
Vestiges d’un château-fort du XIIe siècle, des comtes d’Auvergne. Imposant chateau fort érigé en 1190, d'une hauteur d'une vingtaine de mètres, avec des murs de 3 m d'épaisseur à la base, elles témoignent de l'importance stratégique de Crocq en ces époques troublées. Crocq, appartenant à l'Auvergne, mais en limite du Limousin était une place forte du royaume de France, comme attestent les lettres patentes de Charles VII en 1426. Ce château fut rasé en 1630 par le plus grand "démanteleur" du royaume, à savoir Richelieu. En 1356, le Prince Noir prend ce château, qui faisait partie d’un ensemble de sites fortifiés (Auzances, Herment) contrôlant la route de Clermont à Limoges et pouvant arrêter une attaque du Limousin. Crocq était une baronnie dont le titulaire fut au XVIe siècle, Henri de La Tour d'Auvergne. Au XVIIe siècle, la révolte des Croquants (paysans pauvres) aurait germé ici, à Crocq, dont les 546 habitants s’appellent les Croquants...
Du château-fort subsiste deux tours reliées par une courtine. Elles sont de plan demi-circulaire et fermées à la gorge. Elles sont formées de deux étages dont le dernier est voûté en berceau. L'accès aux tours s'effectuait par un escalier à vis dont la cage inférieure est toujours visible. Les étages, sans communication directe entre eux, pouvaient être défendus isolément. Au rez-de-chaussée de la tour sud est, un passage étroit débouchait dans le fossé. La courtine s'arrêtait au pied du dernier étage des tours. Le château féodal a été construit à la demande de Robert Ier, dauphin d'Auvergne, seigneur de Crocq, faisant du lieu une place militaire importante. Il a été rasé en 1632 par ordre de Richelieu.
Éléments protégés MH: les restes du château de Crocq : inscription par arrêté du 15 juin 1926.
château-fort de Crocq 23260 Crocq
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Donner votre avis sur ce château