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Château de Cascastel

La Villa Calcicustello est mentionnée dès 861 dans une charte. Le fort est cité en 1119. L'abbé de Lagrasse en était le seigneur justicier et y conserva ses droits jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Il n'était toutefois pas l'unique seigneur du lieu. Le château, qui ne figure jamais parmi les états de dépenses de l'abbaye, devait être occupé par les seigneurs en paréage. La tour est le seul vestige du fort primitif. Au sud de la tour, le logement a été complété au XVIIIe siècle, par d'importants bâtiments aujourd'hui en ruines. Des bâtiments existaient également au nord de la tour, sans doute démolis lors de la construction du four qui a sans doute servi pour le traitement de l'antimoine. Il est certainement antérieur à 1903 voire au XIXe siècle, car les parements extérieurs ne portent pas trace de boucharde Les traces de ciseaux et la taille des joints semblent permettre de le dater du XVIIe siècle. Les bâtiments du château comprennent une vaste maison du XVIIIe siècle complètement délabrée, une tour carrée et le four. Le château était relié au parc situé sur l'autre rive, par un pont à quatre arches. 

 Éléments protégés MH: la tour carrée avec carrelage de la salle basse, ainsi que le four adjacent : inscription par arrêté du 10 avril 1948. Le château en totalité : inscription par arrêté du 9 novembre 2001. 

 château de Cascastel 11360 Cascastel-des-Corbières

   

Château de la Caunette

Le lieu de la Caunette doit son importance historique à la présence de mines de fer et de plomb, citées en 1336 et affermées chaque année pour le compte du domaine royal. En 1667, le laboratoire des mines est installé au château, communiquant par une descente et un puits, avec les travaux miniers anciens. En 1826 un météore aurait endommagé la porte de l'escalier et causé des dégâts aux appartements. Le bâtiment occupe un quadrilatère dont deux des angles opposés sont prolongés par des tours carrées, celle du sud-est servant de logement, celle du nord-ouest d'escalier. L'accès à ce quadrilatère devait autrefois être défendu par une enceinte de murailles dont il ne reste qu'une section. La façade conservant des vestiges gothiques se trouve à l'ouest avec, au premier étage, des fenêtres à meneaux croisés et, au second étage, deux demi-fenêtres à meneau horizontal. Les décors Renaissance se trouvent sur les trois autres façades et sur les deux tours. La porte de l'escalier est encadrée par un ordre dorique simplifié. Sur le palier du premier étage s'ouvrent deux portes à encadrements moulurés avec pilastres cannelés. 

 Éléments protégés MH: les fenêtres et les portes anciennes des quatre façades, la tour carrée Sud-Est et la tourelle d'escalier carrée Nord-Ouest : inscription par arrêté du 27 septembre 1948. 

 château de la Caunette 11600 Lastours

   

Château d'Airoux

Seigneurie du domaine royal, inféodée aux Fontaines en 1310, engagée aux La Baylie au XVe siècle. Elle passa à Du Buisson au début du XVIe siècle. L'édifice changea maintes fois de propriétaires jusqu’à la Révolution Française. A ce moment là, les paysans se répartissent les terres d’Airoux. La construction du château actuel doit être attribuée à Barthélémy de Buisson et ne semble représenter qu'une partie de l'ensemble primitif. L'entrée a disparu et probablement aussi l'une des ailes qui entouraient sur trois côtés la cour d'entrée. Cette dernière était précédée par un pont-levis (démoli au début du XXe siècle), fermée par un mur et entourée sur trois côtés par des bâtiments. L'escalier est situé dans une tourelle d'angle à droite de l'entrée. Seuls deux éléments des défenses extérieures subsistent: à droite de l'entrée une canonnière ovale; à l'angle extérieur nord-ouest la base d'une échauguette. La tourelle d'escalier octogonale s'ouvre par une porte encadrée par un ordre dorique à colonnes engagées. La frise est ornée de triglyphes compartimentant quatre métopes. Le décor des métopes commence, à gauche, par une rosace pour se terminer, à droite, par un bucrane. Au-dessus, des denticules sont surmontés par un beau fronton circulaire, lui-même orné de denticules. L'architrave, constituée par deux linteaux encastrés, n'a pas reçu d'ornement sur sa face antérieure. Par-dessous, elle a été compartimentée de caissons où alternent les pointes de diamant et les rosaces. La porte s'ouvre sous un arc en plein cintre dont l'encadrement est orné de canaux rayonnants et, extérieurement, de rais de coeur fleuronnées. L'ancien escalier de pierre a été remplacé par une vis de bois et briques. Au sommet, l'accès à la terrasse se faisait par une petite tourelle extérieure reposant sur une trompe d'angle. Au XXe siècle, cette construction Renaissance appartient à M. Grillères. 

 Éléments protégés MH: la porte de la tourelle d'escalier : classement par arrêté du 5 avril 1948. 

 château d'Airoux 11320 Airoux

   

Château de Pomas

Le territoire de Pomas est mentionné dans plusieurs sources textuelles dès le IXe siècle. Celles-ci font référence à plusieurs donations réalisées avec l'abbaye de Saint-Hilaire. D'après Dominique Baudreu, ces échanges suggèrent qu'une partie du territoire de Pomas, voire sa totalité, était placée sous la subordination de l'abbaye.£Les premières mentions du château sont datées du XIVe siècle, où le lieu est désigné sous le terme de castrum en 1319. Il est cependant probable qu'un premier château existait dès la seconde moitié du XIIe siècle. Plusieurs mentions laissent en effet supposer l'établissement de seigneurs laïques durant cette période parmi lesquels Ponce de Pomars et Pierre de Pomas. En 1327, la seigneurie est partagée entre différents co-seigneurs, Arnaud Hélie, Simon Goloinh (ou Goulers) et Raymond de Bringuier. La seigneurie semble rester dans les biens des familles Bringuier et Goloinh jusqu'en 1377. À cette date, elle est partagée avec Guillaume d'Aban, époux d'Alpais Goloinh, et successivement avec Jacques Pech puis Guillaume Pech. La famille d'Aban conserverait le titre de seigneur de Pomas jusqu'au milieu du XVe siècle. À partir de la deuxième moitié du XVe siècle, la famille Rabot, probablement originaire de Limoux, obtient la seigneurie de Pomas. En 1452, Jean Rabot dénombre pour la demi-seigneurie de Pomas. Il est anobli en juillet 1455. Parmi ses quatre fils, Antoine Rabot est présenté comme seigneur de Pomas dès 1490 dans la liste des consuls de Limoux. Il serait le commanditaire des plafonds peints conservés dans le château où les armes parlantes de la famille et de leurs alliances sont représentées à plusieurs reprises. À partir du troisième quart du XVIe siècle, la seigneurie passe aux mains de la famille de Voisins suite à une alliance contractée entre Peyronne Rabot et Guillaume de Voisins. Leur fils, Gabriel Rabot, dit de Voisins, succède à son oncle et devient seigneur de Pomas avant sa majorité vers 1566. Sa descendance conserve la seigneurie jusqu'en 1719, date à laquelle Odet II de Voisins meurt foudroyé. La seigneurie de Pomas est alors acquise par Guillaume Castanier d'Auriac, et est confisquée à sa petite-fille, la marquise de Poulpry, en 1793. D'après Alphonse Mahul, le château est acheté à cette période par Raymond Hérisson, un imprimeur de Carcassonne. L'édifice reste dans les biens de la famille comme en atteste une mention de 1851 où Ambroise Hérisson est désigné comme propriétaire du château. En 1863, l'édifice devient la propriété de M. Fort. Au cours du XXe siècle, le château est partiellement habité par la famille Pech-Marty qui le vend au début des années 1970. 

 Éléments protégés MH: le château : inscription par arrêté du 14 avril 1948. Le plafond peint au premier étage et la salle correspondante : inscription par arrêté du 16 novembre 1987. 

 château de Pomas 11250 Pomas

   

Château de Clermont-sur-Lauquet

Le "castrum" est mentionné en 1110. Ce château-fort aurait été détruit au XIIIe siècle et il n'en subsisterait que le donjon. La tour est de plan barlong. L'entrée s'effectue à la base de la paroi nord, par une porte basse. La salle basse est voûtée en berceau. La salle établie au-dessus de cette voûte ne semble pas avoir été voûtée. A la hauteur de cette salle s'ouvraient deux longues archères. Ces fentes présentaient, à leur partie basse, un petit ébrasement triangulaire, habituel dans la seconde moitié du XIIe siècle. La paroi orientale a été ajourée par une fenêtre dont le linteau était sculpté de façon à simuler une arcature trilobée. Cette tour est demeurée à peu près intacte jusqu'à la fin du XIXe siècle. A cette époque, elle commence à être démolie pour une raison inconnue. 

 Éléments protégés MH: le château (ancien) : inscription par arrêté du 13 avril 1948. 

 château de Clermont-sur-Lauquet 11250 Clermont-sur-Lauquet

   

Château de Castelnaudary

Un dénommé Arius éleva un château dès le XIIe siècle. La fortification est assiégée deux fois pendant la croisade contre les Albigeois, en 1211, par Simon de Montfort qui voulait y pénétrer et en 1220 par Raimond VI comte de Toulouse qui souhaitait l’en faire sortir pour récupérer son bien. A partir de cette époque le castellum se transforme progressivement en castrum, c’est à dire en bourg. Le Traité de Paris, en 1229, livrant le comté de Toulouse à la couronne de France, le château est rasé, ayant protégé des hérétiques plus ou moins avérés. Durant la guerre de Cent Ans, le Prince Noir incendie la ville afin de punir les factieux. Louis XI crée le Comté du Lauragais en 1477, mais c’est Catherine de Médicis, qui permettra à Castelnaudary d’acquérir ses titres de noblesse. Lorsque Castelnaudary devint, en 1554, le siège d'une sénéchaussée avec présidial, cette juridiction s'établit dans l'ancien château. C'est probablement à cette époque qu'il faut rapporter les vestiges encore existants, et notamment les grandes fenêtres à meneaux. Les prisons furent installées dans le même bâtiment et y demeurèrent jusqu'au XIXe siècle. En 1622, profitant de la visite de Louis XIII, les magistrats lui présentèrent une requête en vue de la démolition du château. Le roi accorde la démolition du quartier des prisons. Ces dernières devaient être réédifiées à l'emplacement de l'ancien four de Saint-Pierre, mais il semble que ce projet n'ait jamais été réalisé. Les prisons existaient encore en 1929. La seule partie de façade bien conservée du château se situe à l'ouest d'un des grands côtés. C'est la seule section bâtie en pierre d'appareil. Les grandes fenêtres sont à meneaux croisés. Meneaux et encadrements sont largement chanfreinés. Des traces de murs laissent supposer que les aménagements du Présidial au XVIe siècle ont conservé et utilisé les bases de murs préexistants. 

 Éléments protégés MH: la toiture et la façade appareillée avec quatre fenêtres à meneaux et croisillons : inscription par arrêté du 27 avril 1948. 

 château de Castelnaudary, rue du Présidial, 11400 Castelnaudary 

Téléphone : 04 68 23 00 42

   

Château de Sallèles

Le château de Sallèles fut construit probablement en 1542 et agrandi dans la deuxième moitié des XVIIe et XVIIIe siècles. Il se compose de deux corps de bâtiments en équerre bordant une cour. L'aile sud constitue la partie la plus ancienne (XVIe siècle). A l'intérieur, les divisions modernes ont modifié la distribution d'origine et fait disparaître les cheminées. A l'étage présence d'un décor peint du XVIe siècle. Dans l'aile ouest la cage d'escalier avec rampe de ferronnerie datée de 1739. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures de l'aile des XVIIe et XVIIIe siècles, y compris les tours ; la cage d'escalier avec le grand escalier du XVIIIe siècle de l'aile des XVIIe et XVIIIe siècles ; le sol des anciens jardins; l'aile Renaissance en totalité, y compris la cheminée du rez-de-chaussée, ainsi que la terrasse : inscription par arrêté du 19 mai 2003. 

 château de Sallèles d'Aude, 27 cour du Château, 11590 Sallèles d'Aude

   

Château de Labécède-Lauragais

Le château de Labécède Lauragais est imposant par ses dimensions bien qu’il fut amputé de la partie orientale où subsiste une tour ronde, l’ensemble s’appelle "La Citadelle" construite vraisemblablement au XIVe siècle, avec des tours d’angle et d'impressionnants murs; donc une puissante forteresse. A la révolution, elle fut endommagée, les blasons sculptés sur les murs, datant du XIVe siècle, furent grattés, il en subsiste des traces. Le château est remanié à la fin du XIXe siècle par la famille du vicomte de Carayon Latour qui lui apporte un style Renaissance et beaucoup de clarté. Le château est encore entretenu, il est ouvert aux particuliers et aux entreprises, visite gratuite du jardin les 20 juin, 4 juillet, 22 août et en septembre pour la journée du patrimoine. 

 Éléments protégés MH: le portail, vantaux non compris : inscription par arrêté du 13 avril 1948. 

 château de Labécède Lauragais 11400 Labécède-Lauragais

   

Château de Villarzel

Château en briques cantonné de trois tourelles, dominant le village. Une partie ancienne, datant de la fin du XVe et du début XVIe siècle, s'élève au nord-est, rappelant le plan d'une maison forte de petit chevalier villageois. Elle se compose d'un rez-de-chaussée avec salle et cuisine, et d'un étage accessible par un escalier en vis hélicoïdal, hors-œuvre, de style gothique tardif. Les pièces s'ornent un décor stuqué du XVIIe siècle sur la porte, les plafonds à la française ainsi que la cheminée. Une partie construite avant le XVIIIe siècle double le logis ancien vers le sud ouest avec l'adjonction de deux autres tours dont l'une a été démolie au XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH: en totalité, le château et son décor intérieur, l'escalier en vis et ses bâtiments annexes, y compris le sol de la parcelle correspondante : inscription par arrêté du 21 septembre 2006. 

 château de Villarzel 11300 Villarzel-du-Razès

   

Château de Rieux-Minervois

Les premières mentions du château remontent au XIIe siècle. On peut déterminer cinq campagnes de construction ou de réaménagement : fin XIIe début XIIIe siècle : aile ouest (donjon); XVe, fin XVIe siècle agrandissement vers le nord (fenêtres à croisées, courtine, deux tours élevées en 1591); début XVIIe siècle: agrandissement du logis vers l'est; XVIIIe siècle: plan en U de l'aile est, décor de gypseries; XIXe siècle: installation de l'escalier en vis. L'édifice se compose de trois corps de bâtiments disposés en U autour d'une cour au nord. Le corps principal, allongé, est sensiblement orienté est-ouest. Deux grosses tours cylindriques flanquent les angles sud-est et nord-est, tandis que deux tourelles montant de fond, de plan rectangulaire, font saillie sur la façade nord de l'aile occidentale. Le corps de bâtiment le plus ancien correspond à l'aile ouest, y compris la partie occidentale du corps central, noyau primitif du château, sorte de donjon de plan légèrement trapézoïdal. Ce donjon devait se dresser à l'intérieur d'un enclos défendu par des ouvrages secondaires. 

 Éléments protégés MH: le château, y compris son assiette et à l'exception de l'intérieur de l'aile est : inscription par arrêté du 24 mars 1997. 

 château de Rieux 11160 Rieux-Minervois

   

Château de Molleville

Édifié probablement au XIIIe siècle, le château fut reconstruit au XVIIIe siècle. C'est dans cette demeure que vécurent pendant plus de trois siècles (1531-1875) les De Molleville, dont quelques-uns exercèrent la charge de capitoul à Toulouse et en particulier de Bertrand de Molleville, ministre de la marine sous Louis XVI. L'édifice est à deux étages sur rez-de-chaussée et un étage de comble. De plan massé rectangulaire, il est cantonné par quatre tours quadrangulaires. Il est précédé, à l'est, par une cour fermée au sud par les communs, au nord et à l'est par un mur d'enceinte crénelé. Sur le mur Est s'ouvre la porte principale, sommée des armes de Molleville. Sur la façade ouest a été ménagée une entrée secondaire moderne qui est venue remplacer une porte du 17e siècle, en partie dissimulée par la tour sud-ouest. L'ensemble des ouvertures date de 1757, à l'exception de deux fenêtres à croisée sur le mur nord. Dans l'axe de la façade est, au niveau du comble, une bretèche défendait l'entrée du château. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, le mur qui clôture la cour Est : inscription par arrêté du 26 novembre 1986. 

 château de Molleville 11410 Molleville

 

Château de Miramont

Un texte de 779 indique que Miramont surveillait le pays avoisinant, alors occupé par les sarrazins. Le château est attesté au XIe siècle. En 1213 le château est sous l'autorité de Raimon Roger de Foix, Comte de foix, suzerain du roi Pierre II d'Aragon. Le château sert de refuge à de nombreux parfaits, notamment : Guillaume de Lagleize, Bernard de Salsenac, Raimond Tournier,Guilhabert de Castres, Bernard Marty. Cette situation explique la tradition locale qui veut que Miramont ait été le dernier château cathare. Mais historiquement, le dernier château à tomber, a été huit ans plus tard le château de Niort-de-Sault. En 1247 Miramont est rasé par Roger IV de Foix qui dépouille, sous prétexte d'hérésie, Raymond de Rabat de tous ses biens. Il lui fera un procès pour s'en plaindre en 1250. Le château a été entièrement rasé, mais ses terrasses de soutènement sont encore visibles sur la roche bombée qui le supportait. Cette roche est appelée La roche ronde ou encore le chapeau de gendarme par les habitants de Rabat. 

 Éléments protégés MH: les vestiges du château de Miramont : inscription par arrêté du 17 février 1926. 

 château de Miramont 11800 Barbaira

   

Château du Castelet des Crozes

Construit à la fin du XVIIIe siècle, le Castelet a conservé l'essentiel de ses dispositions d'origine. C'est une maison des champs conçue suivant un axe de symétrie Nord-Sud qui dicte la composition d'ensemble y compris les jardins, vraisemblablement commandés par Jean-Jacques Soulier, petit-fils du constructeur du château, à partir de 1780. Le domaine est composé d'un logis, sorte de maison des champs s'apparentant aux folies de la région de Montpellier ou de Pézenas construites au XVIIIe, avec des dépendances et des jardins d'agrément compartimentés. L'ornementation de la façade est animée par des médaillons, des pots à feu et guirlandes sur les pilastres du corps central et dessus de fenêtres. La distribution intérieure est celle du projet initial connu par un plan du XVIIIe siècle non daté. Les pièces ont gardé un exceptionnel décor du XVIIIe siècle: décors peints antiquisants rythmés de colonnes jumelées et de plinthes de faux marbre, les murs animés de guirlandes et de médaillons enrubannés avec têtes d'empereurs romains. L'intérêt de l'ensemble réside dans la présence de peintures murales et de papiers peints, à l'intérieur du château qui datent du XVIIIe siècle. A l'extérieur de la demeure, les jardins, de grande qualité, sont des jardins compartimentés avec parterres de broderie accompagnés de vergers et de potagers. Au XIXe siècle, les jardins font l’objet de modifications avec la suppression des fruitiers-potagers et la création d’une orangerie mais seront globalement conservés en l’état pendant près d’un siècle. L'ensemble du domaine témoigne de la réussite de la bourgeoisie à la fin de l'Ancien Régime, de son adoption du mode de vie aristocratique et des formes esthétiques novatrices. 

 Éléments protégés MH: le château en totalité avec ses décors intérieurs (papiers peints et peintures murales de la fin du XVIIIe siècle) , ses jardins, ses vergers, ses potagers, les pavillons d'angle et les murs de clôture (sauf dépendances) : classement par arrêté du 21 juillet 2000. 

 château du Castelet des Crozes 11400 Castelnaudary

 

Château d'Auriac

En 1028, le castellum d'Auriag est donné aux frères d'Auriac au profit du vicomte d'Aton III. Raimondus Ameli et Bertrandus font hommage au Comte Raymond de Barcelonne, en 1067. Rangarde comtesse de Carcassonne vend ses droits sur le domaine d'Auriac à Raimondus comte de Barcelonne. Bernard Aton, Vicomte de Carcassonne, rend hommage à l'évêque pour les terres d'Auriac jusqu'au Termenes, et en 1124, Pierre Raimond d'Auriac, autionne Raimond de Durfort, pour la paix conclue avec Bernard Aton, vicomte de Carcassonne. En 1125, Petrus Raimondis d'Aurig après avoir été un seigneur rebelle, fait sa soumission au Vicomte Bernard Aton. Vers 1211, après la croisade des Albigeois, le château semble être en possession d'un seigneur du nord. En 1227, l'archevêque de Narbonne écrit une lettre de protestation sur les possessions abusives des seigneurs des croisades. Il revendique les terres d'Auriac. Au début du XVe siècle, il semble que le château soit remanié. Au XVIe siècle, les bâtiments intérieurs sont modifiés, grandes fenêtres, et escaliers en tourelles sont réalisés. Le château est situé sur un étroit plateau rocheux, accessible par la route d'un côté et donnant sur un ravin de l'autre. La face d'entrée de la tour esst percée de trois séries d'ouvertures superposées. En remontant vers l'ouest, un mur perpendiculaire à la courtine pourrait être le vestige d'une deuxième tour carrée moins importante, près de laquelle devait se trouver une autre entrée. Au-delà de la tour, la courtine se prolongeait de quelques mètres puis se retournait brusquement à angle aigu en suivant le dessin de l'éperon rocheux. Cet ouvrage d'angle est complété par une petite guette demi-circulaire. Puis un mur perpendiculaire à la courtine sud, dans le prolongement de la face orientale de la tour, ainsi que deux autres, délimitent un rectangle qui était occupé par l'ancien corps de logis. Au nord-est et au nord, les défenses sont pratiquement inexistantes de par la nature du site. Seul se voit le vestige de la chapelle, construite au bord du ravin. Vers l'ouest se trouve la partie la plus vulnérable de la forteresse, défendue par deux enceintes successives. 

 Éléments protégés MH: les ruines du château d'Auriac : inscription par arrêté du 10 avril 1948. 

 château d'Auriac 11330 Auriac

   

Château de Villar-en-Val

Confisquée par Saint-Louis, ainsi que tous les biens du chevalier Pierre de Clermont, la seigneurie du Villa fut donnée en 1272 à Raymond d'Aban par Philippe le Hardi. Pendant les guerres de Religion, le château abrita les tenants de la religion réformée. Une armée levée par les consuls du diocèse de Carcassonne, investit le Villar en 1569. Le seigneur réussit à s'enfuir mais le château avait été détruit. Il fallut attendre le XVIIe siècle pour que le château fut restauré. En 1671, la culpabilité du seigneur du Villar dans l'assassinat d'Elisabeth de Levis, abbesse de Rieunette, venue prendre possession d'un bien contesté par le propriétaire du Villar, entraîna la confisquation des biens qui furent attribués au seigneur de la Bastide-en-Val. Au XVIIIe siècle signalé comme ruiné, il fut remis en état au XIXe siècle. Le corps de logis principal est de plan allongé et présente, entre ses deux longues façades, une dénivellation de deux à trois mètres. L'élévation comporte deux grands étages sur rez-de-chaussée, desservis par un grand escalier situé en bout, du côté nord. Ouvertures en croisées de meneaux. A l'intérieur, une grande salle au rez-de-chaussée est voûtée d'arêtes et a conservé sa grande cheminée à hotte verticale, avec pilastres à moulurations classiques. A l'angle sud-ouest, cinq corbeaux triples en grès supportent, sur les deux façades, quatre arcatures en briques soutenant les murs de la guette. A l'ouest, une remise ou bergerie présente un montant de porte sculpté d'une tête. Cette tête étant à l'envers, la pierre de ce piédroit a probablement fait l'objet d'un réemploi. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 21 février 1973. 

 château de Villar-en-Val 11220 Villar-en-Val

   

Château de Puichéric

En bordure de l'étang asséché de Marseillette, Puichéric a conservé son caractère médiéval du XIe siècle. Le premier château de Puichéric, date probablement du VIe ou du VIIe siècle. Il connut les exactions de la croisade contre les Albigeois, puis les fortifications de Puichéric furent ruinées par les anglais du Prince Noir en 1355, leur pierres servirent à remonter l’enceinte actuelle, puis il vécut une période de prospérité grâce au Canal du midi.Les bâtiments d'habitation entourent les quatre côtés d'une cour intérieure carrée, avec entrée par l'est. Le jardin se trouve à l'ouest, borné par les anciens murs d'enceinte, renforcés par une seule tour carrée, transformée ultérieurement en pavillon. Les dépendances sont situées à l'est et encadrent les passages entre le portail extérieur et l'entrée de la cour. Le plein cintre du portail est décoré de caissons à feuillages. Des pilastres l'encadraient, dont il ne reste que des impostes. Quelques moulures de l'entablement ont subsisté. Il semble qu'il y ait eu, au-dessus, un logis de gardien aujourd'hui démoli. Un passage couvert ouvre sur la cour. La façade nord est percée, au premier étage, d'une fenêtre à meneaux croisés, moulurés, comme les encadrements intérieurs, de deux cavets séparés par un filet. La fenêtre est encadrée de deux colonnes corinthiennes qui reposent sur des colonnes toscanes au rez-de-chaussée. La porte d'entrée des appartements s'ouvre sur la façade sud. C'est une porte à tabernacle, avec fronton rompu et deux séries de moulurations d'encadrement à crossettes. Cette porte ouvre sur un escalier à deux volées desservant un étage et composé d'une rampe sculptée. Le pilier de départ est orné, sur trois faces, d'un cartouche rectangulaire prolongé par deux demi-cercles, sculpté sur deux plans et en quart de rond au nu du pilier. Au palier de l'étage, le pilier d'angle est orné de cartouches analogues, se retournant sur les deux faces adjacentes à l'arête. Les plafonds de l'angle nord-est sont visibles dans une chambre du premier étage. Les peintures, localisées aux faces latérales des poutres principales, ont pour sujet une série de paniers fleuris, de bouquets et de médaillons ovales à paysages, reliés par des rubans tenus par des amours, avec bordure de feuilles d'acanthe. Les peintures visibles du grenier représentent également des motifs divers, reliant des médaillons ovales. Les sujets de ces médaillons sont très variés (port, bateau de guerre, paysage, forteresse). La tour carrée au fond du jardin est une construction puissante, probablement antérieure aux restaurations du XVIe siècle. Elle a été recouverte par un dôme. L'intérieur conserve également une série de médaillons peints à la fresque et qui paraissent dater de la fin du XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH: le château en totalité, y compris l'enceinte : inscription par arrêté du 8 novembre 2013. 

 château de Puichéric 11700 Puichéric 

Téléphone : 04 68 75 40 95

   

Château de Leuc

Le "feudum de Leoco" est cité en 1110 ; le "castrum" en 1215. Le château fut pris par les Ligueurs en 1589. Un incendie le ravagea en 1791. Il se composait auparavant de cinq tours, quatre aux angles d'un vaste rectangle, la cinquième servant de donjon au centre d'un grand côté. Il ne reste aujourd'hui que la moitié sud-ouest du rectangle et trois tours dont le donjon. Cet ensemble fortifié, qui occupe une butte, commandait la route de Carcassonne à Saint-Hilaire en un point où la vallée est resserrée. Le donjon s'élève sur une base en glacis. Les traces d'un hourdage en bois sont encore visibles sur les parties hautes. Les canonnières et la fenêtre grillagée sont des remaniements probables des XVIe et XVIIe siècles. Cette tour pourrait être plus ancienne que les autres constructions et avoir été conservée, avec quelques courtines, dans la nouvelle construction du XIVe siècle. A l'intérieur, une sale voûtée est largement éclairée par la fenêtre grillagée. La grille est un ouvrage de ferronnerie à deux séries de barreaux obliques. La tour carrée du sud devait, selon la tradition, comporter quatre étages voûtés dont il ne reste que la salle basse, voûtée d'arêtes, et deux étages sous charpente. Cette salle basse est la chambre dite "de la Pleureuse" dans laquelle se réfugia, durant 43 ans, Magdeleine de Siran, veuve de Benjamin de Levis-Montmaur, assassiné en 1653. Les étages sont desservis par un escalier en vis, devenu escalier de service depuis la construction du grand escalier. La tour carrée du nord est très altérée par divers remaniements. Sa salle basse est voûtée sur de puissantes ogives dont la clé a été sculptée aux armes de Dax. Les appartements des étages, aussi bien des tours que des bâtiments intermédiaires, ont été redistribués au cours du XIXe siècle. Toute cette partie du château peut être attribuée à l'archevêque de Narbonne, Pierre de la Jugie, entre 1372 et 1375. L'embellissement du château est attribué à Arnaud Dax, marchand de Carcassonne qui acheta la seigneurie en 1457. Le grand escalier est le morceau principal de cette adaptation de la vieille demeure féodale. Une tour octogonale engagée dans l'angle s'ouvre par cinq baies superposées. La grande salle qui occupe l'aile sud, entre le grand escalier et la tour carrée de la Pleureuse, a été, à la même époque, ornée d'une grande cheminée monumentale. Les jambages sont des colonnettes à base flamboyante semblables à ceux des fenêtres de l'escalier. 

 Éléments protégés MH: le château de Leuc en totalité : inscription par arrêté du 14 avril 1948. 

 château de Leuc 11250 Leuc

 

Château de Citou

Cette dépendance de l'abbaye de Caunes est mentionnée sous la dénomination de "castrum" en 1183 et 1189. Le château apparaît plutôt comme une maison fortifiée, utilisant une position naturelle très forte. Bâti au sommet d'un escarpement rocheux, il se présente comme un quadrilatère avec trois côtés rectangulaires et un oblique. Le côté nord-ouest est au sommet d'une falaise verticale. L'entrée se fait par le sud, à deux mètres au-dessus du sol extérieur. Elle est défendue par une bretèche reposant sur de hauts corbeaux de schiste par l'intermédiaire d'un grand linteau schisteux, laissant une fente libre pour l'attaque. A l'angle sud, une échauguette est bâtie de façon semblable, sur cinq corbeaux. La tourelle de l'angle nord, ronde, est en encorbellement sur une embase schisteuse circulaire. A quelques mètres à l'est, sur un terre-plein qui devait être clos de murailles et dépendre du château, le roc est creusé d'un silo rectangulaire. 

 Éléments protégés MH: les ruines du château : inscription par arrêté du 27 avril 1948. 

 château de Citou 11160 Citou

   

Château de Capendu

Dominant la ville, les ruines du château datent du XIVe siècle. La place était fortifiée depuis la fin du XIe siècle (un castellum est mentionné en 1063). On retrouve la trace du village en 1210, lors d'un soulèvement des habitants de Montlaur contre les envahisseurs venus du nord. Ils furent pour la plupart exterminés par Simon de Montfort, lequel avait pris soin de laisser son épouse dans le château. La demeure fut l'objet de querelles entre Simon de Montfort et l'abbé Guillaume représentant les intérêts de l'abbaye de Lagrasse. On retrouve des traces de Raymond de Capendu ainsi que de Pierre Raymond de Capendu en 1224 et en 1222, traitant avec Amaury de Montfort pour récupérer leurs biens. Ayant soutenu leur seigneur légitime le vicomte Trencavel, la croisade les avaient dépossédés. Raymond de Capendu aurait signé une reconnaissance de dettes en faveur de l'Eglise cathare, des testaments ont été rétrouvés dans une marmite cachée dans les ruines de la commanderie du Temple de Douzens. 

 Éléments protégés MH: les vestiges du choeur et les pans de murs anciens avoisinants de la chapelle : classement par arrêté du 4 août 1927. 

 château de Capendu, 39 rue de la Cité, 11700 Capendu

 

Château de Serviès-en-Val

La villa est mentionnée dans un acte de 951. La seigneurie appartint aux comtes et vicomtes de Carcassonne, puis aux seigneurs de Termes. En 1260, Olivier de Termes céda Serviès au roi de France qui, en 1261, fit attribuer Serviès au chapitre cathédral Saint-Nazaire de Carcassonne. En 1525, il fut au nombre des domaines aliénés par le chapitre pour le rachat de François Ier. Le château comprend deux parties : un bâtiment de plan barlong, dit "donjon", et un ensemble de bâtiments résidentiels comprenant trois tours d'angle (deux rondes et une carrée). Le "donjon" peut dater du XIIe ou XIIIe siècle. Certains détails (bretèches, embrasures à banquettes, escalier droit dans un mur) font préférer cette dernière datation. L'escalier droit au mur d'échiffre plein, les croisées de meneaux, des plafonds à poutrelles rapprochées, situeraient la partie résidentielle dans la première moitié du XVIIe siècle. Les cheminées décorées seraient postérieures à 1784. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la cheminée en marbre surmontée d'un décor moulé est installée et établissement d'une terrasse. Un jardin en terrasses est aménagé du côté de la façade principale. A l'intérieur, décor composé de gypseries, papier peint, peintures. 

 Éléments protégés MH: le château de Serviès en totalité : inscription par arrêté du du 17 février 1926. 

 château de Serviès en Val 11220 Serviès-en-Val

   

Châteaux les plus consultés

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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