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Château de la Touche

Mouliherne est constitué dès le XIe siècle autour d'un château comtal, de l'église paroissiale Saint-Germain, et du manoir épiscopal de Matas. Le château a été construit au XVe siècle, les baies, l'angle sud-ouest du logis, les intérieurs ont été remaniés et le portail est construit dans la première moitié du XVIIe siècle ; la remise agricole fut remaniée au XIXe siècle. L'édifice se compose d'un étage carré et d'un étage de comble, le gros-oeuvre en calcaire; grès ; silex ; moellon ; appareil mixte ; enduit partiel, élévation à travées surmontée de toit à longs pans ; pignon découvert ; toit en pavillon ; toit conique; toit polygonal et appentis, couverts d'ardoises. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 28 novembre 1963. 

 château de la Touche 49390 Mouliherne

   

Château de la Thibaudière

Château du XVe siècle, très remanié. Les traces des premiers occupants du château de la Thibaudière ont été retrouvées, elles remontent à 1440 avec Jean Nicolas, Maître orfèvre du Roi René et de Jeanne de Laval. Puis se sont succédées plusieurs générations de la famille des Maupassant, parmi lesquelles le comte et la comtesse de Maupassant. Les communs s'organisent autour d'une cour intérieure enfermant, en son centre, une volière en briques, pierres et ardoises. Ces bâtiments reprennent le style anglo-normand, avec les colombages peints en façades. La cour intérieure s'organise autour de deux pôles fonctionnels, les écuries et la ferme modèle, le parc a été dessiné au XIXe siècle. Le parc achevé en 2003 est baptisé Maupassant de Bois Savary, en mémoire des anciens maîtres des lieux. 

 Éléments protégés MH : Les communs en totalité, avec les parcelles constituant les assises des bâtiments ainsi que le potager avec son mur de clôture : inscription par arrêté du 5 juillet 2005 

 château de la Thibaudière 49650 Allonnes 

 Téléphone : 02 41 52 33 80

 

Château de Souvigné

Posé dans le paisible écrin de Denée, en Maine-et-Loire, le château de Souvigné incarne l'art de la belle demeure provinciale à sa manière la plus accomplie. Loin des ostentations des grandes résidences royales, il dégage une grâce sobre et authentique, caractéristique de la noblesse angevine qui sut, aux XVIIIe et XIXe siècles, conjuguer raffinement et ancrage terrien. Le château se distingue par son architecture de transition, où les volumes ordonnés de l'époque classique côtoient les accents romantiques du XIXe siècle. Ses façades de tuffeau cette pierre calcaire dorée si typique du Val de Loire captent la lumière à toute heure du jour, virant du blanc crème au miel doré selon les saisons. L'ensemble forme une composition harmonieuse où corps de logis, ailes et communs dialoguent avec une cohérence qui trahit la main de maîtres d'œuvre soucieux d'unité. Visiter Souvigné, c'est avant tout s'immerger dans l'intimité d'une demeure qui n'a jamais cherché à rivaliser avec les fastes des châteaux de la Loire, mais à cultiver une élégance à hauteur d'homme. Les toitures en ardoise d'Anjou, les lucarnes soigneusement ouvrées, les garde-corps en fer forgé aux motifs feuillagés : chaque détail compose un récit architectural cohérent. Le cadre naturel amplifie le charme du lieu. Les terres qui entourent la propriété, mêlant prairies bocagères et boisements doux, dessinent ce paysage angevin que Joachim du Bellay chantait avec nostalgie depuis Rome. La commune de Denée, adossée à la Layon et aux coteaux du Louet, offre un territoire d'une belle quiétude, idéal pour qui souhaite explorer l'Anjou loin des itinéraires balisés. 

 Éléments protégés MH : Façades et toitures du château et des communs : inscription par arrêté du 20 août 1976 

 château de Souvigné 49190 Denée

   

Château de Soulanger

Ville créée autour d'une motte du premier quart du XIe siècle et de la collégiale Saint-Denis du quatrième quart du XIIe siècle. Trois enceintes successives des premier quart du XIe siècle, XVIIe et XVIIIe siècles. La ville englobe actuellement trois anciennes communes et leurs villages : La Chapelle-sous-Doué, établie autour d'une villa carolingienne du premier quart du Xe siècle, rattachée à Doué en 1841. Douces mentionnée au XIe siècle, rattachée à Doué, en 1964, et Soulanger mentionnée au IXe siècle, rattachée à Doué en 1964. A Soulanger, l'habitat est presque entièrement troglodytique en 1772. L'habitat de surface s'y développe dans la 1ère moitié du 19e siècle. Château dit des Basses-Minières, vestiges du château bâti à partir de 1774 par Jacques Antoine pour Joseph François Foullon. Le parc, l'aile sud des écuries, les dépendances au sud-ouest, le pavillon d'entrée est, ont été remaniés au XIXe siècle. Grange transformée en église en 1811. Un moulin à vent fut bâti sur les soubassements du château en 1805, la chapelle aujourd'hui détruite fut bénie en 1778. 

 Éléments protégés MH : les restes du soubassement du château : inscription par arrêté du 1er avril 1986. les façades et les toitures du pavillon d'entrée du XVIIIe siècle et des écuries, à l'exclusion de celles de l'aile Sud : classement par arrêté du 18 décembre 1990. 

 château de Soulanger 49700 Doué la Fontaine

   

Château de Soucelles

Le château de Soucelles trouve ses origines dans une construction médiévale, reconstruite à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle. En 1560, le duc de Montpensier, gouverneur de l’Anjou, ordonne la destruction des biens des protestants, dont le château de Soucelles, incendié avec une maison angevine de la famille. Trois ans plus tard, Charles IX accorde une restitution de dimes pour financer sa reconstruction, marquant le début d’une longue histoire de reconstruction et de transmission. Au XVIIe siècle, le château appartient à la famille de Soucelles, notamment à Samson, petit-neveu de Marc et Anceau, qui tente en vain d’éponger ses dettes. En 1691, une estimation du domaine, incluant la chapelle du Petit-Saint-Martin, est réalisée pour 143 847 livres. Après la mort de Samson, la succession est répudiée, et le château est vendu par parties. Charles de Boylesve II en acquiert une grande partie en 1699, après huit ans de négociations, laissant une portion à la veuve de Samson. Sous la famille de Boylesve, le château retrouve son prestige. En 1718, l’inventaire après le décès de la veuve révèle des œuvres d’art, dont des tableaux religieux et des tapisseries. Cependant, en 1771, Charles Louis de Boylesve, endetté, vend le domaine à Jean Baptiste Ménage pour 300 000 livres. Ce dernier recompose l’ensemble bâti et le parc d’agrément, ajoutant un décor intérieur de grande qualité. 

 Éléments protégés MH : le château en totalité, les pavillons de la chapelle et de la bibliothèque, l'orangerie et la fuie, en totalité. Façades et toitures des écuries, communs, les terrains d'assiette de la partie du parc concernée par ces bâtis et leurs murs de clôture, les grilles du château, le temple de Diane, le potager, les vestiges de serres, le verger, les écuries, les communs, l'ancienne chapelle, l'allée d'accès, la cour des communs et l'ancienne fuie : inscription par arrêté du 13 juillet 2006. 

 château de Soucelles 49140 Soucelles

   

Château de la Sorinière

Le château de la Sorinière, en partie incendié pendant la guerre de Vendée, est connu dès 1246 (sous le nom de « terra de la Sorinère »). Marie de Pierres, épouse de François de Brie est la première dame de la Sorinière relevée vers 1450. Quatre générations après, le château passe à René d'Escoublant (1598-1634), époux de Catherine Jousseaume, par la mère de René : Renée de Brie épouse Michel d'Escoublant. C'est leur fille Marie d'Escoublant qui apporte la terre de la Sorinière à François du Verdier de La Sorinière, en 1669. Trois autres générations plus tard on trouve Claude François du Verdier de La Sorinière (1701-1784), président de l'Académie d'Angers. Lors de la Révolution, une de ses filles, Rosalie du Verdier de La Sorinière, bénédictine au Calvaire d'Angers et sa belle-fille Marie de la Dive, veuve d'Henri-François-Esprit-Sophie du Verdier de la Sorinière (1725-1790), réfugiées au Longeron, sont arrêtées le 19 janvier 1794 et guillotinées place du Ralliement, à Angers, les 26 et 27 janvier 1794. Mme de la Sorinière, veuve depuis avril 1790, n'avait pas voulu émigrer ni passer la Loire. Elle était revenue avec ses deux filles (Catherine et Marie-Louise) au Longeron. C’est en novembre 1792 que vint les rejoindre sa belle-sœur, religieuse. Si la famille du Verdier de la Sorinière a été très éprouvée par la Révolution, celle de ses métayers l'a été également[N 2]. Précédant les exécutions de Melay le 25 janvier 1794, la Colonne Infernale de Crouzat arrive la veille à Chemillé, après avoir mis le feu aux bourgs de Gonnord, de Joué et d'Étiau et à quatre châteaux des environs de la Sorinière. Cinq enfants en bas âge, de la famille Rochard présente sur le lieu, sont massacrés avec leurs deux mères, Jeanne et Marie Dailleux. Ce même jour 24 janvier 1794, à la dite métairie de la Sorinière, attenante au château, auquel est alors aussi mis le feu, disparaît ainsi le grand-père paternel, François Rochard (69 ans), veuf de Jeanne Mussault. Jean-Louis Rochard (5 ans), est laissé pour mort. Selon le chirurgien Thibault, il a : « reçu un coup d'instrument tranchant qui lui abat le tiers inférieur de l'oreille droite et une portion triangulaire de la longueur de deux pouces et demi de largeur de l'os de la tête correspondant à cette partie de l'oreille ». Il est le seul survivant de la Sorinière ce jour-là. Deux filles de François du Verdier de la Sorinière et de Marie de la Dive, Catherine et Marie-Louise du Verdier de la Sorinière, arrêtées au Longeron en même temps que leur mère et leur tante, religieuse, sont elles fusillées au Champ-des-Martyrs d'Avrillé le 10 février 1794 pour leur attachement au catholicisme. Dans la nef gauche, de l'église de Saint-Pierre de Chemillé, à la hauteur de l'autel, sous le vitrail principal sur d'Elbée et des Vendéens, on trouve trois scènes relatives à la mémoire des dames de la Sorinière en 1794 : arrestation au Longeron, échafaud place du Ralliement à Angers et fusillade à Avrillé. Neveu, fils et frère des quatre dames de la Sorinière, canonisées en 1984[8], Henri du Verdier (1767-1793), chef de l'armée catholique et royale est guillotiné le 25 octobre 1793 à Saumur[N 3]. Il est dit être l'un des vainqueurs de la bataille du Pont Barré. Seul survivant de cette fratrie en cette période troublée : Louis Pierre Duverdier de la Sorinière (1757-1841), qui avait émigré pendant la Révolution, est à l'origine des branches contemporaines. 

 Éléments protégés MH : Chapelle : classement par arrêté du 16 février 1921 

 Château de la Sorinière 49120 Chemillé

 

Château de Somloire

Château fort du XIVe siècle : gros-oeuvre logis, deux tours vers ouest d'un édifice détruit, cheminée logement de domestiques ouest, rajout quatre tours d'angle du XVIe, ouvertures reprises au XVIe et limite XVIe siècle XVIIe siècle ; portail XVIe siècle remployé provenant de Saint-Savin, ouvertures logement de domestiques ouest limite XVIe-XVIIe siècle, reprises deuxième moitié XIXe siècle. La liste des seigneurs de Somloire depuis 1311, est longue, en voici quelques uns : en 1696, Charles Barillon, maître des lieux à l'époque, cède le domaine par échange à Thomas Dreux, Marquis de Brézé, lieutenant général des Armées du Roi et grand Maître des cérémonies de France, mort en 1749. En 1749, son fils Joachim épouse Jeanne de Courtavel, ils ont une fille Charlotte qui épouse le Comte de Rochelambert, qui est en 1789, le dernier seigneur de Somloire. Il laisse la terre à sa fille Amandine qui, en 1818, épouse Arnaud de Pontgibaud. En 1869, la propriété et le château sont mis en vente et en 1873, le Comte Arthur des Nouhes s'en porte acquéreur. Puis le domaine est transmis aux familles des Nouhes, de Champagny et Huon de Penanster de Fontaines.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château y compris celles de la tour isolée ; les douves : inscription par arrêté du 29 novembre 1974. 

 château de Somloire 49360 Somloire

 

Château de Serrant

Ponthus de Brie, chambellan de Louis XI, fait bâtir, en 1481, une forteresse, défendue de toute part grâce à des ponts-levis, des douves et des tours massives qui dominent la campagne environnante. Dans les années 1530, Péan de Brie qui souhaite un château neuf, fait débuter les travaux qui sont à l'origine du château que nous pouvons admirer aujourd'hui. Péan de Brie fait appel à Jean Delespine, l'architecte qui s'est illustré à l'hôtel Pincé à Angers. Péan de Brie meurt peu après, vers 1543. Son fils. Magdelon de Brie, poursuit les travaux et meurt en 1548. Serrant revient à son demi-frère Charles qui connaît des difficultés financières. Le château, inachevé, est vendu par adjudication en 1597. Péan de Brie et ses fils n'ont élevé que la partie gauche et l'escalier central. En 1596, Hercule de Rohan, duc de Montbazon, devient le propriétaire des lieux.

C'est surtout en 1636 lorsque Guillaume Bautru l'achète, que les travaux connaissent un nouvel essor. Né à Angers en 1588, Guillaume Bautru est conseiller d'État sous Louis XIII et Louis XIV, introducteur des ambassadeurs chez le roi, ministre plénipotentiaire, et en grande faveur auprès de Richelieu et de Mazarin. Guillaume Bautru dans les années 1640 décide de poursuivre les travaux selon le plan initié par Hercule de Rohan, la façade est achevée, ainsi que la tour sud et les deux ailes en retour sur la cour achevées en 1710. Malgré le siècle qui sépare les travaux commandés par Guillaume Bautru ainsi que ceux réalisés par son prédécesseur, Hercule de Rohan, l'unité de la construction a été préservée, grâce à un strict respect du programme établi au XVIe siècle. Guillaume Bautru meurt le 7 mars 1665. Sa petite-fille, Marguerite de Bautru, épousa le marquis de Vaubrun. À la mort de son mari, tué à la bataille d'Altenheim, la marquise poursuivit les travaux jusqu'en 1705. Elle fit bâtir par Jules Hardouin Mansart, la chapelle dédiée à la mémoire de son mari et par Coysevox, le mausolée en marbre blanc.

 En 1749, la dernière descendante de Guillaume de Bautru, veuve et sans enfants, vend le domaine. C'est un armateur nantais, Antoine Walsh qui l'achète, il est issu d'une vieille famille irlandaise qui s'est exilée en France afin de démontrer son intangible loyauté envers les Stuart détrônés. Les Walsh aménagent la décoration intérieure, créent un parc à l'anglaise, construisent les deux pavillons, la monumentale grille d'honneur, qui porte leur blason : un cygne navré, c'est à dire percé d'une flèche. En 1755, Serrant fut érigé en comté. En 1830, la comtesse Valentine Walsh de Serrant épouse le Duc de la Trémoïlle qui est issu d'une des plus vieilles familles de France. Le Duc fait restaurer le château par l'architecte Lucien Magne. De cette époque datent la belle balustrade ornée de pots-à-feu, les chapiteaux qui couronnent les fenêtres du deuxième étage, et le blason des la Trémoïlle au dessus de l'entrée principale. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures, les douves, la cour, la porte, les ponts, l'escalier central en pierre à voûtes décorées de caissons, l'intérieur de la chapelle, le tombeau du marquis de Vauban ainsi que les façades et les toitures des communs (écuries, orangerie et colombier) : classement par arrêté du 29 septembre 1948. 

 château de Serrant 49170 Saint Georges sur Loire 

 Téléphone : 02 41 39 13 01

 

Château de La Seigneurie du Bois

La seigneurie du Bois, manoir des XVe et XVIe siècles, située dans le bourg ancien et pittoresque du Coudray Macouard, vaut la visite. Chantier de restauration, commentaire sur l'histoire du village et du site, le logis seigneurial, le pigeonnier, les douves. Expositions : la table au temps de la Renaissance, les fuies (pigeonniers) du Saumurois et d'ailleurs. Une nouvelle tranche de travaux porte sur la réhabilitation de l’ancienne chapelle du XVIe siècle pour laquelle seuls trois murs subsistent. Les travaux vont principalement portés sur la pose d’une nouvelle charpente en chêne et d’une toiture en ardoises et de l’amorce d’un mur de façade en tuffeau... 

 Éléments protégés MH : le corps de logis ; les façade des restes des bâtiments d'enceinte au Nord ; les murs d'enceinte avec la chambre de guet ; l'assiette des terrains formant la cour intérieure de l'édifice : inscription par arrêté du 22 février 1991. 

 château Seigneurie du bois 49260 Le Coudray-Macouard 

 Téléphone : 02 41 67 78 65 / 06 58 14 47 88

 

Château de Saumur

Le château de Saumur a connu ses premières fortifications sous Thibaud le Tricheur, comte de Blois, au Xe siècle. Les premières pierres sont posées autour de l'abbaye bénédictine de Saint-Florent-du-Boële afin d'assurer sa protection et assoir la position de sa famille sur la Loire. Mentionné dans un texte de 968, on ne connait cependant presque rien de ce premier édifice. En 1026, dans un moment de crise et d'instabilité de la structure, la forteresse est prise aux mains du comte d'Anjou, le célèbre Foulques III d'Anjou (Foulques Nerra), qui repousse par conséquent les bénédictins de l'autre côté du Thouet. Le château reste ensuite aux mains des ducs d'Anjou jusqu'à la défaite de Jean Sans Terre en 1203. À cette même date, le roi de France Philippe Auguste, s'empare du château. Il brûle les fortifications antérieures et décide de fortifier la position en vue de prochaines offensives de la Guerre de Cent Ans[5]. Il fait construire un donjon de forme barlong et des contreforts. Le château devient une forteresse royale avec le roi Saint Louis qui, en 1227, fait rehausser le fort. C'est à partir de cette forteresse que le roi conduit l'armée capétienne pour reconquérir l'Anjou face aux Plantagenêts. À partir de 1368, Louis Ier d'Anjou, petit-fils de Philippe VI, fait remplacer les vieilles tours rondes par des tours octogonales et s'engage ainsi pour neuf années de travaux. La forteresse devient alors sous son règne un véritable château-palais. René d'Anjou améliore sensiblement le confort de l'ensemble du château qu'il surnomme le « château d'amour », lequel figure dans les Très Riches Heures du duc de Berry (folio du mois de septembre y représentant les vendanges). René y réside jusqu'en 1480 et à sa mort le château entre dans le domaine royal. Au XVIe siècle un architecte-militaire italien connu sous le nom de Bartholomeo (vraisemblablement le père d'Ercole Negro), renforce les défenses du château en y construisant une enceinte selon un tracé à l'italienne. En 1589, le nouveau gouverneur de Saumur, Philippe Duplessis-Mornay réside dans le château et s'attache à sa modernisation. Il entreprend l'édification de la fortification toujours visible aujourd'hui autour du château, côté ville. Il s'agit d'une enceinte bastionnée qui préfigure les créations innovantes de Vauban et qui sera définitivement achevée en 1646 par le front nord. Époque moderne et contemporaine Vue aérienne. Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, le château sert de résidence aux gouverneurs de Saumur. Il abrite aussi des prisonniers sur lettre de cachet, puis des prisonniers de guerre, essentiellement des marins britanniques. En 1810, sur ordre de Napoléon, le château devient une prison d'Etat. Les travaux prennent six ans, les cellules sont pourtant utilisées uniquement trois mois jusqu'au premier exil de Napoléon. Puis en 1814, sous Louis XVIII, le château est affecté au ministère de la Guerre et devient alors un dépôt d'armes et de munitions où les militaires y restent jusqu'en 1889. À cette même date sont engagés des négociations entre la Ville et le ministère afin de racheter le château et d'en faire un musée municipal. Ce projet est concrétisé par la suite en 1906 et en 1912 par l'ouverture du musée au public.

 Éléments protégés MH : le château et son enceinte bastionnée, y compris les bâtiments édifiés dans l'enceinte, les fossés, le pont d'accès à la basse-cour et le bastion en terre situé au sud-est : classement par arrêté du 2 novembre 1964.

 château de Saumur 49400 Saumur 

 Téléphone : 02 41 40 24 40 

Château de la Saulaie

Le château est mentionné au XIVe siècle. Du château fort médiéval ne reste aujourd'hui que le terre plein carré entouré de douves et les tours d'angle sud-ouest et nord-ouest. Le logis est reconstruit à partir de 1654 par Antoine de l'Esperonnière qui fait également installer une chapelle sous l'invocation de N-D de la Conception dans une tour située à l'angle sud-est du terre plein. Le château du XVIIe siècle occupait les côtés sud, ouest et nord de la cour, comme le montre le cadastre de 1832. En 1720 la tour sud-est est détruite et remplacée par la chapelle actuelle. Au cours du 4ème quart du XIXe siècle, le marquis de l'Esperonnière fait abattre les ailes sud et ouest et une partie de l'aile nord du logis. De cette dernière, il ne conserve que la partie droite et en 1882, fait élever un corps de logis sur la partie gauche, sur des plans de l'architecte angevin Auguste Eugène Beignet, achevé en 1883. Quelques années plus tôt, en 1877-1878, les terres entourant le châteaux avaient été aménagées en parc par Bühler (date et attribution par travaux historiques) ; le parc s'ouvre par deux portes et conciergeries, l'une au nord, l'autre à l'est, construites vers 1880 probablement. Les étables situées derrière les communs ont été élevées en 1897 (portent la date). Enfin, M. de l'Esperonnière fit relier la partie gauche du logis, achevée en 1883, à la tour d'angle nord-ouest par un pavillon terminé en 1906 (porte la date). Au nord du château se trouve un moulin à vent tour, reconstruit au XVIIe ou au XVIIIe siècle, rehaussé de deux mètres en 1865, lors de l'installation des ailes Berton (date par travaux historiques). Le lieu était occupé plus anciennement par un autre moulin, dont le type n'est pas connu, mentionné en 1437 et en 1527.

 Éléments protégés MH : le moulin-tour de la Saulaie : inscription par arrêté du 27 mai 1975. Le terrain d'assiette de l'ensemble de la propriété et de son parc, incluant les murs de clôture : inscription par arrêté du 29 avril 2008. 

 château de la Saulaie 49440 Candé

 

Château de Sancé

Le Château de Sancé est une ancienne place forte médiévale, dont l'origine remonterait au XIIème siècle. Elle est alors le fief de la Seigneurie de Ridouet, qui y restera jusqu'au début du XIXème siècle. A l'origine, l'édifice est fortifié et notamment entourée de larges et profondes douves en eau vive, alimentées par les ruisseaux voisins. Peu à peu modifié au cours des siècles, le château arbore aujourd'hui de belles tours et des frontons triangulaires surmontant les différents accès à la bâtisse. Ces derniers, largement travaillés dévoilent des motifs végétaux, dont des branches d'oliviers et des feuillages d'essences locales.

 Éléments protégés MH : Le vestibule du grand salon, le grand salon, l'office, l'escalier : classement par arrêté du 14 janvier 1964 ; Façades et toitures du bâtiment d'habitation du château : inscription par arrêté du 14 janvier 1964 

 château de Sancé 49150 Baugé-en-Anjou

 

Château de Saint-Hénis

Le château est à l'origine la nouvelle demeure de la seigneurie du Bois de La Cour, dont le siège se tenait auparavant dans un manoir voisin détruit en 1850. Le domaine est mentionné au XIVe siècle, il appartient aux familles d'Andigné de 1340 à la fin XVIe siècle, à partir de 1622 au baron de Saint Hénis (Anne de Franquetot) à l'origine du nouveau nom du château, puis au début du XVIIIe siècle, à Joseph Lemarié de Lespinay (conseiller du présidial d'Angers) ensuite à la famille Ayrault jusqu'au XIXe siècle. Le château, bâti sur une plateforme cernée de douves, conserve un logis des XVe et XVIe siècles, une partie ayant été reprise vers 1850, aile rallongé au XVIIe siècle. La chapelle Saint-Sébastien, fondée le 14 juillet 1526 par Jean d'Andigné, a été remaniée au XIXe siècle dans un style néo-gothique. Le châtelet d'entrée daterait du XVIe siècle, repris au XIXe siècle, restauré récemment. Les communs et les dépendances sont adossés au mur défensif: ils dessinent, avec le châtelet d'entrée, l'avant-cour et la basse-cour semblent du XVIe siècle, remaniés aux XVIIe et XIXe siècles. Le logement de la basse-cour porte la date de 1810. L'ampleur de la plateforme s'explique par la présence d'un jardin et d'un vivier. L'ensemble du site et du château a sans doute été réaménagé au XVIe siècle à partir d'un manoir du XVe siècle à l'initiative de Mathurin d'Andigné vers 1530, valet-tranchant de François Ier dès 1533, et commandant du château de Craon en 1562. Les travaux du XIXe siècle sont dus à la famille Ayrault de Saint Hénis, c'est leur demeure principale jusqu'en 1837, avant la construction de leur château de La Roche aux Fées au Lion d'Angers. Le jardin actuel a été créé en 1991 1992 par les élèves de l'école des ingénieurs horticoles d'Angers. 

Le château, construit sur une vaste plateforme entourée de douves vives, s'organise autour de trois cours. L'édifice regroupe le logis, la chapelle, le châtelet d'entrée, des communs et une métairie autour de trois espaces bien distincts; cour d'honneur, avant-cour et basse-cour fermée de dépendances formant enceinte. La poterne d'entrée cantonnée de tours servait d'entrée au château, face au logis. De part et d'autre se trouvaient des écuries puis au niveau de la basse-cour, une fuie, des étables, des porcheries, le logement du fermier, des granges, une "remise aux carosses". L'aile antérieure de l'habitation abritait l'office, le cellier, le pressoir, un logement en pavillon tandis que l'aile ouest à l'arrière, était consacrée à la cuisine. La salle du logis distribuait des chambres au sud, antichambres et cabinets toujours en place, tandis que d'autres chambres occupaient les étages. 

 Éléments protégés MH : l'ensemble du château avec son enceinte et ses jardins, entouré de douves, ainsi que les grandes avenues plantées rayonnant à l'entour : inscription par arrêté du 15 juillet 1998.

 château de Saint-Hénis 49220 Andigné

 

Château des Rues

 
Le premier acte relatif à ce château date de 1395. Après la guerre de Cent ans qui dévasta le Maine et l'Anjou, on dut restaurer le château. Le manoir du XVe siècle consistait en un corps de logis central, flanqué de deux tours. Une aile basse abritait les cuisines et l'autre les écuries : c'est toujours la disposition actuelle. En 1768 le vicomte et la vicomtesse Achille de Rougé firent reconstruire le château on conserve la pierre posée le 23 Mars 1768. Deux pavillons terminaient la cour fermée par un mur bas, bordé d'une douve. Un siècle plus tard, il fut remanié dans le style néo-gothique par l’architecte angevin René Hodé. Jardin potager accompagnant le parc paysager crée par le comte de Choulot vers 1860, clos de murs, divisé en huit carrés cernés de buis, ce jardin est ponctué, à l’intersection des deux allées principales, d’une fontaine et abrite bassins, rocailles et serres. En 1918, le Vicomte et la Vicomtesse Olivier de Rouge construisirent la chapelle en souvenir de leurs deux filles décédées.

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 15 mars 1978.

 château des Rues 49220 Chenillé Changé 

 Téléphone : 02 41 95 10 64

 

Château du Rouvoltz

Le château du Rouvoltz, reconstruit au XIXᵉ siècle sur une ancienne seigneurie médiévale, présente un style éclectique mêlant influences néo-Renaissance et néo-gothique, avec un logis à trois niveaux encadré de tours polygonales, et s’inscrit dans un parc paysager avec un plan d’eau. Le site du Rouvoltz était attesté dès 1458 comme une seigneurie appartenant à Guillaume de Cornesse. À l’époque, le domaine comportait un manoir-ferme fortifié en quadrilatère, ceint d’un système de douves. En 1845, la terre de Rouvoltz changea de mains et un nouveau château fut édifié, selon les plans attribués à l’architecte Pierre-Félix Delarue, le bâtiment principal étant achevé en 1851. Les communs, notamment les écuries et dépendances, furent ajoutés entre 1854 et 1856. Le château était un hôpital militaire pendant la Grande Guerre de 1914 à 1915. 

 Éléments protégés MH : le château, les façades et les toitures des communs, de la porterie et de l'ancien manoir : inscription par arrêté du 8 décembre 1993. 

 château du Rouvoltz 49140 Chaumont d'Anjou 

 Téléphone : 02 41 95 41 51

   

Château de la Rousselière

Le château actuel est daté de la fin du XVIIIe siècle. Certaines sources patrimoniales donnent précisément 1787 comme année de construction. Il appartient donc à la période précédant immédiatement la Révolution française de 1789. À cette époque, les grandes demeures angevines sont à la fois des lieux de résidence et des centres de gestion de domaines agricoles. 

 Éléments protégés MH : Tourelle d'angle et les douves avec leurs murs de soutènement bordant la cour d'honneur de l'ancien château ; façades et toitures du château du 18e siècle : inscription par arrêté du 25 avril 1974 

 château de la Rousselière 49460 Soulaire-et-Bourg

 

Château de la Romanerie

Niché dans la commune de Saint-Barthélemy-d’Anjou, à la périphérie est d’Angers, le Château de la Romanerie est l’une de ces résidences seigneuriales discrètes qui constituent l’âme même du patrimoine de la région de la Loire. Classé monument historique depuis 1972, il incarne élégamment le goût anjou du XVIIIe siècle pour l’équilibre, la sobriété ornée et la conversation intime entre architecture et nature. Ce qui distingue la Romanerie des grandes forteresses médiévales ou des châteaux flamboyants de la Loire, c’est précisément son échelle humaine. La résidence appartient à cette catégorie de folies et de maisons de plaisance que la noblesse et la haute bourgeoisie d’Anjou construisirent à l’époque des Lumières : non pas des palais de faste, mais des refuges cultivés où les gens se retiraient pour philosopher, chasser et profiter de la douceur de l’Anjou. Le fait qu’il soit classé monument historique témoigne de la qualité architecturale et historique reconnue d’un bâtiment qui a survécu aux siècles sans perdre son caractère. Une visite à La Romanerie offre une expérience hors des sentiers battus du tourisme patrimonial. Loin des foules qui affluent à Chambord ou au Plessis-Bourré, les visiteurs découvriront ici un patrimoine authentique et bien préservé, où l’on peut encore voir la vie quotidienne d’une famille aristocratique provinciale. Les façades bien ordonnées, les dépendances bien conservées et le parc environnant forment un tout cohérent, idéal pour se promener et contempler.

 Éléments protégés MH : Façades et toitures sur la cour d'honneur, y compris le portail d'entrée ; façades et toitures sur jardin, y compris celles des deux ailes ; facades et toitures de la fuie : inscription par arrêté du 5 mai 1972 

 château de la Romanerie 49124 Saint-Barthélemy-d'Anjou

   

Château de la Roche-Jacquelin

Le château de la Roche-Jacquelin, situé à Daumeray (Maine-et-Loire), trouve ses origines au XIIIe siècle comme fief de la famille Le Maire, qui le conserve jusqu’à la fin du XVIe siècle. L’évêque d’Angers Guillaume Le Maire, né au manoir, y décède en 1317. Une chapelle y est fondée en 1503 et 1506 par Jean Le Maire et son épouse Isabeau de Quatrebarbes, dont le fils, prisonnier à Pavie en 1525, marque l’histoire familiale. En 1621, une descendante épouse René de Meaulne, et en 1670, Alexandre Le Maire, dernier sieur de la lignée, y est inhumé. En 1698, le domaine passe à François Bachelier, garde du roi, par donation de Jeanne Le Maire. Sa veuve, Anne Bachelier, y réside avec sa fille Anne, mariée à Gaspard-Claude Bommier. En 1733, le château est vendu à Charles Jacques Louis François Richer de Neuville, qui le reconstruit. À sa mort, sa sœur, mariée à François Le Jeune de Créquy, en hérite. Leur fils, François Louis Marin, capitaine de cavalerie et chevalier de Saint-Louis, y meurt en 1817. La fille de François Louis Marin, Adélaïde-Renée-Louise, épouse en 1799 Eugène de la Bonninière de Beaumont. Leur fils Eugène habite encore le château en 1878. La sœur de ce dernier, Cécile, née en 1817, épouse Albert de Blois de La Calande, dont la descendance inclut des sénateurs de Maine-et-Loire, comme Georges-Aymar et Louis de Blois.

 Éléments protégés MH : Façades et toitures, l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé, l'antichambre, le grand salon, le salon chinois et le boudoir avec leur décor : inscription par arrêté du 21 février 1974

 château de la Roche Jaquelin 49640 Daumeray

 

Manoir de la Roche-Coutant

Au cœur du Saumurois, dans la commune de Tigné réputée pour ses coteaux de chenin blanc, le manoir de la Roche-Coutant se dresse comme un fragment préservé de l'architecture civile angevine de la Renaissance tardive. Loin de la démesure des grands châteaux de la Loire, il incarne cette catégorie si particulière de la demeure noble de moyenne envergure, à la fois résidence de confort et symbole d'un statut social affirmé avec discrétion et raffinement. Ce qui rend le manoir de la Roche-Coutant singulier, c'est précisément son équilibre entre deux siècles de goûts architecturaux distincts. Les volumes initialement élevés au XVIe siècle, marqués par les lucarnes à frontons et les encadrements moulurés caractéristiques de la Renaissance angevine, dialoguent avec des adjonctions ou remaniements du XVIIe siècle qui introduisent une sobriété plus classique. Le tuffeau local, cette pierre calcaire crayeuse si répandue dans la vallée de la Loire, confère à l'ensemble cette luminosité blanche et dorée qui fait la signature des manoirs du Val d'Anjou. L'expérience de visite au manoir de la Roche-Coutant est avant tout celle d'une immersion dans le paysage rural ligérien. Le domaine s'inscrit dans un environnement de douces ondulations, de vignes et de bois qui ont peu changé depuis que des gentilshommes locaux y tenaient leur rang. Les volumes architecturaux, les détails sculptés et les dépendances agricoles qui l'accompagnaient forment un ensemble cohérent illustrant parfaitement l'économie et la société d'Ancien Régime en Anjou. Le cadre de Tigné ajoute une dimension sensorielle particulière à la découverte du manoir : les vignobles environnants, les chemins creux et le calme de cette bourgade du Maine-et-Loire créent une atmosphère propice à la contemplation. Pour le visiteur attentif, chaque détail — un linteau finement sculpté, une fenêtre à meneaux, une cheminée à pilastres — raconte l'histoire d'une élite provinciale cultivée, connectée aux influences artistiques de son temps tout en restant profondément ancrée dans son terroir.

 Éléments protégés MH : Façades et toitures de la maison d'habitation et des communs ; deux puits : inscription par arrêté du 24 avril 1989

 manoir de la Roche Coutant 49310 Tigné

 

Château de la Roche

Ancien fief relevant de la Roche d'Iré. Un manoir fortifié et endouvé existait jusqu'au XVIIIe siècle, propriété de la famille de Scépeaux. Vendu une première fois en 1767, il fut acquis en 1773 par Louis de Dieusy ou Dieusie. Il fit raser le manoir et entrepris la construction du château actuel en 1788. Passée entre les mains de Charles Clovis Brillet de Candé en 1802, la propriété fut réaménagée au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Le jardin régulier fut transformé en parc à l'anglaise, selon les plans de l'architecte paysagiste J. Chevalier, un jardin potager et un verger furent aménagés au nord-est dans la prolongation des nouveaux communs. Ils se sont substitués à l'ancienne basse-cour située à l'ouest du château : ils comprennent une importante écurie avec remises, logements pour les palefreniers et selleries; on construisit un fournil, une vacherie, un poulailler et une charreterie. La conciergerie sud pourrait dater des années 1870-1880 ; celle située au nord semble plutôt datée du début du XXe siècle. Le vestibule du château fut entrepris par l'architecte angevin Ernest Bricard ; le décor intérieur du château (lambris) pourrait avoir été entièrement refait au cours de la même période. Au XVIIIe siècle, Louis de Dieusie avait également créé dans sa propriété une fabrique de poterie et une briqueterie ; le baron de Candé conserva les installations artisanales où l'on fabriquait des briques de construction mais aussi des carreaux et des tuyaux de drainage ; il y ajouta même en 1818 plusieurs fours pour y cuire la vaisselle; on y moula également quelques statues en terre cuite. Les activités de poteries et de vaisselle cessèrent vers 1835 bien que les trois plus anciens fours continuèrent de produire briques et tuyaux jusqu'en 1860, date probable de leur arasement. Selon Célestin Port, un four plus moderne, construit quelques temps auparavant, aurait permis de poursuivre la fabrication de briques à la Roche jusqu'à la fin du XIXe siècle. Des armoiries sont inscrites sur les frontons de couronnement des travées centrales en ressaut : sans doute les armes des familles de Dieusie et de Turpin de Crissé, femme du constructeur. 

L'ancien manoir présentait un plan en U avec un corps de logis, flanqué de deux pavillons coiffés par des tours, une basse-cour, une chapelle dédiée à Saint-Martin et une fuie. Le bâtiment actuel présente un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré surmonté d'un demi étage carré. Au sud, le ressaut central à trois travées est couronné par un fronton triangulaire ; au nord, c'est un ressaut à pans coupés, couvert par une toiture à trois pans, qui marque l'axe central de l'élévation. Aux étages, les murs présentent un curieux remplissage de briques. Le bâtiment est construit sur un niveau de soubassement faisant socle ; au sud, le socle forme une terrasse ouvrant sur le parc ; des escaliers droits permettent d'accéder au rez-de-chaussée ou de descendre au sous-sol. Ce dernier comporte une belle cuisine voûtée d'arêtes en briques, une boulangerie, une buanderie, une cave et diverses resserres. A l'intérieur, chacun des étages comporte un long couloir desservant les nombreuses chambres du château.

 Éléments protégés MH : les éléments suivants composant le château : les façades et les toitures du château ; les façades et les toitures des communs : inscription par arrêté du 5 mai 2003. 

 château de la Roche 49520 Noyant la Gravoyère 

 Téléphone : 06 79 96 06 73

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique


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