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Château de Chanzeaux

L’histoire du château débute véritablement en 1846. Rose Gourreau de Chanzeaux hérite de son père et décide avec son mari, Théodore de Quatrebarbes, de transformer cette demeure en château de style néogothique. Ils font bien sûr appel au célèbre architecte angevin, René Hodé. Avant les transformations, il s’agissait d’une grande maison bourgeoise de style régence en bordure de l’Hyrôme. Oubliez donc ces décors de façade, toutes ces ornementations qui lui donnent un charme digne des comtes de fées. À l’intérieur de cette maison, vous découvrirez l’histoire de deux familles, celle de Rose et Théodore. L’histoire d’un homme passionné par un roi artiste. L’histoire de générations qui se succèdent pour conserver cet héritage familial. 

 Éléments protégés MH : L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1980 

 château de Chanzeaux 49092 Chemillé-en-Anjou
 

Château de Champtoceaux

Le château et la ville close de Champtoceaux trouvent leurs origines dès le Néolithique, avec des traces d’occupation romaine et la mention d’un castrum par Grégoire de Tours au VIe siècle. Au Xe siècle, la forteresse devient un enjeu stratégique à la frontière des ducs de Bretagne, des comtes d’Anjou et du Poitou. Construite malgré l’opposition du comte de Nantes, elle passe entre les mains de familles nobles comme les Crespin, liés aux Plantagenêts, et subit neuf sièges entre le XIIe et XVe siècle. Son histoire est marquée par les conflits entre Capétiens, Anglais et Bretons, notamment lors de la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), où elle change plusieurs fois de camp.

En 1420, Jean V de Bretagne est emprisonné à Champtoceaux par la famille de Penthièvre, alliée au Dauphin (futur Charles VII), dans le cadre d’un complot pour s’emparer du duché. Libéré après un siège de deux mois, il ordonne la destruction totale de la ville et de sa forteresse, interdisant toute réoccupation. Les ruines, abandonnées, deviennent un sujet d’étude au XIXe siècle et inspirent des artistes comme William Turner en 1826. Le site, partiellement classé en 2009, conserve aujourd’hui les vestiges d’une ville close médiévale de 20 hectares, avec remparts, tours et fossés, ainsi que les fondations d’un donjon et d’une chapelle castrale.

 Parmi les personnages marquants liés à Champtoceaux, on compte Jean V de Bretagne, prisonnier en 1420, ou Olivier de Clisson, qui acquiert la citadelle en 1390. Les Crespin, seigneurs du XIIe au XIIIe siècle, illustrent les alliances changeantes entre Anjou et Bretagne, tandis que Marguerite de Clisson, instigatrice de l’emprisonnement du duc, incarne les rivalités familiales de la guerre de Succession. Les ruines, étudiées depuis le XIXe siècle, restent un symbole des conflits féodaux et de la puissance des ducs de Bretagne. 

 Éléments protégés MH : l'assiette archéologique des anciens château et "ville close", avec leurs douves et les bâtis antérieurs au XVIIIe siècle, les garennes sous rempart sud, les ruines du logis, le prieuré, les écuries du XIXe siècle et le château XVIIe-XIXe siècle : inscription par arrêté du 16 juin 2009.

 château de Champtoceaux 49270 Champtoceaux 

 Téléphone : 02 41 72 62 32

   

Château de Champiré

Cette seigneurie relevait de la baronnie de Pouancé ; du château primitif, comprenant quatre tours protégées par des douves et un pont levis, il ne subsiste qu'une partie du gros-oeuvre, la tour sud et une cheminée à l'étage. En 1767, Joachim André Aveline de Narcé achète le domaine et décide de rebâtir l'aile nord. Son "livre des principaux ouvrages que j'ai fait faire" nous apprend que les travaux ont débuté en 1768, qu'ils s'achevèrent en 1770. Il fit appelle à l'architecte angevin Etienne François Chaintrier et à un maçon dénommé Lardeux. Les écuries et une orangerie ont été édifiées au cours du XIXe siècle. Cette demeure a accueilli au XVIIe siècle Mlle de Lavergne, future Mme de Lafayette, Mme de Sévigné et en 1940 le maréchal Leclerc.

 Coulant le long de la façade nord, l'Araise est canalisée par deux bassins; sur le cadastre de 1833, un canal (reprenant peut-être le tracé de l'ancienne douve, aujourd'hui comblée) prolongeait ces deux bassins sur les côtés est et sud. Un pont permet d'atteindre l'autre rive où se trouvent les communs et le chenil. Un magnifique tulipier de Virginie ombrage la façade nord. Le château présente un plan en L : l'aile ouest, la plus ancienne, est cantonnée par une tour circulaire couverte par un toit en poivrière. L'aile élevée au XVIIIe siècle présente une élévation régulière : bâtiment simple en profondeur avec cinq travées ; travée centrale en léger avant-corps couronnée par un fronton triangulaire. La partie XVIIIe est plus haute que l'aile ouest. 

 Éléments protégés MH : le château proprement dit en totalité (aile ancienne et reconstruction de 1770) ; les façades et les toitures des communs entourant la cour des communs (écurie, orangerie, aile mixte : habitation et dépendances), le terrain de l'ancien manoir; les deux bassins aménagés dans le cours de l'Arraise : inscription par arrêté du 22 novembre 2002. 

 château de Champiré 49520 Grugé l'Hôpital 

 Téléphone : 02 41 94 34 93

 

Château de Challain la Potherie

Il existait un château à Challain probablement depuis le milieu du XIe siècle. Au XIXe siècle, la terre appartient à la famille de La Rochefoucauld-Bayers qui fait construire le nouveau château de 1847 à 1854, près de l'ancienne demeure démolie. C'est l'architecte angevin René Hodé qui sera choisi en 1847, ses plans s'inspirant du projet primitif. En 1854 le corps logis est achevé, y compris la décoration intérieure. Après la mort de son mari, Madame de La Rochefoucauld-Bayers fait achever le château, puis fait bâtir les communs en 1859, le pont de jardin en 1862, le mur crénelé du nord, l'orangerie, les parties agricoles et les serres en 1866, le château d'eau, dit "Tour de Monplaisir" en 1875, la porterie en 1882, les ruines artificielles, la fabrique de jardin et son embarcadère, situés au bord de l'étang du moulin. Sollicité, le comte de Choulot avait donné un plan pour aménager le parc, mais c'est le projet de Châtelain qui est exécuté, les ruines artificielles de l'étang lui sont peut-être attribuables.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures ; le hall d'entrée avec sa cage ; les pièces suivantes avec leur décor intérieur : au rez-de-chaussée la salle de billard, la salle à manger, le grand salon avec la cheminée surmontée d'une statue équestre, le petit salon, la chambre dite au roi ou d'honneur, la chapelle et la bibliothèque : inscription par arrêté du 30 juillet 1980. L'ensemble des intérieurs des sous-sols et rez-de-chaussée du château ; les façades et les toitures des communs ; les façades et les toitures de la porterie ; les façades et les toitures du château d'eau dit "tour de Montplaisir" ; les ruines articielles ; les façades et les toitures de la ferme dite "La Basse-Cour" (ruines et deux pavillons) ; les logements de jardiniers du jardin potager ; le clos du potager, avec la douve en eau ; l'ensemble du parc autour du château, avec son mur de clôture : inscription par arrêté du 15 mars 2004. 

 château de Challain la Potherie 49440 Challain la Potherie 

 Téléphone : 02 41 92 74 26 

Château de Chacé

Il s’agit d’une belle construction de la seconde moitié du XVIIe siècle dont le corps principal s’orne de deux pavillons en retour d’équerre. S’inspirant sans doute du superbe Manoir de l’Oratoire bâti au hameau voisin de Chaintres à Dampierre-sur-Loire, le château décline les éléments d’architecture alors à la mode : faible saillie des avant-corps, chaînes d’angle à bossages, alternance des frontons cintrés et frontons triangulaires. Des remaniements datés du XVIIIe siècle laissent de belles boiseries de style Louis XVI. Le château est acheté, en deux temps, par la municipalité dans le courant du XIXe siècle. La mairie et l’école y trouvent place. Tout récemment les collectivités se sont engagées pour restaurer l'édifice qui, au centre du village, accueille toujours la mairie mais aussi la bibliothèque-ludothèque et des espaces associatifs. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 26 juin 1968.

 château de Chacé 49400 Chacé

 

Château des Buhards

Sur l'emplacement d'une seigneurie attestée au XVIe siècle, au-dessus d'un vallon profond affluent au Layon, René Montrieux, administrateur des Ardoisières d'Angers, fait bâtir entre 1853 et 1856 un parc et un nouveau château par l'architecte paysagiste Choulot et l'architecte Mortier, tous deux parisiens et de renom. Plan massé emprunté à la culture maniériste de Jacques du Cerceau et Salomon de Brosse : jeu illusionniste des perspectives et de la polychromie des matériaux; ardoises, briques, profusion exceptionnelle du décor sculpté de façade en trophées de chasse, la chapelle est construite en 1888 par l'architecte angevin Beignet. Reconstruit au milieu du siècle, l'édifice connut différents propriétaires et d’étranges histoires de maléfices.

 Éléments protégés MH : le château, la chapelle, le grand bassin et la serre, les façades et les toitures des communs: inscription par arrêté du 16 juin 2014. 

 château des Buhards 49120 La Jumellière

 

Château de Brissac

Acquis en 1502, par René de Cossé, premier seigneur de Brissac, il est aujourd'hui la résidence du XIIIe Duc de Brissac. Tandis que le parc offre de nombreux points de vue à l'ombre d'arbres centenaires, la visite de ce grand château doté de sept étages et 204 pièces permet la découverte des plafonds dorés à la feuille, mobiliers précieux, et d'un théâtre Belle Epoque, dédié à l'opéra. Sur le site d'un premier château créé par Foulques Nerra au XI ° siècle, puis d'une forteresse de la fin du XV ° gravement endommagée lors des Guerres de Religion, Charles de Cossé entreprend au début XVII ° un projet grandiose dont seuls le pavillon central et l'aile gauche sont réalisés ; le chantier reste inachevé, préservant de la destruction deux des tours du château médiéval. Le bâtiment actuel, très composite, fait coexister ces différentes phases architecturales ; accoté à une tour XV ° à machicoulis ouverte d'un remplage flamboyant, le pavillon XVII ° initialement prévu pour être l'axe du nouveau château révèle par sa hauteur considérable l'énormité du projet de C. de Cossé. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; le parc paysagiste qui entoure l'édifice : classement par arrêté du 3 novembre 1958. L'escalier d'honneur du pavillon central ; l'ancienne cuisine ; l'appartement dit du marquis se trouvant dans le pavillon Nord : classement par arrêté du 8 novembre 1966. 

 château de Brissac 49320 Brissac-Quincé 

Téléphone : 02 41 91 22 21
 

Château de Briacé

Il s'agit d'une demeure de plaisance édifiée au XVIIIe siècle, représentative de la distribution adoptée dans ce type de maison à cette époque. A l'intérieur, décors, huisseries et menuiseries sont encore visibles. La seigneurie de Briacé relevait féodalement du Toureil, située sur la rive gauche de la Loire, et comprenait, dès le XIe siècle, probablement, une maison forte, un manoir, construit sur une motte, appellée encore au XVIe siècle, la Motte de Maulévrier. Ce premier édifice, remanié sans doute au cours des siècles, subsista jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, puis fut détruit et remplacé par un château de plaisance comprenant un logis, des communs, une ferme et un parc. Ce nouveau logis paraît avoir été commencé pour Charles-Guillaume Drouin, entre 1777 et 1791, et achevé pour Jeanne de Garisson, vers 1795. La façade sur jardin rappelle celle de l'hôtel de la Besnardière, construit à Angers à la même époque par l'architecte Bernard Bardoul de la Bigottière, sans qu'aucune source permette de le lui attribuer avec plus de certitude. La chapelle, fondée à une date inconnue et mentionnée au XVIe siècle, était construite un peu à l'écart du manoir primitif. En mauvais état au XVIIe siècle, elle fut abandonnée et desservie, à partir de 1645, dans la chapelle Saint-Joseph du Chapeau, toute proche. 

 Éléments protégés MH : Les façades et toitures du château ; au rez-de-chaussée, le salon octogonal et le salon d'hiver attenant ; au premier étage, la chambre avec alcôve, avec son cabinet de toilette ; la cour d'honneur avec ses grilles et ses murs de clôture ; les façades et toitures des deux communs, à l'exception du bâtiment de l'appentis : inscription par arrêté du 18 septembre 2012. 

 château de Briacé 49400 Saint-Lambert-des-Levées

 

Château de Brézé

Les terres sont celles des Brézé, dont on connaît Louis de Brézé qui épousera Diane de Saint-Vallier connue sous le nom de Diane de Poitiers. En 1448, Gilles de Maillé Brézé obtient du Roi René l’autorisation de fortifier sa demeure et fera creuser des fossés. Le château Renaissance et les dépendances ont été reconstruits au début du XVIe siècle par Arthur de Maillé. Urbain de Maillé Brézé sera le premier marquis, après que Louis XIII ait érigé le domaine en marquisat en 1615. Il se marie avec Nicole du Plessis, sœur de Richelieu et ils auront deux enfants, Armand, grand amiral de France, qui meurt en toscane à l’âge de 27 ans sans postérité, et Claire Clémence qui épousera Louis II de Bourbon Condé, le grand Condé, et lui transmet ce patrimoine en 1650. Le grand Condé prend la tête de la fronde, s’oppose ainsi à la régence pendant la minorité du jeune Louis XIV et en 1653, le château est occupé par des troupes Royales. En 1682, Condé échangera le château de Brézé contre la Galissonière, appartenant à Thomas de Dreux. En 1685, Thomas de Dreux se voit confirmer le titre de Marquis de Brézé par le Roi Louis XIV. C'est Henri Evrard de Dreux Brézé, grand maître des cérémonies de Louis XVI, qui prolongera la partie Renaissance du château, puis son fils Pierre, évêque de Moulins et son petit-fils Henri Simon feront transformer le château qui devient néo-gothique par le célèbre architecte angevin René Hodé élève de Eugène Viollet-le-Duc. En 1701, la famille achète la charge de grand maître de cérémonies, charge qu’ils occuperont jusqu’en 1830. Charlotte de Dreux-Brézé, par son mariage en 1959, avec le Comte Bernard de Colbert, transmet ainsi le domaine à cette non moins illustre famille, qui y réside toujours.

 Le château de Brézé possède des douves asséchées qui sont les plus profondes d'Europe, 18 mètres. La pierre de la construction a été tirée du creusement des douves. Il possède un pont-levis et un réseau souterrain du XIIe siècle, toute une partie troglodytique. De style Renaissance, il comporte, une grande galerie, un logis renaissance en équerre et une tour de l'horloge. Le colombier cylindrique de 3700 boulins, qui date du début du XVIe siècle, est coiffé d'un dôme à lanternon. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs ; les douves avec leur pont ; le colombier en totalité ; les pièces suivantes avec leur décor : le salon au rez-de-chaussée, la grande galerie, la chambre et le bureau attenant de l'évêque de Moulins: classement par arrêté du 6 mars 1979. 

 château de Brézé 49260 Brézé

 Téléphone : 02 41 51 60 15

Château de Bourmont

La seigneurie de Bourmont semble s'être constituée assez tardivement, au XIVe siècle, remplaçant la seigneurie primitive de Freigné. Du château construit au XVe siècle, ne subsitent que le terre plein entouré de douves autrefois en eau, la tour de l'angle nord-est et les bases des tours sud-ouest et sud-est, remaniées au XIXe siècle. Le parc d'une surface de 99 hectares, a été enclos de murs de 1788 à 1791. Les deux bâtiments des communs, les portails Sud et Est, le portail du jardin potager et l'orangerie sont du XVIIIe siècle. Le châtelet, qui comprend la chapelle seigneuriale Saint Christophe a été reconstruite en 1882. Le logis a été reconstruit de 1892 à 1894 par l'architecte Le Diberder, de Nantes. La métairie du domaine, qui s'élève dans la basse cour, à l'est du château, conserve deux tours, probablement du XVe siècle. Les parties agricoles et les dépendances, comprennant un séchoir à linge, une porcherie et un château d'eau furent construites au XIXe siècle. 

Établi au fond d'une vallée parcourue par le ruisseau de Venoux, Bourmont est un château aquatique. Tout l'oeuvre est réalisé en moellon de schiste. Les encadrements des baies du château et des communs ainsi que les travées centrales de ces derniers, sont en tufeau de taille. Les baies des parties agricoles et des bâtiments de la métairie du domaine sont en briques. 

 Éléments protégés MH : les vestiges suivants du château (à l'exclusion du logis principal reconstruit en 1892-1894) : l'emprise du système défensif médiéval, y compris les apports du XIXe siècle (Bibard) ; les façades et les toitures de l'orangerie, ainsi que des bâtiments des communs du XVIIIe siècle ; les grilles, les portails, le tracé de la grande allée d'axe est-ouest : inscription par arrêté du 29 janvier 1993.

 château de Bourmont 49440 Freigné

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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