En 1304, Pierre et Jean la Porte firent aveu et dénombrement à Raymond de Ferluc, pour les biens qu'ils tenaient de lui ou de ses ancêtres. En 1326, Huguette de Rosso donna à Sybillo, sa sœur, dame de Ferluc, tous ses biens et droits, sauf une réserve de 100 livres tournois, une robe valant 100 sols et la moitié d'un lit garni, de valeur convenable. En 1339, Sybille, femme de Géraud de Ferluc, fit don de la moitié de ses biens, par préciput et hors part, à Ebles, son fils. Raymond de Ferluc n'eut qu'une fille de Catherine d'Orignac ou d'Ornac; étant devenue veuve, elle fonda dans l'église de Drugeac une chapelle sous le vocable de sainte Catherine, la donna par testament au seigneur de Saint-Chamand, à ses héritiers, à leur défaut au prieur de Drugeac, et le prieur défaillant à l'abbé d'Aurillac. En 1420, cette terre et seigneurie passa, par le testament de Guérines de Ferluc, fille de Raymond et de Catherine d'Ornac, dans la famille de Saint-Chamand. Plusieurs extraits des actes de la seigneurie furent délivrés, en 1322, à Jean de Saint-Chamand. Un acte de vente de 1536, consenti par Jean de Saint-Chamand, transmit la propriété de Ferluc à Loy de l'Estrange, et l'année suivante, Loy donna en échange à Jean certains droits qu'il possédait sur la seigneurie de Saint-Chamand, en Limousin. Ferluc resta peu de temps en possession du nouveau propriétaire: en 1540, Loy la revendit à honorable homme Berangon de Chalvet de Bochemonteix. La baronnie de Ferluc passa par mariage, vers 1570, à Jacques de Faye d'Espesse, président à mortier au Parlement de Paris. Henri d'Espesse, son fils, n'ayant eu que des filles, mortes en bas âge, donna la seigneurie de Ferluc en jouissance à Pierre Audraud de Langeron, prieur de Saint-Pierre.
Arnoul Garnier, lieutenant de vaisseau de la marine du roi, devint seigneur de Ferluc comme héritier de Bonne de Faye d'Espesse, sa mère, mariée en secondes noces avec Arnoul Garnier, seigneur de Salins, lieutenant de la vénerie de Monsieur, duc d'Orléans. En 1703, cette terre fut vendue par Arnoul Garnier à demoiselle Anne Rodde, veuve Valette de Salers, qui maria sa fille avec Charles-Henri Pons, seigneur de Lachaud, avocat au Parlement. Jean-Joseph Pons, son fils, habitait le château de Ferluc, et ajouta à son nom patronimique celui de cette seigneurie. Au XIXe siècle, Ferluc appartenait à M. Benoid, originaire de la ville d'Allanche, juge au tribunal de Gannat, dont la mère, Mlle Pons, était la dernière héritière de cette branche, son frère n'ayant pas eu d'enfants. Par donation entre vifs du 14 septembre 1849, Annet Pons de Ferluc, oncle de M. Benoid, lui remit l'habitation. Précédemment, en décembre 1847, une ordonnance royale avait autorisé l'adjonction du nom de Pons à celui de Benoid.
Isolé sur un promontoire dominant la vallée, le château de Ferluc est composé de deux bâtiments accolés, une tour médiévale et un corps de logis du XVIIe siècle. Outre ses baies médiévales et classiques et notamment sa porte d'entrée à encadrement sculpté et battants cloutés, le bâtiment a conservé l'essentiel de ses dispositions intérieures d'origine.
Éléments protégés MH: le château en totalité avec ses décors intérieurs (cheminées et boiseries) et les terrasses : inscription par arrêté du 3 décembre 2001.
château de Ferluc 15140 Drugeac

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