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Donjon du Faucon Noir

Foulques III Nerra, le faucon noir, comte d'Anjou en est le bâtisseur de l'imposant donjon médiéval. En vue de sa conquête de la Touraine, il fait construire à la fin du Xe siècle un réseau de forteresses encerclant Tours, Langeais et Montbazon. Le donjon de Montbazon interdit le gué de l'Indre. Il se compose d'une tour carrée dont les murs ont entre 2 m et 2,40 m d'épaisseur, haut d'une vingtaine de mètres. Les façades sud et est sont pourvues de contreforts, il était constitué d'un rez de chaussée et de trois étages. Lui est accolé le Petit Donjon, structure plus basse dont il reste des pans servant à protéger l'entrée du donjon qui se trouvait en hauteur. Des modifications et constructions ultérieures il ne reste presque rien à l'heure actuelle. Au XIIe siècle, le donjon fut rehaussé, surmonté de créneaux et coiffé d'un toit à quatre pentes. Au XVe siècle transversalement sur l'esplanade au niveau de la tour ronde, le seigneur de l'époque fit élever le "Château-Neuf". Vers 1490, le domaine devint la propriété des Rohan, dont le blason est aujourd'hui celui de Montbazon. Au XVIIIe siècle, le château Neuf, une grande partie des remparts, tours et créneaux ont servi de carrières pour construire une route. Il ne reste que la porte des moulins. Le donjon survécut à cela ainsi qu'à la révolution. En 1922, William Dudley architecte américain, achète le Donjon et le sauve en le consolidant. Il reconstruit la tour ouest et y ajoute un logis attenant dans le style du XVe siècle. En 1999 M. Atterton a acquis le donjon, avec son épouse Jacqueline, et après de gros travaux de consolidation, ils ont enfin pu l'ouvrir au public en 2003. L'aménagement du site va continuer avec l'ouverture d'un musée... 

 Éléments protégés MH : le donjon : inscription par arrêté du 28 octobre 1926. Le site castral de Montbazon en totalité : inscription par arrêté du 24 mai 2012 

 donjon du Faucon Noir 37250 Montbazon 

 Téléphone : 02 47 34 34 10 

   

Château de Vaujours

Ancien château des barons de Châteaux, dont le plus anciennement connu fut Hugues Ier d'Alluye, vivant en 978. La construction de Vaujours peut être attribuée à Hugues VI d'Alluye ou à Rotron de Montfort vers 1250. Inoccupé au XVIIIe siècle, il fut abandonné durant la Révolution. En 1815, il fut vendu à Thomas Stanhope-Holland qui l'utilisa comme carrière de pierre. Bâti au milieu d'un étang dont l'eau alimentait les douves, le domaine comprend deux forteresses: une baille à l'ouest et le château à& l'est. L'entrée de cette double enceinte se trouve à l'ouest, défendue par deux tours circulaires et un pont volant, flanquée par un bastion. A l'angle sud-ouest de la baille, un casernement communique avec une tour cylindrique défendant l'angle. L'accès à la cour d'honneur se faisait par un pont-levis et une poterne flanquée d'une tour ronde. Le donjon, grosse tour ronde, occupe l'angle nord-ouest de cette deuxième forteresse. La cour est limitée au nord par les ruines de la chapelle, rebâtie au XVe siècle. L'accès Est de la cour se faisait par une porte défendue par deux tours et reliant cette cour à un chemin de ronde. Un bastion communiquait avec la forteresse et un ouvrage avancé. Au nord-est un bastion saillant dans la douve communiquait avec un autre ouvrage avancé. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château de Vaujours : classement par arrêté du 26 janvier 1989 

château de Vaujours 37330 Château la Vallière
 
 Téléphone : 02 47 26 14 60 

Château du Grand Pressigny

Le premier seigneur connu, Guillaume Ier de Pressigny et de Sainte-Maure, est vraisemblablement le commanditaire du château de pierre. Appartenant à la première campagne de construction (1190) le donjon est clos par une enceinte délimitant le baile, lui même contenu dans une enceinte flanquée au nord-est de tours circulaires. De plan carré, cette tour maîtresse comportait un rez-de-chaussée et quatre étages planchéiés. L'insuffisance des éléments de défense a nécessité la construction d'un avant corps au sud, constitué de deux espaces. Cette deuxième campagne de construction a suivi de près celle de l'achèvement du donjon. Dans la logique de construction de l'avant corps, de nouveaux travaux ont isolé l'ensemble du donjon, en complétant la chemise au sud. Vers 1200, on entreprend la construction d'une vaste enceinte oblongue flanquée de tours et d'une tour-porte raccordée à la chemise du donjon ainsi que l'élargissement des tours situées autour du donjon, et enfin la construction de deux tours polygonales au sud de la chemise. L'élargissement des fossés, l'érection de la barbacane à l'entrée du château et la couronne de mâchicoulis (remplaçant les anciens hourds du donjon) sont l'oeuvre de la famille Chabot au cour du 15e siècle. Vers 1450, Bertrand de Beauvau fait ériger un nouveau logis comprenant la tour maîtresse qu'il réaménage et agrandit. On lui doit aussi l'aménagement du baile médiéval en terrasse, ainsi que la transformation des salles hautes des tours en pièces d'habitation. Vers 1560, Honorat de Savoie-Villars, gentilhomme de la chambre du roi, fait élever un autre logis comportant un corps de galerie, divisant l'espace clos de l'enceinte du XIIIe siècle d'est en ouest. C'est à sa fille Henrye que l'on attribue la construction du pont dormant vers 1600, ainsi que celle du nymphée vers 1620. Dès le XVIIe siècle, ventes et partages en héritage transforment l'édifice en carrière de pierre. Après l'achat du donjon par la commune en 1856, c'est le conseil général d'Indre-et-Loire qui acquiert la galerie et les vestiges du château. Des transformations sont effectuées et en 1955 on y établit un musée de Préhistoire. En 1988, les pans des murs Nord Ouest et Sud Est du donjon se sont effondrés. Le château, de style renaissance, est élevé au centre de la forteresse médiévale, selon les critères du XVIe siècle. Il en subsiste une aile qui divise la cour en deux parties. Du côté du plateau, on devine, au milieu des champs, les restes des murailles qui entouraient un grand parc à la française. Sur la façade concave, les initiales S et V gardent le souvenir d'Honorat de Savoie, marquis de Villars. 

 Éléments protégés MH : les restes du château: classement par arrêté du 12 juillet 1886. Le pavillon du puits: classement par arrêté du 23 octobre 1907. L'entrée de grotte sculptée située dans l'ancien parc : inscription par arrêté du 3 juin 1927. Le donjon: classement par arrêté du 2 septembre 1938. Pour être remis en état : le nymphée de l'ancien parc du château : classement par décret du 21 août 1998. 

 château du Grand Pressigny 37350 Le Grand Pressigny 

 Téléphone : 02 47 94 90 20

 

Château de d'Etableau

Le château est construit sur un site pentu et fossoyé, dominant la vallée de l'Aigronne et Etableau. Au cours d'une première campagne remontant au quatrième quart du XIIe siècle, on élève le donjon et les côtés sud, est et ouest de l'enceinte trapézoïdale; le donjon est amputé, à une date indéterminée, à la suite d'un affaissement du terrain, au XVIIIe siècle peut être ; l'enceinte comprend une tour porte autrefois équipée d'une herse et d'une galerie de circulation ménagée dans l'épaisseur de la muraille (il en reste deux mètres environ), la galerie était accessible depuis le baile par un escalier en vis également construit dans la muraille (détruit); la courtine nord-est, reconstruite dans la 1ère moitié du XIIIe siècle, flanquée de trois fortes tours rondes (il en reste deux), aujourd'hui dérasées et équipées d'archères; une quatrième tour est bâtie à l'angle Sud-Est de l'enceinte primitive; la tour occidentale est reconstruite dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, peut-être par Maurice de Craon, premier seigneur connu et y vivant entre 1226 et 1250. Au XVIe siècle, de nouvelles constructions (en ruine) sont élevées dans le baile,des carrières et un puits y sont creusés; la place forte est alors employée à la défense contre les protestants, guides par de la Loue, qui la prennent d'assaut en 1569 ; en 1728, le château est démoli ; la chapelle Sainte Catherine (détruite) mentionnée en 1787, sert de chapelle publique en l'absence d'église paroissiale dans le bourg la ferme (du XVIIIe siècle ?) a récemment été restaurée ; le château est en ruine. Les murs du donjon et de l'enceinte primitive sont en pierre de taille de moyen appareil, avec une maçonnerie fourrée ; ceux du mur nord et d'une partie des côtés est et ouest, sont portés par un solin de moellon ; voûte d'ogive à la chambre basse des tours; voûtes en berceau plein-cintre horizontales et à ressauts à la galerie ; voûte d'ogive à la chambre basse des tours. 

 Éléments protégés MH : les ruines du donjon d'Etableau : inscription par arrêté du 9 avril 1952 

 château d'Etableau 37350 Le Grand-Pressigny

   

Château de Bossay-sur-Claise

Ancienne forteresse dont seul subsiste le donjon. Le château faisait partie de la ligne de fortification mise en place dès le XIe siècle. Selon la tradition, la forteresse, restaurée en 1350, fut détruite par les Anglais et reconstruite au XVe siècle. Le logis datant de la fin du XIIe siècle a été peu remanié depuis le XVIe siècle. Le château a conservé des dispositions intéressantes de la construction d'origine: structure du bâtiment ainsi que décor des baies géminées circonscrites dans des arcs cintrés. D'autres éléments remontent sans doute aux XIVe, XVe et XVIe siècles : adjonction d'une tour d'escalier polygonale desservant tous les étages, échauguettes d'angle, percement de demi-baies, de croisées, modification du nombre de niveaux, cloisonnement intérieur des pièces et construction d'une cheminée dans chacune de ces pièces. L'édifice est représentatif des demeures romanes de petits seigneurs. 

 Éléments protégés MH : le château, à l'exception du bâtiment moderne à véranda accolé à la façade nord : inscription par arrêté du 16 novembre 1995. 

 château de Bossay 37290 Bossay-sur-Claise

 

Château de la Villaine

Château fortifié, construit au XIIIe siècle, qui était dominé par un haut donjon carré ayant disparu. De cette forteresse subsiste une partie de l'enceinte avec la tour nord-ouest, la courtine ouest flanquée de deux tours découronnées. Le château a été reconstruit au XVIIIe siècle, entre les deux tours de la forteresse du XIIIe siècle. Le bâtiment présente des façades nord et sud surmontées d'un fronton triangulaire dont la décoration ne fut pas exécutée. Dans la courtine ouest fut ouverte, au XVIe siècle, une porte en anse de panier accostée de pilastres. 

 Éléments protégés MH : les tours et les courtines Ouest ; la tour Nord-Ouest ; les tours du château et la fuye: inscription par arrêté du 4 janvier 1963. 

 château de la Villaine 37320 Esvres 

 Téléphone : 02 47 26 42 10 

 

Château de Villandry

Villandry, achevé vers 1536, est le dernier des grands châteaux de la Loire qui furent construits à l’époque de la Renaissance dans le val de Loire. Villandry fut construit par un ministre des finances de François 1er, Jean le Breton, dont les armoiries figurent sur l’une des lucarnes de la cour d’honneur. Pour le compte de la Couronne, il avait surveillé et dirigé pendant de longues années la construction de Chambord auprès duquel il fit bâtir une réplique en miniature de Villandry: le château de Villesavin. Auparavant, il avait été ambassadeur à Rome, où il avait pu à loisir étudier l’art des jardins. Pour édifier l’actuel château, Jean le Breton avait fait raser la vieille forteresse du XIIe siècle dont il ne reste que les fondations et le donjon à l’angle sud-ouest. Ses descendants conservèrent Villandry jusqu’en 1754. A cette date, il devint propriété du marquis de Castellane, ambassadeur de Louis XV et issu d’une illustre famille de la noblesse provençale, ce dernier fit construire les dépendances dans un très pur style Louis XV, aménagea l’intérieur du château en l’adaptant aux normes de confort du XVIIIe siècle, qui sont plus proches des nôtres que celles de la Renaissance.

Au XIXe siècle, on détruisit le jardin pour créer un parc à l’anglaise tout autour du château. L’acquisition de Villandry par Joachim Carvallo marque un retour aux sources pour les jardins, réputés pour leur beauté à la Renaissance, ceux-ci sont remaniés par les divers propriétaires, soit en jardin à la française ou en parc romantique. Avec la minutie du scientifique, Joachim Carvallo rend au château réhabilité, des jardins à sa mesure. Le jardin n’est pas à son goût et vers 1908, il se consacre à la restitution des jardins Renaissance. Pour les salons d’ornement qu’il restitue sur leurs terrasses initiales, il fait appel au peintre Lozano et à Javier de Winthuysen, artiste et paysagiste espagnol qui créé le salon des croix et celui de l’amour. Quant au salon de la musique, il doit sa conception à Joachim Carvallo lui-même. Pour le jardin d’Eau, dit "classique", typique du XVIIIe siècle, il utilise les plans du Marquis de Castellane, immortalisés par le cadastre Napoléonien. Loin de n’être qu’une simple copie de jardins reproduits dans des traités d’architecture, les jardins de Villandry sont une réinvention. Du tracé au choix des végétaux, tout a été pensé afin de revenir aux origines du jardin français de la Renaissance...

 Éléments protégés MH : le château, sauf parties classées : inscription par arrêté du 12 avril 1927. Les façades et les toitures, le vestibule d'entrée, l'escalier intérieur et la salle à manger du château ; les façades et les toitures du bâtiment du concierge, des communs, de la basse-cour et des deux pavillons du XVIIIe siècle qui encadrent l'entrée du château ; les façades et les toitures du pavillon de l'Audience situé au bout de l'allée des Tilleuls ; les cours, les jardins, les terrasses, les pièces d'eau formant un ensemble limité au nord par la route de Tours, au sud par le chemin rural de la Bergerie, à l'ouest par le mur de clôture longeant le labyrinthe, la tonnelle et la basse-cour, à l'est par une ligne parallèle au mur de soutènement de la terrasse tracée à l'est et à 100 mètres de distance de ce mur : classement par arrêté du 4 septembre 1934. 

 château de Villandry 37510 Villandry 

 Téléphone : 02 47 50 02 09 

 

Château de Verneuil sur Indre

Châtellenie relevant du château de Loches. Le château de Verneuil se compose d'une partie du XVe siècle présentant deux ailes perpendiculaires et une tour circulaire. Dans l'angle, une tour polygonale contient une vis de pierre. Les façades sont couronnées de mâchicoulis et de crénelages. La partie du XVIIIe siècle présente les trois travées centrales de ses deux façades dominées par un dôme à quatre versants amorti par un lanternon. A l'intérieur, certaines pièces ont conservé leur décor de boiseries.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, le vestibule d'entrée, le grand escalier et l'allée d'accès : inscription par arrêté du 25 avril 1975. 

 château de Verneuil sur Indre 37600 Verneuil-sur-Indre 

 Téléphone : 02 47 94 71 04

 

Château du Verger

Gentilhommière fortifiée composée d'un grand corps de logis rectangulaire. Sur la façade nord, côté cour, se trouve en saillie une tour polygonale qui abrite un vaste escalier à vis donnant accès à tous les étages. La porte d'entrée Renaissance est encadrée de pilastres plats et surmontée d'un linteau à double mouluration où se devinent 4 médaillons. Une petite tourelle circulaire, placée en échauguette à l'angle rentrant de la tour d'escalier, sert d'escalier vers l'étage supérieur. A l'angle sud-ouest du logis se trouve une tour ronde dont la partie supérieure a été démantelée : elle a été tronquée en diagonale et son chemin de ronde supprimé, tandis que l'encorbellement des mâchicoulis était coupé au ras du mur.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château du Verger : inscription par arrêté du 9 novembre 1977.

 château du Verger 37240 Vou

Château du Verger

La partie la plus ancienne est l'habitation fin XVe début XVIe siècle, formée d'un long corps de logis. Cette partie est prolongée par une chapelle de même époque. La façade sud est demeurée intacte, hormis les fenêtres qui ont été agrandies au XVIIe siècle. La porte d'entrée également du XVIIe siècle, est inspirée de celle de Richelieu. Les communs et la fuye ronde datent du XVIIe siècle, la façade nord, inspirée du style Tudor, construite au milieu du XIXe siècle, a été pratiquement replaquée sur la façade primitive. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; le châtelet ; le pigeonnier et les douves : inscription par arrêté du 28 septembre1966. 

 château du Verger 37120 Chaveignes

   

Château de Velors

Le château, désigné dans une charte du XIe siècle, formait un fief relevant de Beaumont et de Cravant. En 1598 la propriété passe pour un temps aux princes de Bourbon-Montpensier. Construit en pierre et brique au XVe siècle, le château occupe la partie sud d'une terrasse rectangulaire, entourée de douves et précédée d'une avant cour limitée à l'est et à l'ouest par des communs du XVIIIe siècle, il comprend un bâtiment principal, dont la façade nord est flanquée d'une tour polygonale d'escalier. La façade sud a été refaite en pierre de taille au XVIIIe siècle. Deux ailes en retour d'équerre et deux pavillons carrés occupent les angles nord de la cour d'honneur. Celui de l'ouest contient la chapelle. Une fuye ronde du XVIe siècle subsiste au nord des communs ouest. Une tourelle en brique et pierre du XVe se dresse à l'angle sud-est de l'enceinte.  

 Éléments protégés MH : Les façades et les toitures du château, des pavillons et des communs, la cour d'honneur et les portes de l'avant-cour, la fuye, les douves et la tourelle Sud-Est de l'enceinte du parc : inscription par arrêté du 19 novembre 1949. 

 château de Velors 37420 Beaumont en Véron

   

Château de la Vauguyon

Le premier seigneur connu du bourg de Chinon est Bouchard, cité dès 885. Un castrum existe dans l'île dès le Xe siècle. Fondation du bourg de Saint-Gilles en 1067. Fondation du prieuré Saint-Léonard en 1067 également. Construction de l'église Saint-Ambroise au XIIe siècle. Construction d'une église dédiée à Saint-Pierre dans l'île en 1080. Construction d'un premier pont en bois sur la Vienne pour relier Saint-Gilles au début du XIIe siècle puis construction d'un pont en pierre au milieu du XIIe siècle attribué à Henri II Plantagenêt. Destruction du quartier Saint-Gilles en 1130 par l'angevin Geoffroy le Bel. Au cours du second quart du XIIIe siècle, construction d'une commanderie de Templiers au lieu-dit "le Temple" aujourd'hui situé sur la commune de Brizay. Construction d'une première église dédiée à Saint-Maurice au XIIIe siècle, détruite puis reconstruite en partie au XIVe siècle. Les Bouchard cessent d'être seigneurs de la châtellenie en 1427. Leur dernière descendante, Catherine de l'Ile, épouse en 1427 Georges de la Trémoille, vicomte de Thouars. Les La Trémoille restèrent barons de L'Ile-Bouchard de 1427 à 1629. En 1483, Louis II de la Trémoille devient baron de L'Ile-Bouchard. C'est à ce personnage exceptionnel et à son épouse Gabrielle de Bourbon que la ville doit son développement et les embellissements apportés au château et aux églises Saint-Gilles et Saint-Maurice. En 1493, réception du roi Charles VIII. En 1519 de grandes fêtes furent données à l'occasion de la naissance du petit prince Henri ; les halles et l'auditoire furent réparés. La ville connaît son plus fort rayonnement artistique de 1490 à 1515, date de la mort de Charles, fils de Louis II. Gabrielle de Bourbon décéda en 1516 et Louis II en 1525 à Pavie. Louis III de la Trémoille, arrière-petit-fils de Louis II, reçut à L'Ile-Bouchard le 5 mai 1560 la visite du roi François II. Durant les guerres de Religion, L'Ile-Bouchard fut une place protestante. En 1629, le cardinal de Richelieu racheta la baronnie de L'Ile-Bouchard à Henri de La Trémoille et interdit l'exercice du culte réformé qui avait lieu dans la chapelle du château. Le 4 février 1638, une crue de la Vienne emporte les ponts de Saint-Gilles et de Saint-Maurice. Ils ne sont reconstruits qu'en 1832 et sont soumis à péage.

Ancien fief relevant du château de Chinon. Pendant la Révolution, le château de la Vauguyon est vendu comme bien national. Certaines parties du château médiéval remontent aux XIIe et XIIIe siècles (charpente et peintures murales), et au XVe siècle. La distribution intérieure est authentiquement gothique, notamment pour la grande salle du premier étage. Les deux pignons du comble sont décorés de peintures du XIIIe siècle, représentant des cavaliers s'affrontant en tournoi. La fontaine et les portes datent du XVIIe siècle. L'aile du XIXe siècle comporte des éléments gothiques. Certaines pièces ont été restaurées en 1937 par l'architecte Louis Sue pour Madame Duthu Zappa. 

 Éléments protégés MH : le corps de logis principal, avec ses peintures murales : classement par arrêté du 4 juillet 1995. Le château, sauf corps de logis classé : inscription par arrêté du 4 juillet 1995. 

 château de la Vauguyon 37500 Chinon 

 Téléphone : 06 78 53 11 85

   

Château de Vaufoinard

Ancienne closerie ayant appartenu à différents maires de Tours. De plan carré, le château fut d'abord constitué par le grand pavillon et une aile qui lui fut contigüe à l'ouest et était élevée d'un étage sur rez-de-chaussée, avec comble. Au début du XIXe siècle, cette aile fut prolongée dans sa longueur, et surélevée d'un étage. Une tour d'escalier et un avant-corps rectangulaire accompagnent ce pavillon, faisant saillie sur la façade est. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du pavillon du XVIe siècle : inscription par arrêté du 11 avril 1946. 

 château de Vaufoinard 37210 Rochecorbon

 

Château de la Vallière

La Vallière (Valleria dans une charte de 1236) est un fief relevant de la châtellenie de Rochecorbon à foi et hommage lige. Le plus ancien seigneur connu est Jacques de La Vallière, écuyer, cité dans un aveu de 1451. En 1542, suite à une saisie sur les héritiers de René Morin, La Vallière est adjugée à Laurent Le Blanc, écuyer originaire du Bourbonnais, maire de Tours en 1558-1559. A sa mort en 1589, c'est son fils Jean, écuyer, conseiller du roi, général de ses finances en Languedoc, maître d'hôtel ordinaire de la reine-mère puis du roi, premier président au bureau des finances de Tours, puis maire de cette ville en 1575-1576 et 1589 qui hérite du fief. Il achète en 1591 la terre de Reugny. Mort sans descendant en 1621, sa veuve Charlotte Adam, laisse La Vallière en 1626 à son beau-frère Laurent II Le Blanc. Le fils de celui-ci, Jean, obtient de Louis XIII en 1635 le droit de s'appeler La Baume Le Blanc, la branche ainée étant éteinte et la terre de La Baume détenue par un autre seigneur. Jean et son épouse Françoise Beauvau eurent de nombreux enfants parmi lesquels l'ainé Laurent III de La Baume Le Blanc, obtient, en 1649, l'érection de La Vallière en châtellenie regroupant les fiefs de La Vallière, Boissay, Orfeuille, Le Puy, et une partie de Vaux et Montperthuy. Il est le père de Françoise Louise de La Baume Le Blanc, dite Mademoiselle de La Vallière, en faveur de laquelle est constitué en 1667 un duché-pairie composé des terres de Vaujours, Saint-Christophe, Châteaux, Courcelles et La Vallière. A sa mort en 1710, le château passe aux mains de sa fille Marie-Anne de Bourbon, princesse de Conti, fille naturelle et légitimée de Louis XIV, et les terres à son frère Jean-François de La Baume Le Blanc, capitaine lieutenant de cavalerie légère, gouverneur de la forteresse d'Amboise.

Le château de La Vallière reste dans la famille la Baume le Blanc et leurs descendants (du Crussol d'Uzès, Rougé) jusqu'en 1872 date à laquelle le château est vendu à Madame Charlier de Gerson. Le château appartient ensuite successivement aux familles de Montessuy, Manjot de Dammartin, Millon de la Verteville, Bazin de Jessey et Lecerf. De la forteresse médiévale le château a conservé son portail d'entrée encadré de deux tours circulaires remanié dans le dernier quart du XVIe siècle par Jean Le Blanc, le seigneur de Rochecorbon ayant autorisé ce dernier à faire clore à fossés et pont-levis sa maison de La Vallière en 1578. La tour, située à l'ouest de l'entrée, servait de pigeonnier. Une autre tour située à l'est de l'entrée, abritant une chapelle, est mentionnée comme "démolie depuis 18 ans" en 1782. Le château aurait été reconstruit par Laurent Le Blanc, puis son fils Jean dans la seconde moitié du XVIe siècle. La tour d'escalier pourrait avoir été initialement une tour hors-oeuvre avant que les deux pavillons au nord et au sud de la tour ne soient ajoutés dans la seconde moitié du XVIe siècle. En 1847, une annexe servant de cuisine est construite au sud du logis. L'aile prolongeant le logis vers le nord, construite en harmonie avec le style du château, date de 1885. Au nord-ouest de la cour principale, on trouve un bâtiment du XVIIe siècle ayant servi de logis du garde composé de deux chambres et cellier. Au nord-est, un autre bâtiment est construit au XVIIe siècle, abritant une chambre et une écurie, il est agrandi vers le sud en 1875. Placé en retour d'équerre vers le nord et donnant sur la basse-cour, se situe un bâtiment du XVIIe siècle ayant servi d'écurie et de grange. Au nord de la basse-cour, se trouve un bâtiment ayant abrité un fenil datant du XVIIe siècle, et une porcherie et un chenil du XIXe siècle. La grange ayant abrité le pressoir daterait du XVe ou XVIe siècle. Situé à l'est du pressoir, un dernier bâtiment abritant une chambre et un cabinet du XVIIe siècle.

L'entrée est composée de deux tours cylindriques de taille inégale reliées par une courtine en pierre de taille à bossage. Elle a conservé ses deux portes (charretière et piétonne) en plein cintre et certains éléments défensifs primitifs (courtines, mâchicoulis, rainures de deux ponts-levis). La tour ouest servant de pigeonnier est construite en moellon enduit et pierre de taille recouverte d'un toit en poivrière en tuile plate surmonté d'un clocheton à toiture octogonale en ardoise. La tourelle est, située à l'intérieur de la cour, est construite en moellon enduit et pierre de taille est couverte d'un toit en poivrière en ardoise. Elle était à l'origine adossée à une tour circulaire de même dimension que celle de l'ouest, aujourd'hui disparue mais dont on voit encore les traces (forme, ouvertures bouchées, meurtrières) qui aurait servi de chapelle. Le château consiste en un bâtiment rectangulaire, construit en moellon enduit et pierre de taille couvert d'un toit à longs pans et croupes en ardoise, auquel sont accolés à l'est une tour d'escalier rectangulaire et deux petits pavillons. La façade ouest a conservé plusieurs baies à meneau et croisillon et à traverse. Un cordon marque la séparation entre le rez-de-chaussée et l'étage. Une corniche en pierre s'interrompt au niveau de deux baies des combles, ce qui indique que les baies du premier étage étaient surmontées d'un couronnement ou d'une lucarne interrompant l'avant-toit de dimension supérieure aux lucarnes actuelles.

A l'est, la tour d'escalier qui s'élance au-dessus du corps de logis est construite en moellon enduit et pierre de taille et couverte d'un dôme en ardoise. Son sommet est éclairé grâce à une lucarne à fronton brisé encadrée de pilastres reposant sur des consoles. Les pavillons sont également construits en moellon enduit et pierre de taille et couverts de toits élancés en ardoise dotés d'une lucarne à fronton brisé, encadrée de pilastres cannelés à chapiteau ionique. Le rez-de-chaussée du pavillon sud est occupé par une galerie à trois arcades, constituant un porche abritant l'entrée principale du logis. Une cave voûtée est située sous le pavillon nord. Sous les arcades, la porte d'entrée en plein cintre, dont le claveau central représente une tête de lion, est encadrée de pilastres à chapiteau dorique et surmontée d'une frise à triglyphes et métopes interrompue par une table de pierre. L'ensemble est couronné d'un fronton courbe brisé décoré de motifs végétaux au milieu duquel sont placées un blason dont les armes sont effacées (buchées).

A l'intérieur, deux cheminées du rez-de-chaussée ont été restaurées par Christian Millon de la Verteville, propriétaire entre 1921 et 1948, qui a fait représenté sur l'une la devise des la Baume le Blanc "Ad principem ut ad ignem" ("Près du prince comme près du feu") et un portrait de Louise de la Vallière et sur l'autre la devise des Millon "Tantum pro liliis" (Seulement pour les lys) et leurs armes "De sinople, à la tour d'argent, maçonnée de sable, ouverte et ajourée de gueules, enflammée du même, à deux épées d'argent, garnies d'or, passées en sautoir derrière tour". A l'étage, une cheminée porte la devise "Ad principem ut ad ignem", l'inscription "Amour indissolu" et les lettres "JBCA" entrelacées pour Jean le Blanc et Charlotte Adam, propriétaires à la fin du XVIe siècle. Une autre cheminée conserve un ensemble de trois décors peints de la seconde moitié du XVIe siècle. Adossé au sud, se trouve un petit bâtiment en rez-de-chaussée ayant servi de cuisine. Un corps de logis rectangulaire, en rez-de-chaussée et étage de comble, construit en moellon enduit et pierre de taille et couvert d'un toit à longs pans en ardoise, prolonge le château vers le nord. Postérieur de plusieurs siècles au logis principal, il s'intègre harmonieusement à ce dernier grâce à la présence d'un cordon séparant le rez-de-chaussée de l'étage et de lucarnes à fronton brisé.

Au nord du château, une galerie relie le château au logis du garde fermant la cour au nord-ouest. Ce logis est composé d'un bâtiment en rez-de-chaussée et étage de comble en moellon enduit couvert d'un toit à long pans en ardoise à un pignon découvert. Le comble est éclairé par deux lucarnes interrompant l'avant-toit en pierre à fronton triangulaire côtés sud et nord. L'entrée en plein cintre est encadrée de deux pilastres doriques surmontés d'un fronton triangulaire. Fermant la cour principale au nord-est, un autre bâtiment, en moellon enduit et couvert d'ardoise, a servi de chambre et d'écurie. Placé en retour d'équerre au nord de ce dernier, un autre bâtiment donnant sur la basse-cour servait d'écurie et grange. Au nord-ouest de la basse-cour, un bâtiment en moellon enduit et couvert d'un toit à longs pans en tuiles abritait un fenil, un chenil et une porcherie. Au-delà de la basse-cour vers le nord, se trouve une grange qui servait de pressoir construite en moellon enduit et couverte d'un toit à longs pans en tuiles descendant très bas. La porte d'entrée en plein cintre placée dans le mur pignon est protégée par un escalier droit, donnant accès au grenier. A l'est de ce bâtiment, un dernier bâtiment en moellon enduit couvert de tuiles était composé d'une chambre à cheminée et d'un cabinet. 

 Éléments protégés MH : la porte fortifiée ; les façades et les toitures du château, de la tour et de l'ancienne fuye encadrant la porte, du bâtiment en équerre par rapport au château, du petit bâtiment parallèle au Nord-Est, de la grange ; la partie subsistante du mur d'enceinte à l'Est : inscription par arrêté du 26 mai 1977 

 château de la Vallière 37380 Reugny 

 Téléphone : 02 42 06 02 00 

Château de Valesne

La partie centrale du château a été reconstruite à la fin du XVe siècle. Ce corps de logis, desservi par une tourelle d'escalier polygonale, a été prolongé au cours du deuxième tiers du siècle suivant par deux ailes transversales lui donnant un plan en H. Les baies du corps de logis central présente un décor flamboyant, ainsi que les croisées et demi-croisées des ailes transversales. Le décor intérieur, les façades et les toitures ont été restaurés et modifiés au début du XXe siècle. La grande salle de l'étage conserve un ensemble de peintures murales datant des alentours de 1925, oeuvres du peintre Raphaël Delorme. Les panneaux évoquent la vie à la fin de la Renaissance dans le cadre du château. Le domaine a conservé intacts les aménagements effectués par le paysagiste Louis Decorges. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; la grande salle située à l'étage du corps de logis central et ses peintures murales ; le parterre d'eau situé devant la façade est du château ; l'escalier d'eau situé devant la façade sud du château : inscription par arrêté du 6 décembre 2007.

 château de Valesne 37190 Saché 

 Téléphone : 06.60.22.32.31 / 06.07.51.82.51 

 

Château du Val d'Auray

La construction de l'édifice remonte au XVIe siècle, agrandissements aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, les angles portent des tourelles en encorbellement. Le rez-de-chaussée s'ouvre par un petit portail. Le premier étage est percé de sept baies semblables. Le château, de plan régulier, est composé d'un sous-sol, d'un rez de chaussée et d'un étage de comble. 

 Éléments protégés MH : le château du Val d'Auray en totalité : inscription par arrêté du 12 octobre 1942.

 château du Val d'Auray 37190 Azay-le-Rideau

 

Château d'Uzage

Fief relevant de la châtellenie de Cravant. Le manoir du XVIe siècle se trouve à l'est du château XVIIIe siècle. Il comprend deux corps de bâtiment perpendiculaires dont les étages sont reliés par une vis de pierre logée dans une tour occupant l'angle rentrant. Le château du XVIIIe siècle présente des façades aux travées centrales accostées de pilastres et sommées d'un fronton triangulaire. Il fut prolongé, probablement au début du XIXe siècle, par deux ailes. La fuye cylindrique couverte d'un dôme a été convertie en chapelle au XIXe siècle. Le château de Bonaventure était une maison de chasse bâtie par Louis XI qui y résida en 1480 et 1482 ; le logis principal s'élevait à l'ouest de la cou ; il a été entièrement démoli en 1745, ainsi que la chapelle dédiée à Saint-Bonaventure ; cette cour était limitée à l'est par le bâtiment des Offices, parallèle au précédent, dont subsiste le mur goutterot oriental ; dans le mur nord du parc subsiste la porte d'entrée en plein cintre, accompagnée d'un guichet, et une maçonnerire en brique qui appartenait au logis principal ; la tour sud-ouest de l'enceinte, dite Tour des Jardins, est amortie par un crénelage.

Le parc du château d'Uzage réunit deux domaines : le fief d'Uzage et le Clos du château royal de Bonaventure dont il ne reste que des vestiges. L'aspect paysager de ce parc entièrement clos par un mur résulte d'une longue évolution. Le plan cadastral napoléonien suggère un parc assez régulier marqué par une perspective nord-sud passant dans l'axe du château et allant vers la route de Chinon. Une seconde perspective ouest-est traverse le potager en direction du Clos de Bonaventure et un espace très étendu jadis marécageux. Après 1837, le parc est remanié en parc paysager. Les deux perspectives sont maintenues avec, cependant, des modifications. Une grande prairie humide remplace le parterre rectangulaire s'étendant vers le sud et deux bras aux rives naturelles alimentent en eau un étang autour d'une île artificielle. Des sentiers traversent la partie boisée située à l'est. Au cours des années 1930, de nouveaux éléments viennent agrémenter l'ensemble tels de petits ponts de bois et de béton, l'aménagement d'un embarcadère devant la pièce d'eau, des plantations de conifères, de buis... Les paysagistes Louis Decorges et son fils René sont probablement les auteurs de ces dernières transformations. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château proprement dit, du manoir et de la fuye : inscription par arrêté du 11 juillet 1952. Les ruines du château de Bonaventure : inscription par arrêté du 8 août 1962. Les parties non encore protégées du parc du château, incluant le mur de clôture et les communs édifiés au XIXe siècle et les aménagements du début du XXe siècle s'inscrivant dans la trame du parc classique préexistant : boisements, sentiers, plan d'eau et île artificielle : inscription par arrêté du 9 mars 2010. 

 château d'Uzage 37420 Huismes

   

Château d'Ussé

Nous trouvons déjà le nom d'Ussé (Uceruin, Uceum) dans les chroniques du VIe siècle. En 1004, cette position importante est entre les mains du danois Gelduin 1er de Saumur, le terrible ennemi de Foulques Nerra. Celui-ci disait, lorsqu'il avait à passer par le territoire de Gelduin: "Fuyons le diable de Saumur: il me semble que je le vois toujours me poursuivre". C'est, du moins, ce que prétend un chroniqueur, qui, tout moine qu'il était, préférait le diable de Saumur au comte d'Anjou, mais cette crainte de Foulques ne l'empêchait pas déjouer à son rival d'assez méchants tours. Nous passerons rapidement sur la liste des seigneurs d'Ussé jusqu'à 1462, où Jean de Bueil rendit hommage pour cette terre. Les de Bueil étaient une des plus illustres familles de Touraine. Plusieurs de ses membres s'étaient rendus célèbres pendant la guerre de Cent ans. C'est le premier nom que nous ayons à retenir pour l'histoire de la construction du château. Si nous examinons le caractère de l'édifice, particulièrement dans le plan, dans la structure des tours et du donjon, nous retrouvons des dispositions que nous avons déjà remarquées à Langeais. Nous pensons donc que la construction était déjà fort avancée, plus avancée que ne l'ont cru la plupart des historiens en 1485, lorsque Antoine de Bueil vendit le domaine à Jacques d'Espinay. Nous savons notamment que le donjon était déjà édifié en 1480. Jacques d'Espinay était un seigneur de bonne noblesse bretonne, fils de Richard d'Espinay, chambellan de François II, duc de Bretagne, chambellan lui-même des rois Louis XI et Charles VIII. Les d'Espinay portaient d'argent au lion rampant coupé de gueules et de sinople, lampassé et armé d'or, avec brisure de Rohan, et, sur le tout de Milan, qui est d'argent à laguivre d'azur, couronnée d'or, issante de gueules. Car les d'Espinay prétendaient platoniquement à l'héritage du grand duché de Milan. C'était l'époque la plus radieusede la première Renaissance.

 Tous les seigneurs voulaient avoir une demeure plaisante à la mode nouvelle. Nous n'aurons pas de peine à retrouver, dans les bâtiments de la cour intérieure, les caractères des styles de Charles VIII à François 1er. Par conséquent, ils sont, dans leur ensemble, l'oeuvre de Jacques d'Espinay (1485-1520), et de Charles d'Espinay (1521-1535). Lorsque le premier mourut, il laissa à son fils la lourde charge de fonder une collégiale. Charles d'Espinay s'en acquitta avec magnificence, comme nous le constaterons en admirant la chapelle, un pur chef d'oeuvre de la Renaissance. Cette construction et la fondation qui l'accompagnait épuisèrent-elles les ressources des d'Espinay? En 1557, René d'Espinay, fils de Charles, vendit le domaine à Suzanne de Bourbon, femme de Claude de Rieux, seigneur de Rochefort et d'Ancenis. Ussé changea ensuite plusieurs fois de possesseurs. Parmi ceux-ci, nous remarquerons René de Lorraine, Charles de Lorraine, duc d'Aumale, Henri de Savoie, duc de Nemours, Alphonse Henri de Montluc, marquis de Balagny. Enfin il fut acheté par Louis Bernin de Valentinay 1er, contrôleur général de la maison du roy. Celui-ci maria en 1691, son fils Louis Bernin de Valentinay à la fille du grand Vauban, Jeanne-Françoise Le Prêtre de Vauban. On a attribué au grand ingénieur les remaniements qui furent faits au XVIIe siècle. Il aurait fait abattre le corps de bâtiment du nord, de façon à ouvrir une large perspective vers la Loire, et certains reconnaissent sa manière dans les terrasses qui dominent si magnifiquement la vallée. On va même jusqu'à prétendre que le savant ingénieur, précurseur inattendu de Eugène Viollet-le-Duc, se serait amusé à d'ingénieux pastiches de la Renaissance. Tout cela est pure fantaisie.

 On a fait à Ussé au XVIIe siècle, ce qui se faisait partout ailleurs. Le goût des terrasses régnait depuis que la cour en avait fait adopter la mode, à Versailles et à Fontainebleau. Pour jouir de la terrasse, il fallait dégager la partie nord de la cour. C'est ce qu'on avait fait égale ment à Chaumont. D'ailleurs les terrasses étaient terminées en 1664, c'est-à-dire vingt-sept ans avant le mariage de Louis de Valentinay avec la fille de Vauban. Quant aux lucarnes du corps de logis occidental où le maréchal aurait exercé ses talents de pasticheur, outre que cela est bien peu dans le goût de l'époque, elles semblent dater authentiquement de François 1er. Pour le reste, tout ce qu'on peut dire de façon certaine, c'est que le XVIIe siècle a remanié considérablement la galerie du fond de la cour, ainsi que l'aile de l'ouest. Il a enfin édifié le bâtiment qui se trouve au pied du donjon, et que l'on a attribué faussement au duc de Duras. Tous ces travaux étaient terminés en 1699, comme on peut le constater par un dessin de la collection Gaignières. Le simple rapprochement des dates permettra de détruire une autre légende. En 1692, les Bernin de Valentinay avaient obtenu du roi des lettres patentes qui érigeaient Ussé en marquisat. Or il arriva que les lettres d'avril furent révoquées en septembre. Ce fut apparemment pour les intéressés, sans doute pour Vauban lui-même, une surprise désagréable, car il venait justement de prendre Namur. Le roi vraiment récompensait bien mal ses services! Sur ce thème l'imagination des historiens d'occasion s'est échauffée. Il fallait trouver une raison dramatique à cette disgrâce. Pourquoi pas un complot machiavélique de Louvois? Et c'est ainsi que ce grand homme, mort un an auparavant, vit sa mémoire chargée d'une vilenie posthume. Réparons ici cette erreur judiciaire.

On a consacré également des pages bien divertissantes à certaine autre déception fort amère dont Vauban aurait été la victime. Ayant appris le prochain passage du roi, le vieux maréchal se réjouissait déjà de recevoir son maître, et avait fait aménager la chambre dite du Roi. De plus, par un acte de courtisanerie assez équivoque et bien peu dans son caractère, il aurait fait dis poser dans cette chambre un portrait de Madame de Fontanges, que l'on y voit encore, niais Vauban avait perdu les bonnes grâces de la cour. Ses protestations contre la révocation de l'édit de Nantes, son mémoire, d'une démagogie inquiétante, sur la Dîme royale, l'avaient désigné à la colère du souverain. Bref, Louis XIV ne vint pas à Ussé. Nul besoin, pour expliquer un simple contre-ordre, de supposer une intrigue compliquée. Il y a bien, à Ussé, une chambre du Roi, mais il faut se rappeler que le château a appartenu aux Rohan, qui étaient pairs de France. Or, on sait que les pairs de France, dans chacune de leur résidence, réservent une chambre, dite chambre du Roi, pour pouvoir à l'occasion, offrir l'hospitalité à leur souverain en voyage. Voici probablement l'origine de la légende. Ce qui prouve que la disgrâce de Vauban n'était pas si complète, c'est que les lettres patentes avaient été rendues et enregistrées le 4 niai 1701. Les descendants des Bernin de Valentinay gardèrent le château d'Ussé jusqu'au 19 février 1780, où il fut acheté par le duc de Rohan-Monbazon. Mais les créanciers du duc le revendirent pour 902.000 livres à un M. de Chalâbre, qui fut porté indûment, paraît-il, sur la liste des émigrés. Son fils, Jean-Louis-Roger de Chalâbre, ayant repris le domaine, le vendit, en 1807, au duc de Duras. Le château resta longtemps entre les mains de la fille du nouveau propriétaire, Madame la comtesse du Vergier de la Rochejaquelein qui, à son tour, le légua à son petit-neveu, M. le comte de Blacas, le propriétaire au début du XXe siècle.

 Connue à Langeais, nous voyons ici une demeure seigneuriale de plaisance, dont les logis, s'ouvrant sur une cour intérieure, sont enveloppés dans un système complet de défense féodale; pont-levis entre deux tours, chemin de ronde en encorbellement, sur des mâchicoulis, longeant l'enceinte extérieure, tours d'angles, et, à l'extrémité sud-ouest, donjon, qui pouvait servir de refuge, et qui permettait de s'évader dans la campagne. Si nous nous plaçons en face de l'ancien pont-levis, nous remarquons, à gauche, un bâtiment qui s'avance, épaulé par d'épais contreforts, comme une abside. C'est l'ancienne chapelle, antérieure à celle de Charles d'Espinay. Dans toutes ces murailles, des fenêtres ont été ouvertes, plus nombreuses et plus larges qu'à Langeais; mais il est juste de dire que le château était moins exposé à une surprise, étant juché sur une colline plus abrupte. La demeure seigneuriale proprement dite se compose de deux corps de logis qui se font vis-à-vis dans la cour intérieure et qui sont reliés par une galerie: au-dessus deux étages de chambres sont séparés par des contreforts gothiques. L'enceinte se poursuivait au nord de cette cour, par un corps de bâtiment qui fut, comme nous l'avons déjà expliqué, abattu au XVIIe siècle. Si ce château a une apparence plus riante que Langeais, ce n'est pas seulement à cause de la magie du décor naturel, ni à cause de la pierre dont il est bâti; cette craie tuffeau très friable, mais blanche en dépit des siècles, qui donne tant de charmes aux châteaux de la Loire; c'est aussi parce qu'on a apporté ici un souci de la décoration qui n'existe pas à Langeais. Il faut toutefois se méfier des "embellissements", qui sont le fait des restaurateurs modernes. L'aile qui offre sa façade au couchant a eu particulièrement à souffrir de leur zèle. Lorsqu'on considère les larges baies à linteaux moulurés, réparties avec symétrie, et le balcon ouvragé qui se décroche en encorbellement au dessus du pignon, on serait tenté de prendre argument de cette richesse et de cette symétrie, pour célébrer les grâces déjà épanouies de la Renaissance. 

 Un examen plus attentif invitera à la circonspection. Si l'on se reporte à une gravure publiée en I8551, on verra qu'à cette date cet ensemble était d'une décoration infiniment plus sobre. Pas d'accolades à choux-frisés au-dessus des portes, pas de contreforts à pinacle introduisant dans cette façade une division arbitraire, pas de balcon en encorbellement. Au-dessus des trois baies qui s'ouvrent à cet endroit, deux ouvertures quadrangulaires beaucoup moins larges et sans ornements. La fenêtre au linteau mouluré, qui éclaire le pignon au-dessus de ces trois baies, a été, elle aussi, modifiée: un tympan inscrit dans une archi volte à arc brisé y tenait la place du linteau imaginé par un architecte trop soucieux de l'unité de style, et rappelait l'ancienne chapelle éclairée par des vitraux. Enfin le chambranle des portes était marqué par une simple moulure rectangulaire. On remarquera qu'il y avait, au droit du pignon, une porte de plus qu'aujourd'hui, celle qui conduisait à la chapelle. Un seul détail, charmant d'ailleurs, a échappé aux restaurateurs; c'est le lanternon octogonal, en encorbellement qui couronne le pignon. Ce lanternon, d'une grâce infinie, servait jadis de clocher. Six fenêtres aux archivoltes flamboyantes s'ouvrent sur les faces de ce clocheton, coiffé d'une pyramide qui s'amortit en un magnifique fleuron. Ce lanternon et la tourelle en encorbellement qui fait saillie à l'extrémité du même corps de logis, du côté de la terrasse, donnent beaucoup de grâce et de pittoresque à toute cette façade. De l'autre côté du contrefort moderne, quatre baies d'égale dimension sont réparties symétriquement. L'examen qui précède doit nous amener à conclure qu'il ne faut pas tirer argument de cette symétrie pour imaginer que cette façade représente deux campagnes différentes. Il semble bien, au contraire, que tout ce corps de logis, et les étages au-dessus de la galerie aient été aménagés à la même époque, probablement par Jacques d'Espinay. Sans doute celui-ci eut-il à utiliser des bâtiments antérieurs, sans quoi le plan général semblerait confus jusqu'à l'incohérence et le caprice de la période flamboyante n'allait pas jusqu'à la confusion.

 Ces dispositions primitives, il serait vain d'en tenter une reconstitution aujourd'hui. Disons seulement que l'on retrouve dans le noyau central du donjon, dans la partie sud-est des bâtiments, des voûtes en berceau brisé, des moulures et des appareils qui semblent dater au moins du XIVe siècle. L'arc brisé de la première travée de la galerie paraît bien se rattacher à cette période. Il y eut donc au XVe siècle, sans doute au temps de Bueil, un premier aménagement de l'aile orientale, qui fut ensuite complètement remaniée par Jacques d'Espinay. Il suffit, pour s'en convaincre, d'examiner, à l'extérieur, les petits motifs sculptés entre les mâchicoulis, dont le style se rajeunit en allant du sud au nord. On distingue aussi, au chevet de l'ancienne chapelle, l'arc en tiers point des fenêtres. Dans le bâtiment qui est contigu à cette chapelle, on voit encore une belle voûte à nervures prismatiques, qui partaient de fond, sans chapiteaux. Là était au XVe siècle, l'entrée du château. Cette entrée dut être condamnée au XVIIe siècle, lorsqu'on aménagea la terrasse. Nous avons dit, qu'à cette époque, on exécuta un premier remaniement de la galerie. Celle-ci avait été d'abord un simple passage, formé, entre les contreforts, par huit arcades à arcs brisés; puis, vers la fin du XVe siècle, ou le début du XVIe, on fit de ce cloître un véritable corps de logis avec des lucarnes très décoratives entre les pinacles des contreforts. Une tourelle octogonale desservant la galerie et l'aile en équerre occupait l'angle sud-ouest de la cour. Au XVIIe siècle, nouveau remaniement. Les arcades furent appareillées comme des portes, à la manière classique, et l'on ouvrit au-dessus de grandes fenêtres surmontées de frontons alternativement triangulaires et cintrés. On voit, à cette refaçon, que l'architecte de ce temps ne se souciait guère de pasticher la Renaissance. La première travée à gauche révèle de façon assez claire la série de ces transformations, dont la dernière fut, on en conviendra, assez malencontreuse.

 Le corps de logis qui s'ouvre vers l'orient est franchement de la Renaissance, dans ses parties les plus anciennes qui correspondent, semble-t-il, au règne de François 1er. Pas la moindre trace, d'ailleurs, de travail italien ni même d'influence italienne. Les lucarnes à pinacles ornées de petits arcs boutants sont décorées, au tympan, du casque héraldique des d'Espinay, dont les lambrequins s'enroulent en volutes, formant une sorte de rinceaux qui pourraient bien avoir été refaits au XVIIe siècle, tout cela, d'un travail assez fruste, et certainement d'une main française. C'est peut-être cette restauration qui a donné l'idée d'un pastiche exécuté par Vauban. Il est vrai qu'au XVIIe siècle, cette aile a été considérablement remaniée. Les fenêtres ont été allongées. On a installé, au centre du bâtiment, un large escalier à volée droite, aménagé les appartements et, notamment, la fameuse chambre du Roi. C'est une belle salle que prolonge, du côté de la fenêtre, une sorte de galerie, le plafond à caissons étant soutenu par de belles colonnes à chapiteaux dorés. Au fond de la pièce, rayonne, dans un cadre somptueux, le portrait par Mignard, ou d'après lui, de la belle favorite à propos duquel on forgea tant d'inventions romanesques. Enfin, c'est encore au XVIIe siècle que l'on fît communiquer les anciens bâtiments avec un nouveau corps de logis recouvert d'une terrasse à l'italienne, dont nous croyons inutile de parler plus longuement. Le malheur est que cette construction masque en partie le donjon et dépare le bel aspect romantique de l'ensemble. Le donjon, comme nous l'avons déjà dit, est une des parties les plus anciennes du château. Quand on pénètre dans la salle basse, on constate que le glacis de la tour se poursuit à l'intérieur du bâtiment. Le donjon a donc été à une certaine époque plus dégagé qu'il ne le fut par la suite. La tour ronde primitive fut augmentée au XVe siècle, au nord d'un avant-corps dans lequel s'ouvre la porte, et, à l'est, d'une tonnelle octogonale ornée de petites bretèches. Quelques années plus tard, on relia cette partie du château aux bâtiments principaux par un corps de logis. Les bretèches de la tourelle nous semblent bien attester que ce dernier est postérieur au donjon. En effet, dans la disposition actuelle ces bretèches n'auraient aucune utilité militaire, même théorique.

 Quant à la chapelle fondée par Jacques d'Espinay, qui se trouve à quelques pas du château, c'est un des plus parfaits joyaux de la Renaissance. Elle se compose d'une haute nef, qui se termine par un chevet à pans coupés. En vérité, c'est encore la structure gothique. On la retrouve, dans les contreforts des angles, dans l'arc triomphal qui encadre le portail, les pinacles, les niches à colonnettes superposées, les petits arcs-boutants décoratifs qui aboutissent, comme motif terminal, à un fleuron, mais tous les éléments de cette décoration sont empruntés au répertoire italien. Les pilastres des pieds-droits sont guillochés d'arabesques et sont surmontés d'un chapiteau où les volutes ioniques encadrent une petite tête d'angelot. Les arcs boutants du couronnement sont faits de volutes supportées par des balustres. Dans l'ébrasement, court une merveilleuse décoration, faite de macles, de cartouches, de sujets symboliques, et, au-dessus du linteau, de têtes en ronde bosse, finement sculptées, sortant d'un encadrement ovale, selon la mode chère à Michelozzo, et aux sculpteurs de l'école milanaise. Puis les arabesques recommencent à courir, sur les pieds-droits de la porte à arc surbaissé, sur le linteau, sur la bordure de l'archivolte, qui a pour motif central, une énorme coquille, enfin sur l'encadrement de la haute fenêtre qui surmonte cette archivolte et se termine par une petite rosace. Ce sont les instruments de la Passion qui fournissent le thème de ces dernières arabesques. Une belle statue du Père éternel trône au centre du couronnement. Tel est ce château qui, lorsqu'on découvre ses tours et ses pignons parmi les arbres de la forêt, apparaît au voyageur émerveillé comme un château de conte de fées ou de roman de chevalerie. Aussi n'a-t-on pas manqué d'y voir le décor des galantes aventures du petit Jehan de Saintré ou de la belle au bois Dormant. Sans discuter ces légendes, nous retiendrons cette impression laissée sur les imaginations généreuses. D'ailleurs, ces visions qui les hantent n'ont rien de surprenant, car, de tous les châteaux de la Loire, il n'y en a pas qui ait plus que celui d'Ussé l'apparence d'un château de rêve.

 Éléments protégés MH : le château, à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 2 mars 1927. La chapelle : classement par arrêté du 15 avril 1931. Les façades et les toitures du château proprement dit ; les fossés ; les terrasses ; les façades et les toitures des pavillons d'entrée et des communs situés à l'ouest de la chapelle ; l'orangerie et le parc : classement par arrêté du 18 janvier 1951. 

 château d'Ussé 37420 Rigny-Ussé 

 Téléphone : 02 47 95 54 05 

Château de la Tour du Raynier

Le donjon de la Tour-du-Raynier est une importante construction polygonale arrondie au nord et carrée au sud, dont le couronnement en crénelage a été remplacé par une toiture de tuiles canales sans supprimer les mâchicoulis. Il se compose de trois pièces superposées, toutes trois avec cheminées à hotte et un voûtement différent. Des ouvertures à meneaux éclairent les deux pièces supérieures. Un escalier à vis est incorporé à l'ouest du donjon. Le corps de logis contigu date de la fin du XVe siècle. Les fenêtres à meneaux sont encore encadrées par leurs volets d'époque avec panneaux à serviettes. 

 Éléments protégés MH : le donjon (intérieur et extérieur), le logis, les façades et les toitures et les cheminées et les menuiseries anciennes : inscription par arrêté du 5 août 1963 

 château de la Tour-du-Raynier 37120 Verneuil-le-Château

 

Château de Sepmes

Ancienne châtellenie qui relevait de Sainte-Maure. Le château a été construit pour Jean de Taix, gouverneur de Loches, ambassadeur à Rome, grand maître de l'artillerie en 1546, et mort au siège de Hesdin en 1553. De la construction Renaissance reste un corps de logis rectangulaire, flanqué au sud d'un bâtiment décalé sur plan carré. Celui-ci doit être la partie la plus ancienne de la demeure, qui a remplacé la forteresse primitive. Le corps de logis principal devait comporter deux étages, mais il a été en partie rasé. A l'intérieur, il conserve un escalier droit, proche de celui d'Azay-le-Rideau, dont les rampes droites sont couvertes d'un plafond rampant à caissons sculptés de fleurons, la cheminée de la grande salle est ornée de peintures portant la devise "concordia fratrum". Dans la cour un puits a conservé sa margelle monolithe aux gargouilles sculptées ressemblant à des lions. Les dépendances ont été endommagées. La façade Est était ornée de colonnes rondes à chapiteaux corinthiens. 

 Éléments protégés MH : le château : classement par arrêté du 26 mai 1977. Le bâtiment des communs : inscription par arrêté du 26 mai 1977. 

 château de Sepmes 37800 Sepmes

   

Châteaux les plus consultés

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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