De 1498 à 1510, Charles II de Chaumont d'Amboise aidé de son oncle le cardinal Georges d'Amboise, poursuivit la reconstruction dans un style déjà marqué par la Renaissance, tout en conservant la même allure générale fortifiée; l'aile sud, le châtelet d'entrée, l'aile est accolé à l'aile sud. L'introduction des motifs italianisants sur l'escalier monumental ainsi que sur le châtelet est particulièrement précoce. La chapelle se trouve à l'extrémité de l'aile est, face à la Loire. Devenue veuve en 1559, Catherine de Médicis achète Chaumont en 1560, contraignant Diane de Poitiers à l'accepter en échange du château de Chenonceau. La favorite de Henri II édifie le chemin de ronde à mâchicoulis du châtelet d'entrée et de l'aile orientale restés inachevés en 1510, en y apposant ses chiffres et ses emblèmes, d'entrelacés, arcs et carquois, cors de chasse, delta et croissants. Avec la destruction de l'aile Nord en 1739 par Nicolas Berthin de Vauguyen, Maître des Requêtes au Parlement de Paris, le château perd en partie son allure de château fort et devient demeure d'agrément.
En 1750, Jacques Donatien Le Ray, futur intendant des Invalides, achète Chaumont, il installe en 1770 une verrerie et une manufacture de médaillons de terre, dirigée par le graveur italien Jean Baptiste Nini. Il réussit à préserver le château de la tourmente révolutionnaire en léguant tous ses biens à son fils de nationalité américaine. En 1810, Madame de Staël y séjourne, entourée d'une véritable cour d'opposants à Napoléon, parmi lesquels figurent alors Benjamin Constant et Madame Récamier. Le comte d'Aramon l'achète en 1883 et effectue d'importantes réparations, poursuivi par le vicomte de Walsh à partir de 1847. En 1875, Marie-Charlotte Say petite-fille du financier et sucrier Louis Say, acquié Chaumont. Elle épouse la même année le prince de Broglie qui redonne au château un éclat sans précédent, les époux font appel à l'architecte Paul Ernest Sanson qui restaure le château.
De nombreux éléments de décors sont restitués dans l'esprit néo-Renaissance : cheminées, sols, boiseries, vitraux dans lesquels sont inclus des vitraux anciens. Paul Ernest Sanson fit construire d'importantes écuries qui bénéficient d'aménagements très modernes (eau courante et électricité),à la mesure du luxe des Broglie. En 1884, le Prince de Broglie confie la réalisation d'un parc au paysagiste Henri Duchêne, et pour ce faire, des maisons vétustes, encombrant les abords du château, sont détruites et leurs habitants relogés sur les bords de la Loire. La vieille église subit également le même sort ainsi que le cimetière qui seront déplacés. Pendant 40 ans, le château connaîtra une époque fastueuse, pendant laquelle les Broglie donneront des fêtes et des réceptions éblouissantes, en menant une vie digne d'une maison royale. Mais des revers de fortune obligeront la princesse de Broglie à vendre le château de Chaumont en 1938 à l'Etat.
Le Domaine de Chaumont couvre une superficie de 32 hectares divisée en plusieurs espaces: le parc paysager du château avec le cimetière des chiens, dans sa partie orientale, le parc du festival des jardins et son vallon des brumes à l'ouest, les serres, le jardin expérimental et un nouvel espace, le parc dit les Prés du Goualoup. L'allée d'accès au château, qui n'existe plus que partiellement, se situe à l'extérieur du parc, au sud-ouest du domaine. Le parc du château accueille des essences du XIXe siècle, certaines très anciennes comme celles du mail à l’est du château. Il laisse deviner le tracé imaginé par Henri Duchêne dans les années 1880: un relief doucement vallonné, des pelouses ceinturées par des allées curvilignes et diverses percées visuelles ménagées entre les masses boisées, vers le château, la forêt et la vallée de la Loire. Le cimetière des chiens de la princesse de Broglie est créé à la fin du XIXe siècle à l'emplacement du cimetière communal. Henri Duchêne, pour masquer complètement ce cimetière autrefois clos, l’entoure d'un bosquet d'essences mixtes. Des serres contenant des essences exotiques sont installées dans la cour de la ferme, entre le festival des jardins et le parc du château.
A l’entrée du domaine, côté sud, se trouve le jardin expérimental. Ce jardin circulaire est inspiré du premier jardin botanique d’Europe créé à Padoue en 1545. De nouvelles serres ont complété les serres déjà existantes à proximité de la cour de la ferme. L’espace réservé au festival des jardins est situé dans la partie ouest du domaine, au-delà du ravin formé par la route que franchit un pont de jardin décoré. Les parcelles forment le dessin d'un tulipier. Elles sont de superficie identique, sont attribuées par concours annuel et fermées par une haie composée de hêtres et de charmes. Aménagé au fond d’un ravin, le vallon des Brumes à l'ouest est composé d’une rocaille et de terrasses suspendues permettant d'observer une série de quatre bassins et une cascade. Le parc du Goualoup, situé au sud-ouest du site, est un espace découvert présentant plusieurs créations d’architectes-paysagistes internationaux.
Éléments protégés MH : le château : classement par liste de 1840. Les immeubles constituant la partie du domaine dite La Pommeraie : classement par arrêté du 29 juillet 1937. L'ensemble du domaine : classement par arrêté du 23 mars 1955.
château de Chaumont sur Loire 37000 Chaumont-sur-Loire
Téléphone : 02 54 20 99 22

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