
C’est la famille de Bernières de Louvigny qui fait édifier le château à la fin du règne d’Henri IV. Le château est décrit par le Pr. Decaens en 1986 : On distingue trois cours, la première était limitée par l’Odon qu’on franchissait par un pont qui existe encore ; la seconde, fermée par un mur de clôture s’ouvrait sur une belle porte,,, un des pavillons qui cantonnait cette cour existe encore dans la cour du château ; la troisième était encadrée par les ailes du bâtiment principal dont il reste quelques éléments dans le château actuel. L’ensemble ressemblait fort au château de la Motte à Acqueville. Le parc est dessiné avant la Révolution pour les Hautefeuille, il n’en subsiste pas d’archives. Le plan napoléonien montre les grandes structures du parc : alignements le long des voies au sud et à l’ouest, masses boisées, prairies... Y figurent également des espaces jardinés et des promenades boisées à proximité des bâtiments. Le dessin des canaux est semblable à celui d’aujourd’hui. Trois îles sont représentées, sur l’une d’elle la sépulture des Hautefeuille est symbolisée par un obélisque. Les bombardements de 1944 ont gravement mutilé le château et ses jardins qui ont souffert ensuite d’un manque d’entretien. Les canaux qui entouraient les trois îles ont été asséchés par des modifications dans le système d’alimentation en eau de la ville de Caen et des régimes hydriques des rivières.
Au nord de Louvigny, le parc du château s’étend sur un vaste rectangle plat. Il est bordé au Nord par la rivière l’Odon et sur le reste de sa périphérie par le CD 212 b qui, vers Caen, rejoint le site classé des anciens alignements de peupliers. Un plan de 1946 rend compte de l’état du domaine lors de son classement parmi les sites en 1945 : "la répartition des masses boisées a peu évoluée par rapport au siècle précédent. A proximité des canaux et du château, les boisements ont permis d’y aménager des promenades ombragées aux vues variées. En opposition à ces espaces fermés, de larges prairies s’étendent vers l’Odon. Un espace ouvert existe également devant le château avec des vues vers les canaux. Les magnifiques arbres qui sont encore présents aujourd’hui (platanes, noyers d’Amérique) témoignent de plantations d’ornement isolées ou en bosquet. L’entrée nord du château s’effectue par une allée bordée d’alignements de pins. A l’est du site des parcelles agricoles complètent le parc".
Le tiers ouest du site est occupé par un vaste champ cultivé qui s’étend jusqu’à l’Odon, nulle végétation ne vient ponctuer le paysage. Un petit cimetière paysager y est implanté au sud-ouest en 2007 tandis que bordant le CD 212, un chemin piéton et cyclable est longé par une haie basse taillée de charmes. L’ancienne entrée ouest, d’où ont disparu les alignements d’arbres, mène aux bâtiments agricoles de la ferme, dissimulés derrière une haute haie. L’entrée sud est aujourd’hui l’entrée principale, au centre du site. L’avenue de l’église longée de murs de pierres est bordée de chaque côté de magnifiques tilleuls centenaires. Elle conduit à une grille d’entrée au-delà de laquelle les alignements de pins de l’entrée nord subsistent toujours. Sur la moitié Est s’étend le parc du château où le logis principal (aile restaurée de l’ancien château) s’élève au milieu d’une prairie bordée par des boisements de feuillus qui suivent, à l’Ouest le tracé des anciens canaux. Le long du CD 212, un bois dense dissimule le parc aux regards, il se prolonge côté Ouest par une haie épaisse sans vues vers le domaine, où subsiste une porte du XVIIe siècle.
Éléments protégés MH : les parties du XVIIIe siècle du bâtiment central (avant-corps central, aile à la suite et pavillon d'extrémité), l'orangerie : inscription par arrêté du 21 mars 1946.
château de Louvigny 14111 Louvigny
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Donner votre avis sur ce château