Les ouvertures sont rares, mises à part les meurtrières, on voit au dernier niveau une ouverture côté nord et sur le mur est une porte ouvrant sur un hourd en bois, au sud une ouverture éclairant l'étage intermédiaire. Aucune moulure ou élément décoratif n'est visible si ce n'est un rouleau sur la meurtrière du mur Est. La porte d'entrée actuelle dont les pierres taillées ont été arrachées pose problème car elle se trouve au rez-de-chaussée : soit l'étage inférieur a été comblé, soit elle était très bien défendue maison ne voit aucun ouvrage spécifique. Devant cette porte se trouve une cave servant de citerne qui a gardé en partie son enduit de tuileau étanche. L'angle sud-ouest porte des traces d'arrachement peut être d'une échauguette. Au nord du donjon, une grande salle fut construite puis recoupée par un mur de refends en deux pièces avec des meurtrières côté tour ; bien que dépourvue de cheminée et de fenêtres,ce pouvait être un corps de logis ou une salle des gardes. Le mur sud du donjon était prolongé et formait une chemise avec le mur nord de ce bâtiment et cet ensemble était inséré dans une première enceinte assez rapprochée formant quatre tours semi circulaires aux angles. Cette enceinte quoique très arasée est perceptible sur tout son pourtour. Tout ceci semble correspondre à une deuxième phase de construction; déjà repérée par le changement de mise en oeuvre des matériaux. L'enceinte extérieure était beaucoup mieux visible au début du siècle quant M. de Saint Venant l'a étudiée. Perpendiculairement à cette enceinte, côté intérieur sont appuyés des murs formant selon M. de Saint Venant une série de logettes ou cellules possédant chacune une archère. Dans l'une d'elle, on aperçoit cette archère donnant sur la campagne coté ouest. C'est cette organisation qui forme la grande originalité de ce site.
Si certains murs perpendiculaires à l'enceinte sont encore visibles, il n'en est pas de même des murs les fermant côté intérieur et encore moins a fortiori des portes de communication avec la cour intérieure. Un de ces murs visible côté extérieur au nord-ouest n'est pas signalé dans cette étude. Le redent visible côté Est n'est pas marqué non plus, ce qui marque bien les limites de ce relevé et la fiabilité que nous pouvons lui accorder. Le problème des entrées semble encore plus délicat à résoudre : M. de Saint Venant signale deux interruptions dans l'enceinte, l'une à l'est et l'autre à l'ouest mais n'avait pas manqué de souligner l'étrangeté de ces entrées si mal défendues. En effet, aucun ouvrage avancé ou défensif n'apparaît et ces interruptions pourraient provenir d'une mauvaise lecture archéologique du tracé de l'enceinte. Celle de l'est parait correspondre à un redent de l'enceinte et celle de l'ouest est aussi contestable. Par contre un mur en retour est visible et pourrait correspondre à une entrée, ce qui ne résoud en rien les problèmes de système défensif signalés par de Saint Venant. En attendant des études et des fouilles permettant de mieux cerner le tracé de l'enceinte extérieure, on peut souligner la qualité de la construction du donjon datable de la deuxième moitié du XIIe siècle. La commune propriétaire envisage avec l'aide de l'association de sauvegarde du patrimoine paysager, architectural et historique de Belvezet d'entreprendre un débroussaillage et une mise en valeur du site après consolidation des ruines...
Éléments protégés MH : le donjon et les ruines du castellas en totalité : inscription par arrêté du 3 août 1998.
château de Belvézet 30580 Belvézet

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