Cette coûteuse réalisation consacre l'ascension sociale d'une famille aristocratique qui avait conclu des alliances avec la puissante famille des Hays des Nétumières. Par ailleurs, l'idéologie qui sous-tend sa construction a fait dire à François Loyer que ce château était une œuvre réactionnaire et qu'il était peut-être le dernier des grands châteaux de l'histoire de France, compte tenu de la date de 1928 pour l'achèvement du parc. Son plan original, une distribution ingénieuse et un aménagement confortable et moderne compensent l'absence d'innovation stylistique. Ce recours aux modèles du XVIIe siècle constitue même un signe supplémentaire de la volonté du commanditaire et de son architecte de faire de ce château un manifeste monarchiste. Par ailleurs, ce château illustre bien la continuité dans le travail du cabinet des architectes Mellet, puisque le père et ses deux fils sont intervenus sur ce chantier qui sera l'un des derniers d'Henri Mellet, et peut-être l'un des plus ambitieux. Cette ample construction s'inscrit également au coeur d'une vaste parcelle qui est aménagée en partie d' un jardin à la française, d'un bois et d'un étang. Le jardin en terrasses est l'oeuvre d'architectes paysagistes, M. de la Villartaye de Vitré et M. Redont de Paris. Les statues qui ornent les plates bandes sont des copies célèbres certaines fondues par les fourneaux du Val d'Osne, comme l'enfant au dauphin et l'enfant porteur d'une corne d'abondance, d'autres proviennent des établissements Bellanger.
Château de type complexe. Construction entièrement en granite. Le gros-oeuvre est en petit appareil. Les toits présentent des formes variées : toit à longs pans et croupe, toit en pavillon et toit conique. Ardoise en forme d'écailles. Peu de modénatures en dehors de la chapelle et des blasons armoriés.
Éléments protégés MH : le château en totalité, le parc en totalité avec son jardin à la française, sa statuaire, son potager, son bois, son étang et le tracé des avenues, les façades et les toitures de la maison du gardien, de l'ancien manoir rebaptisé "Guinefol", de la porterie, des anciens communs, de l'horloge et du puits : inscription par arrêté du 26 février 2001.
château de Belair 35370 Le Pertre

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