Ce document précise les pièces et éléments constitutifs de cet ensemble qui comprend: au rez-de-chaussée la salle à manger, cuisine, trois petites chambres de domestiques, plusieurs chambres, grande salle à jouer, boudoir, salon de compagnie, antichambre, bibliothèque. Au premier étage plusieurs appartements et chambres, une galerie... La tour et le devant du salon avaient un balcon, le château était entouré d'une terrasse; une chapelle avec une galerie existait dans un pavillon. Un passage voûté protégeait un chemin. L'eau de la Nizonne alimentait l'orangerie. Parmi les nombreuses dépendances figuraient une brûlerie, une maison de jardinier, un colombier, des écuries, un moulin, le jardin du meunier, des pièces d'eau. Vers 1850, l'élargissement du chemin passant sous la terrasse a entraîné la réfection du passage voûté. Entre 1853 et 1859, le château fut systématiquement et radicalement restauré par l'architecte Dusillon de Paris et Nicolas l'entrepreneur. Entre 1859 et 1861, ont été réalisés divers projets de création de jardin à l'anglaise par Rousseau et fils de Bordeaux et Armand Gontier pépiniériste, horticulteur à Orléans. Aujourd'hui, du premier château, il ne reste que le soubassement du XVIIe siècle formant terrasse. Il s'étend de part et d'autre de la route enjambée par un passage. Il suit un contour variable. Au nord il se termine par une grille donnant sur le parc, et au sud, par un éperon plus ancien.
Sous l'emplacement de l'ancien château, (commune de Combiers), le soubassement est composé d'une série d'ouvertures en arc segmentaire avec claveau central saillant. La majorité des ouvertures sont fermées par des pierres imitant des fausses portes. Des pilastres avec consoles moulurées, séparent les baies. Une balustrade surmonte l'ensemble. Un passage voûté en plein cintre, puis deux travées sur croisées d'ogives, relient la cour d'entrée au pré sur l'arrière. A droite, à l'intérieur de ce passage, un escalier permet d'accéder à la terrasse. Le hall de l'escalier est voûté sur croisée d'ogives, orné d'une niche à décor de coquille surmontée d'un fronton cintré. Face à l'escalier, une autre niche, encadrée de deux colonnes, fait toute la hauteur de la pièce. Elle est ornée d'un luxuriant décor de rinceaux, trophée avec coupe de fruits et instruments de musique. La première volée droite, de huit marches, passe entre deux piles décorées; de chaque côté, une balustrade où se lisent les inscriptions I.G.N. et H.B.C., surplombe le hall. La cage d'escalier est superbement décorée. Sur les murs et sur la voûte des sculptures inscrites dans des cartouches représentent des trophées d'armes et d'armures, rinceaux, guirlandes avec monogrammes, deux B face à face et la lettre N. A la vue de ce remarquable ensemble, de par la richesse et la finesse de la sculpture, l'on regrette que ce soit là le seul véritable vestige de l'ancien château. De l'autre côté du passage, sur la commune d'Edon, se trouvent les orangeries du XVIIIe siècle. Un long bâtiment d'un seul niveau, surmonté d'une balustrade, est percé de sept ouvertures en plein cintre, et flanqué de deux pavillons en léger retrait. Ces deux pavillons, à deux niveaux sont percés de baies rectangulaires avec balcon, à balustres au premier étage. Au XIXe siècle, à l'Est de ce bâtiment, existaient un pigeonnier et un chenil. Le château fut totalement rasé par la ville d'Angoulême au titre des dommages de guerre suite à l'incendie provoqué lors de la deuxième guerre mondiale.
Éléments protégés MH: l'ensemble des vestiges bâtis (édicule, orangerie, arc de triomphe, canaux, clôture,) et non bâtis (parc, jardin, allée et bois) : inscription par arrêté du 21 mai 1990.
château de la Rochebeaucourt 16320 Combiers

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