
Les premières mentions de ce château, implanté à l’orée des bois dominant le cours du Célé, en aval de Figeac, datent du XVIe siècle. À ce moment-là, il est la propriété d’une famille déjà possessionnée dans les environs, les Cayron, seigneurs de Mandens, dont les armes étaient D'’azur à un chevron d'argent, accompagné de trois billettes du même, deux en chef et une en pointe. En 1580, assiégé par les armées protestantes d’Antoine de Gourdon, M. de Maleterre, époux de Domenge de Cayron, qui se trouvait alors dans les lieux, essaie de quitter subrepticement la demeure, accompagné des siens. Surpris par les assaillants, il sera tué. Quelques années plus tard, le mariage de Catherine de Cayron avec François Boisset de La Salle, seigneur de Vic, en Auvergne, fait entrer cette famille au château. Elle n’y restera pas longtemps. En 1636, le château est vendu à Jean Vignes, bourgeois et garde des Sceaux de la ville de Figeac. À partir de cette date, le château ne semble plus figurer dans les dénombrements de biens nobles des XVIIe et XVIIIe siècles. Au moment de la Révolution, les autorités figeacoises débaptiseront le lieu de Saint-Dau, jugé trop religieux, pour le remplacer par Ceint-d’Eau, dont la vertu républicaine a subsisté jusqu’à nos jours. Quant au propriétaire d’alors, M. Guary, il sauva la demeure en payant "pour qu’ils s’y employassent mollement" les ouvriers requis par la municipalité pour démolir les vieux murs. Fortement restauré à la fin du siècle dernier, l’édifice est composé d’un vaste logis datant du XVIIIe siècle, flanqué de deux tours rondes et d’une tour d’escalier semi-circulaire à son angle sud-ouest.
Éléments protégés MH : les trois tours et le logis du XVIIIe siècle : inscription par arrêté du 30 octobre 1925.
château de Ceint d'Eau 46100 Figeac
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