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Château de Joyeuse

Première mention en 1218 lorsque Raymond VI, comte de Toulouse, donne à son petit-fils Pierre Bermond, seigneur de Sauve, tous les droits et toute la seigneurie qu’il pouvait avoir sur la terre de Bernard d’Anduze, son grand-père, de Vierne, sa femme et spécialement la part que Bernard d’Anduze tenait du comte de Toulouse dans le castrum de Joyeuse. En 1235, Pierre de Barjac, seigneur de Cornillon, vend au Temple de Jalès la moitié de tous les pâturages de Cornillon. Ces pâturages s’étendent du Chassezac au castrum de Joyeuse. En 1262, reconnaissance faite par Brunel Petit, habitant du castrum de Joyeuse, au profit du précepteur de Jalès, notamment pour sa maison située dans le castrum de Joyeuse confrontant d’une part la porte appelée porte de Jalès, d’autre part la maison qui fut autrefois à Joseph d’Anduze et d’autre part les maisons de Gaucelme Béraud. Acte reçu par Guillaume Raynaud, notaire public du castrum de Joyeuse. En 1298, reconnaissance et hommage en fief franc par Dragonet de Châteauneuf, seigneur de Joyeuse, fils de Randone d’Anduze et de Guigue de Châteauneuf, à l’évêque de Mende pour tout ce qu’il possède dans l’évêché de Mende. En 1310, Dragonet de Joyeuse confirme les privilèges et franchises des habitants du castrum et mandement de Joyeuse. Dominant la ville de Joyeuse, il est établi sur une esplanade d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur la vallée de la Beaume et les monts des Cévennes et du Tanargue à l'horizon. L’actuel château de Joyeuse a été reconstruit à l’extrême fin du Moyen Âge, il occupe l’emplacement du château des XIIe et XIIIe siècles dont il ne semble toutefois rien subsister. Au pied du relief portant le château s’étend un important habitat castral qui s’est formé en trois périodes. Le noyau primitif de l’habitat s’est développé immédiatement au pied du château, dans une basse-cour en forme de demi-lune à proximité même du carrefour routier. Ensuite, à partir de cet ensemble originel, une première extension urbaine s’est formée, sans doute au XIIIe siècle, en direction du sud-ouest le long de la route Aubenas-Alès qui devient alors l’axe de structuration de l’habitat. Enfin, une dernière phase d’expansion urbaine, datable de la première moitié du XIVe siècle, est nettement lisible dans le parcellaire et sur le terrain; elle prolonge la ville en direction du sud-ouest toujours le long la route du pied des Cévennes. Ces extensions successives du bourg castral, qui est un des plus importants du Vivarais à la fin du Moyen-Âge, ont toutes été protégées de remparts. Le castrum possédait une église dédiée à Saint-Pierre, simple succursale de l’église Sainte-Marie de Rosières jusqu’au XVIIe siècle. Le château du XVIe siècle, de style Renaissance comportait deux ailes et un grand corps de logis. La partie occidentale et le corps de logis ont été détruits au XVIIIe siècle. Il fut encore réduit au XIXe pour construire une halle aux grains.  

Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 19 avril 1988. 

 château de Joyeuse 07260 Joyeuse

   

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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