A la fin du 16e siècle, Philippe de Volvire entreprit la reconstruction du château de Saint-Brice. Là où les armoiries furent martelées à la révolution sur la façade intérieure de la porte d´entrée, du côté de la cour carrée, on voit à leur emplacement le collier de Saint-Michel qui les entourait. Cet élément montre que la porte d´entrée est l´oeuvre de Philippe de Volvire, chevalier de Saint-Michel, il l´a conçue comme une élégante porte fortifiée : flanquée de deux petites tourelles, elle possède un porche en anse de panier, une porte piétonne en plein cintre et elle est munie, au niveau inférieur, de canonnières rectangulaires évasées pour les tirs d´arquebuses ou de canons ; elle était en outre accompagnée d´une herse, de douves et d´un pont-levis. C´était un ouvrage avant tout conçu pour la défense en cette période troublée des guerres de religion. La succession échue à son fils Jacques qui poursuivit la construction du château, mais la paix civile étant revenue avec l´avènement du roi Henri IV, la nécessité d´une résidence fortifiée ne se justifiait plus. C´est alors que fut édifiée la partie du logis à la porte surmontée d´un joli fronton, à gauche de la façade actuelle.
A l´intérieur, il y avait autrefois une poutre qui avait une décoration peinte, portant la date d´une des dernières années du 16e siècle.Au début du 20e siècle, le nouveau propriétaire Maître Jacques Dufaux entreprît plusieurs modifications aux bâtiments : il enleva les deux lucarnes qui se trouvaient au-dessus de la porte d´entrée du perron, et les balustrades qui, sur la façade de l´orangerie, s´alignaient au bord de la toiture, de chaque côté d´une fenêtre, et aussi celles qui, dans la cour, entouraient le bassin. Il démolit toute la partie centrale du bâtiment qui, du côté de l´étang, est aspecté au nord. Il fit classer le parc et restaura la toiture de la chapelle ; à l´intérieur de celle-ci, il mit à l´abri un gisant du 14e ou du 15e siècle représentant une dame en demi-relief qui repose sous une arcade en ogive. Dans le bois au fond du parc, la grotte Notre-Dame de Lourdes qui fut bénite le dimanche 23 mars 1879 au cours d´une procession générale, et qui était fréquentée par des pèlerins à qui le cardinal Place avait accordé 300 jours d´indulgence s´ils récitaient trois Ave Maria avec l´invocation O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous, existe toujours. Le parc conserve quelques tulipiers qui ont vraisemblablement été rapportés d´Amérique par Charles-Armand Tuffin de la Rouairie vers la fin du 18e siècle, des hêtres rouges, araucaria et autres essences de plantation fort ancienne. La Croix Madame se dresse en face du château, sur le bord de la route. Elle est datée de 1677 et ornée de cabochons.
Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs ; la chapelle ; la motte féodale : inscription par arrêté du 31 octobre 1975.
château de Saint Brice ou de La Motte 35460 Saint-Brice-en-Coglès

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