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Château de Saint-Sauveur

Petit logis Renaissance de plan rectangulaire, l'étage est desservi par une tour d'escalier. Une aile a été construite au XVIIe siècle dans le prolongement du corps de logis. En 1955, mise au jour de peintures murales d'inspiration italianisante. Corps de bâtiment juxtaposés. Un corps de logis de plan rectangulaire du XVIe siècle comprend un étage carré et un étage de comble couvert pardes tuiles plates. Une fenêtre à traverses et meneaux (mouluration prismatique) s'ouvre au premier étage. Un pigeonnier lui est adossé au sud avec un toit en pavillon recouvert de tuiles plates. Une tour d'escalier polygonale demi-hors-oeuvre à l'est distribue le corps de logis. Un autre corps de logis du XVIIIe siècle est construit dans le prolongement de l'axe principal vers le nord. Ce logis de plan rectangulaire comprend une élévation ordonnancée de trois travées. 

 Éléments protégés MH : le logis Renaissance avec sa tour d'escalier (et donc à l'exclusion du pigeonnier qui lui est adossé au sud et du logis XVIIe siècle qui lui adossé au nord) : inscription par arrêté du 13 janvier 2000. 

 château de Saint-Sauveur 47320 Lafitte-sur-Lot

 

Château de Saint-Quentin

Le château est bâti au XVIe siècle, à l’emplacement d’un ancien château, dont il ne reste aujourd’hui qu’une grosse tour circulaire du XIVe siècle, par les Bigot, puissante famille seigneuriale. L’importance du pouvoir des Bigot se traduit par la présence d’un pigeonnier reposant sur six colonnes en pierre. Le château s’organise sur un plan en L. Le corps de logis principal s’élève sur trois niveaux et dispose d’un sous-sol voûté. La tour d’escalier, coiffée d’un toit, reprend le style développé par l’architecte de la Renaissance, Philibert Delorme. A l’intérieur un aménagement décoratif du XVIIIe siècle, composé de plafonds à solives polychromes. La cheminée du salon du XVIIe siècle, provient d’une maison du village de Duravel, achetée par les descendants Bigot au cours du XXe siècle. Ce corps de logis principal, orienté est-ouest, rejoint en retour d’équerre une galerie, accessible par l’extrémité sud-ouest du château, couverte d’un plafond aux solives peintes. Les consoles sont soulignées de volutes peintes en trompe-l’œil. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du logis ; le bâtiment de la galerie ; le pigeonnier ; la fontaine et la grange: inscription par arrêté du 20 juin 1994.

 château de Saint-Quentin 47330 Saint-Quentin-du-Dropt

 

Château de Saint Pau

Site identifié avec l'oppidum des Sotiates cité dans la Guerre des Gaule. Le village s'est constitué autour du château et de l'église, qui est dotée d'un chapitre vers la fin du XIe siècle ; l'église, consacrée en 1095, était située au centre du village. Castrum mentionné en 1286. En 1579, l'archevêque vend la seigneurie à Pibrac, qui la cède à Henri III de Navarre. En 1622, Louis XIII supprime le gouvernement de Sos et ordonne la démolition du château situé à l'extrémité de l'éperon : il sera rasé en 1649. Vente des fossés en 1741 ; démolition de deux portes de ville déjà en mauvais état dans les années 1760. La place du Mas, où ont lieu les foires est agrandie vers 1768. La place centrale est bordée de portiques ou couverts, sauf le côté sud où se trouvait le doyenné démoli en 1931 ; le centre du village compte plusieurs maisons en pan-de-bois de la fin du XVe et du XVIe siècle, dont certaines étaient des maisons de chanoines...

 Saint Pau dépendait de la seigneurie de Sos, que Guy du Faur de Pibrac cède à Henri III de Navarre en 1579. En 1586, le château passe à André de Saint-Estèphe, puis à la famille de Caubios. Le logis, en équerre, semble dater de la fin du XVIe siècle : il présente des traces de croisées, de bretèches, un escalier rampe sur rampe et une cheminée à corniches moulurées. L'aile ouest est agrandie au sud vers 1634, date sur les cheminées, probablement pour Renaud de Frère, époux d'Hélène de Caubios qui a hérité du château en 1625; la tour sud-ouest et les pigeonniers encadrant le portail à l'est paraissent contemporains ; des colonnes prises dans la maçonnerie des dépendances du XIXe siècle proviennent peut-être d'une galerie. En 1747, Boileau, acquéreur du domaine, y développe la culture de la vigne. Le château est acheté par Capgrand-Mothes en 1868, qui le transforme en une école d'agriculture. L'école y demeure jusqu'en 1927. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des dépendances ; la cheminée du XVe siècle de la salle à manger au rez-de-chaussée ; la cheminée portant la date gravée 1684 au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 1er février 1988. 

 château de Saint Pau 47170 Sos

 

Château de Saint Pastour

La bastide de Saint-Pastour a été fondée sous l'autorité d'Alphonse de Poitiers entre 1250 et 1259, mais la communauté ne reçoit ses coutumes qu'en 1289 du sénéchal d'Agenais Jean de Grailly. Les promoteurs avaient, semble t-il, prévu une extension possible à l'ouest, mais les troubles de la fin du XIIIe siècle puis les crises des XIVe et XVe siècles n'ont pas été favorables au développement de la bastide. Il est probable qu'elle soit alors mise en défense par la construction d'un mur d'enceinte dans la partie non protégée par l'escarpement rocheux délimitant son assiette. Un édifice fortifié est construit dans l'angle nord-ouest, peut-être dès le Moyen Age, remplacé par le château actuel au XVIe siècle. L'église, édifice imposant sur le front sud, chantier de la première moitié du XVIe siècle, participe également du dispositif défensif. Durant les Guerres de religion, Saint-Pastour est occupée à plusieurs reprises, notamment en 1580 ou elle est assaillie par le catholique Armand de Gontaud-Biron. Le village, resté dans son enceinte jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, est étendu côté est au XIXe siècle autour de la place de la Mairie et le long de la route de Cancon à Casseneuil...

 Le château appartient probablement à une grande famille sous laquelle est placée la seigneurie, la demeure étant une sorte de châtelet situé à Saint Pastour. Si certaines parties de l’élévation sont datées du Moyen-Âge, d’autres comme les percements, datent au XVe siècle, il s’agit d’aménagements peut être contemporains de l’invasion de l’Aquitaine par les Anglais en 1412. Les guerres de Religion sont la cause de l’installation, entre autres, de canonnières. Cet élément de l’architecture défensive est caractéristique de cette période de trouble. De plan rectangulaire, la maison est dotée de plusieurs tours. Ces agencements sont conçus afin de pouvoir parer aux attaques. Aujourd’hui, l'édifice présente un mauvais état de conservation, le second étage ayant été supprimé. 

 Éléments protégés MH : les ruines du château, avec sa cheminée : inscription par arrêté du 30 mai 1990. 

 château de Saint Pastour 47290 Saint Pastour

 

Château de Saint-Christophe

Une première période de construction date du XVIIe siècle comprenant l'ancien logis au nord-est avec une tourelle en surplomb sur l'angle, le bâtiment agricole rectangulaire au nord-ouest et le corps d'entrée pavillonnaire, qui sépare les deux cours. Sur le plan de 1824, on observe que les bâtiments au sud étaient symétriques. Une deuxième période de travaux date probablement du milieu du XIXe siècle: le corps de bâtiment sud fut alors transformé en un second logis indépendant, peut-être même reconstruit (un plan et des élévations de l'architecte Lafargue en 1836 pourraient s'y rapporter) ainsi que les parties agricoles ouest, c'est probablement au XIXe siècle que des appentis ont été aménagés à l'est du mur de clôture du corps d'entrée transformé en pigeonnier. L'aile nord a été transformée dans la seconde moitié du XXe siècle comme cadre d'une entreprise agricole. Au nord-est l'ancien logis est bâti sur un mur de soutènement d'environ dix assises en pierre de taille.

 L'ancien logis ainsi que le nouveau sont séparés des parties agricoles en appentis. Le corps d'entrée possède un étage; sa façade ouest a un chaînage de pierre encadrant la porte charretière, surmonté d'un fronton au centre duquel sont sculptées des armoiries. L'ensemble est en brique partiellement enduit. La tourelle a un toit en pavillon et tuile plate comme le pavillon d'entrée. Les deux logis ont des toits en croupe et tuile creuse. Le second logis a un étage de soubassement, un étage carré et un étage de comble sur l'élévation sud ; il est à cinq travées ordonnancées et se prolonge par un bâtiment rectangulaire vers l'ouest, et est entièrement enduit. La cour agricole est fermée à l'ouest par les parties agricoles: deux bâtiments rectangulaires à un étage de comble en brique et couverts de toit en croupe et tuile creuse.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et de ses communs attenants, à l'exclusion des vantaux du portail de la cour des communs : inscription par arrêté du 29 novembre 2004.

 château Saint-Christophe 47160 Puch-d'Agenais 

 

Château de Roquepiquet

Le château est implanté sur une terrasse en bordure du ruisseau de Tolzac, à 1500 mètres à l'est du village ; le site est vraisemblablement occupé depuis le Moyen Age, car des substructions "bien antérieures aux autres constructions", d'après l'abbé J. Dubois, ont été découvertes lors de la restauration du début du XXe siècle. Il semble déserté au sortir de la guerre de Cent ans, puisqu'en 1470 Arnaud de Caumont, seigneur de Verteuil, donne par acte d'arrentement la maison noble ou repaire de Roquepiquet avec tous les biens en dépendant à Mathurin de Gervain, damoiseau originaire du Poitou, à charge pour lui d'y résider et de l'améliorer. Le système défensif ne date pourtant que de la période des guerres de Religion, avant 1584, à l'initiative de Gabriel de Gervain, du parti protestant. La construction de la chapelle funéraire au sud serait due à Jean de Gervain (1633-1681). Un devis de 1739 réalisé par le Chevalier de Roquepiquet, ingénieur du roi, prévoit des aménagements intérieurs et extérieurs afin "de rendre la maison commode et les dehors gracieux". Il est difficile de savoir si le projet a été réalisé intégralement, car seule la chambre dite de madame de Gervain au rez-de-chaussée comporte encore un décor du XVIIIe siècle ; la façade du pavillon d'entrée au jardin à l'ouest, prévu dans les travaux, est datée 1740.

 D'importantes campagnes de restaurations, conduites à partir du milieu du XIXe siècle, on donné au château son allure néo-gothique. Une tour circulaire hors-oeuvre est construite dans l'angle sud-est, par l'architecte Léopold Payen vers 1860 ; la surélévation de la tour d'entrée au nord-ouest est légèrement postérieure, de même que le couronnement des lucarnes. De la deuxième grande campagne, oeuvre de l'architecte Lucien Dubarry de Lassale au début du XXe siècle, date la construction de la tour carrée sud-ouest et de la terrasse sud (projetée dès 1866 par l'architecte Léon Drouyn), l'harmonisation des façades et la réalisation du décor intérieur ; la date 1908 est graffitée sur la tourelle sud. Parallèlement, le parc et les jardins avec orangerie et serre ont été recomposés par les architectes paysagistes Bülher en 1857 et Edouard André en 1902-1904. 

 Éléments protégés MH : le château ; la chapelle ; le pont ; le porche menant au jardin ; le pigeonnier ; le jardin à compartiments; les façades et les toitures des deux ailes des communs attenantes au corps de logis et de l'orangerie : inscription par arrêté du 16 septembre 1997. 

 château de Roquepiquet 47260 Verteuil d'Agenais

 

Château de Roche

Les châteaux de Roche à Clairac et de Sauveboeuf à Aubas avaient, entre les deux guerres, le même propriétaire. En vendant celui d'Aubas, il se réserve la fontaine qui est transportée ensuite à Clairac le 12 juin 1927. Un projet de retour à Sauveboeuf était envisagé à la fin des années 1990. La fontaine se compose de trois vasques superposées, diminuant successivement de diamètre et portées par des colonnes. Un motif décoré de figurines, que termine un amortissement prismatique, surmonte la plus élevée. Le fond de la 1ère vasque est orné de quatre têtes de faune en haut relief. Les colonnes du troisième niveau s'épanouissent en volutes pour recevoir les piédouches de quatre pots à feu godronnés et surmontés de bobéchons circulaires. Le motif central du couronnement est figuré par un rocher qui remplit le centre de la vasque et sur lequel deux hommes nus sont adossés à deux sirènes ailées. Au-dessus de leurs têtes un dé quadrangulaire couronné par un pinacle carré composé de gorges et de moulures superposées, terminées par un fleuron. 

 Éléments protégés MH : la fontaine située dans le parc du château de Roche : classement par arrêté du 20 janvier 2012 et le château inscription par arrêté du 26 octobre 1927. 

 château de Roche 47320 Clairac

 

Château de Puycalvary

Absent des grandes séries de textes sur l'Agenais de la seconde moitié du XIIIe siècle, le "cassel" de Puycalvary est mentionné pour la première fois en 1288, dans un acte de partage entre les frères Palazols : à Guillaume revient la "tor", divisée en "doas cambras autas et bassas", à Raymond-Guillaume la "sala". Le texte réglemente précisément les rapports de mitoyenneté et prévoit l'édification d'un mur isolant les lots. S'ils s'interdisent mutuellement de percer des "traucs" et des "buscades", chacun peut à sa guise "obrar le mur velh", c'est-à-dire l'enceinte commune. Ce bloc tour-salle correspond au type de résidence seigneuriale répandu au XIIIe siècle dans le Sud-Ouest, tenu en coseigneurie. Du bâtiment originel subsiste une tour quadrangulaire tronquée, attenante à un corps moins élevé, séparés du plateau par un profond fossé. Le document de 1288 révèle l'existence d'une petite agglomération castrale, puisqu'il mentionne une "rueta communal", ainsi que plusieurs "maios et mainals", et "la maio en que e el escola". Le château moderne, reconstruit au début du XVIe siècle pour le sénéchal d'Agenais Antoine de Raffin, a vraisemblablement occupé la totalité de l'espace de l'ancienne basse-cour, et rejeté les maisons villageoises au-delà de l'enceinte, sur les pentes du versant sud du "pech" ; c'est en tout cas dans ce secteur, au pied de l'enceinte, que la chapelle castrale fut édifiée. Personnage de premier plan en Agenais, Antoine de Raffin entreprend un vaste projet de reconstruction, tout en laissant subsister l'ancienne maison forte. Le nouveau château comporte trois ailes organisées sur une cour intérieure carrée ; l'aile sud, ouvrant côté cour par des arcades à arêtes vives, paraît légèrement postérieure, peut-être contemporaine de François de Raffin, également sénéchal, décédé en 1572. Les modifications apportées au château durant le XVIIe siècle sont minimes : une échauguette est simplement greffée à l'aile ouest afin de mieux défendre l'entrée, et une loggia est adossée à l'aile est, peut-être pour la famille de Guiscard pour qui Puycalvary est érigé en comté en 1696. Seul le percement de la porte sur la terrasse sud, précédée d'un escalier, appartient clairement à des travaux du milieu du XVIIIe siècle. Des réaménagements intérieurs ont été aussi effectués à cette époque, notamment le décor en bois de l'oratoire dans la tour nord-ouest. Des écuries adossées au plateau à l'ouest, dont ne subsistent que le départ des voûtes d'arêtes et des colonnes, auraient été édifiées en 1744, selon De Cousseau de Beaufort. Durant la Révolution, la sculpture du fronton de la tour d'escalier ainsi que celle de quelques fenêtres sont bûchées. Le domaine est vendu en 1815 à Pierre Souilhagon de Bruet, ancien conseiller référendaire au Parlement de Bordeaux et membre du collège électoral du Lot-et-Garonne. C'est probablement pour lui que le portail d'accès extérieur a été édifié. Le cadastre de 1830 montre des bâtiments adossés à l'aile sud, vraisemblablement des communs, dont ne subsistent plus que des fours et un puits isolé au milieu de la terrasse. L'ensemble a été restauré durant le quatrième quart du XXe siècle.

 Le château de Puycalvary couronne un coteau aux pentes escarpées, dominant la vallée du Boudouyssou au sud et, dans le lointain, la vallée du Lot vers le nord-est. L'aile nord avec ses tours circulaires sur les angles, comporte six niveaux, dont trois en soubassement occupés par des caves voûtées en berceau. Le rez-de-chaussée des tours est percé de canonnières, ainsi que l'étage de la tour nord-ouest, dirigée vers l'entrée. Cette aile s'articule avec l'aile est par une tour d'escalier à pan-coupés dans l'angle de la cour. L'aile ouest, dans laquelle est ménagée l'entrée, double la tour médiévale et le corps de bâtiment qui lui est attenant. Elle ouvre sur la cour au rez-de-chaussée, par deux arcades plein-cintre chanfreinées, donnant accès à une galerie voûtée d'arêtes. L'aile sud, adossée à la construction médiévale, est soutenue par des arcades à arêtes vives : la travée ouest, murée, est affectée aux cuisines, alors que la travée est, ajourée, forme un corps de passage vers la terrasse. La chapelle est située sous le château, avec lequel elle communique par un escalier qui conduit dans des tribunes aménagées dans le mur, au niveau du départ des voûtes. Choeur à pans. Chapelle seigneuriale sur croisées d'ogives. Porche de la fin du XVe à colonnettes et choux frisé, dans le tympan duquel se voit une niche avec coquille... 

 Éléments protégés MH : le château de Puycalvary en totalité : inscription par arrêté du 30 décembre 1925. 

 château de Puycalvary 47140 Dausse

 

Château Prieural

Village édifié sur un éperon dominant la confluence de la Lémance avec le Lot, autour d'un prieuré restauré vers 1130 par les moines de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac. Première mention du castrum en 1259, les droits étant partagés entre les Durfort et le prieur, qui détenait probablement la haute justice. Le castrum dépendait de la baillie de Penne en 1271. Morphologie du village médiéval repérable sur les plans, par la fossilisation du parcellaire, ainsi que sur le terrain par la subsistance d'édifices des XIIe, XIIIe et XIVe siècles. Structure bipolaire : premier noyau organisé autour du prieuré, correspondant au "fort" recelant l'habitat aristocratique, protégé par une enceinte. Subsistance de plusieurs maisons à angles arrondis dans le secteur oriental et méridional, caractéristiques des tours de chevaliers du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle des castra du Fumélois. Second pôle de peuplement situé à l'est dans le prolongement du coteau, séparé du "fort" par un fossé. Développement de l'habitat au XIIIe siècle selon un urbanisme dirigé, sur un parcellaire laniéré organisé de part et d'autre d'un axe central, et fortifié depuis le XVe siècle au moins. Maisons du XIIIe et XIVe siècle (39 rue de la République, accolée à l'ancienne porte de ville dite de Monségur), du XVe siècle. Vestige d'un hôtel particulier du XVIe siècle dont il ne subsiste plus qu'une tour circulaire (23 rue de la République). Maisons construites aux XVIIe et XVIIIe siècles appuyées contre les fortifications à l'est. Extension de l'habitat à l'extérieur de l'enceinte villageoise le long de l'avenue reliant Monsempron à Libos. 

Le prieuré est installé dans la seconde moitié du XIe siècle sur un éperon rocheux dominant trois vallées. Cette position lui permet de bénéficier de fossés naturels sur trois côtés et de contrôler les échanges commerciaux des vallées. Les parties les plus anciennes du bâtiment actuel laissent penser qu’il a été reconstruit au cours du XIIe siècle, au moment où le plan de l’église est modifié. Dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, un logis est élevé au dessus du monastère pour le prieur. Un étage est édifié sur l’aile nord ainsi que sur les ailes ouest et est. La galerie du cloître est reconstruite à la même période. Vers la fin du XVe siècle suite aux conflits franco anglais, le prieuré est modernisé dans le style de la Renaissance cadurcienne. Après les guerres de Religion, de nouveaux remaniements ont lieu entre la fin du XVIe siècle et le début du siècle suivant. Le château prieural, vendu comme bien national pendant la Révolution, fut en partie démoli (aile ouest disparu). Par la suite, le lieu sert successivement de presbytère, d’école de filles ou d’habitation. 

 Éléments protégés MH: L'ancien prieuré en totalité, avec l'ancienne aire de cloître et sa galerie néo-gothique vitrée à l'ouest : classement par arrêté du 20 janvier 2009 - Les sols avoisinant le prieuré (parcelles) ainsi que l'aile des communs du 18e siècle s'étendant à l'ouest de ce prieuré : inscription par arrêté du 20 janvier 2009 

 château Prieural 47500 Monsempron-Libos 

 Téléphone : 05 53 71 11 56

 

Château de Poudenas

Mentionné au XIIIe siècle comme contrôlant le péage sur la route de Mézin à Montréal-du-Gers, le château domine le village et la rivière Gélise. Assiégé en 1369, il est reconstruit en 1372 pour le comte d'Armagnac par le maçon Baudry, l'enceinte, le corps de bâtiment nord et l'ouvrage d'entrée peuvent dater de cette campagne, sur une assiette qui semble plus ancienne. Le corps de bâtiment nord est ouvert par des croisées au début du XVIe siècle. Il passe par mariage à Jean du Bouzet de Roquepiné en 1581. Jean du Bouzet et son fils Pierre Gaston, pour qui le château de Poudenas est érigé en marquisat, rénovent l'édifice dans la seconde moitié du XVIIe siècle, aile ouest des écuries par Duplan en 1664, nouvelle aile dans la cour en 1686 avec un escalier et un portique. Acquis par la marquise de Narbonne Pelet, le comte de Digeon en hérite, puis Stéphanie de Virieu qui réalise des décors et les escaliers de la terrasse au XIXe siècle. Il affirme le charme méridional de la petite cité édifiée à flanc de coteau, avec l'église et le campanile bordés de cyprès.

 Établi sur des fondations très anciennes, le château est un assemblage de bâtiments dont la majeure partie paraît dater du XVIIe siècle. Une double enceinte protégeait le château qui surveillait la vallée de la Gélisse et le vieux pont qui la traverse. La partie du château qui domine le village présente des terrasses à balustres Louis XIV en partie refaits au XIXe siècle. La partie nord présente une grosse tour carrée du XVe siècle, et un corps de logis à fenêtres à meneaux aux encadrements moulurés du XVIe siècle. La partie s'ouvrant sur la cour intérieure est un bel exemple de construction du XVIIe siècle, avec terrasse et balustres d'époque. Porche d'entrée du XVIIe avec piliers surmontés de flammes du XVIIIe siècle dans le parc.

 Éléments protégés MH: les façades et les couvertures, sauf celles classées : inscription par arrêté du 26 mai 1952. Les façades et les toitures du donjon et des bâtiments entourant la cour principale, y compris le portique et les galeries ; la façade Sud avec sa galerie et ses terrasses et la toiture correspondante ; la terrasse devant la façade du château ; l'escalier de pierre à mur d'échiffre et à volées droites ; la cheminée du grand salon et de la salle de réception ; le mur d'enceinte : classement par arrêté du 22 août 1984. 

 château de Poudenas 47170 Poudenas 

 Téléphone : 06 76 96 37 34 / 06 80 01 27 42 / 06 62 00 13 02 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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