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Château d'Entraygues
Le premier château est sans doute le "castrum" mentionné dans la première moitié du XIe siècle par le "Livre des miracles de sainte Foy" : son emplacement ne serait pas celui du château bâti par le comte de Rodez Henri II sur le terroir du Pla acheté en 1278. Les informations dont nous disposons paraissent cependant contradictoires : la salle comtale aurait été bâtie sur l'emplacement d'un ancien donjon et se trouverait pourtant dans le château construit par Henri II. De fait la tour orientale, la tour Farnal, pourrait en grande partie dater de la seconde moitié du XIIe siècle : l'achat du Pla en 1278 aurait donc permis d'agrandir l'édifice à partir de constructions existantes. La tour ouest, appelée "tour Panadèse" du nom des Panat, coseigneurs d'Entraygues auxquels elle appartenait, conserve une élévation en pierre de taille qui peut appartenir au XIIIe siècle. Le nouveau château serait achevé en 1290, et c'est dans l'escalier qu'est rédigée en 1292 la charte de franchises d'Entraygues. Le seul vestige de ce corps de logis serait son angle sud-est, où apparaît encore à l'étage le piédroit d'une porte. L'édifice a fait l'objet d'un dessin en 1555 et d'une description au XVIIIe siècle, dans lesquels on peine à retrouver la construction qui nous est parvenue. Des lettres royales de 1379 ordonnent le rétablissement des "bastons et pannonceaux" du comte d'Armagnac, qui avaient été remplacés par ceux du roi. La ville est prise par les protestants en 1588, et le château est incendié, provoquant la destruction de l'une des tours. Puis en 1604, c'est un arrêt du Parlement qui ordonne la confiscation des biens de noble Raymond de Vialar, seigneur d'Entraygues, et la destruction du château qui est rasé à l'exception des deux tours. Après une longue procédure, Raymond de Montvallat obtient du roi, en 1624, de rentrer en possession de la seigneurie d'Entraygues qu'il tenait de sa mère Paule de Vialar. Le château est reconstruit par Henri II de Montvallat de 1654 à 1656, date inscrite sur la porte du corps de logis. Les Montvallat restent seigneurs et comtes d'Entraygues jusqu'à la Révolution. En 1781, le château, qui n'est plus habité que par le concierge, comprend grange, basse-cour et jardin ; à la Révolution, il est vendu comme bien national en deux lots acquis par Rigal et Boubal, celui-ci mutilant les armoiries de la ville et du comte qui se trouvaient sur la porte.
Le château comptait trois tours : la tour Farnal, à l'est, et la tour Panadèse, à l'ouest, et une troisième démolie au XVIe siècle, correspondant à trois coseigneurs. La tour Farnal, peut-être le donjon des comtes de Rodez, est bâtie en moellons équarris régulièrement assisés ; elle conserve dans son élévation nord, au premier étage, une porte couverte d'un arc dont le tracé est proche du plein-cintre, et un baie en fente sous un arc en plein-cintre dans son élévation sud. La tour Panadèse, des seigneurs de Panat, a été en grande partie reconstruite (c'est peut-être la tour détruite par l'incendie de 1588) : elle conserve une partie de son élévation nord, en pierre de taille, avec une porte à arc brisé et tore sur l'angle, et dans son élévation ouest, à l'étage, le piédroit et le départ de l'arc d'une autre baie. Les consoles des mâchicoulis disparus qui couronnent les deux tours sont peut-être tardives. Du logis médiéval, où se trouvait sans doute la salle comtale, ne semble subsister que l'angle sud-est. Sur la cour, la porte de 1656 est à bossages et entablement à métopes et triglyphes sous un fronton brisé triangulaire.
Château de Saint-Félix
Vers 1606, les Jésuites du collège de Rodez firent construire cette maison des vignes comme résidence d'été. L'édifice est vendu comme bien national en 1793 durant la Révolution. C'est un bâtiment rectangulaire de trois niveaux sur cave. Au centre de la façade nord est accolée une tour. Sur la façade nord de la tour, un bâtiment de plan en U, renferme les communs et est doté à l'est d'un four à pain semi-circulaire. La tour carrée contient un escalier tournant à quatre volées desservant les pièces du corps de bâtiment. La décoration des pièces a presque entièrement disparu. Les quatre cheminées du rez-de-chaussée et du premier étage ont conservé le décor stuqué de leur manteau.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 9 novembre 1984.
château de Saint Félix 12000 Rodez
Château de Salles-Curan
Le château actuel fut bâti vers 1441 par Guillaume de la Tour évêque de Rodez pour devenir résidence d’été de ces évêques qui l’utilisèrent jusqu’en 1770. Les bénédictines de l’Arpajonie de Millau s’y réfugièrent en 1601 après la destruction de leur couvent par les calvinistes. En 1779, l’évêque Champion de Cicé voulut le faire démolir et offrit les pierres à qui en voulait. Personne ne se manifesta et le château demeura. Il fut vendu en 1795 comme bien de la nation. Les sous-sols du château furent utilisés comme école en 1824. La porte avec sa herse remontée, s'ouvre dans le rempart du côté Est. Les armes de Guillaume de la Tour d'Olièrgues sont sculptées sur l'écusson placé au-dessus de la porte. Les armes de François d'Estaing, surmontées d'une rose se trouvent sur le manteau d'une cheminée à l'intérieur. Une hostellerie occupait l'aile Nord et a été liquidée en 2012. Des chambres d’hôtes furent exploitées dans les locaux de 2014 à 2018. Une école occupait l'aile Est de 1922 à 2017.
Éléments protégés MH: la porte avec sa herse ainsi que l'écusson et l'oculus qui la surmontent : classement par arrêté du 27 juin 1928.
château de Salles Curan 12410 Salles-Curan
Château de Réquista
Une première construction fut réalisée au milieu du XIVe siècle, à l'emplacement d'un ancien village racheté par Jean de Patras au début du XVIe siècle (1532). Cette construction toujours visible, comportait un élément du corps méridional limité par deux tours coiffées à la polonaise. En 1630, fut ajoutée l'autre partie du corps méridional et la tour d'angle sud-ouest. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, construction de l'aile en équerre, située dans le prolongement du bâtiment précédent et vers 1880, rajout d'une quatrième tour crénelée, démolie en 1958.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 7 septembre 19780.
château de Réquista 12200 La Bastide l'Évêque
Château de Mas Rougier
Le bourg de Saint-Affrique est fondé au Ve siècle par Africanus ou Affric, ancien évêque de Comminges. L'église est placée sous la protection de saint Sernin ou Saturnin. L'agglomération qui se développe autour est déjà désignée en 942 comme vicaria sancti Affricani. Elle relève de la seigneurie de Caylus, dont le château domine la ville au nord sur le rocher du même nom. En 1238, Raymond VII, comte de Toulouse et suzerain du seigneur de Caylus, prend le château. Il accorde la même année des coutumes et franchises à la ville. Les consuls veilleront par la suite à faire confirmer à plusieurs reprises ces privilèges par les rois de France. Au milieu du XIVe siècle, les remparts seraient érigés pour protéger la ville des troupes anglaises et sur ordre du frère et commandant du roi pour le Languedoc et le Rouergue, le comte Jean. La Réforme gagne tôt Saint-Affrique et un temple est construit en 1562. Plate-forme protestante à partir de 1580, la ville résiste au siège de l'armée royale en 1628. Les fortifications sont démantelées sur ordre de Richelieu à partir de 1632...
Le château de Mas Rougier, construction du XIVe siècle, est un bâtiment de plan rectangulaire possédant une tour cylindrique à l'angle nord ouest, une tour carrée en façade sud, une tourelle à l'angle nord-est. Plusieurs fenêtres à meneaux. Galerie voûtée d'arêtes sur la façade sud. Une chapelle fut installée au château en 1645, mais il n'en reste plus de trace.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures, la tour et la tourelle : inscription par arrêté du 19 mars 1979.
château de Mas Rougier 12400 Saint-Affrique
Château de Castelnau-Pégayrols
Dominant l'étendue du sud du Rouergue, le Château, situé sur un contrefort du Lévézou, verrouille la vallée de la Muse. Les constructions du château épousent la forme du rocher sur lequel elles sont fondées. Dès l'origine, ce rocher a dû être entouré d'une enceinte. La famille De Lévézou, fonda le château-fort ou "château neuf" (castel nau) dont l'existence est attestée dès le XIe siècle. La salle et la tour ont été construites d'est en ouest, au droit de l'escarpement fermant le rocher, côté sud, vraisemblablement fin du XIIe début du XIIIe siècle. L'ensemble est complété par la terrasse fortifiée et sa poterne d'accès, à l'entrée sud du château, qui subsiste encore. Par la suite, ont été édifiées une aile formant courtine entre la tour donjon au sud et la tour dite des cuisines qui la flanque au nord-ouest; une grande aile rectangulaire s'ajoutant au droit de la façade sud, flanquée au sud est d'une tour plus récente, conforte les constructions de ce côté. L'étagement des lignes de défense illustre le principe d'architecture militaire médiéval selon lequel ce qui défend (le niveau inférieur) doit être défendu (par le niveau supérieur).
En 1759, le roi Louis XV crée à Versailles le marquisat de Pégayrolles et c’est entre 1760 et 1780, que fut transformé le château médiéval en résidence d'été dans le goût du XVIIIe siècle. Aujourd'hui en poussant la porte de sa façade classique décorée des armoiries du marquis de Pégayrolles, et en pénétrant dans le joli salon ouvert sur la terrasse au sud, nous avons le sentiment d'entrer dans une belle et grande demeure classique. Le centre présente la disposition classique des appartements de représentation, avec sa suite en enfilade, dont le salon de compagnie, l'antichambre, la chambre et les cabinets, telle qu'on la trouve dans les édifices du XVIIIe siècle. Vu de la terrasse, le grand appareil de la façade du corps central, flanqué de l'imposante tour-donjon, nous ramène à l'époque du Moyen-Âge !
Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château: inscription par arrêté du 1er août 1975
château de Castelnau Pégayrols 12620 Castelnau-Pégayrols
Château de Versols
Un Guillaume Bernard de Versols apparaît parmi les donataires de l'abbaye de Sylvanès en 1132 : le château existe sans doute dès le XIe siècle. En 1270, Arnaud de Caylus vend à fief à Guillaume de Roquefeuil la part qu'il possède du château de Versols, sous l'albergue annuelle d'un chevalier. Son fils Jean hérite de la seigneurie et reçoit l'hommage des habitants de Versols en 1275 ; il est à l'origine de la branche des Roquefeuil-Versols. En 1369, Arnaud de Roquefeuil, seigneur de Versols, et Guillaume, son frère, écuyer bannerets, sont établis pour la garde de leurs terres. Les Roquefeuil-Versols se maintiennent sur les lieux jusqu'en 1716, date du mariage d'Elisabeth de Roquefeuil-Versols avec Casimir d'Isarn de Freyssinet, dont le fils est institué héritier universel à la condition de porter le nom et les armes des Roquefeuil-Versols. Le château est racheté au début des années 1960 par les propriétaires actuels qui engagent alors sa restauration. A première vue, le premier état conservé du château peut être daté de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle, et pourrait donc être attribué à Jean de Roquefeuil. L'édifice fait l'objet d'importantes modifications, dont témoignent les croisées du premier étage, à la fin du XVe siècle. C'est sans doute au XVIIe siècle qu'est ajouté un étage au corps principal (l'aile sud-ouest), probablement à l'occasion d'une campagne de modernisation du château.
Le château est établi sur une éminence rocheuse au confluent de la Sorgue et du ruisseau de Versolet. Il constitue l'angle sud-est du village, peut-être installé dans la basse-cour. Dans son état actuel, le château se compose principalement de deux ailes reliées par une élévation percée d'une fenêtre géminée, ayant sans doute appartenu à un corps de bâtiment disparu. Les deux ailes encadrent une cour où des galeries desservaient des portes, couvertes par des arcs brisés, conservées à l'étage de l'aile sud-est et du corps de bâtiment qui lui est accolé en retour au nord. Le corps principal, établi sur un étage de soubassement couvert d'une voûte en berceau surbaissé, ne comportait à l'origine qu'un étage, dont le niveau d'appui des fenêtres est encore marqué par un cordon mouluré d'un tore à listel et orné d'animaux à ses extrémités ; la partie inférieure des piédroits des fenêtres d'origine est conservée de part et d'autre des deux croisées. Les deux roses, l'une conservée et l'autre à l'état de vestiges, qui apparaissent dans l'élévation latérale indiquent que l'étage était dévolu à une grande salle. Celle-ci était couverte de trois voûtes d'ogives aujourd'hui détruites, et peinte : on en distingue encore les vestiges sur les murs. Le rez-de-chaussée de l'aile sud-est ouvre sur la cour par de larges portes couvertes d'arcs segmentaires, correspondant sans doute à un usage de communs. L'élévation sud-est conserve les vestiges d'une baie géminée chanfreinée à arcs brisés, dont les impostes et l'appui étaient moulurés. Les vestiges de peinture murale de la grande salle montrent un décor composé d'une fausse draperie avec au-dessus un registre de faux appareil imbriqué à fleurette et tiges végétales, une frise avec grecque puis un aplat rouge surmonté de grands quadrilobes. Un animal orne chacune des extrémités du cordon d'appui du corps principal.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures, le Tinel gothique avec sa cheminée et ses vestiges de peintures murales : inscription par arrêté du 6 juin 1988.
château de Versols 12400 Versols-et-Lapeyre
Château de Recoules
Château attesté dès le 13e siècle, acheté en 1853 par le baron de Gaujal qui lui donna son aspect actuel. L'édifice déploie quatre corps de logis cantonnés de tours autour d'une petite cour. Il abrite une série de pièces intéressantes par leur décor : toiles peintes, parquets marquetés, décors muraux peints.
Éléments protégés MH: Les façades et les toitures avec les deux escaliers donnant sur le parc ; au rez-de-chaussée, les deux vestibules, le grand escalier, le salon et la salle à manger ; à l'étage, la galerie, la bibliothèque et la chambre dite "aux perroquets": inscription par arrêté du 14 septembre 2001 classement par arrêté du 6 novembre 1995.
Château de Recoules 12150 Recoules-Prévinquières
Château de la Servayrie
Présence des quatre châteaux des co-seigneurs (Castel-Vieil, Servayrie, Tour de Reilhac, Mage), reliés entre eux par une ligne circulaire de murailles et de fossés. Le château de la Servayrie est le seul bâtiment conservé de ce complexe fortifié de quatre châteaux dont les origines remontent au XIIe siècle. La partie la plus ancienne de l'édifice pourrait à ce titre dater des environs de 1200. Il semble qu'au milieu du XIVe siècle, lors de la guerre de Cent Ans, la partie supérieure de l'édifice ait été détruite, entraînant une reconstruction partielle au cours du XVe siècle. A la fin du XVIe siècle, le château connaît une nouvelle campagne de travaux. Elle s'achèvera dans le premier quart du XVIIe siècle avec la création d'une imposante tour abritant l'escalier et d'une échauguette d'angle. Vendu comme bien national à la Révolution, l'édifice sera longtemps détenu en copropriété par plusieurs familles et le manque d'entretien causera progressivement sa ruine. Racheté en 1993, l'édifice connaît de nombreux travaux de restauration depuis. Les jardins médiévaux en restanques sous le château ont fait l'objet de reconstitution dans les années 1993-1995. A l'intérieur, se trouvent deux cheminées du XVIIe siècle.
Éléments protégés MH: le château de la Servayrie, avec la motte féodale du Château-Mage : classement par arrêté du 6 novembre 1995.
château de la Servayrie 12330 Mouret
Téléphone : 06 76 09 75 78
Château de Toulonjac
Les origines du château de Toulonjac remontent au XVe siècle. Le premier seigneur commu de Toulonjac était Bernard de la Valette II, dont le blason était de gueules, au gerfaut d'argent, la patte dextre levée: Celui-ci avait reçu, dans le partage des successions de ses père et mère, tous les biens que ces derniers possédaient à Toulonjac et à Ginals. Dès 1421, il fit construire le château à Toulonjac qu'il voulut fortifier en 1442, en raison de la guerre avec les Anglais qui s'éternisaient dans la région. Ce château, toujours reconnaissable aujourd’hui malgré les modifications datant des XVIIe et XIXe siècles, demeura très longtemps dans la famille des La Valette, puis appartint aux Pomairols qui en firent l'acquisition en 1662. Un membre de cette famille, Jean-Baptiste de Pomayrols était, à la veille de la Révolution, capitaine de dragons au régiment de Condé et seigneur de Toulonjac.. Le château présente un plan rectangulaire allongé adossé à la tour rectangulaire abritant l'escalier en vis. Donjon quadrangulaire aux angles arrondis, à l'ouest, relié à la tour par une construction intermédiaire où se trouve, au premier étage, le décor de papiers peints. Cuisine avec cheminée monumentale du XVe siècle et four potager. La partie Est a été rajoutée au XIXe siècle. Un décor de papiers peints, ayant pour thème l'histoire de Don Quichotte, est daté des années 1840. Le poète Charles de Pomairols passa son enfance au château.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures, l'escalier en vis, la cuisine : inscription par arrêté du 1er avril 1993. Le salon du premier étage avec son décor de papier peint : classement par arrêté du 17 février 1995.
château de Toulonjac 12200 Toulonjac
Château de Sainte-Eulalie-d'Olt
Maison-forte du XVe siècle qui appartenait à la famille de Curières, dont les chevaliers firent la première croisade avec Saint Louis. Le château primitif tomba en ruine et fut remplacé, à la fin du XVe siècle, par l'édifice actuel. Le plan en est, grossièrement, rectangulaire, avec une légère avancée et une tour d'escalier hors oeuvre côté jardin. La façade sur la place comporte un porche et une fenêtre à meneaux gothique. La façade sur jardin est animée par le volume demi circulaire de la tour d'escalier. A l'intérieur cheminée renaissance dans le bureau et une cheminée gothique portant des traces de peinture dans le séjour, et plafonds à la française dans les trois étages...
C’est au Moyen-âge que naquit Sainte-Eulalie-d'Olt. Les remparts rehaussés de tours qui l'abritent valent à la petite cité le nom de "Castrum". Malgré de nombreux changements au cours des siècles, son bourg organisé en arcs de cercles successifs autour de sa place centrale, lui a permis de conserver son authenticité. Jadis, ces maisons aux toits de lauze, construites sur deux ou trois étages, recouvertes de crépi, cachaient un formidable trésor. En effet, celles-ci étaient construites en galets du Lot avec ou sans colombage.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures : inscription par arrêté du 4 février 1976.
château Sainte Eulalie d'Olt 12130 Sainte-Eulalie-d'Olt
Château de Montrozier
Montrozier fut la demeure des comtes de Rodez, leur première résidence hors de la ville. A la fin du XIIIe siècle ils se fixèrent à Gages, le château voisin. Au cours des troubles du XVe siècle, le routier Rodrigue de Villandrado y résida en 1431. En 1487, Louis XI concède Montrozier à Jean, bâtard d'Armagnac. En 1761, Montrozier est érigé en marquisat. Edifice médiéval remanié à la Renaissance, qui se tient au dessus du village. On s'aperçoit de suite qu'il n'a pas les fenêtres auxquelles, par son arbre généalogique, elle pourrait prétendre. Au XIXe siècle, on a remplacé les ouvertures à meneaux par de grandes baies. Aujourd'hui, quand on évoque ces fenêtres, on sent chez les propriétaires actuels la blessure, c'est la faute de l'homme au scaphandre. Oui, l'inventeur du scaphandre qui, sans doute, voulait respirer l'air du grand large propice aux aventures sous-marines, fit percer ces trouées. Le chateau de Montrozier appartenait au XIXe siècle à Maurice Colrat de Montrozier, ministre, qui a été élevé dans ce chateau avec sa cousine Marie Colrat. Quand Marie rencontra l'orphelin fortuné Fenaille, elle a désiré avoir le chateau de son enfance et Maurice Colrat de Montrozier le vendit à M. Maurice Fenaille (qui sera un grand mécène), sa mère possédant déjà le chateau de Muzac dans le Lot. Maurice colrat était propriétaire d'autre maison du village dont les Bergeries, qu'il donna à sa fille, la comtesse Pierre de dalmas).
Éléments protégés MH: les façades et les toitures, l'escalier, la cheminée en pierre du salon au premier étage, la cheminée en bois sculpté d'une chambre du deuxième étage : inscription par arrêté du 30 décembre 1976.
château de Montrozier 12630 Montrozier
Château de Vezins
Le château de Vézins de Lévézou est animé par une tourelle au sud-est, et au sud par une travée centrale en saillie cantonnée de deux tourelles en encorbellement. Cette travée reçoit l'essentiel du décor. Le couronnement de créneaux ajourés fait partie, pour sa part, de la décoration ajoutée au XIXe siècle. La façade sur cour close par des murs crénelés présente quatre corps de bâtiments disposés en fer à cheval. La majorité du décor intérieur remonte au XIXe siècle. Au nord à l'extrémité de l'allée, se trouve un portail en fer forgé du XVIIIe siècle. Le souvenir du peintre Renaud de Vezins est lié à cet édifice. Trois styles se juxtaposent: architecture défensive de fer à cheval (caves, passage voûtés du Moyen Age), portes, fenêtres et frontons du style de la Renaissance Italienne et sous l'influence de Eugène Viollet-le-Duc, des transformations néo-gothiques sont effectuées au XIXe siècle.
La première trace écrite date du 2 des nones de novembre 1259 lorsque Dalmas de Vezins "baille en acapte à Huc du Vivier, la parra dite du Trantal, aux appartenances de Vezins, sous la prestation du quart". Le 1er juillet 1323, Dalmas de Vezins, damoiseau, seigneur de Vezins, dénombre au Comte d'Armagnac tous les biens qu'il tient de lui en fief franc, noble et honoré, savoir: "le lieu et château de Vezins, avec toute justice haute, moyenne et basse, mère, mixte et impère, et toutes censives, quarts, quints, droits seigneuriaux, terres cultes et incultes, bois et prés, confrontant avec le lieu de La Clau, terres de Lavernhe, terres du château de Prévinquières, terres du château du Ram et du lieu de Gleysenove. Plus, le terroir et bois de Salèles, et la moitié par indivis des masages de Combalières et de Vilar contigus, sis partie dans la paroisse du Ram et partie dans celle de Gleysenove, (l'autre moitié indivise relevant d'Etienne Adam); sur lesquels masages le seigneur de Vezins possède les droits de lods et ventes, sous réserve d'une redevance de 15 sous, due au Comte d'Armagnac. Plus, le mas de l'Hermet, situé dans la paroisse du Ram, et le terroir dit del Martinesc, dont il possède la directe. Plus, un pré, situé dans la paroisse de Saint-Maximin près la rivière d'Aveyron, aux appartenances du mas de Manhac, sous la redevance annuelle de duarum toalharum seu manutergiorum, (serviettes à s'essuyer les mains) dont l'affranchit le comte d'Armagnac. Plus, certaines maisons sises au Bourg de Rodez, dans le voisinage de l'église Saitt-Amans. Sur les biens ainsi reconnus le seigneur de Vezins est dit posséder les censives, usages, lods et ventes et autres droits seigneuriaux, le comte d'Armagnac retenant pour lui la justice, à l'exception du château de Vezins et ses appartenances". Suit l'acceptation desdits hommage et reconnaissance par le Comte d'Armagnac, ainsi que l'affranchissement du pré de Saint-Maximin, reçus par Bastier, notaire de Rodez. Au XIVe siècle, Noble Jean de Vezins dénombre devant le commissaire député par le roi, le château de Vezins et les rentes qu'il y perçoit en censives, quarts, quints, fromages et autres droits, de même que la terre de Castelmus et les charges qu'il est obligé de payer.
Le 30 Janvier 1540, le seigneur de Vezins fait le dénombrement des biens qu'il tient en fief noble et honoré, tant du roi que du comte de Rodez et du baron de Sévérac, savoir: "le château et mandement de Vezins, avec toute juridiction, dans lequel il tient juge, greffier, et bayle avec sergent. Suit le détail du revenu et des charges de cette terre. Il est dit que le mandement de Vezins contient une lieue de long et une demi-lieue de large, et qu'il confronte avec les mandements de La Clau, de Saint-Léons, du Ram, de Ségur, de Montrosier et de Prévinquières; qu'il compte, le lieu de La Vaysse compris, 61 paysans. Il dénombre en outre, un pré et bois en directe, et certaines censives et prestations du quint dans le mandement du Ram. Plus, une métairie dite de La Tour, située dans la baronnie de Sévérac, avec toute justice. Plus, la censive d'une setier froment et six quartes avoine dans le mandement de Prévinquières. Plus, la terre et mandement de Castelmus, avec toute juridiction, pour l'exercice de laquelle il y tient juge, bayle et greffier, et où il possède un château à deux tours rondes. Il est dit que cette terre mesure de longueur une petite lieue, et de largeur une petite demi-lieue, et qu'elle confronte avec la rivière de Muse, terres de St-Beauzély, terres de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, terres de las Fons, juridictions de la ville de Millau, de Comprenhac, de Roquetaillade et de Peyre. Le seigneur de Vezins déclare que dans ce mandement de Castelmus il lève 10 livres tournois de taille annuelle, 4 pipes de vin ou environ, 100 setiers de blé, engagés à pacte de rachat aux héritiers de M. Jean Régis, licencié, de la ville de Millau; qu'il y tient deux petits bois situés près du château, deux petits prés et deux vignes, contenant 120 journées; plus, certains terroirs où il lève la septième gerbe, et l'entière métairie de Joue, de deux paires de bœufs. Il dénombre en outre la terre et juridiction de Comprenhac avec toute juridiction haute, moyenne et basse, censives et quints. Il est ajouté que le seigneur de Vezins tient du roi les mandements de Castelmus et de Comprenhac, et qu'il lui en a rendu hommage en 1539, devant Monseigneur le Chancelier de France, hommage enregistré à la Chambre des Comptes les 4 et 6 juillet de la même année". Le 4 juillet 1691, Mr de Bonal, commissaire député par l'Intendant de la province, procède à la vérification des locaux de Vezins destinés au logement des gens de guerre...
Éléments protégés MH: le château, la grille d'entrée, le mur d'enceinte, le décor intérieur : inscription par arrêté du 1er octobre 1990.
chateau de Vézins 12780 Vézins-de-Lévézou
Château de Montjaux
Au XIIIe siècle, les hauteurs du village étaient occupées par un château occupant les positions défensives déjà utilisées par les Romains. Délaissé au XVIe siècle, le château tomba en ruine. L’actuel château de Montjaux fut bâti fin XVe siècle par Raymond de Prévinquières issu d’une puissante maison féodale rouergate originaire de Recoules. L'édifice se présente sous la forme d’un quadrilatère construit en grès rose du Levezou flanqué par quatre épaisses tours et couronné d’un donjon carré. En 1578, pendant les guerres de Religion, une compagnie y fut cantonnée. Au début du XVIIe siècle, après que les tours et le donjon eussent été rabaissés sur ordre du Cardinal de Richelieu, la demeure fut agrémentée d’un porche Renaissance coiffé d’un fronton brisé portant les armes des Prévinquières et la disparition des fenêtres à meneaux. Montjaux passa par alliance, au début du XVIIIe siècle, à la famille des chevaliers de Raymond. Vendu durant la Révolution comme bien d’émigré, il fut racheté par es habitants et restituée sous la Restauration à Philippe Antoine de Raymond, ancien garde du corps de la reine Marie-Antoinette. Depuis lors le domaine s’est toujours transmis par mariage et est aujourd’hui propriété de la famille Guibal. L'accès se fait à la base du donjon par une porte à bossages. Il conserve de beaux plafonds à la française, des cheminées du XVIIe siècle et est entouré d’un parc de buis taillés en forme de pyramide.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures, les cheminées de la cuisine et de la salle à manger : inscription par arrêté du 30 mars 1978.
château de Montjaux 12490 Montjaux
Château de Venzac
Château probablement construit à la fin du XVIe siècle par Guillaume Gaches, docteur en droit, sur le domaine de Venzac qui avait, d'après un état du XVIe siècle, la structure d'un mas médiéval. Les temps troublés (guerres de Religion) apparaissent dans une architecture faite de tours rectangulaires et de bouches à feu. Par la suite ajout au nord d'un escalier à volées droites dont la paroi centrale s'orne de pilastres avec chapiteaux ioniques, sans doute à la place d'une tour ronde. Les communs bâtiments horizontaux avec une tour ronde et la chapelle sont typiques du Carladez. Le tuf volcanique a été utilisé pour la construction.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château, y compris la cage d'escalier et la cheminée monumentale en pierre du salon au rez-de-chaussée, les façades et les toitures de la chapelle et des communs : inscription par arrêté du 30 mai 1989.
château de Venzac 12600 Mur-de-Barrez
Château de Saint-Julien d'Empare
Le château de Saint Julien d'Empare semble dater du XVIe siècle, et avoir été restauré au XVIIIe siècle. Son rôle défensif se retrouvait dans la présence de fossés disparus au XVIIIe siècle. La maison contrôlait le passage du Lot, près de Capdenac. La demeure est constituée d'un corps d'habitation central allongé construit au XVIIIe siècle, flanqué de deux tours à ses extrémités. Jadis rattachée à la tour nord par un pan de mur dont les traces restent, une autre tour est située à quelques mètres. A la Révolution le château et les terres furent vendus comme biens nationaux.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château et de la tour isolée faisant partie de l'ancien château : inscription par arrêté du 10 novembre 1977.
château de Saint Julien d'Empare 12700 Capdenac-Gare
Château de Panat
Une dame de Panat est mentionnée en 1584. Le château de Panat est flanqué d'une tourelle circulaire. L'angle de cette façade est muni d'une échauguette dont ne subsiste que la base. Au pied de cet angle, un escalier mène à un petit jardin qui conduit à la terrasse sur laquelle s'ouvrent les façades principales. L'église, qui présente une nef unique et un imposant clocher carré, était l'ancienne chapelle castrale. La travée proche du choeur était bordée de chapelles peu profondes.
Éléments protégés MH: le château de Panat (vestiges) et les ruines de l'église : inscription par arrêté du 6 mai 1965.
château de Panat 12330 Clairvaux-d'Aveyron
Château de Graves
Le 10 juillet 1543, Cécile d'Ayrac et ses deux fils vendent la métairie de Graves à Jean Imbert d'Ardennes, pour le prix de 1300 livres. L'acheteur est un bourgeois de Villefranche qui tire sa fortune de l'exploitation des gisements de minerai de cuivre; il épouse Marguerite de Chalret, soeur de Matthieu de Chalret, président au Parlement de Toulouse, et devient premier consul de Villefranche en 1550. Le château est probablement construit peu après l'achat puisqu'en 1553, il s'agit d'y faire quelques réparations et d'achever les travaux, suspendus pour une raison inconnue: le contrat est passé avec Guillaume Lissorgues, maître maçon, qui devra faire une grand portail à l'antique pour l'entrée. R. Laurière suppose cependant que la tour nord-ouest est celle de la métairie construite par Raymond Calmette en 1468. Le château est pris par les protestants en 1562, et en 1581 Jean Imbert d'Ardennes y est fait prisonnié et emmené à Cajarc. En 1616, le château passe aux Pomairols qui le conservent jusqu'en 1846, date à laquelle les Frères picpusiens l'achètent pour y établir un noviciat de missionnaires. De grands bâtiments du XIXe siècle flanquent le château. Les façades sur cour et la cheminée de la grande salle du rez-de-chaussée sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 12 octobre 1942.
Le château se trouve à environ un kilomètre au nord de Villefranche-de-Rouergue. Trois corps de bâtiment en U entourent une cour carrée fermée au nord par un corps de galerie qui contient le portail d'entrée. Quatre tours rondes flanquent le château: celle du nord-ouest contient un escalier en vis. Les façades sont ornées d'un décor sculpté et superposent des ordres. L'escalier principal, à volées droites et mur noyau, est placé dans l'aile est, à l'articulation avec l'aile sud. Dans la grande salle du rez-de-chaussée, la cheminée monumentale présente un important décor sculpté.
Éléments protégés MH: le château de Graves en totalité : classement par arrêté du 28 novembre 1991.
château de Graves 12200 Villefranche-de-Rouergue
Château du Bosc
Château de la famille du Bosc au XIIe siècle puis des seigneurs de Miramont au XVe siècle, il appartient ensuite aux Imbert et aux Faramond coseigneurs du lieu et enfin aux Imbert seuls depuis 1651. Le château fut rebâti et repris plusieurs fois jusqu'au XIXe siècle. En 1592, Il fut pillé par les Protestants. Le 14 février 1790, le château du Bosc subit une attaque de révolutionnaires, mais fut défendu par des paysans. Au XIXe siècle, il passa aux mains de la famille Tapié de Céleyran, leur alliance avec les Toulouse Lautrec explique les nombreux séjours que le peintre fit dans le Pays pendant son enfance. Henri de Toulouse Lautrec a vu élevér la chapelle, il a écrit : les travaux de la chapelle avancent bien je crois qu'elle sera très chic.... Ce château qui n'a jamais été vendu appartient au Tapiè de Céleyran, c'est d'ailleurs une descendante du peintre qui en assure encore aujourd'hui la visite. Deux tours encadrent un corps de logis, bâtis en pierre de Gneiss. Les tours sont coiffées d'une couverture en forme de dôme écrasé. A l'origine, la forteresse était entourée de douves et couronnée de mâchicoulis. Le château tel qu'il se présente aujourd'hui remonte à la fin du XVe siècle, sur des bases anciennes. Dans la salle des gardes, cheminée Renaissance (1521).
Éléments protégés MH: le château, les façades et les toitures des communs bordant la cour d'honneur, la terrasse avec le puits et la fontaine, la chapelle : inscription par arrêté du 14 octobre 1991.
château du Bosc 12800 Camjac
Téléphone : 05 65 69 20 83
Château de Triadou
Pierre II d'Albignac s'installe à Peyreleau vers 1440, au lieu-dit du Triadou, confiscant les terres du prieuré bénédiction du Rozier. Neuf ans plus tard, il épouse Flore de Capluc, qui hérite des biens de son frère Louis. Entre 1481 et 1501, plusieurs actes attestent de la résidence de Pierre d'Albignac au château dont la partie orientale, dite Vieux Triadou, pourrait avoir été édifiée à cette période. En 1544, on signale une "mayso situada en lo vielh castel de Peyreleau", ce qui laisse supposer qu'une nouvelle demeure existait alors. Le château est alors la résidence de Simon d'Albignac, petit-fils de Pierre II. Né vers 1557-1558, ce fervent catholique participe aux guerres de Religion. En 1589, il fait prisonnier et rançonne le chef protestant Jean de Castelpers, vicomte de Panat. Au début du XVIIe siècle, il existe une chapelle dans le château dans laquelle Simon d'Albignac demande aux prêtres du Rozier de célébrer à perpétuité une messe par semaine moyennant une rente de 100 livres (testament de 1614). En 1617, il fait construire une tour carrée "de même hauteur et largeur qu'est la tour que le même maçon a faite aud Seigneur du Triadou moyennant 300 livres 25 setiers blé/seigle et orge, 2 muids de vin et marchant". Onze ans plus tard, en 1628, il défait les troupes protestantes du Duc de Rohan et la tradition locale explique qu'il se serait emparé d'une partie de leur trésor de guerre. Cela lui aurait permis d'embellir sa demeure et à son fils de poursuivre ces travaux.
Son fils fait de riches alliances et enrichit le domaine, il épouse, en 1628, Jeanne de Solages et annexe la baronnie de Castelnau puis, en seconde noce, Isabeau du Fecs de Sumène en 1650. Leur fils, Jean-François d'Albignac, qui réside sur place, prend le titre de marquis et fait bâtir une nouvelle chapelle en 1669, dédiée à la Vierge et dont les murs étaient couverts de fresques représentant les scènes de la vie de la Vierge. Vendu en 1795 comme bien d'émigrés, les bâtiments sont adjugés à sept nouveaux propriétaires pour 12.500 livres. Un portail est construit en 1810 entre la magnanerie et la grange dîmière et dans la seconde moitié du XIXe siècle des baies à meneaux sur la façade est et nord de la parcelle 359 sont aménagées par le propriétaire qui fait installer un escalier intérieur afin de pouvoir distribuer cette partie de l'édifice. Le château abrite la mairie et une étude notariale à la fin du XIXe siècle. En 1917, le mur est de la tour nord-est s'effondre faute d'entretien. En mai 1944 la chapelle et la balustrade voisine font l'objet d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les fresques sont alors signalées comme en mauvais état. Le château est racheté en 1964 par une héritière de la famille d'Albignac qui entame des travaux de restauration un peu brutaux et demande quelques années plus tard une extension de protection. L'architecte des bâtiments de France Fonquernie émet un voeu de classement en totalité du château à l'exception de la partie sud, où les travaux réalisés sans autorisation, avaient altéré la valeur patrimoniale de la demeure. Diverses reprises et réparations sont effectuées dans les années 1990 et des panneaux peints sur bois furent découverts en 2000 sous un papier peint.
Le château de Triadou forme un ensemble complexe car il résulte de plusieurs campagnes de construction et de restauration. L'édifice, de plan rectangulaire compte trois tours : une tour rectangulaire à l'est, une tour d'escalier adossée à la façade principale et, à l'angle nord-ouest, une tour englobée dans la construction qui compte trois niveaux voûtés. Les bâtiments sont construits en moellons de calcaire avec certains chaînages en pierre de taille. Les couvertures sont pour partie en lauze ou ardoise et pour partie en tuile plate mécanique. La cour d'honneur est située au nord. Elle est fermée sur la rue par un mur percé d'un portail. Elle est bordée sur ses trois autres côtés par une galerie à arcades en plein cintre prenant appui sur de puissants piliers carrés qui portent la terrasse à balustres. Le château repose sur un niveau de soubassement ouvrant sur la cour. Il compte trois niveaux supplémentaires ; le rez-de-chaussée, donnant sur les terrasses. La chapelle octogonale occupe l'angle nord-ouest de la cour. Construite en moellons de calcaire, elle présente une élévation principale en pierre de taille sur laquelle est sculpté un délicat portail. Voûtée d'une coupole en tas de charge, la chapelle dispose occupe le rez-de-chaussée. Une salle sur voûtes d'arêtes occupe la partie inférieure de l'édifice. Sur la façade principale, une tour rectangulaire haute de quatre niveaux et couverte d'un toit à un pan abrite un grand escalier rampe sur rampe en pierre et voûté en berceau. Il desser les étages de la partie nord du château. L'élévation orientale et la tour appelée Vieux-Triadou sont accessibles par un portail portant la date de 1810. L'élévation est ordonnancée avec des fenêtres à meneau installées au 19e siècle. L'élévation sud, remaniée à plusieurs reprises est construite en petits moellons. On remarque au rez-de-chaussée une vaste cuisine voûtée avec une grande cheminée et son four à pain. A l'étage, les pièces en enfilade sont couvertes de plafonds à la française sur lesquels des fragments de décor peint ont été repérés.
Éléments protégés MH: la chapelle ainsi que la balustrade voisine et la terrasse avec les quatre arcades : inscription par arrêté du 12 mai 1944.
château du Triadou 12720 Peyreleau
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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique
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