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Château de la Baronnière

La Baronnière est une propriété privée située dans un écrin de verdure au cœur des Mauges. Le château du XIXe siècle (style néogothique troubadour, architecte : René Hodé, date de construction : 1852-56), construit à quelques dizaines de mètres des ruines du château du général vendéen Bonchamps (incendié pendant la Révolution), est entouré d’un superbe parc romantique, d’un jardin potager en amphithéâtre (réalisé en 2011) qui fait la part belle à la biodiversité, de dépendances du XVIIe siècle et d’une chapelle XIXe siècle où les descendants des Arnous-Rivière célèbrent encore les événements familiaux. Dès 1838, Jules-Armand et Ernestine Arnous-Rivière font établir par André Leroy, principal pépiniériste français et créateur pionnier de parcs en Anjou, un projet très proche de la réalisation définitive. Il crée de toutes pièces un nouveau paysage sur un espace d’environ 20 hectares. Cet écrin pour le nouveau château utilise remarquablement les caractéristiques du coteau entouré par la rivière Èvre avec de longues perspectives sur le paysage. De très beaux arbres subsistent : platanes, chênes, pins Laricio, pins noirs d’Autriche, séquoias, etc. Le parc a été classé Parc pittoresque en 1993. 

 Éléments protégés MH : le château, les communs et la chapelle : classement par arrêté du 10 janvier 1995. 

 château de la Baronnière 49410 La Chapelle-Saint-Florent 

 Téléphone : 06 17 32 22 85 / 06 65 88 81 51 

 

Château d'Aubigné

L'élément majeur du château est le donjon quadrangulaire édifié à la fin du XIe siècle, largement reconstruit au XVe siècle, berceau des ancêtres d’Agrippa d’Aubigné et de Mme de Maintenon, épouse de Louis XIV. Le château est à l’origine une forteresse féodale du XIe siècle. Tel qu’il nous apparaît aujourd’hui, il se compose des vestiges du château du XIIe siècle juxtaposés à ceux du château élevé plus à l’est au XVe siècle. A l’intérieur d’une première enceinte on trouve un four à ban restauré et deux tours carrées du XIe siècle. L’une intacte, l’autre en ruine, ces tours sont reliées par un chemin de ronde à une tour circulaire. Elles délimitaient jadis le domaine et le logis seigneurial aujourd’hui transformé en jardin. L'un des bâtiments de la seigneurie est habité par les actuels propriétaires. Des souterrains, qui servaient aussi de refuge, communiquaient avec l’ancienne commanderie, située à l’extrémité du bourg, et du Grand Riou à Tigné. Ils servent aujourd’hui de caves à vin.

 Éléments protégés MH : la porte d'entrée près de l'église ; les deux tours carrées l'une à l'ouest, l'autre au nord ; les fossés reliant les deux tours ; le mur nord-est attenant au donjon ; la tour ronde avec cheminée qui lui fait suite, à l'angle des murs nord, nord-est et sud-est : inscription par arrêté du 16 octobre 1930, rectifié par arrêté du 7 septembre 1931. Les courtines attenantes et les tours de défense qui en dépendent ; les sols de l'ancien corps de logis et de sa cour intérieure ; le donjon carré ; les bâtiments constituant l'enceinte ainsi que l'assiette de la basse-cour du château ; l'ancienne boulangerie du château ; la porte fortifiée attenante à l'église paroissiale (non cadastré, domaine public) ; les terrains des anciens jardins et les fossés du château : inscription par arrêté du 11 juin 1991. 

 château d'Aubigné 49540 Aubigné sur Layon

 

Château d'Angrie

La seigneurie d'Angrie est mentionnée au XIIe siècle et relevait féodalement de Candé. Le château établi à l'est du village avait été modernisé au XVIe siècle par la famille d'Andigné. Il passe ensuite aux mains de la famille Turpin de Crissé. Ce sont Elisabeth Louise Turpin de Crissé et Charles Louis Arthur d'Adhémar, comte de Lostanges, qui font reconstruire l'édifice de 1845 à 1849, par l'architecte René Hodé. La décoration peinte des quatre pièces principales du rez-de-chaussée est confiée au peintre parisien Achille Léger Larbouilhat. Des travaux effectué vers 1990 ont fait disparaître les faux créneaux qui décoraient la partie supérieure des tours et les deux édicules encadrant le pinacle au sommet de la travée centrale de la façade sud. À la fin du XIXe siècle, dix fermes appartenaient au domaine, toutes groupées autour du château et du village, dont celles de la Charmille, bâtie en 1896, le Bois, la Ricaudière, la Rochette, la Pinaudais, la Prévôté, la Dauderie, la Basse Cour.

 Le parc du château s'ouvre à l'ouest par une porterie située rue du Haut-village. Le logis présente sa façade principale au sud. À l'est se trouvent les communs suivis d'une basse-cour bordée au sud par les bâtiments de la ferme. Le logis édifié par René Hodé, est constitué d'un bâtiment rectangulaire cantonné de quatre tours circulaires. Le gros-oeuvre des longs murs est en moellons de schiste enduit tandis que la travée centrale de chaque façade, les tours sont en tufeau de taille. Du côté sud, on accède au rez-de-chaussée surélevé par un escalier extérieur à deux volées en fer à cheval. Si par sa forme rectangulaire et son toit à croupes, le logis se rattache à la tradition néo-classique, ses tours, ses faux mâchicoulis et ses faux créneaux, démolis depuis quelques années, sont les éléments caractéristiques du style néo-gothique angevin, inauguré par René Hodé, que l'on retrouvera des années plus tard aux châteaux de Chanzeau et de Challain la Potherie. Les communs disposés à l'est du logis sont entièrement néo-classiques et présentent des éléments décoratifs (corniche, arcs des baies) mettant en oeuvre la brique et le tufeau de taille. 

 Éléments protégés MH : l'assiette archéologique médiévale de l'ancien château, y compris ses douves en eau et les deux ponts les franchissant ; les façades et les toitures du château proprement dit ; les pièces de réception du château avec leurs décors peints en trompe-l'oil (les vestibules nord et sud, le grand salon et la salle à manger) : inscription par arrêté du 22 janvier 2008. 

 château d'Angrie 49440 Angrie

 

Château de l'Ambroise

La tradition attribue la fondation de la Lambroise au XVIe siècle par l'archevêque de Tours Simon de Maillé ; période où un premier édifice est construit. Le site est occupé en 1593 par une garnison détachée d'Angers. La terre appartient peu après à un capitaine des Ponts-de-Cé avant de changer de mains à plusieurs reprises. Le château est reconstruit en partie au XVIIIe siècle, avec terrasse jouissant d'une vue sur le fleuve, en conservant deux tours anciennes et une chapelle. Le domaine comprend une demeure, qui domine la vallée de la Loire, une chapelle, des écuries, une grange, un ancien jeu de paume, une orangerie, des jardins, etc. Le portail a conservé les armes de Maillé. Des nombreux jeux de paume qui existaient dans les châteaux, celui de l'Ambroise est l'un des seuls a être encore debout au début du XXe siècle.

 Éléments protégés MH : Chapelle ; fuie ; façades et toitures du château (y compris la partie isolée de l'aile ouest inachevée) , de l'orangerie, du portail adjacent, de la tour isolée de l'ancien château, des écuries, de la grange, du pressoir, du jeu de paume, du portail aux armes de Maillé, de la maison des domestiques : classement par arrêté du 21 juillet 1989 ; Anciens jardins avec leurs clôtures ; pièces suivantes du château : cage d'escalier et grand salon : inscription par arrêté du 21 juillet 1989 

 Château de l'Ambroise 49320 Saint-Sulpice

   

Château du Miral

Remontant au XIIIe siècle, le château a été étroitement lié à l'histoire des troubles et guerres ayant touché le Gévaudan pendant cinq siècles. L'ensemble fortifié comprend un vaste donjon carré flanqué d'une haute tour ronde sur un côté, diverses constructions annexes et ouvrages de défense. L'époque Renaissance est représentée par les fenêtres à meneaux de l'ancienne demeure seigneuriale ainsi que les peintures murales intérieures (chapelle, bâtiment ouest). Ce château-fort est un témoin de l'architecture militaire des XIIIe et XIVe siècles avec aménagement d'un site naturel défensif, double enceinte, donjon et importante seigneurie locale qui exploitait des mines d'argent voisines. Il conserve également des décors sculptés et peints qui en font l'un des rares édifices civiles de cette région à en avoir conservé.

 Éléments protégés MH : les deux bâtiments du château, avec les peintures murales et la cour ; les bâtiments de la ferme ; les bâtiments du cors de garde ; les vestiges de l'enceinte extérieure avec les salles en sous-sol : inscription par arrêté du 17 avril 1984. 

 château du Miral 48400 Bédouès

 

Château du Fort

Ce château est l'un des rares témoignages de château du XIVe siècle dans le nord de la Lozère. Il n'a subi que peu de transformations. De plan presque carré, l'édifice est élevé de trois étages, surmontés par un chemin de ronde à mâchicoulis. La façade sud est flanquée de deux tours circulaires et percée de trois fenêtres par étage. La porte d'entrée à bossage et fronton interrompu est une transformation du XVIIe siècle. Des bâtiments ont été ajoutés du côté nord au XVIIe siècle (un linteau de cheminée porte la date de 1620). Aux angles de cette façade se trouvent deux échauguettes en encorbellement. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures : inscription par arrêté du 8 mai 1973. Le grand salon avec son plafond peint au premier étage : classement par arrêté du 1er mai 1984. 

 château du Fort 48600 Chambon-le-Château

 

Château du Solier

Témoin architectural de deux siècles d'histoire dans les Cévennes. Demeure fortifiée construite vraisemblablement à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle pour la famille Calvet. Après l'incendie de la demeure par les Camisards en 1704 (mobilier détruit, bibliothèque disparue), travaux de réparation portant sur le grand comble mansardé, mais conservation du système défensif, l'intérieur est refait à l'identique. Progressivement délaissé, puis abandonné en 1968, ce bel ensemble a considérablement souffert des vicissitudes du temps (effondrement des charpentes et des maçonneries, fissurations, destruction de certains décors intérieurs (cheminée en gypserie).111 Composé d'un bâtiment en équerre avec un grand corps de logis au sud et une aile en retour à l'ouest, le château du Solier est entouré de bâtiments d'exploitation agricole, plusieurs éléments défensifs d'origine (tours d'angle) ont été modifiés (abaissement) ou détruits. L'absence de travaux depuis le début du XXe siècle a entraîné une situation catastrophique sur le plan sanitaire, mais au moins a permis d'éviter des transformations ou des restaurations douteuses qui auraient pu altérer la lisibilité et la compréhension de l'état de 1704. La qualité remarquable de cet ensemble a justifié son inscription à l'inventaire des Monuments Historiques. L'état de péril imminent a conduit à la réalisation d'une étude relative aux travaux de mise en sécurité et de conservation préalables à une restauration ultérieure. La ferme voisine comprend une habitation, des remises et une magnanerie. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité ; les façades et les toitures des bâtiments de la ferme voisine: inscription par arrêté du 1er septembre 1999. 

 château du Solier 48160 Saint-Hilaire-de-Lavit

   

Château de Salgas

Le château de Salgas est mentionné dès 1312. Il ne reste rien du château médiéval qui avait dû être entièrement transformé au XVIe ou XVIIe siècle. Des modifications sont réalisées à partir du XVIIIe siècle. Celles du XIXe siècle ont contribué à accentuer l'apparence XVIIIe siècle avec ajout de frontons sur les façades principales et du balcon au sud, transformation de la porte d'entrée, remplacement des lauzes par des ardoises, création de mansardes avec des lucarnes, construction de la tour nord-ouest. Les soins apportés à l'environnement extérieur procèdent de la même démarche. Le château présente un aspect résidentiel qui ne conserve plus aucune référence militaire ou défensive. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; les jardins : inscription par arrêté du 29 juillet 1991.

 château de Salgas 48400 Vebron

   

Château de Saint Saturnin

Mentionné au XIIIe siècle parmi les possessions du roi de France, il appartient jusqu'à la fin du XVIe siècle aux comtes de Montferrand, puis de Cénaret, le gros-oeuvre date sans doute du XIIIe ou XIVe siècle. Au milieu du XVIIe siècle, en 1649 (date sur une clef d'arc retrouvée dans les ruines du château en 1968), construction d'un nouveau logis. A l'abandon depuis le milieu du XIXe siècle, le château était à l'état de ruine lors de l'inventaire en 1968 : on pouvait encore voir à l'emplacement du logis dont les planchers étaient effondrés, les vestiges de la cage d'escalier à mur noyau, de l'élévation nord, les encadrements du XVIIe siècle des cheminées. Le linteau de la porte principale a été remployé au château de la Caze. Restauration de l'ensemble et reconstruction du logis à partir de 1993. Château cantonné de trois tours rondes couvertes de toits coniques; une quatrième tour de plan carré est couverte d'un toit en pavillon. Le logis était de plan rectangulaire à deux étages carrés comportant deux salles par niveau éclairées par les baies à croisée percées dans le mur sud. La tour carrée, presque intacte, serait l'unique donjon royal subsistant dans la vallée du Lot.

 Éléments protégés MH : le château de Saint Saturnin en totalité : classement par arrêté du 6 novembre 1995. 

 château de Saint Saturnin 48500 Saint Saturnin

   

Château de Saint-Lambert

L'extension du domaine commence dans les années 1760-1770 et ne s'achève qu'au XIXe siècle. Un plan ancien, avant agrandissement, montre une construction carrée avec une tour ronde au sud, un jardin, un vivier et le moulin. En 1762-63, le château est quasiment doublé. Le propriétaire opte pour un plan consistant à étendre le château en longueur tout en conservant l'alignement des façades nord et sud mais avec un étage supplémentaire. La transformation demeure inachevée (dissymétrique en hauteur et avec des toitures différentes) jusqu'en 1881 où l'architecte Rey reprend le chantier et régularise l'ensemble : la partie ancienne est surélevée, un toit uniforme recouvre le tout, la tour ronde est gardée et les fenêtres sont harmonisées avec celles du XVIIIe siècle. Les aménagements intérieurs sont connus par les inventaires de 1744 et de 1776. Le "salon à manger" a conservé une belle cheminée en gypserie du XVIIe siècle. Les peintures des dessus de portes sont toujours visibles dans le "salon de compagnie" ainsi que les trumeaux dorés et la cheminée en marbre. La chambre (dite aujourd'hui rouge) a aussi conservé ses décors(peintures, cheminée, trumeau). Les murs sont recouverts de damas. Le chantier de la maison en 1762 est suivi de celui de la ferme : la basse-cour est détruite et une aile en retour d'équerre côté nord-ouest est construite en 1777.

Sur le plan de Hugonet de 1837 figurent la terrasse et son escalier central conduisant au "jardin anglais". La parcelle en direction du moulin, appelée "grand jardin" est aménagée avec des allées géométriques et cernée des canaux, toujours en place, pour la drainer. Un kiosque a été placé récemment. Le grand jardin est actuellement en prairie et le vivier est toujours en place. L'ensemble, château, dépendances et décors, compose un témoignage représentatif d'une demeure de province du milieu du XVIIIe siècle.

 Éléments protégés MH : le château en totalité, le jardin avec terrasses, le murs de clôture, portails et toutes les constructions ; les façades et les toitures de la ferme construite en 1777: inscription par arrêté du 22 septembre 2010. 

 château de Saint-Lambert 48100 Marvejols

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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