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Château du Miral

Remontant au XIIIe siècle, le château a été étroitement lié à l'histoire des troubles et guerres ayant touché le Gévaudan pendant cinq siècles. L'ensemble fortifié comprend un vaste donjon carré flanqué d'une haute tour ronde sur un côté, diverses constructions annexes et ouvrages de défense. L'époque Renaissance est représentée par les fenêtres à meneaux de l'ancienne demeure seigneuriale ainsi que les peintures murales intérieures (chapelle, bâtiment ouest). Ce château-fort est un témoin de l'architecture militaire des XIIIe et XIVe siècles avec aménagement d'un site naturel défensif, double enceinte, donjon et importante seigneurie locale qui exploitait des mines d'argent voisines. Il conserve également des décors sculptés et peints qui en font l'un des rares édifices civiles de cette région à en avoir conservé.

 Éléments protégés MH : les deux bâtiments du château, avec les peintures murales et la cour ; les bâtiments de la ferme ; les bâtiments du cors de garde ; les vestiges de l'enceinte extérieure avec les salles en sous-sol : inscription par arrêté du 17 avril 1984. 

 château du Miral 48400 Bédouès

 

Château du Fort

Ce château est l'un des rares témoignages de château du XIVe siècle dans le nord de la Lozère. Il n'a subi que peu de transformations. De plan presque carré, l'édifice est élevé de trois étages, surmontés par un chemin de ronde à mâchicoulis. La façade sud est flanquée de deux tours circulaires et percée de trois fenêtres par étage. La porte d'entrée à bossage et fronton interrompu est une transformation du XVIIe siècle. Des bâtiments ont été ajoutés du côté nord au XVIIe siècle (un linteau de cheminée porte la date de 1620). Aux angles de cette façade se trouvent deux échauguettes en encorbellement. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures : inscription par arrêté du 8 mai 1973. Le grand salon avec son plafond peint au premier étage : classement par arrêté du 1er mai 1984. 

 château du Fort 48600 Chambon-le-Château

 

Château du Solier

Témoin architectural de deux siècles d'histoire dans les Cévennes. Demeure fortifiée construite vraisemblablement à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle pour la famille Calvet. Après l'incendie de la demeure par les Camisards en 1704 (mobilier détruit, bibliothèque disparue), travaux de réparation portant sur le grand comble mansardé, mais conservation du système défensif, l'intérieur est refait à l'identique. Progressivement délaissé, puis abandonné en 1968, ce bel ensemble a considérablement souffert des vicissitudes du temps (effondrement des charpentes et des maçonneries, fissurations, destruction de certains décors intérieurs (cheminée en gypserie).111 Composé d'un bâtiment en équerre avec un grand corps de logis au sud et une aile en retour à l'ouest, le château du Solier est entouré de bâtiments d'exploitation agricole, plusieurs éléments défensifs d'origine (tours d'angle) ont été modifiés (abaissement) ou détruits. L'absence de travaux depuis le début du XXe siècle a entraîné une situation catastrophique sur le plan sanitaire, mais au moins a permis d'éviter des transformations ou des restaurations douteuses qui auraient pu altérer la lisibilité et la compréhension de l'état de 1704. La qualité remarquable de cet ensemble a justifié son inscription à l'inventaire des Monuments Historiques. L'état de péril imminent a conduit à la réalisation d'une étude relative aux travaux de mise en sécurité et de conservation préalables à une restauration ultérieure. La ferme voisine comprend une habitation, des remises et une magnanerie. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité ; les façades et les toitures des bâtiments de la ferme voisine: inscription par arrêté du 1er septembre 1999. 

 château du Solier 48160 Saint-Hilaire-de-Lavit

   

Château de Salgas

Le château de Salgas est mentionné dès 1312. Il ne reste rien du château médiéval qui avait dû être entièrement transformé au XVIe ou XVIIe siècle. Des modifications sont réalisées à partir du XVIIIe siècle. Celles du XIXe siècle ont contribué à accentuer l'apparence XVIIIe siècle avec ajout de frontons sur les façades principales et du balcon au sud, transformation de la porte d'entrée, remplacement des lauzes par des ardoises, création de mansardes avec des lucarnes, construction de la tour nord-ouest. Les soins apportés à l'environnement extérieur procèdent de la même démarche. Le château présente un aspect résidentiel qui ne conserve plus aucune référence militaire ou défensive. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; les jardins : inscription par arrêté du 29 juillet 1991.

 château de Salgas 48400 Vebron

   

Château de Saint Saturnin

Mentionné au XIIIe siècle parmi les possessions du roi de France, il appartient jusqu'à la fin du XVIe siècle aux comtes de Montferrand, puis de Cénaret, le gros-oeuvre date sans doute du XIIIe ou XIVe siècle. Au milieu du XVIIe siècle, en 1649 (date sur une clef d'arc retrouvée dans les ruines du château en 1968), construction d'un nouveau logis. A l'abandon depuis le milieu du XIXe siècle, le château était à l'état de ruine lors de l'inventaire en 1968 : on pouvait encore voir à l'emplacement du logis dont les planchers étaient effondrés, les vestiges de la cage d'escalier à mur noyau, de l'élévation nord, les encadrements du XVIIe siècle des cheminées. Le linteau de la porte principale a été remployé au château de la Caze. Restauration de l'ensemble et reconstruction du logis à partir de 1993. Château cantonné de trois tours rondes couvertes de toits coniques; une quatrième tour de plan carré est couverte d'un toit en pavillon. Le logis était de plan rectangulaire à deux étages carrés comportant deux salles par niveau éclairées par les baies à croisée percées dans le mur sud. La tour carrée, presque intacte, serait l'unique donjon royal subsistant dans la vallée du Lot.

 Éléments protégés MH : le château de Saint Saturnin en totalité : classement par arrêté du 6 novembre 1995. 

 château de Saint Saturnin 48500 Saint Saturnin

   

Château de Saint-Lambert

L'extension du domaine commence dans les années 1760-1770 et ne s'achève qu'au XIXe siècle. Un plan ancien, avant agrandissement, montre une construction carrée avec une tour ronde au sud, un jardin, un vivier et le moulin. En 1762-63, le château est quasiment doublé. Le propriétaire opte pour un plan consistant à étendre le château en longueur tout en conservant l'alignement des façades nord et sud mais avec un étage supplémentaire. La transformation demeure inachevée (dissymétrique en hauteur et avec des toitures différentes) jusqu'en 1881 où l'architecte Rey reprend le chantier et régularise l'ensemble : la partie ancienne est surélevée, un toit uniforme recouvre le tout, la tour ronde est gardée et les fenêtres sont harmonisées avec celles du XVIIIe siècle. Les aménagements intérieurs sont connus par les inventaires de 1744 et de 1776. Le "salon à manger" a conservé une belle cheminée en gypserie du XVIIe siècle. Les peintures des dessus de portes sont toujours visibles dans le "salon de compagnie" ainsi que les trumeaux dorés et la cheminée en marbre. La chambre (dite aujourd'hui rouge) a aussi conservé ses décors(peintures, cheminée, trumeau). Les murs sont recouverts de damas. Le chantier de la maison en 1762 est suivi de celui de la ferme : la basse-cour est détruite et une aile en retour d'équerre côté nord-ouest est construite en 1777.

Sur le plan de Hugonet de 1837 figurent la terrasse et son escalier central conduisant au "jardin anglais". La parcelle en direction du moulin, appelée "grand jardin" est aménagée avec des allées géométriques et cernée des canaux, toujours en place, pour la drainer. Un kiosque a été placé récemment. Le grand jardin est actuellement en prairie et le vivier est toujours en place. L'ensemble, château, dépendances et décors, compose un témoignage représentatif d'une demeure de province du milieu du XVIIIe siècle.

 Éléments protégés MH : le château en totalité, le jardin avec terrasses, le murs de clôture, portails et toutes les constructions ; les façades et les toitures de la ferme construite en 1777: inscription par arrêté du 22 septembre 2010. 

 château de Saint-Lambert 48100 Marvejols

 

Château de Saint Alban

Le château de Saint-Alban faisait partie de la baronnie d'Apcher. En 1188 il est mentionné pour la première fois dans un hommage de Guérin d'Apcher à l'évêque de Mende Guillaume IV de Peyre. Par le jeu des alliances et des héritages, il passe au XIVe siècle à la famille de Calvisson. En l'absence d 'étude archéologique il est difficile de faire l'histoire de la construction de l'édifice. Un premier château a sans doute été élevé au XIe ou au XIIe siècle pour les barons d'Apcher. Le massif de forme arrondie situé dans l'angle nord-est pourrait être le reste d'un donjon. Le château aurait sans doute été agrandi ou en partiellement reconstruit au XIVe siècle. Au XVIIe siècle, la forteresse médiévale est transformée en une demeure au goût du jour. Le corps de bâtiment sud est aménagé : création d'une façade au sud avec une porte d'entrée monumentale donnant sur un porche voûté, aménagement du corps de bâtiment Est avec son escalier et surtout, la construction des trois galeries superposées au fond de la cour. Le tout fait dans un bel appareil de grès rose, "bigarré" provenant d'une carrière proche de Saint-Alban (pierre de Rouget). Ces aménagements ont peut-être été réalisés pour Aymar de Calvisson qui meurt vers 1626 en laissant une succession compliquée et des dettes importantes. La qualité du décor et des aménagements sont le fait d'un architecte de qualité dont l'identité reste à découvrir. La seigneurie de Saint-Alban ainsi que tous les biens qui en dépendent sont vendus en 1652 à la suite de nombreuses actions en justices devant le Parlement de Toulouse, à Charles de Molette, marquis de Morangiès. Le château restera propriété de cette famille jusqu'au début du XIXe siècle. Il est alors vendu une première fois à Sylvain Boissier en 1621 puis en 1824 au département de la Lozère pour y installer l'asile d'aliénés fondé par Hilarion Tissot. La construction des ailes attenantes au château est sans doute postérieure. En 1971, à la suite d'un incendie qui ravage les combles, les malades sont évacués du château. Classé Monument Historique depuis 1942, d'importants travaux ont été engagés après l'incendie : réfection des combles et des toitures, dégagement de l'élévation nord, démolition d'une chapelle construite au 19e siècle sur le flanc sud, et surtout restauration des élévations du XVIIe siècle et du décor architectural.

 Le château est situé sur une terrasse qui domine la vallée de la Limagnole vers l'ouest. Il était sans doute entouré d'une enceinte dont les soubassements forment l'assise de la terrasse où se trouve le vestige d'une entrée murée. Le château est constitué de quatre corps de bâtiments cantonnés de tours rondes entourant une cour de forme oblongue. Dans le corps de bâtiment sud se trouve le passage d'entrée voûté en berceau surbaissé ; la façade sud à deux travées présente une porte monumentale à deux frontons imbriqués ; à l'étage deux fenêtres surmontées de linteau appareillés à bossages et de frontons triangulaires. Sur la cour, l'élévation Est et celle du corps de passage sont ajourées de fenêtres à croisées à encadrement de pilastres soutenant des entablements ; la porte d'entrée de la cage d'escalier est aussi ornée de pilastres, et couronnée d'un fronton brisée à enroulements. La partie la plus remarquable de cette cour est la façade nord sur laquelle ont été plaquées trois galeries superposées, ouvertes sur la cour et qui relient les parties est et ouest de l'édifice. Le grès rose et jaune (à l'origine pierre de Rouget) à été utilisé pour construire les encadrements de la grande porte, de la porte de la cage d'escalier des fenêtres à décor maniériste et les galeries. A l'intérieur, malgré les transformations importantes du XIXe siècle, on trouve encore de nombreux vestiges de décor : cheminée monumentale en pierre de Rouget, vestiges de peinture médiévale au premier étage. Un ensemble de lambris peints qui constituait le plafond d'une salle du rez-de-chaussée a été déposé et conservé dans une annexe du château. 

 Éléments protégés MH : le château de Saint Alban en totalité : classement par arrêté du 11 juillet 1942.

 château de Saint Alban 48120 Saint Alban sur Limagnole

 

Château du Roure

La seigneurie de Roure appartenait à la maison de Beauvoir. L'ensemble se compose d'un donjon carré et de deux corps de logis formant équerre à l'est. A l'ouest du donjon sont situés les communs qui semblent dater du XVIIIe siècle. Le donjon est la partie la plus ancienne du château. Sur la façade ouest du donjon se voit une ouverture en plein cintre bouchée, sans doute l'ancienne porte d'accès. Le corps de logis principal est formé de deux ailes en équerre, plus tardives que le donjon et semblant dater du XVe siècle. L'aile sud, accolée au donjon, devait être plus haute à l'origine. Une tour ronde, effondrée, défendait cette aile au nord. A l'intérieur, le vestibule d'entrée est voûté d'ogives. Deux portes jumelées permettent d'accéder à la grande salle de l'aile est. Au fond du couloir d'entrée, une porte à linteau en accolade permet d'entrer dans la grande salle de l'aile sud. Dans cette salle se voient des portes qui faisaient communiquer le château et la tour détruite. Il domine de son donjon millénaire les gorges sauvages du Chassezac, face à La Garde Guérin, son prestigieux voisin. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; le vestibule d'entrée ; la grande salle de l'aile Sud ; l'escalier droit voûté: classement par arrêté du 17 juin 1975. 

 château du Roure 48800 Prévenchères

 

Château de Roquedols

Cet édifice est formé de deux corps de bâtiments en équerre délimitant une cour intérieure et cantonnés de tours. Le point fort du château, appareillé en grès gris, est l'entrée avec un arc en plein cintre encadré par des pilastres. Ils sont construits en pierres taillées en pointe de diamant alternant avec des pierres en bossage troué. La pierre qui surmonte l'entrée porte la date de 1534. Un grand escalier rampe sur rampe dessert tous les niveaux ; tous les rampants des volées sont ornés de décors géométriques variés, sculptés dans le grès. Des éléments de décor intérieur sont également dignes d'intérêt, notamment une cheminée en bois du XVIIIe siècle, parquet et plafond à poutres et solives apparentes, décor de stuc et plafond à la française.

 Éléments protégés MH : le château de Roquedols en totalité : inscription par arrêté du 15 février 2012.

 château de Roquedols 48150 Meyrueis

 

Château de Ressouches

Mention d'un manse de Ressouches dépendant de l'évêque de Mende en 1291. Le château du XVIe siècle a été probablement bâti sur les fondations d'une petite maison-forte du XIIIe siècle. En 1635, vente de la seigneurie à Antoine de Buisson qui réalise d'importantes réparations à partir de 1639: en particulier réfection des charpentes et d'une tourelle d'angle en 1640. Entre 1640 et 1643 construction ou reconstruction de la ferme. Le chapelle du XVIIe siècle est englobée dans un bâtiment du XIXe siècle (écurie). Le jardin mentionné en 1711 a été sans doute redessiné au XIXe siècle. Aile ouest du château bâtie au XXe siècle. Logis: deux étages carrés sur rez-de-chaussée voûté en berceau, couvert d'un toit à croupe, cage d'escalier hors-oeuvre, escalier en vis sans jour, tour d'escalier et tour d'angle couvertes de toits coniques; communs: bâtiment en rez de chaussée abritant la chapelle et les écuries couvert d'un toit à longs pans brisés; accès au logis par un escalier de distribution extérieur droit aboutissant à un porche surélevé. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures de tous les bâtiments : château, ferme, anciennes bergeries et aile dite le manoir ainsi que la cour ; la chapelle située dans l'aile dite le manoir ; le jardin en terrasses (à l'exclusion des aménagements modernes) avec l'allée de marronniers de l'entrée du domaine : inscription par arrêté du 12 mars 1992. 

 château de Ressouches 48230 Chanac

 

Châteaux les plus consultés

(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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