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Château des Vitarelles

Demeure de plaisance d'une famille de parlementaires toulousains. La tradition familiale attribue cette construction au prince de Conti, gouverneur du Languedoc dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, qui en aurait fait son rendez-vous de chasse. Deux longues façades divisées en neuf travées. Chacune d'elles est animée, en son centre, par une légère avancée, sommée d'un fronton traingulaire partant directement de la corniche. L'intérieur de la demeure est orné d'un décor de gypseries de la fin du XVIIIe siècle. Des cheminées en marbre sont surmontées de hautes glaces encadrées par des moulures et des panneaux stuqués. Chaque porte à double battant est ornée de panneaux à décor musical champêtre ou à décor cynégétique. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du corps de logis ; le décor intérieur de quatre pièces en rez-de-chaussée : la salle à manger, le grand salon, le petit salon et la chambre décorée : inscription par arrêté du 18 février 1993. 

 château des Vitarelles 31830 Plaisance-du-Touch

 

Château de Villefranche

Siège de la co-seigneurie de Villeneuve les Bouloc, le château est une grande maison des champs de la fin du XVIe siècle, réaménagée et mise au goût du jour à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles. Le logis, entouré d'anciens parcs et jardins, conserve de l'époque Renaissance sa volumétrie et un portail architecturé. A l'intérieur, plusieurs pièces s'ornent de papiers peints des années 1810. Les communs se composent de la ferme, ensemble du XVIIIe siècle conçu sur les quatre côtés d'une cour fermée, et d'une bergerie datée de 1868. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et de sa chapelle accolée ; les façades et les toitures de l'ensemble des communs agricoles (ferme sur cour et bergerie) ; le mur d'enclos de l'ancien potager ; à l'intérieur du château les trois pièces ayant conservé des papiers peints du début du XIXe siècle ; au rez-de-chaussée, le grand salon ; au premier étage, le couloir et la première chambre qu'il distribue : inscription par arrêté du 29 avril 2005. 

 château de Villefranche 31620 Villeneuve-lès-Bouloc

 

Château de Villaudric

Le bâtiment actuel remonte pour l'essentiel à la fin du XVIIe siècle et au XVIIIe siècle (les deux ailes latérales étant plus tardives, 1850). C'est une construction en briques, traditionnelle dans un pays toulousain, avec, dans les formes d'ensemble, une élégance toute classique (sobriété, harmonie). Pas de surcharges décoratives inutiles (on remarque néanmoins la belle ordonnance de la façade avec ses niches et les trois frontons triangulaires sur les fenêtres du premier étage et la majesté discrète de la porte principale), pas d'ostentation mais un goût évident du confort et du bien être. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; les deux ailes de dépendances et l'ancien chai : inscription par arrêté du 18 octobre 1995. 

 château de Villaudric 31620 Villaudric 

 Téléphone : 05 61 74 80 69 

 

Château de Vieillevigne

Le château bâti au XVIe siècle fut réaménagé et agrandi aux XVIIe et XVIIIe siècles. Entouré d'un parc paysager de la fin du XIXe siècle, le bâtiment se compose d'un corps de logis flanqué au nord de deux tours d'angle circulaires, et au sud de deux pavillons carrés enserrant une terrasse. Deux ailes basses de communs entourent une cour que fermait encore en 1824 un quatrième corps de bâtiment. A l'intérieur, un grand escalier du XVIIe siècle, et quelques éléments de décor du XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, avec le sol de sa parcelle d'assiette, l'escalier de jardin du XVIIIe siècle, le talus planté de pins parasol à l'ouest du château : inscription par arrêté du 23 août 2001. 

 château de Vieillevigne 31290 Vieillevigne

   

Château de Vignolles

Cette construction est caractéristique de la région toulousaine aux XVIe et XVIIe siècles. Autour d'une cour unique s'ordonnent les bâtiments des communs face au logis principal. Ce dernier plus haut que les autres, se situe face au portail principal décoré d'un Eole en terre cuite et de deux boules représentant deux petites têtes. La façade sur jardin du corps de logis a conservé ses fenêtres à meneaux sculptées. A l'intérieur, un escalier du XVIIe siècle. Fonds de l'atelier du peintre toulousain Roques conservé dans ce château. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, les ailes en retour des communs et de la chapelle, le parc, l'escalier et le salon aux stucs : inscription par arrêté du 11 octobre 1994. 

 château de Vignolles 31870 Beaumont-sur-Lèze

 

Château de Valmirande

Le château et ses dépendances sont construits à partir de 1893, dans un style Renaissance, par l'architecte Louis Garros ainsi que ses deux fils, Jean et Alexandre. Le maître d'ouvrage, Bertrand Marie François, Baron de Lassus (1880 1909), choisit le site pour sa vue sur les Pyrénées. Le parc, dessiné d'abord par l'architecte paysagiste Eugène Bühler, est repris vers 1909 par l'architecte paysagiste Edouard André. Une chapelle est construite de 1903 à 1905 et une deuxième bibliothèque en 1910.

 Éléments protégés MH : le château ; le parc ; les dépendances ; les grilles et le mur de clôture : classement par arrêté du 14 décembre 1992. 

 château de Valmirande 31210 Montréjeau 

 Téléphone : 06 21 05 40 16

   

Château de Vallègue

Le château est l'élément le mieux préservé de l'ancien village fortifié de Vallègue, mentionné dès 1273. Ancienne possession royale. Le château est vendu plusieurs fois au cours du XIXe siècle. Il se compose d'éléments disparates réaménagés à différentes époques depuis le XIVe siècle et doit son unité à la longue façade nord. 

 Éléments protégés MH : les façades (les élévations extérieures et intérieures) et les toitures de l'ensemble des bâtiments ; le sol de la parcelle d'assiette ; la cave médiévale voûtée et le souterrain attenant, le séchoir à grains : inscription par arrêté du 9 mai 2003. 

 château de Vallègue 31290 Vallègue 

 Téléphone : 05 34 66 48 38

   

Château de Thégra

La propriété était un "cammas", regroupement de bâtiments agricoles autour d'un château. Ce dernier est attesté dès 1370. Le constructeur de l'édifice actuel doit être Durand d'Abbatia, capitoul en 1584. Le bâtiment est formé de deux corps de bâtiments en équerre dont l'un se poursuit par une aile de communs à l'est auxquels est accolée une tour octogonale côté nord, contenant l'escalier à vis. A l'intérieur, décor de plafonds peints dans cinq pièces. Il s'agit de peinture à la détrempe d'inspiration florale reprenant les dispositions et la composition des plafonds peints XVIIe et XVIIIe siècles. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures et les parties suivantes : les plafonds peints et la peinture murale du salon, les plafonds peints de la salle à manger et de la chambre, situés au rez-de-chaussée, et les plafonds peints du corridor et de la grande salle situés au premier étage ; la cheminée du grand salon ; l'intérieur de la chapelle avec son décor : inscription par arrêté du 9 novembre 1984.

 château de Thégra 31130 Balma 

 Téléphone : 07 81 79 34 88 

 

Château de Thèbe

Château construit à la fin du XVIIe siècle, réaménagé au XVIIIe siècle, il appartient à la même famille depuis 1809. La demeure se compose d'un corps de bâtiment rectangulaire flanqué de quatre tours carrées. A l'ntérieur, des cheminées des XVIIIe et XIXe siècles comportant des décors de stucs. Un fossé encore en eau déimite une parcelle transformée en jardin d'agrément autour du château. A voir également sur cette commune le site archéologique de la villa gallo-romaine de Chiragan, qui était un ensemble monumental sans équivalent parmi les grandes villae du sud-ouest de la Gaule (aussi bien par ses dimensions que par sa structure), a livré au cours du XIXe siècle un ensemble exceptionnel de sculptures et notamment de portraits (collection d'antiques du musée Saint-Raymond de Toulouse).

 Éléments protégés MH : le château avec ses douves et son ancien verger : inscription par arrêté du 6 décembre 1995. 

 château de Thèbe 31220 Martres-Tolosane

   

Château de Terraqueuse

Entre 1480 et 1490, Jean de Château-Verdun, sénéchal du comte de Foix, fit construire sur les bords de l’Hers Vif, en aval de Calmont, le château de Terraqueuse. Cette somptueuse habitation deviendra le lieu de séjour de ses successeurs jusqu’à la Révolution. Situé en aval du village, le château dans un domaine de 18 hectares entouré de murs, présente encore une tour du XVe siècle et une superbe cour d'honneur de 2500 m². Aménagement paysager avec bassins, canaux et ruines romantiques au XVIIIe siècle. Installation des bâtiments à fonction agricole au XIXe siècle. Intégré dans l'important domaine rural de Terraqueuse, où des moulins étaient déjà attestés lors de l'achat de la baronnie de Calmont et de Terraqueuse en 1641, l'ensemble de deux moulins et leur dispositif n'a pas changé depuis 1834. Les moulins utilisent un système hydraulique inhabituel et original, par captation de cinq sources. Le moulin le plus ancien, transformé en maison d'habitation depuis la fin du XIXe siècle vraisemblablement, est alimenté par un bassin ovoïde en brique contreforté en léger surplomb ; le plus récent, arrêté avant 1925, récupère en aval les eaux du canal de fuite du précédent formant sur quelques mètres un bassin également en brique. Il possède trois paires de meules disposées en triangle et sous une haute voûte les roues d'entraînement et les vestiges des équipements qui produisaient l'électricité jusqu'en 1960, subsistent également la conduite forcée et les arases de l'ancienne scierie adossée au moulin arrêtée vers 1950. 

 Éléments protégés MH : le château avec les aménagements hydrauliques et les dépendances agricoles, la chapelle, l'ancienne orangerie, la glacière, la basse-cour, le lavoir, la porcherie et les dépendances sur la grande cour : inscription par arrêté du 17 octobre 1996. 

 château de Terraqueuse 31560 Calmont

   

Château de Savères

La famille de Touges demeure au castrum dont on ne connaît toujours pas la date de la construction du château de Savères. En 1277, Willem de Touges partage sa seigneurie avec Bernard VI, alors Comte de Comminges, ainsi jusqu’en 1714, Savères possède deux seigneurs. Construction en briques, comprenant un rez-de-chaussée et un étage pour le corps de logis central, et deux ailes. Les montants des fenêtres sont réalisés par assises alternées de pierre et de brique, les meneaux cruciformes. 

 Éléments protégés MH : les deux ailes bâties au XVIIe siècle : inscription par arrêté du 31 janvier 1927. 

 château de Savères 31370 Savères

 

château de Sarremezan

Le château de Sarremezan est un édifice composite dont les parties les plus anciennes remontent au XVe siècle. Il se caractérise par une imposante tour polygonale, typique de l’architecture défensive médiévale, ainsi qu’une aile adjacente probablement contemporaine. Ces éléments, avec leurs baies aux caractéristiques stylistiques du XVe siècle, témoignent de son origine de château-fort, bien que la plupart des fortifications (comme la courtine) aient aujourd’hui disparu. Au XVIIIe siècle, ou peut-être au début du XIXe, un troisième bâtiment fut ajouté, modifiant partiellement la structure d’origine. La tour abrite un escalier à vis, tandis que la façade ouest présente une porte ornée d’une accolade à crochets, encadrée de pinacles, détail architectural remarquable. Ces ajouts reflètent une évolution vers une fonction plus résidentielle, tout en conservant des traces de son passé militaire. Les vestiges actuels du château de Sarremezan illustrent ainsi une transition entre deux époques : d’une part, un château-fort médiéval conçu pour la défense, et d’autre part, une demeure se voulant plus confortable aux siècles suivants. La localisation approximative et l’absence de sources détaillées sur ses occupants ou son rôle précis dans l’histoire locale rendent difficile une reconstitution exhaustive de son passé. 

 Éléments protégés MH : Tour d'escalier y compris son escalier intérieur : inscription par arrêté du 12 juillet 1955 

 Château Sarremezan 31350 Sarremezan

 

Château de La Salvetat

Construit entre 1088 et 1096 à la demande du comte de Toulouse Raymond IV de Saint-Gilles, il s’agit à l’origine d'une place forte défensive. Le nom « La Salvetat », issu des « sauvetés » créées par les Hospitaliers au Moyen-Âge, évoque sa fonction de refuge pour les habitants et les fugitifs. En effet, lors des épidémies de peste en 1167 et 1481, le château accueille notamment les Capitouls de Toulouse. Au XVIIe siècle, le château-fort médiéval subit des transformations et devient une demeure de plaisance de la Renaissance. Il est, entre autres, orné de remarquables peintures au pochoir sur les voûtes d’une galerie. 

 Éléments protégés MH : en totalité le château, y compris le sol de la parcelle d'assiette, le fossé entourant la plate-forme et ses aménagements défensifs ruinés et le pont d'accès, et la parcelle de l'ancien jardin : classement par arrêté du 6 août 2007. 

 château de La Salvetat 31830 La Salvetat-Saint-Gilles

   

Château Saint-Simon

Au XIIIe siècle, la seigneurie de Saint-Simon est un vaste domaine de 500 arpents – environ 2,84 km2 – qui s'étend à la fois sur les territoires de Toulouse, Portet-sur-Garonne et Cugnaux. Il est entre les mains de la famille Ysalguier, une puissante famille de marchands toulousains, qui sont aussi seigneurs d'Auterive, Castelnau-d'Estrétefonds, Clermont-le-Fort et Fourquevaux, dont plusieurs membres sont capitouls entre la fin du XIIIe et le XVIe siècle, qui l'ont probablement reçu des Falgar, autre importante famille de capitouls toulousains, seigneurs de Venerque et de Miremont. Ils y possèdent en particulier le droit de haute justice. Le château de Saint-Simon est alors une vaste bâtisse carrée, dont les murs nus sont percés de meurtrières, et entourée au sud et à l'est de fossés mis en eau grâce à la proximité du ruisseau du Roussimort. On trouve également, près du château, une église, qui dessert les habitants de Saint-Simon et des alentours. 

 Le 11 novembre 1498, Adhémar Ysalguier vend le domaine et le château de Saint-Simon à Jean Laysani, notaire toulousain. En 1540, l'ensemble passe à Mariet d'Angilbaut de Chabanès, conseiller au parlement. Par la suite, au XVIIe siècle, la seigneurie est divisée entre les familles Caulet, Delpech et Mariotte. Au milieu du XVIIIe siècle, elles sont réunies par Jean-François-Marie Candie, trésorier général de France, qui s'occupe de façon active de la valorisation et du développement agricole de son domaine. En 1779, lorsque l'archevêque de Toulouse, Étienne-Charles de Loménie de Brienne, décide le déplacement de l'église au cœur du village de Saint-Simon (actuelle église Saint-Simon, no 1 place de l'Église-Saint-Simon), Jean-François-Marie Candie refuse d'abord de dépouiller l'église du château de ses vases, de ses cloches et de ses tableaux, avant de céder en 1782.

 Éléments protégés MH : le château en totalité : inscription par arrêté du 14 septembre 2001. 

 château Saint-Simon 31000 Toulouse

 

Château de Saint Rome

Domaine agricole construit entre 1874 et 1893 par un aristocrate parisien. L'architecture s'inspire de celle des expositions universelles. Le domaine se compose d'un ensemble de maisons construites en étroite dépendance du château, avec rue centrale. L'aspect fonctionnel est sacrifié au sens décoratif: beffrois flamands, bains turcs, maisons suisses, mosquées arabes, etc. L'engoûment de l'époque pour l'architecture vernaculaire s'exprime à travers les procédés de construction et d'ornementation. Le château de style néo-Renaissance est un exemple de l'architecture pastiche du Second Empire. Le vocabulaire décoratif des façades est emprunté à celui des demeures toulousaines du XVIIIe siècle. Les ailes latérales de style néo-classique, présentent chacune un long bâtiment précédé de propylées avec chapiteau de style corinthien. A l'intérieur du château, le décor utilise peinture, papiers peints et bois sculpté. Le plafond peint de la salle à manger, du XVIIIe siècle, a été rapporté sur place. 

 Éléments protégés MH : le château ; les façades et les toitures ainsi que l'emprise au sol de l'ensemble du domaine : inscription par arrêté du 5 avril 1990. 

 château de Saint Rome 31290 Saint-Rome

 

Château de Saint Paul d'Oueil

Château d'époque Renaissance dont l'unique tour encore existante, en saillie sur la façade, est un donjon hexagonal renfermant un escalier de pierre, sur lequel s'ouvrent les pièces d'habitation de la partie gauche. Trois fenêtres à meneaux horizontaux éclairent l'escalier. Les pièces desservies par l'escalier ont des plafonds à poutres apparentes nervurées avec motifs de tête de poutre. C'est le seul type régional de château de haute montagne. 

 Éléments protégés MH : la tourelle d'escalier : inscription par arrêté du 9 mai 1947. 

 château de Saint Paul d'Oueil 31110 Saint-Paul-d'Oueil

   

Château de Saint Martory

Sur la rive droite de la Garonne, dominant directement le fleuve dont il surveillait le trafic, le château de Saint Martory est édifié dans les premières années du XVIe siècle pour la famille de Montpezat, seigneurs de Lajan et de Saint Martory. Cités dès la fin du XIe siècle, les Montpezat avaient fait élever vers 1180 un château-fort avec deux enceintes, un logis, une tour et un donjon. Trois siècles plus tard, abandonnant leur château féodal de la rive gauche, les Montpezat s'établissent dans la plaine sur les rives de la Garonne, bâtissant un nouveau château dont l'axe perpendiculaire au fleuve formait un véritable verrou. Il serait tentant d'attribuer la construction à Pierre de Montpezat, qui épouse Jeanne de Castelbajac en 1496 et en seconde noces Raymonde d'Antin en 1513. Le château passe avec la succession des Montpezat, à Claude Antoine de Moret de Montarnal d'une famille du Rouergue, qui en 1710 est occupé à faire reconnaitre sa seigneurie par les consuls de Saint Martory et c'est Jean-Henri de Moret, comte de Peyre qui en est possesseur en 1789.

Durant la Révolution Française, le château de Saint Martory est vendu à sieur Laffont, dont la petite fille Mademoiselle de Marin, épouse le prince de Berghes Saint Winock, d'une des plus illustres familles du Nord de la France originaires de Bergues près de Dunkerque. A la demande du prince, est entreprise après 1860, une prestigieuse campagne de restauration du château, confié à Victor Ruprich Robert, architecte et inspecteur général des Monuments Historiques. On modernise les appartements en recloisonnant les salles médiévales et en y apportant un nouveau confort. A l'intérieur, les pièces reçoivent un décor néo-gothique de lambris de chêne, des peintures murales et les cheminées restaurées ou s'ornent des armoiries et monogrammes du prince de Berghes.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, l'ancienne chapelle dans la tour Sud-Ouest, les deux salles avec cheminée monumentale et lambris, le pavillon d'entrée du parc avec sa grille et la rampe d'accès à la Garonne, la balustrade néo-gothique du parc, y compris leurs murs de soutènement : inscription par arrêté du 17 mars 1993. 

 château de Saint Martory 31360 Saint-Martory 

 Téléphone : 05 61 87 68 59

Château Sainte Marie

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le château est bâti sur les terres du prieuré dépendant de l'ordre de Fontevrault. Au début du XVIIe siècle, le château passe à la famille du comte de Comminges et y reste jusqu'au début du XVIIIe siècle. L'édifice se présente comme un quadrilatère cantonné de quatre tours d'angle. De structure défensive il fut toutefois aménagé pour une vie de plaisance comme en témoigne la façade Est, la seule vraiment authentique avec des fenêtres Renaissance ornées de pilastres et chapiteaux. Les autres façades ont été remaniées. Hormis l'escalier à vis dans la tour sud-ouest, l'intérieur a été complètement réaménagé au XIXe siècle. Dans le prolongement des communs, portail du XVIIe siècle, à décor en damier de briques et pierre. 

 Éléments protégés MH : le portail d'entrée ainsi que la façade Est Renaissance : classement par arrêté du 28 décembre 1984. les façades et les toitures, à l'exception de la façade classée : inscription par arrêté du 28 décembre 1984. 

 château Sainte Marie 31410 Longages

   

Château de Saint Jory

Oeuvre de Nicolas Bachelier, construit à partir de 1545 pour Michel du Faur, juge mage de Toulouse. De Bachelier ne reste que le pavillon d'entrée sur la façade duquel apparaissent six fenêtres et l'ordonnance de trois étages. L'accès de la façade Est se fait par une porte cintrée avec voussures verniculées, surmontée d'une corniche servant d'appui à une fenêtre encadrée de crossettes et accostée de deux colonnes corinthiennes. Au-dessus, fenêtre à colonnette centrale tenant lieu de meneau, l'ensemble étant encadré de deux colonnes composites à l'aplomb des colonnes inférieures, et de colonnes à feuillages renversées. Un attique et un fronton curviligne couronnent l'ordonnance pyramidale. La façade ouest est percée d'une porte donnant sur le verger qui a remplacé le château, le large cintre s'orne de feuilles lancéolées et s'appuie sur deux pilastres accouplés. Au-dessus, cartouche autour duquel se suivent rosaces, oves et triglyphes. A l'intérieur, cheminées Renaissance. 

 Éléments protégés MH : les parties anciennes comprenant la façade Est, le portail Ouest, le vestibule voûté et les deux cheminées du XVIe siècle : inscription par arrêté du 4 février 1927. 

 château de Saint Jory 31790 Saint-Jory

   

Château de Saint Geniès

Petit château de briques offrant l'aspect d'une demeure largement transformée au XVIIIe siècle, comme en témoignent les baies, et jusqu'au XXe siècle, époque de construction de la mirande et du petit belvédère sur le pavillon sud. Les bâtiments remontent, pour l'essentiel, à une construction du début du XVIIe siècle. L'escalier rampe sur rampe avec voûtes en berceau, la tourelle sud-est montée sur culot et les bouches à feu avec mire, permettent d'associer cette architecture à des châteaux remontant aux guerres de religion. Le plan se compose d'un rectangle flanqué d'un avant corps et d'une tour de défense montée sur culot. Au XVIIIe siècle, le château a été complété par deux avant-corps sur sa face ouest. L'ensemble du bâtiment est ceinturé entre chaque étage, par un bandeau mouluré assez épaix, caractéristique du style Renaissance local. Le décor intérieur remonte au XVIIIe et au début du XIXe siècle, sauf la cheminée de la grande salle d'étage dont le décor maniériste est à rattacher au premier château. 

 Éléments protégés MH : la cheminée monumentale du salon et l'escalier : inscription par arrêté du 29 novembre 1949. la façade arrière, le portail d'entrée et le théâtre de verdure : inscription par arrêté du 28 juin 1988. 

 château de Saint Geniès Bellevue 31180 Saint-Geniès-Bellevue 

 Téléphone : 05 61 74 26 45

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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