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Château de Ventadour

Construit sur un promontoire, le château de Ventadour était considéré comme l'un des plus puissants de son époque. Cette forteresse, élevée au XIe siècle, remaniée du XIIIe au XVe siècle, commandait la vicomté de Ventadour. Vendu à la Révolution comme bien national, le château fut détruit à partir du XIXe siècle par les démolisseurs. De cette importante forteresse médiévale subsistent des remparts, une tour circulaire, un donjon carré, des portes d'accès au système défensif au nord et à l'ouest, les vestiges d'une chapelle et d'habitations. Dans ce château-fort vécut Ebles II, Lo Cantador, vicomte de Ventadour, et naquit Bernard de Ventadour le troubadour. Classé site inscrit en 1946, le lieu déjà fort dégradé, nécessitait des travaux important de sauvegarde mais ce n'est qu'en 1965 que furent entrepris à la fois des travaux de consolidation, puis des fouilles pour tenter de reconstituer l'ampleur de la forteresse d'autrefois. Les fouilles poursuivies jusque dans les années 1980 ont permis de préciser les contours d'un certain nombre de salles à l'intérieur de l'enceinte et de mettre au jour plusieurs décors du logis. Des fouilles ont été menées en 2003, courtine nord-est, en 2004-2005, barbacane, tour, avec consolidations. 

 Éléments protégés MH: le château de Ventadour (ruines) : classement par liste de 1840. 

 château de Ventadour 19300 Moustier-Ventadour 

 Téléphone : 05 55 93 04 34 

Château de Turenne

Turenne est un site médiéval positionné sur une butte très abrupte et très stratégique, au carrefour de régions et de routes commerciales et religieuses. Le château est construit sur un massif rocheux, s'élevant au dessus du bourg, la citadelle a trôné, libre pendant plus de sept siècles. L'histoire de la Vicomté est particulièrement remarquable en ce fait qu'elle a bénéficié, grâce à de nombreuses prérogatives Royales, d'une quasi indépendance à l'égard de la couronne. A l'époque des Comborn, la demeure a abrité des croisés, puis bénéficié sous les Roger de Beaufort, papes en Avignon, de relations puissantes et atteint, avec la Tour d'Auvergne, une réputation internationale grâce au grand Maréchal de Turenne. Il n'en reste plus qu'une tour circulaire dite Tour de César et un donjon rectangulaire connu sous le nom de tour de l'Horloge ou du Trésor, tous deux reliés par une maçonnerie... 

 Éléments protégés MH: la tour de César : classement par liste de 1840, et la tour du Trésor : classement par arrêté du 3 septembre 1890. 

 château de Turenne 19500 Turenne 

 Téléphone : 05 19 31 02 68 

 

Château de Tarnac

Édifice XVIIe siècle ; dépendances XVIIIe et XIXe siècles ; daté 1768, sur linteau de grange ; le château appartint à la famille de Lagrange au XVIIe, puis à la famille de Souris dès le XIXe siècle. Le château de Tarnac est caractéristique du début du XVIIe siècle, comprenant un corps de logis rectangulaire avec deux pavillons carrés en retour et des lucarnes à fronton triangulaire surmonté de boules. En façade arrière, l'accès s'effectuait par un perron, supprimé. La distribution intérieure est fréquente à l'époque, avec escalier droit central qui traverse le corps de logis de part en part et qui détermine deux vastes salles de part et d'autre. Au sous sol, dans la partie ouest, se trouve l'ancienne cuisine à la voûte en berceau appareillé, conservant sa cheminée avec son four à pain. Au rez-de-chaussée, deux salons conservent leurs plafonds à la française, dont les poutres maîtresses ont les arêtes moulurées. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 27 novembre 1989. 

 château de Tarnac 19170 Tarnac

 

Château de Seilhac

Une châtellenie existait dès le début du XIIe siècle. La tour a dû être bâtie fin XIIIe ou début XIVe siècle. Durant les guerres de Religion, en 1586, le château fut démoli, puis reconstruit. Pendant la Révolution, il fut dévasté en 1792, puis exploité comme carrière de pierres. Si le rez-de-chaussée conserve des structures médiévales et la tour sud une coupole médiévale, les autres parties de l'édifice furent rhabillées au début du XIXe siècle dans un style Renaissance pour la façade au sud-ouest et XIXe siècle pour la façade sud-est, la tour Est polygonale avec des ouvertures Renaissance et la porte Est cantonnée de pilastres avec chapiteaux et corniches moulurés. Au-dessus de la corniche sont sculptés des chapiteaux ornés de volutes, le chemin de ronde et les mâchicoulis. A l'ouest de la tour et prenant appui sur le mur, une tour en échauguette abritant un escalier à vis qui menait à l'ancien chemin de ronde. La tour sud est voûtée, au rez-de-chaussée, d'une coupole médiévale. L'escalier à double révolution a été construit après la Première guerre mondiale. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château, du pavillon d'entrée, de l'orangerie et du pavillon cruciforme: inscription par arrêté du 24 mai 1991. 

 château de Seilhac 19700 Seilhac

 

Château de Ségur-le-Château

Ensemble castral d'origine carolingienne, important siège des vicomtes de Limoges, représentatif d'une organisation médiévale particulière, caractérisée par le partage entre un espace seigneurial et un autre dévolu aux chevaliers. Le bourg de Ségur le Château est classé parmi les "plus beau villages de France", il fut le siège pendant trois siècles XVe, XVIe et XVIIIe, d'une cour d'appel, "cour des appeaux", tribunal dont dépendait plusieurs centaines de juridictions du Limousin et du Périgord. Cette présence a enrichit le pays, comme en témoigne la présence de maisons nobles à colombages et à tourelles, de cette époque; croisées à meneaux, portes gothiques, rue étroites etc... 

 Éléments protégés MH: la chapelle : classement par liste de 1840. Les bâtiments, les murs et les sols constituant le château en totalité, à l'exception de la chapelle classée, le pont dormant donnant accès au château situé sur la voie qui y mène, appelée rue Pertinax : inscription par arrêté du 11 février 2005. 

 château de Ségur 19230 Ségur-le-Château

 

Château de Sedières

Le château de Sedières se compose d'un corps principal de deux étages avec escalier, la tour domine l'ensemble. Deux ailes en retour ferment, sur deux côtés, une cour. Une de ces ailes est le porche d'accès pour l'ancien pont levis. Une belle galerie ouverte au rez-de-chaussée, fermée aux étages et couverte en terrasse, est accolée contre le corps principal sur le troisième côté de la cour. Tourelles sur culot sculpté et fenêtres à meneaux et croisillons, pilastres et linteaux sculptés de style Renaissance, Louis XII et François Ier. Corniche de la tour d'escalier et des façades sud-ouest et sud-est, constituée par des corbeaux du XVe siècle. Portes et fenêtres sous la galerie à pilastre, linteaux et frontons sculptés Renaissance. A l'intérieur, grande salle du XVe siècle avec nervures à arc en anse de panier, grande cheminée du XVe siècle, au deuxième étage, cheminée Renaissance avec une inscription latine peinte, relatant le passage de Henri IV dans le château de Sedières. 

 Éléments protégés MH : le château de Sedières en totalité : classement par arrêté du 28 mars 1958. 

 château de Sedières 19320 Clergoux 

Téléphone : 05 55 27 76 40
 
 

Château de Sainte Fortunade

Le château est construit au XVe siècle sur le promontoire d’une ancienne motte féodale, visible depuis la ruelle du Barry Bas. Une forte tour circulaire de quatre niveaux couronnée de mâchicoulis est la partie la plus ancienne avec le logis attenant de l’Ouest, qui a perdu sa galerie défensive. Au XVe siècle fût adjointe l’aile rectangulaire flanquée de deux échauguettes et la tour qui encage l’escalier à vis aux marches basses permettant à un animal bâté de les gravir. L’intérieur, très restauré aux XVIIIe et XIXe siècles garde des pièces monumentales aux plafonds à la française et volumes majestueux, les cheminées de marbre du XIXe aux blasons sculptés dissimulent et remplacent celles des siècles précédents. La tour d'escalier présente des encadrements de fenêtres ouvragés, avec des éléments de remploi et le blason des comtes de Lavaur, à qui a appartenu le château durant des siècles... 

 Éléments protégés MH: les façades et toitures du château : inscription par arrêté du 18 avril 1997. 

 château de Sainte Fortunade 19490 Sainte-Fortunade

 

Château de Saint-Priest-de-Gimel

Le château de Saint-Priest-de-Gimel succède au manoir disparu des anciens seigneurs du bourg. Construit au XVIIIe siècle, c'est un château de style classique avec avant-corps de faible saillie sur chacune des façades principales. Les baies des avant-corps sont cintrées tandis que les autres sont rectangulaires. Les deux niveaux sont séparés par un bandeau et les frontons sont soulignés par une forte mouluration. La terrasse a été aménagée au XIXe siècle. L'intérieur a été remanié au XIXe siècle. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ainsi que la terrasse située au sud-ouest : inscription par arrêté du 22 novembre 1981. 

 château de Saint Priest de Gimel 19800 Saint-Priest-de-Gimel

   

Château de Saint Hilaire

Témoignage d'une co-seigneurie, deux châteaux se partagent une même enceinte. Celui qui est au centre, datant du XIIIe siècle est appelé château de Saint-Hilaire, celui qui est près de l'entrée est le château de Plas. Le château de Saint Hilaire, de plan rectangulaire, est flanqué de trois tours couronnées de mâchicoulis coiffées de toitures en tuiles plates. Cet édifice est composé d'un rez-de-chaussée et de trois étages. La porte d'entrée à l'Est appartient à la Renaissance. A l'intérieur, cheminées, panneaux en stuc, boiseries et peintures. 

 Éléments protégés MH: le mur d'enceinte, les tours et les tourelles, le bâtiment de l'ancienne chartreuse et le sol que renferme l'enceinte : classement par arrêté du 31 octobre 1991. 

 château de Saint Hilaire 19500 Curemonte

   

Château du Saillant

En rive droite de la Vézère, le château occupe une position forte qui commandait l'ancien pont à péage. Cet ouvrage d'art médiéval enjambe largement la Vézère par six arches pourvues d'avant-becs en pointe, d'où l'on découvre le château et le parc du Saillant. Le château construit à l'emplacement d'une vaste forteresse (qui comptait soi-disant 17 tours) se présente aujourd'hui comme une puissante architecture de plan carré, restaurée aux XVIIIe siècle et XIXe siècle, entourée d'eau sur trois côtés par les douves, et par les eaux de la Vézère. La composition classique des jardins en parterres réguliers, ponctués de topiaires, devient paysagère aux abords de la rivière. Les îles intégrées au parc ont conservé leur aspect naturel souligné par la présence des rhododendrons botaniques et des osmondes royales que l'on rencontre à l'état sauvage dans la vallée.

 A l'origine propriété des seigneurs de Comborn, le château a été vendu au XIVe siècle à Reynaud de Lasteyrie, dont la famille s'était distinguée lors des Croisades, sous Saint-Louis. Au XVIIe siècle Raymond de Lasteyrie achète le château de Comborn alors en ruine, et prend le titre de Lasteyrie du Saillant de Comborn. Mirabeau se rendit en 1781 au Saillant, chez sa sœur qui avait épousé le Marquis du Saillant. La légende veut que Poussin ait également fait un séjour au château. En rive gauche, au Saillant Vieux, subsiste la demeure et le parc de la Marquise du Saillant. Les seigneurs du Saillant tant dans la branche aînée que la branche cadette ont fourni à la France nombreux chevaliers, hommes d'épée, de lois et inventeurs réputés comme le Comte Charles Gilbert de Lasteyrie, esprit éclairé, auquel on doit l'introduction de la lithographie en France.

 Le village ancien a conservé son bâti traditionnel aux teintes sombres dues aux murs de schiste et aux couvertures en ardoise de Travassac qui tranchent sur le vert des prairies et des bois alentour. La chapelle autrefois propriété du château, reconstruite vers 1620 est rattachée à l'église de Voutezac. Elle renferme des statues de l'ancienne chapelle cistercienne de la Bontat, ainsi que des vitraux de Chagall, créés entre 1978 et 1981.

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, les vestiges d'architecture militaire notamment du sous sol avec leurs percements anciens, les pièces du rez-de-chaussée avec leurs éléments de décor : inscription par arrêté du 25 juin 1979. Les façades et les toitures de l'ancienne grange et de l'ancienne bergerie : inscription par arrêté du 24 avril 1997. 

 château du Saillant 19130 Voutezac

   

Château de la Rue

Ce château a été construit en 1657 comme l'atteste la date inscrite sur le panneau sommant la porte d'entrée. Au XVIIIe siècle, une galerie extérieure a été aménagée au premier étage de la façade postérieure est et une grange-étable a été construite près du logis. En 1801, le logis a été agrandi dans le prolongement du mur de croupe nord par l'adjonction d'un corps de bâtiment. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, la grange-étable a été remaniée et un fournil a été construit en face du logis. En 1962, suite à son inscription partielle au titre des monuments historiques, la toiture a été surélevée et la couverture a été refaite. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, le logis a été entièrement restauré. La porte, de style Louis XIII a été refaite, mais les bossages d'origine ont été conservés.

 Ce château est composé d'un corps de logis rectangulaire flanqué de quatre tourelles (deux en surplomb à bases prismatiques, à l'ouest et deux en encorbellement à l'est), d'une grange-étable et d'un fournil. Les bâtiments s'organisent en U autour d'une ancienne cour, aujourd'hui transformée en jardin et fermée par un muret en pierre. Autrefois, le manoir était également délimité par deux portails couverts, l'un à l'est l'autre à l'ouest; seul celui situé à l'ouest subsiste. Le logis de plan carré, double en profondeur, est construit sur une cave voûtée en berceau, dont l'accès se fait par l'intérieur, par une salle basse, également voûtée. Son imposant toit à croupes débordantes est couvert d'ardoises. L'extension est coiffée d'un toit à demi-croupe et les tourelles, de toits en pavillon à égouts retroussés recouverts d'ardoises taillées, pour certaines, en forme d'écaille.

 La façade principale ouest, bâtie en appareil régulier de pierre de taille, est ajourée de trois travées. Les tourelles de plan carré, dont l'élévation est divisée en deux niveaux par un cordon larmier, sont également ajourées de travées d'ouvertures. Elles logent deux petites pièces accessibles l'une par le deuxième étage du logis, l'autre par l'étage de comble. Le mur de croupe nord est masqué par l'adjonction du corps de bâtiment de plan rectangulaire édifié en blocage de moellons de calcaire. La porte d'entrée à imposte est encadrée de trois rangées verticales et d'une rangée horizontale de bossage et est sommée d'un panneau rectangulaire dont les inscriptions et armoiries ont été bûchées, à l'exception de la date 1657, inscrite dans le coin droit. Les étages sont accessibles par un escalier tournant sans jour dans œuvre, semblable à celui qui se trouve au manoir de La Borie.

 Dans la partie la plus ancienne du logis subsiste une cheminée surmontée d'un arc segmentaire chanfreiné. Dans les parties remaniées, des aménagements domestiques du 18e siècle sont conservés. L'élévation sud est édifiée en moellon de calcaire à joints beurrés. Un caisson de latrines, l'empreinte d'une ouverture murée et deux séries de corbeaux en quart-de-rond, peut-être les vestiges d'oriels, constituent des témoins des remaniements successifs du logis d'origine. L'élévation postérieure est, en rez-de-chaussée surélevé, à trois travées, est agrémentée au niveau supérieur d'une galerie ouverte, protégée par un auvent formé par le débord de toit. Cette galerie en encorbellement est supportée par des corbeaux en quart-de-rond, semblables à ceux qui se trouvent encore sur le mur de croupe sud. 

 La grange-étable, de type auvergnat, est implantée perpendiculairement au logis. Elle s'ouvre en rez-de-chaussée sur le jardin par l'intermédiaire d'une porte charretière, de deux portes d'étable et de plusieurs fenêtres. Sur l'élévation nord, en position centrale, une large porte charretière, interrompant l'avant-toit est précédée d'une rampe d'accès en terre pour permettre l'accès au niveau supérieur. Le fournil, de plan rectangulaire, couvert d'un toit en demi-croupe en ardoise, fait face au logis. Le niveau sous comble, construit en essentes de bois sur les pignons et ajourée sur les parties supérieures des murs gouttereaux, servait de séchoir à noix. A l'intérieur, la bouche du four est surmontée d'un arc segmentaire.

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 30 mars 1965. 

 château de la Rue 19500 Ligneyrac

   

Château de Rilhac-Xaintrie

Un noble homme propriétaire d’un fief, cité dans un diplôme mérovingien du Ve siècle, a donné son nom à la terre qui abrita durant plusieurs siècles les co-seigneurs de Rilhac. Aux limites de l’Auvergne cantalienne et de la Xaintrie limousine, le château bâti en lave sur un éperon rocheux, d’où l’on aperçoit les monts d’Auvergne, a dû être établi au XIIIe siècle sur le plan classique de la forteresse médiévale. Autour de la cour intérieure, il y avait une enceinte couronnée de chemins de ronde, flanquée de tours de défense avec des éléments militaires. Il reste un corps de logis flanqué de deux tours de défense qui ont conservé des archères, des mâchicoulis et des caves voûtées, L’intérêt de cette architecture massive, réside dans les soucis de détails qui l’ont embelli à la fin du XVe siècle. Les pierres blanches sculptées rapportées sur la lave sombre pour décorer la porte d’entrée, et les fenêtres superposées en "style Plantagenet" sont une belle leçon d’histoire de l’architecture. Le château a été largement remanié, au XIXe siècle à la suite d'un incendie partiel du corps de logis. 

 Éléments protégés MH: le château, à l'exclusion du bâtiment du XIXe siècle qui lui est adossé : classement par arrêté du 1er avril 1988. 

 château de Rilhac Xaintrie 19220 Rilhac-Xaintrie

   

Château du Rieux

Bel exemple d'architecture des XVe et XVIe siècles, notamment dans ses parties hautes. Son origine remonte au XIIe siècle. En 1815, il servit de dernier asile au maréchal Ney. La demeure actuelle, couverte de lauzes, a été construite au XVIe siècle et consistait, au départ, en un quadrilatère agrémenté d'une tour hexagonale couronnée de mâchicoulis renfermant l'escalier à vis, d'une tourelle d'angle sur cul de lampe à corbeaux et, à l'arrière, d'une grosse tour ronde surbaissée à une époque inconnue. Deux corps de bâtiments furent par la suite accolés au logis principal, dans son prolongement. La cour est limitée par un chemin de ronde. Une grosse tour circulaire qui avait servi de chapelle est reliée par une galerie garnie de balustrades et surmontée d'une échauguette, à une seconde tour bâtie au début du XXe siècle, sur l'emplacement d'un four banal. Une grange est implantée contre la façade aveugle ouest du château. 

 Éléments protégés M: le château du Rieux en totalité : inscription par arrêté du 17 avril 1931. 

 château du Rieux 19430 Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle 

 

Château de Rabaud

Le château de Rabaud illustre un type d'architecture caractéristique de la région, avec une distribution intérieure lisible de l'extérieur. D'après son décor architectural, il peut être daté du début du XVIe siècle. L'édifice présente un plan rectangulaire avec une tour d'escalier centrale circulaire en hors-oeuvre et, sur l'autre façade, deux tourelles en échauguette découronnées. Un bâtiment abrite les dépendances et le four. Les alvéoles de la fuie sont creusées dans le mur-pignon d'un bâtiment de dépendances. Là ont vécu les seigneurs de Lur dès le XIe siècle (leurs armes sont marquées sous les voûtes de l'église). 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 7 novembre 1990. 

 château de Rabaud 19510 Masseret 

   

Château de Puyval

Demeure construite en 1760, encore intacte extérieurement, à l'exception de quelques baies murées. Elle se compose d'un corps de logis avec avant-corps central et deux petites ailes en retour. Côté entrée un escalier en fer à cheval précède une terrasse. Côté opposé se trouve un fronton aux armes de la famille Beaurayre de Villac qui fit construire le château. Les communs qui le flanquent à l'ouest sont de la même époque. Le château est entouré d'un parc paysager. L'intérieur présente un ensemble de pièces ayant conservé leur décor d'époque avec quelques remaniements du XIXe siècle. En dehors de ce château XVIIIe, existent un vieux château des XVe-XVIe siècles avec tour d'escalier hors-oeuvre, une chapelle du XVIIe siècle avec voûtement sur croisées d'ogives, deux pavillons isolés du XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures et l'escalier intérieur du vieux château, les façades et les toitures du château et des deux pavillons du XVIIIe siècle. L'ancien portail, l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé et les pièces suivantes avec leur décor: au rez-de-chaussée : la bibliothèque, le billard, le salon et le petit bureau. Au premier étage : la chambre de maître avec son alcôve : inscription par arrêté du 29 juin 1978. 

 château de Puyval 19310 Ségonzac

 

Château de Puymaret

Sur cette terre, les Romains séjournent, puis les barons de Malemort plantent une tour de surveillance. Au XVe siècle, les seigneurs venus de la Haute-Corrèze, les Chapoulie de Bar, s’y installent. Au XVIIe siècle, la famille Sahuguet cl’Amarzit venue du Béarn, y réside après le mariage de Jacques avec Mlle Marie Dumas de Neuville. Propriété de Jacques Gilbert, Président au Tribunal de Brive, baron d’Espagnac, gouverneur des Invalides, né à l’hôtel de Labenche, à Brive, puis Couderc, avocat et Jean II, marquis de Corn. Le château occupe une position stratégique sur un éperon au débouché de la Corrèze, sur la plaine de Brive la Gaillarde. Il subsiste tout un ensemble de bâtiments du XIIIe siècle (tour carrée de l'oratoire, bâtiment central renfermant la citerne, tour carrée d'escalier en vis et vestiges de la chapelle). Après un incendie en 1793, le château est relevé au XIXe siècle avec intégration des bâtiments subsistants. Un grand corps de bâtiment est construit dans le style troubadour. Réfection des ailes Sud et Est après un incendie en 1984. 

 Éléments protégés MH: le château, ainsi que le terrain d'assiette : inscription par arrêté du 4 mai 2000. 

 château de Puymaret 19360 Malemort-sur-Corrèze

 

Château de Puy de Val

En 1339, Guy de Puy de Val épouse Hélis de La Jugie nièce du Pape Clément VI. En 1371, Guy, dans son testament, demande la fondation d'une chapelle au château de Puy de Val. En 1615, alliances avec les Cosnac, puis avec les Pompadour, et les Monstier-Mérinville. En 1647, Henri de Saint Martial de Puy de Val est aumônier du roi. Achat de la propriété en 1776, par François Darche, conseiller au Parlement de Bordeaux, victime de la Terreur, il est exécuté le 4 avril 1794 ; son fils avait émigré. Depuis 1850, la demeure est habitée par la famille d'historiens et d'archéologues régionaux, les Fages. Une masse de bâtiments et de tours domine les vallées, de la construction primitive dont il ne reste qu'une grosse tour dont les créneaux étaient encore intacts au début du XIXe siècle. Les modifications faites aux XVe et XVIe siècles, comportent les embellissements habituels ; adjonction de bâtiments, de tours carrées, aménagement d'une cour intérieure fermée par une galerie à arcades datée de 1572. 

 Éléments protégés MH: le château en totalité et le terrain d'assiette : inscription par arrêté du 19 mars 1927, modifié par arrêté du 6 janvier 2011. 

 château de Puy de Val 19150 Espagnac

 

Château Pontier

Le château Pontier a été construit au XVIe siècle par la famille Pontier qui avait quitté Aix en Provence à cause des Guerres de Religion. Le château a été construit sur l'emplacement de l'oustal Besse du Peyrat, dont la dernière fille épousa un Pontier. Façades sur cour, escalier intérieur, cheminée monumentale sont du XVIe siècle. Des lambris ont été ajoutés au XVIIe siècle. Le bâtiment est constitué par un corps de logis rectangulaire flanqué, côté de la Vézère, de deux tourelles circulaires d'angle. Un édifice rectangulaire en hors-oeuvre abrite l'escalier à double volée. La tour sud a une voûte en coupole faite de moellons. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 10 juin 1932. L'escalier intérieur en pierre: inscription par arrêté du 12 août 1988. 

 château Pontier 19140 Uzerche

   

Château de Plas

Témoignage d'une co-seigneurie, deux châteaux se partagent une même enceinte. Celui qui est au centre, datant du XIIIe siècle, est appelé château de Saint-Hilaire ; celui qui est près de l'entrée est le château de Plas. Le château de Plas se compose de deux tours carrées auxquelles est adossé un grand bâtiment rectangulaire élevé au XVIIe siècle. L'entrée se fait par une porte encadrée de pilastres à bossages, dont l'entablement est surmonté d'un cartouche aux armes de la famille de Plas. A l'est du mur d'enceinte, s'élève un bâtiment servant de remise et de grange. Cette construction s'ouvre sur l'extérieur par une série de larges baies en anses de paniers et elle est flanquée à chaque extrémité, d'une petite tourelle et date au XVIIe siècle. Deux tourelles, l'une circulaire, et l'autre hexagonale, flanquent le mur d'enceinte au sud. 

 Éléments protégés MH: le mur d'enceinte, les tours et tourelles, le bâtiment de l'ancienne chartreuse et le sol que renferme l'enceinte : classement par arrêté du 31 octobre 1991. 

 château de Plas 19500 Curemonte

   

Château de Pierrefitte

Vers 1370, Roger Hugues de Bort remit en état une forteresse situé en contrebas du château actuel. Il venait de se marier avec Dauphine de Lestranges. Les deux familles étaient d'extraction chevaleresque et s'illustraient dans la région depuis des siècles, les Bort étaient de très ancienne chevalerie, plusieurs chevaliers des ordres du roi. Ils participèrent à la 4ème croisade, fondèrent le monastère de Bort et donnèrent de nombreux chevaliers au Temple. Les Lestranges, quand à eux, possédaient de très anciens droits seigneuriaux en Marche et en Limousin, en 1370, Dauphine comptait parmi ses frères, trois prélats dont Raoul, légat de Grégoire XI, lui même neveu de Clément VI, pape limousin. Une centaine d'années plus tard, le château de Pierrefitte devait menacé ruine ou ne plus être en rapport avec la fortune de la famille, ainsi Charles de Bort, gentilhomme de la Chambre de Charles VIII ordonna la construction du nouveau château. L'édifice était presque terminé vers 1478, les Bort le possédèrent jusqu'à la Révolution. Le château a un plan rectangulaire avec quatre tours aux angles et une tour d'escalier en vis centrale. Ces cinq tours donnent au château de puissants et harmonieux volumes, la tour d'escalier possède une porte aux piedroits d'origines moulurés de trois tores entre des cavets. L'arc brisé qui les surmonte, avec au tympan les armes des Bort, est plus récent, mais au moins antérieur à la Révolution. On trouve de part et d'autre, au second étage, deux fenêtres à meneaux moulurés d'un cavet comme toutes les autres baies, donnant une unité à l'ensemble. 

 Éléments protégés MH: le château de Pierrefitte en totalité: inscription par arrêté du 19 mars 1927. 

 château de Pierrefitte 19110 Sarroux

   
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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