Jean et François ne laissèrent pas de postérité, ils paraissent avoir vécu dans le célibat. Jean survécut à François et mourut en 1688, instituant héritier universel son neveu Jean-Claude Grimod, fils d’Antoine Grimod et de Marguerite Bénéon. Jean-Claude ajouta à son nom celui des Bénéon et prit les armes de cette famille. Les Grimod de la Beynière, issus d’Antoine, frère de Jean-Claude, portaient d’azur à la fasce d’or surmontée d’un croissant accosté de deux étoiles d’argent, alias d’or, et accompagnée en pointe d’un poisson nageant d’argent. Jean-Claude Grimod de Bénéon a rendu hommage de Châtelus, le 21 août 1688, et en a donné le dénombrement, le 1er septembre 1692. Le 5 mars 1689, il avait été reçu secrétaire du Roi. Il mourut à Lyon, le 24 avril 1713, à 71 ans et fut inhumé dans l’église d’Ainay. Il avait épousé Charlotte Jacquier et ce fut leur fils aîné, Jean-Etienne Grimod de Bénéon de Châtelus, qui vendit, le 19 juillet 1715, la terre de Châtelus et ses dépendances à Jean Guillet. Ce dernier était fils de Jean Guillet, procureur d’office de Saconay et de Jeanne Besson, petit-fils de Claude Guillet et de Louise Néel, arrière petit-fils enfin de Jean Guillet, marié vers 1580 à Philippa Cousta. Les armes de cette famille sont de gueules au chevron d’argent accompagné en pointe d’un lion d'or, au chef d'or. Jean Guillet (28 mai 1662-6 juillet 1723), épousa le 8 janvier 1688, Marie Alissant, dont il eut trois enfants dont Louis-Joseph, qui suit; Antoinette, mariée à Jean Bourgoin, et Jeanne, ursuline à Saint-Symphorien. Louis-Joseph Guillet de Châtelus, seigneur de Châtelus (13 octobre 1697-8 mars 1760), conseiller du Roi, épousa le 13 novembre 1720, Claudine-Benoîte Commarmond, et en secondes noces le 9 juin 1743, Marie-Anne Bochu du Colombier, morte le 6 juillet 1751, dont Jacques-Pierre, qui suit; Jeanne-Marie-Antoinette, baptisée le 20 octobre 1744, mariée le 8 juillet 1762 à Damien Staron, sr de la Rey; puis Marie-Anne, mariée à Magloire Gaultier.
Jacques-Pierre Guillet de Châtelus, seigneur de Châtelus, dont il a rendu hommage le 20 février 1777, né le 15 août 1747, émigré, épousa le 2 juillet 1776, Marie Rambaud, fille de noble André, échevin de Lyon et de Jeanne-Françoise Guiguet de Vaurion, dont Jean-Claude-Victor, né le 1er février 1779, marié d’abord, le 29 avril 1807, à Jeanne Bernuzet de Coleymieux, puis le 10 février 1811 à Marie de Palerne, dont Camille, née le 15 mars 1813, religieuse ursuline; Thomas, qui suit; Jacques-Pierre-François, né le 31 juillet 1782. Marie-Thomas-CharlesGuillet de Châtelus (18 mai 1780-7 janvier 1826) épousa, le 19 novembre 1807, Benoite-Jeanne du Fournel du Breuil, dont Barthélemy-Marie-Ernest Guillet de Châtelus, créé comte par le Pape, en 1863, mort le 26 février 1888, épousa, le 12 janvier 1835, Jeanne-Andrée-Valentine de Montherot, dont il eut trois enfants, François-Joseph-Charles, qui suit; Jeanne-Claudine-Marie, mariée d’abord, le 23 septembre 1857, au comte Henri de Lambilly, tué le 12 janvier 1871, à 28 ans, et en secondes noces à M. des Grées du Loir; et enfin Marie-Gabrielle-Valentine, mariée le 31 janvier 1863 à Roger de Chabenat, comte de Bonneuil. François-Joseph-Charles Guillet de Châtelus, né le 10 février 1838, marié le 11 juin 1865 à Marie-Elisabeth de Chabenat de Bonneuil, dont il eut quatre enfants: Pierre-René, vicomte de Châtelus, né le 14 octobre 1869, marié le 23 avril 1895 à Geneviève d’Hespel, dont Christian, né le 7 avril 1898; René; Jacques, né le 17 décembre 1905; et Antoinette ; 2° Jacques, vicomte de Châtelus, marié le 26 janvier 1898 à Nicole d’Hennezel; 3° André-Marie-Octave, vicomte de Châtelus, né en 1878, marié le 14 février 1906 à Adeline-Octavie, dite Rosy Gallice; 4° Marie-Françoise-Jeanne,née le 5 octobre 1867, mariée le 8 juillet 1892 au vicomte Ludovic d’Hespel. La famille Guillet de Châtelus habitait toujours la demeure des Bénéon au début du XXe siècle.
En ruine à la fin du XVIe siècle, le château fut reconstruit au XVIIe puis remanié au XIXe siècle. Il se compose d'un ensemble de bâtiments d'époques diverses, organisés autour d'une cour ouverte. Il comporte un donjon en éperon auquel sont accolés un pavillon et le corps de bâtiment principal. La cuisine fait saillie sur l'aile nord du logis. La grande tour médiévale (XIIIe-XIVe siècle) est de plan heptagonal irrégulier à l'extérieur, avec des pièces triangulaires à l'intérieur. Le crénelage du couronnement est une reconstitution des premières années du XXe siècle. Elle flanquait une enceinte polygonale en partie conservée. Le corps de bâtiment et son aile nord ont été construits vraisemblablement dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. A la fin du XIXe siècle, le logis a été surélevé d'un étage et trois de ses façades ont été restructurées ou reconstruites en style néo-gothique. L'intérieur du logis conserve son état XIXe siècle avec plusieurs pièces lambrissées. Un salon possède des boiseries du XVIIIe siècle provenant d'une partie détruite au XIXe siècle. L'aile nord a été agrandie vers 1904-1906 (cuisine). Un bâtiment de communs est édifié au XIXe siècle avec écurie, grange et bûcher sur caves voûtées. Le parc à l'anglaise est aménagé vers 1880-1890.
Éléments protégés MH : le château en totalité, avec son parc, ses terrasses, les communs, l'escalier couvert et la parcelle en pied de terrasse : inscription par arrêté du 1er octobre 2004.
château de Chatellus 42140 Châtelus

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