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Château de La Ferté

Les origines du fief sont mal connues avant le XVIIe siècle, malgré la succession des propriétaires antérieurs; Gilbert de Brenne et les seigneurs de Vierzon, avancée par l'historiographie locale, peu fiable, faute de preuve. Des sources plus sûres donnent le nom du premier seigneur du lieu: François-Marie de L'Hôpital, duc de Vitry et maréchal de France, qui n'apparaît toutefois qu'à l'occasion de la vente du domaine, en 1656 au financier Jacques de La Font. En 1740, il passe à la famille Riffardeau de Rivière. Le marquis de Rivière vend en 1791. Grande figure de l'émigration, ami du comte d'Artois, il sera fait duc en 1825 lorsque cet ami devient Charles X. Le domaine passe ensuite par héritage à la famille Espivent de La Villeboisnet qui le possède toujours. Le château entouré sur trois côtés d'un grand canal alimenté par une petite rivière, la Théols, serait selon la tradition l'œuvre de François Mansart, tradition contredite par le style de l'édifice et par le catalogue des œuvres du grand architecte. Une description de 1666 montre que le château est constitué de "quatre grands corps de logis tous couverts d'ardoise, de même pied et se faisant respectivement face... quatre tours rondes aux quatre coins..., un pont-levis pour entrer et précise que quelques ouvrages encommancés audit château sont demeurés imparfaits".

Cette construction des années 1660 comporte trois corps, disposés autour d'une cour aujourd'hui ouverte, cantonnés de trois grosses tours circulaires couvertes d'un toit à l'impériale surmonté d'un clocheton, copie sans doute tardive de Chambord, de Valençay et du Gué-Péan (Loir-et-Cher). Par leurs proportions massives et le double corps de moulures horizontal, ces tours semblent plus anciennes que le logis et les ailes latérales, mais elles ont été très remaniées par le percement de grandes baies. Le corps de bâtiment et les ailes latérales, couverts de toits à croupes brisées, dites à la Mansart, présentent des façades d'une grande sobriété, simplement rythmées par des chaînes de bossages verticales, recoupées par des moulures plates horizontales. Ce système d'élévation verticale, typique de l'architecture française jusqu'à la fin du XVIIe siècle, devait se prolonger jusqu'au comble par des lucarnes, mais seule celle du centre subsiste, les autres ayant été remplacées au XVIIIe siècle par des œils-de-bœuf; seules les ailes latérales ont conservé leur élévation primitive, avec lucarnes à fronton triangulaire. la simplicité de ces façades est, par ses archaïsmes, une survivance tardive du style Louis XIII qui n'offre aucune parenté avec l'art à la fois classique et baroque de François Mansart. D'autres modifications sont intervenues dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle: le pignon de l'aile droite est ouvert au rez-de-chaussée par une large baie plein cintre et est prolongé par un corps de galerie étroit et moins haut, à arcades néoclassiques, qui s'intègrent bien à l'ensemble de l'édifice. on accède au logis par une grande porte surmontée d'une plate-bande, aujourd'hui nue, qui devait porter un décor entourant les armes du propriétaire. Elle ouvre sur un vaste vestibule, d'où part un escalier monumental à gros balustres du XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH : une partie des douves constituée par la rivière la Théols, ainsi que la partie du pont sur la Théols: classement par arrêté du 20 juin 1986. 

 château de La Ferté 36260 Reuilly 

 Téléphone : 06 38 47 53 12

 

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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