
L'impression de sévérité que dégage le château de Luchat, lorsqu'on le découvre, est principalement due à sa haute toiture d'ardoise à combles brisés dont il a été doté, au début du XXe siècle, par l'arrière-grand-père de l'actuelle propriétaire. Au XVIe siècle, le château appartenait à la famille Saint-Martin. Par mariage, il passa, en 1595, aux mains de René Arnaud, seigneur de La Garenne. Ensuite, il fut la propriété de la famille Canto. En 1714, Françoise de Canto vendit la seigneurie à Géraud Galibert, conseiller du Roi au présidial de Saintes. Quelques mois plus tard, il fut obligé de la céder à Jean-Pierre Labat, conseiller du Roi, qui exerçait le droit de retrait féodal que lui avait vendu Jean-Charles de Sennecterre, depuis peu baron de Didonne. Il mourut en 1746, laissant le château de Luchat à sa veuve, puis à son neveu, Pierre Darthez-Labat, époux de Catherine Lardreau. Cette dernière mourut en 1808, et ses héritiers vendirent le domaine, l'année suivante, à Marthe de La Porte, épouse d'André-Pharamond-Antoine de Saint-Légier, contre-amiral en retraite.
La demeure actuelle est le résultat de travaux de réaménagements entrepris au XVIIIe siècle pour Jean-Pierre Labat, qui avait trouvé le domaine en fort mauvais état, et également pour son neveu. On peut attribuer en particulier à ce dernier l'escalier monumental à rampe de fer forgé, sans doute construit dans le pavillon signalé dans un état des lieux de 1714. Le pigeonnier vraisemblablement bâti à la fin du XVIe siècle est isolé dans un champ. En pierre de taille, il est coiffé d'une coupole à assises concentriques, ornée de trois lucarnes et d'un petit lanternon. Les 400 boulins sont des nids globuleux en terre cuite.
Éléments protégés MH: le pigeonnier à coupole en pierre et boulins de terre cuite : classement par arrêté du 2 septembre 1994.
château de Luchat 17600 Luchat
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Donner votre avis sur ce château