Au siècle suivant, la Révolution viendra troubler la quiétude des lieux. En 1791, des bandes armées venues de Figeac mirent le feu aux biens des Prudhomme. Après la destruction totale de leur château de Plaisance, situé non loin de là, la vieille demeure du Roc subira, à son tour, la vindicte populaire. Heureusement, l’incendie déclenché ne détruisit qu’une tour. Mais en 1793, les vieux murs seront à nouveau l’objet d’une attaque organisée par des paysans. Les mâchicoulis furent alors démantelés. Seule, une pierre résista à la fureur républicaine, qui indique toujours le niveau où ils étaient placés. Les déboires n’étaient pas terminés pour autant. En 1794, ordre fut donné d’araser les deux tours rescapées, ce qui fut scrupuleusement exécuté. Le dernier vicomte de Prudhomme, qui avait émigré après la destruction partielle du Roc, entreprit à son retour, vers 1800, la reconstruction de sa demeure. Le neveu de celui-ci, le colonel de Cornély, officier de cavalerie, décida de moderniser sa propriété en 1868. Il fit supprimer les bâtiments de ferme situés au sud du château, et fit ériger plus loin, de l’autre côté de la route, un somptueux haras, bâtiment à deux tours, chapeauté d’une monumentale toiture soutenue par une imposante charpente en carène renversée. Cette étonnante écurie sert maintenant de grange et d’étable. La tradition orale colporte encore de nos jours l’histoire suivante: lorsque la construction de l’écurie fut sur le point d’être terminée, le colonel de Cornély, afin de ne pas renvoyer ses ouvriers à la misère due au phylloxéra, ordonna qu’on rasât l’édifice pour le ecommencer, et ceci, deux fois de suite ! Il faut avouer que l’histoire, fût-elle vraie ou fausse, a la beauté des légendes chevaleresques... Héritiers des Cornély, les Dufau de La Roque, originaires du Rouergue, occuperont Le Roc jusqu’au lendemain de la dernière guerre. Le château est composé d’un corps de logis carré, cantonné par deux tours rondes dont la toiture fut refaite après leur arasement. Un corps de logis en retour d’équerre prolonge la façade ouest, datant de la reconstruction conduite après la Révolution. Outre l’étang romantique, le parc possède une série étonnante de trois lavoirs alimentés par une source dont l’eau coule naturellement chaude.
Éléments protégés MH : les façades et les toitures, le système hydraulique du parc (bassins, nymphée et étang) et les dépendances, à l'exclusion du pigeonnier : inscription par arrêté du 7 décembre 1993.
château du Roc 46100 Fons

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