Construit en brique et pierre de taille, couvert en ardoises avec ses cours et avant-cour bordées d’imposants communs, ses grilles, ses douves en eau vives mais aussi ses jardins d’agrément, dont l’un abritait une orangerie, son potager, son parc percé d’allées, il compte parmi les plus importants châteaux de Sologne. Le logis, qui occupe le fond de la terrasse supérieure, adopte un plan centré se développant à l’arrière d’une façade principale campée par deux tours octogones de part et d’autre d’une tour d’escalier barlongue couronnée d’un toit à l’impériale, parti d’une grande originalité qui ne Va pas sans évoquer le souvenir du château de Madrid que François 1er fit bâtir au bois de Boulogne à son retour de captivité. Concernant les décors intérieurs, il subsiste de la période Étampes d’intéressants plafonds à la française et des fragments de lambris cohérents avec la voûte lambrissée et l’autel de la chapelle Saint-Taurin, où Catherine de Choiseul-Praslin fit déposer le cœur de son époux, comme le commémore une belle épitaphe de marbre. Ce corps d’habitation était à l’origine accosté de deux ailes aujourd’hui disparues, qui joignaient deux pavillons à l’avant. Ceux-ci subsistent en partie, le pavillon sud conserve même une partie des enduits fausses briques d’origine sur ses voûtes intérieures, mais ont été passablement modifiés au niveau des toitures. Un pont-levis permettait de franchir les douves en eau ponctuées de quatre échauguettes couvertes à l’impérial cantonnant la terrasse inférieure. Les deux corps de communs monumentaux qui accostent l’avant-cour étaient dédiés à l’hébergement des chevaux de la compagnie du maréchal (à l’est) et au fourrage (à l’ouest). Le XVIIIe siècle est marqué par les séjours du dernier marquis, Philippe-Charles d’Étampes (mort en 1737) et de son épouse, Marie-Thérèse, fille de Madame Geoffrin et reine des Lanturelus, confrérie de beaux esprits qui animent quelquefois le domaine. Après 1824, l’intervention de l’anglais William Lee donne au château la curieuse silhouette matinée de gout néo-gothique que l’on découvre aujourd’hui depuis la route traversant le village.
Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château ; les terrasses avec les échauguettes qui les cantonnent ; les douves avec le pont qui les enjambe ; les deux pavillons latéraux sur la première terrasse ; les deux corps de communs bordant l'avant-cour : inscription par arrêté du 7 avril 1989.
château de la Ferté Imbault 41300 La Ferté Imbault
Téléphone : 02 54 96 12 12 / 06 27 44 16 44

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Donner votre avis sur ce château