Louis-Auguste décéda quelques mois après, laissant le château de Chatelard, dans sa totalité, à Guillaume-Égon Tambonneau, chanoine de l'église de Paris, prieur de Conflans-Sainte-Honorine. Il décéda à son tour peu de temps après, laissant une multitude d'héritiers parmi lesquels Adrien-Maurice, duc de Noailles, pair et maréchal de France, Marie-Victoire-Sophie de Noailles, veuve du prince Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, duc de Penthièvre, de Châteauvilain et de Rambouillet, Marie-Françoise de Noailles, veuve du marquis de Lavardin, Charles-François de Montmorency-Luxembourg, duc de Luxembourg et bien d'autres encore, lesquels devinrent tous copropriétaires d'une infime partie de la seigneurie et du château qu'ils mirent aussitôt en vente. En 1753, un acquéreur se présenta devant leur notaire parisien : Louis Daulnis, chevalier, seigneur de La Mothe-Meursac, de Chézac, de Chadignac et du Vignaud, auquel ils cédèrent la totalité de la seigneurie de Chatelard pour 60000 livres, avec le château alors en mauvais état. Après sa mort, le domaine revint à son gendre, Charles-Honoré d'Hérisson, chevalier, seigneur de Beauregard, marié à sa fille aînée, Marie-Jeanne Daulnis, veuve en premières noces de Claude Béraud, qui, en 1765, s'occupait de la gestion des terres. Marie-Jeanne Daulnis mourut en 1808, laissant de nombreux héritiers indirects qui vendirent le château de Chatelard, deux ans plus tard, moyennant 11851 francs, à Jean-Baptiste Bigot.
Le château de Chatelard est une pittoresque demeure de la première Renaissance, que l'on doit à la famille Gua. Elle est flanquée de trois tours polygonales dont certaines sont percées de canonnières, contrôlant des fossés à demi comblés. La plus importante des tours, flanquée d'une tourelle en encorbellement, renferme un bel escalier à vis. Son accès se fait par une porte décorée de motifs géométriques, comme les fenêtres à meneaux donnant sur la cour. Transformé au début du XXe siècle par l'ajout d'un pignon particulièrement inesthétique, le château a fait l'objet d'une belle restauration, il y a quelques années, ce qui lui a permis de retrouver son caractère d'origine. A l'intérieur du château, l'escalier en pierre est couvert d'une voûte d'ogives au-dessus de laquelle se trouve une salle haute accessible par une tourelle.
Éléments protégés MH: les façades et les toitures du logis, la tour d'escalier du logis et sa tourelle en encorbellement attenante, en totalité : inscription par arrêté du 19 septembre 2001.
chateau de Chatelars 17120 Meursac

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