A la fin du XIVe siècle, Saint-Germain revient aux Rochechouart à la suite du mariage entre Aymery VII, comte de Rochechouart, et Jeanne d'Archiac, qui l'apporte en dot. Aymery VII participe aux combats pour chasser les Anglais du Poitou et de la Guyenne. Saint-Germain passe ensuite à la famille de Brisay par le mariage de Gilles de Brisay et de Marguerite de Rochechouart en 1394. A la suite de problèmes financiers, Jacques de Brisay vend la baronnie de Saint-Germain en 1498 à Gauthier de Péruse-Descarts. Lors des guerres de Religion, Saint-Germain et son château ont été pris à deux reprises, tout d'abord en avril 1570 par une bande de protestants chassés ensuite par Jean Descarts, puis par un chef ligueur, vaincu ensuite par le duc d'Epernon. Au moins jusqu'au XVIe siècle, la châtellenie de Saint-Germain comprenait les paroisses de Saint-Germain, Lessac, Alloue, Benest et Pleuville en partie, Oradour-Fanais, Abzac, Brillac, Esse en partie, Lesterps en partie, toute la châtellenie de Mortemart qui s'étendait sur une douzaine de paroisses, dont Montrollet et Saint-Christophe. Au cours du XVIIe siècle, la baronnie est passée successivement aux familles Stuart de Caussade, Rochechouart et enfin Sennecterre, qui conservent le château jusqu'à la Révolution. Le château est alors vendu comme bien national à Michel Saulnier, qui le vend ensuite au maire de Lessac, Jean-Sylvain Prévost-Dumarais, propriétaire du château de Boisbuchet. Le château sert alors de carrière et se transforme très vite en ruine. Le château devient ensuite la propriété du curé de Saint-Germain. En 1937, le curé Laffay le vend à l'évêché. Il devient propriété du Syndicat d'Initiative en 1967. Les restaurations du château, menées par l'association des Amis du château de Saint-Germain, ont débuté en 1974. D'importants travaux ont été engagés par la Communauté de Communes du Confolentais, propriétaire actuel, dans les années 1990. Les tours ont été restaurées en 1994-1995. Les maçonneries hautes ont été reprises en 1995. Les quatre fenêtres à meneaux de la petite tour et de la grosse tour ont été restituées en 1996. Les travaux d'assainissement et d'étanchéité des salles basses du château ont été terminés en 1998. Les meurtrières et les cheminées ont été restaurées entre 1996 et 1998.
Le château de Saint-Germain est situé sur un éperon rocheux au confluent de la Vienne et de l'Issoire, dominant le bourg de Saint-Germain. Il forme aujourd'hui une enceinte quadrangulaire cantonnée par quatre tours. L'accès à la cour intérieure se fait par une rampe à l'emplacement du châtelet d'entrée disparu. Les soubassements de deux demi-tours sont encore visibles de chaque côté de la rampe. Cette structure modeste ne semble pas avoir eu de réelle fonction défensive. A l'ouest de la rampe d'accès, la courtine présente un pan de mur en gros appareil de granite, vestige d'un élément défensif du XIIe siècle, dont la fonction exacte est inconnue. Une archère est percée dans ce pan de mur. Cette élévation présente une porte d'accès aux caves du logis. La petite tour, au nord-ouest, est circulaire à l'extérieur, carrée à l'intérieur. Elle était composée de quatre niveaux. Le niveau le plus bas, voûté par un coffrage comme dans la grosse tour, est percé de canonnières avec ébrasement à l'extérieur. Les deux niveaux supérieurs contiennent une pièce carrée d'environ six mètres de côté. Ils possèdent chacun une cheminée, dont il ne reste que le conduit, sur le mur nord, et une fenêtre à meneaux à encadrement mouluré en pierre de Pressac sur le mur ouest. Les planchers reposaient sur d'énormes poutres. Ces deux niveaux sont accostés d'un boudoir au sud. Ces boudoirs, aménagés dans l'épaisseur des murs, sont des petites pièces voûtées par des croisées d'ogives reposant sur des culots sculptés décorés de visages humains. Les ogives et les culots sont sculptés dans la pierre de Pressac, alors que les voûtes sont en briques. Le troisième niveau ne possède pas de boudoir. Les vestiges de la courtine ouest relient la petite tour et la grosse tour située au sud-ouest. Sur l'élévation orientale, le logis est flanqué de deux cages d'escalier en vis, l'une contre la courtine nord, l'autre contre la courtine sud. Le logis s'élevait sur trois niveaux. Un premier niveau contient les caves. Elles sont divisées en deux salles, voûtées en berceau. La position de la toiture du logis, qui était en tuiles plates, est visible contre la petite tour.
Les vestiges du donjon roman sont visibles dans la partie sud du logis. La construction du logis à la fin du XVe siècle a été réalisée en laissant en place une grande partie de la maçonnerie romane. Le donjon est construit en gros appareil de granite. De plan carré, il mesurait 10 mètres de côté. L'épaisseur des murs atteignant deux mètres, l'espace intérieur avoisinait 6 mètres de côté. Le donjon était soutenu par des contreforts toujours visibles. Ces contreforts étaient au nombre de 6, deux situés près des angles sur les faces sud et ouest, un seul en position médiane sur les faces nord et est. Grâce à l'appareillage en granite, on distingue encore la position de la voûte en berceau qui couvrait le premier niveau du donjon sur le mur intérieur sud. Ce premier niveau mesurait 6,60 mètres de hauteur. Au-dessus de la voûte, sur le même mur, une ouverture rectangulaire romane est murée. Le donjon s'élevait sur trois niveaux. La grosse tour, au sud-ouest, possède une structure proche de la petite tour. Le niveau bas est percé de canonnières à ébrasement extérieur. Les deux niveaux supérieurs comprennent une pièce carrée d'environ 7 mètres de côté, munie d'une cheminée sur le mur sud et éclairée par une fenêtre à meneaux sur le mur ouest. Cette tour possédait autrefois un quatrième niveau, dont il ne reste que des vestiges des murs intérieurs formant un plan carré. Comme la petite tour, des boudoirs sont aménagés dans l'épaisseur du mur, au nord. Trois petites pièces rectangulaires superposées, voûtées en berceau, sont aménagées à l'est de la tour, dans l'épaisseur du mur. Ces pièces communiquaient avec les pièces carrées de la tour, mais également entre elles par une ouverture dans la voûte. Une courtine au sud relie la grosse tour et la tour de la cuisine. Elle est percée de deux canonnières. Les courtines sud et ouest présentent, de part et d'autre de la grosse tour, des vestiges du donjon et de ses contreforts. Des soubassements de murs, au nord-est et au nord-ouest du château, pourraient être les vestiges d'une enceinte qui jadis englobait la chapelle castrale, l'actuelle église Saint-Vincent.
Éléments protégés MH: les vestiges du château en totalité : inscription par arrêté du 14 mai 1925.
château de Saint Germain 16500 Saint-Germain-de-Confolens

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