
Village édifié sur un éperon dominant la confluence de la Lémance avec le Lot, autour d'un prieuré restauré vers 1130 par les moines de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac. Première mention du castrum en 1259, les droits étant partagés entre les Durfort et le prieur, qui détenait probablement la haute justice. Le castrum dépendait de la baillie de Penne en 1271. Morphologie du village médiéval repérable sur les plans, par la fossilisation du parcellaire, ainsi que sur le terrain par la subsistance d'édifices des XIIe, XIIIe et XIVe siècles. Structure bipolaire : premier noyau organisé autour du prieuré, correspondant au "fort" recelant l'habitat aristocratique, protégé par une enceinte. Subsistance de plusieurs maisons à angles arrondis dans le secteur oriental et méridional, caractéristiques des tours de chevaliers du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle des castra du Fumélois. Second pôle de peuplement situé à l'est dans le prolongement du coteau, séparé du "fort" par un fossé. Développement de l'habitat au XIIIe siècle selon un urbanisme dirigé, sur un parcellaire laniéré organisé de part et d'autre d'un axe central, et fortifié depuis le XVe siècle au moins. Maisons du XIIIe et XIVe siècle (39 rue de la République, accolée à l'ancienne porte de ville dite de Monségur), du XVe siècle. Vestige d'un hôtel particulier du XVIe siècle dont il ne subsiste plus qu'une tour circulaire (23 rue de la République). Maisons construites aux XVIIe et XVIIIe siècles appuyées contre les fortifications à l'est. Extension de l'habitat à l'extérieur de l'enceinte villageoise le long de l'avenue reliant Monsempron à Libos.
Le prieuré est installé dans la seconde moitié du XIe siècle sur un éperon rocheux dominant trois vallées. Cette position lui permet de bénéficier de fossés naturels sur trois côtés et de contrôler les échanges commerciaux des vallées. Les parties les plus anciennes du bâtiment actuel laissent penser qu’il a été reconstruit au cours du XIIe siècle, au moment où le plan de l’église est modifié. Dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, un logis est élevé au dessus du monastère pour le prieur. Un étage est édifié sur l’aile nord ainsi que sur les ailes ouest et est. La galerie du cloître est reconstruite à la même période. Vers la fin du XVe siècle suite aux conflits franco anglais, le prieuré est modernisé dans le style de la Renaissance cadurcienne. Après les guerres de Religion, de nouveaux remaniements ont lieu entre la fin du XVIe siècle et le début du siècle suivant. Le château prieural, vendu comme bien national pendant la Révolution, fut en partie démoli (aile ouest disparu). Par la suite, le lieu sert successivement de presbytère, d’école de filles ou d’habitation.
Éléments protégés MH: L'ancien prieuré en totalité, avec l'ancienne aire de cloître et sa galerie néo-gothique vitrée à l'ouest : classement par arrêté du 20 janvier 2009 - Les sols avoisinant le prieuré (parcelles) ainsi que l'aile des communs du 18e siècle s'étendant à l'ouest de ce prieuré : inscription par arrêté du 20 janvier 2009
château Prieural 47500 Monsempron-Libos
Téléphone : 05 53 71 11 56
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