François Ier, commanditaire et grand veneur, séjourna au château quelques semaines pour chasser, le laissant vide de meubles après chaque passage et, finalement inachevé. Les successeurs de François Ier ne viennent quasiment jamais à Chambord. Si Henri II poursuit les travaux de l’aile de la chapelle, Charles IX n'y chassera qu’à de rares occasions et c’est Gaston d’Orléans qui redonne un peu de vie aux lieux. Exilé par deux fois dans le Comté de Blois par son frère Louis XIII, il y réside souvent entre 1634 et 1660 et en assume les transformations et restaurations avec l’installation de ses appartements dans l’aile Royale. Mais la construction n’est terminée qu’avec Louis XIV, qui aime ce lieu prestigieux, au point d’y faire huit séjours ponctués de chasses, de ballets et de pièces de théâtre, dont le Bourgeois Gentilhomme, qui fut jouée la première fois au château de Chambord en 1670. Venant avec la cour dès 1668, il fait terminer l’aile de la chapelle, transformer une partie du premier étage du donjon afin d’y aménager une suite royale et surélever l’enceinte basse d’un étage pour y loger plus de monde. Au XVIIIe siècle, le château se transforme en cadeau royal prestigieux. Stanislas Leszczynski beau-père de Louis XV, attend du château un refuge, suite à l’exil auquel son pays l’a contraint et c’est dans ce contexte qu’il occupe Chambord pendant huit années.
En 1748, Maurice de Saxe devient, pour deux ans, le nouvel occupant de Chambord et afin de le récompenser des victoires militaires remportées pour la France, il est promu maréchal et reçoit en 1748, de Louis XV, le titre de gouverneur à vie du domaine. Maurice de Saxe fait aménager les écuries de Jules Hardouin Mansart afin d’y placer un haras royal. La mort du maréchal de Saxe en 1750 amène à Chambord son neveu, le Comte de Friesen, qui y réside pendant cinq ans. A partir de 1784, l’installation à demeure du marquis de Polignac, en tant que gouverneur, maintient un château meublé et de nouveaux aménagements voient le jour dans l’éventualité d’un passage de Louis XVI. A la Révolution, les tergiversations concernant le devenir de Chambord, justifient le fait que la demeure abrite tour à tour des magasins à fourrage, un atelier de fabrication de poudre, une maison d’arrêt et le siège de la 15e Cohorte de la Légion d’Honneur. Après la victoire à la bataille de Wagram en 1809, Napoléon offre Chambord au maréchal Berthier qui n’en profite que deux jours, suite à la mise en vente par la veuve de ce dernier, autorisée par Louis XVIII. Une souscription est organisée pour le racheter afin de le remettre à l’héritier de la couronne. Il s’agit du duc de Bordeaux, petit-fils de Charles X. C’est lui qui, en 1820, alors qu’il n’a pas encore un an, devient le nouveau propriétaire des lieux. Contraint à l’exil, il ne découvre son bien qu’en 1871 à l’occasion d’un séjour, pendant lequel il rédige le fameux manifeste expliquant les raisons qui l’amènent à refuser la couronne. Malgré cet exil, il commence la restauration du château, que ses neveux, les Bourbon Parme, poursuivent intensément de 1881 à 1892 avec, notamment, la réfection de la lanterne du donjon. Propriété de l’Etat depuis 1932, Chambord poursuit sans relâche ses restaurations...
Éléments protégés MH : le Château : classement par liste de 1840. Le domaine national incluant la totalité des sols et bâtiments à l'intérieur du mur d'enceinte, y compris celui-ci avec ses pavillons et entrées ainsi que le "tour d'échelle" : classement par arrêté du 2 avril 1997 modifié par classement du 22 janvier 1999.
château de Chambord 41250 Chambord
Téléphone : 02 54 50 40 00

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