Des sept tourelles et des corps de logis initiaux, ne subsistent actuellement, à une quinzaine de mètres du donjon, qu'une tourelle isolée, et, plus au sud, un corps de bâtiment au centre duquel se trouve une tour. Cette construction est flanquée de deux ailes en retour, d'inégale importance. Tout le reste, y compris la chapelle ornée de fresques du XVIIe siècle, qui se trouvait au sud, a été démoli. Il est à noter qu'une belle cheminée du XVe siècle, provenant du deuxième étage du donjon, est conservée au musée Bertrand de Châteauroux. AU nord se trouve la ferme, au sud de l'habitation, en contrebas une belle terrasse précède le jardin. Comme un certain nombre d'autres fiefs de la vallée de la Bouzanne, Mazières fut sans doute, à l'origine, soumis à la suzeraineté des seigneurs de Prunget, bien que ses possesseurs s'en soient constamment défendus, prétendant ne relever que des seigneurs de Châteauroux. Le donjon est cité pour la première fois dans un dénombrement de 1381, il appartenait alors aux de Laigue, dont les armes figurent à la clef de voûte d'une des tourelles supérieures. On trouve ultérieurement des de Montjohan, de Mazières. À la Révolution, Mazières fut confisqué, appartenant pour l'heure à un émigré. Sylvain Château l'acquit comme bien national en l'an IV (1796). Sa fille, madame Louis Bernard, mourut en 1895. La succession de cette dernière donna lieu à un procès long et embrouillé, à la suite duquel M. Renaud se porta acquéreur. La grange fermant la cour à été récemment reconstruite après incendie.
Éléments protégés MH : le donjon, la tour circulaire qui flanque la façade ouest du corps de logis ; le sol correspondant à l'ancienne assiette foncière du château : inscription par arrêté du 5 avril 1988.
château de Mazières 36200 Tendu
Téléphone : 06 50 54 45 72

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