Le château est implanté sur un relief naturel dominant la vallée de la Bourbre, à 380 mètres d'altitude, à cheval sur les communes de Saint-Jean-de-Soudain et de Sainte-Blandine. Il occupe une large colline aux formes douces, mais bien dégagée des reliefs environnants de tous côtés. La construction présente des caractères d'une grande cohérence et d'une grande homogénéité, dans les matériaux employés, la mise en oeuvre, comme dans le plan d'ensemble. Aucun autre indice ne vient suggérer l'existence d'un édifice plus ancien que l'actuel, qui pourrait remonter au XVIe siècle. Le logis noble est constitué de deux corps de logis en équerre flanqués de trois tours rondes aux angles extérieurs. Deux tours, dont l'une abrite la chapelle, flanquent des murs formant enceinte. Des jardins, terrasses et parc entoure les bâtiments.
Le parc est divisé en deux parties de sensibilité différente: près du château et sur les terrasses, un parc structuré par des allées, une pièce d'eau dans la cour centrale, des arbres d'ornement et haies taillées, se rapproche des jardins à la française. Une seconde couronne comprend des pelouses et des arbres de haute taille, dans la mode des parcs dits à l'anglaise. Deux terrasses longent les façades ouest et sud du château lui-même, cantonnées comme lui par des tours de plan circulaire. Celle du sud a été édifiée après 1836. La tradition rapporte qu'elles ont pris la place de douves en eau. Près du château, sur la terrasse ouest, un puits est surmonté d'une belle ferronnerie. Dans le parc, non loin des communs, une glacière est encore conservée. D'après le cadastre de 1836, le bâtiment des communs conservé ne représente qu'une aile d'un ensemble plus complet, qui s'étendait sur trois ailes pour rejoindre le logis noble. Cet édifice tout en longueur cantonné de tours, est, comme le château lui-même, très composé et symétrique, et abrité sous de hautes toitures en tuiles écailles. Au centre, un massif plus élevé que les deux ailes attenantes, se détache pour former pavillon et abriter le porche et le passage d'accès couvert par une voûte en plein cintre. Côté extérieur, le porche présente un encadrement en molasse dont la surface est sculptée en résille ; les deux vantaux cloutés sont conservés. Côté cour, deux lucarnes allègent la toiture de chaque aile. Des percements ont été transformés pour permettre le rangement des voitures à cheval ou donner de l'éclairage à l'orangerie.
Éléments protégés MH: le château, ses communs et son jardin à la française : inscription par arrêté du 22 janvier 1955.
château de Cuirieu 38110 Saint-Jean-de-Soudain

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