
Le château est construit sur un plan régulier. C'est un gros pavillon destiné à contenir le grand escalier, et aux angles de la façade un autre pavillon carré faisant avant-corps. Les murs sont en échiquier plus ou moins régulier, de briques rouges et de pierre, ou, dans certaines parties, en chaînage. Une corniche à mâchicoulis court sous les combles. On pense pouvoir fixer comme date le milieu du XVIIe siècle. La façade, tout en pierre de taille, a été refaite sous Louis XV. Lors d'une visite de l'intérieur en 1856, quelques appartements avaient conservé des vestiges de leur décoration primitive. On voyait des traces, bien frustes, de peintures murales, dont les sujets étaient devenus impossibles à déterminer. A deux petites fenêtres étaient des restes de vitraux peints, de la dernière époque, représentant un vase de fleurs et un oiseau. Sur les deux pignons se dressent deux beaux épis de terre émaillée, dont les motifs se retrouvent ordinairement sur les productions de la même époque. Deux cours d'eau latéraux longent le château en l'isolant des terres environnantes, mais en réservant devant la façade une vaste esplanade, maintenant transformée en jardin. Le pont était fermé par une belle grille en fer forgé, avec tôles emboutées, datant du règne de Louis XV. Montfaut ne parle pas du seigneur d'Hermival dans sa Recherche. La montre de la noblesse du bailliage d'Évreux, faite six ans plus tard, nous en fait présumer le motif en inscrivant "Robert Pougnant, seigneur de Hermienval, demourant à Rouen". La recherche des élus de Lisieux, de 1540, ne fait connaître aucun seigneur d'Hermival. Des trois gentilshommes qui résidaient alors dans la paroisse, l'un, Antoine d'Escaille, est qualifié seigneur de La Motte; les deux autres, Richard de L'Ame et Jean Paoul, n'ont point de titres. La Motte est une maison sans intérêt, située à quelques centaines de pas seulement du hameau de la Prinserie.
Au XVIIe siècle, le château d'Hermival a appartenu à la famille du Bosch, famille de robe, qui cependant a donné plusieurs chevaliers à l'Ordre de Malte. Il ne faut point la confondre avec du Bosc de Radepont: leurs armes sont tout à fait différentes. La Roque, dans son Histoire de la maison d'Harcourt, parle de Jean du Bosch , seigneur d'Hermival et de Firfol, qui épousa, vers 1600, Marie d'Oinville, dont sortit "noble homme messire maistre François du Bosch, seigneur de Hermival, conseiller du Roy en sa Cour des Aydes, qui se maria avec damoiselle Anne de Moges". On trouve trouve dans des titres originaux, mais sans pouvoir en établir la filiation: noble homme Hervey du Bosch, auquel succéda dans la possession de la terre d'Hermival François du Bosch, chevalier, seigneur et patron d'Hermival, Saint-Laurent-du-Buisson, Valhébert, les Septvoies, etc., suivant un aveu de 1691. Il avait pour femme Françoise de Parey, qui figure comme sa veuve dans l'Armorial de d'Hozier. L'inscription de la cloche, de la fin du XVIIIe siècle, montre que le seigneur d'Hermival était M. Doisnel. Au milieu du XIXe siècle M. de Boctey possèdait le château. La famille de Boctey n'était point, du reste, étrangère à Hermival: une de ses branches possédait, au commencement du XVIIe siècle, le fief de Saint-Laurent-du-Buisson qui est situé à l'extrémité de la paroisse tendant vers Ouillie-du-Houlley.
Éléments protégés MH : les façades du château : inscription par arrêté du 19 janvier 1927.
château d'Hermival les Vaux 14100 Hermival-les-Vaux
Téléphone : 02 31 32 72 10
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