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Tour de Montfort-sur-Meu

Dès le XIe siècle, un château et érigé sur ce site stratégique. Il s'agissait d'un château à motte, c'est-à-dire de constructions en bois, élevées sur une motte de terre. Une butte naturelle fut élevée de cinq à six mètres grâce aux déblais du fossé circulaire qui l'entourait. Une levée de terre supportant une palissade achevait vraisemblablement le système défensif. Vers 1090, un premier donjon en pierre est élevé par Raoul 1er de Montfort. Pourtant, une centaine d'années plus tard, ce premier donjon est incendié au cours d'une attaque. Suite à cette attaque, un nouveau donjon fut, selon toute vraisemblance, reconstruit. Les plans de la ville et du château de 1715 nous permettent de connaître l'aspect de ce donjon datant, vraisemblablement, du début du XIIIe siècle. Ainsi, il s'agissait, semble-t-il, d'une grande tour carrée aux angles arrondis. Les vestiges de ce bâtiment furent détruits vers 1840, lors de la construction, sur ce site, de l'actuelle église Saint Louis Marie Grignion de Montfort. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, durant la période de troubles de la guerre de succession en Bretagne et afin de renforcer les défenses du duché contre tout danger extérieur, les ducs suscitent une politique de fortification active. C'est ainsi que Raoul VII obtient, en 1376, une autorisation pour le renforcement des fortifications de la ville et du château de Montfort. Autour du site fortifié du XIe et du XIIIe siècle, se développe, par conséquent, une enceinte urbaine, ponctuée de tours de défense. C'est également de cette époque que datent certaines portes de la ville close telles la porte Saint Nicolas, détruite en 1898.

Par ailleurs, la tour de Papegaut fut également élevée à cette période, c'est-à-dire à la fin du XIVe siècle. Cette tour avait une double vocation : défensive et résidentielle. De plus, vers 1400, on construisit également un châtelet d'entrée, permettant de fermer la cour du château. Ce châtelet présentait, selon toute vraisemblance, la forme d'un porche bordé de deux tours rondes et équipé d'un pont levis et d'une herse. Il subsiste quelques traces de cet ancien châtelet sur une maison de 1857 située rue du Château. Au cours du XVe siècle, le seigneur de Montfort, Guy XIV, poursuit les travaux entrepris à la fin du XIVe siècle par son ancêtre Raoul VII. Ainsi, il adapte notamment les fortifications de la ville au nouveau moyen de défense que constitue l'artillerie. Ainsi, la tour du Pas D'Ane, en forme de fer à cheval, est aménagée dans ce but à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. A la fin du XVIe siècle, les guerres de Religion entraînent une restauration des fortifications de la ville de Montfort. Au début du XVIIe siècle, Montfort échoit à la famille de la Trémoille qui ne réside pas sur place et qui laisse, par conséquent, le château se délabrer. Pendant la Révolution française, le château revient à la commune, il est ensuite cédé au département qui y installe une prison à partir de 1819. Cette prison fonctionnera jusque dans les années 1950. Enfin, la tour est acquise par la ville en 1979 et restaurée jusqu'en 1984. Elle abrite aujourd'hui l'Ecomusée du Pays de Montfort. 

 Éléments protégés MH : la tour du château ou ancien donjon (ancienne prison) : inscription par arrêté du 5 novembre 1926. 

 tour de Montfort sur Meu 35160 Montfort-sur-Meu

   

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(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique

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