Après être passée par alliance à la famille Désilles, liée au complot de la Rouërie, et après le drame auquel elle a laissé son nom, la Fosse-Hingant est abandonnée, puis louée à un fermier avant d'être vendue en 1821 à Emmanuel Hippolyte Le Joliff. La propriété subit alors une vaste campagne de travaux : le corps central du logis est remodelé dans l'esprit des maisons de la campagne toscane, il est complété par un avant-corps à deux tourelles carrées, et remanié : percements de nouvelles fenêtres et modification des ouvertures anciennes, sans cependant en modifier l'emplacement, ce qui donne une façade assez déséquilibrée : l'avant-corps vient s'appuyer juste au bord des fenêtres situées de part et d'autre. Le toit pourrait avoir été modifié, mais seule une visite de la charpente permettrait d'en avoir la certitude. Les quelques témoignages que l'on possède permettent de supposer l'existence d'un décor intérieur homogène, datant de la Restauration, au moins au rez-de-chaussée. La rénovation du logis est suivie par une modification de la cour, agrandie et complétée par la construction du pavillon en forme de temple néo-classique, à portique dorique, dont l'architecture originale est un exemple unique dans la région de Saint-Malo. Les recherches n'ont pas permis pour l'instant de connaître l'architecture auteur de ces travaux. En définitive, si la Fosse-Hingant ne peut plus prétendre être représentative de l'architecture des malouinières, elle semble en revanche être l'un des rares exemples d'une architecture de la Restauration dans la région de Saint-Malo, et un exemple assez complet si les décors intérieurs correspondent bien à ce que nous supposons.
Éléments protégés MH : le logis, la chapelle, le "tempietto", la cour avec ses murs de clôture : inscription par arrêté du 20 mars 1995.
château de la Fosse Hingant 35350 Saint-Coulomb

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