritier de son grand-père Joseph du Cozkaër décédé en 1699. Vers 1736-1738, il confie les travaux d’agrandissement et d’embellissement du château à l’architecte parisien Louis Joubert d'Orgemont, expert du greffe des bâtiment du roi. Louis IV Le Peletier (1717-1760) qui a épousé Marie-Claire-Aimée de Mesgrigny d’Aunay hérite de Rosanbo. Sa femme est l’arrière-petite-fille du maréchal de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707) ce qui explique la présence des archives personnelles du célèbre ingénieur militaire à Rosanbo. Louis IV Le Peletier (1747-1794), premier président du parlement de Paris qui a épousé en 1769 Marie-Thérèse de Lamoignon de Malesherbes (1756-1794), fille de Malesherbes, ministre de Louis XVI, hérite à son tour du château de Rosanbo. Le couple a quatre enfants: Aline-Thérèse, Louise-Madeleine, Guillemette et Louis né en 1777. L’ancien ministre Malesherbes séjourne à Rosanbo en septembre 1779.

 Le service du château est alors réduit à une conciergerie et à un archiviste dont la mission est de conserver les titres et aveux et d’en fournir au besoin des copies. Le 20 août 1780, Louis IV Le Peletier et sa femme honorent Rosanbo de leur présence. Selon les saisons, la famille résidait dans les châteaux de Malherbes, Villeneuve-le-Roi (la reconstruction du château est achevée en 1704 mais il est vendu en 1734), Madrid avec son bois de Boulogne et à l’hôtel de Bondy à Paris. Publiée par Daniel Morvan chez Skol Vreizh en 1992, l’étude de la correspondance, des livres de compte et mémoires de Pierre-Marie Grégoire de Guermarquer (en référence à une métairie de Vieux-Marché), régisseur des terres de Louis Le Peletier des de 1776 à 1806 et auparavant négociant, éclaire la vie quotidienne du domaine de Rosanbo de la veille de la Révolution française à l’Empire. Grand seigneur, absent de Rosanbo car résident à Paris, Louis Le Peletier délègue en effet l’administration de ses domaines à un régisseur, "homme de cabinet" et nécessairement "bon cavalier" pour parcourir les terres et faire collecter les loyers versés en grains à la Saint-Michel (29 septembre). Une fois stockés, les grains sont vendus afin de payer mensuellement l’intendant particulier du seigneur suivant le contrat de régie. Avec les domaines de Rosanbo, Lannion et Tréguier, Pierre-Marie Grégoire de Guermarquer administre plus de 3000 hectares répartis en huit-cent-vingt fermes. Rosanbo étant "l’un des plus vastes et riches domaines de Bretagne".

Historique : A l’abri dans un écrin de verdure composé de bois de haute futaie, cette ancienne résidence seigneuriale est située au nord-ouest du bourg de Lanvellec distant de 1300 mètres. Établie à environ 80 mètres au-dessus du niveau de la mer, elle est implantée sur la rive orientale du Dour Elégo, petit affluent du Yar qui se jette dans la baie de Saint-Michel-en-Grève à six kilomètres de là. Le toponyme est orthographié "Rosambô " sur le cadastre de 1813 et "Rosanbo" selon l'Institut Géographique National. En langue bretonne, rosanbo, roz an Bo, signifie littéralement la "pente" ou le "promontoire" sur le Bô. Ce site stratégique aurait accueilli une maison forte avant le manoir primitif. A l’origine du château actuel, se trouve un manoir de la fin du Moyen-Age, agrandi et modifié au XVIIe siècle (pavillon d’angle nord-est, aile nord des communs et grand pavillon ouest), dans le deuxième quart du XVIIIe siècle (galerie d’arcade, pavillon sud, chartrier construit en 1738, salle à manger et salon, boiseries et escalier à balustre), à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle (pavillon sud son perron abritant bureau et bibliothèque, interventions néo-gothiques comme le campanile du chartrier). Du manoir primitif subsistent encore certaines parties dont une tour d’escalier. Destiné à l’élevage des pigeons, le colombier édifié en 1697 a été restauré en 1738 comme l’atteste une inscription. Ces travaux d’agrandissement du château sont confiés à des architectes de renom, Louis Joubert d'Orgemont de Paris vers 1736-1738, Alain Lafargue vers 1895 ou encore le paysagiste Achille Duchêne vers 1910 pour l’aménagement du parc.

 Dans les archives de Rosanbo est conservée une vue perspective du château et de ses environs proches de Louis Joubert, "architecte et expert juré du roi" datée de 1736. On distingue au premier plan, à gauche, le moulin à eau et à droite, la buanderie alimentés par un bief du Dour Elégo, un bois, le potager ou verger en terrasse, le château au centre, son jardin dont le mur de clôture est déjà couronné de trois petits pavillons de plaisance, un jardin en terrasse, la grande avenue, le verger planté d’arbres fruitiers, le colombier et la chapelle. Un des bâtiments figurant sur cette vue, situés immédiatement au nord du château, apparaît comme ruiné sur le cadastre de 1813. Aménagé vers 1910 dans l’ancien verger clos, le parc de quatre hectares a été dessiné par le paysagiste Achille Duchêne (1866-1947). On y trouve notamment une charmille (haie taillée en topiaire) longue de 2500 mètres, en partie voutée sur 500 mètres, composée de 12000 pieds de charmes communs (carpinus betulus). Allée cavalière périphérique, piste de galop, manège et "tribune des dames", rond de longe (pour le débourrage des chevaux et le dressage) ont été conçus pour la pratique équestre. Miroir d’eau, allées, salles et tapis de verdure (salles des Vases, du Lion, avec une réplique du lion de Baryre, de la Naïade, du Cerf, des Marmousets), et statues (dont le Sanglier de 1942 symbole des Rosanbo) ont été créés pour le plaisir des yeux. Une aile du château a été ravagé par un incendie en 1967.

 Description : Au bout de l’avenue cavalière se dresse un portail de style gothique, percé d’une porte charretière et surmonté d’un clocheton, donnant accès à l’avant-cour du château de Rosanbo. Du château actuel, reconstruit sur le manoir, dépendent un parc et jardin, des écuries avec remise pour les attelages et des dépendances identifiés localement comme "bergeries". Un peu plus loin se dresse la métairie du château. Affectant la forme d’un quadrilatère irrégulier flanqués de pavillons, le château s’organise autour d’une cour d’honneur à laquelle on accède par une porte charretière située au nord-est dans l’axe principal du jardin. On y trouve: logis, bureau et bibliothèque (au sud), chapelle, chartrier voûté à contrefort (angle-sud-est), galerie d’arcade et communs au nord. Au centre de la cour se dresse un puits à margelle circulaire. Au sud, le jardin clos de mur, surmonté de trois petits pavillons de plaisance, se pare d’un miroir d’eau faisant se refléter la façade sud du château. Le jardin domine des terrasses aménagées sur différents niveaux accessibles par des escaliers ou rampes. En 1958, Alain, Marquis de Rosanbo, a ouvert le château au public. Le labyrinthe de charmes palissadés a été créé en 2009. 

 Éléments protégés MH: le château : inscription par arrêté du 22 mars 1930. Le colombier et les jardins ; le grand et le petit parc, incluant notamment l'ensemble des terrasses et la statuaire : inscription par arrêté du 20 mars 1995. 

 château de Rosanbo 22420 Lanvellec 

 Téléphone : 02 96 35 18 77 

   

Château de Robien

Le château actuel, achevé peu avant la Révolution, est le troisième élevé par la famille de Robien sur les terres qu'elle occupe depuis 1212. Confisqué comme bien d'émigré, puis vendu à la Révolution, le château fut saccagé. Racheté par un ancien serviteur de la famille et rendu à celle-ci, il fut restauré vers 1860. La chapelle ruinée du XVe siècle fut détruite pendant les jours de la Ligue. Une chapelle datant du XVIIIe siècle est accolée au château. Les grandes écuries datent de la même époque. Au centre de l'édifice, un pavillon de forme semi-circulaire forme avant corps. De part et d'autre, trois travées de baies en arc surbaissé sont collées par deux pavillons formant également avant-corps et comprennent chacune deux fenêtres en plein cintre à l'étage. 

 Éléments protégés MH: le château, le bâtiment des écuries, l'ancienne chapelle et le parc comprenant les parcelles cadastrales suivantes : Bois de Robien, grande allée et grande avenue, bois de Sainte-Anne : inscription par arrêté du 5 septembre 1946. 

 château de Robien 22800 Le Foeil

   

Château du Restmeur

Le château du Restmeur, acquis en 1724 par Jean de la Monneraye, grand prévôt de Bretagne, a été entièrement reconstruit en plusieurs campagnes de construction au XVIIIe siècle: construction des écuries et de la maison du chapelain en 1730, construction de la chapelle et du pavillon du gardien, de part et d'autre de la grille d'entrée, à partir de 1755 (chapelle consacrée en 1763); le logis a été rebâti à partir de 1770 environ. Une nouvelle campagne de travaux en 1785-1790 voit la reconstruction ou simplement le rhabillage de la façade sud. 

 Éléments protégés MH: la chapelle, les façades et les toitures du logis et des autres bâtiments, le jardin, le verger et la cour avec leurs murs de clôture et piliers, la rabine d'accès : inscription par arrêté du 30 décembre 1997. 

 château du Restmeur 22200 Pommerit-le-Vicomte

   

Château de Quintin

En 1691, Quintin est érigé en duché. Le château ducal est une construction inachevée datant de 1775. Quintin reprend le type du quadrilatère flanqué de pavillons en décrochement. Du château, ne subsiste qu'un double pavillon sur lequel s'articulent les soubassements de deux corps de bâtiment en retour d'équerre ainsi que les soubassements des autres pavillons, c'est une construction d'angle avec murs de soutènement inclinés ouverte de fenêtres et ornée de décrochés. Le soubassement, très épais, devait soutenir une construction dont seul l'angle a été terminé. Le château présente deux avant-corps peu avancés à l'ouest et une ajoute de trois ouvertures au sud. Une longue aile de dépendances se soude, commençant par un pavillon de tête à porte au fronton courbe, formant deux angles en retour. L’ouverture au public permet peu à peu d’en restaurer les jardins et les intérieurs. Visite des jardins, des salons du XVIIIe siècle, des salles d’exposition et des écuries. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château du XVIIIe siècle, le château du XVIIe siècle avec les terrasses et le mur de soutènement, y compris la tour des Archives et les jardins: classement par arrêté du 4 novembre 1983. 

 château de Quintin 22800 Quintin 

 Téléphone : 02 96 74 94 79 
 

Château de Plouër-sur-Rance

Le château de Plouër-sur-Rance présente un ensemble peu perturbé, assez caractéristique d'un important domaine. Grand logis, chapelle, parterres, avant-cour, perspectives, communs, ferme, écuries, pigeonnier, l'ensemble étant séparé par un savant jeu de fossés et de pièces d'eau. Le château présente beaucoup d'éléments d'origine; en particulier des menuiseries de fenêtres et des ouvrages en plomb ornant les toitures. Le Château de Plouër fut reconstruit, au début du XVIIIe siècle, sur l’emplacement du vieux Château de Saint-Paul, après le rachat du comté de Plouër, en 1695, par Pierre de la Haye. L'ancien château avait probablement été ruiné en partie lors des guerres de la Ligue. Joseph de La Haye (1665-1723) transforma complètement l'ancienne forteresse de Saint-Paul, siège du comté de Plouër et détruisit tout son système de défense, entre 1713 et 1720 pour y substituer un château Louis XIII agrémenté de parterres à la française et de perspectives qu'on appela le château de Plouër. Le château de Saint-Paul existait encore en 1683 avec ses douves et ponts-levis, ses tours et bâtiments entourant une cour, ses importants jardins et dépendances. Mais les comtes de Plouër n’y résidaient plus, depuis plusieurs générations. Le comté de Plouër était surtout un investissement prestigieux et une dignité confirmée par le roi en 1698, 1708, 1747... Après sa mort et le règlement de sa succession, une partie de sa fortune aurait contribué à édifier un ensemble moderne, à la française, réutilisant, dit-on, des éléments anciens. La chapelle, édifiée à partir de 1708, grâce à l’évêque et à la ville de Saint-Malo, fut fondée en 1719.

 Les premiers seigneurs connus sont les Plouër, dont Robert Brecel, cité dans une charte de 1095, de même que son fils Hingand de Plouër. Catherine de Plouër épouse en 1490 Amaury II de La Moussaye, et la terre de Plouër est érigée en comté par Henri III en 1575, au profit de la famille Gouyon-La-Moussaye. Charles-Auguste de Gouyon (1647-1729), comte de Gacé, maréchal de France en 1708, achète le comté de Plouër en 1684 et le revend en 1695 à Pierre de la Hay (1650-1703), comte de Plouër par lettres patentes de Louis XIV (Versailles en juillet 1698), incorporant la seigneurie de Rigourdaine en Plouër au Comté. Pierre de la Haye épousa en 1694 Françoise Grout de la Villejacquin, et fut un des plus riches armateurs de Saint Malo. Le château passe à son neveu, Joseph de La Haye (1665-1723) comte de Plouër par lettres patentes de Louis XIV (Versailles en janvier 1708) seigneur de la Briantais, Paramé, Saint-Ydeuc. Marié en premières noces à sa cousine Juliennes, Thérèse Séré De Lorvinière, décédée en 1712, et en second lieu à Magdeleine, Prudence de Montbourcher, fille d'un Président des Enquêtes au Parlement de Bretagne. Joseph de La Haye transforma complètement l'ancienne forteresse en château Louis XIII. On trouve ensuite Jean,Charles, Pierre de La Haye (1718-1795) comte de Plouër par lettres patentes de Louis XV (Fontainebleau en novembre 1747) seigneur de Paramé, Saint-Ydeuc, Trémereuc, chevalier de Saint-Louis. Marié à Saint-Malo le 4 avril 1747 à Françoise de Contades, fille du marquis de Contades, maréchal de France et de Nicole Magon de la Lande. Madame de Plouër fut l'amie d'Appoline de Bédée dame de Châteaubriand et la marraine de Chateaubriand (1768).

 Victor, Joseph, Jean de La Haye (1758-1823) comte de Plouër, colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis hérite de la propriété. Marié en 1786 à Julie, Charlotte, Perrine de La Bourdonnaye de Montluc, fille du marquis de Montluc, conseiller au Parlement de Bretagne, incarcéré à la Bastille en 1788 avec les parlementaires bretons. Puis il appartint à Hippolyte de La Haye (1787-1861) comte de Plouër. Participa sous l'Empire à plusieurs campagnes au 25ème Régiment de chasseurs à cheval. Décoré de la légion d'honneur sur le champ de bataille de la Moskowa (campagne de Russie 1812). Lieutenant-colonel au 1er régiment de cuirassiers de la Garde Royale de Charles X. Chevalier de Saint-Louis. Il décline l'offre que lui fit le duc d'Angoulême d'épouser la comtesse d'Issoudun, l'une des deux filles du duc de Berry et d'Aury Brown et mourut célibataire au château de Plouër le 26 septembre 1861, léguant sa terre de Plouër à l'une de ses nièces, Marie de La Haye de Plouër (1836-1918) qui épousa son cousin Germain Hippolyte Magon de la Villehuchet, chef d'escadron d'artillerie de la garde impériale de la légion d'honneur, mort au siège de Sedan le 7 septembre 1870, à 40 ans. La propriété passe à René Magon de la Villehuchet (1870-1914) chef d'escadron au 50ème Régiment d'Artilelrie. Chevalier de la légion d'honneur. Mort pour la France à Beaurains près d'Arras le 3 octobre 1914, âgé de 44 ans. il épousa en 1896 Anne Pinezon du Sel des Monts, décédée en 1956. Le château appartient à leurs descendants.

 Château entouré de douves autrefois traversées par un pont-levis avec des dépendances. Sur des fondations de différentes époques, l'édifice est rectangulaire mais courbe, avec des pavillons aux extrémités et une seule aile en retour sur cour. Pour se démarquer du manoir qu’elles remplacent, les nouvelles maisons de plaisance du Pays de Dinan adoptent le parti des grands châteaux français, progressivement élaboré depuis le XVIe siècle. On remarque ici l’importance des espaces extérieurs, le château s’entoure d’espaces de prestige, de distribution, d’agrément, dont les grandes lignes sont cour, avant-cour, jardin et terrasses, organisés sur un axe. On peut distinguer une rabine, des douves franchies par un pont, une plateforme maçonnée pour la cour, une grille entre deux piliers, une cour avec le bâtiment des communs à gauche, la chapelle à droite à l’extérieur de l’enclos. L'édifice est un rectangle allongé, avec pavillons d’angle plus hauts que le corps de bâtiment, un étage noble plus important, des hautes toitures, un axe central, mais pas de symétrie, sauf côté jardin. L’axe central, c’est celui de la porte d’entrée, portant les armoiries familiales, discrètement marqué par une grande lucarne ornée à la Chesnaye-Taniot, une sorte de fronton-lucarne. La porte du château de Plouër reprend le dessin maniériste de celle de Couellan, (vers 1620). La partie central du château présente une maçonnerie plus ancienne et pourrait correspondre à l'ancien château de Saint-Pol. La partie arrière du château ouvre sur un jardin et un étang. On y descend par un escalier en fer à cheval, partant du logis. Le château, côté jardin, garde alors sa situation dominante traditionnelle. Jeux de niveaux à emmarchements, terrasses, aménagent le site naturel. Les pièces de l'étage noble sont lambrissées et ont des cheminées dans le style du XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; les douves ; le sol de la cour ; le pavillon d'entrée : inscription par arrêté du 15 juin 1964.. 

 château de Plouër 22490 Plouër-sur-Rance

   

Château de Perrien

Le château de Perrien a été construit dans la deuxième moitié du XVe siècle, l'édifice était fortifié et entouré de douves. Les ruines de Perrien conservent une cheminée à cariatides. De chaque côté de la cheminée, entre deux piliers surmontés d'un chapiteau Renaissance, se trouve une cariatide coiffée d'un ornement courbe. Au-dessus de la cheminée, des corbeaux moulurés soutiennent une tablette. 

 Éléments protégés MH: la cheminée à cariatides, en granit gris : inscription par arrêté du 10 septembre 1928. 

 château de Perrien 22170 Lanrodec

 

Château du Parc

Dépendance du château du Parc, la chapelle du XIVe siècle, remaniée plus tard, s'accompagne d'un bâtiment annexe qui devait servir d'ermitage à un ermite gardien du lieu. Cette disposition devait être courante en Bretagne et semble provenir de la notion bretonne d'ermite, gardien de sanctuaire, remontant aux ermites missionnaires celtes du VIe siècle. Cette chapelle rurale de pèlerinage était dédiée à Saint-Antoine l'ermite. Les baies du chevet s'orne d'un réseau de fleurs de lys. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du bâtiment à l'Est de la cour d'entrée : inscription par arrêté du 10 août 1949. La chapelle et le logis attenant : inscription par arrêté du 28 janvier 1956. 

 château du Parc 22330 Saint-Jacut-du-Mené

 

Château de la Noë Sèche

Le château de la Noë Sèche était la propriété d'Isabeau de Robien au XIVe siècle. En 1449, cette demeure appartient à Allain de Robihan, puis revient à la famille de Kymerc'h ou Kerymerch. En 1479, Jeanne de Rostrenen est qualifiée de dame de Ranleon et de la Noë Sèche, c'est ensuite la famille de Tinténiac qui détient le domaine par mariage, vers 1520, de Pierre, seigneur du Porcher, avec Françoise de Kerimerch, dont il prit les armes. Le fief passe successivement entre les mains des familles Hayes, Drouët, Guépin et Rabeil, puis Roquefeuil en 1854. Les seigneurs de La Noë-Sèche possédaient des droits d'écussons et de bancs à la chapelle Saint-Pierre de la collégiale de Quintin, quatre tombes élevées d'un demi-pied en la susdite chapelle et leurs armes en la grande vitre d'ycelle. Ils jouissaient de privilèges du même genre, dans l'église du Foeil. La demeure est constituée de trois corps de bâtiment formant une cour intérieure. Le porche du XVe siècle, qui est flanqué d'une tour, comporte une porte charretière et une porte piétonne ornées d'arcs en accolade, de fleurons et de candélabres. 

 Éléments protégés MH: le bâtiment d'entrée : classement par arrêté du 17 juin 1936. 

 château de la Noë Sèche 22800 Le Foeil 

 Téléphone : 06 28 46 00 91

   

Château de la Moussaye

Château mentionné dès le XIIIe siècle, à la famille de La Moussaye. Château fort construit à la fin du XVIe siècle pour Charles Gouyon, dont il ne reste que le soubassement et le système de douves. La Moussaye fut un foyer de protestantisme aux XVIe et XVIIe siècles. En 1615, le domaine fut érigé en marquisat. Le nouveau logis a été construit vers 1860, l'architecte rennais Martenot pourrait être l'auteur de cette reconstruction. Il succède à un logis du XVIIe siècle détruit, dont reste un unique vestige : la porte à fronton placée dans la cour. Colombier détruit après 1976. Les moulins et leurs étangs qui figurent au cadastre de 1837, dont la construction datait de la fin du XVIe siècle, sont détruits. Château fort de plan rectangulaire avec tours défensives sur les angles entourées de douves sèches. Accès par le côté nord, et un accès secondaire par l'ouest. Logis de plan régulier à corps central à deux étages et toit en carène, occupant le côté sud de la cour intérieure. Les pavillons côté cour ont également un toit en carène et deux étages. 

 Il est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel 

 Château de La Moussaye 22640 Plénée-Jugon 

   

Château de la Motte Basse

La Motte Basse fut à l'origine une motte féodale qui surveillait le cours de l'Arguenon. Elle était composée d'une grande maison de pierre et de terre, avec deux tours, le tout entouré d'eau. Au XVIIIe siècle, les murs de la petite forteresse furent maintenus, mais habillés sur la façade par un revêtement de pierres de taille. En 1748, le château fut agrandi d'un pavillon. Furent également construits un bâtiment comprenant un corps de logis et deux pavillons aux toits pyramidaux destiné à l'habitation du chapelain. Les espaces intérieurs conservent de nombreux éléments de leur aménagement du XVIIIe siècle. Au XXe siècle, il reçut un pavillon en forme de tour carrée, surmonté d'une coupole et d'un lanternon. La demeure possède son cordon seigneurial, son corps de logis surmonté d'un toit incurvé avec deux étages de lucarnes et oeil-de-boeuf. Dans la cour d'honneur est visible l'ancien bâtiment de la boulangerie avec ses fours. Dans le jardin, une fontaine, surmontée d'une croix, porte la date 1733. La pièce d'eau murée, est dominée par une terrasse à la française. La chapelle, restaurée vers 1758, possède ses litres extérieures blanchies à la chaux à la Révolution. A l'intérieur, elle s'orne d'une peinture de 1691 représentant l'Annonciation. En 1800, les douves furent supprimées, remplacées par les bâtiments reliés par une grille en fer forgé qui fermait la cour d'honneur. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du corps central du château, du pavillon situé près du bois et des deux pavillons en bordure du parc, la chapelle : inscription par arrêté du 3 juin 1975. 

 château de la Motte Basse 22330 Le Gouray

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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