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Château de Vitré

Le premier château fut construit à la fin du Xe siècle ou au début du siècle suivant par Riwallon le Vicaire ou le Vicomte, l'un des chevaliers du duc Geoffroi Ier, il occupait alors l'emplacement de l'église Sainte Croix actuelle. Un deuxième château fut édifié au milieu du XIe siècle par son fils, Robert Ier sur le site actuel. Il se composait d'un donjon et fut remplacé au début du XIIIe siècle, par une forteresse beaucoup plus étendue, de forme triangulaire. Il en reste quelques courtines et la base de la tour au Véel. Cette forteresse fut elle-même reconstruite sur le même plan aux XIVe et XVe siècles. Les parties les plus remarquables sont la tour Saint-Laurent qui faisait office de donjon et surtout le châtelet, entrée fortifiée entre deux tours et surmontée d'un élégant logis dont la structure caractérisée par un grand arc bandé au dessus de la porte est proche de celle du château de Montmuran. Le château de Vitré abrite aujourd'hui l'hôtel de ville et le musée... 

 Éléments protégés MH : la partie du château appartenant à la commune : classement par arrêté du 1er juin 1872. L'édicule absidial faisant partie de la prison : classement par arrêté du 15 juillet 1898. 

 château de Vitré 35500 Vitré 

 Téléphone : 02 99 75 04 46 

 

Château de la Villouyère

Le village de Vignoc est de fondation ancienne, la première mention connue de la paroisse remonte au milieu du XIe siècle. A cette époque, elle dépendait de la seigneurie de Montbourcher, dont les vestiges de la motte s'élèvent encore dans le bois éponyme. Les seigneurs de Montbourcher ont fortement marqué de leur empreinte l'histoire de la commune sur laquelle ils possédaient notamment le droit de haute justice. Toutefois, ils n'étaient pas les seuls à détenir des droits sur Vignoc. Dès le XIIe siècle, les abbayes rennaises de Saint-Melaine et Saint-Georges, possédaient des droits sur la paroisse. L'existence d'un manoir est connue depuis le XVe siècle, il possédait autrefois une tourelle, un pavillon une cour close, cinq avenues, une chapelle et un pigeonnier et jouissait d'un droit de haute justice à Montreuil le Cast. Au XVIIIe siècle, il fut transformé en château pour Guy de la Motte-Piquet, seigneur de Vignoc et conseiller au Parlement de Bretagne, en s'inspirant des hôtels particuliers reconstruits à Rennes par l'architecte Gabriel, et au cours du XIXe siècle ont eu lieu des modifications de la toiture (lucarnes) et l'aménagement des combles. Château de plan massé. Maçonnerie en brique. Façade ordonnancée à six travées organisées symétriquement autour d'un avant-corps central. Étage carré ; comble ; deux lucarnes. Encadrements des baies en tuffeau cintrés au premier et au second niveau (avant-corps). Toit à égout retroussé. Décor de deux frises moulurées en façade régnant au dessus des baies ; interrompues par les clefs de celles-ci. 

 Éléments protégés MH : le logis, les communs et le mur de clôture : inscription par arrêté du 27 août 1997. 

 château de la Villouyère 35630 Vignoc

 

Malouinière de la Ville Bague

La construction du logis de la Ville-Bague peut être attribuée à l'une des plus grandes famille de Saint-Malo aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Magon de la Chipaudière, propriétaires à partir de 1695, mais le logis, de type malouinière, semble légèrement postérieur. A l'intérieur le papier peint du grand salon date de 1820 (manufacture Dufour et Leroy) et représente l'arrivée de Pizarre chez les Incas. Il fut posé dans les salons de la Ville Bague à la demande de Hiacynthe de Penfentenio, marquis de Cheffontaines et de son épouse Julie-Marie-Rose Eon à leur retour d'exil. Exemplaire exceptionnel dans sa version intégrale, ce panoramique fut déposé et vendu en 1972 et retrouvé à vendre sur le marché de l'art en 1976. Très endommagé, il a été restauré par les Beaux-Arts à Paris qui, par chance, en possédaient un autre exemplaire intact au musée des arts décoratifs. Le jardin a été aménagé à la fin du XVIIe siècle, et l'on peut lire son tracé sur le relevé des Côtes de France. Du tracé original ne subsistent aujourd'hui que l'enceinte et le tracé des deux premières terrasses, la dernière ne faisant plus partie de la propriété. Un parc paysager a été redessiné au XIXe siècle, flanqué d'un potager et d'une roseraie au niveau de la deuxième terrasse. Le parc a conservé actuellement son aspect global du XIXe siècle, des parterres à la française ont été replantés sur la deuxième terrasse après les ravages causés par la tempête. Construite en 1690 par Julien Eon, Sieur de la Ville Bague, et consacrée par l'évêque de Dol en 1695, la chapelle Sainte-Sophie date de l'ancien manoir qui se tenait à la place de l'actuelle malouinière. On dit qu'elle est semi-enclose car elle est en partie extérieure à la propriété. Elle possède deux entrées, une pour la famille Eon et une autre pour les habitants du village de Saint Coulomb. Cette chapelle servait de remise à pommes de terre dans les années 1960 et était dans un état de délabrement avancé à la limite de la démolition. La toiture fut restaurée par les ouvriers des bâtiments de France qui ont conservé l'ancien plafond en forme de coque de navire inversée. Le retable provient de la chapelle Notre-Dame de Lorette à Saint-Servan. Le dallage en marbre de Carrare date du XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de la malouinière, de la chapelle et du colombier ; le puits ; le bureau et le grand salon avec leur décor de boiseries ou de papier peint : inscription par arrêté du 19 novembre 1992. 

 malouinière de la Ville Bague 35350 Saint-Coulomb 

 Téléphone : 02 99 89 02 17 

 

Château de la Vieuville

Le château se compose d'un logis, bâti en 1869, et de communs édifiés à la même époque. Une partie de l'ancien manoir, datant des 16ème et 17ème siècles, situé à proximité, est encore visible. L'ensemble s'intègre au sein d'un parc paysager réaménagé dans la seconde moitié du 19ème siècle. Le logis se présente comme un bâtiment de taille moyenne, à la composition symétrique, comprenant un corps central rectangulaire flanqué de tours circulaires. Son ornementation de style néo-classique est assez sobre. L'aménagement intérieur, bien conservé, se caractérise par un remploi d'éléments de l'ancien manoir. 

 Éléments protégés MH : le château de la Vieuville, à savoir le logis du XIXe siècle pour ses façades et ses toitures et son vestibule, son escalier intérieur, sa salle à manger, son grand salon, son petit salon, son bureau-bibliothèque situé dans une tourelle, sa chambre du premier étage avec son décor du XVIIe siècle ; les communs du XIXe siècle pour leurs façades et toitures ; le jardin potager pour sa clôture et son sol d'assiette ; les serres ; l'ancien manoir pour ses façades et toitures ; le parc paysager avec ses pièces d'eau et ses ouvrages hydrauliques (fontaine, bélier, etc); le portail, les murs de clôture attenants et la grille en fer forgé de l'ancien hôtel Le Harivel placés à l'entrée de l'avenue : inscription par arrêté du 19 septembre 2013. 

 château de la Vieuville 35133 Le Châtellier 

 Téléphone : 07 88 77 92 00 

Château du Verger au Coq

Entouré d'un parc à l'anglaise, le Verger-au-coq est une construction de parti général allongé, composée de trois corps alignés de hauteur différente, dont la chapelle. Le logis comprend deux corps de bâtiment : au centre, le bâtiment du 18e siècle (daté 1737 sous le fronton de la porte) a les caractères des demeures des parlementaires rennais ; le pavillon de droite est probablement du 17e siècle, avec des adjonctions du 18e ou du 19e siècle ; la chapelle du 17e siècle renferme un retable de marbre et tuffeau du 17e siècle, provenant sans doute de l'atelier lavallois de Corbineau et classé objet mobilier ; la cour est limitée à l'est par l'aile des dépendances ; un porche permet d'accéder à la cour des dépendances fermée sur trois côtés. Le général Boulanger habita le Verger-au-Coq au 19e siècle (son grand-père, fabricant de chapeaux à Rennes l'avait acheté sous la Révolution). 

 Éléments protégés MH : la chapelle ; la façade et latoiture Sud : inscription par arrêté du 29 août 1988.

 château du Verger au Coq 35250 Saint-Germain-sur-Ille

   

Malouinière de la Verderie

Cet édifice, datant de 1637, est représentatif des proto-malouinières. Le plan ramassé en L avec tour d'escalier octogonale hors-oeuvre sur l'arrière du logis, révèle encore l'influence de l'architecture des 15e-16e siècles. Mais sa situation en périphérie de Saint-Malo, la symétrie de la façade sur jardin et les cheminées épaulées, rattachent l'édifice à l'architecture des malouinières. La demeure a conservé ses lambris-cloisons du 17e siècle. 

 Éléments protégés MH : la malouinière, à savoir le logis et son jardin clos de murs: inscription par arrêté du 13 juillet 2000. 

 malouinière de la Verderie 35400 Saint-Malo

 

Château de Vaulerault

La paroisse de Saint-Meloir-des-Ondes, du nom d'un ermite et martyr breton du VIe siècle, est attestée dès les premières années du XIe siècle. L'architecture ne conserve pas de traces d'occupations aussi anciennes à l'exception, c'est plausible, de certaines croix médiévales. Plus près de nous, ce sont les manoirs, puis les gentilhommières et enfin les grandes demeures destinées à la villégiature qui retiennent l'attention. Les réussites commerciales des marchands malouins à partir du XVe siècle, jusqu'au XVIIe siècle, puis la "course" au XVIIIe siècle, vont être partiellement réinvesties, d'abord, dans l'acquisition de manoirs, leur transformation, puis l'édification de nouvelles maisons des champs appelées malouinières. Construit face à la baie de Cancale, probablement par Garangeau, venu dresser les plans des parcs à huîtres vers 1725, le château de Vaulerault est dû à la famille Cheville. Une avenue conduit à la propriété entièrement close qui comprend, outre le logis, une chapelle, des communs plus récents et une vieille tour de guet près du rivage. Le Vaulerault présente, sur ses deux façades, le même avant-corps à trois travées. Le château de Vaulerault conserve un décor intérieur dont certains éléments sont remarquables, notamment le sol du grand salon en marbre polychrome, ou la rampe d'escalier sculptée. 

 Éléments protégés MH : le logis de Vaulérault et l'ensemble de la propriété : inscription par arrêté du 29 avril 1993. 

 château de Vaulerault 35350 Saint-Méloir-des-Ondes

 

Château du Val

 
Château de style néo-gothique construit entre 1895 et 1900 par l'architecte Henri Mellet, s'inspirant des manoirs de la fin du Moyen-Age. Il s'élève à l'emplacement de l'ancien manoir, détruit dans la seconde moitié du 19e siècle. L'édifice adopte un plan irrégulier, avec un corps central rectangulaire, encadré de deux grandes ailes en légère saillie formant pignon, et flanqué d'une tour demi hors-oeuvre en façade. La distribution intérieure n'a pas été modifiée, et la décoration des pièces associe des éléments des 18e et 19e siècles (boiseries à panneaux peints). Un escalier en bois en retour d'équerre dessert les deux étages supérieurs. Les nombreuses dépendances se déploient au nord du logis, délimitant une cour pavée qui correspond probablement à celle de l'ancien manoir. Un ancien potager s'étend à l'arrière des communs. 

 Éléments protégés MH : le château, à savoir : les façades et les toitures, l'ensemble des pièces du rez-de-chaussée, l'escalier principal et la cage d'escalier du logis ; les façades et les toitures de l'ensemble des communs formés des écuries, du chenil avec ses murets, de la remise à voitures et ses pavillons attenants, de la laverie, de la scierie, du vestiaire du tennis, des murs du potager : inscription par arrêté du 4 juin 2007.

 château du Val 35550 Saint Just 

 Téléphone : 06 49 11 56 13 

Château de Tourdelain

L'origine du nom de la commune proviendrait de saint Tugdual, fondateur du monastère de Tréguier et évêque de cette ville au VIe siècle. La paroisse mentionnée dans les sources dès 848 est sans doute de fondation plus ancienne. Enclavée dans le diocèse de Saint-Malo, elle dépendait à ses origines du diocèse de Dol. L'ancienne paroisse située au Vieux bourg a été abandonnée lors de la construction de la nouvelle église paroissiale dans le centre de la commune et la vieille église dédiée à saint Tugdual et à saint Samson a été détruite. Le nouvel édifice, dessiné par Edouard Brossais Saint-Marc est dédié, quant à lui, à la sainte Trinité et rend compte de la production de cette époque et du style néogothique quasiment officiel. La création du nouveau bourg vers 1872, plus au centre du territoire communal, n'a pas bouleversé le réseau des voies préexistantes qui sont mentionnées sur le cadastre de 1835. Le bourg s'intègre au coeur d'un réseau déjà constitué entre le Fort de la Lande et la Croix du Frêne.

Le château de Tourdelain, construit au début du XVIIe siècle à l'emplacement d'un édifice du XIIIe siècle, a fait l'objet de remaniements en 1741, date portée sur une souche de cheminée, et d'agrandissements avec la construction du pavillon dit de Justice faisant pendant à la chapelle dans le parc. En 1829, suivant une nouvelle date portée, la façade est rénovée. Le logis conserve des boiseries du XVIIIe siècle ainsi que des décors réalisés par le décorateur rennais Jobbé Duval au début de XXe siècle; la chapelle notamment porte la date et la signature de son intervention en 1910. Grand logis de plan rectangulaire allongé encadré deux ailes basses saillantes formant un U ; pavillon isolé à toiture à l'impériale ; chapelle en falun ainsi que la ferme construite en partie principale en moellons équarris. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et du petit bâtiment de la Justice seigneuriale ; la chapelle et les boiseries d'époque Louis XVI conservées dans deux pièces du château; le parc: inscription par arrêté du 16 décembre 1943. 

 château de Tourdelain 35190 Saint-Thual

 

Château du Tiercent

"Le château du Tiercent est implanté sur un site ancien, certaines sources évoquent même la présence d´un ancien castel romain à cet endroit. Son implantation sur une hauteur, dominant la Minette et la route menant à Saint-Brice-en-Coglès, qui courent en contrebas pourrait appuyer cette hypothèse.On ne peut toutefois affirmer qu´avec certitude l´existence d´un château primitif au 12e siècle, érigé par les seigneurs du Tiercent, connus depuis 1155. La famille éponyme, fondatrice de la seigneurie en resta propriétaire jusqu´au début du 17e siècle.Au début du 15e siècle, on reconstruit l'ancien château, dont les ruines actuelles (le donjon) sont les derniers éléments. Cette nouvelle construction fut appelée par la suite Vieilles Salles. P. Banéat nous informe qu'il existait encore au 19e siècle une porte en arc brisé et une fenêtre à meneau et traverse mitoyennes du donjon, le tympan de la porte était doté de deux écussons. On trouve encore sur le cadastre de 1833 la présence d'un long bâtiment perpendiculaire aux Vieilles Salles et au donjon, aujourd'hui disparu.Le logis existant, appelé chambre des Coëtlogon, est plus récent et certainement du 16e siècle. Il a subi beaucoup de modifications au cours des deux derniers siècles, cependant, il reste une partie de fenêtre à meneau sur la partie conservée et un ancien pan de mur en ruines, avec fenêtre à coussiège et porte en anse de panier.

Le bâtiment principal fut construit après l'acquisition de la seigneurie par Gilles de Ruellan, déjà seigneur du Rocher Portail, en 1602. Ce personnage atypique, fils de Jean III de Ruellan, capitaine baron de Fougères, fut tour à tour trafiquant d'armes, puis fermier général, conseiller d'Etat et un proche du cardinal de Richelieu et du roi Henri IV, qui érigea la seigneurie du Tiercent en baronnie en 1608. La fortune de Gilles de Ruellan, considérée par Richelieu comme "colossale", lui permit de construire dans le pays de Fougères les châteaux du Tiercent, de la Ballue, du Rocher-Sénéchal et de Monthorin. L'intérieur du logis principal a largement été modifié jusqu'à une période récente mais il conserve cependant des éléments de décor des 17e et 19e siècles bien conservés. C'est certainement au cour du 17e siècle que fut construite la ferme au nord du grand logis, elle dispose en effet d'une façade typique de cette époque, bien qu'elle ait subi des modifications au 19e siècle. La dernière construction fut l'édification des écuries. Que ce soit la mise en oeuvre de la maçonnerie ou la toiture, tout nous indique une construction de la toute fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle." 

 Éléments protégés MH : Seules les ruines de l'ancien château par arrêté du 15 décembre 1926. 

 château du Tiercent 35460 Le Tiercent

   

Tour Solidor

Construit à la fin du XIVe siècle par Jean IV sur un petit îlot rocheux, l'ouvrage est la combinaison de trois tours élancées de 28 mètres de haut. Cette tour dont le nom signifierait en breton la "Porte de la Rivière", devait surveiller Saint-Malo et l'entrée de la Rance. Elle est dotée d'un châtelet et d'une avancée. Durant les troubles de la Ligue, la tour fut prise par Mercoeur. Dès 1691, Garangeau eut l'idée de réutiliser l'ouvrage pour l'intégrer au système défensif de Saint-Malo afin de couvrir le mouillage de la Rance. Il semble avoir eu pour projet de faire planchéier la tour (sur deux niveaux), construire une voûte à l'épreuve de la bombe et enfin aménager une terrasse d'artillerie dotée de sept embrasures (visible sur son élévation du datée du 27 janvier 1697). Durant la révolution, l'édifice servit de prison comme de nombreuses autres forteresses du royaume... Aujourd'hui, la tour (remaniée en partie haute au XIXe siècle par des restaurateurs peu scrupuleux) abrite le Musée International du Long-cours Cap-hornier. Vous pourrez visiter la Tour et profiter de la vue magnifique qu’offre le chemin de ronde extérieur. Lors de votre visite dans ce musée, vous découvrez des collections d’objets et d’instruments de bord appartenant aux marins ainsi que des cartes marines de la fin du XIXe au début du XXe siècles.

 Éléments protégés MH : la tour Solidor et les ouvrages avancés (enceintes, ponts et dépendances) : classement par arrêté du 12 juillet 1886. 

 tour Solidor, rue d'Aleth, 35400 Saint-Malo 

 Téléphone : 02 99 40 71 58

 

Château de la Sillandais

La commune de Chavagne est un territoire habité depuis l'époque Néolithique. Plusieurs campagnes de fouilles archéologiques ont révélé des traces d'activités humaines en particulier sur la zone de la Touche. À la fin du Xe siècle, le bourg de Chavagne, qui était déjà siège d'une paroisse, appartenait à Eudon de Porhoet, vicomte de Rennes qui le légua à Geffroy Ier, duc de Bretagne. A la mort de ce dernier, la duchesse Havoise donna à sa fille Adèle première abbesse de l'Abbaye Saint-Georges de Rennes, le bourg et le site de Champcor destiné à accueillir un moulin à eau. Jusqu'au début du XVIe siècle, Chavagne était constitué de plusieurs seigneuries appartenant à différentes familles, la plus importante et ancienne étant celle de la Sillandais. Ce n'est qu'en 1530 que François Thierry, seigneur du Bois-Orcan, se dit seigneur de Chavagne. En 1650, Charles Champion, seigneur de Cicé, mais également le seigneur de Méjusseaume, prétendent tous deux à ce titre de seigneur de Chavagne.

Le site de la Sillandais, occupé dès le XIVe siècle, est détenu en 1380 de la famille Levesque, seigneur du Molant en Bréal-sous-Montfort. Il passe aux Lefebvre en 1648 qui reconstruisent le manoir actuel puis le revendent à la fin du XVIIe siècle, aux Champion, seigneurs de Cicé. Ces derniers la revendent aux Drouet, seigneurs du Tertre. Enfin, elle passe par alliance au début du XVIIIe siècle aux Hubert de la Massue, puis aux de la Monneraye. Le château de la Sillandais en rez-de-chaussée surélevé sur un étage de soubassement est composé d'un corps central flanqué de deux pavillons à toits élevés. L'ensemble édifié en moellon de schiste, à l'exception du surcroît du corps central réalisé en pan de bois, était destiné à être enduit. Sur le domaine se trouve un colombier à lanternon ainsi qu'une chapelle. L'ensemble est entouré de douves. 

 Éléments protégés MH : le logis en totalité, la fuie et la chapelle en totalité, les douves, les façades et les toitures des communs et le sol d’assiette avec les alignements d’arbres. inscription par arrêté du 24 septembre 2020. 

 château de la Sillandais 35310 Chavagne

 

Château de la Sécardais

La maison noble de la Sécardaye appartenait en 1430 à Jean de La Celle dont le fils fut gouverneur de la ville et du château de Saint-Aubin-du-Cormier. Le domaine relevait du marquisat du Bordage en Ercé-près-Liffré. La famille de la Celle, comtes de Châteaubourg en 1713, en reste aujourd'hui le propriétaire.Charles-François de la Celle, conseiller au Parlement de Bretagne, époux de Bénigne de Chateaubriand, sœur de l'écrivain, fait démolir le manoir primitif en 1756, et commandite une nouvelle demeure à un ingénieur et architecte rennais, Antoine Forestier dit le Jeune. Les plans sont approuvés le 21 janvier 1758 et la construction, confiée à deux artisans maçons de Mortain, en Normandie, est achevée en 1760.Le coût de la construction est estimé à 36000 livres. 

 Les époux commanditaires demeurant principalement au château de Plessis-Pilet à Dourdain, La Sécardaye ne fut toutefois jamais entièrement achevée. Au décès de Charles-François de la Celle, dans les années 1770, l'étage mansardé est en attente d'aménagement et la salle à manger n'est pas garnie de boiseries. Celles-ci seront posées par son épouse dans les années 1830.Vendue comme bien national en fin d'année 1794, la propriété est rachetée par Bénigne dès septembre 1795.L'ensemble des éléments construits à la Sécardaye s'organise autour d'une cour d'honneur ouverte vers le nord. Le corps de logis principal occupe le côté sud ; les anciennes écuries, retraite à porcs, aménagées selon la date portée en 1712, dans les vestiges du logis primitif occupent le côté ouest ; un bâtiment d'écurie construit dans la seconde moitié du 19e siècle, en remplacement de communs en pierre et pans de bois se trouve sur le côté est ; une chapelle reconstruite en 1608 s'élève au nord-est ; un jardin avec une terrasse talutée bordée de très vieux tilleuls occupe sur le côté est, au sud de la maison.  

 Le colombier au nord de la cour et le puits au centre de cette dernière ont disparu.Dans le parc, on voit encore l´avenue Chateaubriand autrefois bordée de châtaigniers où l´écrivain aimait à se promener. Cette allée a été replantée de chênes et se termine sur un champ. Autrefois, elle aboutissait à une autre avenue perpendiculaire, encore indiquée au cadastre, et qui devait se prolonger, à l´est, jusqu´à l´ancienne route. Le château accueillit souvent l'écrivain qui rédigea ici une partie des Mémoires d´Outre-Tombe. Édifiée à l'angle nord-est de la cour d'honneur par les seigneurs de La Sécardaye, la chapelle du château, dont la date de construction figure sur la porte principale, comporte un autel massif en granite dans lequel est incrustée la pierre d´autel contenant la relique indispensable au culte catholique. Cette plaque de marbre mentionne que la chapelle a été consacrée à Dieu et placée sous le patronage de saint Pierre, le 16 mai 1609, par l'évêque de Rennes, Mgr Larchiver, et porte l'écusson des la Celle et des Porcon. 

L'union de ces deux familles apparaît également sur le panneau peint du retable de la chapelle représentant l'Adoration des Mages, daté de 1610, sur lequel Pierre III de La Celle et Françoise-Anne de Porcon figurent en très bonne place. Ainsi, la Vierge tient l'Enfant dans ses bras auquel le mage noir, genou à terre, offre ses présents. Les commanditaires sont représentés, à genoux : à gauche Pierre de la Celle et, derrière lui, saint Pierre ; à droite, Françoise-Anne de Porcon, son blason peint sur sa robe, et, derrière elle, sainte Anne. La pierre d´autel contient la relique de l´une des légendaires onze mille vierges qui trôneront près du Christ lors du Jugement dernier.

Éléments protégés MH : le château et sa chapelle, ainsi que le jardin sud avec la terrasse talutée et l'allée dite Châteaubriand, placée dans l'axe de la cour nord, en totalité : inscription par arrêté du 22 juillet 2004.

 château de la Sécardais 35140 Mézières-sur-Couesnon

   

Château de la Salle

La partie la plus ancienne correspond au bâtiment enduit situé au sud-est de la cour; sa construction remonte, selon toute vraisemblance, au XVIe siècle. La construction de l'aile Est remonte probablement, quant à elle, à la deuxième moitié du XVIIe siècle. Ainsi, son architecture est très proche de celle de deux hôtels urbains de Rennes, situés sur la place des Lices: l'hôtel de la Noue et l'hôtel Racapée de la Feuillée, dont la construction remonte aux années 1660. Ainsi, à l'instar du logis de la Salle, la partie centrale de ces bâtiments abrite l'escalier et est couverte d'un toit à l'impériale. De plus, ces hôtels sont construits en pans de bois, or, il est très probable que l'enduit qui recouvre les deux bâtiments les plus anciens de la Salle cache une architecture à pans de bois. Le bâtiment en brique, situé au nord de la cour, est absent sur les cadastres de 1812 et de 1843. La construction de ce bâtiment en brique remonte donc probablement à la deuxième moitié du XIXe siècle. Ces deux cadastres anciens nous apprennent qu'il existait un vivier au sud-ouest des bâtiments. D'après la tradition orale, le bâtiment enduit situé au sud-est et accolé au manoir, abritait une métairie. Cette partie, la plus ancienne du lieu, a probablement été déclassée suite à la construction du nouveau logis sur le flanc Est de la cour. Dans le prolongement ouest de ce bâtiment, se trouvaient les dépendances de cette métairie: grange, étable, refuges à porcs (au nord-ouest). Quelques trous de boulins percés dans la toiture du porche constituaient un pigeonnier. Le logis actuel aurait remplacé un bâtiment plus ancien, situé au sud du mail du manoir actuel, et qui portait le nom de manoir du Lou. 

Des remplois auraient servis à la construction du bâtiment actuel, notamment une fenêtre de la charnière des XVe et 1XVIe siècles, qui se trouve sur le pavillon central en façade Est. Le logis a été restauré au début du XXe siècle, en 1923 exactement; ainsi, des cartes postales anciennes montrent son état avant restauration. A cette époque, les parties latérales ont été surélevées en façade Est et une extension a été réalisée dans l'angle sud-est. Cette extension a remplacé une ancienne orangerie, qui se trouvait auparavant à cet emplacement. Le manoir est composé d'un escalier central, situé dans la partie couverte à l'impériale. De part et d'autre de l'escalier, il existait originellement une pièce par niveau (un salon et une salle à manger au rez-de-chaussée et deux chambres à l'étage). L'étage a été réaménagé au XXe siècle, afin de créer un nombre de pièces plus important. Les épis de faîtage, qui surmontent les toitures de ce manoir, sont très intéressants et leur nombre est assez exceptionnel. Ils correspondent vraisemblablement à une production locale, notamment en ce qui concerne les épis en terre cuite, car il existait un centre de production à Fontenay, dans la commune voisine de Chartres-de-Bretagne. Certains épis en terre cuite ont été restaurés par un artisan de Binic. Par ailleurs, il existe d'autres lieux de la commune qui conservent des épis de faîtage intéressants, comme 

Les Herbégements par exemple. Différentes familles se sont succédées à la Salle; la première famille connue était celle de Baudron, qui possédait le manoir en 1624. Au début du XIXe siècle, le propriétaire des lieux était le botaniste Jean-Vincent Degland. Il réalisa d'ailleurs des greffes rares pour le mail et le parc. Le manoir et son parc correspondent à un site classé de seize hectares. Les sites classés sont des sites dont l'intérêt paysager, artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque exceptionnel justifie un suivi qualitatif sous la forme d'une autorisation préalable pour les travaux susceptibles de modifier l'état ou l'apparence du territoire protégé. Les bâtiments qui composent ce lieu forment une cour fermée par un porche à l'ouest. 

Le logis se trouve à l'est et l'aile sud abrite le logis primitif ainsi que les dépendances. Au nord, se trouve également une dépendance construite en brique. Les dépendances situées au sud sont construites en moellon de schiste pourpre. Le porche et les murs de clôture sont également construits en moellon de schiste; l'arc en plein cintre du porche est réalisé en pierre calcaire. Ce porche est couvert d'un toit à croupes en ardoise, surmonté d'épis de faîtage. Le gros-oeuvre du manoir est enduit; les différentes parties de sa toiture sont couvertes d'ardoise. La partie centrale est couverte d'un toit à l'impériale, alors que les parties latérales sont couvertes de toitures à croupes. La partie centrale du toit est surmontée d'épis de faîtage en plomb; les épis des parties latérales sont au contraire réalisés en terre cuite.

 Éléments protégés MH : le manoir de la Salle en totalité, les façades et les toitures des communs, le parc: inscription par arrêté du 20 mai 2019. 

 château de la Salle 35390 Saint Erblon 

 

Château de la Salette de Cucé

Château du 18e siècle, édifié par l'architecte Binet, semblant constitué d'une succession de pavillons aux couvertures variées. L'ancien manoir possédait une grosse tour. Le château actuel est entouré d'un parc muré. La façade occidentale comprend un pavillon central, deux corps de bâtiment en retrait et deux ailes saillantes. Au premier étage se trouve un balcon en fer forgé et ouvragé, soutenu par quatre consoles à enroulements et à feuilles d'acanthe. Le deuxième étage est orné d'un grand fronton triangulaire mouluré, décoré d'une rosace accostée de deux rinceaux. Au-dessus s'élève un toit en dôme, percé d'une grande gerbière avec deux consoles renversées et deux chutes de fruits pendues à des anneaux que soutiennent deux têtes de lion. Sur la façade ouest, la construction nord renferme la chapelle de la fin du 18e siècle, qui remplace une chapelle plus ancienne. Son abside est à pans coupés.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 23 novembre 1970. 

 château de la Salette de Cucé 35510 Cesson-Sévigné

 

Château de Saint Malo

La cité fondée par le moine éponyme au VIe siècle est édifiée sur l'île d'Aaron. Refuge durant les invasions normandes au Xe siècle, Saint-Malo-de-l'Isle devient une ville épiscopale au XIIe siècle, et une première enceinte urbaine est construite à la demande de l'évêque Jean de Chatillon. Durant la Guerre de Succession de Bretagne (1341-1365), elle épouse le parti français. Au XVe siècle, les Ducs de Bretagne surveillent la ville depuis le château : le Grand Donjon appuyé contre l'enceinte remanié un siècle plus tôt et la tour Solidor à Saint-Servan. République indépendante durant la Ligue (1588-1598), la cité en conservera sa devise : "Ni français, ni breton, malouins suis". 

A la fin du XVIIe siècle, alors que la Bretagne connaît la fin de son âge d'or, Saint-Malo est à la fois la "cité corsaire" et la "marchande". Le commerce de la mer a fait la richesse de la ville. Saint-Malo est le seul port pour les navires de fort tonnage entre Brest et Le Havre (Cherbourg n'existe pas encore). C'est le premier port breton devant Nantes et Morlaix. Le port mais surtout les armateurs de Saint-Malo sont en effet au cœur du trafic maritime international : pêche de la morue à Terre-Neuve où se mêlent des activités corsaires ; il n'est pas rare que les navires de pêche ramènent des prises de taille. Durant la ligue d'Augsbourg (1689-1697), la cité corsaire si chère au royaume parce que si riche, devenue frontière face à l'Angleterre, est menacée par les descentes anglo-hollandaises. En effet, les opérations navales vont se révéler déterminantes face à des puissances maritimes , les Provinces Unies de Guillaume d'Orange et l'Angleterre désormais alliées contre Louis XIV. Fin mars-début d'avril 1689, Vauban établit (en une semaine !) un plan général de défense de Saint-Malo qui s'étend du Cap Fréhel à l'ouest, à Cancale à l'est. Dépassant le cadre purement défensif, Vauban projette d'agrandir et de moderniser le port en le transformant en bassin à flot accessible par une écluse. Il imagine de relier par une digue la cité corsaire à Saint-Servan qui deviendrait par la même occasion une "ville nouvelle" et constituerait la défense terrestre de Saint-Malo.

 Château accolé par les ducs de Bretagne aux remparts reconstruits aux XIVe et XVe siècles (petit donjon en 1395, grand donjon 1424, tour Générale en 1475, tour Qui qu'en grogne en 1498). Au XVIe siècle, le château est intégré à la défense de la ville et est agrandi par la construction des tours des Dames et des Moulins. Au début du XVIIe siècle, édification du premier bastion de la Galère. En 1695, Louis XIV fait renforcé le château, les quatre tours sont arasées et couvertes d'une plate-forme pour l'installation de pièces d'artillerie. En 1696, construction de la chapelle. Au début du XVIIIe siècle, reconsidération de l'étendue des remparts par Garangeau. A la fin de la période révolutionnaire, une garnison du Génie s'installe dans le château, et des bâtiments sont bâtis contre les courtines. L'armée occupe l'édifice jusqu'en 1921. Douves et pont-levis ont été supprimés à la fin du XIXe siècle pour faire place à un jardin et à une place. Aujourd'hui les anciennes casernes ont été aménagées et hébergent la mairie, la tour et le grand Donjon abritent le Musée d’Histoire de la Ville et du Pays Malouin. 

 Éléments protégés MH : les remparts et le château : classement par arrêté du 12 juillet 1886. Les remparts comprenant les courtines, les tours (parties en façade sur l'extérieur seulement) et les portes : classement par arrêté du 20 août 1913. Le château comprenant l'enceinte, c'est-à-dire courtine, tours et porte (parties en façade); l'intérieur des tours ; le grand donjon : classement par arrêté du 20 août 1913. Les fortifications s'appliquant à tous les terrains du domaine militaire de la fortification depuis la pointe du château jusqu'au môle des Noires côté de la mer : classement par arrêté du 2 septembre 1921.

 château de Saint Malo 35400 Saint Malo 

 Téléphone : 02 99 40 71 11

 

Château de Saint Aubin du Cormier

Ancienne forteresse et résidence ducale, ruine pittoresque, site archéologique, le château de Saint-Aubin du-Cormier construit entre 1223 et 1225 pour le duc de Bretagne, Pierre de Mauclerc, est situé en position stratégique sur une ancienne ligne de crête de la marche franco-bretonne. La forteresse est doublée d'une seconde enceinte entre 1435 et 1437 par Jean V puis modernisée par François II entre 1449 et 1464. A l'issue de la bataille dite de la Lande de la Rencontre en 1488, le château tombe aux mains de l'armée française de Charles VIII. Il est alors démantelé et sert de carrières de pierres, et du 17e au 19e siècle, les ruines sont aménagées en jardin d'agrément. La tour-maîtresse, laissée béante côté Bretagne mais intacte côté France, est devenue l'incarnation de la fin de la Bretagne indépendante. Le site de Saint-Aubin-du Cormier est partiellement fouillé de 1998 à 2003. Les investigations ont permis d’éclairer les aménagements de la forteresse-résidence et de son organisation. L’archéologie du démantèlement a également donné des indications sur la mort du château. Le site, divisé en plusieurs parcelles publiques (commune, département) et privées, demeure une réserve archéologique de grande valeur pour l'histoire de la Bretagne. 

 Éléments protégés MH : les parties publiques des 2 enceintes du château, l’ensemble des élévations et le sol d’assiette : inscription par arrêté du 3 octobre 2017. 

 château de Saint Aubin du Cormier 35140 Saint-Aubin-du-Cormier

 

Château de la Rouerie

Le château est le résultat de trois campagnes de construction successives, aux 17e, 18e et 19e siècles. De la première campagne, précisément datée de 1624 grâce à une pierre en remploi, date la partie sud-ouest du château. L'édifice fut ensuite partiellement reconstruit en 1730, selon un plan qui correspond au plan actuel, complété par une aile en retour sur l'arrière abritant la cuisine et l'office. Cette aile fut détruite en 1824, date de la dernière campagne de transformation du château : la façade fut alors légèrement remaniée et la distribution intérieure modifiée pour pouvoir intégrer une nouvelle cuisine. Le décor intérieur conserve néanmoins de nombreux éléments anciens, parmi lesquels de belles boiseries des 17e et 18e siècles. Les abords du château furent également profondément modifiés à cette époque : la chapelle et le portail de l'ancienne cour fermée située devant le château étant ruinés, des terrassements furent effectués pour aménager une esplanade. De l'ancien domaine furent cependant conservé les communs situés au nord-est, qui subsistent encore de nos jours. 

 Éléments protégés MH : le château de la Rouerie ; les communs de 1790 ; la soue à cochons ; le parterre : inscription par arrêté du 7 août 1996. 

 château de la Rouerie 35460 Saint-Ouen-la-Rouerie 

 Téléphone : 02 99 18 01 02 

Château des Rochers Sévigné

Le château des Rochers-Sévigné, résidence de campagne favorite en Bretagne de la marquise de Sévigné, est un ensemble composé d'éléments élevés entre le début du XVIe siècle et la fin du XIXe siècle. Le logis, construit au début du XVIe siècle sur un plan en équerre, dans un esprit gothique, a été légèrement modifié au XVIIe siècle (modification des baies), puis prolongé au siècle suivant par une aile au sud et en 1885 par un pavillon vitré. Le reste du domaine date des XVIIe et XVIIIe siècles: la chapelle a été bâtie entre 1671 et 1675, le jardin créé en 1689 par Charles, le fils de la marquise, a été reconstitué en 1982, selon le plan d'origine, le tracé du parc semble dater de cette époque. En 1715, le château a été vendu aux Hay de Nétumières, qui ont fait ouvrir la cour puis construire entre 1784 et 1789tout un ensemble de communs de belle qualité (écuries, remises, orangerie). 

 Éléments protégés MH : le château des Rochers Sévigné, la chapelle, le parc et l'ensemble du domaine : inscription par arrêté du 20 mars 1995. 

 château des Rochers Sévigné 35500 Vitré 

 Téléphone : 02 99 75 04 54 

Château du Rocher Portail

Le Château actuel Renaissance, s’est élevé à partir de 1586 sur les bases du château médiéval du Rocher, Il est construit selon les désirs de Gilles Ruellan, l’un des plus grands financiers français, ami et conseiller privé à la cour auprès du roi Henri IV, de la reine Marie de Médicis et du Cardinal de Richelieu. Le domaine du Rocher Portail s’étend sur près de 1800 ha ! Son blason est un lion couronné d’or. Ce domaine sera légué à la famille Farcy qui vécurent au Rocher Portail de 1653 jusqu’à 1866, une famille très puissante de l’Ouest de la France. Elles cachent brièvement leur cousin le Marquis de la Rouerie (grand chef de la chouannerie bretonne lors de la période révolutionnaire) qui réussit à s’échapper face à une garnison de 200 gens d’arme dans la nuit du 26 septembre 1792 en empruntant le fameux passage secret sous le château, encore existant. Leur blason est symbolisé par une buse.

En 1837 Victor Hugo s’arrête au château avant de se rendre au Mt St Michel et écrit un poème sur le Rocher Portail « C’était un grand château du temps de Louis XIII, le couchant rougissait ce palais oublié… ».En 1866 la famille de Boutray acquiert le domaine. Alexandre de Boutray, puissant homme d’affaire y fait des travaux de restauration par le grand peintre Jobbé-Duval, dans un souci de conservation des decors d’origine. C’est ainsi que l’édifice gardera son identité caractéristique des constructions de la fin du XVIème au fil des siècles. Il y découvre du mobilier transmis de génération en génération, une série de tapisseries royales exceptionnelles du 16e siècle, des salles richement décorées de polychromies au plafond.

Le blason de la famille de Boutray représente un bouc et des flèches. Le jeune baron Hubert a bien eu comme prescriptrice vers 1900, Ludovica Lutterotti d’origine autrichienne. Et ce qui lui vaut d’être surnommé le Downton Abbey français (en référence à une série anglaise sur la vie des domestiques au XIXe siècle), c’est que l’ensemble des chambres des 35 domestiques a été conservé dans leur état d’origine sur les 2/3 des combles. Le château a gardé toutes ses archives avec les agendas, année par année, qui permettent de retracer aisément la vie quotidienne de cette vie de château. Le château a accueilli une vraie école de 120 collégiens de Saint-Malo pendant la 2nd guerre mondiale. Ils ont vécu ici pendant 3 ans, sous le regard du colonel allemand Von Aulock, qui en réalité cachait sa fille et son épouse en réquisitionnant le Rocher Portail pour officiellement mettre à l’abri des bombardements ce collège. Cela explique les salles de classes et dortoirs encore bien conservés.

Des fouilles archéologiques et recherches historiques sont entreprises qui permettent de recréer les jardins et le potager originels de la fin Renaissance. Emprunts de mystère, les paysages environnant le Rocher Portail aux Marches de Bretagne semblent être le décor de légendes ancestrales. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; la grande avenue du château ; le jardin potager ; les façades et les toitures du pavillon du parc ; les douves ; l'étang et le parc : classement par arrêté du 27 septembre 1961. 

 château du Rocher-Portail 35460 Saint-Brice-en-Coglès 

 Téléphone : 06 08 87 88 45 

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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