
La construction du logis de la Ville-Bague peut être attribuée à l'une des plus grandes famille de Saint-Malo aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Magon de la Chipaudière, propriétaires à partir de 1695, mais le logis, de type malouinière, semble légèrement postérieur. A l'intérieur le papier peint du grand salon date de 1820 (manufacture Dufour et Leroy) et représente l'arrivée de Pizarre chez les Incas. Il fut posé dans les salons de la Ville Bague à la demande de Hiacynthe de Penfentenio, marquis de Cheffontaines et de son épouse Julie-Marie-Rose Eon à leur retour d'exil. Exemplaire exceptionnel dans sa version intégrale, ce panoramique fut déposé et vendu en 1972 et retrouvé à vendre sur le marché de l'art en 1976. Très endommagé, il a été restauré par les Beaux-Arts à Paris qui, par chance, en possédaient un autre exemplaire intact au musée des arts décoratifs. Le jardin a été aménagé à la fin du XVIIe siècle, et l'on peut lire son tracé sur le relevé des Côtes de France. Du tracé original ne subsistent aujourd'hui que l'enceinte et le tracé des deux premières terrasses, la dernière ne faisant plus partie de la propriété. Un parc paysager a été redessiné au XIXe siècle, flanqué d'un potager et d'une roseraie au niveau de la deuxième terrasse. Le parc a conservé actuellement son aspect global du XIXe siècle, des parterres à la française ont été replantés sur la deuxième terrasse après les ravages causés par la tempête. Construite en 1690 par Julien Eon, Sieur de la Ville Bague, et consacrée par l'évêque de Dol en 1695, la chapelle Sainte-Sophie date de l'ancien manoir qui se tenait à la place de l'actuelle malouinière. On dit qu'elle est semi-enclose car elle est en partie extérieure à la propriété. Elle possède deux entrées, une pour la famille Eon et une autre pour les habitants du village de Saint Coulomb. Cette chapelle servait de remise à pommes de terre dans les années 1960 et était dans un état de délabrement avancé à la limite de la démolition. La toiture fut restaurée par les ouvriers des bâtiments de France qui ont conservé l'ancien plafond en forme de coque de navire inversée. Le retable provient de la chapelle Notre-Dame de Lorette à Saint-Servan. Le dallage en marbre de Carrare date du XVIIIe siècle.
Éléments protégés MH : les façades et les toitures de la malouinière, de la chapelle et du colombier ; le puits ; le bureau et le grand salon avec leur décor de boiseries ou de papier peint : inscription par arrêté du 19 novembre 1992.
malouinière de la Ville Bague 35350 Saint-Coulomb
Téléphone : 02 99 89 02 17
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